15 Fév

Bleu Cobalt : le nouveau clip du duo nantais Labotanique

Electro, rap et chanson française, c’est le ticket gagnant de Labotanique. Ce duo de pop urbaine sort un deuxième EP le 29 mars. En attendant, voici son nouveau single, Bleu Cobalt, clipé par Adeline Moreau et tourné en grande partie au café Landru rue Lekain à Nantes…

Bleu comme le ciel ? Bleu comme les yeux des enfants ? Bleu comme l’océan? Non, le nouveau single du duo nantais Labotanique évoque le bleu de nos écrans, de ces ordinateurs, smartphones et tablettes qui nous empêchent de suspendre la course, de prendre le temps, au moins le temps de l’amour…

« Le bleu des écrans nous oppresse / qu’avons nous fait du présent / le bleu des écrans nous empresse / de mettre nos vies en suspens »

Depuis la création du duo en 2016, Ronan Moinet et Thomas Cochini n’ont de cesse de s’amuser avec les mots et les images, les images et les mots. En plantant des petits graines de poésie ici et là dans leurs chansons. En recouvrant le tout d’un brin de réflexion. Labotanique, c’est aussi des textes qui racontent des choses sur notre temps, notre quotidien, une envie de rendre peut-être le monde un peu moins moche, un peu plus doux. De la pop urbaine au service de l’utopie. Ou l’inverse !

Le clip Bleu Cobalt, réalisé par Adeline Moreau du collectif nantais Clack, est à l’image de leur univers, doux et lucide, avec une approche esthétique piochée quelque part entre la pop et la nouvelle vague. En quelques mots, voire un peu plus, Ronan et Thomas nous expliquent tout ça…

Des couleurs qui sautent aux oreilles

Ronan. Du côté du texte, j’avais envie de faire une chanson sous la forme d’un tableau, avec plein de couleurs qui sautent aux oreilles… En fait, je suis assez fasciné par les allers-retours qui existent entre le langage écrit et le langage visuel, et inversement. C’est une question que je me pose souvent : est-ce que mon cerveau fonctionne en terme d’images ou de mots ? En réalité, j’ai l’impression d’être naturellement plus attiré par les images (d’ailleurs, je crois que j’ai réellement lu ma première BD au lycée, avant je ne faisais que regarder les cases… Pareil pour les livres, avant mes études supérieures ça ne m’intéressait pas du tout) et ça m’étonne toujours d’avoir choisi l’écriture pour exprimer ma créativité…

Thomas. Sur « Bleu Cobalt », j’ai utilisé de vieux synthétiseurs pour avoir de belles textures sonores, avoir quelque chose de vivant, c’est légèrement detuné ce qui donne de la couleur au morceau. C’est d’ailleurs le cas sur l’ensemble de notre projet « 47e Parallèle » qui sortira le 29 mars prochain, dont « Bleu Cobalt » fait partie. Pour sa réalisation, nous avons travaillé avec Raphaël D’Hervez, co-fondateur du label nantais Futur. Je me suis très bien entendu avec lui car il est également passionné de synthétiseurs, ce qui annonce la couleur de cet EP à venir…

Ronan. Sur notre EP précédent, nous étions des explorateurs perdus en Amazonie, quelque part sous la canopée… Et tout le développement de ce nouveau disque « 47e Parallèle » vient de ce sentiment que l’on peut ressentir lorsque l’on rentre chez soi après de long mois à l’étranger, on est comme « Touristes de nos propres quotidiens ». Les aventuriers reviennent à Nantes après leur expérience outre-Atlantique ! J’ai passé pour ma part 6 mois au Pérou, et lorsque l’on revient, les premières minutes après que l’avion se soit posé… c’est étrange, mais on se rend vite compte que ce sentiment inhabituel est magique ! On voit tout notre quotidien d’une manière éphémère, on est curieux de tout, on est en voyage dans notre propre vie ! Mais ce sentiment ne dure pas très longtemps, 6 mois au Pérou m’ont permis de vivre ce sentiment pendant une semaine à mon retour, puis on se réhabitue aux choses. Nous avions envie de le figer dans un disque.

Une esthétique pop et nouvelle vague

Ronan. Quant à la direction à donner au clip de « Bleu Cobalt », elle s’est faite en deux temps. Le premier, sans doute le plus long : il y a quelques années j’avais emprunté à un ami un coffret dvd avec des classiques de Godard… Il est resté deux ans sur l’étagère sans que je ne l’ouvre, mais avec cette envie de le faire à chaque fois que je passais devant, je ne sais pas trop pourquoi… Ça remonte peut-être à cet album photo, celui que l’on a tous dans un coin de la maison, où nos parents ont écrit des commentaires sous les photos, et je me rappelle notamment d’une photo en bord de mer, avec la famille, où une vague vient nous caresser les pieds, et la légende est « Nouvelle Vague »… l’humour d’album photo de mon père. Bref, l’évocation de la nouvelle vague a un côté rassurant pour moi, et c’est sans doute pour ça que j’ai fini par regarder Pierrot Le Fou… Je nai pas été déçu, une telle liberté et plein de couleurs, c’est ça l’idée du clip au départ.

Thomas. Le deuxième temps a été une rencontre avec Adeline Moreau du collectif nantais CLACK, cette fois c’était plus ambiance « Coffee and Cigarettes » de Jim Jarmusch, ou peut-être « Pinard and Saucisson » (à prononcer à l’anglaise) et on s’est dit que l’on allait mélanger les esthétiques pop et nouvelle vague, ce qui donne ce clip vaguement pop, dont on est assez content, on doit le dire !

Propos recueillis par Eric Guillaud le 13 février 2019

Plus d’infos sur Labotanique ici

05 Fév

Coocoo Bird : le tandem Héron & Duval à la conquête de l’Ouest avec un premier clip

Drôle d’oiseau que ce duo. Héron & Duval, s’est posé sur les rives de la Loire, du côté d’Oudon, où il cultive la différence avec un univers fleurant bon l’ambiance de saloon…

À ma droite Gaston Patapon, dit le Héron, à ma gauche, Corto Duval dit l’Audacieux, deux musiciens et comédiens lancés dans une belle chevauchée créatrice autour d’un projet baptisé Héron & Duval, lancé il y a six mois du côté d’Oudon, et d’un spectacle basé sur le folklore américain de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

Coocoo Bird est le nom de son premier clip réalisé par Aurélie Piel et Nicolas Lamour, un clip tourné au domaine de la Pilardière à Oudon. Gaëtan Durandière, alias Corto Duval et Nathan Dallérac, alias Gaston Patapon, nous le présentent en quelques mots…

« L’idée du clip m’est venu un soir en revoyant le film Gang of New York. J’en ai parlé dès le lendemain à mon collègue Nathan qui était emballé par l’idée. On a discuté de ce projet avec Bérangère Barathon et on est allé au domaine de la Pilardière à Oudon à quelques kilomètres de chez moi. On s’est assez vite projeté et entendu sur l’ambiance, l’univers, que l’on souhaitait créer. Il nous restait à trouver le financement ».

« On a lancé une campagne de financement participatif sur 40 jours. En 3 jours on avait le budget ! Ensuite on a contacté des professionnels pour la captation, et nos potes pour avoir de l’aide. Certains sont figurants, d’autres nous ont aidé pour le Jour J : (cuisine pour les 30 personnes, entretien du feux, réparation des pannes électriques…). En amont, nous avons travaillé la scénographie. On avait des idées bien précises (roulotte, chevaux, mobiliers…) ».

« L’énergie de la préparation, des donateurs, des participants le jour J était belle. On a terminé par une grosse fête, le soir même, dans une ferme à côté de chez nous. Maintenant cet outil va nous permettre de présenter notre projet musical qui débute tout juste. On commence les concerts dans un mois. On a hâte ».

Eric Guillaud

Plus d’infos sur Héron & Duval ici

Le groupe sera en concert au Café du Havre à Oudon le 19 avril 2019, au Rouge mécanique à Nantes le 11 mai 2019, au Jean Geste Café à Gesté le 18 mai 2019

01 Fév

CLIP. Ultra Vomit en mode anime pour chanter les louanges du Takoyaki

C’est à chaque fois une surprise totale, un délire général, une folie dégénérative et communicative, du grand n’importe quoi mais du résolument génial, les Nantais d’Ultra Vomit sont de retour avec un clip complètement foldingue…

© Charlotte Gonzalez

À l’heure où l’on vante l’économie de proximité, les bienfaits des circuits courts, les bons légumes de saison, on aurait pu espérer que les Nantais Ultra Vomit signent une chanson sur la mâche, les rigolettes, le muscadet ou encore le curé nantais, de bons produits du terroir en somme, mais non, les quatre musiciens ont décidé de vendre leur âme au pays du soleil levant en nous chantant les louanges du Toyaki, toyoka, takoyo… pardon… Takoyaki, le tout façon anime japonais. Grandiose !

Eric Guillaud

31 Jan

Un premier clip pour le groupe nantais The SoulPhoenixs

Il y a de la soul dans l’air. Et pas qu’un peu. Après un EP en 2018, The SoulPhoenixs nous présente son premier clip tourné sous le soleil charentais. De quoi nous faire ressortir les tongs à paillettes pour le week-end…

The SoulPhoenixs

Créé il y a maintenant 3 ans avec la ferme intention de nous faire bouger le popotin, The SoulPhoenixs a connu une belle année 2018 avec la sortie d’un premier EP, une vingtaine de concerts et plusieurs participations à des tremplins, parmi lesquels l’Artist of the Year, organisé par la plateforme de programmation de concerts Gigstarter à Amsterdam, où il a obtenu le prix du public. Il commence 2019 de la même manière avec son premier clip, Phoenix’ Danse. Damien, l’un des sept musiciens des SoulPhoenixs, pose sa trompette le temps de nous le présenter…

« Nous avons tourné notre clip au mois de septembre 2018, dans le cadre magnifique du château de Montendre (17), qui nous a été chaleureusement mis à disposition par la Ville. Nous avons travaillé avec l’association Music de l’ère pour la captation et le montage, et le Studio MKD Record pour l’enregistrement et le mixage de notre morceau Phoenix’s Dance. Nous avons choisi ce dernier afin de mettre en valeur l’aspect festif et fun qui en émane. Ce morceau parle d’échappatoire, du fait de ne pas rester dans l’échec, de poursuivre ses envies, de lâcher prise et se sentir libre ».

Eric Guillaud

Plus d’infos sur le groupe ici

Pour découvrir The SoulPhoenixs en live, direction la finale du tremplin Festival la 7ème Vague (85) le 25/02, la finale du tremplin Festival Mégascène (44) le 9/03, le bar Le Melocotton (44)…

29 Jan

Le groupe vendéen Epsylon s’offre un clip avec la chanteuse Melissmell

En 2018, le groupe vendéen Epsylon fêtait ses dix ans d’existence autour d’un album live. Il est de retour avec un nouvel album qui sortira en mars et d’ores et déjà avec un nouveau single, C’est plus le paradis, clipé par Guillaume Massif avec la participation de la chanteuse Melissmell…

Epsylon © Jean Marie Jagu

Nous les avions interviewés Il y a tout juste un an à l’occasion de la sortie de leur album live, nous les retrouvons aujourd’hui à la veille de la sortie d’un nouvel album studio le 8 mars baptisé Astronaute, Epsylon nous raconte tout, à commencer par cette collaboration avec la chanteuse Melissmell…

« Damien Bolo (Spectrum Studio), le réalisateur de notre nouvel album Astronaute nous a conseillé, à l’écoute du morceau, de faire un featuring avec une voix féminine. C’est plus le paradis est une chanson autour de la complexité des histoires d’amour et une question / réponse entre la voix de notre chanteur et une voix féminine a permis de donner du relief aux propos ».

« Nous sommes très fans du travail de Melissmell et nous lui avons proposé de collaborer avec nous sur ce morceau, elle a tout de suite été emballée ! Nous nous sommes rencontrés dans un premier temps a Nantes pour faire connaissance et discuter du morceau. Elle nous a rejoint quelques mois après au studio Bonsison (Puceul) pour les prises voix, nous sommes très fiers du résultat ».

« Pour le clip, nous avons choisi de travailler avec Guillaume Massif qui a réalisé plusieurs clips (Von Pariahs etc..). Son idée était de faire un parallèle entre la vie de couple et un combat de boxe, alternant moments d’observation, d’amour, de passion, de doute, puis finalement de déchirure, donnant lieu à un véritable combat de boxe où tous les coups sont permis ».

« Les acteurs Elsa Ferreux et Quentin Poulailleau ont sublimé le travail de Guillaume qui était assisté du chanteur du groupe pour la réalisation, de Louis Boureau (Chef opérateur), Elie Bossis (lumière). Pour pousser le réalisme, nous nous sommes faits assister d’un champion de boxe thaï Eric Roussey qui a dirigé les acteurs, notamment pour les scènes d’entraînements et de combats ».

Eric Guillaud

Release party le 2 mars en Vendée (complet), release party le 5 avril à la Distillery à Carquefou. Plus d’infos sur Epsylon ici. 

24 Jan

Exclu. Le groupe Fragments poursuit son exploration du cultissime film Fargo avec un nouveau single et un clip tourné dans un garage nantais vintage

Si je vous dis Fargo, vous me répondez ? Les frères Coen et l’un des films les plus cultes de leur conséquente filmographie. Tellement culte qu’il inspire encore aujourd’hui de nombreux cinéastes mais aussi des musiciens. C’est le cas de Fragments, des Rennais aujourd’hui installés à Nantes, et de leur album Songs for Marge dont ils viennent d’extraire un deuxième single et de le mettre en images…

© Florian Renault

Sorti à la fin de l’année 2018, l’album Songs for Marge du groupe nantais, ex-rennais, Fragments propose 14 morceaux inspirés par les scènes du mythique Fargo des frères Coen. Une bande son alternative en quelque sorte dans un style post-rock electronica qui se démarque bien évidemment de la bande originale. A l’origine de l’album, la création d’un ciné-concert autour du film pour le festival rennais Travelling. Vendredi sortira le deuxième extrait de cet album et un nouveau clip tourné dans un garage atypique de Nantes. Supersonikk vous permet de le découvrir en exclu dès ce soir avec les explications de l’un des musiciens, Tom Beaudouin…

« Le titre est inspiré d’une scène du film Fargo, sans doute la scène la plus marquante du film des frères Coen. Rien qu’avec ce simple mot vous pouvez spoiler n’importe quel ami qui n’a pas vu Fargo. Il nous tenait à cœur de faire une session live avec ce morceau car il exorcise chez nous notre amour pour la musique dansante et les séquences technoïdes. C’est une facette que nous explorons peu avec Fragments et c’était l’occasion de s’offrir un petit plaisir coupable entre DFA Records et Air au milieu de vieilles voitures américaines ».

« Le tournage de la session s’est décidé a la dernière minute lors d’un passage express de Joris (le batteur) entre deux tournées Birds in Row. On a dégoté le lieu la veille, un garage automobile vintage nantais hyper accueillant et chaleureux ».

« On avait envie de faire ça de longue date avec les copains de Voyons Voir. , c’était le bon moment, ils commencent à être bien demandés et c’est mérité, leurs sessions live sont vraiment originales et belles ! ».

Eric Guillaud

Plus d’infos sur Fragments ici

18 Jan

Love Is Home : dernier clip avant sortie d’album pour Quentin Sauvé

Début d’année mouvementé pour Quentin Sauvé. Avant la sortie de son premier album Whatever It Take le 1er février et le début d’une longue tournée en Europe, le musicien lavallois nous offre un nouveau clip. De quoi ensoleiller notre week-end…

© Florian Renault

Après un  premier extrait livré en octobre, un deuxième en novembre, voici donc le troisième extrait de son premier album annoncé pour le 1er février et baptisé Whatever It Take. La mise en images très soignée est signée Ananda Safo. Ils nous confient tous les deux leurs intentions…

Quentin à propos de la chanson et du clip…

« C’est une réflexion que j’ai eu à propos de la vie en tournée. Le fait d’être constamment entouré de gens, 24h sur 24, mais de se sentir à la fois toujours seul dans sa tête ; et le fait que ces gens autour de moi, mes amis chers, deviennent le seul lien avec là d’où je viens. Ce sont les personnes qui représentent la notion de « sûreté » quand je suis loin de chez moi. On prend soin les uns des autres, dans le camion, de la même manière qu’une famille le ferait dans une maison. 

Dans le clip nous montrons des relations entre adolescent(e)s, en se concentrant sur l’une d’entre elles, et en faisant un parallèle avec sa future « elle ». Je pense que l’adolescence est une période de la vie très difficile. Dans cette chanson, je parle de se sentir en danger et de chercher du réconfort, c’est exactement ce que j’éprouvais pendant mon adolescence. Je me retrouve donc dans cette ado, et je crois que c’est pour ça que la femme plus âgée est là : pour la réconforter, la protéger, comme le font mes amis avec moi en tournée. Surtout dans cette scène musicale particulière où je me sens en sécurité ».

Ananda Safo à propos du clip…

« À la fois sombre et lumineux, ce clip ouvre volontairement sur plusieurs interprétations possibles et laisse une grande liberté au spectateur. J’offre ici une vision personnelle du texte de Quentin.

Mon intention principale était de parler de cette maison intérieure. De celle que nous fuyons pour grandir. De celle qui nous guide pour avancer. De celle qui nous porte lorsque nous rencontrons des difficultés. Elle est incarnée par cette femme et cet espace hors du temps, qui accueille et rassure cette adolescente, sous une forme de transe. L’adolescence, ce passage entre l’enfance et l’âge adulte, porte à la fois la lumière et l’obscurité.

J’explore ainsi cette âme adolescente, habitée parfois par une maturité plus profonde, qui permet à l’enfant de grandir.

Je pars de cette idée où nous voudrions parfois rassurer celle ou celui que nous étions, quelques années plus tôt. Ou — à l’opposé — je fais écho à ces moments où nous aimerions nous reposer sur le futur, nous dire que tout va bien se passer malgré les apparences ».

Eric Guillaud

Quentin Sauvé sera en concert le 17/01 à Paris au Pop-Up w/Cavetown, le 31/01 à Rennes au Bateau Ivre, le 01/02 à Nantes à La Dérive, le 02/02 à Angers au Donald’s Pub, le 03/02 à Tulle au Conseil Général, le 04/02 à Bordeaux au Void, le 05/02 à Toulouse à la Cave à Rock, le 06/02 à Montpellier au Black Sheep, le 07/02 à Lyon FR au Kraspek Myzik, le 08/02 à Clermont-Ferrand au Somme Toute, le 09/02 à Limoges au Phare… Toutes les infos sur Quentin Sauvé ici.

15 Jan

EXCLU. Yeggmen : le trio rock nantais sort son premier album et offre à Supersonikk une magnifique version live de You Are Lost

Ils en parlent depuis plus d’un an, autant dire qu’il est pour le moins attendu, tant par eux que par nous, le premier album des Yeggmen sera finalement dans les bacs le 19 janvier. Au menu, huit titres qui célèbrent l’union du rock, de la pop et de l’électro. À la rédaction web de France 3 Pays de la Loire, on s’est dit que ça valait bien une interview…  et même plus si affinité.

Matthias, Solfia et Fred des Yeggmen © éric guillaud

Et affinité il y eut. Non seulement, nous avons pu rencontrer Fred, Matthias et Sofia pour leur poser quelques questions mais ils ont qui plus est accepté de nous jouer live un des huit morceaux de leur premier album baptisé Together in the Fulness of a solar System, disponible le 19 janvier. Il s’agit de You Are Lost, une histoire d’amour contrariée filmée en exclu par et pour Supersonikk…

C’est dans les locaux de Trempolino à Nantes que nous avons retrouvé le trio, en pleine répétition pour la release party à venir au Bar à Sons au Pannonica. On vous les avait déjà présentés ici-même à l’occasion de la sortie de leur premier clip il y a quelques semaines. Yeggmen c’est qui c’est quoi ? Réponse ici et maintenant…

Matthias. Yeggmen, c’est un trio qui existe depuis bientôt deux ans. Un projet plus électro que notre groupe précédent I’M 7teen.

Vous venez de Paris. Pourquoi avoir choisi Nantes pour rebrancher les jacks ?

Fred. Au départ, on voulait surtout quitter Paris. Il fallait bien aller quelque part, on a entendu parler de Nantes. J’avais des copains musiciens qui vivaient là et qui m’en avaient dit le plus grand bien. Grosse énergie, scène pop assez pointue… Du coup, on a remonté le groupe sur Nantes.

Vous sortez tous les trois du conservatoire avec une formation classique. Pourquoi ce virage vers les musiques actuelles?

Fred. Parce qu’on adore tous les trois l’énergie du rock. Il y a quelque chose qui se passe sur scène et qui va bien au delà de la partition. Le rock permet d’exprimer beaucoup de choses.

Matthias. Dans le classique, il faut avant tout être un bon exécutant. Dans le rock, il faut mettre ses tripes. C’est ça qu’on aime, qui nous rassemble et qui fait que ce projet est là aujourd’hui.

J’ai lu à votre propos certaines comparaisons avec des artistes comme Ghinzu, Nick Cave, Damon Albarn ou encore Depeche Mode. Vous êtes d’accord avec ça ? Ce sont vos influences premières ?

Fred. C’est un peu plus large. En fait, si on voulait vraiment donner notre base, il faudrait prévoir une longue interview. Déjà, il y a le classique qui est toujours là. Je pense qu’on peut le retrouver dans les harmonies. J’adore Fauré par exemple. il a des démarches harmoniques qui sont hyper belles et ça, ça peut se retrouver dans n’importe quel style musical. Et puis dans le domaine de la pop, du rock et de l’électro, on aime beaucoup Liars qui est parti dans un trip très électro, on écoute aussi beaucoup de Côte ouest, de shoegaze. On pourrait ajouter Radiohead. Ce groupe a toujours été pour moi une référence en terme de compo, de son, de liberté artistique.

Matthias. On a forcément des références qui sont plus présentes que d’autres mais c’est vrai aussi qu’on est des éponges. On absorbe tout ce qu’on écoute et on le met au service de notre musique.

Sofia. Quand on compose, on ne se dit jamais qu’on va faire comme eux. On fait !

Fred. Oui, et on n’analyse pas !

Il y a un an, début 2018, vous annonciez déjà la sortie de votre album. Finalement il sort en 2019. Que s’est-il passé ?

Sofia. C’est long de faire un album. On a commencé à maquetter, à enregistrer, après on a manqué de sous, on a donc lancé une campagne de financement participatif sur la plateforme Ulule., il a fallu encore mixer et masteriser. Et quand tout ça fut fait, il fallait encore préparer la sortie de l’album… C’est énormément d’étapes.

Cette fois, c’est bon. Il est sur le point de sortir. Il s’appelle Together in the Fulness of a solar System. Vous vous sentez comment ?

Fred. On fait tourner les chansons depuis un moment maintenant, on les connaît bien, très bien, mais le fait que l’album sorte concrètement est assez excitant en fait !

Huit titres, un mélange de pop et de rock sur un lit d’électro. A l’arrivée, est-ce que l’album ressemble à ce que vous imaginiez, espériez, rêviez ?

Matthias. Complètement. On est hyper satisfaits de l’album et prêts à le défendre à fond. On adore jouer ses morceaux mais on pense aussi à la suite et on a déjà pas mal de nouveaux titres en stock.

Comment naît un morceau comme You are lost ?

Fred. Pour celui-ci en particulier, il était tard, nous étions isolés dans la dernière maison du dernier hameau avant la forêt d’un trou paumé en Bourgogne et on jouait en impro…

Matthias. …et heureusement on avait laissé tourner l’enregistreur. Car le lendemain, à la réécoute, on s’est dit qu’il fallait vraiment en faire quelque chose.

Fred. À partir de l’impro, on a donc travaillé les parties et construit le morceau.

Que nous raconte ce titre et d’une façon générale que raconte l’album ?

Fred. Dans cet album, le thème de l’être aimé et perdu revient beaucoup. Le thème de la nature aussi. You Are Lost parle d’un amour avec une incapacité à le vivre dans le concret.

Premier album mais pas première scène. Où vous sentez-vous le mieux et pourquoi ?

Sofía. On aime les deux. Jouer en live, c’est tout de suite, c’est l’énergie. Le studio, on se pose, ça peut être plus artistique, on va aller plus loin que ce qu’on peut faire sur scène.

Fred. Si je devais choisir entre les deux, je choisirais la scène quand même mais c’est vrai que l’un nourrit l’autre.

Matthias. Moi, je ne suis pas toujours particulièrement à l’aise sur scène mais pourtant j’aime ça. Et c’est hyper formateur. En studio, on est plus dans notre bulle, à essayer d’aller plus loin dans les sons. Sur scène, on est tout nu et il faut apprendre à gérer cette nudité avec les gens. Ce n’est pas toujours facile pour moi. je dois être un peu maso…

Vous fêterez l’album le 19 janvier au Bar à Sons au Pannonica à Nantes. C’est un moment important pour vous je présume ? Et après ?

Fred. Assez oui. Et après on enchainera les dates. On jouera au Ferrailleur à Nantes le 31 janvier, puis dans un endroit qui s’appelle Aux Anges en Bretagne, au café de la gare à Ancenis et dans les festivals de l’été…

Yeggmen c’est pour la vie ?

Matthias. Je dirais que Yeggmen, c’est comme la vie. On ne sait pas combien de temps ça durera mais tant qu’on est là…

Merci Fred, Matthias et Sofia

Propos recueillis par Eric Guillaud et Lola Marotte le 11 janvier 2019. Plus d’infos sur le groupe Yeggmen ici

14 Jan

Purpulse : un nouveau clip pour accompagner l’album Reset

Il est de Châteaubriant et joue depuis 2014 dans la catégorie rock. Histoire d’accompagner en images la sortie de son album Reset, le trio a tourné et partagé un nouveau clip peu avant Noël. Maintenant que la dinde et les marrons sont digérés, on peut passer aux choses sérieuses. L’année 2019 sera rock et purpulsienne…

© Louise Pasquier

On efface tout et on recommence ? Non, il a beau porter le nom de Reset, ce nouvel album s’inscrit dans la continuité du précédent Red Moon Wave. Du rock sans bavure et sans esbroufe qui secoue les platines et agite les scènes d’ici et d’ailleurs. A l’occasion de la sortie de leur album, les Purpulse nous parle de ce nouveau clip tourné dans un château. Hanté ?

« Nous avions l’idée de faire un clip par nos propres moyens depuis un petit moment déjà. Nous avons donc profité d’une date de concert à Bordeaux en novembre dernier pour nous lancer dans la réalisation d’une première vidéo. Nous nous sommes arrêtés la veille du concert dans le Périgord. Le tournage s’est déroulé dans un château où nous avons filmé plusieurs plans fixes. Nous avons ensuite tous les 3 pris la caméra, à tour de rôle, pour faire des plans-séquences ».

« Toute la réalisation, le montage, les effets ont été produits par nous-mêmes et c’était très intéressant à faire. Nous allons donc réaliser d’autres vidéos dans le même esprit très rapidement pour continuer à promouvoir notre nouvel album RESET sorti le 21 décembre dernier sur toutes les plateformes de streaming (Spotify, Deezer, …) ».

Eric Guillaud

Plus d’infos sur le groupe ici. Pour découvrir Purpulse en live, direction Issé (44) le 16 mars pour la Saint Patrick , Châteaubriant (44) pour le festival de la Rue Râle les 5 & 6 avril, Lopehret, près de Brest (29) pour le festival Unis-SonS le 20 avril…

20 Déc

Vieillir, c’est quoi ? Réponse dans Les Géants, le nouveau clip du trio nanto-manceau CORBO

Entre rock, hip hop et chanson française, il n’aura fallu que deux petites années à CORBO pour tracer sa route et imprimer son nom en lettres capitales sur l’asphalte. Pas de ralentissement prévu en 2019, le groupe travaille sur un mini-album et nous offre dans l’immédiat un nouveau clip dans lequel il est question de vieillir…

© Jean-Marie Jagu

Vieillir ou non ? Pas vraiment le choix, alors autant le faire en écoutant Les Géants, nouveau titre et nouveau clip du combo CORBO, quatre minutes ni plus ni moins pour se plonger dans son univers singulier, un savant mélange de rock, de hip hop, de chanson française avec des textes slamés, du beatbox, des synthés et une guitare ténor.

Le clip a été réalisé par Robin Alliel, un tournage en condition live aux Saulnières au Mans avec la participation du danseur Gabriel Um. Simon, chanteur et guitariste, nous en dit deux mots:

« Sur le titre Les Géants, on propose une réponse surréaliste à ce vieux démon existentiel qui nous taquine : Vieillir, c’est quoi ? »

« On avait envie de faire un truc original avec ce morceau, et notre rencontre récente avec Gabriel Um est tombée à pic. C’est intéressant pour nous d’avoir cette vision de la chanson, qu’elle soit habitée. On aime beaucoup l’idée du clip/live ; on est complètement entre les deux ».

« Le son du clip ne vient pas d’un enregistrement studio, c’est du live. Et l’image et la lumière (Antonin Subileau) sont très travaillées et dynamiques, il y a beaucoup de cuts dans le plan-séquence qui constitue la base du clip : ça c’est l’idée de Robin Alliel. On remercie vraiment Superforma et l’équipe des Saulnières de nous avoir permis de concrétiser ces idées, et aussi Maud Costa qui nous aide à ficeler le projet tout entier ».

Eric Guillaud

Plus d’infos sur CORBO ici

Les groupe sera en concert à Challans le 17 janvier dans le cadre du Festival Régions en Scènes