16 Juin

Hellfest 2019 : cinq questions à… Lofofora

Ce n’est pas parce qu’on joue très fort qu’on a rien à dire. Connus et reconnus pour envoyer du riff et du son absolument dantesques, les Lofofora n’en sont pas moins des musiciens engagés qui dénoncent les travers de notre société via des textes taillés à l’arme lourde…

Lofofora / © Florence Schall

Trente ans, oui trente ans, trente ans à envoyer du lourd, un savant cocktail de punk et de metal passé au mixeur de l’engagement politique, voilà la recette magique de ce groupe emmené depuis le début par Reuno au chant et Phil Curty à la basse. Le Hellfest, ils connaissent pour l’avoir déjà fréquenté en 2014 mais ils y reviennent avec la niaque d’une première fois. Ne les manquez pas, vous pourriez le regretter. 

15 Juin

Hellfest 2019 : cinq questions à… Shaârghot

Vous rêviez d’un autre monde ? Ne cherchez plus, Shaârghot l’a inventé, un monde post-apocalyptique à souhait, aussi noir que désespéré, aussi métal que punk, aussi électro qu’indus, une musique qui colle au corps et à l’esprit, l’enfer dans toute sa splendeur…

Amoureux amoureuses de k-pop et autres musiques acidulées, passez votre chemin, ici tout est noir jusqu’aux visages des musiciens, c’est l’esprit du groupe parisien Shaârghot qui, dans la lignée d’un Punish Yourself ou d’un Rammstein, influences largement assumées, balance un metal indus énergique et envoûtant. Avec eux, noir c’est noir, mais avec des nuances tout de même…

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Hellfest 2019 : cinq questions à… Banane Metalik

Vous aimez le gore ? Vous aimez le rock’n’roll ? Alors vous adorerez Banane Metalik et son gore’n’roll, doux mélange d’une culture cinématographique et musicale goulûment absorbée et digérée par les cinq membres du groupe. Au programme ? Un show à vous glacer le sang pour l’éternité…

Banane Metalik n’a jamais fait dans la dentelle, plutôt dans la découpe en gros, avec des riffs lourds et sanguinolents. Sur son compte Facebook, cette bande de Rennais déclare venir de l’enfer, elle y retourne avec un concert qui s’annonce d’ores et déjà saignant… Attention aux éclaboussures !

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13 Juin

Scopitone 2019 : le plein d’innovations

Pour sa 18e édition qui se déroulera du 12 au 22 septembre, Scopitone, le festival des cultures électroniques et des arts numériques, se devait de marquer les esprits, la présentation de la programmation aujourd’hui va dans ce sens…

Concert de Rebeka Warrior – Scopitone 2018 © David_Gallard

Quoi de neuf au pays des cultures électroniques et des arts numériques ? Un festival tout neuf ou presque ! Pour sa 18e édition, Scopitone déménage, direction l’ancien MIN sur l’Île de Nantes, prend son temps, passant de 5 à 10 jours avec des plages horaires quotidiennes plus larges et promet de surprendre avec de « multiples propositions » et « des expériences parfois inattendues ».

Le MIN, on le savait depuis quelques temps déjà sera donc le terrain de jeu de cette nouvelle édition, l’occasion de découvrir ce lieu atypique avant sa démolition. Halle à marée, frigos, anciens magasins de gros… accueilleront les expositions, spectacles, concerts et espaces de vie et de restauration.

Au programme, une vingtaine d’installations d’art numérique exposées, 18 artistes internationaux (France, Allemagne, Etats-Unis, Belgique…), 8 oeuvres présentées en première française, des spectacles jeune public, des ateliers pour la famille ou pour les grands, des tables rondes, conférences… et bien sûr de la musique avec six soirées de performances audiovisuelles, lives et DJS Sets.

Tout commencera le 13 septembre avec Etienne de Crecy. Suivront Ryoichi Kurokawa, Calling Marian… (le 13), Transforma, Andreas Lutz… (le 14), Line Katcho, Julien Bayle… (le 19), Molecule pour deux soirées et deux spectacles différents (les 20 et 21), Pierce Warnecke & Clément Edouard, Kompromat (le 20), Alex Augier, Folamour, Camion Bazar… (le 21).

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Eric Guillaud

Hellfest 2019 : cinq questions à… Mass Hysteria

On le présente parfois comme un Rage Against the Machine à la française et ce n’est pas faux! Depuis plus de 25 ans maintenant, Mass Hysteria balance ses riffs enragés, ses textes engagés et son métal en fusion sur les scènes d’ici et d’ailleurs avec une certaine constance. Le Hellfest? Un graal.

© Eric Canto

Enragés et engagés, oui, anti-système, non. Et ils ne le cachent pas, les cinq musiciens de Mass Hysteria ne veulent surtout pas passer pour des donneurs de leçon, leur unique ambition est de remettre l’humain au centre de la machine. Plus de 25 ans de scène, 9 albums studio, 4 albums live, des disques d’or sur l’étagère et un passage au Hellfest en 2016 qui a mis tout le monde d’accord, Mass Hysteria revient du côté de Clisson avec Maniac, son dernier album en date, et une impétueuse envie d’embarquer dans son sillage tous les « furieux » et toutes les « furieuses » présents au Hellfest.

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12 Juin

Reboot : le festival Hip Opsession opère une remise à zéro avant de changer de format

Quinze ans au service du hip hop dans toute sa diversité, une édition 2019 qui a rassemblé plus de 30 000 passionnés et une envie d’aller plus loin, encore plus loin, avec une nouvelle formule. Mais avant ça, les organisateurs vous invitent à remettre les compteurs à zéro avec une édition exceptionnelle baptisée Reboot les 11 et 12 octobre sur le site de Transfert à Rezé…

13 Block à l’affiche du festival Reboot © Fifou

Nul besoin d’avoir buggé pour effectuer une remise à zéro, avec plus de 30 000 spectateurs, 32 lieux investis et 58 événements organisés, la 15e édition du festival Hip Opsession a bien tenu toutes ses promesses, battu tous les records. Mais pour accompagner l’évolution du mouvement hip hop, Pick Up Production, association organisatrice du festival, a décidé d’innover en restant fidèle à son objectif initial : « promouvoir la diversité des esthétiques, favoriser les propositions originales et novatrices, et agir pour un accès de tous à la culture ».

Avant un nouveau format qui devrait voir le jour dès 2020, Pick Up Production remet tout à zéro avec une édition exceptionnelle sur un site lui aussi exceptionnel, celui de Transfert à Rezé. Trois chapiteaux côté accueil, une bonne vingtaine d’artistes français et internationaux côté programmation parmi lesquels 13 Block, Georgio, Neg Marrons, Davodka, Nadia Rose, Illa J, Isha, Prince Waly, Makala, Dope Saint Jude, Zed Yun Pavarotti, 404Billy, Moka Boka…

Et après ?

Terminée la formule ramassée sur une quinzaine de jours en hiver, Reboot ne remet pas seulement les compteurs à zéro, il préfigure un festival en deux temps : « Le premier en février sera entièrement consacré à la danse. Toujours nomade, il associera plusieurs lieux de l’agglomération autour d’une programmation de spectacles, battles, workshops, conférences et initiations, avec comme événement central le Battle Opsession. Le second, consacré à la musique, aura lieu en octobre et sera principalement articulé autour de deux soirées de concerts à Transfert, sous chapiteaux ».

Eric Guillaud

24 Mai

Rendez-vous Hip Hop du 25 mai au 1er juin à Nantes

Un doux parfum de Hip Opsession devrait flotter dans l’air nantais du 25 mai au 1er juin avec la quatrième édition d’un festival d’envergure nationale, Rendez-vous Hip Hop, consacré comme son nom l’indique au hip hop. Au menu : de la musique, de la danse, du djing, du graffiti et même un concours de MC’s…

Akua Naru @Katja Ruge

Le hip hop à Nantes, c’est une affaire qui roule. Depuis maintenant plus de 15 ans, le Hip Opsession organisé par l’association Pick Up Production nous permet de découvrir l’immense richesse de cette culture avec une programmation choc alliant musique, danse et arts visuels, grosses pointures et découvertes.

Hip Opsession, c’est en février, Rendez-vous Hip Hop c’est en mai.

Cet événement initié par le ministère de la Culture, de l’Education nationale et de la Jeunesse ainsi que par 5 acteurs emblématiques du mouvement hip hop en France dont Pick Up Production est basé sur le même principe que la fête de la musique avec un appel à participation et un open agenda qui permet à chacun d’y inscrire un concert, un atelier, une expo.

Comme à Lille, Marseille, Nîmes, Paris, la semaine se terminera le 1er juin avec une journée entièrement gratuite à Nantes, Esplanade du Cours Saint-Pierre. Au programme : de la musique bien sûr avec notamment la Montpelliéraine Eli, le Nantais Hicham, l’Américaine Akua Naru, la Parisienne Lean Chihiro…

De la musique mais aussi de la danse avec notamment la formation M.CITY, le show du ManssClass, école de danse nantaise…

Et ce n’est pas fini, vous pourrez aussi entendre du beatbox, suivre la demi-finale du challenge End of the Weak destiné au MC’s, danser sur des DJ sets, flâner dans un village hip hop, participer à des initiations et des ateliers… bref de quoi se faire une bonne cure de hip hop avant l’été.

Pour finir, il y a les Rendez-vous Hip Hop, il y a aussi les Before Rendez-vous avec Dj Looping et Dj Nelson le 31 mai sur le site de Transfert à Rezé, et les After Rendez-vous le 1er juin au Lieu Unique avec Sweet Mama et Lean Chihiro, une bourse aux disques et Dj Chilly Jay le 2 juin une nouvelle fois sur le site de Transfert.

Eric Guillaud

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29 Avr

La Nuit de l’enfer au Zénith de Nantes : dernier tour de chauffe avant le Hellfest

À deux mois du festival des musiques extrêmes à Clisson, le Zénith accueille mardi 30 avril la dernière étape du Warm Up Hellfest Tour, une soirée spéciale autour de Dagoba, Princesses Leya, Ultra Vomit, Tagada Jones ou encore Mass Hysteria. Rencontre avec Alex Rebecq, directeur de la communication du Hellfest…

Alex Rebecq (à gauche) avec la team du Warm Up Hellfest Tour 2019 – © Brian Ravaux

Après Vannes, Brest, Caen, Lille, Paris, Bordeaux ou encore Limoges, le Warm Up Tour Hellfest pose sa sono au Zénith de Nantes mardi 30 avril pour le grand final. Au menu : Dagoba et Princesses Leya qui ont assuré les 14 dates de cette tournée mais aussi, soirée d’enfer oblige, Mass Hysteria, les Nantais Ultra Vomit et les Rennais Tagada Jones. De la musique mais pas que, Alex Rebecq, directeur de la communication du Hellfest en charge du Warm Up Tour nous dit tout et bien plus encore…

Le Warm Up Tour Hellfest 2019 s’achève sur une quatorzième date au Zénith de Nantes mardi soir. Satisfait de cette nouvelle tournée ?

Alex. Oui, énormément satisfait, la troisième édition de ce Warmup Tour Hellfest remporte un très gros succès et je commence déjà à réfléchir sur de nouvelles idées pour l’année prochaine. À cette heure, nous sommes à la douzième date à Limoges, nos pieds sont usés et nos yeux sont gonflés par la fatigue mais rien n’ébranle notre motivation pour finir en beauté jusqu’au grand final du Zénith de Nantes.

Le Hellfest affiche complet chaque année sans dévoiler un nom de groupe. Quel est l’intérêt de ce Warm Up finalement si ce n’est la promo du festival ?

Alex. Cette tournée Warmup est une opération promotionnelle de proximité, c’est l’opportunité pour nous de venir à la rencontre des fans du festival et de proposer une soirée itinérante fédératrice pour tous les amateurs de musiques métal sous l’étendard du Hellfest. Organisateurs, fans et artistes peuvent se rencontrer en toute simplicité autour d’un verre pour discuter du festival, mettre des noms sur des visages, et gagner de nombreux pass 3 jours. Le Hellfest, contrairement à d’autres, demeure un festival fait par des fans de métal pour des fans de métal et il est important pour nous de rester très proches de nos festivaliers, quitte à se déplacer chez eux !

J’imagine que c’est pour toi et l’organisation du festival en général l’occasion aussi de recueillir des commentaires, des réactions, des demandes, des récriminations de la base, des festivaliers en somme. Qu’est-ce qu’il en ressort cette année ? Quels sont les axes d’amélioration que vous avez ou allez travailler ?

Alex. Nous répondons à beaucoup de questions et surtout nous tachons d’expliquer la logistique et l’organisation d’un festival pour que les fans comprennent nos choix et nos décisions. La passion dépasse la raison pour certains et il est important pour nous de leur expliquer nos limites et nos intentions dans les améliorations de festival, ou dans les choix de la programmation. De nouveaux écrans, des changements au métal corner, un relooking du bois et de la zone restauration, de nouvelles sculptures et encore beaucoup d’autres choses qui devraient en surprendre plus d’un. C’est toujours plus facile et plus agréable de parler avec les fans en direct plutôt que sur les réseaux sociaux. Surtout qu’il nous est impossible de trouver ce temps libre pendant les 3 jours d’exploitations en juin à Clisson !

Mardi soir, c’est La Nuit de l’enfer au Zénith de Nantes, une première. Il y aura de la musique mais encore ?

Alex. En effet, le warm Hellfest 2019 se termine en beauté avec notre nuit de l’enfer au Zénith de Nantes le 30 avril. Le format change pour ce final car en plus de Dagoba et Princesses Leya nous rajoutons à l’affiche Tagada Jones, Mass Hysteria et Ultra Vomit ! La scénographie va être repensée spécialement pour cette nuit de l’enfer, les plasticiens de Monic la mouche nous préparent une arène métallique sculptée de 7 mètres de haut avec écran intégré et chandelier géant, nous rajouterons de la pyrotechnie sur scène et des projections. Le hall lui sera habillé tout en mapping vidéo accompagné des résultats de l’exposition « What the Hell » et d’un village de stands, quelques partenaires alcooliers offrirons des dégustations et nous accueillerons les mécènes du festival dans un espace privé ! Tout un programme complet pour une soirée qui nous l’espérons sera à la hauteur des attentes des fans du Hellfest et des néophytes !

Alex Rebecq – Hellfest 2018 © Eric Guillaud

On sait que vous voulez aujourd’hui développer les partenariats avec la ville de Nantes. Avez-vous des pistes, des projets, pour d’autres événements dans un proche avenir ?

Alex. Nous avons déjà travaillé avec le Château des Ducs de Bretagne et le Zénith, nous travaillons aussi avec certaines écoles en parallèle sur des projets satellitaires ou nous impliquons des étudiants. Nous préparons un petit crossover vidéo avec l’opéra Graslin et depuis quelques mois nous sommes rapprochés de la mairie de Nantes et de madame Johanna Rolland dans le but de rencontrer les acteurs culturels de la ville. Bien qu’a Clisson, le rayonnement du festival impacte la ville de Nantes et nous sommes heureux de voir que nos idées et nos projets peuvent s’intégrer dans de nouvelles actions culturelles. Nous travaillons dessus, mais nous ne pouvons encore rien dire car nous n’en sommes encore qu’aux étapes préparatoires et aux discussions !

Merci Alex

Plus d’infos sur la Nuit de l’enfer ici

23 Avr

Festival L’Ère de rien 2019 : les cinq groupes à ne surtout pas louper

La huitième édition du festival L’Ère de rien se joue les 26 et 27 avril sur les rives de la Sèvre nantaise à Rezé. Une bonne douzaine de groupes émergents, principalement anglais mais aussi américains, danois et français, se partagent l’affiche. Voici notre sélection totalement subjective mais nullement restrictive…

Wives

Wives (26 avril, chapiteau Chemin bleu). Ils viennent de New York, du Queens plus précisément, et débutent ici, oui oui à Rezé, une tournée européenne qui les emmènera vers Paris, Berlin, Amsterdam, Nottingham, Londres, Brighton… et peut-être même vers les sommets de la gloire. Car oui, Wives, malgré sa jeunesse pourrait bien quitter rapidement le statut de groupe émergent pour celui de confirmé. En tout cas, en l’espace d’un clip, sublime, et d’un single tout autant, le quatuor a trouvé sa voie, imposé un style. Et ce n’est qu’un début. Pour découvrir le groupe avant tout le monde, c’est maintenant…

Lady Bird (27 avril, chapiteau Chemin bleu).  Eux viennent du Kent au Royaume-Uni, sont récemment passés par la case du Printemps de Bourges et se positionnent le week-end prochain sur Rezé pour vous faire goûter de son univers révolté et violent, du punk énergique mais aussi mélodique soutenu par le duo punk Slaves qui les a fait signer sur son label Girl Fight Records…

Teenage Bed (27 avril, Manoir de la Morinière). On vous parlait de lui il n’y pas très longtemps ici-même, de lui et de sa belle actualité. Label, album, single, clip… Il est vrai que le printemps a été plus que généreux avec le Nantais Nathan Leproust et son projet Teenage Bed. Impliqué depuis toujours dans l’organisation du festival, il sera cette fois sur la scène pour partager avec le public son univers folk aussi libre qu’intimiste, aussi mélancolique que défricheur…

Fur (26 avril, chapiteau Chemin bleu). Originaires de Brighton, ces gamins nourris aux sixties pourraient bien eux aussi faire parler d’eux rapidement. Ils cartonnent d’ores et déjà sur YouTube avec des vidéos avoisinant les centaines de milliers voire les millions de vues, le record étant détenu par If You Know That I’m Lonely, avec plus de 6 millions de consultations à ce jour. Inutile de vous dire que le premier EP du groupe était très attendu, il est sorti en février…

Brace! Brace! (26 avril, chapiteau Chemin bleu).  « Un groupe pop avec une appétence pour le bruit ». Ce n’est pas moi qui le dit mais Thibault Picault, l’un des quatre membres de Brace! Brace!. Et ce n’est pas faux. le groupe 100% lyonnais a commencé dans le rock garage avant de s’orienter vers des arrangements de plus en plus pop, mais en gardant la même énergie et surtout la guitare. La base. Résultat : une pop élevée à grands coups de riffs. Étonnant !

Bien sûr, il ne s’agit là que d’une partie des groupes à l’affiche. À vous de découvrir les autres. Un seul mot d’ordre : soyez curieux. Et profitez-en également pour flaner du côté des découvertes graphiques avec cette année, parmi les invités, Joe Tonté, le Studio Bengal, Sarah Rougant, Claire Baldairon…

Plus d’infos sur le festival ici

09 Avr

ENTRETIEN. Le groupe rennais Tagada Jones fête ses 25 ans à Fontenay-le-Comte

Ils n’ont plus 20 ans et ne s’en cachent pas, ils seraient même du genre à le proclamer haut et fort et à le fêter joyeusement. Les Tagada Jones seront en concert à Fontenay-le-Comte en compagnie d’une dizaine de groupes amis les 12 et 13 avril. Interview…

© Mathieu Ezan

2019 s’annonce torride ! Ce n’est pas moi qui le dit mais les Tagada Jones qui viennent de reprendre la tournée des salles avec un petit anniversaire à fêter, 25 ans, oui quand même, 25 ans d’existence, des centaines de concerts, 9 albums studio et toujours le même énergie à jouer sa musique et défendre certaines causes.

Car Tagada Jones est un groupe engagé et enragé qui se nourrit de l’actualité pour écrire ses textes. Écologie, racisme, religion, terrorisme, violences conjugales, mondialisation…  pas un thème, pas un, n’échappe à ces dignes héritiers de la scène rock alternative des années 80.

La tournée anniversaire du groupe passe par Fontenay-le-Comte les 12 et 13 avril, plus qu’un concert, un festival qui réunira une dizaine de groupes amis. Niko, le chanteur et guitariste du groupe, nous explique tout ça et plus encore…

Avoir 20 ans, c’est bien, avoir 25 ans c’est comment ?

Niko. Avoir 25 ans c’est bien aussi ;-). Franchement nous n’aurions pas le droit de nous plaindre, nous n’avons jamais eu autant de monde à nos concerts, ça dépasse même tout entendement pour un groupe punk…. Cela fait 25 ans que nous défendons nos valeurs, mais voila aujourd’hui le contexte a énormément changé et une grande partie de la jeunesse se retrouve dans nos textes et nos chansons. Assez paradoxalement, depuis quelques années, plus on vieillit plus notre public rajeunit.

Un quart de siècle dans les jambes et toujours pas d’arthrose. Qu’est-ce qui vous fait encore gambader ensemble ? Une certaine idée du rock, l’argent, la gloire, l’amitié… ?

Niko. Evidemment l’amitié avant tout. Tagada c’est une aventure humaine, on ne fait pas du rock pour la gloire et encore moins pour l’argent. On fait du Rock parce qu’on a ça au fond de nous, c’est notre ADN, on y croit et bien sûr on adore fermer la porte du camion et partir à l’aventure, tout comme il y a 25 ans…. Rien n’a changé.

Et toujours la même rage ?

Niko. Evidemment, notre rage reste intacte. Dans le style de musique que nous faisons, il n’y a pas de place pour les imposteurs, le public ne se trompe d’ailleurs pas la dessus. Perso, j’espère que lorsque que le groupe sera rincé, nous aurons le courage d’arrêter plutôt que de donner des prestations minables. La rage, c’est ce petit plus qui donne une énergie impalpable mais difficilement quantifiable, seulement sans rage: pas d’énergie, sans énergie: pas de Rock.

Vous fêterez vos 25 ans à Fontenay-le-Comte les 12 et 13 avril. Qu’est ce qu’on pourra y voir et y entendre ?

Niko. Une nouvelle fois nous avons invité les copains a venir faire la fête avec nous. Au programme du vendredi: Black Bomb A, Lofofora, No one is Innocent, Ultra Vomit et Le bal des Enragés. Au programme du samedi: Punish Yourself, Les Sheriff, Les Ramoneurs de Menhirs, Sick of It All et donc Tagada. Deux grosses soirées avec 4500 enragés chaque soir et une ambiance qu’on espère au top comme lors des 4 dernières éditions.

Cette année, il y aura même un camping pour la première fois, et comme toujours de la bière bio et artisanales, des stands, et une grosse ambiance !

Le festival affiche complet le 13 avril, soir où vous êtes programmés. Mais il y aura d’autres occasions de vous voir dans la région je crois…

Niko. Alors à l’heure ou je parle, il ne reste plus que 80 places pour le vendredi qui affichera donc vraisemblablement complet aussi. Bien sûr nous avons d’autres rendez-vous dans le coin, notamment une très grosse date concoctée par le Hellfest au Zenith de Nantes avec Ultra Vomit, Mass Hysteria, Dagoba et Princess Leila, ou encore une participation au festival des feux de l’été à St Prouant fin juin qui se relance cette année après un interruption de deux ans.

Merci Niko. Plus d’infos sur les Tagada Jones ici

Eric Guillaud