18 Oct

Sorties de secours : Moodoid, Kazy Lambist, Jake La Botz et San Carol au menu du week-end

Du disco-funk à paillettes, du roots rock et de la pop sophistiquée, c’est notre sélection serrée des concerts du week-end en Pays de la Loire…

San Carol © Fred Lombard

Il a cartonné avec le titre Je suis la montagne, cartonné une nouvelle fois avec La Lune, le groupe emmené par Pablo Padovani a pourtant choisi de ne pas s’endormir sur ses lauriers, changement de cap pour son deuxième album, le ton se fait moins pop baroque, plus funk. Moodoid sera en live au 6par4 à Laval le 18 octobre en compagnie de Kazy Lambist…

Chanteur, auteur-compositeur et même acteur (Animal Factory, True Detective…), Jake La Botz a plus d’une corde à sa guitare. Il vient de signer son huitième album, « Sunnyside », dix titres de roots rock teintés de blues et de folk. On compare sa voix à celle de Tom Waits ou de Willy de Ville, Jake La Botz sera en concert le 19 octobre à Fuzz’yon à La Roche-sur-Yon, le 20 octobre au VIP à Saint-Nazaire…

Deux ans, deux ans qu’on ne l’avait pas vu sur une scène. Et pour cause, San Carol était au fond de la mine pour en extraire quelques pépites sonores. C’est chose faite, le projet angevin de Maxime Dobosz retrouve la lumière des projecteurs dès le 19 octobre avec dans son sac un nouveau clip, un concert au Bras de Fer à Nantes et surtout la sortie d’un bel album qui brille dans la nuit. Tout ça le 19. Et si jamais vous êtes invité au repas annuel de Tante Sophie ce jour-là, séance de rattrapage le 20 au Chabada à Angers…

C’est tout pour aujourd’hui, rendez-vous la semaine prochaine si tout va bien.

16 Oct

Mou : un nouveau clip qui a du chien

Depuis quelques temps déjà, Mou agite en douceur la scène nantaise avec sa pop sucrée tendance caramel, il vient tout juste de sortir un nouveau clip baptisé Sensuelle que voici…

extrait clip Sensuelle

« Tu es sensuelle mon amour je pense, tu es sensuelle bien trop d’élégance,Tu es sensuelle mon amour je pense, Tu es sensuelle attisant tous mes sens… ».

Aucun doute, le jeune artiste nantais sait parler aux femmes. Ces quelques mots en feraient tomber plus d’une sous le charme du chanteur au bon look barbu. Mais Mou ne s’adresse pas à la gente féminine mais plutôt à la race canine. Du moins, c’est ce que pourrait nous laisser penser le très beau clip décalé réalisé par Grégoire Canut et Lola Durget.

Élevé au Hip Hop et à la chanson française, fan hier de Doc Gynéco, Oxmo Puccino, Fabe, et plus récemment de Mild High Club, Homeshake ou encore Muddy Monk, Mou a développé un univers au ton savamment nonchalant et joliment décalé.

« Je suis relativement calme voire mou… », déclarait l’artiste il y a quelques temps au site Les Échos Décorés, « personnellement et je me suis rendu compte que dans ma musique, cette nonchalance revenait. Cela me semblait logique de ne pas vendre quelque chose qui n’était pas moi, je pense que les gens sont prévenus quand ils écoutent mes tracks ! ».

Nonchalant peut-être mais pas les deux pieds dans le même sabot. Mou est cuisinier de formation et de profession. La chanson, il l’a pratiquée à ses heures perdues, avec l’aide de ses amis, Bâton, Lenparrot ou encore Raphael d’Hervez aka Pegase, avant que ça ne devienne un peu plus sérieux. Enfin sérieusement décalé. Mais on aime…

Eric Guillaud

Plus d’infos sur Mou ici

12 Oct

The Gift : le nouveau clip de The Limiñanas

« J’ai senti qu’ils avaient quelque chose du Velvet Underground ». Ces quelques mots sont de Peter Hook, le célèbre bassiste de Joy Division à propos de The Limiñanas. Pas étonnant dès lors de le retrouver à la basse sur deux titres produits par l’excellent groupe français. Il y a d’abord eu Garden of Love, puis aujourd’hui The Gift dont le clip vient tout juste d’être partagé sur YouTube. Lionel Liniñana nous raconte…

 » On a composé et enregistré The Gift chez nous à Cabestany et on l’a terminé à Berlin dans le studio d’Anton Newcombe. A la basse lead vous reconnaîtrez surement le son si particulier de Peter Hook. Peter Hook était le bassiste de Joy Division et de New Order. C’est l’un de nos héros à Marie et moi. Depuis très longtemps. Depuis l’époque dont parle ce clip, celle du lycée, des bandes, des mods et des skins, des rockab et des Rudes Boys qui fumaient en discutant dans la cour du Lycée Jean Lurçat. The Gift parle de ce que deux d’entre eux sont devenus et d’un rendez vous amoureux manqué. Il a été réalisé par Aurélien Richter et vous y retrouverez le désormais fameux acteur/ danseur décadent Foulques de Boixo. » 

The Limiñanas sera en concert à Rennes le 28 novembre, à Brest le 29 novembre, à Nantes le 30 novembre, à Vannes le 1er décembre…

Plus d’infos ici

Eric Guillaud

11 Oct

Sorties de secours : Birth of Joy, Hubert Félix Thiéfaine et Mourn au menu du week-end

C’est bon, vous avez obtenu votre pass pour le Hellfest ? Alors vous pouvez reprendre une vie normale et courir vers la salle de concerts la plus proche. Du rock psychédélique made in Hollande, de la chanson française qui descend de la montagne et de l’indie rock catalan, c’est notre sélection serrée des concerts de ce week-end en Pays de la Loire…

Depuis son passage aux Transmusicales à Rennes en 2012, il ne se passe plus une année sans que le trio hollandais Birth of Joy ne revienne nous voir. Depuis le 29 septembre, il est à nouveau sur nos terres, prêt à dégainer son rock psychédélique fiévreux. Un groupe à déguster sur scène. Ça tombe bien, Il est le 11 octobre à Fuzz’Yon à La Roche-sur-Yon et le 12 octobre au VIP à Saint-Nazaire…

Tout corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s’émouvoir : Un album, le premier, a suffi pour faire d’Hubert Félix Thiéfaine l’une des grandes figures de la chanson française avec sa voix et sa poésie inimitables. C’était en 1978. 40 ans plus tard, le chanteur aux 170 chansons, 5 millions d’albums vendus et 2 Victoires de la musique remonte sur scène pour une tournée anniversaire qui commence par le Zénith de Nantes vendredi 12 octobre…

Ils viennent de Catalogne, ont tous dans la vingtaine et déjà trois albums studio en poche, trois albums d’indie rock brut de décoffrage, entre punk et pop, avec des influences à chercher du côté de PJ Harvey ou Patti Smith. Mourn sera au Lieu Unique samedi 13 octobre en compagnie du Nantais Nathan Leproust et de son nouveau projet Teenage Bed…

C’est tout pour aujourd’hui, rendez-vous la semaine prochaine si tout va bien.

Le Nantais Voyou parmi les lauréats Fair 2019

Depuis trente ans, le Fair intervient en soutien au démarrage de carrière et de professionnalisation dans le domaine des musiques actuelles. Il vient de dévoiler la liste de ses lauréats pour l’année 2019, quinze noms y figurent dont celui de l’artiste nantais Voyou…

Le Fair c’est quoi ? Le Fair est un dispositif de soutien au démarrage de carrière et de professionnalisation en musiques actuelles créé en 1989 à la demande du ministère chargé de la culture. Depuis sa création, il a accompagné près de 500 artistes, parmi lesquels Les VRP, Les Thugs, NTM, Les Têtes Raides, IAM, The Little Rabbits, Elmer Food Beat, Zebda, Mano Solo, No One Is Innocent, Katerine, Miossec, Mathieu Boogaerts, Dionysos, Louise Attaque, M, Tahiti 80…

Chaton, MNNQNS, Halo Maud, Praa… et donc Voyou font partie des lauréats 2019. Ils obtiendront une aide financière de 7000 euros, une aide à la diffusion, un soutien en communication, une batterie de formations professionnelles et artistiques, bref de quoi les mettre sur les rails du succès…

Eric Guillaud

09 Oct

DÉCOUVERTE. The Slow Sliders surfe sur la pop tranquille

Ils sont nantais d’adoption mais brestois de naissance, quatre potes qui se sont rencontrés sur les bancs de l’école et ont décidé un beau jour de se lancer dans la musique sous les couleurs de The Slow Sliders. Ils viennent de sortir leur premier album Glissade tranquille chez Kythibong. Rencontre…

© Magad’ (Gavotte Misaine)

On le compare – trop? – souvent à Mac DeMarco, la coqueluche de l’indie pop à la cool. Il y a de ça très certainement. Mais The Slow Sliders n’a pas attendu que le nom du musicien américain soit sur toutes les lèvres pour affirmer son style, tranquille.

Un rythme posé, des guitares sous effet, une voix lointaine, flottante, et des mélodies finement ciselées qui s’invitent dans votre cerveau droit pour ne plus jamais en sortir, c’est la marque de fabrique du groupe aujourd’hui installé à Nantes.

Mais ne vous fiez pas aux apparences, derrière cette nonchalance de circonstance se cachent quatre musiciens qui ne sont pas venus jusqu’ici pour faire de la figuration. En huit ans, Gwen (guitare solo), Clovis (batterie), Victor (chant et basse) et Axel (guitare rythmique) ont acquis l’expérience nécessaire pour envisager aujourd’hui de voir plus loin, tourner à l’étranger et surtout enregistrer un premier album. Il s’appelle Glissade tranquille, huit titres qui brillent par leur écriture et leur tonalité à la fois mélancolique et lumineuse.

Nous avons rencontré Gwen et Clovis par un jour un peu triste, un peu gris, pas très loin de leur studio de répétition, pas très loin non plus de la salle de concerts nantaise Stereolux où le groupe se produira le 20 octobre. Nous avons évoqué l’album, les influences du groupe, les textes, Mac DeMarco et même la chanson Yesterday. Interview ici et maintenant…

Plus d’infos sur The Slow Sliders ici

Plusieurs dates à vernir pour voir et écouter The Slow Sliders : le 18 Octobre à l’Échonova à Saint-Avé, le 19 Octobre au Portobello à Caen, le 20 Octobre à Stereolux à Nantes, le 22 Octobre à l’Expression libre à Troyes, le 23 Octobre au Point Éphémère à Paris, le 24 Octobre à Fuzz’Yon à La Roche-sur-Yon, le 26 Octobre à L’avant-Scène à Bordeaux, le 22 Décembre à l’Espace Glenmor à Carhaix…

Hellfest 2019. Ouverture de la billetterie, on récapitule et on s’organise…

Vous avez les mains moites, les jambes fébriles, la gorge sèche ? Vous sentez comme une petite boule au ventre ? Rien de grave, juste les symptômes d’une impatience. Encore quelques heures et tout devrait rentrer dans l’ordre. La billetterie du Hellfest ouvre mercredi à 10h. On fait le point avec vous…

Ordinateur ? Ok. Carte bleue ? Ok. Vérification du bon fonctionnement du clavier ? Ok. Vérification de la souris ? Ok. Ravitaillement de base en cas de besoin ? Ok. Souplesse de l’index ? Ok. Tout est Ok, vous voilà fins prêts pour cliquer et obtenir votre sésame pour la quatorzième édition du Hellfest. Encore faut-il ne pas se tromper de date et de lieu. On récapitule…

La suite ici

06 Oct

Festival Couvre Feu : fin de l’aventure !

C’est l’histoire de quatre jeunes gens qui se lancent en 1998 dans l’organisation d’un festival. C’est l’histoire de centaines d’artistes qui y ont cru, de milliers de festivaliers, bénévoles et techniciens qui l’attendaient chaque année. C’est l’histoire d’un rendez-vous au cœur de l’été qui aura connu 16 éditions. Couvre Feu s’arrête…

Fallait-il voir dans cette affiche de l’édition 2018 l’annonce de la mort du festival ? Peut-être. Après 20 ans de dur labeur, de sueurs froides et chaudes, d’aléas divers et variés, de course au financement, de grands bonheurs aussi, les organisateurs ont décidé aujourd’hui de jeter l’éponge dans un communiqué sombre et amer publié sur le site et les réseaux sociaux du festival.

« N’ayant plus les moyens de donner vie à nos utopies, c’est avec une profonde tristesse que nous avons dû nous résoudre à mettre fin à notre association et qu’une procédure de liquidation judiciaire a été mise en place ».

Couvre Feu a réuni en seize éditions 400 000 spectateurs, plus de 500 artistes, parmi lesquels Les Ogres de Barback, Tagada Jones, Matmatah, Thomas Fersen ou The Offspring, mais aussi des centaines de bénévoles, des techniciens venus de toute la France, des moments d’exception comme le concert de Manu Chao dans le parc du Pointeau à Saint-Brévin ou encore l’expérience de l’itinérance en 2016…

Et de s’expliquer : « Bien que nous soyons conscients que les embouteillages de 2017, la présence démesurée des forces de l’ordre aux abords du festival, l’incompréhension du projet itinérant en 2016, les polémiques malveillantes et mal informées suite au départ de Corsept, ont eu un réel impact sur le Festival Couvre Feu, l’heure n’est plus à l’analyse des raisons de la situation. Quand on est organisateurs de festival culturel, on ne peut supporter d’être injuriés ou menacés parce que l’État décide de mobiliser 200 gendarmes pour contrôler des personnes venant faire la fête ou parce qu’on déplace un événement de 15 km… »

Eric Guillaud

04 Oct

Sorties de secours : Zenzile, Her et General Elektriks au menu du week-end

Un précurseur du dub hexagonal, une figure de la soul rennaise et un groupe qui va vous faire danser, c’est notre sélection serrée des concerts du week-end en Pays de la Loire.

© Tim Deussen – General Elektriks

Il aurait pu tout arrêter au décès de son alter ego Simon Carpentier en août 2017, mais non, Victor Solf a choisi de continuer l’aventure en sa mémoire. Le premier album de Her est sorti en mars 2018, depuis, le Rennais est en tournée à travers la France, il sera jeudi 4 octobre au Chabada à Angers…

Son nouvel album sort cette semaine et signe son grand retour au dub originel, celui de la Jamaïque, celui aussi de ses débuts, Zenzile sera en live le 6 octobre au Jardin de Verre à Cholet en compagnie de Jay Ree et Jamika…

Pop, funk, hip hop, jazz, électro… le Français Hervé Salters, à l’origine du projet General Elektriks, aime le mélange des genres et, forcément, ça se sent à l’arrivée. Sa musique est la résultante de toutes ces influences. En concert, pas de temps morts, ça chante, ça danse… On saute dans ses baskets et direction le centre culturel de Saint-Sébastien-sur-Loire le vendredi 5 octobre…

C’est tout pour aujourd’hui, rendez-vous la semaine prochaine si tout va bien.

02 Oct

She’s The One : un clip inédit des Ramones pour les 40 ans de l’album Road To Ruin

Et hop, un petit clip tout droit sorti des tiroirs de la maison de disque Rhino pour fêter comme il se doit la parution d’une édition spéciale du quatrième album des Ramones, Road To Ruin, à l’occasion de ses 40 ans. Oui, déjà ! Au programme : une version remasterisée de l’original, le mix ‘40th Anniversary Road Revisited’, un live inédit enregistré au Palladium de New York en 1979, et plein d’autres extras, rares et indispensables.

Les inconditionnels des Ramones reconnaîtront les lieux de l’enregistrement, une cave déjà utilisée pour le clip Don’t Come Close.