27 Nov

Hurricane : nouvel EP et nouveau clip pour le duo nantais Parrad

Sérieux coup de vent sur la scène nantaise ce week-end avec la sortie du nouvel EP du duo électro Parrad rejoint le temps d’un titre et d’un clip par un autre duo, les rockeurs de KO KO MO…

© Annabelle Podgornii

Avec un nom pareil, on ne pouvait décemment s’attendre à une comptine pour enfants sages et de fait Hurricane, extrait du nouvel EP éponyme déménage, décoiffe diraient les Nantais habitués aux perturbations maritimes.

Il faut dire que pour ce titre, le duo électro, qui réunit Atom de C2C et Gwen Delabar, a invité le duo rock KO KO MO qui ne s’est pas laissé prier et n’a bien évidemment pas gardé les mains et les médiateurs dans les poches. Quand la pop électronique croise la puissance rock, ça donne ça…

À l’image du clip accompagnant le premier EP de Parrad, Hurricane a été tourné à Tokyo par le photographe Glashier et son collectif When You Hear The Warning avec au menu de magnifiques paysages urbains et quelques belles envolées chorégraphiques.

Et l’album ? Il est annoncé pour le printemps prochain.

Eric Guillaud

Plus d’infos sur Parrad ici, sur KO KO MO

20 Nov

Plus rock, plus assumé, le Degree nouveau est arrivé (INTERVIEW)

Confiné, déconfiné, reconfiné, mais au travail, l’artiste nantais Degree est de retour avec un nouveau single, un nouveau clip et de nouvelles sonorités. Rencontre…

extrait du clip Part of it

Nous l’avions croisé en 2018 (interview à retrouver ici) le projet n’avait alors que trois ans d’âge et lui-même 19 ans mais le Nantais affichait déjà une belle maturité musicale qui lui assurait, prédisait-on sans trop de risque, un bel avenir. L’avenir est là, Grégoire Dugast, alias Degree, revient avec un nouveau single qui marque une étape décisive dans sa jeune carrière avant la sortie d’un prochain album.

Repéré en 2016 par la radio KRCW de Los Angeles, sélection 2018 des Inouïs du Printemps de Bourges, du Fnac Live et des Inrocks Lab, Degree sort dans la foulée un premier EP co-réalisé avec 20syl, son oncle. Nous sommes en février 2020, la pandémie interrompt toute velléité de concerts mais Degree reprend sa plume et sa guitare pour composer à nouveau.

Part of it est le nom de son nouveau single, un nom anglais pour un titre chanté en partie en français et évoquant l’amour, la famille, les non-dits, les silences. Interview…

Nous t’avons rencontré en 2018, tu revenais de Bourges et te trouvais confronté à des choix décisifs qui allaient selon tes propos t’engager sur plusieurs années. As-tu réussi à faire ces choix, et les bons choix ?

Degree. Ces choix étaient ceux de l’entourage comme du son. Qui choisir pour avancer ? Quel son me définit et vers où aller ? Qu’ai-je à dire ? Au final, je ne peux pas savoir si les choix que j’ai fait sont les bons choix ou du moins je le verrai sur la durée mais je suis allé vers ce qui me correspondait le plus. Après un an d’expérimentation musicale, je suis fier de la musique que j’ai réalisé en équipe et j’ai conscience des thématiques qui me touchent et inspire mes compositions.

En deux ans, il peut se passer pas mal de choses pour un artiste. Concerts, rencontres, album… et pandémie. Comment as-tu vécu tout ça?

Degree. Deux ans c’est énorme et ça passe si vite en même temps. Pendant cette période, j’ai tout d’abord beaucoup remis en question ma musique, pourquoi j’en faisais et comment je m’exprimais. En parallèle, j’ai sorti mon premier EP Draw to an end qui marque mes débuts, l’aboutissement de mes premières compostions comme la fin d’une première exploration. Ces tracks m’ont permises de mettre en place un set que j’ai pu jouer en live, c’était que des premières pour moi, différents publiques, différentes scènes et conditions. J’ai appris à apprivoiser la scène jusqu’au moment de défendre mes tracks après la sortie de l’EP en mars 2020, c’est à ce moment que les choses ont changé pour le live.

C’est frustrant de se sentir bloqué dans le développement d’un projet, cependant ce sentiment a évolué grâce à mon équipe. Cela faisait un an que je travaillais avec 2 producteurs, Simon Quénéa et Pierre Cheguillaume (membres du groupe INUIT). Pour nous, au final, ce sentiment s’est transformé en une plus grande motivation dans la réalisation de nouvelles tracks. À la sortie de la première quarantaine on a alors directement embrayé sur mon premier album alors qu’on possédait une cinquantaine de maquettes.

Avec ce nouveau single, Part of It, on a le sentiment que tu as pris un virage à 180° et que, peut-être, tu t’es trouvé ? Que s’est -il passé ?

Degree. Ce premier morceau vient trancher avec ce que j’ai pu proposer dans mon EP, c’est vrai. Mon travail se retrouvait souvent dans les mêmes sonorités et avancer en groupe m’a permis de développer l’univers de mes morceaux de manières plus distinctes. Part of it puise dans la pop, dans la culture anglaise. Ce track ne doit pas être considéré comme le seul son que je fais, comme « ma nouvelle sonorité » mais comme un pas plus assuré vers une musique sincère qui s’affranchit des étiquettes.

Tu chantes en français pour la première fois je crois. C’est aussi un gros changement…

Degree. Dans mon premier EP j’ai expérimenté le français à travers Feu et un peu dans Forgetting. Pour autant, je me cachais dans des métaphores et des idées assez vagues. Je n’étais pas encore sur de moi.

Lors de la composition de Part of it, j’ai tout d’abord écrit en anglais par habitude et pour éviter de me bloquer dans l’expression de ce que je ressentais. Cela me permettait de garder une distance avec le texte. Au fur et à mesure de ma prise de conscience sur l’importance d’en faire un titre français à refrain anglais j’ai eu la chance de rencontrer une artiste/auteure très talentueuse, Zaho de Sagazan. Ensemble on a pu aboutir à un texte qui exprimait simplement ce qui me pesait et que j’avais besoin de délivrer. Travailler avec elle m’a donné une vraie confiance en moi par rapport à mon écriture et un échange, une assurance, sur ce qui était dit et comment il était exprimé.

Ce titre parle de la famille et d’amour ou plutôt du manque d’amour. Tu peux préciser ?

Degree. Ce titre parle d’amour dans une famille, la volonté d’être uni, la peur de blesser, de déstabiliser et le sentiment d’appartenance. C’est un titre qui résonne avec des expériences vécues. J’ai pu critiquer plus jeune les non-dits familiaux, ces silences qui pèsent, les sujets sur lesquels on évite de poser des questions. Cependant, lorsque je me suis retrouvé à cacher mon petit ami à ma famille par peur d’incompréhension et de rejet, je faisais moi-même alors partie des silences, non-dits et sujets à éviter.

Part of it commence par la prise de confiance que j’ai eu ces derniers temps vis à vis de certains membres de ma famille. J’y peins par la suite la présentation de mon copain et les doutes qui accompagnent celle-ci. Le refrain, lui, exprime mon sentiment d’appartenance à un groupe que je critique mais dont je fais également partie.

Pourquoi ce nom, Part of it ?

Degree. Part of It signifie « (faire) partie de ça ». Ce titre fait tout d’abord référence au sentiment d’appartenance à la famille et aux défauts que je critique dans cette chanson. Part of It est utilisé aussi pour désigner mon copain que j’invite à faire partie de ma famille « now you’re part of it too »/« maintenant tu en fais partie aussi ».

Nouveau single, nouveau son… et des collaborations avec Inüit pour la compo, Stan Neff pour le mixe et Louis Lekien pour le clip. Une belle équipe qui te suivra sur l’album à venir ?

Degree. Exactement, le son sera réalisé par la même équipe. Travailler ensemble devenait comme logique, instinctif. Zaho de Sagazan m’a accompagné dans l’écriture de plusieurs textes et elle-même travaillant avec des membres d’INUIT nous commençons à former un cocon nantais aux allures de famille. Stan Neff a été une révélation sur le projet, on a fait un premier test mixage et ça nous a paru comme une évidence. C’est un honneur d’avoir pu travailler avec Louis Lekien pour le clip et il est possible que notre collaboration ne s’arrête pas à Part of it

Aussi, la cover de Part of it est réalisée par Rachel Demetz, artiste barcelonaise. Ensemble, nous travaillons sur le développement image de l’album afin d’approfondir mes propos à travers une recherche graphique.

Part of it est le premier single de ce futur album. Faut-il s’attendre à quelque chose de globalement indie pop ?

Degree. J’ai toujours eu des difficultés à identifier mon projet avec des étiquettes. Mon album sera plus assumé, sincère et contrasté que ce que j’ai pu faire auparavant. Il peut être considéré comme pop par ses sujets et la structure de mes morceaux. L’impulsivité de la réal, le son plus garage, underground anglais, peut lui se lier à un univers plus rock. L’album touche ainsi autant à de l’électro, de la folk que du rock. Si cela est considéré comme de l’indie pop alors cette étiquette me correspond bien.

Merci Grégoire, merci Degree. Propos recueillis par Eric Guillaud le 13 novembre 2020. Plus d’infos sur Degree ici

13 Nov

Les Amours impossibles : nouveau single et nouveau clip pour le groupe nantais DBStraße (INTERVIEW)

En ces temps de ralentissement global pour cause de pandémie, il est bon de constater que les artistes ne manquent pas malgré tout d’inspiration, de mots, de musique et d’images pour nous parler des choses de la vie. Ainsi en va-t-il pour le groupe nantais DBStraße et son nouveau clip à découvrir ici et maintenant. Attention, frissons!

DBStraße en résidence à Stereolux en juin dernier © Annabelle Durand

Nous les avions rencontrés en juin dernier, une interview à retrouver ici-même, à peine sortis du confinement, Doris Abéla, Benjamin Durand, Suzanne Fischer, Julien Vinçonneau et la vidéaste Annabelle Durand, les DBStraße au grand complet, rejoignaient Stereolux, l’espace de création et de diffusion dédié aux musiques actuelles bien connu des Nantais, pour une résidence autour de leur nouveau spectacle Amours fauves du nom de leur deuxième EP.

Nous les retrouvons aujourd’hui à l’occasion de la sortie de ce nouveau single clipé par Annabelle Durand, comme un hommage au cinéma à l’ombre de Romy Schneider et Michel Piccoli. Explications…

Les Amours impossibles est un clin d’oeil, plus encore une référence directe à La Chanson d’Hélène de Philippe Sarde. Ça ne va peut-être pas causer aux plus jeunes d’entre nous mais les plus anciens comme moi ont les poils qui se hérissent à son écoute. Pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec cette chanson ?

Annabelle. Il faut bien garder à l’esprit que ce morceau fait partie d’une histoire plus globale. Le projet de DBStrasse c’est un concert-concept autour d’une histoire d’amour, avec ses bonheurs et ses frasques… Les Amours Impossibles, c’est un chapitre parmi d’autres, une scène du film…
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Benjamin. J’ai chanté cette chanson, il y a trois quatre ans avec un projet swing reprenant quelques airs français parmi les plus connus. J’ai ensuite vu le film (Les Choses de la vie, ndlr) et j’ai vraiment aimé cette idée fixe et obsessionnelle de l’accident de voiture. Une histoire d’amour qu’on découvre à mesure que sa fin approche Dans notre spectacle « Amours Fauves », c’est le moment des regrets : les amants se sont faits trop de mal pour pouvoir s’aimer encore, et pourtant… « Les amours impossibles » évoque ce sentiment mitigé. J’ai emprunté le début à La Chanson d’Hélène, « Ce soir nous sommes septembre… » et j’ai fait varier le thème jusqu’au mois de décembre.
Le cinéma fait partie de votre ADN, on l’entend avec cette chanson, on le voit aussi avec ce clip très cinématographique réalisé par Annabelle Durand. Comment se sont déroulés son écriture et son tournage ? Au final, répond-il à vos attentes ?

Annabelle. L’écriture s’est faite assez vite, comme à chaque fois. Les chansons de DBStrasse sont très évocatrices et les images arrivent rapidement. Le tournage a été dense et froid en février dans les ateliers Magellan. J’aime faire des temps de tournage longs pour que tout le monde soit bien immergé dans l’ambiance. C’est toujours très intense, et une expérience collective forte sur le plan humain aussi. 

Philippe Arbert nous a été d’une aide précieuse pour les lumières. C’était important pour chaque tableau. Le clip a sa propre histoire, sa propre narration illustrée avec le danseur, Sofian Jouini. Il n’est pas question de ce personnage dans la chanson, c’est pourtant le fil conducteur du clip. Car c’est aussi ça ce projet, plusieurs niveaux de lectures entre les textes, la musique et la vidéo.
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Benjamin & Doris.  Annabelle s’est chargée du script: un mécanicien (Sofian Jouini), repense, revit, cette histoire d’amour impossible… Est-ce la sienne, celle de Michel et Romy dans le film ? Celle de DBStrasse ? Tout se mélange dans la tête du personnage central. Le tournage s’est déroulé en une seule longue journée : installation, répétition in situ le jour, tournage la nuit dans ce décor froid et industriel. Nous avions une super équipe : Jauris Maignan à la post-prod, Abigaël Briand au cadre et Philippe Arbert à la lumière plateau. Et oui, nous sommes très heureux.ses du résultat !
Au casting, il y a vous, Doris et Benjamin, même si vous faites une courte apparition, il y a surtout Sofian Jouini, danseur chorégraphe. Pouvez-vous nous le présenter ?
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Annabelle. Un danseur sensible, enthousiaste et inspiré.
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Benjamin & Doris. Nous avons rencontré Sofian sur son spectacle solo « Natures ». On a énormément aimé sa démarche faite d’incarnations, de métamorphoses, une présence animale sur scène qui questionne notre environnement, notre rapport à la société. On a commencé par faire quelques répétitions avec lui, danser ensemble et travailler un autre axe de notre spectacle. Très vite est venue l’idée de faire un clip. Sofian a pris part à l’écriture en proposant sa vision des corps en mouvement, son approche chorégraphique.
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Vous étiez en juin dernier en résidence à Stereolux pour préparer votre nouveau spectacle. Vous auriez dû le jouer cet automne. Ce ne sera finalement pas le cas. Peut-être en 2021. Comment vivez-vous cette période ?
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Annabelle. Le premier confinement a été annoncé juste après la sortie du premier EP, ça coupe l’élan c’est certain. Beaucoup de frustration, surtout après une semaine à Stereolux en juin, où l’envie brûle de voir une salle comble….
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Benjamin & Doris. Effectivement, comme beaucoup d’artistes, l’élan a été un peu coupé mais pas l’envie. On travaille actuellement sur des contenus vidéos, une nouvelle identité instagram et plus généralement on tente de raconter l’histoire des Amours Fauves autrement. Les concerts reviendront en 2021 !
Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour la suite ?
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Annabelle. La ré-ouverture des salles, c’est essentiel.
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Benjamin & Doris. Un dîner avec Michel et Romy ; ou alors que Godard veuille bien réaliser notre prochain clip 🙂

Merci Annabelle, Benjamin et Doris, merci DBStraße. Propos recueillis par Eric Guillaud le 10 novembre 2020. Plus d’infos sur le groupe ici

10 Nov

Les Rockeurs ont du coeur : pas de concert cette année mais un disque et des jouets par milliers

Dans le monde d’avant, quand on pouvait sortir en tribu et assister à des concerts, la soirée des Rockeurs ont du Coeur était le rendez-vous annuel pour se faire du bien et faire du bien aux autres. Face au virus, pas de concert cette année mais les rockeurs nantais n’ont pas jeté leur dernier riff…

© Jean-Marie Jagu

La suite ici

12 Oct

Nouveau clip, nouvelle reprise : le duo KO KO MO même pas KO!

On aurait pu les imaginer abattus par la crise sanitaire mais que nenni, le duo nantais KO KO MO garde la pêche et son récent passage à l’hôpital n’avait qu’un objectif :  tourner le clip de Last Night A DJ Saved My Life, un méga hit disco-rap des années 80 revu façon rock’n’roll…

Photo du tournage © David Gallard / Clack

Il y a trois ans, la reprise de Personal Jesus des fameux Depeche Mode avait enflammé les réseaux et médias sociaux et offert aux KO KO MO une reconnaissance éternelle dans la stratosphère rock. Deux cent mille vues, deux albums et pas mal de concerts plus tard, le duo rock rebranche les guitares pour nous offrir une nouvelle reprise, un autre tube interplanétaire, le mythique Last Night A DJ Saved My Life du groupe Indeep, que tout le monde a déjà entendu si ce n’est fredonné.

Du disco chez les KO KO MO ? Du disco, oui, mais du disco passé à la moulinette rock avec à la sortie, du lourd, de l’explosif. Warren et K20 nous expliquent :

« Nous voulions faire une réponse à notre première cover Personal Jesus. Pour aller plus loin, l’idée était de prendre un morceau qui n’avait rien à voir avec l’esthétique Rock, donc, quoi de plus inattendu que de partir d’un titre disco pour KO KO MO ? Les paroles de cette chanson des débuts des années 80 (1982) pourraient presque se traduire comme un dialogue entre nous grâce à notre différence d’âge, nos personnalités et nos influences musicales. Nous passons pas mal de notre temps en tournée, ce qui nous permet et nous laisse le temps de se faire découvrir énormément de choses… Entre autres, de la musique. Pour cette cover, c’était pour nous l’occasion de collaborer pour la première fois avec une autre équipe de tournage « CLACK » Des copains, mais surtout des artistes talentueux, qui aiment notre univers et avec qui nous avons eu un réel plaisir à travailler aujourd’hui. Et le message de cette reprise, par les temps qui courent, nous plaisait beaucoup. Tout le monde a une chanson qui lui sauve la vie, à un moment où un autre… ».

Sans être hypocondriaque, on ne rêve pas forcément de fréquenter les hôpitaux. Alors, pourquoi avoir choisi un hôpital désaffecté pour ce nouveau clip ? Réponse du réalisateur Kevin Charvot :

« Le choix d’un hôpital abandonné pour KO KO MO semblait évident. Au vu de leur musique électrique et musclée, il fallait trouver un lieu avec une âme, un vécu, un passé et un présent où pouvaient s’exprimer les deux artistes. Cet endroit a accueilli des soignants, des malades, des jeunes, des vieux… En voyant la musique comme une thérapie, le parallèle sautait aux yeux, Last Night A DJ Saved My Life ».

Eric Guillaud

Plus d’infos sur KO KO MO ici, sur CLACK

30 Sep

Chemical love : le premier clip du groupe nantais Amy Lee & The Loco Project Band

Après avoir flirté avec le folk à ses débuts, Amy Lee & The Loco Project Band a rebranché les guitares pour un deuxième album beaucoup plus électrique, beaucoup plus rock. En attendant de le découvrir au printemps 2021, voici le premier single clipé par l’illustrateur Maxime Brugnon, Chemical Love...

© extrait clip Chemical Love

Amy Lee & The Loco Project Band, c’est d’abord un nom, Amy Lee pour le côté féminin, le côté sensible assumé, même si le groupe est purement masculin. Et The Loco Project Band pour le côté musical, peut-être des influences blues ou soul souterraines. C’est surtout un nom qui brouille les pistes, reconnaissent les garçons, un nom qui ne les enferme pas dans un style. D’ailleurs, après avoir donné dans le folk, Amy Lee & The Loco Project Band a ressorti les guitares électriques pour un premier EP baptisé The Summer Session, livré en février 2020, et surtout un prochain album qui sera plus lourd, plus agressif, avec tout de même des incursions du côté de la pop et des musiques urbaines. Six titres ont déjà été enregistrés, six autres devraient l’être très prochainement, huit formeront l’objet final…

En attendant, le groupe dévoile son premier single et son premier clip, un clip réalisé en mode dessin animé par l’illustrateur nantais Maxime Brugnon. Jérémy Grollier, chanteur et guitariste, nous explique tout ça et le reste…

« Le titre Chemical Love a été écrit il y a quelques temps maintenant. Il évoque une passion destructrice d’une personne envers une autre avec à la fois le plaisir et le chaos que ça peut procurer. On a travaillé le titre en deux parties. une première plutôt mélodique et une seconde complètement instrumentale, chacune des deux phases musicales évoquant tantôt l’un ou l’autre des sentiments ». 

« Étant fan du travail de Maxime Brugnon, je lui avais demandé de dessiner la pochette du premier album qui était très réussie et c’est tout naturellement qu’on lui a demandé s’il s’essaierait au dessin animé. L’idée du clip animé nous est venue de faire une sorte de voyage dans la tête du héros. Cela nous permettait de ne pas être limité en termes d’imagination, ni de se heurter à des limites techniques… Il a donc fait une première esquisse de 40 secondes sur une démo qu’on avait enregistré à la maison. En voyant les 40 premières secondes, on a décidé de rentrer au studio (au Garage Hermétique) et de produire le titre plus sérieusement. Quelques jours plus tard, on décidait finalement de partir sur un album et de confier la réalisation visuelle des autres titres à Maxime. Il travaille actuellement sur un deuxième clip et l’album devrait voir le jour au printemps 2021 »

Plus d’infos sur Amy Lee & The Loco Project Band ici

11 Sep

Women : le funk du groupe Ask After B pour un week-end ensoleillé

Coloré, ensoleillé et radicalement funk, le nouveau clip du groupe nantais Ask After B pourrait bien réduire à néant la morosité ambiante tout en rendant un hommage appuyé aux femmes, à toutes les femmes…

Branchez les guitares, chaussez les rollers et c’est parti pour un peu plus de trois minutes de légèreté assumée. Women, le nouveau clip du groupe nanto-choletais vient de sortir sur les plates-formes habituelles avec deux belles ambitions : nous aérer l’esprit et rendre hommage à la femme, toutes les femmes, soeur, mère ou compagne.

« C’est un road trip très complice de deux femmes en roller quad… », nous explique le chanteur Freddy Tremblay, « un clip en toute simplicité, très coloré, rafraichissant, des sourires et l’été qui se prolonge. La chanson est un hommage à ce que représente LA femme dans ce monde et sur la gratitude que nous, les hommes, lui devons »

Le titre Women est extrait du premier EP d’Ask After B, Dazzling Light, sorti en juin 2019. Le clip a été tourné cet été sur l’île de Nantes sur une idée originale de Freddy tremblay et sous l’oeil avisé du vidéaste Judicael Olivier pour WARM-Productions, avec Karine et Anna dans le rôle des roller girls, le tout dans un esprit californien un peu 90′. De quoi glisser tranquillement jusqu’à la fin de la crise sanitaire… et au-delà!

Eric Guillaud

Plus d’infos sur Ask After B ici

19 Juin

Katerine, Gaume, Cachemire, KO KO MO, Nursery, Das Kinø, Mou, Octave noire… La playlist d’un été en Pays de la Loire

Ils sont ligériens, ont fait l’actualité de ces derniers mois ou ne vont pas tarder à la faire malgré la crise sanitaire, vingt groupes ou artistes que nous avons aimés et suivis. Une sélection totalement subjective mais largement assumée à consommer frais avec des glaçons. Et vive la musique!

On commence avec Mou. Le chanteur nantais vient de sortir son premier album, un bijou très justement baptisé Bijoux d’amour. Onze titres qui nous parlent de ce qu’il aime, de Sophie Marceau, du cha-cha, des croissants ou de la Ford Fiesta, avec une certaine nonchalance, certes, mais, une nonchalance qui galvanise. Et le tube de l’été ? Il est là, Océan bleu, de quoi se déconfiner définitivement…(retrouvez notre interview de Mou ici)

La suite ici

12 Mai

Besoin d’air ? Le Nantais Arnaud Fradin et les Normands Hawa Sow & The Soul Seeders à portée de voix

On a pu le constater maintes fois durant ce confinement, rien ne peut arrêter la musique. Et quand un grand nom du blues français, le Nantais Arnaud Fradin, croise la voix de Hawa Sow, du projet Hawa Sow & The Soul Seeders, ça donne Yesterday, une pépite soul qui pourrait bien nous redonner le sourire…

Hawa Sow © Arnaud Rouyer

D’un côté, Hawa Sow & The Soul Seeders, un projet basé en Normandie accompagné depuis quelques années par la chanteuse Hawa Sow. De l’autre, un Nantais, une pointure dans le monde du blues et de la soul, le sieur Arnaud Fradin, aka Malted Milk.

Entre les deux, plusieurs centaines de kilomètres, plus qu’il n’en faut pour répondre aux exigences d’une distanciation sociale raisonnable en ces temps d’épidémie, mais pas assez pour interdire à ces deux-là de partager leur amour de la musique soul sur un titre, un single, baptisé Yesterday

« Ce fut pour moi… », explique Arnaud Fradin, « l’occasion de découvrir une jeune formation passionnée par la soul music comme nous avec Malted Milk  !! A leur invitation pour un titre cela m’a plu de jouer le jeux et faire ça à distance car nous n’habitons pas dans la même région. Expérience inédite pour moi  jusqu’ici mais très intéressante. Leurs compositions sont bien arrangées et interprétées.  Fier d’avoir participer à ce bel album ! « 

Arnaud Fradin et Hawa Sow – extrait du clip Yesterday

Ce nouveau single en duo est extrait d’un album à paraître le 15 mai, le premier du groupe Hawa Sow & The Soul Seeders, baptisé Make it Happen. La chanteuse Hawa Sow et le batteur-producteur-manager du groupe, Pierre Carlin, nous expliquent :

« Lors de la création de notre premier album Make It Happen, nous avons eu l’envie d’y mettre des moments de ces quatre années d’expériences. L’idée de réaliser un duo avec Arnaud Fradin est apparue comme une évidence! Nous le suivions depuis longtemps dans ces différents projets lorsque nous avons eu la chance de partager la scène avec Malted Milk le 2 décembre 2017 à l’Espace Caravelle de Meaux. Nous lui avons donc envoyé un message plein d’espoir avec nos titres et il a accepté! Nous avons choisi de reprendre le morceau Yesterday qui figure déjà sur notre EP sorti en 2017. Arnaud n’a pas fait que poser sa voix, il a aussi joué une ligne de guitare qui parcourt tout le morceau. Nous sommes très fiers de cette nouvelle version! »

Plus d’infos sur Hawa Sow & The Soul Seeders ici, sur Arnaud Fradin et Malted Milk .
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Eric Guillaud

17 Avr

Besoin d’air ? Tightrope Walker, nouveaux single et clip du groupe nantais Moja

On n’arrête pas la musique, même un virus aussi méchant soit-il n’y changera rien. Le groupe nantais Moja le prouve avec force ce vendredi 17 avril par la diffusion d’un nouveau single accompagné de son clip, Tightrope Walker, Funambule en français, de quoi retrouver l’équilibre en ces temps mouvants…

© Simon Grumeau

Si la base sonne encore jamaïcaine,Tightrope Walker annonce un virage pour le groupe Moja, un virage ou plus exactement une ouverture sur le monde avec des sonorité venues de la world music.

Tightrope Walker est le premier titre d’un nouvel EP, Home, à paraître le 15 mai. Malgré le coronavirus et le confinement, le groupe n’a pas souhaité reporter sa sortie. Mamatya, chanteuse et leadeuse du groupe Moja, nous explique pourquoi dans cette petite vidéo confinée…

Attention frissons, Tightrope Walker est une pépite, une pépite musicale d’abord, fruit d’une collaboration avec deux artistes officiant dans l’univers du reggae, Flox et Clément « Tamal » Thouard, une pépite visuelle ensuite grâce au travail de Sébastien Marqué dont on a déjà pu souligner ici-même l’excellence, notamment à travers les clips réalisés pour le groupe nantais KO KO MO.

En attendant de retrouver le groupe sur une scène ici ou ailleurs, devant un public bouillant et compacte comme on les aime, Mamatya, nous parle du nouveau single et de son clip…

À propos du titre Tightrope Walker…

« J’ai écrit “Tightrope Walker” à un moment où je me sentais un peu perdue sur plusieurs plans de ma vie, comme si je me trouvais à un carrefour et que je devais choisir la bonne direction. J’avais besoin d’écrire ce que ressentais pour m’aider à y voir plus clair. Une nuit, ces paroles et la mélodie ont surgi, et le morceau est né.

Tightrope Walker parle de l’équilibre que l’on cherche tout au long de notre existence, comme si l’on marchait sur un fil et qu’on devait en permanence ajuster nos positions, et plus largement faire des choix, ouvrir des portes, et relativiser sur notre place dans l’immensité de l’univers ».

À propos de la collaboration avec Flox, Clément Tamal Thouard et Sukhdev Prasad Mishra…

« Je me suis entourée de deux personnes pour ce morceau : Flox (artiste britannique de la scène dub-électro) pour l’écriture, et Tamal (producteur et beatmaker parisien) pour la composition et la production. Deux superbes rencontres humaines et artistiques, qui ont su capter l’âme du morceau.

La connection avec Sukhdev Prasad Mishra, violoniste indien de grande renommée, s’est faite via Tamal. Dès le départ, je souhaitais que cet EP s’aventure au-delà des codes du Reggae, en allant chercher des sonorités “World music” que j’aime particulièrement.

On envisageait depuis le début de donner une touche indienne à “Tightrope Walker”, et Tamal a eu l’opportunité via un ami commun de proposer à Sukhdev de poser son violon sur la chanson. Il a accepté, et le résultat a été incroyable ! Le violon a ajouté une dimension très spirituelle au morceau ».

À propos du tournage du clip…

« Pour illustrer ce single et la nouvelle direction artistique de Moja, nous voulions un clip qui se distingue des précédents. Comme la musique, on souhaitait quelque chose de poétique, spirituel, affranchi des codes du Reggae. On a contacté Sébastien Marqué alors que le morceau n’était encore qu’au stade de maquette, et il a été emballé par le son et par notre souhait artistique.

Après quelques échanges on a décidé de commencer par trouver un lieu atypique, qui donnerait tout son caractère au clip. C’est comme ça qu’on s’est retrouvé dans un ancien atelier de métallerie nantais, qui a donné une ambiance très énigmatique au clip. On a tourné sur une journée au mois de janvier, il faisait très froid et on le ressent sur les images ! Sébastien est expérimenté, et accompagné par une équipe de choc qui a l’habitude de l’assister. On s’est laissé porté par ses idées, et la magie a opéré! »

Propos recueillis par Eric Guillaud le 14 avril 2020

Plus d’infos sur Moja ici