21 Mar

Sorties de secours : Jean-Louis Aubert, Fazi et Soviet Suprem au programme du week-end

Du rock soviético-burlesque, de la pop française et du rock chinois, c’est notre sélection serrée des concerts du week-end en Pays de la Loire…

© Barbara d’Alessandri

On commence avec Jean-Louis Aubert qui, après sa tournée triomphale avec Les Insus, a repris la route en solo en privilégiant cette fois les petites salles et les festivals à taille humaine. C’est le cas bien évidemment de l’Acoustic Festival au Poiré-sur-Vie qui a toujours privilégié l’esprit convivial, voire intime. L’artiste s’y produira le 23 mars. À l’affiche également : Charlie Winston, Clara Luciani et Naya le 24 mars, Illona Bolou, Hugo Barrioldu et leboeuf des 10 ans, avec Manu Katché, Keziah Jones, Tété et Hugh Coltman le 22 mars…

Inutile de comprendre et encore moins de parler le chinois pour apprécier la musique du groupe Fazi. Tout est dans l’énergie et l’émotion qui se dégagent de ce quatuor que l’on dit inspiré par Interpol, Arcade Fire ou encore Radiohead. Il sera le 22 mars au Chabada à Angers au tarif rikiki de 5€. 為什麼剝奪自己?

Il est bien décidé à réveiller le genre humain avec une musique prônant le nouveau désordre mondial. Il est l’œil de Moscou, la cheville de Lénine, le coude de Brejnev, le nez de Gorbatchev, on ressort le rideau de fer et le politburo de la naphtaline pour un concert du Soviet Suprem  à la salle Jean Carmet au Mans le 22 mars dans le cadre du Mans Pop Festival

C’est tout pour aujourd’hui, rendez-vous la semaine prochaine si tout va bien.

Eric Guillaud

15 Mar

Face & Si 2019 : la programmation complète dévoilée

De Pascal Obispo à Elmer Food Beat, le festival vendéen fait comme chaque année le grand écart entre les styles pour élaborer un festival à forte connotation familiale et conviviale. En attendant les premiers décibels, voici déjà la programmation…

© MaxPPP – Frédéric Dugit

Quel est le point commun entre Les Négresses Vertes et Kendji Girac ? Entre Georgio et Pascal Obispo ? Entre Lou et Les Wriggles ? Entre Elmer Food Beat et Barry Moore ? À première vue, pas grand chose même si tous font de la musique et se retrouvent à l’affiche du prochain Face & Si qui se jouera du 6 au 8 septembre. C’est le pari des organisateurs du festival, bien mélanger les genres, du rock à la variété, du rap au swing, pour obtenir un cocktail de musique accessible à tous et toutes…

Aux noms précédemment cités viennent s’ajouter BBS, Dirty Dance Swing, Cie Léo & Léon, Petit Py &Tropical Joe et enfin le vainqueur du tremplin.

Eric Guillaud

Plus d’infos sur le festival ici

14 Mar

Sorties de secours : Aqme, Malik Djoudi et KO KO MO au programme du week-end

Du metal alternatif, de l’électro pop et du rock 70’s, c’est notre sélection serrée des concerts du week-end en Pays de la Loire…

Malik Djoudi @ Marcel Hartmann – bandits vision

Avec nous, le week-end commence le jeudi soir. Et ça tombe plutôt bien car deux des trois concerts que nous vous avons sélectionnés cette semaine se jouent ce 14 mars. Trois concerts le même soir mais dans trois villes différentes, trois groupes ou artistes français mais dans des genres très différents, à vous de choisir…

On commence avec l’immense groupe de metal Aqme, neuf albums au compteur, plus de 120 000 disques vendus, des centaines de concerts à travers l’hexagone, 20 ans d’existence et une tournée d’adieu qui vient tout juste de débuter à Toulouse et passe par L’Oasis au Mans ce jeudi 14 mars. L’occasion de verser une petite larme ou deux dans les bras de nos quatre musiciens…

Lui ne fait pas sa tournée d’adieu, ce serait même plutôt le contraire. Un seul album a suffi à propulser Malik Djoudi sur le côté lumineux de la planète électro pop française. Une voix androgyne, des mélodies gracieuses, épurées, et des textes intimistes, le Poitevin d’origine est en tournée partout en France pour présenter son deuxième album Tempéraments. Il sera à la salle Paul Fort à Nantes le 14 mars

Ils sont la relève du rock à Nantes et plus largement en France, ils sont beaux, ils sont jeunes, ils ont du talent à revendre et de l’énergie à revendre, les KO KO MO reprennent la route avec leur nouvel album Lemon Twins reconnaissable à sa magnifique pochette jaune. Ils seront le 14 mars sur la scène du Fuzz’Yon à La Roche-sur-Yon mais mais mais, me souffle-t-on dans l’oreillette, le concert serait malheureusement complet depuis belle lurette ma pauvre Lucette. Ce qui ne nous empêche aucunement de nous faire plaisir en écoutant leur nouveau single…

C’est tout pour aujourd’hui, rendez-vous la semaine prochaine si tout va bien.

Eric Guillaud

08 Mar

Faites chauffer les platines. L’album du vendredi: CollectiV de Jim Jones and The Righteous Mind

Avant 2014, il ne se séparait jamais de sa Revue, Jim Jones parcourt aujourd’hui les scènes d’Angleterre et d’ailleurs avec The Righteous Mind. Un deuxième album vient de sortir et ça déménage sécos…

The Jim Jones Revue a toujours bien fonctionné en France, peut-être même plus qu’en Angleterre. C’est en tout cas ce que déclarait Jim Jones dans une interview donnée au site route66 en 2009 : « J’estime que c’est de la France que le “Buzz” a démarré. Depuis que nous avons joué ici pour la première fois, notre carrière connaît une ascension fulgurante. Partout où nous passons il y a beaucoup de monde. Je trouve que les gens connaissent vraiment bien la musique dans ce pays, ils la comprennent immédiatement et en ont une idée exacte. Il y a une grande histoire entre ce pays et le Rock’n’roll. Ils n’en connaissent pas que les origines… ».

Ce qui n’a pas empêché le groupe de se splitter en 2014. Aussitôt, Jim Jones a rebondi avec une nouvelle formation, Jim Jones and The Righteous Mind, qui vient de sortir un deuxième album prêt à envahir nos ondes sonores d’un rock’n’roll garage bien lourd avec des rifs monstrueux dans la lignée d’un Jon Spencer Blues Explosion. Collectiv, c’est son nom, réunit dix titres qui ne peuvent que vous imprimer le cerveau et faire trembler les murs. À écouter assez fort !

Eric Guillaud

CollectiV, MaSonic Records

ENTRETIEN. Back in Beat, un nouvel album pour Elmer Food Beat en avril

Le printemps sera chaud et l’été, bouillant. Inutile de consulter une carte météo pour s’en convaincre, non, la hausse des températures viendra cette fois des bacs de nos disquaires préférés. Responsable et coupable, le groupe Elmer Food Beat qui sort un nouvel album. Son nom: Back In Beat. Un seul mot d’ordre : le rock’n’roll. Et un peu les filles aussi…

Elmer Food Beat @Shelly Webster

On ne les changera pas nos Elmer Food Beat. Trente-trois ans qu’ils nous chantent la vie, l’amour, les filles – mais pas que – sur des airs de rock’n’roll à danser jusqu’au bout de la nuit. Et ils en ont fait danser du monde, plus de 1000 concerts à ce jour, cinq albums au compteur, sans compter celui à venir en avril, Back in Beat, et une pelletée de tubes à tomber à genoux et demander pardon pour tant de bonheur.

Car oui, Elmer Food Beat, c’est le bonheur pour tous et pour toutes. Le bonheur de partager une certaine idée du rock’n’roll. Mais au fait c’est quoi pour eux le rock’n’roll ? Réponse ici et maintenant…

On nous a prévenu, et j’ai pu le vérifier sur quelques morceaux, Elmer fait un retour au rock’n’roll, le vrai, avec des gros sons de guitares, des rifs à tous les étages, des chœurs qui font wouhouwouhou tendance Beach Boys et un chant qui vire sur le collectif. Mais c’est quoi le rock’n’roll aujourd’hui ? Un truc de vieux, comme dirait ma fille de 13 ans ?

Vincent. Pas du tout un truc de vieux ; c’est l’essence, l’origine… C’est l’énergie. C’est la base. Regardez KO KO MO vous trouvez ça ringard vous ? Tu peux dire à ta fille d’aller ranger sa chambre !!!

Lolo. Une musique plus ancienne que l’electro / zouc / rap certainement, une musique inventée bien avant la tablette numérique où le portable téléphonique et qui à tout autant révolutionné son monde ;  ni une musique de vieux ni une musique pour les vieux, le rock’n‘roll est intemporel désormais. Si tu tapes du pied et si ta tête se balance d’avant en arrière sans pouvoir s’arrêter, c’est probablement que tu es en train d’en écouter, le rock’n’roll aujourd’hui représente toujours ce qu’il a été depuis ses débuts, un souffle de liberté toujours utile pour emmerder ses voisins…

Manou. Rock’n’roll is not dead

Regardez KO KO MO vous trouvez ça ringard vous ? Tu peux dire à ta fille d’aller ranger sa chambre !!!

Et c’est quoi être rock’n’roll finalement ? C’est dormir toute la journée, tout remettre à demain, tomber du haut d’un cocotier, comme vous le chantez dans le potentiel tube de l’été ça c’est rock ?

Lolo. Tomber du haut d’un cocotier, ça, Keith Richards s’en est chargé ; pour le reste être Rock’n’roll aujourd’hui, c’est se sentir libre et aimer une musique jouée par des humains pour des humains… et bien sûr mille autres choses, le sujet est tellement vaste…

Vincent. C’est tout ça … C’est trouver important des choses qui ne le sont pas pour tout le monde. C’est bien sûr la musique, mais aussi faire passer la musique dans sa vie avant pas mal de trucs futiles. C’est un mode de vie, une façon de penser ou mieux une façon de ne pas penser 😉

Manou. Ouais et partir pour des concerts.

Un nouvel album donc, avec une pochette qui fait référence au Back in Black d’AC/DC sorti en 1980. Pourquoi ce choix ?

Manou. Pour le clin d’oeil à AC/DC, puisqu’on a décidé de mettre le volume des amplis à 11.

Vincent. Évidemment parce que c’est une de nos influences, c’est les booms quand on était gamins et pas encore musiciens. On faisait du Air Guitare avec les copains. Et puis la pochette est noire …

Lolo. Ça évoque un retour au travail, un nouveau projet après ce qui nous est arrivé. Comme Bon Scott en son temps, Twistos n’aurait pas voulu que la machine s’arrête, il a tellement contribué au succès et à la réussite du groupe et avait un tel plaisir à partager ce mode de vie avec ses copains qu’après son départ il aurait été plus difficile pour nous d’arrêter que de continuer. Cet album lui est dédié.

Twistos, si tu n’aimes pas cet album frappe un coup …… j’ai rien entendu , je pense qu’il l’aime

Twistos est bien sûr toujours dans vos / nos cœurs, dans vos / nos pensées. Pensez-vous qu’il aurait aimé cet album ?

Lolo. Twistos, si tu n’aimes pas cet album frappe un coup …… j’ai rien entendu , je pense qu’il l’aime 😉

Vincent. Certainement ! Le groupe tendait depuis quelques temps déjà vers une musique plus rock. Twistos a toujours été plus Pop, mais l’influence de Lolo le chatouillait depuis un moment 😉

Manou. Bien sûr, il est d’ailleurs présent (les chœurs de Lucille c’est lui) et deux titres ont été faits à partir de bouts de textes de lui.

On y parle de filles, notamment d’une certaine Lucille, mais encore ?

Vincent. On parle aussi de l’amour des filles, du respect, des crétins qui ne les respectent pas, des machos, des mythos et de rock bien sûr.

Manou. On y parle d’amour, de rencontres, de flirts, de nuits trop courtes, de mythomanes, de rock, de vieux beau, de guitare, de la dame qui dit non, de la petite chatte Sidonie, de DSK…

Lolo. Il y a Vanessa, Valérie, Coralie, Amélie, Sidonie plus un tas d’autres filles dont nous n’avions pas les prénoms, désolé, et bien sûr toujours des garçons qui les convoitent, les désirent, les inventent et les imaginent…

Comment s’est déroulée l’écriture de cet album ? Qui a signé les morceaux ? Comment s’est décidée cette option chant collectif beaucoup plus prononcé ?

Lolo. Il fallait tout d’abord respecter l’esprit d’Elmer et la mémoire de Twistos, il a d’ailleurs contribué à cet album grâce à des notes que nous avons pu récupérer grâce à ses enfants ; Kelu ( son frère d’arme à l’époque ) à co-écrit un morceau avec lui et nous a écrit «  quand la dame » …. Cette notion de chant collectif est en réalité un retour aux sources d’Elmer, des doubles voix pour l’harmonie et des chœurs pour en remettre une couche ont toujours été la marque de fabrique du groupe…

Vincent. C’est Lolo qui a repris les commandes suite à la disparition de Twistos. Il avait déjà fait des titres sur l’album précédent. Il avait plein de choses dans ses tiroirs… Certains morceaux ont été bricolés par Kelu et Lolo à partir d’idées inachevées de Twistos.

Quelles ont pu être vos influences pour cet album ?

Lolo. Les influences très diverses vont des Ramones à Chuck Berry en passant par les Beatles, les Stones, les Beach Boys, AC/DC etc etc etc. Que des jeunes premiers ;-)… eux mêmes influencés par d’autres… c’est le serpent qui se mord la queue… Plus sérieusement, nous sommes bien évidemment influencés par un tas de choses mais c’est sans calcul que nous nous laissons porter par la musique d’Elmer …..

Vincent. Une vraie volonté de faire plus rock. Que ça ressemble plus à ce qu’on fait sur scène.

L’album sort le 19 avril. Et après ?

Manou. Et après c’est le 20…

Lolo. Nous serons sur les routes de France et de Navarre pendant les mois qui arrivent, le leitmotiv d’Elmer à toujours été «  heureux sur scène », nous vous invitons donc à venir partager notre bonheur au détour d’un chemin de traverse… (tiens, ça me rappelle quelqu’un…)

Vincent. Y’a le 20 Avril, le 21 Avril, le 23, le 24, etc …Plus sérieusement, c’est tournée pendant au moins 2 ans peut être 3, selon la durée de vie de l’album. De belles dates : La Cigale Paris, peut être mieux encore en 2020. Certainement des voyages dans les Iles et beaucoup de soirées très chaudes partout en France . Venez nous voir, on boira un verre !!!

Merci Elmer Food Beat.

Propos recueillis par Eric Guillaud le 8 mars 2019. Plus d’infos sur Elmer ici. Toutes les dates de la tournée là

07 Mar

Sorties de secours : Vincent Dupas, The Psychotic Monks et Les Hurlements d’Léo au programme du week-end

Du folk sonique, du rock post-George Orwell et de la chanson-punk-caravaning, c’est notre sélection serrée des concerts du week-end en Pays de la Loire…

Vincent Dupas © Sarah Morel

My Name is Nobody, Fordamage, Binidu, Hawaïan Pistoleros ou encore Serpentine, le Nantais Vincent Dupas a traîné ses médiateurs dans pas mal de projets depuis 15 ans, finissant par se faire un nom qu’il affiche désormais sur les affiches et pochettes. Son album Longue distance vient de sortir, il le présentera le 8 mars à Fuzz’Yon à La Roche-sur-Yon, le 9 mars à Stereolux à Nantes pour une release party en compagnie de Lonesome Leash, Queen of the Meadow et Teenage Bed…

Ça va secouer fort au Kiosq à Saint-Nazaire le 9 mars, les Parisiens de The Psychotic Monks déboulent pour fêter les 3 ans du B&FF Festival. Au menu, leur musique qu’ils qualifient de post-Georges Orwell et pas mal de surprises…

Dix albums au compteur, vingt ans au service du rock alternatif tendance « chanson-punk-caravaning » et toujours la même énergie de ouf, Les Hurlements d’Léo, nom dérivé de la chanson Léo des VRP, sera en live à La Barre-de-Monts le 9 mars dans le cadre du festival Rock d’hiver, 3e édition, qui réunira également Chanson d’occasion et Bazz…

C’est tout pour aujourd’hui, rendez-vous la semaine prochaine si tout va bien.

06 Mar

Avant le Hellfest à Clisson, un colloque international sur la musique metal à Nantes

Pendant que de nombreux métalleux seront sur le point de rejoindre Clisson pour la 14e édition du festival de musiques extrêmes, des chercheurs universitaires et étudiants seront réunis à Nantes pour plancher sur la musique metal du 17 au 20 juin…

© Fabienne Béranger

Pour la plupart d’entre nous, le métal est synonyme de gros son, de belles vibrations, de headbang (l’art de faire tourner la tête et les cheveux en rythme), éventuellement d’un bon slam (l’art de se laisser porter par la foule), pour d’autres il offrirait plutôt matière à réflexion…

La suite ici

À la Saint-Patrick, Kervegan’s fête le rock celtique

Le 17 mars, jour de la Saint-Patrick, le groupe de rock celtique nantais Kervegan’s vous donne rendez-vous au Ferrailleur à Nantes pour fêter le premier anniversaire de son album Bienvenue demain. En attendant de vous plonger dans une orgie sonore de guitares et de bombardes, de violons et de batterie, le groupe nous parle de ses influences, du présent, du passé et même du futur…

Kervegan’s © Mathieu Ezan

Ceux qui aiment la fête aiment la Saint-Patrick. Et ceux qui aiment la Saint-Patrick aiment forcément le groupe Kervegan’s qui depuis bientôt 15 ans balance à plein tube un rock celtique des plus débridés et des plus festifs.

En 2018, Kervegan’s sortait son quatrième album, Bienvenue demain. Histoire de fêter son premier anniversaire, le groupe vous donne rendez-vous au Ferrailleur à Nantes le 17 mars prochain. Et comme on est un peu curieux à Supersonikk, on a attrapé au passage l’un de ses musiciens, Guinou, pour qu’il nous explique de quoi sera faite cette soirée. Interview…

Un peu plus de quinze ans au service du rock celtique, quatre albums, des concerts un peu partout en France et autour. Et toujours le même désir ?
Guinou (Bouzouki, Guitare & Chant). Le désir évolue en même temps que l’inspiration et les sonorités. C’est cela qui est formidable en musique, c’est qu’il y a toujours des choses à faire, des gens à rencontrer, des événements qui se produisent, qui nous inspirent et nous motivent. Le line up du groupe a changé depuis tout ce temps c’est sûr, mais ce sont ces rencontres qui font évoluer et grandir le projet. Kervegan’s est devenu un projet professionnel depuis 2/3 ans seulement, c’est comme un nouveau départ finalement !
 
Kervegan’s, c’est du live mais aussi du studio, comment fait-on pour conserver sur album ce qui est votre ADN, à savoir l’énergie et les rythmes dansants propres à la scène ? 
Guinou. C’est effectivement la difficulté. Kervegan’s est un groupe de scène et s’est construit ainsi. le travail de studio est long et fastidieux et obtenir un rendu communicatif et festif n’est pas chose facile. on essaye de se rapprocher au maximum de nos sonorités et d’enregistrer avec nos instruments, mais le studio c’est aussi l’occasion d’essayer des arrangements et se permettre quelques libertés que l’on ne peut pas reproduire en live.
Soirée spéciale le 17 mars pour fêter le premier anniversaire de l’album Bienvenue demain. Il faut s’attendre à quoi ? 
Guinou. Pour cette soirée, on souhaite faire quelque chose qui sort un peu de l’ordinaire. le public verra Kervegan’s mais aussi des invités, des amis avec qui l’on a envie de partager des titres qui ne sont pas forcément de notre répertoire. il y aura notamment Gweltaz Adeux (EV) Dïe Morg (Dïe Morg, Kiemsa) Benjamin Labourde (Gazoline Shooter, The Jailbirds BigBand), Yves Averti (Le Cri du Cru) et d’autres surprises ;-). Le but étant de faire de cette date un « one Shot » St Patrick. en première partie, il y aura également The Greenings (duo Irish Folk)
.
Du rock d’un côté, du celtique de l’autre, quelles ont été ou sont encore aujourd’hui vos influences majeures ? 
Guinou. Aujourd’hui, nous avons tous nos influences au sein du groupe car issus de styles différents. c’est intéressant d’avoir des points de vus différents sur tel ou tel style et de profiter des influences et des perceptions de chacun. L’influence principale reste le rock sous toutes ces formes (punk, rock, hard). La base celtique est l’origine de Kervegan’s. Du coup on s’inspire aussi bien de Noir Désir, Eiffel, Metallica, Dropkick Murphys, que des EV, Red Cardell, Soldat Louis.

Un concert au Ferrailleur, et après ? De quoi seront faits les prochains mois des Kervegan’s
Guinou. Cette date au Ferrailleur est importante pour nous car cette salle est devenue une vraie référence sur Nantes. La St Patrick était l’occasion idéale pour s’y produire et lancer la tournée 2019 ! En effet, c’est environ trente dates pour le moment qui suivront un peu partout en France dans des festivals, des clubs ! En parallèle, nous commençons à travailler sur de nouveaux titres et un nouveau projet en parallèle de grande ampleur mais il est encore un peu tôt pour en parler 😉
 
Merci Guinou. Merci les Kervegan’s. Propos recueillis par Eric Guillaud le 27 février 2019 . Plus d’infos sur le concert ici, sur le groupe  

04 Mar

Les 3 éléphants : la programmation complète du festival dévoilée aujourd’hui

On l’attendait, elle est tombée, la programmation de la 22e édition des 3 éléphants risque de provoquer un tsunami sonore à Laval et dans toute la région, 36 noms côté musique, une bonne quinzaine côté arts de la rue et cinq jours de folie douce pour mettre tout le monde d’accord entre le 22 et 26 mai…

Columbine © Sophie Hemels

En mai, fais ce qu’il te plait ! Ok, mais n’oublies surtout pas les 3 éléphants, tu pourrais le regretter amèrement. Pour sa 22e édition, le festival prend encore du poids avec désormais cinq jours de programmation, au lieu de trois, et une affiche qui mélange comme à son habitude les arts de la rue et la musique, les têtes d’affiche et les groupes émergents, le rock et le rap, la joie et la bonne humeur…

Souvenez-vous, Orange Blossom, Gnawa Diffusion, Ekova, Cornu ou encore Zenzile ont fait partie des tout débuts de l’aventure, Sergent Garcia, Yann Tiersen, Gotan Project, Mickey 3D, Keziah Jones, Amadou et Mariam, Arno, Tryo, Suuns, The Do, Détroit, Fauve, Christine and the Queens, Christophe, Dominique A, Juliette Armanet ou encore Louise Attaque ont rejoint l’aventure au fil des éditions.

Cette année, on reprend la formule gagnante avec quelques grosses pointures, des éléphants de la musique en quelque sorte, comme Étienne de Crecy, Sebastian, Jeanne Added, Columbine ou encore Clara Luciani…

Des pointures mais aussi des découvertes, telles que Penelope Isles, Ekiti Sound, Pion, Juicy…

36 groupes au total et un bel échantillon de genres, depuis le rock sauvage des Psychotic Monks jusqu’à l’électro vagabonde de Thylacine,, en passant par la pop atmosphérique de Flavien Berger, l’électro pop savoureuse de Malik Djoudi, l’univers totalement décalé de Maxenss…

Musique mais aussi arts de la rue, le festival accueillera une quinzaine de compagnies qui proposeront autant de spectacles les samedi 25 et dimanche 26 mai. À noter la présence des Machines de l’île et du groupe Orange Blossom le 22 mai pour une installation scénique « machinisée » baptisée Sharing

Eric Guillaud

Tous les noms, toutes les infos ici

01 Mar

Label, album, single, clip… la belle actualité du Nantais Nathan Leproust aka Teenage Bed

Libre, intimiste, mélancolique, expérimental, l’univers folk de Nathan Leproust, aka Teenage Bed, est unique dans le paysage musical nantais. Sa musique ne s’entend pas, elle s’écoute, elle se mérite presque, ne révélant son véritable caractère qu’après plusieurs écoutes. Le songwriter vient de lancer un nouveau label, un nouveau single, un nouveau clip, et s’apprête à sortir un album en compagnie de l’artiste américain Shelf Life. Interview…

Nathan Leproust © Stephanie Fisher

Tu viens de lancer un nouveau label Pale Figure, pourquoi ce nom ? Et pour quoi faire ?

Nathan Leproust. J’ai toujours plein d’idées et d’envies, que ce soit en terme de clips, projets, créations, dates à mettre en place… J’aime bien organiser les choses et j’avais envie d’avoir les mains libres. Monter un label est arrivé comme une évidence il y a quelques mois et pour moi ça redonne un peu de sens à la notion d’indépendance. Curieusement, le nom est venu avant le projet. Et j’en suis bien content parce que c’est toujours difficile de trouver le nom parfait. Pale Figure, ça se dit en anglais comme en français et plus ça va plus je suis attaché à redonner une place au français dans ce que je fais donc c’est bien. En plus, ça commençait à me faire trop mal au cœur de voir ma mère galérer à prononcer le nom de mes projets en anglais.

Ça commençait à me faire trop mal au cœur de voir ma mère galérer à prononcer le nom de mes projets en anglais.

Le premier projet à sortir sous ce label s’appelle Fairy Tales in Yoghourt. Peux-tu nous le présenter ?

Nathan. C’est le projet de Benoit (Classe Mannequin, Bantam Lyons, Trainfantome,…) et tout bon Nantais fan de musique indé l’aura vu sur scène plusieurs fois avec un projet ou un autre. Fairy Tales c’est son projet le plus intimiste et proche de sa composition pure. Forcément, ça me parle. C’est des mélodies douces mais percutantes, une tension très classe entre de la technique musicale et une certaine simplicité dans la manière de la délivrer. C’est un des premiers projets nantais que j’ai connus en arrivant il y a 7 ans. On avait fait une vidéo acoustique réalisée par Steve Marchesse à l’époque et j’en garde un souvenir vif. Quand il m’a parlé du fait qu’il allait sortir un EP, je lui ai tout de suite proposé. Il a un album génial en gestation depuis des années. J’espère qu’il le sortira un jour (Vas-y Benoit bordel!!!)

En quoi consistera précisément ton job ?

Nathan. Pour l’instant, je suis tout seul. L’idée c’est de valoriser les projets sur les médias, éventuellement trouver des dates, créer des connexions, éditer des K7, proposer des outils de com… L’idée, c’est de partir des projets et de les pousser comme je peux. Là, je suis concentré sur les deux premières sorties mais j’ai un ou deux autres trucs sur le feu.

Tu es toi-même musicien. Avec ton projet Teenage Bed, tu t’apprêtes à sortir sous ton label un album réalisé avec un Américain de Philadelphie, Shelf Life. Qui est-ce ? Comment l’as-tu rencontré ?

Nathan. C’est une histoire un peu folle. Je suis parti en voyage aux États-Unis à la fin de l’année 2018. J’avais contacté ce type à Philadelphie parce que j’écoutais sa musique et qu’elle me parlait beaucoup. Il m’a répondu et on avait convenu que ce serait cool de boire une bière comme je passais par là-bas. J’ai fini par passer tout une soirée chez lui à parler musique et à se faire écouter des démos. On s’est directement super bien entendu. C’est un gars super. J’étais sensé rester un jour et deux semaines plus tard j’avais passé Thanksgiving avec lui, appris deux ou trois trucs sur le football américain, enregistré un album et partagé un dîner avec Alex G, une de mes grosses influences. Merci Philly.

On se retrouvait le soir à boire des coups dans le bar du coin et à faire connaissance. Un beau jour on s’est rendu compte qu’on avait un album

Comment en vient-on à décider d’écrire un album à quatre mains ? Comment et où s’est déroulé l’enregistrement ?

Nathan. On n’a pas vraiment décidé. Scott est quelqu’un de très prolifique. Il a sorti 4 albums rien que sur 2018. C’est aussi ce que j’admire chez lui. Pour le coup, j’écris aussi assez vite et c’est pour ça qu’on s’est bien entendu je pense. On aime capter les chansons quand elles sont encore fraîches. Son studio est dans sa cave. À partir de là tout s’est enchaîné rapidement. On a spontanément bossé sur un morceau le deuxième jour puis un autre le lendemain… Et ainsi de suite. Au bout d’une semaine on s’est rendu compte qu’on avait quatre morceaux quasi-finis alors on a poussé le processus. On se retrouvait le soir à boire des coups dans le bar du coin et à faire connaissance. Un beau jour on s’est rendu compte qu’on avait un album.

On te sent très heureux de cette expérience et du résultat. À deux, on est quelqu’un d’autre, comme tu le chantes dans le single Rendezvous ?

Nathan. Oui, il y a de ça. Scott et moi étions à différents moments musicaux et humains et nos routes se sont croisées dans un timing presque parfait. On s’est beaucoup apporté l’un et l’autre. Je me sens chanceux et c’est important de célébrer sa chance une fois de temps en temps. Concernant cette phrase, elle a forcément un écho particulier par rapport à cette collaboration mais c’est aussi un clin d’œil à Abby la copine de Scott avec qui j’ai aussi beaucoup partagé. On discutait à 3 heures du matin sur les choses de la vie et de l’amour et je me suis souvenu d’une phrase que m’avait dit ma mère ‘A deux on est quelqu’un d’autre. Oui, mais lequel?’. Abby m’a dit que je devrais la mettre en musique. J’en ai eu l’occasion le lendemain.

Je pense qu’on révolutionnera jamais les accords par contre il y aura toujours des moyens nouveaux de s’exprimer dans le grain de son.

On ne peut pas dire que ta musique soit mainstream. On pourrait même parfois la qualifier d’expérimentale, en tout cas d’intimiste. Comment la qualifies-tu toi-même ? Et quelles peuvent être tes influences ?

Nathan. J’aime la chanson et ce qu’on appelle le songwriting. L’art de faire danser un propos avec des accords et des rythmiques c’est ce qui m’intéresse que ce soit dans la pop, le rock, le folk ou même le rap. Mon voyage sur la côte Est des États-Unis n’était pas anodin, je me sens très proche d’une certaine scène musicale de là-bas et je suis aussi très attaché à la démarche d’enregistrement. En fait, j’aime beaucoup les musiciens qui composent, chantent et enregistrent eux-mêmes parce que ça touche à une certaine pureté du propos artistique global et même si le résultat n’est pas parfait, il n’en est que plus humain. Dans cette tradition, je pourrais citer The Microphones, Coma Cinema, (Sandy) Alex G ou même Elliott smith. Je pense qu’on révolutionnera jamais les accords par contre il y aura toujours des moyens nouveaux de s’exprimer dans le grain de son.

Où pourra-t-on découvrir en live ce projet transatlantique ?

Nathan. Je suis actuellement en train de nous organiser une tournée en France début mai. Je peux déjà vous dire qu’on sera à l’Ère de Rien le 28 avril après midi au manoir du Parc de la Morinière sur des sessions semi-acoustiques. Si tout va bien, on fera quelques dates en ‘full band’ avec basse et batterie pour défendre l’album à travers la France.

Album, label mais aussi festival, tu fais partie de l’organisation de L’Ère de rien dont tu parles justement, festival qui se jouera cette année les 27 et 28 avril à Rezé. Un groupe à conseiller ?

Nathan. Avec toutes ces histoires, je suis fatalement moins impliqué dans l’organisation cette année mais l’équipe est en train de faire un travail de fou pour cette édition. À commencer par le magnifique teaser qui est, je pense, le plus réussi depuis le début de l’aventure. Côté programmation, si je devais ne citer qu’un groupe, je citerais sans doute Puma Blue. Je garde un très gros souvenir de sa prestation en live et je sais déjà que ça va marquer les esprits.

Merci Nathan. Propos recueillis par Eric Guillaud le 28 février 2019. Plus d’infos sur Teenage Bed ici, sur le label Pale Figure là

L’album Shelf Life X Teenage Bed sera disponible le 15 mars