30 Mar

EXCLU. Mobil Home Schuffle, le nouveau clip des Angevins Des Lions Pour Des Lions

ils ont beau porter un nom de gros matous, les Angevins Des Lions Pour Des Lions avancent à patte de velours depuis qu’ils ont décidé de faire de la musique ensemble il y a une dizaine d’années maintenant. Et le résultat est là, une musique singulière et sans aucune frontière. Leur premier album, Derviche Safari, sort aujourd’hui, Supersonikk vous permet de découvrir en exclu lulu le clip Mobil Home Schuffle avec les explications du percussionniste Cédric MomoJee Morel…

« ls jouent du jazz comme des punks, font du rock avec la liberté du jazz, et cherchent la transe comme des fans d’électro ». Cette présentation rapide du groupe sur son compte Facebook a le mérite d’être clair, Des Lions Pour Des Lions n’appartient à aucune chapelle, a toujours refusé d’être rangé dans telle ou telle catégorie, privilégiant à chaque instant, pour chaque morceau, une ouverture musicale à 360°.

Comme ses amis félins, le quatuor angevin ne supporte pas les barrières, les codes, situant son univers musical quelque part entre Luis Mariano et Tom Waits, un terrain sans limite, une savane, assez vaste pour qu’il expérimente à son aise, qu’il explore sans cesse de nouvelles voies.

Son premier album, Derviche Safari, sort aujourd’hui. Il s’agit d’un « album-voyage-tournant », dixit Babette (sax, trombone…) « 11 titres qui ont la transe comme moteur ».

Avant de retrouver Des Lions Pour Des Lions en concert, notamment au Chabada le 3 avril pour sa release party, Supersonikk vous propose de découvrir en exclu Mobil Hhome Schuffle, un premier clip tourné en un long plan séquence. Tout de suite, les explications de Cédric MomoJee Morel…

Le Clip

« Le clip Mobil Home Shuffle vient d’une envie de mixer un morceau dub de manière analogique, à l’ancienne (comme pouvaient le faire les pères du dub King Tubby ou Lee Scratch Perry). Comme le mix sub analogique est un « one shot », il y a eu l’idée de le filmer en travelling (one shot aussi). Et comme le morceau évoque la relation au mystique, nous y avons inclus une imagerie pseudo mystique, un peu décalée ».

L’album

« Derviche Safari est un album très organique. Tous les morceaux ont été faits live (tous les musiciens jouaient ensemble), avec quelques légers rajouts par la suite. C’est une nécessité pour les Lions d’être ensemble et de jouer ensemble pour faire de la musique. D’une part pour l’aspect organique de la chose, d’autre part pour les improvisations. Si une partie des choses sont écrites, il y a aussi une bonne part de liberté à l’intérieur des morceaux.

Il y a 11 titres, 8 compositions et 3 reprises. Une de W.A.Mozart, une de H.Purcell et une dernière des Rolling Stones, un hommage à Angela Davis, une militante des droits civiques et du féminisme américain qui nous touche beaucoup. Quant aux textes de nos morceaux, ils se laissent prendre par un côté dada, entre absurde et naïf ».

Propos recueillis par Eric Guillaud le 30 mars 2018. Plus d’infos sur le groupe ici. Leurs concerts

Derviche Safari (Maaula Records)

23 Mar

Sophisticated Animal : le nouveau clip de l’Angevin Jamie Gallienne

Prélude à la sortie de son premier album, Under the radar, le 18 mai prochain, le clip Sophisticated Animal nous offre une visite sacrément rock de la ville d’Angers, sa ville. Montez le son, ouvrez les yeux, les oreilles et n’oubliez pas le guide, Jamie Gallienne…

© Jérôme Sevrette

De stade en chapelle, de patinoire en parking, Jamie Gallienne aurait voulu déclarer sa flamme à la ville d’Angers qu’il ne s’y serait pas pris autrement. Cinq jours de tournage, plus de dix lieux différents et une musique qui déménage, rock, très rock, le résultat est magnifique, énergique et original, un clip signé Nicolas Ferrere à découvrir maintenant avec les explications de Jamie…

« Ce titre est en quelque sorte la caricature du côté sombre de l’être humain. L’homme s’invente une vie, devient dépendant des choses qu’il crée, avance pour y parvenir en écrasant tout sur son passage…

Pour le mettre en images, j’ai opté pour un concept et non une narration où l’image serait au service du texte. L’idée est plutôt de voyager d’univers en lieux divers en hiver ! Rien à voir avec le texte. Il a été tourné dans onze lieux différents : un parking sous-terrain d’une grande surface tôt le matin (ça pique un peu!), sur le sable de la Loire à Béhuard en plein vent, (patrimoine mondial de l’UNESCO – fierté ligérienne!), sur la pelouse du stade du SCO d’Angers (un petit trip perso), dans la chapelle d’un conservatoire (surréaliste avec un drone dans un lieu religieux ! le choc des cultures !), dans une patinoire (improbable), aux Folies Angevines, un café concert en friche, dans une carrière (souvenirs de jeunesse), un gymnase (celui de l’EAB ! – j’aimais bien le côté décalé), plus commun : aux studios Tostaky du Chabada, sur un vieux terrain de tennis investi par les graphs (clin d’oeil pour ceux qui reconnaîtront), et juste pour la merveilleuse vue : sur la terrasse du Théâtre Le Quai (What a view ! ) ».

« Assez technique et complexe dans les prises de vue et la réalisation (respect des postures, placements et distances entre les musiciens, la météo incertaine), le clip a été tourné sur cinq jours consécutifs. Quelques lieux pressentis n’ont pas pu être investis (faute d’autorisation – surtout des lieux privés…)  J’ai travaillé en étroite collaboration avec Nicolas Ferrere de Cifem Video, le réalisateur de mon précédent clip “I love to see you dance”, titre inclus dans l’album.

Ces lieux n’ont pas été choisis au hasard. Pour moi, c’était finalement mettre en images un petit bout de moi à différentes étapes de ma vie. Sûr que je le regarderai dans quelques années avec plaisir et nostalgie ! »

Merci Jamie

Plus d’infos sur Jamie Gallienne ? C’est ici. Jamie Gallienne sera en concert le 7 avril à Mûrs Erigné

09 Mar

Pearls : le retour de Zenzile en musique et en images avec Jamika Ajalon et Jay Ree

Considéré comme l’un des pionniers de la scène dub française, le quintet angevin Zenzile, revient avec un nouveau titre, Pearls, et un nouveau clip mis en images par Julien Brevet. De quoi nous aider à patienter jusqu’à la sortie d’un maxi annoncé pour l’automne et surtout constater un retour aux sources du groupe…

 

© Nicolas Plessis

© Nicolas Plessis

C’est écrit en gros sur la photo de couverture de son compte Facebook : Zenzile Dub Unlimited. Les choses ont le mérite d’être claires, du haut de ses 20 ans de carrière et de ses 11 albums, le groupe angevin n’a pas renié ses origines. Bien au contraire !

Après une petite escapade avec Elements leur dernier album paru en 2017, Zenzile retrouve donc le dub avec bonheur. Pearls est premier titre d’un maxi a paraître à l’automne prochain avec deux invités de marque, Jamika Ajalon et Jay Ree. Vincent Erdeven, le claviériste et guitariste du groupe, nous dit tout. Trois questions, trois réponses. Interview…

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Dub unlimited est votre nouveau slogan. Vous avez l’impression de vous être éloignés de vos racines musicales ces dernières années ?

Vincent Erdeven. Il est  certain que nous ne nous sommes jamais rien interdit en matière de création. Le dub nous a réuni pour former Zenzile il y a plus de 20 ans et reste inscrit dans l’adn du groupe. Mais notre aventure, riche d’une quinzaine de disques, nous a également amené à explorer d’autres contrées musicales, comme le rock ou l’electro.

Après la fin de la tournée de notre dernier album Elements et au moment de relancer notre travail de composition, nous nous sommes retrouvés à très naturellement rejouer et inventer des riddims dub en y prenant énormément de plaisir ! Nous repartons donc dans cette envie d’explorer à nouveau nos racines musicales.

Vous travaillez avec Jamika Ajalon et Jay Ree depuis longtemps. Comment s’est passée cette nouvelle collaboration sur le titre Pearls ?

Vincent Erdeven. Les « dub sessions » enclenchés au local ont accouché de nouveaux titres electro franchement dub. Au moment de notre réflexion sur les choix des chanteurs pour accompagner notre musique, nous avons très naturellement pensé à nos deux complices Jamika et Jay Ree. Ces nouveaux morceaux leur correspondent comme une évidence et nos retrouvailles pour le concert anniversaire de nos 20 ans au Chabada en décembre dernier nous a grandement motivé à retravailler avec eux.

Pearls est donc le premier morceau de ce que nous engageons pour l’automne: Un nouveau maxi « 5+1 » en compagnie de Jamika et Jay Ree !

Le clip est signé Julien Brevet. Pouvez-vous nous en dire un mot ?

Vincent Erdeven. Julien a travaillé avec nous sur la tournée d’Elements, notre précédent disque, il s’occupait de la vidéo en live. Il connait très bien l’univers et nous apprécions les visuels qu’il associe à notre musique. C’est donc naturellement que nous lui avons demandé d’imaginer une illustration vidéo (plus approprié que « clip ») pour notre nouveau titre Pearls.

Merci Vincent, merci Zenzile

Eric Guillaud

Plus d’infos sur le groupe ici. Zenzile sera en concert le 31 mars à La Maroquinerie, Paris (75), le 24 mai à La Lune des Pirates, Amiens (80), le 26 mai au Centre Culturel René d’Anjou, Baugé en Anjou (49), le 1er juin au Festival L’Paille à Sons, Chartres (28), le 16 juin au Festival Berry Lait, Châteauroux (36), le 6 juillet au Festival La Tawa, Planfoy (42), le 18 juillet au Festival Estival, Trélazé (49), le 26 août au Festival Couvre Feu, Frossay (44)…

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08 Mar

Journée internationale des droits des femmes : un hommage émouvant signé du musicien nantais Degree

Il est l’un des deux représentants des Pays de la Loire aux INOUïS du Printemps de Bourges 2018, Degree vient de partager sur les réseaux sociaux une petite bombe musicale intitulée Under The Same Flag rendant hommage au combat des femmes à travers le monde…

Capture d’écran 2018-03-08 à 19.54.53

Cet artiste a beaucoup de talent et un regard aiguisé sur le monde, la vie, les hommes et les femmes. Les femmes justement auxquelles il rend un hommage vibrant en ce 8 mars, journée de lutte pour leurs droits à travers le monde.

Do you hear that sound? / Voices all around / Singing some pretty words /Spreading beautiful colours

Cet hommage s’appelle Under The Same Flag, disponible depuis ce matin sur toutes les plates-formes de streaming et en vidéo sur Youtube avec des images de la de la Women’s march ayant eu lieu à Washington l’année dernière.

Prêt(e)s pour le grand frisson  ?

Eric Guillaud

02 Mar

Quatre titres extraits du prochain album de Dominique A Toute Latitude réunis dans un mini-film d’animation de Sébastien Laudenbach

Le nouvel album de Dominique A, Toute Latitude, sortira dans une petite semaine, le 9 mars, mais quatre extraits sont d’ores et déjà disponibles à l’écoute accompagnés d’un mini-film d’animation signé Sébastien Laudenbach. Quand un bijou sonore rencontre un bijou graphique…

© extrait clip

© extrait clip

C’est le premier des deux albums que doit sortir en 2018 le Nantais Dominique A, Toute Latitude sera disponible dans les bacs de nos disquaires préférés et sur toutes les bonnes plateformes de téléchargement dès le 9 mars. Une seconde pour les uns, une éternité pour les autres. Alors, en attendant, les plus impatients pourront se jeter sur YouTube où quatre titres de ce prochain album sont d’ores et déjà disponibles à l’écoute dans un clip en forme de film d’animation signé Sébastien Laudenbach, réalisateur qui avait reçu en 2016 le Prix du jury du festival international du film d’animation d’Annecy pour La jeune fille sans main.

Ce clip de plus de 13 minutes réunit les titres Toute Latitude, Aujourd’hui n’existe plus, Se décentrer et Cycle, le tout baigné dans une atmosphère féerique et onirique traversée par quelques figures mythologiques, des sirènes, des centaures, des fées, mais aussi des flamants roses, des poissons et des hommes, Dominique A faisant lui-même quelques apparitions fugaces ici et là. C’est beau, c’est même très beau et enivrant.

Pour Dominique A, c’était un vieux fantasme que d’avoir des clips d’animations sur ses chansons a-t-il confié récemment à Nathalie Lacube pour le site du journal La Croix. « Dès que j’ai vu ses premières images, j’ai su que le disque allait être vraiment porté. C’était un enchantement, raconte-t-il. Son univers contribue à ouvrir le disque, à aller vers les gens. C’est exigeant, ça racole pas, le trait est beau, ça peut toucher des personnes très différentes. Mon seul regret c’est de ne pas avoir un clip par chanson ! »

Eric Guillaud

L’article du journal La Croix est à retrouver ici

24 Jan

Exclu. Aqua, le nouveau clip du slameur sarthois Alexandre Sepré aka HDW

Nous vous l’avions fait découvrir il y a quelques semaines avec le titre « Lulu » mis en images par Jack Flaag. Le slameur sarthois Alexandre Sepré aka HDW a depuis sorti son premier album, « Le Voleur de couleurs ». Voici en exclu pour Supersonikk son nouveau clip « Aqua » tourné à bord du sous-marin Espadon à Saint-Nazaire…

Il aura fallu quatre ans à Alexandre Sepré, quatre ans d’écriture, de composition, de concerts, en compagnie de la pianiste Louise Gravez, pour donner forme à son projet HDW et livrer son premier album « Le Voleur de Couleurs ». Le déclic ? Une chanson d’Arthur H, « ‘Cool Jazz », issue de son album live « Piano solo » dans lequel le chanteur raconte une histoire en s’accompagnant de son seul piano. 

Il sort aujourd’hui même, en exclu sur notre blog, un nouveau clip intitulé « Aqua ». Il nous dit tout sur l’histoire de cette chanson et sur le tournage à bord du sous-marin Espadon…

© Charlie Hervier

© Charlie Hervier – Alexandre Sepré pendant le tournage du clip

Le morceau

« Le milieu maritime m’a toujours fasciné. J’ai lu des tas de bouquins sur les pirates, la marine anglaise et la navigation. C’est un penchant qui remonte à l’enfance. Mon grand-père avait un bateau quand j’étais petit, nous passions une partie de l’été dans le sud de la France ensemble avec mes frangins. C’était un tout petit hors-bord mais assez grand pour que nous puissions y dormir à cinq bien tassés. J’ai toujours su que j’écrirais sur la mer mais quand on réside en Sarthe, l’inspiration est un peu faible de ce côté-là. Je suis donc parti à Saint-Malo où j’ai commencé à esquisser « Aqua ». Il faut cependant attendre juillet 2014 pour que le corps du texte arrive. Je prends part au projet radiophonique éphémère « Radio Pêchou » du journaliste Steven Lecornu à Morlaix. C’est là que je rencontre le chanteur Renan Luce, originaire de la région, qui se prête à la captation d’une session acoustique filmée au sommet d’une île privée alors que le soleil se couche dans la baie derrière lui. L’instant est inoubliable. Même la vidéo qui en résulte ne restitue pas toute la magie du moment. De retour, je piétine encore sur l’écriture. C’est alors que ma petite amie de l’époque rompt avec moi. Le déclic est instantané : « Aqua » mêlera l’amour et la mer. Influencé par Renan Luce et « Océan » de M (notamment la session acoustique filmée par Rod Maurice), je cherche à poser une guitare sur mon poème. Je confie donc la composition à Mickaël Destouches du groupe Ton Zinc. C’est lui qui trouve la mélodie du refrain et m’encourage à chanter dessus à ses côtés. Le résultat me plaît mais n’est pas un piano-voix. Je décide donc d’en faire un bonus du « Voleur de Couleurs ». De fait, le morceau est disponible uniquement via la version physique ».

Le Clip

« Après le tournage du clip de « LuLu » dans la montgolfière, il était évident que Ruben Binda (aka Jack Flaag, ndlr) allait réaliser le troisième et dernier clip du disque. HDW est un projet autoproduit, nous avons peu de moyens mais nous avons des idées et la volonté de ne pas faire comme les autres. En 2014, je rendais visite à une amie violoniste à Saint-Nazaire qui devait enregistrer avec nous en studio. J’ai eu l’occasion durant ces quelques jours de visiter l’Espadon, un authentique sous-marin des années 70 transformé en musée. J’ai trouvé ça génial et j’ai contacté l’office de tourisme de Saint-Nazaire à l’été 2016 en leur parlant du clip d’ « Aqua » sans trop d’espoir, il faut bien l’avouer. Et puis miracle, la structure me répond que l’engin est très visité lors de la période estivale mais beaucoup moins à la mi-novembre où il ferme habituellement. Le responsable me propose de venir tourner le clip à ce moment-là. Il ne m’en faut pas plus. J’appelle à nouveau mon demi-frère Charlie Hervier ainsi que la comédienne Marie Leseault pour me prêter main-forte sur le tournage. Nous louons travelling, projecteurs et rallonges. Le délai est court : nous avons six heures. Pas une minute de plus. Il n’en fallait pas moins, nous avons terminé la prise de la dernière scène in extremis. C’était assez grisant. Imaginez un peu, le responsable vous accueille, vous fait faire le tour du propriétaire et puis vous dit cinq minutes après : « Bon bah j’ai une réunion, je vous laisse les clés. Le sous-marin est à vous ».

© Charlie Hervier / Estelle Bouttier

© Charlie Hervier / Estelle Bouttier – Le tournage du clip en images

L’histoire (qui est racontée à l’envers)

« Après la découverte d’une vieille lettre, d’une carte au trésor et d’une pièce d’or, l’agent secret Morgane part en mission d’exploration sous-marine avec l’agent secret Léon afin de mettre la main sur le précieux butin. Les deux individus ne se connaissent pas et font timidement connaissance. L’agent Léon est de toute évidence très investi dans sa tâche. Une implication communicative qui gagne l’agent Morgane. La promiscuité du lieu aidant, ils se rapprochent de jour en jour jusqu’à dépasser la simple relation professionnelle puis amicale. Cet événement inattendu anime un temps la vie du submersible. Mais la chasse au trésor piétine, ce qui a pour conséquence de miner le moral de l’agent Léon. L’agent Morgane peine à le consoler et, complètement aliéné par son objectif, l’homme se détourne de sa moitié. Le retour à terre marque l’échec cuisant de la mission et du couple. La jeune femme quitte le sous-marin, laissant son ex-collègue tirer seul la leçon de cette aventure : en courant incessamment après nos désirs, qu’ils prennent la forme de la richesse ou de la gloire, on passe à côté de ce qu’il y a de plus important dans la vie: l’amour ».

Eric Guillaud

Plus d’infos sur HDW ici

HDW sera en concert le samedi 24 février sur la scène EVE au Mans. L’album « Le Voleur de Couleurs » est disponible en édition deluxe ici et en version numérique sur toutes les plateformes habituelles.

04 Jan

Le groupe nantais Orange Blossom fait un carton en Turquie grâce à la série télévisée Çukur

Il en avait mis du temps à le sortir cet album. Neuf ans. Neuf longues années. Une torture pour les nombreux fans du groupe nantais. Mais depuis, Orange Blossom n’arrête plus de courir le monde avec les onze titres qui composent le très intense « Under the Shade of violet » sorti en 2014. Ce troisième album sans frontières rebondit aujourd’hui du côté de la Turquie où le titre « Ya Sidi » fait un carton depuis son passage dans la série télévisée populaire Çukur…

© Ernest Sarino Mandap

© Ernest Sarino Mandap

Plus de trois millions de vues pour un audio posté sur YouTube en novembre 2017 par la production de la série télévisée turque Çukur. C’est énorme mais tellement mérité pour le groupe qui affiche son bonheur sur les réseaux sociaux.

Depuis plus de 20 ans maintenant, Orange Blossom nous invite au voyage avec sa musique du monde ou plus justement son électro rock oriental. Dans une interview que nous avions réalisée en 2014 au moment de la sortie du troisième album, Carlos Robles Arenas, grand fan de Joy Division et Led Zeppelin, nous expliquait ses influences, ce mélange de rock, de post punk et de musique traditionnelle, ethnique, qui est la marque d’Orange Blossom :

« J’ai très tôt été baigné dans la musique, depuis le mambo jusqu’au rock en passant par la musique mexicaine d’où je suis originaire, l’electro ou encore la salsa que j’ai découvert à Cuba quand j’étais à l’école de musique. De fait, le mélange est normal pour moi, évident (…)

Pour moi la musique, c’est quelque chose qui n’a pas besoin de longue formation, d’acquis. Tu écoutes, tu aimes ou tu n’aimes pas. Chez certains groupes, le mélange peut faire collage ou trop conceptuel. Je pense que ce n’est pas évident dans leur tête. Dans la mienne ça l’est. Lorsque je compose, je fais en sorte que ce soit sincère, le plus sincère possible ».

« Under the Shade of violet » est le nom du troisième album, onze titres aux sonorités orientales, mais pas que, et surtout une nouvelle voix, exceptionnelle, envoûtante, celle d’une jeune égyptienne de 28 ans totalement inconnue en France il y a trois ans, Hend Ahmed.

Parmi les onze titres de l’album, « Ya Sidi », un pur chef-d’oeuvre du genre à vous coller le frisson pour l’éternité. La preuve avec ce commentaire laissé par un Nantais sur le compte Facebook de Carlos Robles Arenas.

« Quand vous répétiez cette chanson au hangar Cassin, tous ceux qui travaillaient là s’arrêtaient pour tendre l’oreille. Les meuleuses, les musiques, les micros, les ordis… Tout s’arrêtait. Une chape de gravité cérémonieuse imprégnait tout le bâtiment, sans que l’on sache si c’était à cause du profond respect qu’inspire cette musique profonde et habitée, ou si c’était parce que la Grâce était arrivée là par miracle, à la porte à côté de la nôtre. Je n’en connais pas le sens des mots, mais elle fait du bien ! »

Avant Çukur, le titre « Ya Sindi » avait également été choisi comme générique de la série Marseille produite par Netflix avec Benoît Magimel et Gérard Depardieu.

Plus d’infos sur le groupe Orange Blossom ici

19 Déc

One More (Christmas) Song : Quand le groupe angevin The Blind Suns nous fait cadeau d’une chanson de Noël

Angevins jusqu’au bout des ongles, américains jusqu’au bout des médiators, les Blind Suns se font le relais de ce qui est une tradition, voire une institution, outre-Atlantique et outre-Manche, la chanson de Noël. One More (Christmas) Song a le goût du rock mais une forte odeur de sapin…

Noël 2017 sera moderne et rock ou ne sera pas. On remise le 78 tours de Tino Rossi, direction la plate-forme de streaming musical la plus proche pour écouter la nouvelle chanson des Blind Suns, One more (Christmas) song, spécialement écrite pour Noël.

Et si le son ne vous suffit pas, le groupe vous a concocté un clip de derrière les sapins avec des images de leur dernier passage à Austin, Texas, où ils ont visiblement pris leurs habitudes. Romain Lejeune, le guitariste-leader du groupe nous explique tout…

Captureblind

« Depuis quelques années, on avait envie de faire une Christmas Song, plus beaucoup de groupes de Rock n’en font, alors que dans les 60’s et 70’s c’était assez courant, genre les Beatles, Les Kinks pour ne citer qu’eux. Plus récemment, The Raveonettes, un groupe dont on s’inspire beaucoup a fait une Christmas Song magnifique.

Avec notre planning toujours assez chargé, l’occasion ne s’était jamais présentée mais cet hiver, en attendant de lancer la promo de notre prochain album (sortie prévue pour avril 2018), on a pris le temps de composer ce titre spontanément. Honnêtement ça a du nous prendre une journée ou deux pour l’enregistrer. On a tout de suite été très contents du résultat ».

« On voulait ensuite habiller le titre avec des images, on a d’abord pensé se filmer en studio de répétition ou autre, quelque chose de simple, mais en fouillant sur un disque dur on a retrouvé des images filmées à Austin lors de notre tournée en mars dernier pour le festival SXSW à Austin entre autres. On aperçoit deux lieux dans le clip, un pub qui s’appelle Lala’s little nugget qui est vraiment iconique à Austin, on peut l’apercevoir dans un tas de films américains. Dans ce bar, il y a des décos de Noël toute l’année, la légende est assez tragique et dit que le fils de la famille qui tenait le bar est décédé avant Noël, et que depuis ils n’ont jamais enlevé les décorations. 

Le deuxième lieu c’est le Austin Roller Rink, une piste de patin à roulette typique des années 70 aux US, on avait jamais vu pareil endroit en France, c’était super fun.

On a tout tourné tout seuls avec une petite caméra stabilisée, et les personnes qui apparaissent dans le clip sont nos amis américains, qui nous permettent de tourner et nous développer actuellement aux US, plus qu’un clip c’est un peu une photographie de notre aventure américaine du moment. Ça restera un beau souvenir à re-regarder nostalgiquement dans quelques années ».

Plus d’infos sur The Blind Suns ici

Gamble My Love Away : le nouveau clip du Nantais Gaume tourné au cinéma Saint-Joseph de Pornic

C’est l’une des plus belles voix de la Côte ouest, une voix mais aussi un sens inné de l’écriture, de la mélodie, de l’émotion. Avec son nouveau clip Gamble My Love Away, Gaume nous embarque dans l’univers feutré d’un cinéma pour une douceur folk qui convoque autant l’intime que l’universel…

Certains d’entre-vous ont peut-être découvert son visage dans l’émission The Voice en 2014 et son prénom avec son projet initial Roman Electric Band, trois albums studio, des centaines de concerts au compteur. Mais l’auteur-compositeur et guitariste, grand fan d’Elliott Smith, s’est depuis fait un nom, Gaume, avec lequel il parcourt désormais la planète rock-folk. Gamble My Love Away est son quatrième clip, le deuxième avec Ronan Lagadec à la réalisation.

De retour d’une tournée en solo en première partie de Matmatah, Gaume a posé sa guitare quelques jours à Nantes, juste le temps de nous dire quelques mots sur ce titre et ce clip.

 

© Jean-Marie Jagu

© Jean-Marie Jagu

« Ce morceau n’est autre qu’une petite ballade acoustique que j’ai composée il y’a quelques mois. Au début, je ne pensais jamais le sortir mais plutôt le garder dans mes tiroirs à chansons, voir en recycler les idées dans d’autres titres pour plus tard…

Mais au mois de septembre, nous étions en train de maquetter des titres avec le groupe et j’avais une journée de libre en plus au studio… c’est là que je me suis décidé assez spontanément à l’enregistrer.

S’en est suivi une tournée en solo en première partie de Matmatah à travers la France en novembre et l’envie est venue de sortir ce titre de façon un peu exclusive, sans album, sans Ep, juste un titre acoustique de manière spontanée à l’image de cette chanson qui reflète un peu l’esprit solo folk de cette tournée.

Et puis j’avais ces images… ces belles images que mon grand-père a filmée en super 8 tout au long des années et des réunions familiales depuis ma naissance ! À la mort de ma grand-mère, il a offert à moi et mon frère une dizaine de DVD remplis des images qui nous concernaient, une véritable mine d’or de souvenirs !

Je m’étais toujours dit, qu’il faudrait un jour en faire un clip, que ça serait un hommage à ma grand-mère, et que ça serait vraiment cool d’appeler un jour mon grand-père pour lui dire qu’il est le réalisateur de mon prochain clip ! 

Alors on a fait un montage d’images bien choisies et on y a ajouté une petite fiction, tournée dans le cinéma Saint-Joseph de Pornic, avec le réalisateur Ronan Lagadec à la baguette magique qui s’est chargé du montage final.

Je suis très content du résultat. Ce clip reflète à la fois quelque chose de très personnel mais qui peut aussi toucher chacun de nous dans son rapport à sa propre enfance ».

Propos recueillis par Eric Guillaud

Plus d’infos sur Gaume ici

24 Nov

Wicked Love : les Nantais Das Kinø balayent d’un clip la suprématie masculine

Attention, avant d’aller plus loin, il est de notre devoir de vous avertir que certaines images du clip peuvent heurter la susceptibilité des mâles dominants. Pour les autres, tous les autres et bien sûr toutes les autres, le groupe nantais Das Kinø offre une très belle mise en image de son titre Wicked love, extrait de son album The Call of a Vision…

extrait clip Wicked Love

extrait clip Wicked Love

En avril 2017, nous vous parlions ici de The Call of a Vision comme d’un album à l’atmosphère sensuelle, romantique et parfois mélancolique. Il aurait été bon de rajouter un dernier adjectif : anticonformiste.

La mise en images de son titre Wicked Love vient nous le rappeler aujourd’hui. Plus qu’un clip, David Darricarrère et Léa Colombet nous offrent un véritable court métrage sur cette foutue domination masculine ancrée dans notre inconscient depuis des siècles pour ne pas dire des millénaires. 

Regardez, écoutez et lisez… David et Léa nous racontent la genèse de ce titre et du clip pour lequel ils sont passés avec bonheur à la réalisation…

« Ce titre a été composé il y a quelques années et nous l’avons retravaillé pour l’inclure dans l’album de Das Kinø. Au départ, l’idée est de pointer du doigt l’instinct primitif et irrespectueux de l’Homme vis-à-vis de la Femme. Il s’agit de dénoncer sa volonté éternelle de prendre le pouvoir sur elle, de la considérer parfois comme un objet, d’utiliser son image de manière dégradante ou parfois comme une « conquête démonstrative » gage de réussite. Il suffit d’allumer sa TV, de regarder certains clips, de se balader dans les rues, de passer des soirées dans les bars pour être régulièrement le témoin de ce genre d’abus… Bien entendu, à la fois, ce thème est très bateau et ne concerne, heureusement, qu’une minorité d’hommes mais nous assumons complètement l’idée de juste mettre une petite pierre supplémentaire, avec cette chanson, à l’édifice de ce combat presque éternel ».

Une mélodie légère pour un sujet grave

« C’est ce qui était intéressant de notre point de vue. La naïveté des arrangements et des mélodies symbolise la « légèreté » avec laquelle beaucoup de gens considèrent encore ce sujet. Les paroles très crues et le côté « punk » du clip viennent contraster pour marquer le paradoxe de l’époque que nous vivons. Nous n’avons, d’ailleurs, pas hésité une seconde à malmener la structure originale du morceau pour servir, au mieux, l’histoire que nous voulions raconter ».

Marre de l’électro-pop guimauve

« Nous ne voulons pas être assimilés au schéma de l’électro pop telle qu’il est beaucoup véhiculé en ce moment. C’est un style de musique qui est devenu très lisse et très sage. Dès lors que l’on met du synthé et une boite à rythmes on devient un groupe « électro-pop », c’est affligeant… Pourtant, nous avons été catalogués ainsi puisqu’il est nécessaire de mettre des étiquettes. Nous avons, sans regret, fait réalisé deux précédents clips que nous aimons beaucoup, mais en prenant les commandes de notre propre réalisation, nous avons aussi voulu porter des messages plus personnels à l’écran. Nous nous sommes mis en scène pour ne pas tricher et se cacher derrière des artifices inutiles. Nous pensons qu’un artiste doit incarner l’histoire qu’il raconte, sinon ça ne sert à rien… C’est fade. Nous nous sommes débrouillés pour, pratiquement, tout faire nous mêmes ».

Une approche cinématographique et un message engagé

« Nous avons déjà validé l’envie de continuer la réalisation. Nous avons adoré cette expérience. Et puis, nous nous sommes autorisés à incarner le nom de notre groupe (Das Kinø signifiant le cinéma en Allemand) en proposant une sorte de court-métrage. Nous avons aussi la volonté de véhiculer des messages plus engagés. Les retours, nous le savons, ne seront pas forcément unanimes, mais cela nous est égal. Notre principale préoccupation est de simplement faire les choses qui nous plaisent, sans retenue.  Des nouveaux morceaux arrivent car nous avons commencé la production de notre second album et ils seront prétextes à aller encore plus loin dans nos envies cinématiques ».

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