24 Nov

Wicked Love : les Nantais Das Kinø balayent d’un clip la suprématie masculine

Attention, avant d’aller plus loin, il est de notre devoir de vous avertir que certaines images du clip peuvent heurter la susceptibilité des mâles dominants. Pour les autres, tous les autres et bien sûr toutes les autres, le groupe nantais Das Kinø offre une très belle mise en image de son titre Wicked love, extrait de son album The Call of a Vision…

extrait clip Wicked Love

extrait clip Wicked Love

En avril 2017, nous vous parlions ici de The Call of a Vision comme d’un album à l’atmosphère sensuelle, romantique et parfois mélancolique. Il aurait été bon de rajouter un dernier adjectif : anticonformiste.

La mise en images de son titre Wicked Love vient nous le rappeler aujourd’hui. Plus qu’un clip, David Darricarrère et Léa Colombet nous offrent un véritable court métrage sur cette foutue domination masculine ancrée dans notre inconscient depuis des siècles pour ne pas dire des millénaires. 

Regardez, écoutez et lisez… David et Léa nous racontent la genèse de ce titre et du clip pour lequel ils sont passés avec bonheur à la réalisation…

« Ce titre a été composé il y a quelques années et nous l’avons retravaillé pour l’inclure dans l’album de Das Kinø. Au départ, l’idée est de pointer du doigt l’instinct primitif et irrespectueux de l’Homme vis-à-vis de la Femme. Il s’agit de dénoncer sa volonté éternelle de prendre le pouvoir sur elle, de la considérer parfois comme un objet, d’utiliser son image de manière dégradante ou parfois comme une « conquête démonstrative » gage de réussite. Il suffit d’allumer sa TV, de regarder certains clips, de se balader dans les rues, de passer des soirées dans les bars pour être régulièrement le témoin de ce genre d’abus… Bien entendu, à la fois, ce thème est très bateau et ne concerne, heureusement, qu’une minorité d’hommes mais nous assumons complètement l’idée de juste mettre une petite pierre supplémentaire, avec cette chanson, à l’édifice de ce combat presque éternel ».

Une mélodie légère pour un sujet grave

« C’est ce qui était intéressant de notre point de vue. La naïveté des arrangements et des mélodies symbolise la « légèreté » avec laquelle beaucoup de gens considèrent encore ce sujet. Les paroles très crues et le côté « punk » du clip viennent contraster pour marquer le paradoxe de l’époque que nous vivons. Nous n’avons, d’ailleurs, pas hésité une seconde à malmener la structure originale du morceau pour servir, au mieux, l’histoire que nous voulions raconter ».

Marre de l’électro-pop guimauve

« Nous ne voulons pas être assimilés au schéma de l’électro pop telle qu’il est beaucoup véhiculé en ce moment. C’est un style de musique qui est devenu très lisse et très sage. Dès lors que l’on met du synthé et une boite à rythmes on devient un groupe « électro-pop », c’est affligeant… Pourtant, nous avons été catalogués ainsi puisqu’il est nécessaire de mettre des étiquettes. Nous avons, sans regret, fait réalisé deux précédents clips que nous aimons beaucoup, mais en prenant les commandes de notre propre réalisation, nous avons aussi voulu porter des messages plus personnels à l’écran. Nous nous sommes mis en scène pour ne pas tricher et se cacher derrière des artifices inutiles. Nous pensons qu’un artiste doit incarner l’histoire qu’il raconte, sinon ça ne sert à rien… C’est fade. Nous nous sommes débrouillés pour, pratiquement, tout faire nous mêmes ».

Une approche cinématographique et un message engagé

« Nous avons déjà validée l’envie de continuer la réalisation. Nous avons adoré cette expérience. Et puis, nous nous sommes autorisés à incarner le nom de notre groupe (Das Kinø signifiant le cinéma en Allemand) en proposant une sorte de court-métrage. Nous avons aussi la volonté de véhiculer des messages plus engagés. Les retours, nous le savons, ne seront pas forcément unanimes, mais cela nous est égal. Notre principale préoccupation est de simplement faire les choses qui nous plaisent, sans retenue.  Des nouveaux morceaux arrivent car nous avons commencé la production de notre second album et ils seront prétextes à aller encore plus loin dans nos envies cinématiques ».

Plus d’infos sur Das Kinø ici

23 Nov

Guilty Species : l’hypnotique quatrième album de Jessica93 dans les bacs

Inutile de vous fatiguer à taper 3615 sur le clavier de votre ordinateur pour le dénicher, Jessica93 n’a pas grand chose à voir avec les fameux services du feu Minitel rose même si son dernier album Guilty Species a forcément un petit quelque chose de « sex, drugs & rock’n’roll »…

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« Sex, drugs & rock’n’roll ». Voilà bien un cliché qui le fait toujours marrer et en même temps l’inspire. Car si son nouvel album parle de l’humain, cette espèce coupable, guilty Species en anglais, c’est finalement pour mieux parler de ce qui nous amuse dans la vie. Mais ce qui étonne à la première écoute de l’album, c’est sa proximité avec Pornography des Cure, une proximité qui s’affirme par les rythmes hypnotiques, les guitares incandescentes, la voix sous effet de Geoffroy Laporte aka Jessica93, plus largement par l’esprit et l’énergie qui s’en dégagent.

Punk is not dead

Geoffroy Laporte déteste qu’on le compare, qu’on lui cherche des influences, mais c’est un fait, impossible d’écouter Guilty Species sans penser à cet album de Robert Smith et de sa bande, un retour brutal de quelques 35 années en arrière –  aïe ça pique! – mais un retour à la meilleure époque du rock finalement, quand les groupes punk en avaient rien à faire de leurs aînés – et de la bienséance – et cherchaient à explorer de nouvelles voies plutôt que de copier ce qui s’était déjà fait mille fois.

Et c’est vrai qu’il est un peu dans cet esprit-là Geoffroy Laporte, avec des influences certes, mais surtout avec cette envie folle d’avancer là où il a décidé d’avancer, incapable de s’insérer dans le monde bien comme il faut, de se résoudre à une vie ordinaire avec femme, enfants, maison, voiture, chats et chien, mais capable de passer deux ans de sa vie à travailler sur un album seul dans son coin, sans se prendre la tête avec le temps et l’argent, de faire la musique qui lui plait vraiment, parfois sur des instruments à deux balles, et peu importe des ressemblances éventuelles, puis à de l’enregistrer seul ou presque dans un studio qu’il connait bien pour y avoir déjà enregistré ses albums précédents, en analogique s’il vous plait, rien que pour le plaisir d’obtenir « un grain mortel », comme il dit, un son de caractère qui va forcément faire son petit effet sur nos platines vinyles.

Faites chauffer les courroies !

Une écoute, deux, trois, quatre… On ne s’en lasse pas de ce nouvel opus du Parisien. Guilty Species a en effet du caractère, un fichu caractère même, huit morceaux qui respirent le rock’n’roll, le sexe, l’urgence de la vie, et parmi eux quelques morceaux dignes de tourner en boucle dans nos têtes un sacré bon moment comme R.I.P. in Peace ou Anti Cafard 2000.

Côté artwork, le vinyle est assez sobre, une photo floue de la bouche d’une amie aujourd’hui disparue, Julia Judet, à qui l’album est d’ailleurs dédié, pas de nom sur la pochette, quelques photos visiblement assez anciennes à l’intérieur et les paroles, oui, toutes les paroles pour vos soirées karaoké.

Si vous voulez en savoir un peu plus sur Jessica93, je vous conseille vivement sa longue, très longue, interview accordée au site metalorgie.com. C’est disponible ici.

Eric Guillaud

Guilty Species (Teenage Menopause / Music Fear Satan)

Cabadzi à la fête foraine pour le troisième extrait en images de l’album Cabadzi X Blier

Avec leur nouveau clip « Oui » posté sur les réseaux sociaux ces derniers jours, les Cabadzi nous embarquent dans l’ambiance festive d’une fête foraine pour nous parler de la grande roue de la vie qui tourne parfois un peu trop vite. Roulez jeunesse…

© extrait du clip

© extrait du clip

Ils ont attrapé le pompon les Cabadzi ! Depuis la sortie de leur album dédié à l’univers de Bertrand Blier, on ne parle plus que d’eux. Télérama, Les Inrocks, ou encore Rock’n’Folk qui s’est invité ce mois-ci chez Bertrand Blier pour parler musique, disques et vinyles, tous font l’éloge de Cabadzi X BLier paru le 22 septembre dernier. Et ils ont raison tant le concept imaginé par Lulu et Vikto est vraiment singulier. Après Undeuxtrois et Polaroïd que nous vous présentions ici-même il y a quelques semaines, le duo nantais nous emmène à la fête foraine cette fois pour leur nouveau clip « Oui ». On n’est pas bien là ?

Chichis, barbes à papa, autos-tamponneuses… Lulu nous parle de ce superbe clip réalisé par Marian Landrieve

« Ce titre est celui où on reconnaît le plus aisément la filiation avec l’oeuvre de Blier. Dans beaucoup de ses films, et en particulier dans Les Valseuses, on y suit un duo masculin, souvent mêlé au monde de la nuit, de la fête. C’est ce qu’on avait envie de recréer. 

On a donc cherché un « décor » un peu désuet, le plus 70/80’s possible et c’est juste à côté de notre studio qu’on l’a trouvé, dans une petite fête foraine qui se déroulait pas très loin de Clisson.

Nous avons tout filmé en une soirée avec le moins d’équipement possible pour se fondre plus facilement dans la foule, sans que les gens nous remarquent trop. 

Pour donner au clip une sensation particulière, nous avons joué et chanté le texte 2 fois plus lentement qu’il fallait pour pouvoir, au montage final, donner la sensation que nous, nous étions dans le bon tempo mais que tout autour de nous allait trop vite. C’est un peu ce que le texte raconte et c’est aussi une caractéristique très présente dans les films de Blier. »

Propos recueillis par Eric Guillaud le 23 novembre 2017

Plus d’infos sur Cabadzi ici

19 Nov

Istanbul is sleepy : le nouvel EP de The Limiñanas

Tout beau tout chaud, le nouveau Limiñanas vient de rejoindre les bacs de nos disquaires préférés. Aucun nom sur la pochette mais l’artwork signé Thierry Guitard suffit à lui-seul pour le repérer…IMG_1429

Un an et demi après l’excellent album Malamore et une belle tournée à travers la France et ailleurs, notamment en Australie, The Limiñanas nous revient avec quatre titres éclaireurs d’un album annoncé pour le 26 janvier 2018.

En attendant, voici de quoi patienter dans la joie, la bonne humeur et en belle compagnie. Outre la famille Limiñana, Marie et Lionel, l’album compte une petite poignée d’invités de marque à commencer par Emmanuelle Seigner, oui oui, qui chante sur le titre Shadow People et Anton Newcombe, leader du groupe de rock psychédélique The Brian Jonestown Massacre, qui pour sa part chante et joue notamment de la guitare sur Istanbul is Sleepy.

Et ce n’est pas fini ! Le dandy rock Bertrand Belin, le groupe australien The Pink Tiles et la charmante Nika leeflang, qui accompagnait les Limiñanas en tournée, sont aussi venus prêtés main forte.

Pour le reste, rien n’a changé, la musique des Limiñanas est toujours un doux mélange d’influences, du rock garage psychédélique avec des accents gasbourgiens évidents, des petites touches velvetiennes, un esprit 60’s qui donne envie de se rhabiller en Mods et quelques influences cinématographiques. « De la musique bricolée à la maison par deux fondus de garage punk des années soixante et de musique tordue française. Saupoudrée d’influences catalanes et pieds-noirs espagnoles », nous déclarait Lionel dans une interview en mai 2016.

On attend l’album avec une certaine impatience pour ne pas dire une radicale nervosité.

Eric Guillaud

Istambul is sleepy (Because Music)

17 Nov

Hellfest 2018 : mon pirate Johnny Depp ce rockeur

Johnny Depp au Hellfest ! Si l’annonce de sa venue avec Hollywood Vampires a créé le buzz cette semaine, le pirate des Caraïbes n’a jamais été loin du rock’n’roll que ce soit dans sa vie privée ou sur un plateau de cinéma. Certains rêvent de devenir acteur, lui a toujours voulu être une rock star…

© MaxPPP - Felis Luna/Geisler-Fotopress

© MaxPPP – Felis Luna/Geisler-Fotopress

Tout le monde connaît le johnny Depp acteur et réalisateur, beaucoup moins le Johnny Depp guitariste. Pourtant, il a commencé sa carrière comme musicien. C’était son rêve de devenir une rock star. Plus tard, son parcours cinématographique, sa vie privée, seront jalonnés de références au rock’n’roll à commencer bien évidemment par son rôle du capitaine Jack Sparrow dans Pirates des Caraïbes, inspiré par le personnage de bande dessinée Pepe le Pew et surtout par le guitariste des Rolling Stones Keith Richards.

La suite ici

Festival Culture Bar-Bars 2017 : rencontre avec Paco Rodriguez aka Sitarsonic, ex-guitariste du groupe bordelais Gamine

Attention, un musicien venu d’ailleurs se pose à califourchon, enfourche son sitar électrique et vous invite à vivre la Trans mystique le temps de trois concerts dans le cadre du festival Culture Bar-Bars à Nantes.

© Denis Leroy

© Denis Leroy

Avec sa chevelure, ses bagues et ses tatouages, on pourrait croire que Sitarsonic débarque tout droit de Goa en Inde. Erreur, Paco Rodriguez est bel et bien français et n’a rencontré le Sitar qu’en 1994. Dans une autre vie, il était le guitariste du légendaire groupe bordelais Gamine (Voilà les anges), pendant pop d’un autre fameux groupe de l’époque lui aussi girondin  : Noir désir ! Également producteur, il a façonné le premier album des Little Rabbits et celui du groupe Autour de Lucie.

Sitarsonic tourne depuis 2000 et en est à son 7e album auto-produit: « Radio Mantra « (2016) explore des horizons de plus en plus mystiques alliant compositions et Mantra, les chants religieux bouddhistes hypnotiques. Extrait…

 

Sur scène, Paco est accompagné pour cette mini-tournée en improvisation par French Tourist qui lui ne se contente pas de passer les disques mais accompagne les nappes avec des sons et des instruments bien à lui (Shruti Box, Theremin, Scratch, Percussions). Derrière le nom d’artiste French Tourist se cache une vieille connaissance du temps des Little Rabbits. En effet, le Nantais Laurent Allinger sévit en tant que DJ depuis un bon quart de siècle sur la scène nantaise. En solo ou dans des projets artistiques qu’il aime comme ces tournées qu’il organise des deux côtés de l’Atlantique avec les rockers et bluesmen de Tucson en Arizona.

Nous avons rencontré nos deux compères après leurs 2 heures de live à La Motte aux cochons (44) le 11 novembre. Ils évoquent dans cet extrait d’interview la culture du café concert en France…

Sitarsonic sera en concert les 24, 25 et 26 novembre dans les bars nantais : Cour 87, L’R de rien et Chez Lulu.

Plus d’infos sur Sitarsonic ici

Denis Leroy

16 Nov

Hellfest 2018 : retour sur les 13 premiers noms dévoilés cette semaine

On pressentait fortement la venue d’Iron Maiden, c’est confirmé. On espérait celle de Guns N’Roses, rien n’est joué. Mais l’affiche est loin d’être complète. Près de 150 autres noms seront dévoilés d’ici quelques jours ou semaines. En attendant, on se raccroche aux 13 premiers noms lâchés dans un élan de générosité très contrôlé. Retour sur une semaine chargée…

© MaxPPP - Frédéric Dugit

© MaxPPP – Frédéric Dugit / Bruce Dickinson, leader du groupe Iron Maiden

Lundi. Tout le monde s’attendait à connaître les premiers noms lundi à 13h13 histoire de rester dans l’esprit du teasing mis en place il y a quelques semaines pour annoncer l’ouverture de la billetterie le 13 octobre à 13h13. Mais les noms ou plus exactement l’unique nom du jour est finalement tombé à 14h13. Pourquoi 14h13 ? Peut-être pour se mettre à l’heure anglaise car… oui… le légendaire groupe britannique Iron Maiden sera bien à l’affiche de la 13e édition du festival des musiques extrêmes qui se jouera du 22 au 24 juin 2018 à Clisson. Quant à Guns N’Roses, on doit encore patienter…

Mardi. Après Iron Maiden hier, on pouvait s’attendre aujourd’hui aux Guns N’Roses mais c’est Judas Priest, Nightwish, Megadeth et Hollywood Vampires qui sortent du chapeau, ce qui porte à cinq le nombre de groupes dévoilés pour cette 13e édition…

Beaucoup d’entre nous sommes plus habitués à le voir jouer au cinéma que dans une salle de concert mais oui, Johnny Depp fait aussi de la musique avec ses amis Alice Cooper et Joe Perry dans un groupe de hard rock baptisé Hollywood Vampires, en activité depuis 2015. Le trio a même sorti un premier album de reprises en 2015 qui n’a pas franchement reçu un accueil enthousiaste de la part des médias.

 Eux ne font pas de cinéma – quoique un peu quand même sur scène – mais de la musique à 100% et depuis très longtemps, parfois même très très longtemps, Judas Priest, Nightwish, Megadeth rejoignent également l’affiche de cette 13e édition dont il nous manque encore plus de 150 noms.

Contrairement à Hollywood Vampires, ces trois derniers poids lourds du métal ont tous déjà joué sur la scène du Hellfest, Megadeth par quatre fois, en 2007, 2012, 2014 et 2016, Judas Priest par deux fois en 2011, 2015 et Nightwish en 2015.

Mercredi. Toujours pas de Guns N’Roses en vue ce mercredi mais les organisateurs du Hellfest ont dévoilé quatre nouveaux noms, et pas des moindres, qui rejoignent Iron Maiden, Judas Priest, Nightwish, Megadeth et Hollywood Vampires sur l’affiche 2018…

Et ces groupes sont : Avenged Sevenfold, Marilyn Manson, Limp Bizkit et Stone Sour.

Des millions d’albums vendus à travers le monde, 17 millions d’amis sur Facebook, 9 albums studio, des récompenses à ne plus savoir qu’en faire… c’est une très grosse pointure du heavy metal américain qui débarquera en juin prochain au Hellfest.

Déjà à l’affiche du festival en 2014, Avenged Sevenfold pourrait bien faire trembler la terre clissonnaise avec sa musique qui allie metalcore et hard rock plus classique, la brutalité d’un côté, la mélodie de l’autre. Le concert de 2014, donné juste derrière celui d’Aerosmith, avait très fortement impressionné les festivaliers présents. Il revient cette fois en tête d’affiche et il le mérite…

Trois autres groupes américains s’ajoutent à la programmation aujourd’hui, Marilyn Manson, Limp Bizkit et Stone Sour, tous déjà passés par le Hellfest.

Jeudi. Dernière salve de noms avant un retour au calme de quelques jours, voire quelques semaines, et la divulgation de l’intégralité de l’affiche du Hellfest 2018. Au menu de ce jeudi, A Perfect Circle, Body Count, Deftones et Parlway Drive, trois revenants et un nouveau – ou presque – venu à Clisson et toujours pas de Guns N’Roses…

Les mauvaises langues pourraient dire « rien de nouveau sous le soleil de Clisson » puisque Body Count, Deftones et Parkway Drive sont déjà passés par le Hellfest. Mais il y a tout de même un petit nouveau, le groupe américain A Perfect Circle n’a en effet, comme le soulignent les organisateurs du festival, jamais foulé la verte prairie du Hellfest.

Le groupe non mais son leader oui. Maynard James Keenan est par ailleurs le chanteur de Tool et de Puscifer. Ce dernier fut programmé en remplacement de Down suite à la polémique liée au salut nazi de Phil Anselmo en 2016…

Le groupe de nu metal américain Deftones avait littéralement enthousiasmé les festivaliers en 2010 avec un show d’une incroyable intensité. Il revient donc en 2018 avec quelques années de plus, un musicien en moins, le bassiste Chi Cheng décédé en 2013, et deux albums studio supplémentaires dont le fameux Gore jugé par les spécialistes plus rock et ambiant. 

Eux aussi sont américains, les Body Count sont passés par le Hellfest en 2015 sur la scène d’une Warzone archi-bondée pour l’occasion, une foule curieuse de découvrir le leader du groupe, le rappeur et acteur Ice-T. Si vous n’avez pas pu comme beaucoup approcher de la zone en 2015, alors voici l’occasion d’une séance de rattrapage…

La suite prochainement

INTERVIEW. Un CD, un DVD et une BD pour les 30 ans de scène d’Elmer Food Beat

Vous allez me dire que ça fait bientôt deux ans qu’ils fêtent leurs trente ans de scène. Et vous avez entièrement raison. Mais les Elmer Food Beat ne s’en lassent pas de fêter les bonnes choses, nous non plus. Tout avait commencé avec l’album studio « À Poil les filles » sorti début 2016, les revoici avec un « Live en public avec des gens devant » en CD et DVD mais aussi avec une BD, oui oui, une BD un peu cochonne réunissant cinq histoires tirées de leurs chansons. Quand les Elmer Food Beat inventent l’actualité permanente…

© Jardin d'images

© Jardin d’images

Un album studio, une tournée interminable à travers l’hexagone, un concert de fou aux Nefs en juin 2016 et aujourd’hui un album live CD et DVD ainsi qu’une BD, c’est l’apothéose de pratiquement deux années de célébration marquées aussi, malheureusement par la disparition de Twistos.

« Nous n’avons pas songé à arrêter. Pour lui, pour continuer son oeuvre et son message de légèreté… », nous a confié Manou dans cette interview…

Trente ans de scène, c’est beaucoup et peu à la fois. Est-ce que vous avez réalisé tout ce dont vous rêviez ?

Manou. Presque tout. Il ne reste plus qu’à faire la première partie des Beatles. Ecrire une chanson avec Calogéro pour Johnny. Faire un duo avec Lady Gaga. Et jouer à Barcelone.

Si on vous donnait la possibilité de recommencer votre vie artistique à zéro, vous feriez quoi ?

Exactement la même chose, mais avec les organes de John, Paul et Rocco en plus.

Lors de ce fameux concert aux Nefs, le 11 juin 2016, vous êtes montés sur scène avec la musique de la série télévisée Happy days, c’était un jour particulièrement heureux pour vous ?

À chaque fois que l’on monte sur scène c’est un jour heureux pour nous.

On a une pensée bien évidemment pour Twistos qui était encore de ce monde à l’époque. On le voit jouer, chanter. Et puis… cette putain de maladie. Comment rester léger après ça ? Vous avez pensé arrêter ?

Non, nous n’avons pas songé à arrêter. Pour lui, pour continuer son oeuvre et son message de légèreté.

On le voit sur les images du DVD, il y a avait des gens devant la scène, des vrais gens, plein même, c’est d’ailleurs marqué sur la pochette de l’album, « avec des gens devant ». Vous les avez payés ?

Ça nous a coûté un bras, mais ça en valait la peine. Ils ont bien crié et applaudi, c’était beau…

Des punks, des ordinaires, des jeunes, des vieux, des gens seuls, des familles, des hommes, des femmes, plein de femmes, de très jolies femmes… c’est tout ça le public d’Elmer Food Beat ?

Oui exactement, c’est tout ça et bien d’autres encore. Surtout les belles filles.

Ça vous fait toujours chaud au cœur de voir cette belle popularité après 30 ans de scène ou vous êtes complètement blasés ?

Je crois même qu’on savoure davantage aujourd’hui, avec le recul, avec l’expérience. On se rend compte qu’on a une chance unique de vivre ça encore et toujours. Et d’autant plus avec le départ de notre pote, on se dit qu’on doit en profiter encore davantage.

Un album studio, une tournée, un concert exceptionnel aux Nefs, un live en CD-DVD et même une BD. On ne risque pas de l’oublier cet anniversaire. Si vous deviez en garder un souvenir, ce serait qui ou quoi ?

Un souvenir en particulier, je ne sais pas. Peut-être un concert d’exception à la Cigale le 4 juin 2016, vraiment un concert de folie, avec un des plus beaux rappels qu’on n’ai jamais eu. Et notre dernier concert avec Twistos à La Turballe le 24 juin 2017…

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On parlait de la BD à l’instant, est-ce que votre personnage de scène ne vient pas un peu de cet univers-là ?

Tout à fait Elmer Food Beat est vraiment un groupe directement issu de l’univers BD et également dessins animées à la Tex Avery.

Qu’est-ce qui vous a le plus influencé finalement dans votre parcours ?

Les Beatles, les Ramones, Coluche, Gotlib, Charles Bronson et Clint Eastwood.

À la fin du concert, vous affirmez que vous ferez encore plein de disques dans les trente prochaines années. Promis, juré ?

Promis, juré, craché…

Merci Manou, merci Elmer Food Beat. Propos recueillis le 14 novembre 2017 par Eric Guillaud

Manou et Grand Lolo seront en dédicaces à la Fnac de Nantes mercredi 15 novembre à 15h et au Salon international du disque à Rezé le 26 novembre à partir de 14h.

Plus d’infos sur Elmer Food Beat ici

DVD 30 ANS ELMER FOOD BEAT JUIN 2017 DIGIPACK 3 VOLETS DBXXX23X

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