08 Déc

VedeTT : un nouvel EP dans le tambour

Ça roule pour VedeTT. Le groupe angevin, projet de Florent Vincelot aka Nerlov, sort cette semaine un nouvel EP, ainsi qu’un clip, et vous invite à le retrouver sur scène au Joker’s Pub à Angers dimanche 10 décembre…

© JÇrìme Sevrette

© JÇrìme Sevrette

Non, VedeTT n’a rien à voir avec la célèbre marque de machines à laver, encore moins avec la bière belge, VedeTT c’est le nom d’une formation angevine qui malgré un changement de line-up quasi-perpétuel s’est imposée sur la scène angevine et au delà avec un style bien à elle, une pop planante et raffinée, parfois chantée en français, beaucoup en anglais.

Nous avions interviewé Nerlov à l’occasion de son concert au festival Levitation France à Angers en septembre dernier, il nous expliquait alors ce qu’était VedeTT en ces quelques mots :

« C’est de la musique globalement rock… Ça passe par pas mal de choses différentes et ça évolue à chaque fois. Le premier album « Tuer les gens » est un peu new wave, un peu 80’s, un peu mélancolique… ».

À ceux qui pensaient trouver chez lui des influences Daho, Nerlov rétorquait : « Etienne Daho, je ne connais pas bien… Il parait qu’il faut que j’écoute les premiers albums pour comprendre la référence ».

« Pour faire simple, le groupe que j’ai le plus écouté et dont je m’inspire en grande partie pour ce projet, c’est Radiohead, mais ça y ressemble pas vraiment… Tant mieux. La base de VedeTT, c’est : « Le bad, la tension et le côté planant »… Ce qui m’inspire, c’est plutôt tout ce qui nous entoure que juste quelques groupes… Ça peut faire branleur/écorché/Raphaël de dire ça, mais c’est vraiment le cas ! »

Peut-être Nerlov les a-t-il finalement écoutés ces premiers albums de Daho, peut-être a-t-il plus vraisemblablement continué à écouter Radiohead, quoiqu’il en soit, ce nouvel EP qui sort le 8 décembre affiche de belles couleurs pop et indie. Losing All, c’est son nom, permet à VedeTT d’explorer de nouvelles voies, plus énergiques et dansantes avec It Seems To Be Natural, nonchalantes et élégamment jazzy avec Eyes. Ajoutez Losing All et  Get Off The Road qu’accompagne un clip très sombre, très inquiétant, et vous obtiendrez un EP qui tient sacrément bien la route.

Eric Guillaud 

Plus d’infos sur VedeTT ici. Le groupe sera en concert le 10.12 à Angers, le 11.12 à Paris, le 14.12 à Nyon, le 15.12 à Bulle, le 16.12 à Saint Gallen…

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30 Nov

INTERVIEW. Dix questions à After the Bees avant sa release party le 7 décembre à Stereolux

Il y a un mois sortait Let’s Rise, le premier album du duo folk nantais After the Bees. À quelques jours de la release party à Stereolux à Nantes, le 7 décembre, nous avons voulu savoir comment Cécile et Alexandra avaient vécu toute cette période. Rencontres, influences, travail sur la scénographie… elles nous disent tout ici et maintenant.

© Jean-Marie Jagu

© Jean-Marie Jagu

Votre premier album, Let’s Rise!, est sorti il y a maintenant un mois. Comment vous sentez-vous ?

Cécile. Nous sommes très contentes, parce qu’il a un bel accueil, et aussi parce qu’on va fêter cette sortie d’album dans de belles salles : La Luciole à Alençon le 2 décembre et Stereolux à Nantes le 7 décembre. La « release party » à Nantes nous fait d’autant plus plaisir que nos amis Mathias Delplanque, Nathalie Bernardini, Stéphane Babiaud et Céline Challet participent à cette soirée, pour la plupart en jouant des arrangements spéciaux sur nos morceaux!

J’imagine que la période a été particulièrement féconde en émotions et en rencontres de tous types. S’il fallait en retenir une, quelle serait-elle ? Et pourquoi ?

Cécile. After the Bees est un projet qui favorise les rencontres improbables, les lieux atypiques, les situations extraordinaires. Depuis que nous tournons ensemble, c’est un peu notre quotidien. Pour ne citer qu’un moment : le soir de la sortie de l’album, certaines personnes nous ont chanté des titres, parce qu’ils les avaient écoutés et aimés. Ça fait tout drôle, d’un coup le morceau appartient à tout le monde… C’est super émouvant.

Ce n’est jamais parfait un album. Il y a toujours quelques chose qui chagrine. On se dit qu’on aurait dû faire ceci ou cela autrement… C’est votre cas ? Avec le recul, il y a des choses que vous souhaiteriez changer ?

Cécile. Nous avons suivi chaque étape avec minutie. Nous voulions avoir du plaisir à l’écouter et à le faire écouter. La pochette aussi, réalisée par Coralie Marie sur une illustration d’Elise Roy, est vraiment belle, ça nous fait plaisir de présenter un bel objet! Bien sûr, dans un projet comme une réalisation d’album il y a des embûches. C’est une aventure qui a débuté il y a presque deux ans, alors sur une longue période, il y a des hauts et des bas, c’est bien normal! Nous apprenons de tout cela, nous ferons différemment pour le prochain, certainement…

On se nourrit toujours des anciens. Quelles ont pu être vos influences pour ce disque ?

Cécile. On se nourrit des anciens, et des nouveaux aussi. Souvent on cite Neil Young, référence aux cheveux blancs dont l’incroyable modernité musicale nous bouscule toujours. Nous avons toutes les deux écouté PJ Harvey en boucle dans notre chambre d’ado, aussi. Mais les sons qui nous attirent aujourd’hui sont des voix et des ambiances sonores comme ALT J, Half Moon Run, Moddi, My Brightest Diamond, Asgeir, Low Roar, Sigur Rós…

Quel album tourne en boucle chez vous en ce moment ?

Cécile. Là tout de suite, c’est un titre qui tourne : « Ego Song » de Chien Fantôme…

Quel est le dernier concert qui vous a bouleversé ?

Cécile. PJ Harvey à la Route du Rock, c’était fantastique!

Pensez-vous que le duo que vous formez Alexandra et Cécile est la bonne combinaison pour After the Bees ?

Cécile. Nous avons encore beaucoup d’envies de compositions ensemble, ce n’est que le début, on espère! On commence à expérimenter des sons avec notre collaborateur Christophe Sartori. Pour l’instant, on ne sait pas où ça va nous mener… On n’est pas à l’abri de voir la famille s’agrandir!

Un concert d’After the Bees c’est aussi une scénographie, une immersion dans des images. Pouvez-vous en dire un mot de ce spectacle qui accompagne l’album?

Cécile. On a envie que l’univers s’étende. On a envie de partager cette sensation qui nous parcourt quand on compose, souvent dans des endroits reculés, près de la nature. La scénographie vient d’un tableau du plasticien italien Claudio Palmieri : « Fluorescenza ». Nous voulions intégrer le tableau, en faire notre scénographie. Nous voulions capturer des images des lieux de résidences de composition et les utiliser comme lumière projetée sur nous pour fabriquer une lumière organique, mouvante. Christophe Sartori nous a accompagnées dans cette création, d’abord sur la scénographie et puis sur le mapping vidéo. On a demandé à Xavier Cailleau (les films du Dissident) de tourner les images. Et puis on a eu l’aide d’Anne-Cécile Gauthier, pour la cohérence visuelle, et c’est aujourd’hui l’éclairagiste et vidéaste Emmanuel Larue qui pilote tout cela.

Vous serez sur la scène de Stereolux le 7 décembre pour votre release party. Que représente cette soirée pour vous ?

Cécile. Nous sommes nantaises. C’est donc une grande fête que cette date du 7 décembre. On a hâte de présenter le nouvel album à ceux qui ne l’ont pas encore écouté, on a hâte de montrer ce qu’on est aujourd’hui sur scène. On a hâte de partager, ça va être chouette!

On me dit qu’il y aura des invités et des surprises. On peut en savoir un peu plus?

Cécile. Mathias Delplanque ouvrira la soirée. C’est un bidouilleur de sons dont l’univers est étonnant. C’est beau. Nous avons depuis longtemps cherché à travailler ensemble sans trouver le temps. C’est chose faite! Il interviendra sur l’un de nos morceaux!

Nathalie Bernardini, chanteuse et guitariste, intervient sur les albums d’Orange Blossom depuis longtemps. Elle a également joué en duo avec Alexandra au tout début du projet After The Bees. Nous avions envie d’essayer de faire sonner trois voix de femmes ensemble sur quelques morceaux. Et ça fonctionne plutôt bien…

Stéphane Babiaud est un ami musicien de longue date. Nous avons foulé les bancs du conservatoire ensemble, étant ados! Nous avions très envie de collaborer, de mélanger des univers. Et là aussi ça nous plaît bien…

Céline Challet alias Rose Boy est la complice musicale d’Alexandra depuis toujours. Elles ont joué ensemble dans Darling. Artiste multiple, elle compose aujourd’hui pour la scène dans le Groupe Fluo, entre autres… C’était donc évident qu’elle devait venir jouer avec nous. Elle terminera la soirée par un DJ set préparé pour l’occasion…

Merci Cécile et Alexandra

Plus d’infos sur After the Bees ici et  

After the Bees sera en concert le 2 décembre à La Luciole à Alençon, le 7 décembre à Stereolux à Nantes

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15 Nov

INTERVIEW. Un CD, un DVD et une BD pour les 30 ans de scène d’Elmer Food Beat

Vous allez me dire que ça fait bientôt deux ans qu’ils fêtent leurs trente ans de scène. Et vous avez entièrement raison. Mais les Elmer Food Beat ne s’en lassent pas de fêter les bonnes choses, nous non plus. Tout avait commencé avec l’album studio « À Poil les filles » sorti début 2016, les revoici avec un « Live en public avec des gens devant » en CD et DVD mais aussi avec une BD, oui oui, une BD un peu cochonne réunissant cinq histoires tirées de leurs chansons. Quand les Elmer Food Beat inventent l’actualité permanente…

© Jardin d'images

© Jardin d’images

Un album studio, une tournée interminable à travers l’hexagone, un concert de fou aux Nefs en juin 2016 et aujourd’hui un album live CD et DVD ainsi qu’une BD, c’est l’apothéose de pratiquement deux années de célébration marquées aussi, malheureusement par la disparition de Twistos.

« Nous n’avons pas songé à arrêter. Pour lui, pour continuer son oeuvre et son message de légèreté… », nous a confié Manou dans cette interview…

Trente ans de scène, c’est beaucoup et peu à la fois. Est-ce que vous avez réalisé tout ce dont vous rêviez ?

Manou. Presque tout. Il ne reste plus qu’à faire la première partie des Beatles. Ecrire une chanson avec Calogéro pour Johnny. Faire un duo avec Lady Gaga. Et jouer à Barcelone.

Si on vous donnait la possibilité de recommencer votre vie artistique à zéro, vous feriez quoi ?

Exactement la même chose, mais avec les organes de John, Paul et Rocco en plus.

Lors de ce fameux concert aux Nefs, le 11 juin 2016, vous êtes montés sur scène avec la musique de la série télévisée Happy days, c’était un jour particulièrement heureux pour vous ?

À chaque fois que l’on monte sur scène c’est un jour heureux pour nous.

On a une pensée bien évidemment pour Twistos qui était encore de ce monde à l’époque. On le voit jouer, chanter. Et puis… cette putain de maladie. Comment rester léger après ça ? Vous avez pensé arrêter ?

Non, nous n’avons pas songé à arrêter. Pour lui, pour continuer son oeuvre et son message de légèreté.

On le voit sur les images du DVD, il y a avait des gens devant la scène, des vrais gens, plein même, c’est d’ailleurs marqué sur la pochette de l’album, « avec des gens devant ». Vous les avez payés ?

Ça nous a coûté un bras, mais ça en valait la peine. Ils ont bien crié et applaudi, c’était beau…

Des punks, des ordinaires, des jeunes, des vieux, des gens seuls, des familles, des hommes, des femmes, plein de femmes, de très jolies femmes… c’est tout ça le public d’Elmer Food Beat ?

Oui exactement, c’est tout ça et bien d’autres encore. Surtout les belles filles.

Ça vous fait toujours chaud au cœur de voir cette belle popularité après 30 ans de scène ou vous êtes complètement blasés ?

Je crois même qu’on savoure davantage aujourd’hui, avec le recul, avec l’expérience. On se rend compte qu’on a une chance unique de vivre ça encore et toujours. Et d’autant plus avec le départ de notre pote, on se dit qu’on doit en profiter encore davantage.

Un album studio, une tournée, un concert exceptionnel aux Nefs, un live en CD-DVD et même une BD. On ne risque pas de l’oublier cet anniversaire. Si vous deviez en garder un souvenir, ce serait qui ou quoi ?

Un souvenir en particulier, je ne sais pas. Peut-être un concert d’exception à la Cigale le 4 juin 2016, vraiment un concert de folie, avec un des plus beaux rappels qu’on n’ai jamais eu. Et notre dernier concert avec Twistos à La Turballe le 24 juin 2017…

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On parlait de la BD à l’instant, est-ce que votre personnage de scène ne vient pas un peu de cet univers-là ?

Tout à fait Elmer Food Beat est vraiment un groupe directement issu de l’univers BD et également dessins animées à la Tex Avery.

Qu’est-ce qui vous a le plus influencé finalement dans votre parcours ?

Les Beatles, les Ramones, Coluche, Gotlib, Charles Bronson et Clint Eastwood.

À la fin du concert, vous affirmez que vous ferez encore plein de disques dans les trente prochaines années. Promis, juré ?

Promis, juré, craché…

Merci Manou, merci Elmer Food Beat. Propos recueillis le 14 novembre 2017 par Eric Guillaud

Manou et Grand Lolo seront en dédicaces à la Fnac de Nantes mercredi 15 novembre à 15h et au Salon international du disque à Rezé le 26 novembre à partir de 14h.

Plus d’infos sur Elmer Food Beat ici

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11 Nov

Space is the Place, le nouvel album intersidéral des Rennais Strup

Space Techno Rock Ultimate Project, Strup pour les intimes, est de retour sur notre bonne vieille Terre avec un album aux ambiances spatiales tamisées…

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Ne vous fiez surtout pas à la photo, les Strup peuvent avoir l’air étranges comme ça, de quoi les imaginer importés d’une planète lointaine mais non, ils appartiennent bien à notre monde, ils sont même rennais c’est dire, et balancent un rock galactique à faire rougir les étoiles.

L’album Space is the Place vient de sortir, dix morceaux pour embarquer avec eux dans un voyage spatial, attention à la marche, attention aux turbulences,vous entrez dans une autre dimension…

L’album Space is the Place est disponible sur toutes les bonnes plateformes de téléchargement.

Plus d’infos sur le groupe ici

09 Nov

Hellfest 2017 : le live de Trust disponible en CD et DVD

Imaginez la France sans Trust, ce serait un peu comme l’Angleterre sans les Rolling Stones, insensé. Alors, le retour d’une légende comme elle sur le devant de la scène méritait bien un CD et un DVD en live. C’est chose faite et pas n’importe comment puisque le concert enregistré n’est autre que celui donné au Hellfest à Clisson le 17 juin 2017…

© éric guillaud

© éric guillaud – Bernie et Norbert sur la scène du Hellfest

Bon Ok , ce n’est pas la première fois qu’ils nous font le coup du retour mais cette fois-ci semble la bonne. La preuve, depuis bientôt un an, le groupe n’a quasiment pas lâché la scène, baladant sa rage un peu partout en France et autour, de festivals en festivals, de concerts en concerts, de Genève à Paris, de Montpellier à Landerneau, en passant en juin dernier par Clisson et son fameux festival de musiques extrêmes.

Pour cette gloire du métal français des années 70/80, à l’époque on parlait de hard rock, le Hellfest était un passage obligé pour ce retour ne soit un énième retour sans lendemain. Il n’y avait jamais mis les pieds malgré ses récentes reformations, notamment entre 2006 et 2011, et il s’en souviendra, nous nous en souviendrons aussi, longtemps.

© éric guillaud

© éric guillaud – Bernie sous son bob fleuri

Un concert d’une heure sous un soleil de plomb et une chaleur étouffante. Mais cela n’a pas empêché le groupe de faire monter la température de quelques degrés supplémentaires avec ses tubes intergalactiques « Marche ou crève » ou « Au nom de la race » et les nouveaux qui figureront sur le prochain album studio du groupe, « L’Archange » et « Démocrassie ». Dans la foule, des cinquantenaires aux anges de retrouver un groupe qui a bercé ou agité leur jeunesse, des plus jeunes aussi qui découvraient la puissance des textes profondément engagés voire enragés de Bernie et les riffs acérés de Norbert le guitariste emblématique du groupe.

© éric guillaud

© éric guillaud – Nono sous le soleil exactement

Et à la fin ce cette quasi-heure de concert, l’hymne de toute une génération, attendue par quelques dizaines de milliers de festivaliers « Antisocial »…

Antisocial, tu perds ton sang froid / Repense à toutes ces années de service / Antisocial, bientôt les années de sévices / Enfin le temps perdu qu’on ne rattrape plus…

Au programme du CD et du DVD, l’intégralité du concert et un bonus, le duo entre Trust et le groupe américain Anthrax sur « Antisocial ». Un beau cadeau pour outs les amoureux du groupe, un concert qui avait marqué les esprits.

En attendant l’album studio – « plus punk que jamais » selon Bernie – annoncé pour la fin de l’année, Trust poursuit sa tournée « Au nom de la rage ». Il sera à Paris les 9 et 10 novembre à Loriol le 18 novembre à Perpignan le 19 novembre, à Ramonville le 21 novembre, à Valence le 22 novembre, à Saint-Herblain le 23 novembre, à Longuenesse le 25 novembre… Toutes les dates ici

Eric Guillaud

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13 Oct

Bops : un premier album dans les bacs aujourd’hui

2-Ils sont trois jeunes frangins, bretons, rennais pour tout vous dire, et fous de musique. Ils viennent de sortir aujourd’hui même un premier album éponyme chez Mauvaise Foi Records et Rose Coloured, sept titres largement imprégnés des années 60, du garage au surf en passant par la pop la plus débridée, c’est frais, coloré, et ça fait plutôt du bien par où ça passe…

Vous pouvez découvrir l’album sur vos plateformes d’écoute et de téléchargement préférées, la version physique (Cd et vinyle) est pour l’instant en vente uniquement aux concerts des BOPS.

En attendant, voici le clip Dunder Mifflin que vous pouvez vous passer en boucle, ça détend !

Bops sera en concert un peu partout en France les prochaines semaines, en vrac à Montpellier le 14/10, Boulternere le 15/10, Argelès-Gazost le 17/10, Tours le 19/10, Poitiers le 20/10, Nantes le 21/10, Laval le 24/10, Rennes le 18/11 avant de prendre la route pour le Royaume-uni, l’Italie et la Suisse.

Eric Guillaud

06 Oct

Get Born : le premier album du groupe australien Jet réédité

Bon, autant l’avouer tout de suite, je ne connaissais absolument rien de ce groupe jusqu’à la découverte du vinyle Get Born chez mon libraire préféré. Une pochette qui attire l’œil, un look seventies et une musique qui titille les écoutilles. Allez hop, un petit sms à mon banquier qui m’accorde généreusement un prêt de quinze euros et direction la platine la plus proche…

Et elle n’en revient pas la platine. Comme si on lui avait injecté un sérum anti-âge, mieux une potion magique pour remonter le temps, de quoi décrasser la tête de lecture et soulever la couche de poussière des haut parleurs pour l’éternité ou presque…

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Pendant que le vinyle tourne à plein régime, je décide de jeter un œil vite fait sur internet pour y apprendre la base de l’essentiel, le début du commencement. Jet c’est qui c’est quoi ?

Jet est né en 2001 du côté de Melbourne et flirte question influences avec les Beatles, les Sex Pistols, les Kinks, AC/DC, Iggy Pop ou encore les Rolling Stones, bref que du bon, du très bon, un panel rock assez large qui donne effectivement à l’album une couleur générale singulière.

Et d’apprendre que le vinyle Get Born – dont je tiens la pochette entre mes petites mains fébriles – n’est pas une nouveauté mais la réédition d’un album sorti en 2003, qu’il s’agit tout simplement du premier album du groupe, qu’il en vendit plus de trois millions d’exemplaires à travers le monde, qu’il en signa deux autres avant de se splitter en 2012 et de finalement revenir aux affaires en 2016.

Pour ceux qui comme moi reviendraient d’un stage longue durée de ukulélé en Corée du Nord, Jet c’est ça…

Plus de 45 millions de vues sur YouTube, un single qui a fait le tour de la planète plusieurs fois et qui revient nous réchauffer l’atmosphère de quelques degrés avec 12 autres titres du même acabit. Get Born est un album rock, très rock, avec des riffs enragés, une énergie folle sur chaque morceau, une pépite en somme absolument essentielle dans une discothèque digne de ce nom. Et pour ceux qui auraient un banquier généreux, il se murmure que le deuxième album du groupe, Shine On, aurait lui aussi été réédité!

Eric Guillaud

Get Born (Rhino)

27 Sep

Rotters Damn : le folk pour la vie

il y a six mois sortait But my friend you know that I think I love you, le premier album du groupe mayennais Rotters Damn. A l’époque, j’avais proposé une interview au chanteur du groupe, Timothée Gigan Sanchez. Interview que nous avons réalisée avant qu’elle se perde dans un trou noir de l’univers numérique. Et puis, miracle, elle ressurgit aujourd’hui, un peu à la manière de ces lettres qui parviennent à leurs destinataires avec quelques dizaines d’années de retard. Bon là, il ne s’agit que de quelques semaines mais quand même l’été est passé par là, la rentrée aussi. Timothée et moi l’avons donc relue attentivement et estimé qu’elle est toujours d’actualité. La voici… enfin!

© Simon Hermine

© Simon Hermine

Dans une interview en 2015, vous confiez espérer « continuer, gagner encore en cohésion et tendre vers le mieux ». Mission accomplie ?

Timothée. On l’espère oui. Depuis ce temps-là, on a beaucoup bossé. En 2017, le 6PAR4 (Smac de Laval) a choisi de nous accompagner, avec son dispositif « Ça part en live ». Ça nous a permis de beaucoup avancer, niveau son et scène, et nous permet de travailler dans la salle, avec des intervenants. Notre set live est bien rodé. Reste à jouer, le plus possible, pour montrer tout ça.

Votre premier album est sorti, le 14 avril dernier, c’est pour vous un aboutissement ou le véritable début de l’aventure ?

Timothée. Les deux. L’aboutissement de deux années de travail, de répétitions, de résidences, de compositions, de remises en question, de découvertes… Notre premier vraie expérience studio, avec tout ce que ça implique (budgétisation, stress, plaisir, questionnements, stress, re stress, re plaisir de fou, vie de groupe 7jours/7, etc.). L’aboutissement, aussi, donc, de deux mois de studio (10 jours de prise, 10 jours de mix, et l’attente entre tout ça et après, avec le mastering). Notre premier clip scénarisé, grâce à Jules Marquis et Morgane Moal, de Sourdoreille.

C’est aussi le début d’une aventure car cet album, il faut le défendre, auprès des professionnels, des médias, du public, sur scène. Il faut le jouer pour pouvoir le jouer.

Comment vivez-vous toute cette période de promo et de tournée ?

Timothée. Compliqué. On a eu de supers retours, de la part des médias (Rock & Folk, Sourdoreille, Tohu-Bohu, La Grosse Radio, etc.), du public, on a eu pas mal de touches avec de belles salles, des festivals, des cafés-concerts. Notre album, il est presque totalement épuisé en version CD (on en a fait 500 exemplaires, pour le moment) car on a eu beaucoup de commandes, d’achats… Mais au final, ça a peu mordu côté prog. Aujourd’hui, c’est dur de se dire qu’on a l’objet et les sons qu’il faut mais pas la structure pour nous accompagner, pour faire l’intermédiaire groupe-pros et nous permettre de jouer…

L’album s’appelle « But my friend you know that I think I love you ». Pourquoi ce titre à rallonge ?

Timothée. Long débat, ce titre, au début. Puis, au final, il est devenu évident. La chanson dont il est tirée, ça a été la toute dernière à être composée, deux semaines avant le studio. On voulait de l’espoir dans cet album, de l’amitié, entre nous et dévoilée. Ce nom, il nous correspond totalement : parfois, c’est dur, on est durs entre nous, on se dit des choses – ou pas – mais au final, une chose est sûre, c’est qu’on s’aime. Et c’est comme ça chez tous les gens. Puis, un long titre, au moins, on le voit passer.

Par qui, par quoi, sont généralement inspirés vos textes ?

Timothée. Nos textes, c’est nous à 100%.

Nicolas en a écrit quatre (Horses, Dig, Peaks & Valleys et But my friend). Nico, lui, il est dans le sentiment métaphorisé, dans le vécu qui a besoin d’être évacué par les mots, en anglais. Il parle de lui, de nous, de vous.

J’ai écrit les quatre autres (Night & Day, Calexicoco, We won’t fall et Down the line). Ces quatre-là, elles sont nées d’une volonté de dire qu’on y croit, qu’on continuera à faire de la musique, notre musique, malgré tous les obstacles qu’on va rencontrer. Elles parlent donc de nous, de ce qu’on voit de bien ou pas, autour de nous, des combats à mener, de ce qui nous lie. Seule parenthèse pour Calexicoco. Cette chanson, c’est la seule histoire fictive – ou pas – d’amour western. Il en fallait une. On fait de la folk, quoi.

On sent dans certains titres, notamment Night & Day, de très belles influences musicales folk et rock que vous devez certainement partager avec des gens comme La Maison Tellier ou Cantat. C’est un peu votre famille ?

Timothée. Pas forcément. Dans l’interview de 2015, je te disais nos influences totalement plurielles. Personnellement, j’ai pas mal écouté La Maison Tellier, il y a deux ans. Cantat, notamment par le texte en français de Down the line, on m’a parfois comparé à lui alors que je l’ai finalement peu écouté. Pareil pour 16 Horsepower.

Sur cet album, ça a plus été Other Lives, Bon Iver, Ben Howard ou Half Moon Run qui nous ont réuni. Je parle pour le groupe, car quand j’écoutais du Raphaël, Doré ou Balthazar, les gars pouvaient écouter du BRNS, Dylan ou du Listener.

La famille, c’est la musique qui nous parle et qu’on mélange. C’est un mix de toutes nos références et chacun verra dans chacune de nos chansons l’influence qu’il veut.

Vous vivez en Mayenne, vous avez enregistré l’album à Laval, pensez-vous que l’environnement, votre environnement, imprègne votre musique ?

Timothée. Forcément, oui. C’est la maison, l’origine. On est juste bien entourés, c’est ce qu’on peut dire.

En Mayenne, il y a tout : l’air, le dynamisme musical, les infrastructures – The Apiary Studio n’a rien à envier aux studios parisiens -, les amis, la famille, le 6PAR4… Le seul truc, c’est qu’on nous prend pour des ploucs et que, sans doute, ça nous pénalise. Peut-être que plus haut, dans les hautes sphères ligériennes, il faudrait qu’on nous écoute pour ce que nous faisons et pas pour d’où nous venons…

Vous avez sorti il y a quelques mois le CD puis plus récemment un vinyle. C’est incontournable aujourd’hui pour un groupe ou c’est simplement pour se faire plaisir, pour le côté vintage ?

Timothée. C’est un plaisir d’avoir les deux galettes, la grande et la petite, et de les proposer au public. Ce n’est pas incontournable car il y a plein de groupes qui préfèrent le seul numérique, aujourd’hui. Nous, on reste attachés au support physique.

La seule contrainte, c’est de faire de ces supports d’écoute un véritable objet. Nos CD et vinyles, on les a bossé à fond, sur les visuels, les contenus, l’esthétique et le format.

Quelle scène rêveriez-vous de fouler ?

Timothée. Il n’y en a pas vraiment. En fait, la seule chose qu’on veut, c’est de fouler la scène, où qu’elle se trouve, peu importe sa grandeur. On veut jouer, quoi. C’est pour jouer qu’on a fait cet album, pour jouer qu’on fait de la musique.

Après, évidemment, si La Cigale, le Bataclan ou L’Alhambra nous veulent, on sera méga heureux. La Route du Rock, ce serait le kif, vraiment, car on aime ce festival. Puis, dans le coin, Le Fuzz’Yon, c’est une salle extra.

Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter ?

Timothée. Que quelqu’un mise sur nous, nous accompagne (manager, tourneur) et prenne le risque de nous faire confiance. Car on est prêts à jouer et à rencontrer les gens, encore.

Merci Timothée, merci Rotters Damn

Propose recueillis par Eric Guillaud

Plus d’infos sur le groupe ici et . Prochaines dates de concerts : 07/10 au Coquelicot à Fougères (35) avec Ouest, 26/10 chez Simone et Simone à La Roche-sur-Yon (85) avec Février, 27/10 au Zinor à Montaigu (85) avec N#rth, 28/10 au Blue Monkeys à Angers (49) avec Février

07 Sep

Mac DeMarco : un brin de folie ensoleillée

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Que faire d’un long dimanche de pluie, veille de rentrée scolaire? Déprimer sous sa couette ? Relire pour la dixième fois les douze dernières livraisons de Rock’n’Folk? Ou écouter le dernier opus de Mac DeMarco en boucle? Sans hésitation aucune, j’ai opté pour la dernière solution. Et finalement, ça m’a permis d’entrevoir quelques rayons de soleil…

Des rayons de soleil directement venus de Californie où notre trublion canadien a – après Brooklyn – élu domicile. Composé à la fois à New York et à Los Angeles, son nouvel album This Old Dog sorti en mai dernier offre un subtile mélange de sobriété et de folie douce, un album à la cool comme est régulièrement qualifié son géniteur.

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La pochette de l’album – j’ai opté pour le vinyle – en est l’illustration parfaite avec ce capharnaüm graphique comme on pourrait en gribouiller pendant un cours de maths soporifique ou une réunion de travail interminable et inutile, un capharnaüm signé Mac DeMarco où l’on peut en vrac distinguer les titres de l’album, des symboles du Yin et du Yang, un vieux chien, une niche, une guitare, quelques références à son déménagement, à ses amis, à son ampli, des symboles maçonniques… Pour le reste, la pochette de l’album est plutôt sobre, pas de paroles, pas de cahier photos, rien d’autre que l’essentiel.

Et l’essentiel, justement, c’est sur la galette que vous le trouverez car This Old Dog est un album généreux pour nombre de raisons dont celle-ci…

One Another mais aussi My Old Man, Still Beating, For The First time, One More Love Song, On The Level ou encore Moonlight On The River… Mac DeMarco nous balance treize titres qui  pourraient passer de prime abord pour des chansonnettes à reprendre en coeur en sirotant un lait fraise sous le soleil exactement. De prime abord seulement car à bien écouter et réécouter cet album, Mac DeMarco signe treize petites pépites aux mélodies lumineuses, aux arrangements subtiles et au chant gentiment nonchalant. Le chouchou des hipsters est un petit génie qui fait tout lui-même dans sa cuisine et enregistre au Jizz Jazz Studios, ne cherchez pas sur internet c’est aussi chez lui. Il faut dire que Mac DeMarco, qui se méfie de l’industrie du disque, cultive dans son jardin et donc sa cuisine une musique simple et surtout proche des gens.

Mac DeMarco, chanteur normal ? Oui, la normalité, la simplicité, la proximité sont pour lui la base même de sa musique. Et peut-être de sa vie. Preuve en est en tout cas le détachement, certains diront la nonchalance ou la déconnade permanente et potache, qu’il affiche dans ses clips et sur scène. Son dernier passage à La Route du Rock le 20 août dernier à Saint-Malo n’a pas dérogé à la règle qu’il s’est fixée…

Il est passé par ici, il repassera par là, Après La Route du Rock en août, Mac DeMarco sera de retour en Europe pour une tournée qui passera par Stereolux à Nantes le 13 novembre. Qu’on se le dise !

Eric Guillaud

This Old Dog (Captured Treacks)

25 Août

Queens of the Stone Age : le diable fait sa rentrée !

© éric guillaud

© éric guillaud

Dire que nous ne sommes que fin août, que beaucoup d’entre nous se la coulent douce quelque part au soleil. Beaucoup, oui, mais pas tous, les amoureux du rock, du vrai, celui qui sonne gras, eux, sont déjà rentrés au bercail prêts à harceler leur disquaire préféré pour obtenir l’objet tant convoité de la rentrée : le nouvel album de Queens of the Stone Age.

Et ils ont raison. Sacrément raison. D’abord parce que ça fait tout de même un long moment, quatre ans, qu’on avait plus rien d’eux à se mettre sous la dent et dans le coin de l’oreille, depuis …Like Clockwork sorti en 2013, ensuite parce que la nouvelle galette s’annonce plutôt diabolique. Et le diable, dans le rock’n’roll, on aime ça !

Alors bien sûr, on pouvait s’inquiéter, comme l’ont souligné Libé ou Rock’n’Folk, de l’arrivée de Mark Ronson à la production. Mais qui est Mark Ronson ? Le diable en personne ? Peut-être. Mark Ronson est avant tout un artiste, chanteur, guitariste ET producteur ayant notamment produit des albums ou titres de Robbie Williams, Amy Winehouse, Adele, Christina Aguilera, Lady gaga ou encore Duran Duran. Oui, de la pop, oh mon dieu, ça peut faire peur à certains !

On sait que le groupe est à un tournant de son histoire, qu’il ambitionne aujourd’hui de se produire dans les plus grandes salles de la planète rock (AccorHotels Arena – Bercy à Paris le 7 novembre) mais de là à vendre son âme au diable, encore lui, il y a un pas et pas mal de riffs qu’il n’a pas voulu franchir. Queens of the Stone Age est et reste un groupe de rock, il gagne simplement ici en visibilité et conserve son instinct, sa rage, sa puissance, intactes.

Alors cet album ? Un bijou ? Oui, un collier de perles, neuf perles exactement qui nous bombardent de riffs ravageurs, de guitares saturées, de ruptures de rythmes incessantes, de quelques nappes de synthé étourdissantes, oui oui, le tout emmené par la voix du géant roux Josh Homme, des intonations à la Bowie en bonus, un régal. Montez le son, je vous l’autorise, les voisins ne pourront qu’en redemander !

Villains est disponible en numérique, digital et bien évidement vinyle, un double album, trois faces, une quatrième pour le diable, un travail graphique toujours très soigné et signé Boneface.

Eric Guillaud

Villains (Matador Records)