18 Oct

INTERVIEW. Un nouveau morceau de la Nantaise Miss Machine pour bien commencer la semaine…

Elle a la pop dans le sang et le rock dans le médiateur, Miss Machine est de retour avec un nouveau single tubesque à souhait. Ouvrez grands les oreilles et surtout les yeux pour regarder les choses avec elle…

© Jean-Marie Jagu

Nous l’avions rencontrée il y a un peu plus d’un an, Éloïse Boisseau aka Miss Machine sortait alors un premier EP baptisé Tout autour (interview à retrouver ici), elle revient aujourd’hui avec un nouveau morceau accompagné de son clip, Regarder les choses. Mais quelles sont ces choses ? C’est ce que nous nous sommes empressés de lui demander…

L’interview ici

22 Sep

Knives Out : le retour en fanfare du duo rock angevin The Blind Suns

Plus rock que jamais, plus incandescent que jamais, le groupe angevin The Blind Suns prépare un album pour 2022 et nous en donne un avant-goût dès maintenant avec le single « Knives Out ». Branchez les guitares, sortez les lunettes noires, interview…

Ils s’appellent  Dorota Kuszewska et Romain Lejeune, forment l’épine dorsale du groupe The Blind Suns et nous reviennent enfin avec un nouveau single et un clip, prélude d’un album prévu pour 2022.

L’interview ici…

24 Mar

Finalement la nuit : Quand la voix de la suédoise Fredrika Stahl croise les mots du Nantais Dominique A

C’est l’histoire d’une rencontre, d’une rencontre entre une voix et un texte. La voix est celle de la chanteuse Fredrika Stahl, le texte est signé Dominique A, le résultat est un petit bijou musical qui caresse l’oreille dans le bon sens… comme une évidence.

Avant d’être l’histoire d’une rencontre, c’est l’histoire d’un album disponible depuis le 12 mars. Natten, nuit en suédois, a été composé entre le coucher et le lever du soleil, d’où l’atmosphère très particulière qui s’en dégage, onze titres à la douceur ouatée et mélancolique.

Et puis, au milieu de ces onze titres, un duo, entre Fredrika et le Nantais de longue adoption, Dominique A. Elle a composé la musique, les mélodies et posé sa voix, lui a apporté ses textes et accepté de l’accompagner vocalement.

Finalement la nuit, un nom prometteur qui tient ses promesses, comme le songe d’une longue nuit d’hiver, un voyage au pays de la sensibilité scandinave. Mais avec, et c’est une première pour Fredrika, un texte en français. Pourquoi ? Comment ? Fredrika nous dit tout et bien plus encore…

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21 Jan

Découverte. L’univers magnétique et électronique du Nantais Sébastien Guérive

Après 20 ans de projets musicaux divers et variés, le Nantais Sébastien Guérive a décidé de se recentrer et d’assumer pleinement ses choix dans un album pensé comme une bande originale de film. L’album sort en mars, le premier single sera disponible ce vendredi 22 janvier accompagné d’un clip magnifiquement hypnotique. Rencontre…

Sébastien Guérive en studio

Sébastien, peux-tu te présenter en quelques mots pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Sébastien Guérive. Je suis un compositeur nantais depuis plus de 20 ans à travers différentes formes artistiques. J’ai monté différents projets musicaux, dont  La Pensée Errante, Io’n, Da Sweep. Issu de la musique classique et contemporaine, je me suis intéressé très vite à la musique électronique, à la recherche d’un équilibre entre ces univers.

Omega Point est ton premier album, du moins sous le nom de Sébastien Guérive. Il sort le 19 mars prochain. Comment le présenterais-tu ?

Sébastien Guérive. Lorsque j’ai décidé de sortir cet album sous mon nom, il était important pour moi d’assumer ma singularité artistique que j’ai façonnée durant toutes ces années. Il s’agit d’un album où l’on retrouve de l’ambient, du sound design et de l’electronica. J’ai souhaité utiliser des synthétiseurs analogiques afin d’obtenir des timbres instrumentaux et des niveaux d’expressivité aussi riches que clefs des instruments acoustiques. 

Les albums instrumentaux sont aujourd’hui très rares. Pourquoi ce choix?
 
Sébastien Guérive. Il est vrai que dans le paysage français peu d’artistes sortent des albums instrumentaux car ce type d’esthétique est plus difficile à défendre en France. Maintenant au niveau international on retrouve plus facilement des albums instrumentaux. J’ai fait ce choix, car j’ai voulu donner à cet album l’esprit d’une bande-son de film. Celle que j’aimerais un jour composer 🙂
Quelles sont ou quelles ont pu être tes influences majeures ?
 
Sébastien Guérive. Dans les artistes qui m’influencent actuellement, je citerais :  Jóhann Jóhannsson, Nils Frahm, Ben Frost et Rival Consoles.
 
On rapproche ton travail sur la musique à celui d’un plasticien. Tu considères la musique comme un art visuel ?
 
Sébastien Guérive. Pour moi, la musique peut être assimilée aux arts plastiques, elle peut sculpter les sons au même titre qu’un plasticien. Je considère que la musique instrumentale est le partenaire idéal pour s’associer à l’image.
 
Un premier single sort ce vendredi, il s’appelle Omega II et est accompagné d’un clip réalisé par Thomas Blanchard, un clip hypnotique, expérimental, étrange, comme ta musique. Un mariage parfait ?
 
Sébastien Guérive. Je souhaitais pour le clip Omega II un univers d’images organiques et chorégraphiques, dont le sujet est la métamorphose. Le travail de Thomas étant de longue date consacré à la macro remplissait totalement la partie organique et son idée d’images stroboscopiques sur la danseuse à permis de traiter l’aspect chorégraphique. Nous espérons avoir trouvé le bon écho visuel à ce single et nous présenterons également ces images sous forme d’exposition.

Propos recueillis par Eric Guillaud le 20 janvier 2021

Plus d’infos sur Sébastien Guérive ici. Sortie de l’album le 19 mars en vinyle et en digital (Atypeek Music)

11 Déc

Cabadzi : deux nouveaux singles et deux clips en attendant l’album… et les concerts

Il avait fait sensation il y a un peu plus de trois ans avec un album dédié à l’univers du réalisateur Bertrand Blier, le duo nantais Cabadzi est de retour avec deux clips et bientôt un album baptisé Bürrhus en référence au grand psychologue et penseur américain Burrhus Frederic Skinner…

Vous ne connaissez pas Burrhus Frederic Skinner ? Je vous rassure, vous n’êtes pas seul(e) dans ce cas. L’avantage avec le duo nantais Cabadzi, c’est qu’on apprend des choses en même temps qu’on se divertit…

Que dit Wikipédia sur l’homme ? Qu’il s’agit d’un psychologue et penseur américain, un penseur influent du behaviorisme, fortement influencé par les travaux d’Ivan Pavlov et ceux du premier comportementaliste John Watson.

Bon ok ! Mais que vient faire cet homme dans ce cinquième album des Cabadzi qu’on nous annonce pour février 2021 et dont les deux clips fraîchement diffusés, Cabane et Mélanco, nous donnent un avant goût ? C’est ce que nous avons demandé à Olivier Garnier et Victorien Bitaudeau, membres éminents du duo Cabadzi…

Comment en êtes-vous venus à vous intéresser à ce psychologue et à ses recherches ?

C’est en cherchant à comprendre pourquoi les réseaux sociaux sont si addictifs que l’on est très vite tombé sur les expériences du comportementaliste B.F Skinner. C’est un peu le point de départ et de référence de toutes les analyses à ce propos.

Nombreux sont ceux qui connaissent Bertrand Blier, auquel était dédié votre précédent album, mais Burrhus Frederic Skinner, peu, très peu, le connaissent. vous en êtes conscients ? Ce n’est peut-être pas très vendeur…

Ce projet est très différent de l’album X Blier, il s’est d’ailleurs fait à l’inverse. Nous ne sommes pas partis de B.F Skinner pour écrire ce disque comme on l’avait fait avec Blier. C’est juste qu’au début de la création, on avait 3/4 morceaux et tous évoquaient de près ou de loin les conséquences psychologiques d’un monde où la représentation de soi-même sur les réseaux est la norme. S’apercevant de ça, on a creusé et on s’est intéressé sérieusement au sujet.

Concrètement, en quoi l’album est-il influencé par cet homme ?

C’est beaucoup plus un clin d’oeil qu’une influence. Et il suffit de se balader dans la rue pour voir comment nous sommes tous obnubilés par notre smartphone comme le sont les pigeons par les graines dans l’expérience de B.F. Skinner. L’image est la même. Apprendre en plus que toutes les applis d’aujourd’hui se réfèrent aux travaux de ce chercheur lors de leur conception ajoute pas mal d’ironie à la chose.

Cette addiction aux réseaux sociaux, vous en souffrez vous-même ?

Dire qu’on en souffre serait exagéré, mais on le sait tous, ces applis nous font sans cesse osciller entre bonheur et tristesse. Elles nous fatiguent tout autant qu’elles nous aident. Elles prennent clairement trop de place et il est difficile de s’en défaire. C’est sûrement ce sentiment sinusoïdal qui est désagréable.

Vous n’avez jamais fait dans le feel good mais on a le sentiment que vos chansons sont de plus en plus noires ? La société actuelle vous fait peur?

Bizarrement, on n’a jamais la volonté de faire noir. On se laisse guider par ce qui vient, la seule chose qui nous anime, c’est de créer un truc vraiment personnel, composer une musique, écrire un texte que nous seuls pouvons faire. C’est simplement la façon dont on envisage la musique : on ne la voit beaucoup plus comme une émotion introspective qu’un divertissement.

Comment voyez-vous ce monde d’après qu’on nous promet différent et meilleur ?

On se méfie beaucoup du « c’était mieux avant » donc on aurait tendance à dire que l’on est optimistes. Ça dépend vraiment de ce qu’on regarde. On peut voir Bolsonaro, Zemmour ou Trump, on peut aussi voir Greta, Black Lives Matter ou #MeToo. C’est d’ailleurs sûrement ça le monde de demain : une polarisation des idéaux… et le danger qui va avec.

Comment vivez-vous cette période étrange pour ne pas dire anxiogène de pandémie ?

Comme tout le monde, anxiogène c’est le bon mot. Historique également, mais une anti-Histoire : celle où il ne se passe rien. C’est ça le plus étrange : en faire le moins possible pour s’en sortir au plus vite. L’exact contraire de ce qu’on nous apprend depuis tout petit.

Ces deux premiers clips sont signés Marian Landriève avec qui vous avez déjà travaillé, un spécialiste des effets spéciaux. La réalisation est très soignée mais elle n’a pas dû être de tout repos. Pouvez-vous nous raconter un peu comment tout ça s’est déroulé ?

On a une vraie passion pour l’image et depuis notre rencontre avec Marian, on a l’impression que tout est plus facile, on se comprend bien. Le procédé est toujours le même : des journées entières à écrire le plus précisément possible des images et ensuite, tout faire pour les réaliser, même si ça paraît impossible sur le papier. Pour Cabane par exemple, on a passé une semaine à fabriquer une vraie cabane ainsi que tout un procédé pour la faire « voler » dans les airs, tout ça pour 15 secondes de plan :). Ça nous amuse beaucoup en fait, c’est une récréation.

À chaque fois que je vous écoute, que je découvre un nouveau titre, je me pose toujours la même question. Comment pourrait-on définir votre style musical ? Où vous caser en somme ?

On aimerait bien le savoir aussi, on n’y réfléchit jamais franchement. Le seul truc qu’on sait, c’est qu’on est passionné par le rap, le hip hop, depuis des années, donc c’est ce qu’on a l’impression de faire. En tout cas, ce genre autorise tout alors c’est sûrement ça qui nous va le mieux.

Que peut-on vous souhaiter pour 2021 ?

Des concerts ?

Merci Olivier et Victorien. Merci Cabadzi

Propos recueillis par Eric Guillaud le 4 décembre 2020. Plus d’infos sur Cabadzi ici

08 Déc

L’Autre Rive : le nouveau clip du duo oudonnais Héron & Duval

Après 60 concerts et deux confinements, le duo ligérien repart à la conquête de l’ouest avec un clip qui pourrait bien faire mordre la poussière à la morosité ambiante…

© Mila Alto

Coucou les revoilà ! Gaëtan Durandière, alias Corto Duval et Nathan Dallérac, alias Gaston Patapon dit Le Héron, que nous vous avions présentés ici-même il y a un peu moins de deux ans, poursuivent leur exploration du folklore américain avec ce nouveau clip réalisé dans le cadre de leur spectacle musical Héron & Duval et signé par le brillantissime Sébastien Marqué dont on a déjà pu mesurer l’immense talent notamment à travers les clips réalisés pour le duo rock nantais KO KO MO. On range les colts et on écoute Gaëtan et Nathan…

« Le texte a été écrit par Thomas Long. L’Autre Rive est une histoire d’errance, de vagabondage. Le personnage écrit à son amour qu’il attendra même après la mort. La musique que j’ai composée sur ce texte a été enregistrée au Garage Hermétique avec Quentin Vallier ».
.

« Pour la réalisation du clip, nous avons travaillé en partenariat avec des acteurs du Pays d’Ancenis. On a toujours à cœur de travailler de manière locale. Et puis on a pu tourner à La Raffinerie Nantaise, une boutique spécialisée dans les vêtements et accessoires du début du XXe siècle, ainsi qu’au Gatsby Bar à Angers, un bar clandestin qui s’inspire du Speakeasy ».

Eric Guillaud

Plus d’infos sur Héron & Duval ici

27 Nov

Hurricane : nouvel EP et nouveau clip pour le duo nantais Parrad

Sérieux coup de vent sur la scène nantaise ce week-end avec la sortie du nouvel EP du duo électro Parrad rejoint le temps d’un titre et d’un clip par un autre duo, les rockeurs de KO KO MO…

© Annabelle Podgornii

Avec un nom pareil, on ne pouvait décemment s’attendre à une comptine pour enfants sages et de fait Hurricane, extrait du nouvel EP éponyme déménage, décoiffe diraient les Nantais habitués aux perturbations maritimes.

Il faut dire que pour ce titre, le duo électro, qui réunit Atom de C2C et Gwen Delabar, a invité le duo rock KO KO MO qui ne s’est pas laissé prier et n’a bien évidemment pas gardé les mains et les médiateurs dans les poches. Quand la pop électronique croise la puissance rock, ça donne ça…

À l’image du clip accompagnant le premier EP de Parrad, Hurricane a été tourné à Tokyo par le photographe Glashier et son collectif When You Hear The Warning avec au menu de magnifiques paysages urbains et quelques belles envolées chorégraphiques.

Et l’album ? Il est annoncé pour le printemps prochain.

Eric Guillaud

Plus d’infos sur Parrad ici, sur KO KO MO