15 Jan

EXCLU. Yeggmen : le trio rock nantais sort son premier album et offre à Supersonikk une magnifique version live de You Are Lost

Ils en parlent depuis plus d’un an, autant dire qu’il est pour le moins attendu, tant par eux que par nous, le premier album des Yeggmen sera finalement dans les bacs le 19 janvier. Au menu, huit titres qui célèbrent l’union du rock, de la pop et de l’électro. À la rédaction web de France 3 Pays de la Loire, on s’est dit que ça valait bien une interview…  et même plus si affinité.

Matthias, Solfia et Fred des Yeggmen © éric guillaud

Et affinité il y eut. Non seulement, nous avons pu rencontrer Fred, Matthias et Sofia pour leur poser quelques questions mais ils ont qui plus est accepté de nous jouer live un des huit morceaux de leur premier album baptisé Together in the Fulness of a solar System, disponible le 19 janvier. Il s’agit de You Are Lost, une histoire d’amour contrariée filmée en exclu par et pour Supersonikk…

C’est dans les locaux de Trempolino à Nantes que nous avons retrouvé le trio, en pleine répétition pour la release party à venir au Bar à Sons au Pannonica. On vous les avait déjà présentés ici-même à l’occasion de la sortie de leur premier clip il y a quelques semaines. Yeggmen c’est qui c’est quoi ? Réponse ici et maintenant…

Matthias. Yeggmen, c’est un trio qui existe depuis bientôt deux ans. Un projet plus électro que notre groupe précédent I’M 7teen.

Vous venez de Paris. Pourquoi avoir choisi Nantes pour rebrancher les jacks ?

Fred. Au départ, on voulait surtout quitter Paris. Il fallait bien aller quelque part, on a entendu parler de Nantes. J’avais des copains musiciens qui vivaient là et qui m’en avaient dit le plus grand bien. Grosse énergie, scène pop assez pointue… Du coup, on a remonté le groupe sur Nantes.

Vous sortez tous les trois du conservatoire avec une formation classique. Pourquoi ce virage vers les musiques actuelles?

Fred. Parce qu’on adore tous les trois l’énergie du rock. Il y a quelque chose qui se passe sur scène et qui va bien au delà de la partition. Le rock permet d’exprimer beaucoup de choses.

Matthias. Dans le classique, il faut avant tout être un bon exécutant. Dans le rock, il faut mettre ses tripes. C’est ça qu’on aime, qui nous rassemble et qui fait que ce projet est là aujourd’hui.

J’ai lu à votre propos certaines comparaisons avec des artistes comme Ghinzu, Nick Cave, Damon Albarn ou encore Depeche Mode. Vous êtes d’accord avec ça ? Ce sont vos influences premières ?

Fred. C’est un peu plus large. En fait, si on voulait vraiment donner notre base, il faudrait prévoir une longue interview. Déjà, il y a le classique qui est toujours là. Je pense qu’on peut le retrouver dans les harmonies. J’adore Fauré par exemple. il a des démarches harmoniques qui sont hyper belles et ça, ça peut se retrouver dans n’importe quel style musical. Et puis dans le domaine de la pop, du rock et de l’électro, on aime beaucoup Liars qui est parti dans un trip très électro, on écoute aussi beaucoup de Côte ouest, de shoegaze. On pourrait ajouter Radiohead. Ce groupe a toujours été pour moi une référence en terme de compo, de son, de liberté artistique.

Matthias. On a forcément des références qui sont plus présentes que d’autres mais c’est vrai aussi qu’on est des éponges. On absorbe tout ce qu’on écoute et on le met au service de notre musique.

Sofia. Quand on compose, on ne se dit jamais qu’on va faire comme eux. On fait !

Fred. Oui, et on n’analyse pas !

Il y a un an, début 2018, vous annonciez déjà la sortie de votre album. Finalement il sort en 2019. Que s’est-il passé ?

Sofia. C’est long de faire un album. On a commencé à maquetter, à enregistrer, après on a manqué de sous, on a donc lancé une campagne de financement participatif sur la plateforme Ulule., il a fallu encore mixer et masteriser. Et quand tout ça fut fait, il fallait encore préparer la sortie de l’album… C’est énormément d’étapes.

Cette fois, c’est bon. Il est sur le point de sortir. Il s’appelle Together in the Fulness of a solar System. Vous vous sentez comment ?

Fred. On fait tourner les chansons depuis un moment maintenant, on les connaît bien, très bien, mais le fait que l’album sorte concrètement est assez excitant en fait !

Huit titres, un mélange de pop et de rock sur un lit d’électro. A l’arrivée, est-ce que l’album ressemble à ce que vous imaginiez, espériez, rêviez ?

Matthias. Complètement. On est hyper satisfaits de l’album et prêts à le défendre à fond. On adore jouer ses morceaux mais on pense aussi à la suite et on a déjà pas mal de nouveaux titres en stock.

Comment naît un morceau comme You are lost ?

Fred. Pour celui-ci en particulier, il était tard, nous étions isolés dans la dernière maison du dernier hameau avant la forêt d’un trou paumé en Bourgogne et on jouait en impro…

Matthias. …et heureusement on avait laissé tourner l’enregistreur. Car le lendemain, à la réécoute, on s’est dit qu’il fallait vraiment en faire quelque chose.

Fred. À partir de l’impro, on a donc travaillé les parties et construit le morceau.

Que nous raconte ce titre et d’une façon générale que raconte l’album ?

Fred. Dans cet album, le thème de l’être aimé et perdu revient beaucoup. Le thème de la nature aussi. You Are Lost parle d’un amour avec une incapacité à le vivre dans le concret.

Premier album mais pas première scène. Où vous sentez-vous le mieux et pourquoi ?

Sofía. On aime les deux. Jouer en live, c’est tout de suite, c’est l’énergie. Le studio, on se pose, ça peut être plus artistique, on va aller plus loin que ce qu’on peut faire sur scène.

Fred. Si je devais choisir entre les deux, je choisirais la scène quand même mais c’est vrai que l’un nourrit l’autre.

Matthias. Moi, je ne suis pas toujours particulièrement à l’aise sur scène mais pourtant j’aime ça. Et c’est hyper formateur. En studio, on est plus dans notre bulle, à essayer d’aller plus loin dans les sons. Sur scène, on est tout nu et il faut apprendre à gérer cette nudité avec les gens. Ce n’est pas toujours facile pour moi. je dois être un peu maso…

Vous fêterez l’album le 19 janvier au Bar à Sons au Pannonica à Nantes. C’est un moment important pour vous je présume ? Et après ?

Fred. Assez oui. Et après on enchainera les dates. On jouera au Ferrailleur à Nantes le 31 janvier, puis dans un endroit qui s’appelle Aux Anges en Bretagne, au café de la gare à Ancenis et dans les festivals de l’été…

Yeggmen c’est pour la vie ?

Matthias. Je dirais que Yeggmen, c’est comme la vie. On ne sait pas combien de temps ça durera mais tant qu’on est là…

Merci Fred, Matthias et Sofia

Propos recueillis par Eric Guillaud et Lola Marotte le 11 janvier 2019. Plus d’infos sur le groupe Yeggmen ici

14 Jan

Purpulse : un nouveau clip pour accompagner l’album Reset

Il est de Châteaubriant et joue depuis 2014 dans la catégorie rock. Histoire d’accompagner en images la sortie de son album Reset, le trio a tourné et partagé un nouveau clip peu avant Noël. Maintenant que la dinde et les marrons sont digérés, on peut passer aux choses sérieuses. L’année 2019 sera rock et purpulsienne…

© Louise Pasquier

On efface tout et on recommence ? Non, il a beau porter le nom de Reset, ce nouvel album s’inscrit dans la continuité du précédent Red Moon Wave. Du rock sans bavure et sans esbroufe qui secoue les platines et agite les scènes d’ici et d’ailleurs. A l’occasion de la sortie de leur album, les Purpulse nous parle de ce nouveau clip tourné dans un château. Hanté ?

« Nous avions l’idée de faire un clip par nos propres moyens depuis un petit moment déjà. Nous avons donc profité d’une date de concert à Bordeaux en novembre dernier pour nous lancer dans la réalisation d’une première vidéo. Nous nous sommes arrêtés la veille du concert dans le Périgord. Le tournage s’est déroulé dans un château où nous avons filmé plusieurs plans fixes. Nous avons ensuite tous les 3 pris la caméra, à tour de rôle, pour faire des plans-séquences ».

« Toute la réalisation, le montage, les effets ont été produits par nous-mêmes et c’était très intéressant à faire. Nous allons donc réaliser d’autres vidéos dans le même esprit très rapidement pour continuer à promouvoir notre nouvel album RESET sorti le 21 décembre dernier sur toutes les plateformes de streaming (Spotify, Deezer, …) ».

Eric Guillaud

Plus d’infos sur le groupe ici. Pour découvrir Purpulse en live, direction Issé (44) le 16 mars pour la Saint Patrick , Châteaubriant (44) pour le festival de la Rue Râle les 5 & 6 avril, Lopehret, près de Brest (29) pour le festival Unis-SonS le 20 avril…

08 Jan

Le reggae inscrit au patrimoine immatériel de l’Unesco : une “excellente nouvelle” pour l’association nantaise Get Up !

Il y a quelques semaines, le reggae de Jamaïque rejoignait le carnaval de Granville et la calligraphie chinoise sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. À Nantes, l’association Get Up! oeuvre pour sa promotion depuis des années. Rencontre avec son directeur Olivier Bruneau…

L’entrée du Dub Camp Festival organisé depuis 6 ans par l’association Get Up! / © Mogri Photographe

Si le reggae émerge à la fin des années 60, c’est au cours de la décennie suivante, grâce notamment à des artistes comme Bob Marley et les Gladiators, qu’il rencontre un succès d’envergure internationale. Plus qu’un style musical, le reggae est aujourd’hui une culture à part entière avec ses codes, sa mode vestimentaire, son style de vie… 

Le 29 novembre dernier, l’Unesco l’a inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, une très belle reconnaissance pour cette musique dont « la contribution au discours international sur les questions d’injustice, de résistance, d’amour et d’humanité souligne sa nature à la fois cérébrale, socio-politique, sensuelle et spirituelle »,déclare l’organisation.

Depuis 10 ans, l’association nantaise Get Up!, nom qui nous ramène immanquablement au Get Up Stand Up de Bob Marley, oeuvre pour que le reggae soit reconnu et accessible au plus grand nombre à travers différentes actions, notamment le Dub Camp Festival, premier festival européen entièrement dédié au mouvement sound-system en extérieur.

Directeur et programmateur du festival, olivier Bruneau évoque avec nous le reggae, son inscription au patrimoine culturel, le festival dont la 6e édition se tiendra cet été, les nouvelles tendances, les groupes émergents…

La suite ici

07 Jan

Les Corsaires : imaginez un hymne pour l’équipe de hockey nantaise avec le Hellfest

Vous aimez le hockey sur glace ? Et vous adorez le metal, le punk rock ou le celtic punk ? Alors, branchez vos guitares et créez l’hymne de l’équipe nantaise des Corsaires…

Partenaire des Corsaires depuis 2015, le festival de musiques extrêmes lance un appel à sa communauté pour créer l’hymne officielle de l’équipe dans un style metal, punk rock ou celtic punk.

Récompense pour le groupe dont l’hymne sera retenue, une invitation à jouer lors du match « Hellfest » le 23 février 2019 à Nantes et surtout une invitation à jouer sur la Hellstage du 21 au 23 juin à Clisson. La Hellstage est la petite scène située au coeur de la HellCity.

Les phases du concours

Du 03/01 au 21/01 : envoi de votre création musicale. Du 22/01 au 01/02 : vote du public. Du 02/01 au 07/02 : envoi d’une vidéo Live (pour le top 30 du public). Du 08/02 au 14/02 : délibérations. Le 15/02 : annonce du gagnant.

Eric Guillaud

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29 Déc

Miles Davis les sessions photographiques de Jean-Pierre Leloir : du son et des photos

Deux noms, deux artistes d’exception, l’immense photographe Jean-Pierre Leloir d’un côté, la légende du jazz Miles Davis de l’autre, et un très beau livre au centre qui raconte leur art respectif mais aussi cette relation qu’ils ont entretenue des années durant, une relation basée sur un respect mutuel…

« Miles était un homme qu’on n’approchait pas si on ne le connaissait pas… », écrit la fille du photographe Marion Leloir dans la préface de ce livre, poursuivant : « Jean-Pierre Leloir l’approchait et le photographiait avec prudence, comme il sied entre artistes. Il disait de ce personnage qui l’avait profondément marqué : « il acceptait ma présence ».

Aucun doute sur le fait que Miles Davis acceptait la présence de jean-Pierre Leloir. Chaque photographie en apporte la démonstration. Qu’il s’agisse des clichés pris sur scène au Club Saint-Germain, dans l’intimité de sa loge en compagnie de Juliette Gréco, lors d’un moment de détente sur une plage de la côte d’Azur, Jean-Pierre Leloir nous montre l’artiste, le légendaire trompettiste, mais aussi l’homme.

Les photos, tantôt en noir et blanc, tantôt en couleurs, sont accompagnées des textes et commentaires de Philippe Margotin, grand spécialiste de la musique et notamment du jazz et du rock. Il a signé précédemment des ouvrages portant sur des artistes comme Elvis Presley, les Rolling Stones, Pink Floyd, Bob Dylan ou encore Led Zeppelin.

Près de 200 pages, autant de photographies, dont certaines inédites, cette monographie parue en novembre aux éditions Glénat porte un regard lumineux sur Miles Davis et sur le travail de Jean-Pierre Leloir. Un très beau livre.

Eric Guillaud

Miles Davis, les sessions photographiques de Jean-Pierre Leloir. Glénat. 39,95€

20 Déc

Vieillir, c’est quoi ? Réponse dans Les Géants, le nouveau clip du trio nanto-manceau CORBO

Entre rock, hip hop et chanson française, il n’aura fallu que deux petites années à CORBO pour tracer sa route et imprimer son nom en lettres capitales sur l’asphalte. Pas de ralentissement prévu en 2019, le groupe travaille sur un mini-album et nous offre dans l’immédiat un nouveau clip dans lequel il est question de vieillir…

© Jean-Marie Jagu

Vieillir ou non ? Pas vraiment le choix, alors autant le faire en écoutant Les Géants, nouveau titre et nouveau clip du combo CORBO, quatre minutes ni plus ni moins pour se plonger dans son univers singulier, un savant mélange de rock, de hip hop, de chanson française avec des textes slamés, du beatbox, des synthés et une guitare ténor.

Le clip a été réalisé par Robin Alliel, un tournage en condition live aux Saulnières au Mans avec la participation du danseur Gabriel Um. Simon, chanteur et guitariste, nous en dit deux mots:

« Sur le titre Les Géants, on propose une réponse surréaliste à ce vieux démon existentiel qui nous taquine : Vieillir, c’est quoi ? »

« On avait envie de faire un truc original avec ce morceau, et notre rencontre récente avec Gabriel Um est tombée à pic. C’est intéressant pour nous d’avoir cette vision de la chanson, qu’elle soit habitée. On aime beaucoup l’idée du clip/live ; on est complètement entre les deux ».

« Le son du clip ne vient pas d’un enregistrement studio, c’est du live. Et l’image et la lumière (Antonin Subileau) sont très travaillées et dynamiques, il y a beaucoup de cuts dans le plan-séquence qui constitue la base du clip : ça c’est l’idée de Robin Alliel. On remercie vraiment Superforma et l’équipe des Saulnières de nous avoir permis de concrétiser ces idées, et aussi Maud Costa qui nous aide à ficeler le projet tout entier ».

Eric Guillaud

Plus d’infos sur CORBO ici

Les groupe sera en concert à Challans le 17 janvier dans le cadre du Festival Régions en Scènes

DÉCOUVERTE. V’Nuss, une voix soul dans un univers pop-rock

Elle a été biberonnée à la musique tous azimuts, depuis le gospel jusqu’au hip hop, en passant par le reggae, le folk, le zouk ou le RnB. Et ça se sent même si aujourd’hui Vanda-Vanessa Selmar alias V’Nuss a choisi son camp, un rock aux accents pop. La jeune femme installée à Gorges en Loire-Atlantique vient de sortir un premier album avec le groupe nantais Coloma and the K. Interview…

V’Nuss est née et a grandi sur l’île de Saint-Martin avant de rejoindre les Pays de la Loire. Depuis, la jeune-femme a multiplié les expériences musicales et affûté sa voix, une voix joliment soul qui surprend agréablement dans l’univers pop-rock qu’elle défend aujourd’hui à travers l’album So Far From the Mirror

Vous avez choisi un nom de déesse et pas n’importe lequel, V’Nuss. L’amour, c’est quelque chose que vous aimez chanter ?

V’Nuss. Le nom V’Nuss est inspiré par la contraction de mon prénom composé (Vanda-Vanessa), mais Vénus est également depuis la nuit des temps celle qui engendre les civilisations, donc donne l’image d’une femme forte, Je n’ai pas choisi ce nom pour l’amour mais plutôt pour l’image qu’il renvoie. Selon Cicéron, il existerait quatre Vénus, d’où ma diversité musicale.

Hip hop, reggae, folk, zouk, R&B… vous avez été biberonnée à tous les styles musicaux imaginables, vous avez une voix soul, mais votre premier album est plutôt teinté rock. Pourquoi ce choix ?

V’Nuss. Grâce à mes origines, j’ai été bercée par tous les styles, Saint-Martin est un vrai carrefour culturel et musical, Si aujourd’hui mon cœur penche vers le rock c’est d’une part pour me démarquer et sortir des clichés « Caraïbes = musique du soleil ou musique Caribéenne », et surtout parce qu’après m’être longtemps cherchée je me retrouve dans ce style.

Vous êtes effectivement originaire de Saint Martin, dans les Antilles. On écoute beaucoup de rock là-bas ?

V’Nuss. À St Martin/Sint Maarten, on écoute vraiment de tout même si le rock n’est pas aussi réputé qu’ic. J’ai fait mes premières découvertes grâce à des amis d’amis qui arrivaient de Métropole ou des États-Unis et grâce aussi à certaines radios (les groupes Link’n Park, Red Hot Chili Peppers …).

Le chant et les paroles c’est vous, la musique c’est Coloma and the K, un groupe nantais. Comment vous êtes-vous rencontrés ?

V’Nuss. Après avoir sorti mon Ep fin 2017, j’ai eu envie de me lancer dans un nouveau projet. J’ai alors décidé de faire appel à des auteurs-compositeurs en passant une annonce sur un site de musique. Bernard Coloma, alors en quête d’une voix pour un projet identique, a répondu à mon annonce. Nous avons échangé longuement ensemble sur l’attente de chacun puis petit à petit le projet est né. Bernard est auteur-compositeur de l’album et j’en suis l’interprète. Certains textes ont dû être retravaillés par mes soins afin qu’ils me collent plus à la peau car ils étaient déjà existants et écrits pour être chantés par un homme.

Entre votre univers et celui de Bernard Coloma, ça sonnait d’emblée comme une évidence ?

V’Nuss. En effet, la plume de Bernard se situe entre le fantastique et la poésie. Et cette façon qu’il a de pouvoir parler de faits actuels de manière imagée tout en gardant une part de légèreté grâce aux couleurs de la folk, du blues et cette guitare saturée m’a tout de suite fait tilt.

Avez-vous le sentiment que cet album vous ressemble au final ?

V’Nuss. Oui, tout à fait ! Comme je le dis souvent, je suis une artiste qui ne veut pas être cataloguée, je refuse d’être mise dans une case. Je fais la musique que j’ai envie sur le moment, peu importe le style. Il s’avère que j’adore le rock car il me procure beaucoup de bien être et de lâcher prise, mais je me ne voyais pas faire un album purement axé sur le rock et j’avais envie d’y ajouter d’autres sonorités, briser un peu plus les codes.

Quelles ont pu être vos influences pour ce premier album ?

V’Nuss. Au premier abord, je ne voulais justement aucune influence. Pour se faire je m’étais mise comme dans une bulle, nous avions une ligne conductrice « 70’s rock », Mais inconsciemment j’ai pu faire ressortir quelques influences telles que Avril Lavigne à ses débuts, Skunk Anansie…

Quel album tourne en boucle sur votre platine en ce moment ?

V’Nuss. Alors, je n’écoute pas en boucle un album en particulier, J’aime plutôt découvrir les nouveaux talents de la scène émergente et peu importe le style, Mais j’ai mes petits coups de cœur comme le chanteur franco-britannique Jon Norris et ses morceaux black roses et Cigarette burn.

V’Nuss est un projet solo. Pourtant, vous avez toujours joué en groupe, hier avec Diamond’Z D.N.A et Acoustik’ment Vôtre, aujourd’hui avec Coloma and the K. Pourquoi ? C’est plus confortable, plus rassurant pour vous ?

V’Nuss. Les Diamond’z n’était pas un groupe mais un collectif pluridisciplinaire avec differentes individualités qui se complétaient. Acoustik’ment Vôtre était un duo guitare voix de reprise ou j’évoluais quand même en solo accompagné d’un musicien. Et Coloma and the K a conçu et enregistré l’album, c’est donc tout naturellement qu’il partage avec moi l’affiche sur l’album. En tout état de cause, le confort vient du fait d’être accompagnée de musiciens sur scène, ce qui me procure encore plus de plaisir. Raison pour laquelle je suis actuellement en pleine formation de mon Band.

L’album est sorti il y a quelques jours maintenant. À quoi devrait ressembler l’agenda de V’Nuss dans les semaines à venir ? Concerts, promo… ?

V’Nuss. En effet, l’album So Far From The Mirror est sorti le 23 Novembre dernier, nous sommes actuellement en pleine promo (radio…). Nous avons depuis fait quelques dates en version électro-acoustique afin de présenter l’album, d’autres dates arrivent mais nous sommes encore en pleine recherche de prestation cette fois-ci avec le groupe que nous sommes en train de monter dans le but de viser les festivals, salles de concert…

Propos recueillis par Eric Guillaud le 19 décembre 2018

Plus d’infos sur V’Nuss ici

18 Déc

Festival Acoustic au Poiré-sur-Vie : les premiers noms de la 10e édition dévoilés

Dix ans!  Dix ans de rencontres avec des artistes de renommée nationale et internationale. Dix ans à défendre une certaine conception du festival, Acoustic se jouera du 22 au 24 mars et dévoile aujourd’hui même une grande partie de sa programmation…

© Arno Lam – Manu Katché et ses invités offriront au public le boeuf des 10 ans

Yann Tiersen, Thiéfaine, Dominique A, Thomas Dutronc, Louise Attaque, Cascadeur, Maxime Leforestier… En 10 ans, le festival a vu passer sur sa scène quelques-uns des plus grands noms de la chanson française, quelques stars internationales aussi comme Asaf Avidan, Peter von Poehl ou encore Keziah Jones.

Des noms mais aussi une certaine idée de ce que doit être un festival, Acoustic a un esprit convivial, presque intime, avec une salle réaménagée pour l’occasion et une jauge limitée à 1200 personnes par soirée.

Au programme cette année, et en commençant par la fin, Charlie Winston, Clara Luciani et Naya le 24 mars, une tête d’affiche mystère (pour le moment!) le 23 mars, Illona Bolou, Hugo Barriol et le bœuf des 10 ans le 22 mars.

Quésako le boeuf des 10 ans ? Une fête autour de l’immense batteur Manu Katché et ses invités, tous passés par le festival, une soirée qui réunira Keziah Jones, Tété, Hugh Coltman et un invité surprise.

La billetterie est ouverte. Les pass 3 jours vont de 90 à 95€, la soirée oscille à plein tarif entre 34 et 47€

Eric Guillaud

Plus d’infos sur le festival ici

Le Nantais Voyou reprend le titre Jardin d’hiver du chanteur Henri Salvador pour une compilation de chansons de Noël

À la demande de la plateforme musicale Deezer, 29 artistes français ont signé des reprises de chansons de Noël ou d’hiver réunies dans une compilation baptisée Le Grand Noël. Parmi eux, le Nantais Voyou et le titre Jardin d’hiver écrit par Benjamin Biolay et Keren Ann pour Henri Salvador…

© Camille Dronne

Si vous n’avez jamais entendu parler de Voyou, alors ça ne devrait pas tarder. C’est l’artiste qui monte en ce moment sur la place de Nantes. Lauréat Fair 2019, Voyou prépare actuellement un premier album qui sera disponible le 15 février prochain. Son nom : Les bruits de la ville.

En attendant, le Nantais multiplie les expériences, ici un clip en compagnie de la chanteuse Yelle, là une reprise de la magnifique chanson Jardin d’hiver pour une compilation proposée par Deezer. L’exercice n’est jamais facile, Voyou s’en sort très bien en s’appropriant l’oeuvre de très belle façon.

Le rendez-vous musical de France Télévisions, Basique, a eu l’excellente idée de l’enregistrer lors d’une session live. On monte le son, attention frissons…

Plus d’infos sur Voyou ici