13 Sep

DÉCOUVERTE. Projet Marina : le duo électro nantais sort son premier album !

Bonne nouvelle, la famille électro nantaise s’agrandit ! Et contrairement à ce que peut suggérer son nom, Projet Marina est aujourd’hui une affaire bien lancée. Échos, son premier album, sort vendredi 14 septembre, l’occasion de rencontrer ses deux porteurs, Lilian et Willy, dans un jardin extraordinaire et sous un soleil de plomb de bon augure. Interview…

© éric guillaud

Et si on se donnait rendez-vous au jardin ! Non pas pour parler horticulture, fraises des bois et cucurbitacées, non simplement histoire de prendre l’air, profiter du soleil et pourquoi pas rencontrer deux trentenaires nantais fous de musique et incessamment propriétaires d’un bel album tout rose baptisé Échos.

Le premier (à gauche), c’est Willy, le deuxième (à droite), c’est Lilian. Tous les deux sont instituteurs le jour, musiciens le soir, la nuit, le matin et peut-être aussi un peu à la pause du midi ! À eux deux, ils forment le Projet Marina qui depuis plusieurs mois déjà envoie des signes de vie sur internet, quelques morceaux sur SoundCloud, quelques vidéos sur YouTube, deux EP, des concerts ici ou là et puis… ce premier album, huit titres qui prennent aux tripes, hypnotiques et magnétiques, de l’électro tendance cold wave chanté en français, oui Madame, c’est assez rare pour le signaler.

Pourquoi chanter en français ? Pour raconter quoi ? Quelles sont les influences du duo ? Pour le savoir, direction le jardin des Cinq Sens, à côté du lycée Mandela et du Conservatoire de Nantes, c’est là que nous avons donné rendez-vous à Lilian et Willy. Non seulement, ils répondent aux questions mais, en outre, ils les posent.

Plus d’infos sur Projet Marina ici

Trois dates pour voir et écouter Projet Marina à Nantes : le 14 septembre au Blockhaus DY10 pour sa release party, le 15 septembre chez le disquaire Mélomane, le 20 septembre à La Scène Michelet dans le cadre du festival des arts numériques et des cultures électroniques Scopitone.

06 Août

Festival Viens dans mon île : le groupe nanto-islais Des Roses en territoire connu

Une chose est certaine, Louis et Suzanne, frère et sœur dans la vie, Des Roses sur la scène, n’auront pas besoin d’un GPS pour rejoindre le site du festival Viens dans mon île mercredi 8 août, ces deux Nantais ne sont pas ici en terre inconnue, loin de là, L’Île d’Yeu est leur deuxième maison. Interview… 

@Carla Rondeau

Bonjour Louis et Suzanne. Comment allez-vous ?

On va bien merci. En vacances à l’Île d’Yeu alors tout va bien.

Vous jouez le mercredi 8 août au festival Viens dans mon île sur l’Île d’Yeu. Je crois savoir que vous connaissez bien les lieux…

Oui effectivement on connait très bien l’Ile d’Yeu. Depuis notre plus jeune age, nous y allons tous les étés car notre oncle possède une maison là bas mais depuis cinq ans nous avons notre propre maison non loin du port, ce qui nous permet d’y passer énormément de temps. On y a fait des saisons dans les bars, magasins etc… C’est un endroit très important pour nous, c’est ici que le projet est né, qu’il s’est développé à travers le temps avec différents clips tournés sur l’île par exemple. Et maintenant l’album… Ça ne cessera jamais.

Vous partagerez la scène avec Catherine Ringer, Les Négresses Vertes et Michael Jones. Ça vous convient ?

Oui c’est super d’avoir l’opportunité de jouer avec des artistes comme ça. On a beaucoup écouté les Rita étant enfants donc c’est chouette d’ouvrir pour cette soirée.

Et l’album, votre premier album ? Où en est-il ?

Il est en cours de préparation. Depuis le mois d’Avril, on est à l’Ile d’Yeu ou on a installé un petit studio dans notre maison pour travailler sur ce premier album. On avance bien.

Avez-vous un message personnel pour les milliers de festivaliers qui vous rejoindront sur l’île

Profitez bien de cet endroit incroyable et attention aux vélos !

Merci Louis et Suzanne. Merci Des Roses. Propos recueillis par Eric Guillaud le 5 août 2018

Plus d’infos sur le groupe ici, sur le festival Viens dans mon île 

02 Août

Tournée d’été #5. Fusion Festival, Au Fil du Son, Les Accroches Coeurs… Cabadzi chante les films de Bertrand Blier sur les scènes de France et d’ailleurs

Depuis la sortie de son album en septembre dernier, le très conceptuel et cinématographique Cabadzi X Blier, le duo nantais enchaîne les concerts un peu partout en France. Victorien et Lulu, membres fondateurs du groupe, nous parlent de ce quotidien de tournée avant un retour en studio prévu pour la rentrée…

@ Franck Loriou

Bonjour Victorien et Lulu , comment allez-vous ?

Victorien et Lulu. Plutôt pas mal !

Une tournée ça ne s’improvise pas, comment vous y êtes-vous préparés ?

Alors c’est très simple : beaucoup de répétitions, beaucoup de mails pour organiser tout ça, et un peu de sport 🙂

Qu’est -ce que vous appréciez le plus dans une tournée ?

La tournée c’est le voyage, des heures de tourbus, des autoroutes, rencontrer une équipe d’accueil différente chaque fois, un lieu différent, un public différent. Bref c’est un peu tout ça qui en fait le charme, le fait d’être nomade, de devoir s’adapter à tout, ça met le cerveau et le corps dans une espèce d’ivresse étrange et agréable.

Quel est votre dernier concert ?

Ce week end, nous avions deux festivals, à Doué la Fontaine et à Civray.

Comment se sont-ils déroulés ?

Ça s’est plutôt pas mal passé, peut être un peu moins bien à Civray, où l’on jouait avec Shaka Ponk : je crois que les fans de Shaka Ponk ne comprennent pas trop ce qu’on fait :))

Et le prochain sur la liste ?

Dès ce week end à Saint-Jean-de-Monts pour la Déferlante et juste après à Thonon-les-Bains.

Pouvez-vous nous raconter votre date la plus folle de ce début d’été ?

Sans conteste une date en Allemagne dans l’un des plus gros festivals d’Europe : Le Fusion Festival à Berlin. C’est un festival de dingue, avec une déco de dingue et une programmation de dingue 24h/24, où l’on peut voir Rone par exemple à 8h du matin !

Comment s’occupe-t-on entre deux dates ? 

Déjà, on dort, on joue souvent très tard, donc on finit tard, donc on dort peu vu que l’on doit se lever tôt pour faire la route pour la date suivante. Et quand on ne dort pas, on lit, on joue à la console, on regarde le paysage et on fait des blind test avec des trucs complètement introuvables.

Les tournées, c’est aussi l’occasion de rencontres et de découvertes. En avez-vous une en tête ?

Il y en a des tonnes de rencontres oui. Avec des gens, avec des villes, avec des festivals. Ça tient parfois à rien, ce week-end par exemple, on était dans un festival où il y avait un four à pain, on a donc passé un petit bout de nuit à faire cuire des petits pains avec le boulanger parce qu’on trouvait que c’était une activité parfaite pour cette heure là 🙂

Quel est le programme pour le groupe après la tournée des festivals d’été ?

Alors, on a encore une bonne trentaine de dates cet automne et ensuite ce sera retour en studio pour l’écriture du prochain album !!

Merci Victorien et Lulu, merci Cabadzi. Propos recueillis par Eric Guillaud le 1er août 2018.

Plus d’infos sur le groupe ici

Cabadzi sera en concert à La Déferlante à Saint-Jean-de-Monts le 7/08, aux Fondus du Macadam à Thonon-les-Bains le 10/08, aux Accroches Coeurs à Angers les 7 et 8/09, à Carros le 13/09, à Saint-Herblain le 15/09…

31 Juil

Tournée d’été #4 : Un Singe en été, Guitare en Scène, Terra Incognita… The Mirrors sème le rock ici et là !

Il tourne il tourne notre duo angevin. Depuis début juin, The Mirrors enchaîne les concerts avec toujours la même énergie électrique et parfois quelques aléas météorologiques. De quoi engranger de beaux souvenirs pour l’hiver et préparer l’avenir. Interview…

Bonjour Sarah et Corentin, comment allez-vous ?

Salut ! Ça va bien, il fait beau, il fait chaud, c’est l’été !

Une tournée, ça ne s’improvise pas. Comment vous y êtes-vous préparés ?

Les festivals d’été se bookent très longtemps à l’avance, donc on y a travaillé à l’automne dernier et on a calé ces dates petit à petit ; pour préparer au mieux le live on a eu la chance de faire une résidence en mai / juin, à Mayenne, avec Sébastien Rousselet, chanteur de Babel. On a aussi énormément composé et rajouté quelques nouveaux morceaux dans le set. On a beaucoup travaillé et considérablement amélioré le live. Maintenant, on est hyper heureux de le faire découvrir de plus en plus au fil des dates !

Qu’est -ce que vous appréciez le plus dans une tournée ?

L’humeur générale, le fait de partir pour faire ce qu’on préfère le plus avec plein de rencontres, de découvertes et d’aventures en perspective. Rien n’est jamais prévisible, ce n’est pas toujours facile mais on sait pourquoi on est là et c’est toujours un plaisir extrême de défendre le projet sur scène à chaque date, malgré tous les aléas possibles d’une tournée, et à travers toutes les belles surprises aussi. C’est dans ces moments-là que l’on se retrouve le plus au cœur du projet, c’est très intense.

Quel est votre dernier concert ?

Le 21 juillet au Festival Guitare en Scène, près de la frontière suisse.

Comment ça s’est passé ?

Là, pour parler d’aventures et de rencontres, on a un très bel exemple !

On devait jouer le 20 juillet à 18H45 mais la météo ne nous a pas permis d’assurer notre set ce soir-là. Il a été repoussé à 21H15 entre The Liminanas et BRMC mais la météo ne s’était toujours pas arrangée et contrairement à ces derniers, on était sur la scène extérieure.

Le festival nous a donc proposé de décaler le concert au lendemain soir, 21H15 juste avant Zucchero (hahaha). On a accepté, et c’était une sacrée soirée ! Un sacré séjour même, puisqu’on a passé 2 jours entiers là-bas ; l’accueil était incroyable, on s’est vraiment sentis chez nous, toute l’équipe était hyper chaleureuse. Un super souvenir donc!

Et le prochain sur la liste ?

Le 24 août au festival Terra Incognita à Carelles (53), ça fait un moment qu’on voulait le faire alors on est très heureux de faire partie de cette superbe programmation. On a hâte !

Pouvez-vous nous raconter votre date la plus folle de ce début d’été ?

C’est sans aucun doute le festival Guitare en Scène dont on parlait juste avant. Elle avait d’emblée commencé assez follement d’ailleurs, puisqu’on avait quitté Angers la veille vers 23H30 pour arriver au festival le matin.

Comment s’occupe-t-on entre deux dates ? 

Cet été, on prend un peu de temps pour nous mais sinon on travaille continuellement sur le projet, tout ce qu’il y a à faire dans l’ombre, et on compose beaucoup… On prépare la suite!

Et l’ambiance dans le van ?

Dans le van, on écoute beaucoup de musique, on chante, on papote, on rigole, on fait des blagues de beauf…

Les tournées, c’est aussi l’occasion de rencontres et de découvertes. En avez-vous une en tête ?

On en a tellement, c’est difficile. Entre les équipes qui accueillent, des personnes du public avec qui on a beaucoup discuté, et les groupes qu’on a croisé…

Mais justement on va choisir Équipe de Foot, un duo avec qui on a joué plusieurs fois et qu’on avait rencontré sur une date il y a un peu plus d’un an. Depuis on est tombés amoureux d’eux et on a trop hâte de rejouer avec eux. Allez écouter leur album, il est incroyable…

Quel est le programme pour le groupe après la tournée des festivals d’été ?

Toujours travailler sur le développement du projet, et plus concrètement, un passage en studio à la rentrée et potentiellement la sortie d’un single en fin d’année…

Merci Sarah et Corentin, merci The Mirrors. Propos recueillis par Eric Guillaud le 29 juillet 2018

Plus d’infos sur le groupe ici

The Mirrors sera en concert au festival Terra Incognita à Carelles le 24/08, au festival Simone pète les watts à La Réole le 7/09, aux Concerts Sauvages à Nantes le 8/09…

27 Juil

Tournée d’été #3. Festival de Trélazé, Couvre Feu, Tartine Festival… le groupe angevin Zenzile sur la route pour l’amour du dub

S’il ne s’est jamais rien interdit en matière de création, flirtant ici avec le rock, là avec l’électro, c’est bien le dub qui constitue l’ADN de Zenzile. Et le groupe nous le prouve à chaque étape de sa tournée, en attendant la sortie d’un nouvel album « gavé de dub » à la rentrée. Interview…

© Sébastien Perron

Bonjour les Zenzile, comment allez-vous ?

Vincent Erdeven . Salut. Nous allons très bien. Nous sommes super heureux de préparer les dates de notre tournée Dub Unlimited et tout autant impatients de sortir le prochain album 5+1 Zenzile meets Jayree.

Une tournée ça ne s’improvise pas, comment vous y êtes-vous préparés ?

Vincent. Nous passons beaucoup de temps à jouer de la musique donc à enregistrer des idées, des dubs, des chansons… Après avoir bouclé les enregistrements et les mixes du 5+1 à venir, nous avons donc préparé notre nouvelle liste thématique dub mêlant des standards Zenzile, Jamika et Jayree, ainsi que des nouveaux morceaux.

Qu’est -ce que vous appréciez le plus dans une tournée ?

Vincent. La chance de partager notre musique avec notre public et la joie de jouer ensemble, ainsi que tous les moments de convivialité avec tous ceux qui nous accueillent et nous suivent.

Quel est votre dernier concert ?

Vincent. Trélazé Estival. Un chouette festival en plein air gratuit dans notre région. Un super site et des Angevins super motivés.

Comment s’est-il passé ?

Vincent. Très bien. La joie d’être tous les 7 et de proposer notre nouveau set à la maison.

Et le prochain sur la liste ?

Vincent. Le prochain est à Couvre Feu en ouverture de NTM, groupe légendaire: surmotivation.

Pouvez-vous nous raconter votre date la plus folle de ce début d’été ?

Vincent. Peut être la Maroquinerie. Bien que date du printemps, ce fut notre première date avec le retour de Jamika et Jayree. Une Maroquinerie bondée, un gig de 2 heures, un moment parfait pimenté par la joie de tous.

Comment s’occupe-t-on entre deux dates et dans le van ?

Vincent. Chacun de nous s’occupe comme il l’entend (ordi, séries, travail, guitare). Beaucoup de discussions endiablées, de partages et de nombreuses rigolades. Evidemment sur fond de musique dans l’autoradio.

Les tournées, c’est aussi l’occasion de rencontres et de découvertes. En avez-vous une en tête ?

Vincent. En 2012, nous arrivons en festival et découvrons Jayree avec Sax Machine, son groupe de l’époque. Bouleversés par son style, nous lui proposons de nous rejoindre pour Electric soul et la tournée qui s’en suivit. Grand bonheur  !

Quel est le programme pour le groupe après la tournée des festivals ?

Vincent. Tournée d’automne pour défendre notre nouveau disque gavé de dub et bien sur plaisir de reprendre la route pour en découdre.

Merci Vincent, merci Zenzile

Propos recueillis par Eric Guillaud le 27/07/18. Plus d’infos sur le groupe ici

Zenzile sera en concert au festival Couvre Feu à Frossay le 26/08, à Salon de Provence le 27/09, à Forcalquier le 28/09, à Guillestre le 29/09, à Cholet le 6/10, à Saint-Etienne le 11/10, à Ivry-sur-Seine le 12/10, à Saint-Martin-d’Hères le 13./10…

20 Juil

Tournée d’été #2. Art Sonic, Poupet, Les Nocturnes… KO KO MO fait monter la température sur les festivals

Ils n’arrêtent pas les KO KO MO, toujours sur la route, parfois dans les airs et sur les mers, pour rejoindre une scène ici ou ailleurs et livrer un set énergique, du rock à l’état pur, le sourire en plus. Ils sont comme ça les KO KO MO, simples et généreux, intègres et proches des gens. Leur deuxième album est en préparation mais c’est sur une scène qu’il faut avant tout les découvrir. Interview…

© Jean-Marie Jagu

Bonjour les KO KO MO, comment allez-vous?
K20. Bonjour… Et bien tout va pour le mieux dirons nous. Tout va bien pour nous.

Une tournée ça ne s’improvise pas, comment vous y êtes-vous préparés?
K20. Tu sais, nous pouvons dire que nous sommes toute l’année en tournée et ça nous va bien, nous n’avons pas trop de pauses, surtout en ce moment car nous sommes en même temps en train de fabriquer notre deuxième album.

Qu’est-ce que vous appréciez le plus dans une tournée?
K20. Etre ensemble surtout, car parfois pour un show d’une heure, nous faisons 1000 heures de route, mais on adore ça et ça nous laisse le temps de se raconter nos vies et de dire des conneries. Mais il y a aussi les superbes rencontres que nous faisons, des artistes, des techniciens, les découvertes et le public qui est différents à chaque fois.

Quel est votre dernier concert ?
K20. Notre dernier concert c’était Une nuit en Muscadet pas très loin de chez nous à Mouzillon, avec Massilia et Les Wampas.

Comment ça s’est passé ?
K20. Tout s’est bien passé, bel accueil « comme d’habitude », nous étions aussi heureux de jouer à quelques kilomètres de chez nous, ce qui a permis à beaucoup de Nantais de venir nous voir sur scène. Et on adore.

Et le prochain sur la liste ?
K20. Le prochain concert c’est ART SONIC avec Damso – The Blaze Pleymo… Un super festival, puis Le Grand Festival avec Gauvain Sers – Hyphen Hyphen… et le festival de Poupet avec Shaka Ponk, une belle mini tournée pour cette semaine.

Pouvez-vous nous raconter votre date la plus folle de ce début d’été ?
K20. Nous ne voulons pas faire les chauvins, mais comme nous ne jouons pas souvent chez nous, cette fameuse date du 30 Juin dernier à Nantes pour « La Nuit du Van » à été vraiment folle et inoubliable pour nous, c’était juste dingue.

Comment s’occupe-t-on entre deux dates ? Et l’ambiance dans le van ?
K20. L’ambiance dans le van est toujours parfaite, nous ne sommes que trois sur la route et toujours de bonne humeur, donc tout va bien. Et en ce moment entre chaque date, c’est des sessions pre prods car nous sommes sur notre deuxième album et ça prend du temps.

Quel est le programme pour le groupe après la tournée des festivals ?
K20. Et bien une petite surprise à la rentrée et les enregistrements et finitions du deuxième album… Le reste c’est secret;)

Merci K20, merci KO KO MO. Propos recueillis par Eric Guillaud le 20 juillet 2018

Plus d’infos sur le groupe ici

KO KO MO sera en concert au Festival Art Sonic à Briouze le 20/07, à Saint-Pierre-de-Chartreuse le 22/07, à Poupet à Saint-Malo-du-Bois le 24/07, à Trebur le 27/07, à L’Île-aux-Pies le 28/07, aux Nocturnes à Saint-Brieuc le 3/08…

19 Juil

Tournée d’été #1. Poupet, Paléo Festival, Les Vieilles Charrues, Les Escales… Inüit sur tous les fronts

Ils n’ont pas attendu de sortir un album pour faire parler d’eux. Leur ADN, c’est la scène et ils vont l’arpenter tout l’été, depuis Poupet jusqu’aux Vieilles Charrues, en passant par le Paléo Festival ou Beauregard. De quoi se mettre en condition pour la rentrée qui s’annonce mouvementée pour les Inüit. Interview…

Inüit à Poupet 2018 © MaxPPP – Marc Ollivier

Bonjour les Inüit, comment allez-vous ?

Simon. Salut! En pleine forme! Nous sommes sur la route en ce moment direction la Suisse pour le Paléo Festival.

Une tournée ça ne s’improvise pas, comment vous y êtes-vous préparés ?

Simon. Nous sommes un groupe vraiment basé sur le live au départ. Nous avons toujours voulu être sur scène ensemble. Nous composons tous dans Inüit et formons une sorte de famille. Le moment de la scène, c’est vraiment une invitation pour les gens à nous rejoindre. La tournée, d’une certaine manière, nous la « préparons » depuis la formation même du projet.

Qu’est -ce que vous appréciez le plus dans une tournée ?

Simon. Cette réponse sera certainement différente pour chacun d’entre nous. Certains préféreront le moment où nous jouons sur la scène, d’autres les moments plus calmes où nous pouvons nous retrouver un peu seul, ou à l’inverse les moments de déconne globale.

Je ne pense pas me tromper en disant qu’aucun de nous préfère le fait d’être dans le camion pendant des heures et des heures et des heures … Mais c’est ce qui fait aussi le charme du truc. 🙂

Quel est votre dernier concert ?

Simon. Nous étions au Festival de Poupet en Vendée la semaine dernière et, juste avant, au Festival Beauregard en Normandie.

Comment ça s’est passé ?

Simon. Très bien, l’ambiance était très cool. A Beauregard, nous avons joué en après-midi, pourtant il y a eu des milliers de personnes devant la scène. C’était vraiment plaisant!

Et le prochain sur la liste ?

Simon. Paléo Festival en Suisse demain, le Grand Son à Saint Pierre de Chartreuse samedi et les Vieilles Charrues dimanche ! Nous serons aussi aux Escales à St Nazaire le 28/07 ;).

Pouvez-vous nous raconter votre date la plus folle de ce début d’été ?

Simon. Certainement Beauregard. C’était vraiment une date cool. Nous n’avons jamais eu autant de personnes devant nous! C’était grisant de dingue.

Comment s’occupe-t-on entre deux dates ? Et l’ambiance dans le van ?

Simon. Ça dépend de chacun. Lorsque nous pouvons rentrer un peu à la maison, certains produisent des morceaux pour d’autres projets, d’autres sont plus vacances, d’autres composent pour eux ou pour le groupe …

L’ambiance dans le van est assez tranquille, on commence à être vraiment habitués à être ensemble dans cet espace clos.

Les tournées, c’est aussi l’occasion de rencontres et de découvertes. En avez-vous une en tête ?

Simon. Complètement! On rencontre pas mal de monde, on croise beaucoup de groupes et on voit des paysages de dingue.

Mmmh, certainement la rencontre avec Arold. C’est le nouveau directeur de l’Alliance Française à Porto-Viejo en Equateur. Nous y étions il y a quelques semaines, c’est un gars de ouf! Il s’était mis en tête d’organiser un festival tout seul à l’autre bout du monde. Il a 23 ans, a déjà parcouru le monde et fait des trucs de malade. C’était bien cool d’écouter son histoire.

Quel est le programme pour le groupe après la tournée des festivals ?

Simon. Nous sortons notre premier album le 12 Octobre prochain sur le label Cinq 7. Pas de vacances de prévues, simplement des semaines de résidence pour préparer le prochain show et la prochaine tournée. Nous serons d’ailleurs dans la région pour la release de cet album le 24 Novembre à Stereolux à Nantes, et les places sont déjà en vente !

Merci Simon, merci Inüit

Plus d’infos sur le groupe ici

Inüit sera en concert au Paléo Festival le 20/07, au Grand Son à Saint-Pierre-de-Chartreuse le 21/07, aux Vieilles Charrues le 22/07, aux Escales à Saint-Nazaire le 28/07, à Niort le 16/08, à Muzillac le 18/08, à Grenoble le 8/09, à Saint-Herblain le 14/09, à Paris La Maroquinerie la 15/10, à Rodez le 2/11, à Villefranche-sur-Saone le 17/11, à Nantes le 24/11 pour la release party, à Dijon le 30/11..

19 Juin

Cancer : le nouveau clip de San Carol

On n’avait plus entendu parler de lui depuis fin 2016, même son compte Facebook était resté bloqué au 22 novembre de cette année-là après une série de concerts à Austin Texas, mais c’était pour la bonne cause. San Carol était en studio pour l’enregistrement de son nouvel album Houdini. Le groupe angevin nous en donne un avant-goût aujourd’hui avec le titre Cancer mis en images par Nathan Houée…

San Carol © Fred Lombard

Nous avions rencontré Maxime Dobosz, aka San Carol, en mars 2016, une interview à retrouver ici. Le projet angevin venait d’être sélectionné iNOUïS du Printemps de Bourges après deux albums qui avaient imposé dans le style krautrock, La Main Invisible (Ego Twister Records) et Humain Trop Humain (Gonzaï Records). Depuis, il y a eu ce fameux concert à Bourges puis une mini tournée au Texas et puis… plus rien. Silence radio.

« On a eu l’occasion de faire pas mal de trucs cools comme de faire partie de la sélection des Inouis du Printemps de Bourges en 2016, jouer au festival Europavox en 2015, faire des premières parties hypers importantes pour moi (The Soft Moon, Turzi et Blackstrobe, le projet rock electro d’Arnaud Rebotini) notamment) et de jouer à Austin, Texas fin 2016, une expérience exceptionnelle qui nous a fait beaucoup apprendre et relativiser, en plus de faire des rencontres essentielles. Nous sommes silencieux depuis fin 2016 et notre retour d’Austin car nous sommes rentrés en studio et je souhaitais ne me concentrer que sur ce prochain disque, me détendre et calmer mes angoisses inhérentes à la musique. »

« Nous avons enregistré Houdini fin 2016 et début 2017 avec Raphaël d’Hervez du groupe Pégase et auparavant de Minitel Rose. Nous avons composé en groupe à base de simples guitare/voix et piano/voix avant d’arranger tout cela ensemble, en assez peu de temps pour conserver une urgence et les émotions des premiers essais. Je suis resté fidèle à ma ligne de conduite de San Carol, celle de faire une pop que j’estime différente, à la fois classiciste et expérimentale, surtout sans barrière et compromis. Mon influence principale est Bowie, je ne vaux pas même son plus petit orteil mais j’essaie de reproduire sa démarche musicale (celle par exemple de sa trilogie berlinoise ou le krautrock inconnu d’Allemagne prenait une dimension populaire à travers la voix de Bowie). »
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Le clip
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« Ce clip du morceau Cancer issu de ce nouvel album a été réalisé par notre ami Nathan Houée, monté par Clémentine Bartaud (des groupes Tiger Lion et La Houle) et avec notre ami Shaun Shawnerson comme acteur. C’est un des premiers morceaux composés pour l’album et l’un des plus compliqués à finir ».
Cancer, un morceau qui parle des angoisses

« Cancer parle de mes angoisses existentielles. Je suis une personne hyper anxieuse même si je suis le premier à faire le con quitte à soûler tout le monde, mais intimement je suis assez névrosé. Comme beaucoup de musiciens ayant des aspirations à être écouté je pense. On vit constamment en trébuchant sur une scie à dent émotionnelle dont les pics sont très hauts, mais les creux au moins aussi bas. D’autant que je ne me vois pas faire autre chose que de la musique, je me sens profondément inadapté ailleurs malgré le fait que j’ai toujours travaillé dans bien des métiers différents. Je reste connecté au « monde réel » comme ça et j’évite de partir en vrille je crois. Cancer raconte tout cela, la peur de l’échec voir le constat d’échec tout en ne pouvant pas arrêter, de la nécessité de se renouveler malgré ces angoisses dont on ne peut se débarrasser, qu’il y ait des hauts ou des bas. »

« Mais étonnement, même si tout cela n’est pas bien gai, je ne vois pas ce morceau et ce qu’il raconte comme quelque chose de déprimant ou complaisant, j’en retiens surtout le fait d’en parler à cœur ouvert et de continuer à avancer, faire des choses nouvelles car finalement ces angoisses, elles font découvrir et essayer de nouvelles choses. Essayer, trébucher, essayer de nouveau en somme. Globalement cet album m’est hyper intime. »

San Carol, projet solo ou véritable groupe ?

« Même si San Carol reste mon projet, pour Houdini, le groupe a eu une place primordiale en termes d’arrangement, de composition, d’ambiance. Je compose les mélodies, les suites d’accords, je m’occupe de la direction artistique (Raphaël d’Hervez qui a produit l’album a eu un rôle hyper important là dessus), je fais le chef d’orchestre. Les gars ont composé des parties, gimmicks qui font vraiment l’identité des morceaux et leur couleur. C’est un projet solo par essence, mais ça reste un vrai groupe d’amis qui fument, boivent ensemble et accouchent ensemble au studio. Ce n’est pas une dictature. »

Le groupe est aujourd’hui constitué de Stw, Nerlov et Simon qu’on a pu apercevoir dans VedeTT, Eagles Gift, Lemon Queen et Sheraf…

Propos recueillis par Eric Guillaud le 6 juin 2018

Plus d’infos sur San Carol ici et . Le groupe sera en concert à…

06 Juin

INTERVIEW. Degree : l’électro folk dans le sang

Quand un artiste que vous entendez et voyez pour la première fois parvient à vous coller des frissons et vous emmener loin, c’est que de toute évidence il se passe quelque chose. Quelque chose de l’ordre du talent. Le Nantais Degree n’a que 19 ans et quatre ou cinq concerts au compteur mais déjà une maturité musicale qui devrait lui assurer un bel avenir. Il revient du festival de Bourges où il a fait salle comble et croule depuis sous les propositions et les projets. On fait le tri avec lui. Interview…

À seulement 19 ans, Grégoire Dugast, alias Degree, aurait de quoi perdre contact avec la réalité tant tout se bouscule autour de lui depuis quelques semaines. Mais ce jeune étudiant en Design, inscrit en première année à Nantes, compte bien garder les pieds sur Terre et simplement profiter de ce qui lui arrive.

Sélectionné iNOUïS du Printemps de Bourges pour les Pays de la Loire en 2018, lauréat du prix Nouvelles Scènes Music Machines 2018 avec Les Inrocks… en seulement trois ans de travail seul dans sa chambre et cinq concerts à l’heure où sont écrites ces quelques lignes, Degree a su s’imposer avec une musique qui mélange le folk et l’électro, les sonorités digitales et organiques, la mélancolie et l’optimisme. Rencontre…

Peu de gens vous connaissent pour le moment. Comment vous présenteriez-vous en quelques mots ?

Degree. Degree est un projet folk et électro qui s’appuie sur des sons à la fois synthétiques et organiques, un son assez sombre avec des batteries qui poussent à la danse, et toujours une touche de mélancolie.

Cette mélancolie qui semble vous coller à la peau et à la voix, d’où vient-elle ? 

Degree. C’est vraiment très naturel. J’ai commencé la musique en apprenant la guitare il y a six ans. J’ai composé sur cette guitare dont je me servais comme un fourre-tout sentimental, avec plus souvent des sentiments de tristesse. Voilà mes fondements, ce qui fait qu’aujourd’hui je suis plus à l’aise sur une composition mélancolique.

Côté voix, vous avez un timbre vraiment particulier. Comment l’avez-vous travaillé ?

Degree. Je n’ai jamais travaillé ma voix, c’est venu comme ça. C’est peut-être fonction de ce que j’écoute, des artistes comme James Blake ou Ben Howard. Tous les deux ont des voix qui tendent à la fausse note et apportent un aspect mélancolique.

Comment vous est venue cette idée de mélanger le folk et l’électro, d’unir une guitare sèche à des synthés et des machines ?

Degree. Comme je le disais précédemment, j’ai commencé à composer avec une guitare, ensuite je me suis tourné vers le piano, ça restait très acoustique. Mais j’écoutais aussi beaucoup d’électro et quand j’ai pu acquérir un ordinateur, là directement je me suis mis à faire des structures qui allaient marier mes compositions très sèches avec cette basse très électro. Et le mariage des deux s’est fait de fil en aiguille.  je ne me suis pas dit que j’allais faire de l’électro avec de la folk ou de la folk avec de l’électro, ce sont des sonorités qui me correspondent et que je veux garder.

Quelles sont vos principales influences ?

Degree. Mes influences majeures sont Leonard Cohen ou David Bowie mais aussi des artistes plus jeunes, de ma génération, des gens comme Jack Garratt ou Woodkid qui ont les mêmes références que moi mais aussi leur propre univers.

Vous êtes encore dans la période de tous les premiers. Premier concert, premier festival, premières interviews… Comment vivez-vous tout ça ?

Degree. Je le vis bien. Certes je ne suis pas encore très à l’aise, je découvre le milieu mais ça fait vraiment plaisir de se dire qu’il y a de l’intérêt pour le projet et que ce que je faisais hier tout seul dans ma chambre, à parfois agacer mes parents, peut aujourd’hui intéresser les gens.

Vous avez été sélectionné Inouïs du printemps de Bourges. Vous y avez joué le 26 avril, il y a environ un mois. Comment s’est déroulé le concert ? Pas trop de pression?

Degree. Super, beaucoup de stress avant parce que c’était une salle pleine de professionnels, c’est le genre de concert qui marque une carrière ou du moins qui peut lancer une carrière. C’était le quatrième set de ma vie, alors forcément il est encore améliorable et je l’améliore à chaque fois. Bourges n’était pas forcément le meilleur mais les retours ont été bons. Ce qui veut dire que les erreurs que je pensais majeures ne sont pas aussi importantes que ça.

Qu’en attendiez-vous et quelles ont été finalement les retombées ?

Degree. En tant que fan de festival, j’étais super content de pouvoir écouter et rencontrer des artistes que j’admire depuis très jeunes, c’était comme passer de l’autre coté de la barrière. Ça, c’était déjà dingue ! Ensuite, j’y allais pour défendre mon projet et rencontrer des pros qui pourraient être intéressés et désireux de construire une équipe autour. J’ai eu beaucoup de contacts, j’ai enchaîné plusieurs rendez-vous, j’ai rencontré beaucoup de personnes, des majors, des labels indépendants, des tourneurs… J’ai même tendance à m’y perdre mais je suis bien accompagné par Trempolino. Ils sont à mon écoute, ils me disent vers où me diriger, les chemins à éviter. Pendant un an, ils vont ainsi m’accompagner.

tu vois en face de toi des nuages de rêves et tu te dis que si tu sautes, soit tu voles en plein dans le rêve, soit tu tombes

On sent que gérer l’après Bourges n’est pas forcément facile…

Degree. Oui, c’est un peu en bord de falaise, tu vois en face de toi des nuages de rêves et tu te dis que si tu sautes, soit tu voles en plein dans le rêve, soit tu tombes. Je n’arrive toujours pas à réaliser ce qui m’arrive, c’est incroyable. J’ai une chance énorme et en même temps ça fait un peu peur, c’est le moment de faire des choix décisifs qui vont m’engager sur plusieurs années.

Comment fait-on pour garder les pieds sur Terre. la famille ?

Degree. Oui. La famille, les amis beaucoup. Après, je ne suis pas quelqu’un qui part en vrille dès qu’on lui dit des choses assez folles. Souvent, je ne les capte même pas. Et tous les soirs, je retourne dans ma petite chambre avec mon ordi. Rien ne change au final…

Vous connaissez du monde dans le milieu de la musique ?

Degree. J’ai surtout la chance d’avoir un musicien célèbre dans ma famille, c’est 20syl, mon oncle. Quand j’ai commencé à faire de la musique, il m’a passé un vieil ordi à lui. J’ai commencé à lui envoyer des sons, il m’a fait des retours, m’a donné des conseils.

ll en pense quoi de tout ça 20syl ?

Degree. il est très content mais me dit de prendre mon temps, il me calme, il me réconforte. on est en contact assez régulièrement.

Et demain ?

Degree. Demain, j’adorerais sortir un premier EP bien réalisé. Sans trop me projeter, je dois prendre les choses comme elles viennent. j’ai des concerts à venir et notamment une énorme date, le festival Fnac Live du 5 au 7 juillet où je jouerai devant 15000 personnes. Ça va être complètement dingue!

Merci Degree. Propos recueillis par Eric Guillaud le 31 mai. Plus d’infos sur l’artiste ici

15 Mai

EXCLU. Secrets Seeker, le nouveau clip du groupe angevin The Mirrors

La légendaire douceur angevine serait-elle propice à l’émergence des groupes rock les plus enfiévrés ? On vous parle régulièrement sur ce blog de The Blind Suns, voici aujourd’hui The Mirrors et son clip Secrets Seeker à découvrir en urgence et en exclu ici et maintenant. C’est parti…

© Fred Lombard

À bien regarder cette photographie de Fred Lombard, le boss de l’excellent site d’info rock indiemusic, on pourrait les imaginer doux comme des agneaux. Et ils le sont. Mais donnez leur des instruments, une guitare pour Sarah Nadifi, une batterie pour Corentin Bossard, et nos deux agneaux se métamorphosent aussi sec en fauves assoiffés de rythmes sauvages et de riffs sanguins, un condensé d’énergie, de brutalité et de mélodies imparables qui vous imprègnent le corps et l’esprit pour l’éternité ou presque. 

Formé en 2011 du côté de Cholet, où Sarah et Corentin fréquentent un temps le conservatoire, The Mirrors rejoint Angers, le projet y trouve sa forme définitive, un duo guitare/batterie à la White Stripes mais inversé, elle à la guitare et au chant, lui à la batterie. Je m’arrête là avec les comparaisons, The Mirrors a trouvé son style propre, il fait aujourd’hui partie de l’équipe Espoir du Chabada, une référence !

À leur actif, pas mal de concerts notamment en première partie de The Limiñanas, et trois EP dont le dernier What’s my brain’s brain? a tout juste un an. Secrets Seeker est l’un de ses cinq titres, « c’est un peu notre morceau préféré autant sur disque que sur scène… », nous confient Sarah et Corentin, « et c’est un morceau que les gens retiennent ».

Il était donc essentiel pour nos deux musiciens de mettre des images sur cette chanson. Le clip réalisé par SpireProd nous convie à une petite balade nocturne en forêt. On admire et on se retrouve après avec Sarah et Corentin pour faire la lumière sur leurs intentions…

« Le titre Secrets Seeker dégage un univers très nocturne et une partie du texte réfère à des souvenirs précis qui se sont déroulés la nuit. C’était donc naturel de chercher ce monde assez sombre et mystérieux dans les images du clip.

On ne voulait pas établir un scénario de A à Z, on voulait plutôt axer les images sur les sensations et les effets, créer une atmosphère générale sans définir un fil conducteur ou une histoire précise. On s’est pas mal inspirés de clips de rap, c’est ce qui nous a donné des idées pour le montage. SpireProd, l’Angevin qui a réalisé le clip a directement été sur la même longueur d’ondes et on s’est très bien compris sur cette volonté et sur ce que l’on imaginait du résultat final.

L’idée de rajouter des sous-titres nous est venue dès le début, elle fait partie de ce concept de ne pas créer de synopsis mais plutôt de viser un résultat visuel et esthétique. Les sous-titres n’ont pas de phrases en commun avec les paroles, mais ils sont bien entendus liés au thème du morceau : la folie, la frustration qui découlent de la naissance du désir et de l’attachement immédiat. Cela nous a permis de pousser l’émotion encore plus loin et depuis un angle particulier. Comme les paroles expriment concrètement les émotions à la première personne, on voulait illustrer ces ressentis par la réalité scientifique de ce qui se passe en nous lorsque ces émotions surgissent. On a d’ailleurs appris des choses en rédigeant tout ça ! Seule la toute fin des sous-titres est issue du souvenir qui a inspiré les paroles du refrain de ce morceau…

Le tournage s’est déroulé dans une forêt à 20 minutes d’Angers, de 21H à 4H une nuit d’avril. On a eu de la chance : très peu de pluie et une température qui aurait clairement pu être pire. SpireProd a beaucoup joué sur l’utilisation des lumières, les effets de mouvements. La forêt était assez riche et il y avait plein d’endroits différents à exploiter, depuis les bois avec des troncs assez resserrés jusqu’à des espaces beaucoup plus sauvages en passant par une petite mare et une cabane qui nous a pas mal servis (et la rencontre de plusieurs salamandres magnifiques).

C’est en quelque sorte un clip à double lecture. Il y a la lecture de l’image en elle-même et la lecture des sous-titres ; les deux lectures se rejoignent évidemment, mais doivent s’apprivoiser une par une ».

Propos recueillis par Eric Guillaud le 10 mai 2018

Plus d’infos sur The Mirrors ici et . Le groupe sera en concert le 17 mai à Osnabrück (Allemagne), le 18 mai à Dour (Belgique), le 19 mai à Compiègne, le 8 juin à Nantes, le 13 juin à Toulouse, le 14 juin à Marseille, le 15 juin à Imperia (Italie), le 17 juin à Lise (Italie), le 23 juin à Mayenne, le 20 juillet à Saint Julien en Genevois, le 28 juillet à La Chapelle Saint Florent…