25 Mai

Laval. Les 3 Éléphants ouvre la marche des festivals de l’été du 25 au 27 mai

C’est l’un des premiers festivals taille XXL de la belle saison, un rendez-vous devenu incontournable pour tous les amoureux des musiques actuelles et des arts de la rue. La 21e édition des 3 Éléphants débute ce soir avec une tripotée d’artistes venus de tous les horizons…

© Maurice Lame de Son

Orange Blossom, Gnawa Diffusion, Ekova, Cornu ou encore Zenzile ont fait partie des tout débuts de l’aventure, réunis sur l’affiche d’une première édition qui n’avait bien évidemment pas l’importance du festival aujourd’hui. Mais le courant était passé entre les musiciens, les bénévoles et les amateurs de musique. D’année en année, le petit festival a gagné en poids jusqu’à devenir pachidermique.

Sergent Garcia, Yann Tiersen, Gotan Project, Mickey 3D, Keziah Jones, Amadou et Mariam, Arno, Tryo, Suuns, The Do, Détroit, Fauve, Christine and the Queens, Christophe ou encore Louise Attaque… ont rejoint l’aventure au fil des éditions faisant des 3 Éléphants un rendez-vous majeur à l’esprit familial, ouvert sur tous les genres musicaux, avec une attention particulière portée sur les groupes émergents.

Les 3 Éléphants, c’est 337 500 spectateurs et 581 artistes toutes éditions confondues, 50 propositions artistiques pour 2018, 34 propositions gratuites, 18 lieux investis et 30 concerts…

À l’affiche de cette 21e édition, des grosses pointures telles que Dominique A, Roméo Elvis ou Juliette Armanet…

… mais aussi quelques découvertes comme Sammy Decoster, Moaning ou 10LEC6…

Musique mais aussi arts de la rue, le festival accueillera pendant ces trois jours une quinzaine de compagnie qui proposeront des spectacles gratuits les samedi et dimanche. Et les enfants dans tout ça ? Pas de panique, le festival a pensé à eux avec, pour la neuvième année consécutive, le Kidztival. Au programme : un pique-nique, un bar à sirop, des spectacles et des concerts…

Des places sont encore disponibles aux endroits et sur les sites habituels, sur place également. Plus d’infos sur le festival ? C’est ici et .

15 Mai

EXCLU. Secrets Seeker, le nouveau clip du groupe angevin The Mirrors

La légendaire douceur angevine serait-elle propice à l’émergence des groupes rock les plus enfiévrés ? On vous parle régulièrement sur ce blog de The Blind Suns, voici aujourd’hui The Mirrors et son clip Secrets Seeker à découvrir en urgence et en exclu ici et maintenant. C’est parti…

© Fred Lombard

À bien regarder cette photographie de Fred Lombard, le boss de l’excellent site d’info rock indiemusic, on pourrait les imaginer doux comme des agneaux. Et ils le sont. Mais donnez leur des instruments, une guitare pour Sarah Nadifi, une batterie pour Corentin Bossard, et nos deux agneaux se métamorphosent aussi sec en fauves assoiffés de rythmes sauvages et de riffs sanguins, un condensé d’énergie, de brutalité et de mélodies imparables qui vous imprègnent le corps et l’esprit pour l’éternité ou presque. 

Formé en 2011 du côté de Cholet, où Sarah et Corentin fréquentent un temps le conservatoire, The Mirrors rejoint Angers, le projet y trouve sa forme définitive, un duo guitare/batterie à la White Stripes mais inversé, elle à la guitare et au chant, lui à la batterie. Je m’arrête là avec les comparaisons, The Mirrors a trouvé son style propre, il fait aujourd’hui partie de l’équipe Espoir du Chabada, une référence !

À leur actif, pas mal de concerts notamment en première partie de The Limiñanas, et trois EP dont le dernier What’s my brain’s brain? a tout juste un an. Secrets Seeker est l’un de ses cinq titres, « c’est un peu notre morceau préféré autant sur disque que sur scène… », nous confient Sarah et Corentin, « et c’est un morceau que les gens retiennent ».

Il était donc essentiel pour nos deux musiciens de mettre des images sur cette chanson. Le clip réalisé par SpireProd nous convie à une petite balade nocturne en forêt. On admire et on se retrouve après avec Sarah et Corentin pour faire la lumière sur leurs intentions…

« Le titre Secrets Seeker dégage un univers très nocturne et une partie du texte réfère à des souvenirs précis qui se sont déroulés la nuit. C’était donc naturel de chercher ce monde assez sombre et mystérieux dans les images du clip.

On ne voulait pas établir un scénario de A à Z, on voulait plutôt axer les images sur les sensations et les effets, créer une atmosphère générale sans définir un fil conducteur ou une histoire précise. On s’est pas mal inspirés de clips de rap, c’est ce qui nous a donné des idées pour le montage. SpireProd, l’Angevin qui a réalisé le clip a directement été sur la même longueur d’ondes et on s’est très bien compris sur cette volonté et sur ce que l’on imaginait du résultat final.

L’idée de rajouter des sous-titres nous est venue dès le début, elle fait partie de ce concept de ne pas créer de synopsis mais plutôt de viser un résultat visuel et esthétique. Les sous-titres n’ont pas de phrases en commun avec les paroles, mais ils sont bien entendus liés au thème du morceau : la folie, la frustration qui découlent de la naissance du désir et de l’attachement immédiat. Cela nous a permis de pousser l’émotion encore plus loin et depuis un angle particulier. Comme les paroles expriment concrètement les émotions à la première personne, on voulait illustrer ces ressentis par la réalité scientifique de ce qui se passe en nous lorsque ces émotions surgissent. On a d’ailleurs appris des choses en rédigeant tout ça ! Seule la toute fin des sous-titres est issue du souvenir qui a inspiré les paroles du refrain de ce morceau…

Le tournage s’est déroulé dans une forêt à 20 minutes d’Angers, de 21H à 4H une nuit d’avril. On a eu de la chance : très peu de pluie et une température qui aurait clairement pu être pire. SpireProd a beaucoup joué sur l’utilisation des lumières, les effets de mouvements. La forêt était assez riche et il y avait plein d’endroits différents à exploiter, depuis les bois avec des troncs assez resserrés jusqu’à des espaces beaucoup plus sauvages en passant par une petite mare et une cabane qui nous a pas mal servis (et la rencontre de plusieurs salamandres magnifiques).

C’est en quelque sorte un clip à double lecture. Il y a la lecture de l’image en elle-même et la lecture des sous-titres ; les deux lectures se rejoignent évidemment, mais doivent s’apprivoiser une par une ».

Propos recueillis par Eric Guillaud le 10 mai 2018

Plus d’infos sur The Mirrors ici et . Le groupe sera en concert le 17 mai à Osnabrück (Allemagne), le 18 mai à Dour (Belgique), le 19 mai à Compiègne, le 8 juin à Nantes, le 13 juin à Toulouse, le 14 juin à Marseille, le 15 juin à Imperia (Italie), le 17 juin à Lise (Italie), le 23 juin à Mayenne, le 20 juillet à Saint Julien en Genevois, le 28 juillet à La Chapelle Saint Florent…

Do It Your Sel : une soirée en faveur des personnes polyhandicapées et de leur famille

Sel, rock et bonne action ! C’est le programme de cette soirée caritative programmée le 19 mai à la salle Paul Fort à Nantes et intitulée Do It Your Sel avec sur scène Leo Seeger, UK on The Rocks et Rosemary & The Brainless Idols…

Avant d’être le nom d’une soirée caritative, Do It Your Sel est celui d’une association fondée pour agir en faveur des personnes polyhandicapées et de leur famille ET, dans le même temps, valoriser la tradition du sel sur l’île de Noirmoutier par la promotion et la vente par des bénévoles d’un kit de fabrication de sel, l’intégralité des ventes étant reversée pour accompagner le polyhandicap.

Au menu de cette soirée, trois groupes nantais : Leo Seeger, UK on The Rocks et Rosemary & The Brainless Idols. 10€ l’entrée. Plus d’infos sur l’association ici, sur le concert

14 Mai

Le phénomène rock Shame à l’affiche du festival Wine Nat / White Heat le 18 mai à Nantes

On vous avait prévenu ici dès la sortie de leur premier album, une écoute prolongée des Shame peut provoquer des agacements musculaires voire pour certains une furieuse envie d’en découdre avec l’arthrose. En concert, ces sensations sont décuplées. Pour le vérifier, rendez-vous le 18 mai à Nantes, le groupe anglais est à l’affiche du festival Wine nat / White Heat, 4e édition, aux côtés de Duchess Says, J.C. Satàn, Snapped Ankles ou encore Bonnacons of Doom. Et rien que pour ça…

C’était écrit quelque part, l’année 2018 serait leur année. Et pour bien en profiter, le quintet post-punk londonien a sorti son album au tout début du mois de janvier alors que chacun d’entre nous était encore occupé à digérer la dinde et les huîtres dans un état de léthargie avancée.

Depuis, le groupe a pas mal voyagé pour défendre son album, en Europe mais aussi aux États-Unis. Il débarque enfin en France à partir du 17 mai pour trois dates à Bordeaux, Lille et Nantes où il jouera la tête d’affiche du festival Wine Nat / White Heat, quatrième saison, du 18 au 20 mai.

Shame ne sera pas seul, une quinzaine de groupes se partageront les scènes du Pôle étudiant et du Lieu Unique, notamment Duchess Says, J.C. Satàn, Snapped Ankles, Bonnacons of Doom, Tootard, Chickn, Melkbelly ou encore The Frank & Walters.

Eric Guillaud

Toutes les infos sur le festival ici

07 Mai

Hellfest 2018. Le groupe lorrain Redemption en invité de dernière minute

Un invité de dernière minute ? Pas tout à fait. Redemption a gagné sa place à la force de ses riffs en participant et remportant le tremplin The Voice of HellRedemption vient de la ville de Metz avec une petite particularité côté line-up. On vous dit tout ici…

Ils étaient plus de 500 au départ, il n’en reste qu’un à l’arrivée. Comme promis, les organisateurs du festival de musiques extrêmes de Clisson ont dévoilé le nom du lauréat du tremplin The Voice of Hell vendredi 4 mai. Il s’agit de Redemption. Signe particulier : le band est un duo de frangins composé de Mat, 16 ans (chant-guitare) et de Rod, 10 ans, (batterie), accompagné d’un barbu visiblement plus âgé (bassiste et accessoirement papa des deux jeunes musiciens).

« Les membres du comité Hellfest ont eu un réel coup de cœur pour ce jeune groupe à l’énergie débordante… », ont expliqué les organisateurs du festival, « Redemption reflète une image dynamique et s’imprègne totalement dans cette logique de découverte de nouveaux talents de la scène Rock/Metal en France ».

Ne vous y trompez pas, au-delà de présenter ce qu’on pourrait communément appeler une petite curiosité, le groupe originaire de Metz et fondé en 2016 joue déjà dans la cour des presque grands avec plusieurs concerts à son actif en compagnie des Dead Kennedys, Deez Nuts, Phil Campbell & The Bastard Sons, Nashville Pussy ou encore des Nantais Ultra Vomit. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que l’âge ne fait pas le talent. La preuve ici…

Si vous décelez un peu de Ramones, de Motörhead ou encore de Slayer dans leur musique, c’est normal, les deux jeunes enfants du rock ont été nourris sainement par leur papa. Qu’ont-ils gagné en remportant le tremplin ? Un concert de 30 minutes sur la Mainstage 2 le samedi 23 juin. Et ça, ça vaut tout l’or du monde dans le monde du metal…

Eric Guillaud

Plus d’infos sur le groupe ici