16 Sep

L’Épée en concert au festival Levitation France à Angers : rencontre avec l’un des instigateurs du groupe, Lionel des Limiñanas

Rugueux et magnétique, fiévreux et diabolique, le premier album de L’Épée sorti ces jours-ci pourrait bien faire chavirer les têtes à défaut d’en couper. L’Épée est l’une des têtes d’affiche du festival Levitation France qui se joue à Angers les 20 et 21 septembre. Interview…

L’Épée © Mehdi Benkler

« On ne fond pas une bonne épée avec du mauvais fer », écrivait l’écrivain Alexandre Pouchkine. Inutile de vous dire que cette épée-là réunit toutes les qualités à la fois du made in France et du made in America. Les Perpignanais Marie et Lionel des Limiñanas, Emmanuelle Seigner, actrice mais aussi chanteuse (notamment avec le groupe Ultra Orange), et l’Américain aujourd’hui installé à Berlin Anton Newcombe, leader du Brian Jonestown Massacre forment L’Épée, quatre amoureux de sons distordus et de rythmes hypnotiques, unis pour le meilleur, une sorte d’internationale d’un rock aiguisé et tranchant qui ne pouvait se retrouver sur disque que sous un nom venu de l’enfer, Diabolique.

Avant de retrouver le groupe pour un premier concert sur la scène du festival Levitation à Angers, le 21 septembre, nous n’avons pas résisté à la tentation de poser quelques questions à Lionel Liminana qui forme avec Marie The Limiñanas, groupe phare du rock français.

Bonjour Lionel, rassurez nous tout de suite, The Limiñanas ne va pas disparaître d’un coup d’épée ?

Lionel. Non pas du tout ! On travaille sur le prochain album des Limiñanas en ce moment. La moitié du disque est déjà maquetté. On va continuer de bosser dessus dans le tour bus. On sort aussi une B.O  en novembre, celle du film de Pierre Creton «le bel été». Un des thèmes est chanté par Étienne Daho. La chanson s’appelle «one blood circle». On a aussi réalisé le nouveau disque des Wampas l’hiver dernier à ICP/Bruxelles. 

Nous sommes rassurés. À lire les nombreux papiers parus à droite et à gauche, on ne sait plus très bien qui est à l’origine du projet. Vous, Emmanuelle ou Anton ?

Lionel. C’est Emmanuelle qui est a l’origine de ce disque. Au départ, elle est venue nous voir pour qu’on travaille sur son album solo. J’ai enregistré les maquettes dans mon garage et on est allé mixer à Berlin chez Anton, qui a eu l’idée de continuer cette chouette histoire en tant que groupe. 

L’Epée, c’est aussi un peu Bertrand Belin qui a écrit trois titres et chante sur l’un d’eux. Faut-il voir L’épée comme un super-groupe ?

Lionel. J’ai jamais aimé le concept de super groupe. Dans l’histoire de la pop, ce genre de projet aurait tendance à me faire fuir. Il s’agit souvent d’étalage de technique, de montage des maisons de disque… Là pas du tout. Anton s’était tellement investi dans la production que le fait de continuer à quatre était juste et naturel. La participation de Bertrand était évidente, on s’entend comme larron en foire et son travail est unique. On va essayer de travailler avec Bertrand sur les 20 prochains disques. J’espère qu’il sera d’accord.

D’où vient ce nom d’ailleurs, tout de même assez improbable pour un groupe de rock ?

Lionel. J’aimerai bien le savoir!! Quand Emmanuelle nous a appelés pour nous parler de l’idée de monter un groupe, j’ai trouvé ça très chouette, vraiment excitant. Ensuite, elle nous a parlé du nom qu’Anton avait proposé et j’ai d’abord cru que ce serait en anglais. «The Sword». The Sword a un côté bien Manowar/Heavy metal. Mais en français c’était surréaliste. Au bout de deux heures, en faisant la cuisine, en écoutant la radio… on s’est habitués et on a dit ok.

Il y a de la pop 60’s dans l’air, du yéyé mais pas que, il y a aussi du rock garage, du psyché et quelques petites touches venues d’ailleurs, des petites tonalités orientales, notamment sur La Brigade des maléfices ou sur On dansait avec elle, et comme toujours des clins d’œil au cinéma… Quelles ont pu être les influences majeures et communes à tous les membres de L’Epée pour l’écriture de cet album ? Le Velvet ? Mais encore ?

Lionel. Des choses classiques, comme les Stones jusqu’à «Let it Bleed», la musique primitive des Sixties, qu’elle soit française, américaine ou anglaise, Alan Vega, les Stooges, Jesus and Mary Chain, Nick Cave…Et puis le cinéma évidemment. L’idée de monter le disque comme un film a sketch, une suite de petits feuilletons… On fait ça systématiquement. C’est devenu compliqué de produire un disque sans imaginer que ce soit la B.O d’un film qui n’existe pas. Ça ouvre des tas de possibilités.

Explorer de nouveaux territoires sonores et rythmiques, expérimenter, élargir votre horizon musical…  j’imagine que c’est ce que vous recherchez avec L’Epée comme avec l’ensemble de vos collaborations (Pascal Comelade, Peter Hook…)…

Lionel. Oui. Les duos  sont très ennuyeux quand ils ne s’ouvrent pas aux autres. En travaillant avec Pascal Comelade, on a compris toutes les possibilités que le renoncement au groupe offrait. Inviter des musiciens à intervenir, des auteurs, arrangeurs, te permet de faire évoluer le disque comme autant de films par le casting, le choix des histoires, de la production…tout en gardant le contrôle. C’est sans fin.

Qu’est-ce qui tourne en ce moment sur votre platine lorsque vous avez besoin de vous changer les idées ?

Lionel. Le dernier disque de Pascal Comelade, les 45t de Los Bravos, l’album de Bertrand Belin, Tago mago de Can, la B.O de «la route de Salinas».

Un mot sur le somptueux artwork de l’album et particulièrement du vinyle. Vous avez participé à son élaboration ?

Lionel. Il s’agit d’un artiste chinois qui s’appelle Wen. C’est une connaissance d’Anton et je suis d’accord avec toi, son travail est incroyable. C est aussi lui qui s est occupé de l’artwork du maxi de «Dreams»

Vous jouez au festival Levitation France à Angers le 21 septembre. Simplement un tour de chauffe avant la tournée ou une date importante ? Que représente pour vous ce festival ?

Lionel. Ou là! Levitation c’est important! On y a déjà joué avec les Limiñanas et c’était très impressionnant. La programmation est démente, il y a beaucoup de monde et c’est un public de connaisseurs. On prend ça très au sérieux. 

Un album, une tournée. Et après ?

Lionel. Je pense qu’on va travailler sur un deuxième album. Même si on ne se l’ai pas encore dit clairement ! Je crois qu’on en a tous les quatre très envie!

Merci Lionel, merci The Limiñanas, merci L’Épée

Plus d’infos sur le groupe ici, sur le festival Levitation France

09 Sep

Festival Levitation France : le rock psyché magnétise Angers

Entre la ville d’Angers et la culture psyché, c’est une histoire d’amour qui n’en finit plus. 7 ans de vie commune et une nouvelle édition les 20 et 21 septembre qui réunira la crème de la crème, notamment le super groupe franco-américain L’Epée et les Londoniens les plus déjantés du moment, Fat White Family…

Fat White Family © Ben Graville

C’est LE rendez-vous de la musique et plus largement de la culture psyché en Pays de la Loire et au-delà. Levitation France, pour la petite histoire, 7 ans quand même, trouve ses origines de l’autre côté de l’Atlantique à Austin, Texas, pour être précis, là ou se tient chaque année depuis 2008 le Psych Fest aujourd’hui rebaptisé Levitation, dont la 12e édition se déroulera cette année du 7 au 10 novembre.

La déclinaison angevine se jouera pour sa part les 20 et 21 septembre avec une affiche pour le moins alléchante. Une bonne vingtaine de groupes originaires de France, d’Angleterre, du Danemark, d’Italie, de Belgique et bien sûr des États-Unis, la crème du rock psyché mais pas seulement, Levitation s’offre une petite incursion au pays du punk, avec notamment deux têtes d’affiche, les déjantés Fat White Family et l’un des grands noms du label Born Bad Records, Frustration. Le premier a sorti un nouvel album, Serfs Up!, il y a quelques mois. Le second s’apprête à le faire…

Mais la grosse sensation du festival en ce qui concerne les têtes d’affiche sera certainement L’Épée, le super-groupe formé par les Français de The Limiñanas, l’Américain Anton Newcombe, fondateur du groupe The Brian Jonestown Massacre, et la comédienne et chanteuse Emmanuelle Seigner qui connut avec Ultra Orange une première expérience de groupe. Après un EP sorti il y a quelques mois, L’Épée vient de sortir son premier album, Diabolique, tout simplement… diabolique.

Parmi les autres groupes à l’affiche, des pointures et des découvertes, des émergents et des vétérans. En vrac et notamment : Iceage, King Khan’s Louder Than Death, The Warlocks, Night Beats, Black Midi, Le Villejuif Underground,The Psychotic Monks, TVAM, It It Anita… et Mattiel, une révélation de la scène d’Atlanta, un savant mélange de blues, de soul, de folk, de psyché, du rock au goût vintage qui sent bon l’usine…

Enfin, côté locaux, deux groupes ligériens sont programmés cette année, les Angevins JUMAï et la Nantaise Suzy le Void qui navigue en solo avec son one-woman band Miët.

Eric Guillaud

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06 Sep

Festival Grat’Moila en Vendée : pour tous ceux que le punk démange !

On le constate tous les jours avec la nouvelle scène anglaise qui ne cesse de se régénérer, le punk n’a pas dit son dernier mot. Il sera d’ailleurs au coeur du festival Grat’Moila pour la 29e année consécutive à La Chapelle Palluau samedi 7 septembre. À l’affiche notamment : les légendaires Discharge…

Discharge, une légende du punk au festival Grat’Moila © Denis Charmot 

Shame, Fontaine D.C., Idles, The Murder Capital… ces quelques noms suffisent à le prouver, le punk, qui n’a jamais vraiment disparu des écrans radar, affiche en ce moment une forme olympique. Tout comme les vétérans de Discharge, groupe punk anglais formé à la grande époque du mouvement, ayant influencé quantité de groupes punk, hardcore ou black metal, et de retour aux affaires depuis 2016 avec leur album End of Days. Discharge toujours dans le coup ? C’est à vérifier lors de la 29e édition du festival Grat’moila dont il est la tête d’affiche…

Eux aussi font un peu figure de vétérans avec une formation qui n’a pas évolué depuis leurs débuts en 1983, eux aussi ont énormément influencé la scène rock, et notamment psychobilly, les Néerlandais de Batmobile viendront nous prouver qu’ils sont toujours capables de nous faire dandiner du fessier avec un set toujours aussi énergique…

Les Français ne sont pas en reste avec notamment l’excentrique Didier Super et son groupe Discount, les Stéphanois Schlaasss, Mc Age, Dj Joub Box, les Vendéens Under the Conflicts, Doggy Strunk et Omahas…

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Eric Guillaud

27 Août

Nantes. Parc au Tyson le 31 août, une journée et une nuit au rythme de l’électro pour fêter la rentrée

Les vacances, c’est vraiment fini ? Pas tout à fait, il reste encore quelques jours, quelques heures avant de retourner à nos petites routines. Alors Paco Tyson, le festival techno nantais, propose d’en profiter jusqu’au bout de la nuit autour d’un rendez-vous exceptionnel, 17 heures de musique non stop avec une programmation alliant house, trance et techno…

S3A dasn la room 2 du Warehouse

Paco Tyson, tous les amoureux de la musique électro connaissent aujourd’hui ce nom. En trois ans, le festival nantais s’est fait une sacrée réputation dans le milieu en réunissant à chaque édition le meilleur de la scène house, trance, hardcore et techno.

Parc au Tyson, c’est nouveau ! Une petite lettre de différence pour une grande folie sonore, 17 heures de musique entre samedi 31 août 14h et dimanche 1er septembre 7h du matin réparties sur deux lieux, le bucolique parc de l’île Forget à Saint-Sébastien-sur-Loire de 14h à 1h du matin et le club Warehouse à Nantes de minuit à 7h du matin.

Côté programmation, on retrouve ce qui a fait la réputation du festival, un mix de sons house, trance et techno réunissant à la fois des pointures et de jeunes talents, notamment César & Jason, NoireRomance, Paco Tyson Sound System, Anastasia Kristensen, Rinkadink, SNTS, Piu Piu, Reiter ou encore S3A.

Et pour migrer d’un site à l’autre, un service de navettes sera à votre disposition de 23h30 à 2h. Que demander de plus ? Du soleil ? Les organisateurs l’auraient réservé…

Eric Guillaud

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19 Août

Festival Terra Incognita : cinq bonnes raisons de courir à Carelles les 23 et 24 août

Vous en avez assez des festivals sans âme qui alignent sempiternellement les mêmes noms d’artistes, alors voici Terra Incognita, 9e édition les 23 et 24 août à Carelles, en Mayenne. Idéal pour faire le plein de découvertes…

La Chica © Arty

Une chose est certaine, ici, vous ne verrez pas et n’entendrez pas Jeanne Added, Suzane, Orelsan ou encore Eddy de Pretto qui ont squatté tout l’été les scènes des plus grands festivals de France et de Navarre. Non, ici on cultive la différence en privilégiant la découverte, Terra Incognita, c’est un petit pas de travers, une oreille en coin, une vingtaine d’artistes rock, pop ou eléctro, venus de France mais aussi d’Angleterre, du Maroc, d’Irlande ou de Belgique.

Et si vous n’arrivez pas à vous décider entre le festival et le repas dominical avec belle maman, alors voici cinq bonnes raisons musicales qui ne vous feront plus hésiter.

Entre Belleville et l’Amérique latine, il y a comme un océan, immense, il y a aussi et surtout La Chica. La Chica, c’est Sophie Fustec, une jeune Franco-vénézuelienne qui ne renie rien de ses origines. Bien au contraire, elle en use et en abuse pour notre plus grand bonheur, mélangeant les influences d’ici et de là-bas, d’hier et d’aujourd’hui, pour créer un univers profondément envoûtant… La Chica le 23 août (20h45 – Scène A)

Vous l’avez peut-être déjà aperçu sur scène avec le groupe Concrete Knives, Adrien Leprêtre a créé il y a quelques années le projet SAmBA De La mUERTE histoire d’occuper son temps libre entre deux concerts et répétitions. De fil en aiguille, ce projet solo est devenu un groupe, un vrai groupe, avec albums et concerts à la clé. En attendant la sortie du nouvel album A Life with Large Opening en septembre, voici un premier extrait intitulé FastSAmBA De La mUERTE le 23 août – 21h45 – Scène B

Le magazine Les Inrocks présente ce jeune bordelais aux cheveux verts ou bleus, ça dépend des saisons et du sens du vent, comme le héros slacker qui manquait au rock français, quelque part entre Sonic Youth et Mac DeMarco. Et il y a de ça. Th da Freak est un ovni de la scène hexagonale, un monstre venu d’ailleurs qui se déplace en groupe à la vitesse du son avec pour unique ambition de jouer son dernier album en date, Freakenstein, une compilation de ses meilleurs morceaux dixit le musicien dans une interview accordée à Tsugi, poursuivant :  « Le résultat : plusieurs bouts de morceaux enregistrés sur plusieurs années et mixés par plusieurs gars… Ça fait un truc dégueulasse : c’est Freakenstein ! Il porte ce nom parce qu’il est composé de pleins de trucs morts remis à la vie… »  TH Da Freak le 24 août – 23h00 – scène A

Il vient de Rennes et fait dans la pop orchestrale, le groupe Mermonte débarque à Terra Incognita avec son dernier album en date Mouvement, 12 titres aux mélodies et aux arrangements finement ciselés, de vrais bijoux pop élaborés par un collectif de musiciens hors pair. Mermonte le 24 août – 21h15 – scène A

Eux viennent de Derry en Irlande, ils sont jeunes, très jeunes, radicalement énervés. Donnez leur une guitare, une basse et une batterie et ils vous mettent le feu sans sommation avec une musique et des textes taillés dans l’urgence et la violence. Il y a du Clash dans l’air et on ne va pas s’en plaindre. Punk is not dead ! Touts le 23 août – 0h30 –  Scène A

Bien entendu, il y a plein d’autres bonnes raisons de courir à Carelles les 23 et 24 août, 22 bonnes raisons exactement, du nombre de groupes et artistes à l’affiche, auxquelles il serait bon de rajouter l’ambiance car ici la convivialité n’est pas un vain mot, c’est même une priorité comme nous l’expliquait il y a quelques jours Steven Jourdan, administrateur et programmateur du festival  : « Ici, 95% des festivaliers viennent sans connaître les groupes programmés, ce qui les attire avant tout c’est l’ambiance, la convivialité, le prix modéré du billet.

Eric Guillaud

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09 Août

Rock’Estuaire, Couvre Feu, The City Trucks Festival, Champs Libres… le modèle économique des festivals fragilisé?

En quatre ans, trois festivals de musiques actuelles ont purement et simplement disparu du paysage ligérien, un autre a rendu les décibels avant même sa première édition, tous sont aujourd’hui plus ou moins obligés de se repenser. Pourquoi, comment ? Réponses ici…

Couvre Feu 2018 / © MaxPPP – Romain Boulanger

Cest l’un des premiers festivals ligériens à avoir jeté l’éponge au cours de ces cinq dernières années, Rock’ Estuaire à Cordemais, un petit tour en 2015 et puis s’en va ! L’affiche de la deuxième édition, en 2016, promet pourtant d’être belle. Sinsemilia, Luke, Les Ramoneurs de Menhirs, Billy the Kick, Aaron ou encore Shake Shake Go doivent s’y produire mais les organisateurs annulent tout huit jours avant l’événement. En cause ? Les faibles ventes de la billetterie !

« C’est un jour difficile pour les amateurs de rock du Pays de la Loire… »,expliquent les organisateurs dans un communiqué posté le 2 juin 2016 sur leur compte Facebook. « Malgré l’élan de soutien autour du Festival Rock’Estuaire, les ventes de la billetterie ne permettent pas aujourd’hui de couvrir les frais liés à l’organisation. Nous n’avons d’autres choix que d’annuler la seconde édition de ce Festival 100% bénévoles ».

« La passion n’a pas suffi », déplorent alors les organisateurs. De passion, pourtant, Bruno Fouchard et Emmanuel Riailland n’en manquent pas, ni les dizaines de bénévoles qui se mobilisent à leurs côtés.

Malgré les années passées, Bruno Fouchard garde aujourd’hui encore une certaine amertume de cette aventure avortée. « Avec Rock’Estuaire, nous voulions proposer une offre différente avec des artistes que l’on ne retrouvait pas dans les différents autres festivals, nous voulions faire découvrir le rock à des familles. Le public d’aujourd’hui a tellement d’offres de festivals différents qu’il choisit principalement d’aller vers les gros festivals avec des artistes de renom. Le public d’aujourd’hui est difficile. Cette année, je suis allé à La Nuit de l’Erdre principalement pour Editors, je trouvais que c’était un bon choix de programmation et là seulement 100 ou 200 personnes devant la scène. Et oui, ça ne passe pas en radio ».

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16 Juin

Hellfest 2019 : cinq questions à… Lofofora

Ce n’est pas parce qu’on joue très fort qu’on a rien à dire. Connus et reconnus pour envoyer du riff et du son absolument dantesques, les Lofofora n’en sont pas moins des musiciens engagés qui dénoncent les travers de notre société via des textes taillés à l’arme lourde…

Lofofora / © Florence Schall

Trente ans, oui trente ans, trente ans à envoyer du lourd, un savant cocktail de punk et de metal passé au mixeur de l’engagement politique, voilà la recette magique de ce groupe emmené depuis le début par Reuno au chant et Phil Curty à la basse. Le Hellfest, ils connaissent pour l’avoir déjà fréquenté en 2014 mais ils y reviennent avec la niaque d’une première fois. Ne les manquez pas, vous pourriez le regretter. 

15 Juin

Hellfest 2019 : cinq questions à… Shaârghot

Vous rêviez d’un autre monde ? Ne cherchez plus, Shaârghot l’a inventé, un monde post-apocalyptique à souhait, aussi noir que désespéré, aussi métal que punk, aussi électro qu’indus, une musique qui colle au corps et à l’esprit, l’enfer dans toute sa splendeur…

Amoureux amoureuses de k-pop et autres musiques acidulées, passez votre chemin, ici tout est noir jusqu’aux visages des musiciens, c’est l’esprit du groupe parisien Shaârghot qui, dans la lignée d’un Punish Yourself ou d’un Rammstein, influences largement assumées, balance un metal indus énergique et envoûtant. Avec eux, noir c’est noir, mais avec des nuances tout de même…

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Hellfest 2019 : cinq questions à… Banane Metalik

Vous aimez le gore ? Vous aimez le rock’n’roll ? Alors vous adorerez Banane Metalik et son gore’n’roll, doux mélange d’une culture cinématographique et musicale goulûment absorbée et digérée par les cinq membres du groupe. Au programme ? Un show à vous glacer le sang pour l’éternité…

Banane Metalik n’a jamais fait dans la dentelle, plutôt dans la découpe en gros, avec des riffs lourds et sanguinolents. Sur son compte Facebook, cette bande de Rennais déclare venir de l’enfer, elle y retourne avec un concert qui s’annonce d’ores et déjà saignant… Attention aux éclaboussures !

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13 Juin

Scopitone 2019 : le plein d’innovations

Pour sa 18e édition qui se déroulera du 12 au 22 septembre, Scopitone, le festival des cultures électroniques et des arts numériques, se devait de marquer les esprits, la présentation de la programmation aujourd’hui va dans ce sens…

Concert de Rebeka Warrior – Scopitone 2018 © David_Gallard

Quoi de neuf au pays des cultures électroniques et des arts numériques ? Un festival tout neuf ou presque ! Pour sa 18e édition, Scopitone déménage, direction l’ancien MIN sur l’Île de Nantes, prend son temps, passant de 5 à 10 jours avec des plages horaires quotidiennes plus larges et promet de surprendre avec de « multiples propositions » et « des expériences parfois inattendues ».

Le MIN, on le savait depuis quelques temps déjà sera donc le terrain de jeu de cette nouvelle édition, l’occasion de découvrir ce lieu atypique avant sa démolition. Halle à marée, frigos, anciens magasins de gros… accueilleront les expositions, spectacles, concerts et espaces de vie et de restauration.

Au programme, une vingtaine d’installations d’art numérique exposées, 18 artistes internationaux (France, Allemagne, Etats-Unis, Belgique…), 8 oeuvres présentées en première française, des spectacles jeune public, des ateliers pour la famille ou pour les grands, des tables rondes, conférences… et bien sûr de la musique avec six soirées de performances audiovisuelles, lives et DJS Sets.

Tout commencera le 13 septembre avec Etienne de Crecy. Suivront Ryoichi Kurokawa, Calling Marian… (le 13), Transforma, Andreas Lutz… (le 14), Line Katcho, Julien Bayle… (le 19), Molecule pour deux soirées et deux spectacles différents (les 20 et 21), Pierce Warnecke & Clément Edouard, Kompromat (le 20), Alex Augier, Folamour, Camion Bazar… (le 21).

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Eric Guillaud