15 Jan

EXCLU. Yeggmen : le trio rock nantais sort son premier album et offre à Supersonikk une magnifique version live de You Are Lost

Ils en parlent depuis plus d’un an, autant dire qu’il est pour le moins attendu, tant par eux que par nous, le premier album des Yeggmen sera finalement dans les bacs le 19 janvier. Au menu, huit titres qui célèbrent l’union du rock, de la pop et de l’électro. À la rédaction web de France 3 Pays de la Loire, on s’est dit que ça valait bien une interview…  et même plus si affinité.

Matthias, Solfia et Fred des Yeggmen © éric guillaud

Et affinité il y eut. Non seulement, nous avons pu rencontrer Fred, Matthias et Sofia pour leur poser quelques questions mais ils ont qui plus est accepté de nous jouer live un des huit morceaux de leur premier album baptisé Together in the Fulness of a solar System, disponible le 19 janvier. Il s’agit de You Are Lost, une histoire d’amour contrariée filmée en exclu par et pour Supersonikk…

C’est dans les locaux de Trempolino à Nantes que nous avons retrouvé le trio, en pleine répétition pour la release party à venir au Bar à Sons au Pannonica. On vous les avait déjà présentés ici-même à l’occasion de la sortie de leur premier clip il y a quelques semaines. Yeggmen c’est qui c’est quoi ? Réponse ici et maintenant…

Matthias. Yeggmen, c’est un trio qui existe depuis bientôt deux ans. Un projet plus électro que notre groupe précédent I’M 7teen.

Vous venez de Paris. Pourquoi avoir choisi Nantes pour rebrancher les jacks ?

Fred. Au départ, on voulait surtout quitter Paris. Il fallait bien aller quelque part, on a entendu parler de Nantes. J’avais des copains musiciens qui vivaient là et qui m’en avaient dit le plus grand bien. Grosse énergie, scène pop assez pointue… Du coup, on a remonté le groupe sur Nantes.

Vous sortez tous les trois du conservatoire avec une formation classique. Pourquoi ce virage vers les musiques actuelles?

Fred. Parce qu’on adore tous les trois l’énergie du rock. Il y a quelque chose qui se passe sur scène et qui va bien au delà de la partition. Le rock permet d’exprimer beaucoup de choses.

Matthias. Dans le classique, il faut avant tout être un bon exécutant. Dans le rock, il faut mettre ses tripes. C’est ça qu’on aime, qui nous rassemble et qui fait que ce projet est là aujourd’hui.

J’ai lu à votre propos certaines comparaisons avec des artistes comme Ghinzu, Nick Cave, Damon Albarn ou encore Depeche Mode. Vous êtes d’accord avec ça ? Ce sont vos influences premières ?

Fred. C’est un peu plus large. En fait, si on voulait vraiment donner notre base, il faudrait prévoir une longue interview. Déjà, il y a le classique qui est toujours là. Je pense qu’on peut le retrouver dans les harmonies. J’adore Fauré par exemple. il a des démarches harmoniques qui sont hyper belles et ça, ça peut se retrouver dans n’importe quel style musical. Et puis dans le domaine de la pop, du rock et de l’électro, on aime beaucoup Liars qui est parti dans un trip très électro, on écoute aussi beaucoup de Côte ouest, de shoegaze. On pourrait ajouter Radiohead. Ce groupe a toujours été pour moi une référence en terme de compo, de son, de liberté artistique.

Matthias. On a forcément des références qui sont plus présentes que d’autres mais c’est vrai aussi qu’on est des éponges. On absorbe tout ce qu’on écoute et on le met au service de notre musique.

Sofia. Quand on compose, on ne se dit jamais qu’on va faire comme eux. On fait !

Fred. Oui, et on n’analyse pas !

Il y a un an, début 2018, vous annonciez déjà la sortie de votre album. Finalement il sort en 2019. Que s’est-il passé ?

Sofia. C’est long de faire un album. On a commencé à maquetter, à enregistrer, après on a manqué de sous, on a donc lancé une campagne de financement participatif sur la plateforme Ulule., il a fallu encore mixer et masteriser. Et quand tout ça fut fait, il fallait encore préparer la sortie de l’album… C’est énormément d’étapes.

Cette fois, c’est bon. Il est sur le point de sortir. Il s’appelle Together in the Fulness of a solar System. Vous vous sentez comment ?

Fred. On fait tourner les chansons depuis un moment maintenant, on les connaît bien, très bien, mais le fait que l’album sorte concrètement est assez excitant en fait !

Huit titres, un mélange de pop et de rock sur un lit d’électro. A l’arrivée, est-ce que l’album ressemble à ce que vous imaginiez, espériez, rêviez ?

Matthias. Complètement. On est hyper satisfaits de l’album et prêts à le défendre à fond. On adore jouer ses morceaux mais on pense aussi à la suite et on a déjà pas mal de nouveaux titres en stock.

Comment naît un morceau comme You are lost ?

Fred. Pour celui-ci en particulier, il était tard, nous étions isolés dans la dernière maison du dernier hameau avant la forêt d’un trou paumé en Bourgogne et on jouait en impro…

Matthias. …et heureusement on avait laissé tourner l’enregistreur. Car le lendemain, à la réécoute, on s’est dit qu’il fallait vraiment en faire quelque chose.

Fred. À partir de l’impro, on a donc travaillé les parties et construit le morceau.

Que nous raconte ce titre et d’une façon générale que raconte l’album ?

Fred. Dans cet album, le thème de l’être aimé et perdu revient beaucoup. Le thème de la nature aussi. You Are Lost parle d’un amour avec une incapacité à le vivre dans le concret.

Premier album mais pas première scène. Où vous sentez-vous le mieux et pourquoi ?

Sofía. On aime les deux. Jouer en live, c’est tout de suite, c’est l’énergie. Le studio, on se pose, ça peut être plus artistique, on va aller plus loin que ce qu’on peut faire sur scène.

Fred. Si je devais choisir entre les deux, je choisirais la scène quand même mais c’est vrai que l’un nourrit l’autre.

Matthias. Moi, je ne suis pas toujours particulièrement à l’aise sur scène mais pourtant j’aime ça. Et c’est hyper formateur. En studio, on est plus dans notre bulle, à essayer d’aller plus loin dans les sons. Sur scène, on est tout nu et il faut apprendre à gérer cette nudité avec les gens. Ce n’est pas toujours facile pour moi. je dois être un peu maso…

Vous fêterez l’album le 19 janvier au Bar à Sons au Pannonica à Nantes. C’est un moment important pour vous je présume ? Et après ?

Fred. Assez oui. Et après on enchainera les dates. On jouera au Ferrailleur à Nantes le 31 janvier, puis dans un endroit qui s’appelle Aux Anges en Bretagne, au café de la gare à Ancenis et dans les festivals de l’été…

Yeggmen c’est pour la vie ?

Matthias. Je dirais que Yeggmen, c’est comme la vie. On ne sait pas combien de temps ça durera mais tant qu’on est là…

Merci Fred, Matthias et Sofia

Propos recueillis par Eric Guillaud et Lola Marotte le 11 janvier 2019. Plus d’infos sur le groupe Yeggmen ici

08 Jan

Le reggae inscrit au patrimoine immatériel de l’Unesco : une “excellente nouvelle” pour l’association nantaise Get Up !

Il y a quelques semaines, le reggae de Jamaïque rejoignait le carnaval de Granville et la calligraphie chinoise sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. À Nantes, l’association Get Up! oeuvre pour sa promotion depuis des années. Rencontre avec son directeur Olivier Bruneau…

L’entrée du Dub Camp Festival organisé depuis 6 ans par l’association Get Up! / © Mogri Photographe

Si le reggae émerge à la fin des années 60, c’est au cours de la décennie suivante, grâce notamment à des artistes comme Bob Marley et les Gladiators, qu’il rencontre un succès d’envergure internationale. Plus qu’un style musical, le reggae est aujourd’hui une culture à part entière avec ses codes, sa mode vestimentaire, son style de vie… 

Le 29 novembre dernier, l’Unesco l’a inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, une très belle reconnaissance pour cette musique dont « la contribution au discours international sur les questions d’injustice, de résistance, d’amour et d’humanité souligne sa nature à la fois cérébrale, socio-politique, sensuelle et spirituelle »,déclare l’organisation.

Depuis 10 ans, l’association nantaise Get Up!, nom qui nous ramène immanquablement au Get Up Stand Up de Bob Marley, oeuvre pour que le reggae soit reconnu et accessible au plus grand nombre à travers différentes actions, notamment le Dub Camp Festival, premier festival européen entièrement dédié au mouvement sound-system en extérieur.

Directeur et programmateur du festival, olivier Bruneau évoque avec nous le reggae, son inscription au patrimoine culturel, le festival dont la 6e édition se tiendra cet été, les nouvelles tendances, les groupes émergents…

La suite ici

20 Déc

DÉCOUVERTE. V’Nuss, une voix soul dans un univers pop-rock

Elle a été biberonnée à la musique tous azimuts, depuis le gospel jusqu’au hip hop, en passant par le reggae, le folk, le zouk ou le RnB. Et ça se sent même si aujourd’hui Vanda-Vanessa Selmar alias V’Nuss a choisi son camp, un rock aux accents pop. La jeune femme installée à Gorges en Loire-Atlantique vient de sortir un premier album avec le groupe nantais Coloma and the K. Interview…

V’Nuss est née et a grandi sur l’île de Saint-Martin avant de rejoindre les Pays de la Loire. Depuis, la jeune-femme a multiplié les expériences musicales et affûté sa voix, une voix joliment soul qui surprend agréablement dans l’univers pop-rock qu’elle défend aujourd’hui à travers l’album So Far From the Mirror

Vous avez choisi un nom de déesse et pas n’importe lequel, V’Nuss. L’amour, c’est quelque chose que vous aimez chanter ?

V’Nuss. Le nom V’Nuss est inspiré par la contraction de mon prénom composé (Vanda-Vanessa), mais Vénus est également depuis la nuit des temps celle qui engendre les civilisations, donc donne l’image d’une femme forte, Je n’ai pas choisi ce nom pour l’amour mais plutôt pour l’image qu’il renvoie. Selon Cicéron, il existerait quatre Vénus, d’où ma diversité musicale.

Hip hop, reggae, folk, zouk, R&B… vous avez été biberonnée à tous les styles musicaux imaginables, vous avez une voix soul, mais votre premier album est plutôt teinté rock. Pourquoi ce choix ?

V’Nuss. Grâce à mes origines, j’ai été bercée par tous les styles, Saint-Martin est un vrai carrefour culturel et musical, Si aujourd’hui mon cœur penche vers le rock c’est d’une part pour me démarquer et sortir des clichés « Caraïbes = musique du soleil ou musique Caribéenne », et surtout parce qu’après m’être longtemps cherchée je me retrouve dans ce style.

Vous êtes effectivement originaire de Saint Martin, dans les Antilles. On écoute beaucoup de rock là-bas ?

V’Nuss. À St Martin/Sint Maarten, on écoute vraiment de tout même si le rock n’est pas aussi réputé qu’ic. J’ai fait mes premières découvertes grâce à des amis d’amis qui arrivaient de Métropole ou des États-Unis et grâce aussi à certaines radios (les groupes Link’n Park, Red Hot Chili Peppers …).

Le chant et les paroles c’est vous, la musique c’est Coloma and the K, un groupe nantais. Comment vous êtes-vous rencontrés ?

V’Nuss. Après avoir sorti mon Ep fin 2017, j’ai eu envie de me lancer dans un nouveau projet. J’ai alors décidé de faire appel à des auteurs-compositeurs en passant une annonce sur un site de musique. Bernard Coloma, alors en quête d’une voix pour un projet identique, a répondu à mon annonce. Nous avons échangé longuement ensemble sur l’attente de chacun puis petit à petit le projet est né. Bernard est auteur-compositeur de l’album et j’en suis l’interprète. Certains textes ont dû être retravaillés par mes soins afin qu’ils me collent plus à la peau car ils étaient déjà existants et écrits pour être chantés par un homme.

Entre votre univers et celui de Bernard Coloma, ça sonnait d’emblée comme une évidence ?

V’Nuss. En effet, la plume de Bernard se situe entre le fantastique et la poésie. Et cette façon qu’il a de pouvoir parler de faits actuels de manière imagée tout en gardant une part de légèreté grâce aux couleurs de la folk, du blues et cette guitare saturée m’a tout de suite fait tilt.

Avez-vous le sentiment que cet album vous ressemble au final ?

V’Nuss. Oui, tout à fait ! Comme je le dis souvent, je suis une artiste qui ne veut pas être cataloguée, je refuse d’être mise dans une case. Je fais la musique que j’ai envie sur le moment, peu importe le style. Il s’avère que j’adore le rock car il me procure beaucoup de bien être et de lâcher prise, mais je me ne voyais pas faire un album purement axé sur le rock et j’avais envie d’y ajouter d’autres sonorités, briser un peu plus les codes.

Quelles ont pu être vos influences pour ce premier album ?

V’Nuss. Au premier abord, je ne voulais justement aucune influence. Pour se faire je m’étais mise comme dans une bulle, nous avions une ligne conductrice « 70’s rock », Mais inconsciemment j’ai pu faire ressortir quelques influences telles que Avril Lavigne à ses débuts, Skunk Anansie…

Quel album tourne en boucle sur votre platine en ce moment ?

V’Nuss. Alors, je n’écoute pas en boucle un album en particulier, J’aime plutôt découvrir les nouveaux talents de la scène émergente et peu importe le style, Mais j’ai mes petits coups de cœur comme le chanteur franco-britannique Jon Norris et ses morceaux black roses et Cigarette burn.

V’Nuss est un projet solo. Pourtant, vous avez toujours joué en groupe, hier avec Diamond’Z D.N.A et Acoustik’ment Vôtre, aujourd’hui avec Coloma and the K. Pourquoi ? C’est plus confortable, plus rassurant pour vous ?

V’Nuss. Les Diamond’z n’était pas un groupe mais un collectif pluridisciplinaire avec differentes individualités qui se complétaient. Acoustik’ment Vôtre était un duo guitare voix de reprise ou j’évoluais quand même en solo accompagné d’un musicien. Et Coloma and the K a conçu et enregistré l’album, c’est donc tout naturellement qu’il partage avec moi l’affiche sur l’album. En tout état de cause, le confort vient du fait d’être accompagnée de musiciens sur scène, ce qui me procure encore plus de plaisir. Raison pour laquelle je suis actuellement en pleine formation de mon Band.

L’album est sorti il y a quelques jours maintenant. À quoi devrait ressembler l’agenda de V’Nuss dans les semaines à venir ? Concerts, promo… ?

V’Nuss. En effet, l’album So Far From The Mirror est sorti le 23 Novembre dernier, nous sommes actuellement en pleine promo (radio…). Nous avons depuis fait quelques dates en version électro-acoustique afin de présenter l’album, d’autres dates arrivent mais nous sommes encore en pleine recherche de prestation cette fois-ci avec le groupe que nous sommes en train de monter dans le but de viser les festivals, salles de concert…

Propos recueillis par Eric Guillaud le 19 décembre 2018

Plus d’infos sur V’Nuss ici

10 Déc

INTERVIEW. The Fleshtones au service du rock… ou l’inverse

S’ils n’existaient pas, il faudrait les inventer. Mais ils existent et partagent avec nous depuis 42 ans maintenant une vision fun et dansante du garage rock. Le groupe new-yorkais est actuellement en tournée en France avec son nouvel album Budget Buster. Il sera à la Salle Michelet à Nantes le 13 décembre, une toute petite salle pour un groupe majeur de la scène mondiale. Interview…

tchin ! © York Wilson

Ça risque de chalouper fort à l’entrée de La Scène Milchelet le jeudi 13 décembre, le café-concert, dont la jauge ne dépasse pas les 150 places, reçoit en effet ce soir-là l’un des groupes les plus mythiques de la scène rock new-yorkaise, The Fleshtones.

Formé en 1976 dans un New York en surchauffe, à la même époque que les Ramones, Blondie ou encore Television, The Fleshtones impose rapidement sa marque, un rock à l’énergie punk, au son sixties tendance rockabilly et surf music. Et rien ne l’arrête. Le tandem Keith Streng / Peter Zaremba entraîne le groupe dans une orgie de concerts, tout d’abord au mythique CBGB’s à New York puis sur toutes le scènes du monde, les plus grandes comme les plus minuscules.

Le groupe est actuellement en tournée en France avec dans ses valises un nouvel album, Budget Buster, une compilation de quelques faces B et raretés de ces dix dernières années dont le titre hommage au chanteur, guitariste et fondateur des Dogs, Dominique Laboubée. Interview…

42 ans au service du rock. Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?

Peter Zaremba. L’amour de la vie ! En fait, j’ai l’impression que ça fait 42 ans que le rock est à mon service. Les autres gars pensent comme ça aussi. C’est un rêve devenu réalité de jouer le style de musique que nous aimons et de le faire partout dans le monde. Cela me rendrait dingue d’écouter de la très mauvaise musique sans pouvoir rien y faire !

Est-ce qu’il y a des jours où vous vous dites que ce serait chouette d’arrêter le rock et de faire de la pop, du hip hop ou même de l’électro ?

PZ. Pas franchement. En vérité, il y a déjà assez de techno de qualité, qui sonne souvent comme l’electro. Mais ça ne m’embêterait pas de jouer dans une soirée des classiques de la pop-culture, des classiques pas classiques ! J’ai la chance de montrer encore plus mon amplitude vocale et d’assurer sur scène. J’ai aussi un excellent set « blues » avec mon ami Mike Edison. Vous devriez voir ça un jour, mais pour le moment je suis très occupé avec les Fleshtones…

On présente souvent les Fleshtones comme une légende vivante. Quel est le secret pour tenir tant d’années ?

PZ. Nous apprécions vraiment ce que nous faisons. Vous ne le voudriez pas ? Et si nous ne le faisions pas, personne ne pourrait prendre notre place.

Vous avez joué un peu partout à travers la planète dans des grandes salles, des petites salles. Où vous sentez-vous le plus en accord avec vous-même? Et Pourquoi ?

PZ. Ma réponse habituelle est le petit lieu intime, quelque chose de très proche des gens. La performance est plus directe et personnelle. C’est ce que j’ai toujours aimé en tant que fan de musique. Adolescent, j’ai participé à de grands concerts et j’ai constaté la déconnexion entre les interprètes et une partie importante du public: moi ! Cela dit, il y a de nombreuses fois où les grands concerts peuvent être très électriques, lorsque nous surfons sur l’énergie de la foule, dans certains festivals comme Sjock en Belgique ou Festival Beat en Italie, mais ceux-ci sont un peu rares. Ne préféreriez-vous pas être au plus près des artistes que vous aimez ?

Vous serez à Nantes le 13 décembre pour présenter votre nouvel album, une compilation de Face B et de raretés. Qu’avez-vous envie de dire aux Nantais ?

PZ. J’aimerais dire aux Nantais qu’ils doivent venir voir les Fleshtones pour partager une soirée très spéciale, de musique, d’énergie et de divertissement. Et peut-être même être transformé – c’est possible lors d’une performance des Fleshtones. Je suis transformé chaque nuit, une autre raison pour laquelle je fais ça. Nantes a toujours été une belle ville, mais maintenant c’est une belle ville avec beaucoup de vie. C’est une ville amusante où jouer, remplie de gens formidables. Nous avons hâte de tous les voir. Nous expliquerons même certaines choses à propos de notre dernier album – celui avec les raretés et les Face B – bien que nous ayons réalisé que nous avions oublié une face B, notre version française de Time Will Tell de Polnareff. C’est comme ça dans la vie réelle, la vie de The Fleshtones, (qui ne sont rien sinon la réalité), rien n’est parfait!

Propos recueillis par Eric Guillaud le 6 décembre 2018. Merci à Lola Marotte pour la traduction

Le groupe sera le 13 décembre à La Scène Michelet à Nantes. Il jouera également au Blue Devils à Orléans le 12 décembre, au El Mediator à Perpignan le 15 décembre, en compagnie des Liminanas, avant de reprendre l’avion pour la maison…

15 Nov

Découverte. YEAST en concert ce jeudi 15 novembre au Ferrailleur à Nantes

Trois EP au compteur, pas mal de concerts à travers l’hexagone, une musique pop décomplexée, sexy et funky, une énergie rock, le combo lyonnais YEAST débarque à Nantes avec la ferme intention de dérouiller toutes articulations réfractaires. Interview…

© Maxime Thevenon

Le week-end approche et vous sentez monter en vous comme une folle envie de remuer du popotin en rythme ? C’est normal. Et ça tombe plutôt bien, nul besoin d’ordonnance ou d’invitation VIP, direction le Ferrailleur où se produit ce soir YEAST, un combo lyonnais qui commence sérieusement à faire parler de lui sur la scène pop made in France. La preuve, il est en interview sur notre blog !

YEAST, c’est qui c’est quoi ?

YEAST, c’est Léo (chant/guitare/clavier), Arthur (guitare), Judicaël (basse/synthé) et Cyril (batterie). On existe depuis maintenant 4 ans, et on vient de sortir notre 3e EP, « Dust of Light » le 12 octobre dernier !

YEAST, levure en français. Pourquoi ce nom ? 

On a souvent cette image inconsciente du groupe qui brainstorme pendant des mois pour trouver un nom, et ce n’est pas du tout notre cas ! Le nom YEAST nous est venu hyper naturellement. De base parce qu’on trouvait que ça sonnait bien et que graphiquement c’était joli, tout simplement, et ensuite parce que la base de notre musique est très légère, très aérienne. On s’est dit que ça collait bien et que ça nous correspondait, et en plus c’est un nom qui a le mérite d’intriguer donc banco.

Votre musique est à la fois joyeuse, dansante, pop décomplexée, foncièrement funk, et en même temps un brin mélancolique. C’est comme ça que vous l’imaginiez à vos débuts ?

En partie, ce n’est pas quelque chose d’évident à prévoir ! Je dirais que la base pop décomplexée à la fois joyeuse et mélancolique est arrivée vraiment au début. On s’est rendu compte qu’on aimait beaucoup ce paradoxe qu’on retrouvait dans nos chansons, et la pop, c’est tout simplement l’esthétique de base que nous voulions faire. En fait, c’est surtout ces deux dernières années que nous avons évolué. On a passé un cap en rencontrant des artistes comme Jain, Talisco, Part Time Friends, Her… On a commencé à jouer dans de grandes salles, à aborder la musique d’une façon plus mature, à nous poser de nouvelles questions… C’est au final assez récemment que nous avons pris un tournant plus dansant et funky, c’est un aspect qu’on cherchait à ajouter à notre musique depuis longtemps, mais sans forcément avoir réussi à mettre le doigt dessus jusqu’ici.

On sent pas mal d’influences diverses dans vos chansons mais quel groupe, quel artiste, album ou concert vous a donné envie de faire de la musique ?

On a tous un parcours propre à nous même, et malgré quelques références communes, on a tous eu ce déclic de façon différente. Ce qui est sûr, c’est qu’on a tous eu la chance d’avoir écouté des disques supers dans la voiture de nos parents ! Bowie, The Doors, Supertramp, The Stranglers… Et ensuite, on s’est tous construits individuellement au fil du temps. C’est assez délicat comme question, parce qu’on écoute pas du tout la même chose à l’âge où on commence à faire de la musique qu’à celui où on en a fait notre métier.

Plus généralement, quelles sont vos influences ?

Les groupes qu’on aura tendance à citer le plus souvent seraient des groupes comme Foster the People, Foals, Phoenix, ou plus récemment des groupes comme Parcels ou The 1975, qui nous ont beaucoup marqué par leur créativité et leur laisser-aller dans l’écriture de leur musique. Après, on écoute et on s’inspire de tout ! Ce n’est pas parce que la base de notre musique est pop qu’on s’arrête à ça. Par exemple, en live, on a une attitude très rock. Ce n’est pas quelque chose de calculé, c’est comme ça, c’est naturel. On n’hésite pas non plus à s’inspirer de compositeurs classiques, de producteurs électro… il n’y a pas de règle en fait.

Quel album aurait tendance à tourner sur vos platines en ce moment ?

Il y a l’album de Parcels et le dernier Foster the People justement, qui prennent pas mal de place en ce moment ! Sinon il y a les derniers albums de Kimbra, Phoenix, l’Impératrice… On a quand même été pas mal gâtés ces derniers mois.

Vous venez de Lyon, c’est le bon endroit pour vivre, trouver l’inspiration et développer un projet comme le vôtre ?

Comme partout, c’est un endroit avec des plus et des moins, c’est une ville superbe, agréable à vivre, il s’y passe plein de chose, il y a des artistes extraordinaires un peu partout… Mais en même temps c’est très compliqué de sortir de Lyon quand on fait de la pop, du rock, ce genre de musique. Lyon est une ville qui a une culture électro hyper forte, et c’est tout sauf facile de tirer son épingle du jeu dans ces conditions. C’est simple, les choses ont commencé à bouger pour nous le jour où nous avons décidé d’aller faire des petits concerts dans des bars, des clubs, un peu partout en France. Au-delà de ça, ça nous a fait un bien fou de prendre la route et de partir à l’aventure. On garde des souvenirs exceptionnels, notamment du Grand Ouest.

Qu’est-ce que vous vous racontez dans le van pendant les longs voyages?

On y passe beaucoup de temps dans ce van, alors si on devait tout te lister, on en aurait pour un bon moment ! On parle de tout et de rien, on peut se raconter n’importe quoi et piquer des grands fous rires entres potes, comme avoir des discussions sérieuses avec notre manager qui nous accompagne sur presque tous les concerts, ou simplement ne rien dire et regarder le paysage. Ou encore le téléphone et Netflix, c’est une invention formidable.

Vous avez environ 4 ans d’âge, 3 EP et pas mal de concerts au compteur. Et demain ?

En 4 ans on a fait quand même pas mal de choses, parfois on regarde derrière nous et on se dit « On a déjà fait tout ça ? je ne m’en étais même pas rendu compte… ». Mais on est loin d’avoir fait le tour de la question. On a encore beaucoup de concerts en perspective, en France et ailleurs, notamment une tournée d’une semaine début décembre en Allemagne. On continuera à défendre notre dernier EP sur scène en 2019, en nous allons tout doucement commencer à nous pencher sur l’écriture d’un premier album.

Merci YEAST

Propos recueillis par Eric Guillaud. YEAST sera en concert ce jeudi 15 novembre au Ferrailleur à Nantes avec Two Faces et The Rams. Plus d’infos sur YEAST ici

09 Nov

Exclu. Gaume retourne à l’école !

Non, rassurez-vous, Gaume n’abandonne pas la musique. L’école pour lui, c’est bien fini. Mais il y est tout de même retourné le temps de clipper le titre Soothing as a Hurricane. Résultat : une vidéo absolument magnifique, signée Jeremy Bleunven et tournée avec des élèves de l’école de l’Ange Gardien à Pornic. Gaume nous raconte tout…

© Jean Marie JAGU

« C’est un titre que j’ai composé en 2017. Pour le clip, j’avais envie de tourner de belles images, spontanées, esthétiques sans avoir forcément de scénario. Par rapport à la dernière phrase de cette chanson : « Down on memory lane / plongé dans les souvenirs », j’ai eu l’envie de tourner le clip dans une école pour illustrer le souvenir, le retour à l’enfance. C’est d’ailleurs le seul rapport entre le clip et la chanson ! J’ai eu l’occasion de rencontrer le directeur de l’école de l’Ange Gardien à Pornic, enthousiaste et partant pour l’aventure. Les gamins d’une classe de CM2 ont travaillé le texte de cette chanson en cours d’anglais en amont du tournage.

J’étais persuadé que retourner à l’école avec des grattes électriques et en mode Rock, ça ferait plaisir à mes parents (rires). J’ai quitté l’école assez jeune mais je ne suis pas rancunier, l’école a été plus rancunière envers moi ».

« Au mois de juin, on a réuni tout ce beau petit monde, une quinzaine d’acteurs en herbe. Les gosses ont bien joué le jeu, l’exercice n’était pas évident, on leur demandait de chanter face caméra en gros plan devant les copains. Heureusement, on a eu des moments de relâchement où musiciens et gamins jouaient au ballon, au pendu dans la cour. On trouvait ça beau toute cette innocence et cette énergie. Tous ces moments ont été filmés par notre réalisateur Jeremy. Ces plans se sont retrouvés au montage sans préméditation de notre part.

On a fait un concert à Pornic cet été sur la plage dans le cadre de la programmation estivale de la mairie. Les gamins sont montés sur scène pour faire le morceau avec nous. C’était excellent !

On peut dire qu’on a passé de bons moments à faire les cons avec des gamins qui s’éclatent : c’est cette spontanéité qu’on visait pour le clip et ça a matché.

Tout le mois de novembre, le clip sera diffusé au Cinéma Saint Gilles à Pornic tous les jours avant chaque séance. Merci à eux ! Le clip a été diffusé en avant-première pour les enfants au cinéma le 1er novembre. Ça m’a permis de faire la première partie de Queen sur le film Bohemian Rhapsody… #consécration »

Propos recueillis par Eric Guillaud le 6 novembre 2018

Gaume est à l’affiche des Rockeurs ont du coeur le 15 décembre à Stereolux à Nantes. On vous dit tout ici

Plus d’infos sur Gaume là

08 Nov

Personal Jesus : quand KO KO MO reprend le tube interplanétaire de Depeche Mode

C’est l’un des titres les plus connus et les plus rock de Depeche Mode. Le célébrissime duo nantais KO KO MO en a fait une reprise survitaminée, immortalisée il y a quelques mois dans un clip tourné sur la scène du théâtre Graslin à Nantes et aujourd’hui gravée sur un 45 tours. De quoi nous redonner la foi ?

© Jean Marie JAGU

De quoi nous redonner la foi dans le rock bien sûr. Qui a osé dire qu’il était mort ? Depuis une pincée d’années maintenant, K20 à ma gauche et Warren à ma droite prouvent le contraire avec une batterie explosive, une guitare incandescente, une voix extraordinaire, une énergie de fou et un talent de dingue.

Après un premier album, Technicolor Life, beau comme un tatouage, pas loin de 150 concerts en France et autour, KO KO MO s’offre une petite récréation avec cette reprise de Personal Jesus, l’un des morceaux les plus célèbres du groupe Depeche Mode. Pour connaître le pourquoi du comment et surtout le comment du pourquoi, nous nous devions d’interroger nos deux musiciens nantais. Interview…

Personal Jesus a été repris des milliers de fois à travers la planète. C’est un succès planétaire vieux de 30 ans. Pourquoi avoir repris ce titre ?

K20. Nous n’avions pas de cover dans notre répertoire et ce titre nous tenait à cœur depuis un moment. Warren le jouait déjà en solo en intro de café concert, nous l’avons donc réarrangé tous les deux avec la patte KO KO MO.

Justement, reprendre un morceau c’est une chose mais y coller sa patte en est une autre. Est-ce que ça a été facile ?

K20. Jouer, travailler et arranger des morceaux ensemble n’a jamais été très compliqué, nous sommes très complémentaires et avons souvent les même goûts, la même approche sur les compos et arrangements donc ça va. Ce qui n’a pas été facile pour nous, c’est de se dire… « Nous allons faire Une Reprise » ??!!??

Ça n’a pas été un choix direct pour nous, ce n’est pas un truc que l’on voulait faire à la base. Le fait de faire une cover c’est super, mais pourquoi ? Tout le monde fait ça !! Mais l’idée de mettre sa touche sur une chanson ou un morceau que tout le monde connait, ça permet de faire découvrir son univers et sa singularité à travers celui ci.

Au-delà du titre Personal Jesus, que représente Depeche Mode pour vous ?

K20. Nous pensons que ce groupe est intemporel et qu’il a marqué et marquera plusieurs générations.

Le 45 tours sera bien évidemment disponible en vinyle. On connaît votre passion pour ce support. Vous en avez quoi ? plusieurs milliers ? D’où vous vient cette passion ?

K20. J’ai cette passion du vinyle depuis plusieurs années, ça a commencé en 1995 avec les vinyles de mon Papa et le virus m’est venu… J’en ai plus de 3000 aujourd’hui. Le vinyle est non seulement un disque, mais aussi un objet, une image, une pochette, une œuvre d’art quelque part.

Warren. Vers l’âge de 12 ans, j’ai demandé à mon papa d’installer la platoche qui dormait dans le grenier et, depuis, il ne se passe plus une minute sans qu’un disque tourne, sinon c’est l’angoisse. Il y a des disques qu’on peut écouter 1000 fois sans se lasser. C’est plus qu’un objet, on est carrément dans le culte.

Promo, concerts… Vous n’arrêtez pas depuis des mois pour ne pas dire des années. Dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui ?

K20. C’est vrai que nous avons la tête bien dedans depuis un moment et, qu’en plus , nous sommes dans les mixes du deuxième album. Mais nous n’allons pas nous en plaindre, c’est tellement passionnant !

C’est effectivement notre métier aujourd’hui, mais tellement enrichissant et, en plus, nous vivons dans une agréable ville qui permet de bien nous ressourcer à chaque retour de voyages ou tournées. 

Un 45 c’est très bien, un 33 c’est encore mieux, c’est pour quand le deuxième ?

K20…. Printemps 2019 🤪

Merci K20, merci Warren

Le 45 tours Personal Jesus est en vente sur le site de KO KO MO à partir du vendredi 9 novembre. Attention, seulement 500 copies disponibles.

Propos recueillis par Eric Guillaud le 07 novembre 2018

03 Nov

Dead End : le bouleversant premier clip du Lavallois Quentin Sauvé

Quentin Sauvé n’est pas vraiment un inconnu du côté de Laval. Bassiste du groupe de post-hardcore Birds in Row, il s’apprête aujourd’hui à sortir son premier album solo Whatever it Takes. Ça c’est pour le 1er février 2019. Dans l’immédiat, il nous en offre un avant-goût de toute beauté avec le titre et le clip Dead End partagés sur les réseaux sociaux et plateformes de streaming ces jours-ci…

© Florian Renault

Ceux qui le connaissent à travers les productions de Birds in Row seront forcément surpris. Par sa voix d’abord, une voix posée, claire, puissante. Par la musique ensuite. On baisse le son, on met de côté les influences punk hardcore à la Converge pour se tourner vers des sonorités plus folk convoquant Bon Iver. Par son univers, profondément mélancolique dans ce premier titre, plus lumineux nous promet-on dans les prochains. Et enfin par ce clip, une petite merveille réalisée par Ananda Safo, dans lequel Quentin a mis en scène ses propres grands-parents. Ils sont très âgés mais dégagent quelque chose de beau et profond qui doit s’appeler l’amour.

Quentin Sauvé nous explique…

« Dead End parle du plaisir de rester seul chez soi, sans voir personne. J’ai toujours su que ce serait le premier morceau de l’album. C’est une sorte d’introduction, courte et sans détour, plutôt pessimiste, mais qui sera suivie de morceaux plus lumineux. Un peu comme le mur de briques de la pochette, que l’on va démolir au fur et à mesure de l’album pour voir ce qu’il cache. Le clip est plus représentatif de l’ensemble de l’album. On y voit mes grands-parents, et des images tirées de souvenirs de famille. D’un côté, ma grand-mère, pensive, sachant la fin proche et se sentant un peu inutile, se remémore de bons moments. De l’autre, mon grand-père qui essaie de lui acheter le même bouquet de fleurs que celui de leur mariage, et qui finit par le fabriquer lui-même avec du papier. Ce sont en quelques sortes deux facettes de ma personnalité ».

Plus d’infos sur Quentin Sauvé ici

Eric Guillaud

02 Nov

La Nuit Je Mens : l’hommage de Cachemire à Alain Bashung

On évoquait il y a quelques jours la présence d’une chanson écrite par Dominique A sur l’album posthume de Bashung à paraître le 23 novembre, un autre nom de la scène musicale nantaise, Cachemire, rend aujourd’hui hommage au chanteur décédé en 2009 en reprenant La Nuit Je Mens avec le son et l’image…

© François Crampon

Pour ceux qui ne le connaîtrait pas encore, Cachemire est un groupe nantais qui fait dans le rock’n’roll pur et dur chanté en français, oui Madame, dans la langue de Molière exactement.

Après avoir surpris son petit monde avec le clip Qu’est-ce qu’on attend? qui réunissait sur la même pellicule le groupe Cachemire, Didier Wampas et Dick Rivers, le voici rendant un hommage particulier à l’une des stars du rock made in France, Alain Bashung. Une reprise foncièrement rock de La Nuit Je Mens, un clip furieusement classe et sexy, Freddy le chanteur nous dit tout…

Que représente pour vous Alain Bashung ?

Freddy. Alain Bashung fait partie de nos influences. C’est un symbole du rock en France. Au même titre que Gainsbourg, il avait une façon inégalable d’interpréter un titre. On ne parle pas de technique vocale et/ou instrumentale, mais de poésie et de diction. L’album Fantaisie militaire a été pour moi une révélation et principalement le titre La Nuit je mens.

Que représente plus précisément cette chanson ? Pourquoi l’avoir choisie pour une reprise ?

Freddy. C’est un titre que je redécouvre à chaque écoute et qui me donne des frissons. Je me lasse beaucoup et vite. Pour ce titre, non ! Et je ne sais pas pourquoi…

La poésie presque absurde de ce titre peut nous emmener dans beaucoup de décors différents. Pour ma part, il est très sensuel et planant. Ça a aussi été un challenge de faire cette reprise, le titre est tellement bien écrit, composé et mixé… On a beaucoup hésité avant de se lancer dans cette aventure de peur de détruire l’âme du morceau mais qui ne tente rien n’a rien !

Le clip que vous sortez aujourd’hui est à la fois très sexy et très rock. Qui l’a réalisé ? Comment s’est déroulé le tournage ? Que pensez vous du résultat ?

Freddy. Je réalise tous les clips de Cachemire et celui-ci me tenait à cœur. Nous avons toujours cherché le second degré et la déconne dans nos précédents clips. Pour celui-ci, je voulais être précis et beaucoup plus poétique. Je me suis fait une interprétation de ce morceau très personnelle depuis des années. J’ai voulu la retranscrire en image et j’avoue en être fier… c’est exactement ça ! Cela dit, je n’étais pas seul. Cat Lily Woo a su interpréter son rôle à la perfection. François Crampon a capté des images magnifiques et David Auffray (l’homme de l’ombre de Cachemire) me connait à 100% et c’est aussi grâce à eux que ce clip est à la hauteur de nos attentes sans oublier mes 4 autres frangins / Sven, Seb, Frais et Ronan.

Cachemire en clip c’est bien mais en concert c’est extra. Des dates ?

Freddy. Rendez-vous sur le site de Cachemire pour connaitre toutes nos actus. Nous serons le 3 novembre aux Touches avec Laura Cox, dans le nord à Maresquel-Ecquemicourt le 16 novembre et puis ce sera la petite tournée du festival Culture Bar-Bars. Ça, c’est pour novembre…

Propos recueillis par Eric Guillaud le 29 octobre 2018

09 Oct

DÉCOUVERTE. The Slow Sliders surfe sur la pop tranquille

Ils sont nantais d’adoption mais brestois de naissance, quatre potes qui se sont rencontrés sur les bancs de l’école et ont décidé un beau jour de se lancer dans la musique sous les couleurs de The Slow Sliders. Ils viennent de sortir leur premier album Glissade tranquille chez Kythibong. Rencontre…

© Magad’ (Gavotte Misaine)

On le compare – trop? – souvent à Mac DeMarco, la coqueluche de l’indie pop à la cool. Il y a de ça très certainement. Mais The Slow Sliders n’a pas attendu que le nom du musicien américain soit sur toutes les lèvres pour affirmer son style, tranquille.

Un rythme posé, des guitares sous effet, une voix lointaine, flottante, et des mélodies finement ciselées qui s’invitent dans votre cerveau droit pour ne plus jamais en sortir, c’est la marque de fabrique du groupe aujourd’hui installé à Nantes.

Mais ne vous fiez pas aux apparences, derrière cette nonchalance de circonstance se cachent quatre musiciens qui ne sont pas venus jusqu’ici pour faire de la figuration. En huit ans, Gwen (guitare solo), Clovis (batterie), Victor (chant et basse) et Axel (guitare rythmique) ont acquis l’expérience nécessaire pour envisager aujourd’hui de voir plus loin, tourner à l’étranger et surtout enregistrer un premier album. Il s’appelle Glissade tranquille, huit titres qui brillent par leur écriture et leur tonalité à la fois mélancolique et lumineuse.

Nous avons rencontré Gwen et Clovis par un jour un peu triste, un peu gris, pas très loin de leur studio de répétition, pas très loin non plus de la salle de concerts nantaise Stereolux où le groupe se produira le 20 octobre. Nous avons évoqué l’album, les influences du groupe, les textes, Mac DeMarco et même la chanson Yesterday. Interview ici et maintenant…

Plus d’infos sur The Slow Sliders ici

Plusieurs dates à vernir pour voir et écouter The Slow Sliders : le 18 Octobre à l’Échonova à Saint-Avé, le 19 Octobre au Portobello à Caen, le 20 Octobre à Stereolux à Nantes, le 22 Octobre à l’Expression libre à Troyes, le 23 Octobre au Point Éphémère à Paris, le 24 Octobre à Fuzz’Yon à La Roche-sur-Yon, le 26 Octobre à L’avant-Scène à Bordeaux, le 22 Décembre à l’Espace Glenmor à Carhaix…