09 Oct

DÉCOUVERTE. The Slow Sliders surfe sur la pop tranquille

Ils sont nantais d’adoption mais brestois de naissance, quatre potes qui se sont rencontrés sur les bancs de l’école et ont décidé un beau jour de se lancer dans la musique sous les couleurs de The Slow Sliders. Ils viennent de sortir leur premier album Glissade tranquille chez Kythibong. Rencontre…

© Magad’ (Gavotte Misaine)

On le compare – trop? – souvent à Mac DeMarco, la coqueluche de l’indie pop à la cool. Il y a de ça très certainement. Mais The Slow Sliders n’a pas attendu que le nom du musicien américain soit sur toutes les lèvres pour affirmer son style, tranquille.

Un rythme posé, des guitares sous effet, une voix lointaine, flottante, et des mélodies finement ciselées qui s’invitent dans votre cerveau droit pour ne plus jamais en sortir, c’est la marque de fabrique du groupe aujourd’hui installé à Nantes.

Mais ne vous fiez pas aux apparences, derrière cette nonchalance de circonstance se cachent quatre musiciens qui ne sont pas venus jusqu’ici pour faire de la figuration. En huit ans, Gwen (guitare solo), Clovis (batterie), Victor (chant et basse) et Axel (guitare rythmique) ont acquis l’expérience nécessaire pour envisager aujourd’hui de voir plus loin, tourner à l’étranger et surtout enregistrer un premier album. Il s’appelle Glissade tranquille, huit titres qui brillent par leur écriture et leur tonalité à la fois mélancolique et lumineuse.

Nous avons rencontré Gwen et Clovis par un jour un peu triste, un peu gris, pas très loin de leur studio de répétition, pas très loin non plus de la salle de concerts nantaise Stereolux où le groupe se produira le 20 octobre. Nous avons évoqué l’album, les influences du groupe, les textes, Mac DeMarco et même la chanson Yesterday. Interview ici et maintenant…

Plus d’infos sur The Slow Sliders ici

Plusieurs dates à vernir pour voir et écouter The Slow Sliders : le 18 Octobre à l’Échonova à Saint-Avé, le 19 Octobre au Portobello à Caen, le 20 Octobre à Stereolux à Nantes, le 22 Octobre à l’Expression libre à Troyes, le 23 Octobre au Point Éphémère à Paris, le 24 Octobre à Fuzz’Yon à La Roche-sur-Yon, le 26 Octobre à L’avant-Scène à Bordeaux, le 22 Décembre à l’Espace Glenmor à Carhaix…

02 Oct

She’s The One : un clip inédit des Ramones pour les 40 ans de l’album Road To Ruin

Et hop, un petit clip tout droit sorti des tiroirs de la maison de disque Rhino pour fêter comme il se doit la parution d’une édition spéciale du quatrième album des Ramones, Road To Ruin, à l’occasion de ses 40 ans. Oui, déjà ! Au programme : une version remasterisée de l’original, le mix ‘40th Anniversary Road Revisited’, un live inédit enregistré au Palladium de New York en 1979, et plein d’autres extras, rares et indispensables.

Les inconditionnels des Ramones reconnaîtront les lieux de l’enregistrement, une cave déjà utilisée pour le clip Don’t Come Close.

28 Sep

Immortels : une chanson de Dominique A sur l’album posthume d’Alain Bashung

Elle s’appelle Immortels et a été écrite par Dominique A pour Alain Bashung à l’époque de l’album Bleu Pétrole. Finalement non retenue, elle est dévoilée aujourd’hui sur les plateformes de streaming et de téléchargement en prélude à la parution en novembre de l’album posthume En Amont

© MaxPPP – Jean-Christophe Bott

« Je ne t’ai jamais dit mais nous sommes immortels / Pourquoi es-tu parti avant que je te l’apprenne ? / Le savais-tu déjà? Avais-tu deviné ? / Que des dieux se cachaient sous des faces avinées »

Troublantes, émouvantes et si belles, les paroles d’Immortels chantées par Alain Bashung prennent une autre dimension. Dominique A, qui l’avait écrite pour Alain Bashung à l’époque de l’album Bleu Pétrole, l’avait finalement reprise à son compte « pour lui donner quand même une existence », déclarait-il au journal Les Inrocks en 2009. Si l’interprétation de Dominique A était déjà un petit bijou, Bashung, on le découvre aujourd’hui, se l’était complètement appropriée au point d’en faire un joyau. « Il l’a travaillé longtemps. Pour moi, c’était la chanson de Bashung ».

L’album posthume En Amont est annoncé pour le 23 novembre chez Barclay avec dix autres titres sélectionnés par la musicienne et productrice Édith Fambuena et sa veuve Chloé Mons qui écrit : « Pour Alain, un album est un grand terrain d’aventure et d’expériences où il faut essayer, oser, se tromper, aller jusqu’au bout du doute, et parfois trouver. Des variations multiples et une tentative d’explorer l’infini à sa manière… ». Et de conclure : « En résulte un album qui lui ressemble à cent pour cent, où l’on retrouve son amour du rock’n’roll, passant entre autres par les belles et subtiles brutalités de Gene Vincent et d’Alan Vega, mais aussi son lyrisme si singulier et son amour pour la langue française qu’il aimait tant réinventer. J’espère que vous l’aimerez ». C’est bien parti pour !

Eric Guillaud

25 Sep

DÉCOUVERTE. JUMAï, le rock pour toute croyance !

Ils sont quatre, ont tous 25 ans mais déjà une belle expérience au bout des doigts, quelques concerts ici ou là, une participation au festival texan South by South West et deux EP dont le dernier, Silent Blue Day, est attendu pour le 12 octobre. Rencontre avec le groupe angevin JUMAï…

Océane au chant, Elliot à la guitare baryton, Jérémy à la guitare, Josselin à la batterie, voilà pour le line up de JUMAï, quatre fêlés de musique qui se rencontrent sur les bancs du Lycée Léonard de Vinci à Montaigu et décident de monter un groupe.

Nous sommes alors en 2016. Deux petites années plus tard, JUMAï s’est fait un nom sur la scène angevine avec un style bien à lui, de l’indie tendance « Mystic pop » qui oscille entre le calme et la tempête avec des guitares à la rage contenue, une petite touche électro et une voix féminine envoûtante aux accents mystiques.

En attendant la sortie de son deuxième EP, Silent Blue Day, le groupe vient de partager un nouveau clip sur les réseaux sociaux, Loneliness. Interview…

Jumaï, c’est qui c’est quoi ?

Océane. JUMAï, c’est 4 musiciens et amis qui ont décidé de mettre en commun leur gout pour la musique ! 

Josselin. C’est l’écho mystique de l’influence de la pop et du psyché qui résonne dans la cuve où on répète.

Vous êtes un groupe très jeune, 2 ans d’existence je crois, qui ou qu’est-ce qui vous a donné envie de faire de la musique ?

Elliot. J’ai depuis longtemps envie de faire de la musique, surtout en groupe. J’ai déjà eu plusieurs projets avant Jumaï, mais celui-ci est le plus abouti.

Josselin. J’ai toujours fait de la musique, depuis mon plus jeune âge, c’est un acte totalement nécessaire.

Océane. J’ai toujours chanté, et c’est devenu une envie plus grande que tout le reste donc je me suis dit, pourquoi pas se lancer ? 

Jouer entre amis c’est bien mais en faire profiter les autres c’est mieux. Comment abordez- vous la scène aujourd’hui ?

Océane. La scène, c’est ce que je préfère. C’est un moment unique où tu donnes tout ce que tu peux au public. Il y a des fois où ça marche et d’autres non. C’est ça qui me plait, chaque concert est différent. 

Elliot. Pour moi, la scène est un moyen d’exprimer énormément de sentiments que je ne pourrai pas partager autrement. C’est un endroit où l’on se retrouve réellement a nu devant des gens, ou l’on ne peut pas tricher.

Josselin. La scène, ce n’est pas seulement faire profiter de notre musique en live mais c’est plutôt se révéler, se montrer différent du quotidien, tout en ayant une sorte de masque, de barrière, qu’est la scène.

Vous avez un local de répétition qu’envieraient pas mal de musiciens je crois. Pouvez-vous nous en dire un mot ? A-t-il une influence sur votre son, votre univers ?

Elliot. C’est une cuve en béton armé, un sous-marin, on s’enferme dedans et soudain le monde extérieur parait extrêmement lointain.

Océane. Ce lieu a eu une énorme influence sur notre son car l’espace est grand et rond donc ça peut vite devenir un brouhaha de son. On a réussi à l’apprivoiser et on sait comment ça sonne maintenant. Si un morceau ne sonne pas bien dans la cuve, c’est qu’il n’est pas encore abouti. 

Josselin. La cuve permet déjà de tous se voir et de tous s’aligner sur un cercle et ainsi faire que chacun apporte sa pierre à la création. Ensuite, au niveau acoustique, c’est rigoureux et donc c’est d’abord un travail sur le son et l’identité qu’on veut lui donner.

Vous sortez un nouvel EP le 12 octobre. Comment abordez-vous ce moment ?

Elliot. La sortie d’un disque est toujours un processus assez long, lorsque l’on aborde sa sortie, c’est un grand moment d’impatience. 

Océane. On a hâte ! L’EP est prêt depuis quelques mois déjà, on a hâte de voir comment le public le reçoit.

Josselin. Pour ma part, l’enregistrement c’est quelque chose à inscrire dans le marbre mais de ce nouvel EP découlent aussi d’autres concerts et ce sont plutôt ces opportunités de marquer l’esprit des gens à un instant donné qui est excitant. Avec l’EP on se donne juste de nouvelles armes pour y parvenir.

On a du mal à vous catégoriser s’il fallait le faire. Comment définiriez-vous votre style ?

Josselin. Justement, ne retient-on pas mieux un groupe qui ne colle à aucune étiquette ? Si on ne peut pas nous ranger dans un style, pour moi c’est qu’on en a trouvé un unique et ça me plait.

Océane. Quand on me demande je dis qu’il y a des grosses guitares, du son électronique et une voix plutôt lyrique. Avec ça les gens peuvent imaginer ce qu’ils veulent :). 

Quelles peuvent être vos influences  ?

Océane. J’adore PJ Harvey, Fever Ray, deux artistes qui savent se renouveler à chaque fois, et qui créent un univers autour de leur musique. Pour parler pour Jérémy, je sais qu’il adore Radiohead ! 

Josselin. Elles sont variées ! Pour moi c’est les Suuns, Arcade Fire, Franz Ferdinand.

Elliot. Pour ma part je m’inspire de groupes psyché comme les Black Angels, des groupes mêlant de l’électro comme Nine Inch Nails ou les Suuns.

Que racontent vos textes ? Comment les écrivez-vous?

Océane. C’est principalement moi qui écrit, et parfois avec Jérémy. Ça raconte des expériences que l’on peut avoir dans la vie, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. J’aime bien utiliser des métaphores dans mes textes. Je les écrit souvent seule le soir, et généralement ça marche mieux quand je suis un peu triste :). 

Vous êtes allés en mars dernier au festival South by South West à Austin, Texas. Que tirez-vous de cette expérience ?

Elliot. Énormément de choses ce sont passées aux US. Le projet a énormément évolué là-bas, mais le point crucial a été la cohésion en live.

Josselin. Austin c’était cool ! Par contre même si nous étions très bien accompagnés et reçus là-bas, nous étions seuls, noyés dans une masse de groupe incalculable et de ce fait on s’est libéré de pas mal de chaines et on a beaucoup appris sur « faire le show » et pas juste jouer nos morceaux. C’était constructif et libérateur.

Océane. C’était incroyable. Ça nous a permis de nous confronter à un autre public et de jouer un maximum de fois en peu de temps. 9 fois en 6 jours. 

Au delà de l’EP, quels sont vos projets pour les mois à venir ?

Océane. On travaille sur une petite tournée au mois de janvier, février. On commence aussi à préparer une deuxième tournée aux États-Unis. 

Elliot. On veut aussi s’entourer de partenaires (label, éditeur…) pour pouvoir aller plus loin. 

Josselin. Et bien sûr continuer à composer des morceaux et aller les jouer partout ! 😉

Merci Océane, Elliot, Josselin et Jérémy, merci JUMAï

Propos recueillis par Éric Guillaud. Plus d’infos sur le groupe ici

13 Sep

DÉCOUVERTE. Projet Marina : le duo électro nantais sort son premier album !

Bonne nouvelle, la famille électro nantaise s’agrandit ! Et contrairement à ce que peut suggérer son nom, Projet Marina est aujourd’hui une affaire bien lancée. Échos, son premier album, sort vendredi 14 septembre, l’occasion de rencontrer ses deux porteurs, Lilian et Willy, dans un jardin extraordinaire et sous un soleil de plomb de bon augure. Interview…

© éric guillaud

Et si on se donnait rendez-vous au jardin ! Non pas pour parler horticulture, fraises des bois et cucurbitacées, non simplement histoire de prendre l’air, profiter du soleil et pourquoi pas rencontrer deux trentenaires nantais fous de musique et incessamment propriétaires d’un bel album tout rose baptisé Échos.

Le premier (à gauche), c’est Willy, le deuxième (à droite), c’est Lilian. Tous les deux sont instituteurs le jour, musiciens le soir, la nuit, le matin et peut-être aussi un peu à la pause du midi ! À eux deux, ils forment le Projet Marina qui depuis plusieurs mois déjà envoie des signes de vie sur internet, quelques morceaux sur SoundCloud, quelques vidéos sur YouTube, deux EP, des concerts ici ou là et puis… ce premier album, huit titres qui prennent aux tripes, hypnotiques et magnétiques, de l’électro tendance cold wave chanté en français, oui Madame, c’est assez rare pour le signaler.

Pourquoi chanter en français ? Pour raconter quoi ? Quelles sont les influences du duo ? Pour le savoir, direction le jardin des Cinq Sens, à côté du lycée Mandela et du Conservatoire de Nantes, c’est là que nous avons donné rendez-vous à Lilian et Willy. Non seulement, ils répondent aux questions mais, en outre, ils les posent.

Plus d’infos sur Projet Marina ici

Trois dates pour voir et écouter Projet Marina à Nantes : le 14 septembre au Blockhaus DY10 pour sa release party, le 15 septembre chez le disquaire Mélomane, le 20 septembre à La Scène Michelet dans le cadre du festival des arts numériques et des cultures électroniques Scopitone.

07 Sep

INTERVIEW. The Boy with the String Quartet : Quand Lenparrot fait vibrer la corde sensible

Il est sorti le 31 août juste à temps pour nous offrir une dernière vague de quiétude avant la reprise du travail pour les uns, le retour à l’école pour les autres. L’EP The Boy with the String Quartet est un joyau de douceur à vous hérisser le poil dans tous les sens pour quelques décennies. Rencontre avec son joaillier, le Nantais Lenparrot…

© Pauline Théon

Vous connaissez certainement sa voix. Avant de voguer sous pavillon « Lenparrot », Romain Lallement chantait dans le groupe Rhum for Pauline aux côtés notamment de Thibaud Vanhooland, devenu depuis Voyou, et même, pendant un temps, de Raphaël aka Pegase.

Son premier album studio, And Then He, sorti il y a quasiment un an, a reçu un accueil particulièrement enthousiaste, Lenparrot revient aujourd’hui avec un splendide EP, The Boy with the String Quartet, six titres enregistrés à l’occasion d’un concert au Lieu Unique à Nantes en compagnie d’un quatuor à cordes. Attention frissons…

Bonjour Romain, nous nous étions croisés en 2015 au moment de la sortie du premier album de Rhum for Pauline. Que de chemins parcourus depuis. Pas de regrets, pas de nostalgie ? La vie est belle ?

Romain. Il s’est passé beaucoup de choses depuis la sortie de Leaving Florida. Notre séparation n’a pas été facile, mais elle était nécessaire. L’important est que chacun d’entre nous soit heureux dans ce qu’il a entrepris depuis – je crois que c’est le cas. Et nous ne sommes jamais vraiment loin les uns des autres. En ce qui me concerne, ces deux dernières années ont été bien remplies, entre la réalisation de ce premier album – sa promotion et la tournée qui l’a accompagné. Avoir monté mon label pour sortir And Then He, le défendre seul sur scène : autant de choses qui ont pu me donner le vertige mais dont je ressors aguerri.

Lenparrot est ton nouveau projet, enfin pas si nouveau que ça puisqu’il existe depuis plusieurs années. Comment est-il né ? De quelle envie ?

Romain. L’envie de démarrer Lenparrot est née vers 2013, après une période pas facile avec Rhum for Pauline – nous étions un peu paumés artistiquement. J’essayais de composer des trucs qui trouveraient grâce aux yeux de mes partenaires, c’est la pire chose à faire. Je tapais systématiquement à côté. Après été comme paralysé pendant plus d’un an par cette situation, je suis parvenu à débloquer la chose en écrivant une chanson pour moi et moi seul. Ça a lentement rouvert les vannes, et démarrer une aventure en solitaire a sonné comme une évidence.

On te dit « jeune homme chic », « pilier de la scène pop nantaise », « jeune prodige », ça te va comme présentation ou tu veux rajouter quelque chose ?

Romain. Rien à ajouter, merci (rires) ! C’est flatteur, mais de là à dire que c’est vrai… Moi, j’ai encore l’impression d’être un jeune con. J’essaie d’avoir plus confiance en moi, de ne pas me décevoir ni les personnes avec lesquelles je travaille. D’être fier de ce que j’entreprends, des albums que je sors, des concerts que je donne. Si je peux provoquer des émotions chez les personnes qui achètent mes disques ou viennent me voir sur scène, alors j’ai gagné.

Ton premier album solo, And Then He, est sorti il y a plusieurs mois maintenant. Tu prépares déjà le deuxième. Aura t-il la même couleur, la même sensibilité ?

Romain. J’étais tétanisé à l’idée de sortir ce premier album. J’ai été très entouré pour le faire, mais de peur que la direction m’échappe j’ai verrouillé tout ce que pouvais. Laissé peu de place aux accidents. Je ne regrette rien, j’avais besoin de passer par là. C’est plus serein que j’aborde la gestation du prochain album. Je le souhaite plus apaisé.

Nous nous sommes retrouvés cet été à La Maison du Fvtvr avec Raphaël (d’Hervez – Pégase) et Tonus, c’était parfait de marier vacances et studio. Avec eux j’ai moins de difficulté à me mettre en danger.

En février 2018, tu es programmé deux soirs de suite au Lieu Unique à Nantes, le premier avec JS de Juveniles et Julien Gasc, le second avec un quatuor à cordes – lequel a donné lieu à un enregistrement et donc à un EP sorti le 31 août, The Boy with the String Quartet. Pourquoi ce titre ?

Romain. Ce titre fait écho à l’une des chansons d’And Then He, The Boy with the Golden Smile. Cet EP est comme l’excipit de ce premier album, un témoignage de tout ce qui a pu être réalisé grâce à lui. Aussi pour moi une façon de clore ce chapitre et songer au suivant.

Quand je compose aujourd’hui, j’ai moins comme objectif de figer ma chanson que de la considérer comme un instantané, une étape intermédiaire

Ça peut surprendre au premier abord, paraître même pour certains présomptueux de faire un tel concert dès le premier album, mais finalement pas du tout, ta musique intimiste se prête totalement à ce genre d’exercice. Est-ce que ça a eu une incidence sur ta façon de composer aujourd’hui ?

Romain. C’était un grand témoignage de confiance de la part de Cyril Jollard (programmateur au lieu unique): me programmer sur un week-end avec cette création acoustique le deuxième soir. Alors que j’étais à Paris en décembre pour mettre au point les arrangements de cordes, j’avais cette phrase de Chevalrex en tête : Parie sur l’espoir. C’était comme un mantra. Réarranger ces chansons, c’était leur offrir une nouvelle garde-robe, qu’elles épousent de nouvelles formes. Quand je compose aujourd’hui, j’ai moins comme objectif de figer ma chanson que de la considérer comme un instantané, une étape intermédiaire. Même enregistrée, produite, sortie, il peut encore lui arriver mille et une vies.

Je crois me rappeler que Juliette Armanet a partagé la scène avec toi ce même soir. Elle a d’ailleurs participé à des chœurs sur une de tes chansons. Comment l’as-tu rencontrée ? Que représente t-elle pour toi ?

Romain. J’ai rencontré Juliette il y a bientôt trois ans grâce à Pierre (Lefeuvre – Saycet) – un ami commun. Fréquentant la même petite bande de musiciens à Paris (Ricky Hollywood – son batteur, Fishbach, Cléa Vincent…), nous nous sommes revus pas mal de fois, c’est ainsi que nous sommes devenus proches. Elle est avant tout mon amie, mais aussi une artiste que je respecte et admire – qui a su gravir les échelons à la seule force de ses chansons, en sachant conjuguer succès populaire et exigence artistique.

Avec le recul et cet EP aujourd’hui disponible, quel regard portes-tu sur ce concert ?

Romain. Je l’ai tellement écouté qu’il me sert aujourd’hui de base de travail pour de nouveaux arrangements, améliorer certaines parties, les complexifier. Mais régulièrement, l’émotion me revient en pleine gueule et je réalise que ce concert reste la plus belle soirée de ma vie.

Quelle influence a pu avoir la musique classique dans ta vie ? Et quelles sont tes influences d’une manière générale ?

Romain. Issu d’une famille de musiciens, la musique classique a toujours eu ce côté intouchable – réservé aux adultes. De fait, je l’ai souvent tenue à l’écart – sans pour autant y être hermétique. J’ai toujours fonctionné à l’émotion, alors si un passage, un mouvement, voire une œuvre entière m’attrapait l’oreille j’y prêtais attention. Mon enfance reste indissociablement liée aux œuvres de mon grand-père Bernard Lallement. Sa Missa Gallica, surtout. Mais aussi le Dixit Dominus de Haendel, dont ma grand-mère raffole. J’ai appris le piano avec Mikrokosmos de Bartòk, et rêvais de jouer le Blues de Ravel issu de sa sonate pour piano et violon.

En ce qui concerne mes influences, elles sont multiples et variées. Il est difficile de savoir ce qui transparaît dans ma musique. Parfois je cite des références qui me semblent évidentes, mais ont finalement peu à voir avec mon travail. En ce moment j’écoute Dionne Warwick de manière obsessionnelle, l’écriture de Burt Bacharach me fascine.

Côté projets, il y a ce deuxième album dont nous parlions tout à l’heure. Mais encore ?

Romain. Oui, je suis en plein dedans. Considérer les différentes directions à même d’améliorer chaque chanson. Prendre le temps de les oublier également, pour y porter un regard neuf lors des sessions d’enregistrement, qui reprendront en octobre.

Parallèlement, je compose des chansons pour le duo que nous avons formé avec JS de Juveniles. Nous avons un premier EP bientôt terminé, un premier titre devrait voir le jour sous peu !

Merci Romain

Plus d’infos sur Lenparrot iciPropos recueillis par Eric Guillaud le 7 setpembre 2018

13 Juil

4000 Years : le dub de l’été signé Zenzile

Vous cherchiez le tube de l’été ? Nous l’avons trouvé. Le groupe angevin Zenzile a dévoilé il y a quelques jours son nouveau single 4000 Years et c’est de la bombe bébé. Pas encore de vidéo mais un audio qui pourrait bien tourner en boucle sur nos supports numériques et dans nos têtes jusqu’à la sortie du nouvel album prévu le 5 octobre…

© Vincent Fribault

Du « Zenzile pur jus des origines » pour les uns, « Un bon vieux son dub des familles » pour les autres, Zenzile risque bien d’imprégner sa marque sur l’été 2018. Et ce n’est que le premier extrait d’un album à venir, album que des sources bien informées considèrent déjà comme un petit bijou inscrit dans la pure tradition du son reggae dub de la fin des 70’s avec, surprise, 5 titres tous accompagnés de leur version instrumentale, façon disco mix. Montez le son !

Et comme on est sympa, on vous offre même les paroles pour chanter à tue-tête avec l’excellent Jay Ree qu’on retrouve avec bonheur sur ce nouvel album…

« Four, four thousand yearst that’s all the time we’ve been left alone you knowyes you knowyou need no reason yes to know time when religions them a come revelationone God one aim to guide us all ouh yeah but as soon as this was said separationas if we could never know peace no, no but how did our ancestors do ?to build this up till youfor thousand years, not knowing, not needing the help of a higher one CHORUS now go pack your gat for the higher man’s sake back out from the holy war that’s all it takesme begging all of the religions to take it easy take it easy no don’t be so clumsy Me am di kindwho nah go give no trust I need some evidence proof is a must I’m not the one who ah go chase your fears oh wha me sayand clear for you your path to righteousness me say dynamite bangingterrorism inspiringfi di youths them who are lost and treated as nothingnow try telling who’s responsible inna di cheating inna di conning now you knowyes you knowyou need no reason yes to know »

Eric Guillaud

20 Avr

Le Disquaire Day, c’est demain !

La huitième édition du Disquaire Day aura lieu samedi 21 avril partout en France. C’est la journée internationale des disquaires indépendants, c’est aussi la fête du vinyle avec cette année près de 200 références exclusivement vendues dans le réseau des 230 disquaires participants. Le magasin Exit Music for a Drink à Angers appartient à ce réseau. Denis Leroy et Olivier Quentin ont rencontré sa responsable Dahlia Mahot…

Plus d’infos sur le Disquaire Day ? C’est ici

19 Avr

INTERVIEW. Cachemire, le rock’n’roll made in Nantes

Ces quatre-là ont une obsession dans la vie : le rock’n’roll ! Et de fait, Freddy, Seb, Sven et Farid n’ont pas formé Cachemire en 2012 pour nous jouer des sérénades, des cantiques ou de la musique péruvienne. Leur truc à eux, c’est l’énergie, les décibels, les riffs endiablés, les basses qui bombardent, le rock quoi, le vrai. Ils sortent leur deuxième album Qui est la punk? début mai. Signe particulier :  ils chantent en français…

© François Crampon

Ils font du rock’n’roll et chantent en français ? Oui et ça ne risque pas de changer de si tôt. C’est leur marque de fabrique. Ça tombe bien parce qu’ils ont des choses à raconter. Ils vous le prouveront dès samedi 21 avril à la Barakason à Rezé où ils donneront un concert avec Archimède, concert malheureusement complet. Mais pas d’affolement, d’autres dates se profilent notamment dans la région.

En attendant de les retrouver tous sur scène, Freddy, guitariste et chanteur, nous a accordé quelques minutes pour nous parler du groupe, de l’album, de l’actu, de la bière et même des brebis égarées…

Six ans d’existence, bientôt deux albums, pas mal de concerts, des clips survoltés, une participation exceptionnelle de Dick Rivers et Didier Wampas à l’un d’entre eux. Tout va bien pour Cachemire ?

Freddy. Tout va bien, oui… et non ! On en veut toujours plus, encore et encore mais il faut avouer que cette aventure est extrêmement riche sur tous les plans ! Cachemire est une famille et c’est le pied d’avancer avec cette équipe. Ce projet est toujours en évolution, qu’est-ce que c’est bon ! Surtout que le meilleur reste à venir avec ce nouvel album.

Justement, comment vous sentez-vous à quelques jours de la sortie de ce deuxième album ? Plutôt calme et tranquille ou complètement nervous breakdown?

Freddy. Excités, surexcités ! Nous sommes très fiers de cet album qui nous ressemble à 200%. On a mis 2 ans à l’écrire, 2 ans comme des loups en cage qui ne demandent qu’à exprimer tout ça sur scène. Si Cachemire existe, c’est surtout pour le live… repartir sur la route à la rencontre du public, on attend que ça !

Qui est la punk ? est le titre de ce deuxième album. Mais qui est la personne en photo sur la pochette ? Une punk tardivement convertie ?

Freddy. Ce n’est pas une personne mais un personnage, une icône qui symbolise une génération. Mamy Germaine est le fil conducteur de cet album : protectrice, drôle, choquante, prévenante, etc… elle regarde le monde et nous le conte. C’est notre mamy à tous !

 

Pour ceux qui ne vous connaissent pas, ils sont très peu nombreux certes, vous faîte du rock’n’roll en français. Ce n’est pas un peu dépassé tout ça ?

Freddy. On fait ce que l’on aime et qui nous aiment nous suivent. Je ne pense pas qu’un style (musical, vestimentaire ou autre) soit dépassé s’il est fait avec sincérité et passion.

Quelles sont vos influences directes ?

Freddy. L’actualité… On bouffe de l’info et la musique se compose toute seule. Cela dit raisonnent dans nos têtes des titres de The Hives, des Stones, des Ramones, de Téléphone, Serges Gainsbourg, Richard Gotainer par exemple.

On dit de certaines personnes qu’il vaut mieux les avoir en photo qu’à table. Et vous ? Mieux vaut vous entendre en album qu’en concert ou l’inverse ?

Freddy. Les 2 ! Les textes en français vous imposent une bonne bière assis dans un fauteuil le livret à la main. Le son est fait pour le live ! Chaque concert est unique, j’adore l’interaction avec le public et introduire les morceaux en fonction de l’actu du moment.

On l’a entendu dans votre album précédent, on l’entend dans celui-ci, chanter en français vous permet d’aborder l’actu du monde, de dénoncer ou de réagir à certains événements. Quelle actu vous inspire, vous révolte ou vous fait marrer en ce moment ?

Freddy. La robotisation du monde liée à la politique et la religion… On (les médias) nous montre ce qui fait vendre, ça marche, ça devient presque crédible et ça fait peur ! Tous ces sujets m’inspirent, me révoltent ou me font marrer. Nous sommes plus dans le second degré que la révolution anarchique avec Cachemire mais l’humour permet de piquer des zones sensibles aussi.

On vous dit aussi brasseur, c’est quoi cette histoire ?

Freddy.  La bière se vend beaucoup plus que les CD aujourd’hui, on est d’accord ? Alors on s’est dit que ce breuvage pouvait diffuser notre musique d’une autre manière. Le streaming légal ou illégal (je ne fais pas trop de différence vu ce que les artistes gagnent financièrement) incite le public à n’écouter que LE single du groupe. C’est une culture du tube qui détruit la créativité. En achetant un pack de Fuck! Baby, 5 titres de Cachemire sont offerts. Ça permet d’en écouter plus ! On s’invite chez les gens… buveurs de bonne bière.

Cela dit , nous ne sommes pas brasseur. La brasserie Mélusine à Chambretaud le fait pour nous et le fait très bien ! Nous nous sommes liés d’amitié avec Laurent Boiteau (PDG de Mélusine) et on avance ensemble sur ce projet. Ça sera peut-être notre futur Eddy Barclay, qui sait ?

Si je vous laisse le choix entre jouer du rock’n’roll toute votre vie et tout abandonner pour élever des brebis à Notre Dame des Landes, vous choisissez quoi ?

Freddy. Elever (que dis-je ? Eduquer) des brebis et leur faire (re-faire) apprécier le rock’n’roll pour la vie.

Merci Freddy, merci Cachemire

Propos recueillis par Eric Guillaud le 18 avril 2018. Plus d’infos sur le groupe ici. Cachemire sera en concert le 21 avril à Rezé (complet), le 19 mai à Gesvres, le 26 mai à Prinquiau, le 9 juin à Mont-de-Marsan, le 16 juin à Nantes, le 23 juin à Les Moutiers, le 7 juillet à Coux-et-Bigaroque, le 14 juillet à Guérande…

06 Avr

NOUVEL ALBUM. The Blind Suns prend le large !

Il n’y a pas que les éoliennes à être offshore dans notre région, le nouvel album du groupe angevin The Blind Suns, dans les bacs le 20 avril, nous entraîne vers des rivages lointains pour un déferlement de rock’n’surf revigorant. Interview…

Pour faire branchés dans vos prochaines soirées, ne dites plus « j’adore les Scarlet » mais dites « I love The Blind Suns« . De ces deux projets lancés par le duo de choc Dorota Kuszewska / Romain Lejeune, le deuxième a définitivement pris l’ascendant. On y trouve le même esprit rock, garage pour Scartlet, surf et psyché pour The Blind Suns, mais surtout une identique puissance créatrice qui ne s’arrête pas à la musique. Photos, clips, pochette d’albums… rien n’est laissé au hasard. Le signe d’un grand groupe.

Avant que son actualité ne prenne un sérieux coup d’accélérateur avec la sortie du magnifique album offshore le 20 avril et le début d’une tournée française, nous avions quelques petites questions à poser au groupe. C’est la chanteuse d’origine polonaise Dorota qui s’y est collée… un peu jetlaguée.

Bonjour Dorota, vous revenez des Etats-Unis, notamment d’Austin où se tenait le festival SXSW. Comment se sont déroulés ces quelques jours et notamment les concerts que vous avez pu y donner ?

Dorota. Austin est devenue notre nouvelle ville d’adoption, c’est déjà la quatrième fois qu’on s’y produit dont la troisième fois de suite au festival SXSW. Il y a un public national et international qui s’y déplace mais on commence surtout à avoir une belle reconnaissance locale, autant côté public que musiciens et médias/pro locaux, c’est vraiment top. On sent beaucoup de bienveillance à l’égard de notre projet là-bas. On a hâte d’y retourner encore et encore.

La revue Hot Press vous a qualifié de groupe le plus sexy du SXSW 2018. Ça doit faire plaisir non ?

Dorota. Clairement. L’année dernière, on avait déjà eu de supers papiers, comme dans le magazine revue.ca par exemple. Cette année on aura, je l’espère, beaucoup de chroniques suite au festival car on a eu de supers retours après les concerts.

Avez-vous eu le temps de découvrir d’autres groupes ? De faire des rencontres ?

Dorota. Pas beaucoup non, on s’était laissé des jours off cette année pour aller voir des concerts et profiter. Mais dès le premier jour, on a eu de chouettes propositions de dates sur les jours laissés libres qu’on a bien sûr acceptées 🙂

Comment revient-on de là-bas ? Gonflés à bloc j’imagine ?

Dorota. Physiquement, c’est très éprouvant, entre le jetlag, la logistique pas toujours évidente et le rythme concerts + fêtes assez effréné. Mais bizarrement, à chaque fois, on revient plus en forme que quand on part. Gonflés à bloc, c’est clair, et avec une cure de soleil et un beau bronzage en prime, ça joue sur le moral !

Que représentent les États-Unis pour vous ? Vos influences majeures ne viennent-elles pas de là ?

Dorota. J’ai grandi dans une Pologne post-communiste, tout dans mon enfance et la musique en particulier regardait vers les USA, la grande majorité de nos influences vient de là-bas c’est vrai. Depuis 10 ans, on évolue en France, mais qui sait à l’avenir, des green cards peut-être ?

Des influences musicales mais aussi cinématographiques, on le sent dans votre musique, on le sent aussi dans vos clips…

Dorota. Oui c’est clair qu’on aime penser notre musique avec des images en tête dès la composition. Et là-dessus, notre collaboration avec Benoit Aubert, notre vidéaste presque attitré, joue beaucoup, il est très influencé par les films de sci-fi des années 80 comme Spielberg ou Carpenter. On a déjà réalisé « Rockerfeller », « Personal Way Of Love » avec lui et récemment « Ride » qui est sorti le mois dernier. On a juste tourné notre nouveau single « Brand New Start » avec lui à Austin la semaine dernière, ça promet des images à couper le souffle ! On a aussi eu la chance d’avoir nos titres sur des campagnes de pub comme Kost ou au cinéma pour le film l’embarras du choix avec Alexandra Lamy l’an dernier. Notre objectif ? Signer la bande son d’un Tarantino ! Quoi ? On a pas le droit de rêver ?

Quel album et quel film tournent en boucle sur vos platines en ce moment?

Dorota. L’album Oceansoft de nos copains Wonderbitch, ça n’a rien à voir avec ce qu’on fait, ça peut faire un peu kitsch à la limite du mauvais goût mais ça fait du bien, on assume et on vous encourage à découvrir. Un film ? Sailor et Lula ! Cette idée de fuite sauvage avec la carte postale USA, c’est trop beau. Et puis Lynch c’est notre numéro 2 après Tarantino.

Une tournée américaine, une tournée française dans la foulée et donc un nouvel album, Offshore. Pourquoi ce titre ?

Dorota. Le vent Offshore c’est le vent parfait pour former une vague, c’est déjà un clin d’œil à notre côté « surf music » mais la traduction c’est surtout « au large » et ça accompagne le thème commun de tous les titres de l’album : cette idée de partir, s’échapper mais pas fuir, en voyage ou tout simplement changer de vie, prendre des risques, vivre ses rêves, ne pas se laisser aliéner par quoi que ce soit, un quotidien ou des attaches qui nous tirent vers le bas. C’est ce qu’on a toujours essayé de faire au sein de nos projets musicaux et en dehors, et on a envie de le faire partager. Rien que les titres des morceaux en sont la traduction : Brand New Start, Ride, Boundaries, Texas Sly, Astral Flight etc.

Que ce soit avec Scarlet, ou aujourd’hui avec The Blind Suns, on est à chaque fois surpris par la qualité de vos créations. Quelle est votre recette magique ?

Dorota. D’abord merci, c’est touchant d’entendre ça. Pas de recette magique, on met du cœur et de la sincérité, on adore tous les albums qu’on a réalisés jusqu’à aujourd’hui, Offshore en tête, on est fiers si c’est partagé !

The Blind Suns, c’est pour la vie ?

Dorota. Qui sait ? Mais en tout cas longue vie à The Blind Suns !

Merci Dorota, merci The Blind Suns. Propos recueillis par Eric Guillaud le 29 mars. Plus d’infos sur le groupe ici. The Blind Suns sera en concert le 06/04 à Bordeaux, le 18/04 à Angers, le 02/05 à Paris, le 17/05/18 à Osnabruck (Allemagne), le 24/05 à Besançon, le 25/05 à Lyon, le 26/05 à Vichy, le 30/05 à Nantes, le 01/06 à Strasbourg, le 02/06 à Saint-Malo, le 22/06 à Vigneux-de-Bretagne, le 06/07 à Mercurol…