04 Déc

DÉCOUVERTE. Avec Miss Machine, le fond de l’air est rock !

En surfant sur le web, on tombe parfois sur des petites pépites. En voici une dénichée par un jour pluvieux de décembre, un rayon de soleil baptisé Miss Machine, 20 ans, nantaise, étudiante en épistémologie et histoire des sciences à l’université, et chanteuse de brit-pop à la française…

Plus rock que Vanessa Paradis, plus pop qu’Emmanuelle Monet ex-Dolly, voici Miss Machine, une Nantaise de 20 ans tout rond qui pourrait bien faire parler d’elle dans un très proche avenir.

Peu de concerts pour le moment, trois clips au compteur dont le tout récent De quoi j’ai l’air tourné dans un salon de coiffure nantais, des textes en français, impressionnistes pour offrir dit-elle « une grande liberté d’interprétation » , et une musique qu’elle qualifie elle-même de « brit-pop française ».

Pour Supersonikk, Miss Machine nous présente son nouveau titre De quoi j’ai l’air et le clip filmé par Clémentine Brochet, monté par Miss Machine et fignolé par Sébastien Motta…

De quoi j’ai l’air, chanson d’amour?

« De quoi j’ai l’air est un morceau double, à la fois léger, très pop, mais avec une dimension plus grave ou plus sombre. On peut le comprendre en première lecture comme une chanson un peu superficielle qui parlerait du changement et de l’apparence, ou bien comme une chanson d’amour, ou bien encore comme un morceau qui traiterait de l’amélioration de soi et de ses limites (ou tout ça en même temps) ».

Un côté sombre, sous une épaisse couche de pop

« Maintenant quand je le chante, je pense à différentes choses, je vois différentes situations pour lesquelles il est approprié. Au départ, quand je l’ai écrit, je pensais surtout à une certaine forme de colère, à des côtés plus sombres, ceux qui sont mauvais et qui sont généralement cachés. J’ai alors décidé de faire pareil dans ma chanson, et de cacher le sens authentique du morceau (du moins celui auquel je pensais), c’est-à-dire ce côté sombre, sous une épaisse couche de pop et de paroles faussement simples. Refouler ses pulsions pour s’intégrer ou pour plaire, mais échouer systématiquement et revenir éternellement à son point de départ, finira à chaque fois par rendre la personne qui succombe à ce biais un peu plus énervée, chaque fois un peu plus mauvaise (« rien de nouveau sous le tonnerre »). La musique et les jeux de mots de coiffeurs incrustés dans les paroles (toutes les variations sur « hair » et « air ») donnent un côté léger au texte, et ce qui me plaît est justement ce contraste avec ce que j’avais alors en tête.

J’ai voulu faire pareil dans le clip, en jouant avec les perruques colorées, des montages un peu décalés, etc. Je suis contente du résultat parce que je trouve que la démarche est cohérente sur les différents niveaux. J’aime le fait que le morceau puisse être pris pour quelque chose d’extrêmement léger, quand je pensais au départ à une forme de colère. Mais l’interprétation est bien entendu personnelle et je suis contente que les gens puissent y voir autre chose que ce que j’avais en tête au moment de l’écriture ».

Un clip bien coiffé

« Le clip a été tourné en deux jours, l’été dernier. Nous étions trois sur le tournage, Clémentine Brochet, qui filmait, Sébastien Motta, et moi (gros moyens, en somme !). J’ai ensuite monté le clip, et Sébastien s’est occupé de toute la retouche des plans. Nous avons dû apprendre sur le tas à nous servir de certains logiciels et nous familiariser avec les techniques de retouche digitale (et d’effets spéciaux). Ça a été un gros travail, c’était compliqué, surtout que nous n’avions pas forcément le matériel adapté ! Nous avons passé beaucoup de nuits à travailler sur le clip (bah oui, parce que la journée il y a école !), mais le résultat est satisfaisant ».

Propos recueillis par Eric Guillaud le 3 décembre 2018

Plus d’infos sur Miss Machine ici

30 Nov

People To Take Care Of : Le Lavallois Quentin Sauvé nous dévoile un second extrait de son album à sortir en février

À quelques semaines de la sortie de son premier album solo, Whatever It Take, le Lavallois Quentin Sauvé nous en offre un nouvel extrait avec le titre People To Care Of et un clip tourné au centre d’art Les 3 CHA de Châteaugiron en Ille-et-Vilaine…

© Florian Renault

De ce premier album attendu pour le 1er février et baptisé Whatever It Take, Quentin Sauvé nous en a proposé un premier extrait il y a un petit mois, un titre mélancolique et un clip bouleversant à découvrir ici. Il est de retour avec un deuxième extrait et un deuxième clip tourné dans les conditions du live. Il nous les présente maintenant…

« People To Take Care Of » est une chanson sur mes grands-parents (qui étaient également dans mon premier clip « Dead End ») et la maison de famille à la campagne dans laquelle nous avons passé beaucoup de temps ».

« Avec mon précédent projet, j’ai déjà écrit sur les gens que j’avais perdus par le passé et quand j’ai commencé à travailler sur cet album, je me suis dit que dans l’hypothèse où mes grands-parents venaient à disparaître, ce serait trop dur pour moi d’écrire sur ce sujet ».

« J’ai donc décidé de le faire tant qu’ils sont encore là, écrire de façon positive cette fois et en me disant de leur rendre plus souvent visite et de m’occuper plus d’eux ».

« À propos de la session à proprement parler, c’est la première fois que je travaille avec le collectif « Voyons Voir » qui m’a été présenté par mon ami Joris qui a enregistré et mixé la session. Je suis très content qu’ils aient trouvé cette sorte de château qui peut ressembler quelque peu à la maison de famille évoquée dans les paroles ».

Plus d’nfos sur Quentin Sauvé ici

27 Nov

You are lost : un nouveau clip pour le trio rock nantais Yeggmen

Quand on écoute certains groupes, on peut légitimement se dire que le rock a encore de beaux jours devant lui. C’est le cas avec Yeggmen, un trio originaire de Nantes qui vient de sortir un magnifique clip tourné du côté d’Ancenis et Pannecé…

© Pauline Tezier

Avant d’être un clip, You Are Lost est une chanson, rock, ténébreuse, tendue, introduite par le synthé hypnotique de Sofia Miguélez, rejoint bientôt par la voix profonde de Fred Ozanne, par la batterie de Matthias Moreno, d’abord discrète, avant de monter en tension pour accompagner l’explosion basse / guitare.

Aujourd’hui, la chanson est devenue un clip, racé, réalisé par Marc Cortès, qui a déjà travaillé avec des gens comme Rover, Souchon ou Cocoon, et joué par Patrick Le Bihan, une sacrée gueule, et Sofia Miguélez, la touche féminine du trio.

Et le résultat est vraiment étonnant. Fred, chanteur et guitariste du groupe, nous en dit un peu plus sur ce titre, le clip et sa réalisation…

« You Are Lost décrit une jeune femme murée dans le silence, et une mystérieuse histoire d’amour blessée que tout ce silence n’arrive plus à contenir.

Mais en cherchant quelqu’un pour réaliser le clip on ne voulait pas imposer un scénario rigide, bien au contraire. L’idée était de trouver un réalisateur qui s’approprie le projet et qui en fasse son propre objet.
C’est ce qui s’est passé avec Marc Cortès qui est parti d’un personnage réel (Bibi) que connaissaient Sofia et Matthias et de lieux qu’il fréquente.
À partir de là, il a tissé un fil rouge qu’on a découvert au montage, c’était magique. Sofia s’est faite actrice pour le clip, et les images dévoilent plusieurs lieux particuliers entre Ancenis et Pannecé ». 
La sortie de ce clip annonce une autre sortie, celle d’un premier album le 19 janvier. Pour l’occasion, le groupe se produira au Bar à Sons au Pannonica à Nantes.
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Propos recueillis par Eric Guillaud le 27 novembre 2018. Plus d’infos sur le groupe ici

23 Nov

Keep My Song : le nouveau clip du duo nantais After The Bees

Il y a tout juste un an sortait le premier album du duo féminin nantais After The Bees, Let’s Rise!, ainsi que son premier extrait clipé, All Right. Il nous ouvre aujourd’hui une nouvelle fenêtre sur son univers musical avec le clip Keep My Song. Une douceur folk à écouter et regarder en boucle…

© Jean Marie JAGU

« After the Bees est un projet qui favorise les rencontres improbables, les lieux atypiques, les situations extraordinaires », nous déclarait Cécile Gravot, harpiste, dans une interview réalisée à l’occasion de la sortie du premier album d’After The Bees, Let’s Rise!.

Visiblement, c’est encore le cas avec cette mise en images du titre Keep My Song, réalisée par la Nantaise Paula Pérez et le chorégraphe, danseur et performeur lui aussi nantais Benoit Canteteau. Et le résultat est plutôt… renversant !

Alexandra Guillot, chanteuse et guitariste, nous en donne les clés:

« Keep my Song est à la base un questionnement sur le sens et l’impact d’une chanson. Quelle importance ? Jusqu’où l’art peut-il nous atteindre dans notre intimité ?

Avec ce texte, la musique est venue par le mouvement, par le geste… Ça nous paraissait évident de travailler avec le corps, la danse. Et je suis, pour ma part, très fan du travail de Benoit Canteteau depuis longtemps. Tellement d’ailleurs que je ne voyais pas comment travailler avec lui autrement qu’en lui laissant carte blanche.

Benoît est à mes yeux un artiste complet, danseur, acrobate, performeur, chercheur… Il écrit ses spectacles avec sa compagnie Groupe Fluo. C’est donc lui qui a tout écrit et qui a choisi de réaliser ce clip avec Paula Pérez qu’il avait rencontrée un an auparavant.

La rencontre entre nos trois expressions artistiques a été limpide, lumineuse. Une collaboration comme on en rêve où chacun trouve l’espace de s’exprimer pleinement en mettant en valeur l’univers de l’autre ! Nous sommes profondément heureuses de cette collaboration et très fières du résultat ».

Propos recueillis par Eric Guillaud le 20 novembre 2018. Plus d’infos sur After the Bees ici.

09 Nov

Exclu. Gaume retourne à l’école !

Non, rassurez-vous, Gaume n’abandonne pas la musique. L’école pour lui, c’est bien fini. Mais il y est tout de même retourné le temps de clipper le titre Soothing as a Hurricane. Résultat : une vidéo absolument magnifique, signée Jeremy Bleunven et tournée avec des élèves de l’école de l’Ange Gardien à Pornic. Gaume nous raconte tout…

© Jean Marie JAGU

« C’est un titre que j’ai composé en 2017. Pour le clip, j’avais envie de tourner de belles images, spontanées, esthétiques sans avoir forcément de scénario. Par rapport à la dernière phrase de cette chanson : « Down on memory lane / plongé dans les souvenirs », j’ai eu l’envie de tourner le clip dans une école pour illustrer le souvenir, le retour à l’enfance. C’est d’ailleurs le seul rapport entre le clip et la chanson ! J’ai eu l’occasion de rencontrer le directeur de l’école de l’Ange Gardien à Pornic, enthousiaste et partant pour l’aventure. Les gamins d’une classe de CM2 ont travaillé le texte de cette chanson en cours d’anglais en amont du tournage.

J’étais persuadé que retourner à l’école avec des grattes électriques et en mode Rock, ça ferait plaisir à mes parents (rires). J’ai quitté l’école assez jeune mais je ne suis pas rancunier, l’école a été plus rancunière envers moi ».

« Au mois de juin, on a réuni tout ce beau petit monde, une quinzaine d’acteurs en herbe. Les gosses ont bien joué le jeu, l’exercice n’était pas évident, on leur demandait de chanter face caméra en gros plan devant les copains. Heureusement, on a eu des moments de relâchement où musiciens et gamins jouaient au ballon, au pendu dans la cour. On trouvait ça beau toute cette innocence et cette énergie. Tous ces moments ont été filmés par notre réalisateur Jeremy. Ces plans se sont retrouvés au montage sans préméditation de notre part.

On a fait un concert à Pornic cet été sur la plage dans le cadre de la programmation estivale de la mairie. Les gamins sont montés sur scène pour faire le morceau avec nous. C’était excellent !

On peut dire qu’on a passé de bons moments à faire les cons avec des gamins qui s’éclatent : c’est cette spontanéité qu’on visait pour le clip et ça a matché.

Tout le mois de novembre, le clip sera diffusé au Cinéma Saint Gilles à Pornic tous les jours avant chaque séance. Merci à eux ! Le clip a été diffusé en avant-première pour les enfants au cinéma le 1er novembre. Ça m’a permis de faire la première partie de Queen sur le film Bohemian Rhapsody… #consécration »

Propos recueillis par Eric Guillaud le 6 novembre 2018

Gaume est à l’affiche des Rockeurs ont du coeur le 15 décembre à Stereolux à Nantes. On vous dit tout ici

Plus d’infos sur Gaume là

03 Nov

Dead End : le bouleversant premier clip du Lavallois Quentin Sauvé

Quentin Sauvé n’est pas vraiment un inconnu du côté de Laval. Bassiste du groupe de post-hardcore Birds in Row, il s’apprête aujourd’hui à sortir son premier album solo Whatever it Takes. Ça c’est pour le 1er février 2019. Dans l’immédiat, il nous en offre un avant-goût de toute beauté avec le titre et le clip Dead End partagés sur les réseaux sociaux et plateformes de streaming ces jours-ci…

© Florian Renault

Ceux qui le connaissent à travers les productions de Birds in Row seront forcément surpris. Par sa voix d’abord, une voix posée, claire, puissante. Par la musique ensuite. On baisse le son, on met de côté les influences punk hardcore à la Converge pour se tourner vers des sonorités plus folk convoquant Bon Iver. Par son univers, profondément mélancolique dans ce premier titre, plus lumineux nous promet-on dans les prochains. Et enfin par ce clip, une petite merveille réalisée par Ananda Safo, dans lequel Quentin a mis en scène ses propres grands-parents. Ils sont très âgés mais dégagent quelque chose de beau et profond qui doit s’appeler l’amour.

Quentin Sauvé nous explique…

« Dead End parle du plaisir de rester seul chez soi, sans voir personne. J’ai toujours su que ce serait le premier morceau de l’album. C’est une sorte d’introduction, courte et sans détour, plutôt pessimiste, mais qui sera suivie de morceaux plus lumineux. Un peu comme le mur de briques de la pochette, que l’on va démolir au fur et à mesure de l’album pour voir ce qu’il cache. Le clip est plus représentatif de l’ensemble de l’album. On y voit mes grands-parents, et des images tirées de souvenirs de famille. D’un côté, ma grand-mère, pensive, sachant la fin proche et se sentant un peu inutile, se remémore de bons moments. De l’autre, mon grand-père qui essaie de lui acheter le même bouquet de fleurs que celui de leur mariage, et qui finit par le fabriquer lui-même avec du papier. Ce sont en quelques sortes deux facettes de ma personnalité ».

Plus d’infos sur Quentin Sauvé ici

Eric Guillaud

02 Nov

La Nuit Je Mens : l’hommage de Cachemire à Alain Bashung

On évoquait il y a quelques jours la présence d’une chanson écrite par Dominique A sur l’album posthume de Bashung à paraître le 23 novembre, un autre nom de la scène musicale nantaise, Cachemire, rend aujourd’hui hommage au chanteur décédé en 2009 en reprenant La Nuit Je Mens avec le son et l’image…

© François Crampon

Pour ceux qui ne le connaîtrait pas encore, Cachemire est un groupe nantais qui fait dans le rock’n’roll pur et dur chanté en français, oui Madame, dans la langue de Molière exactement.

Après avoir surpris son petit monde avec le clip Qu’est-ce qu’on attend? qui réunissait sur la même pellicule le groupe Cachemire, Didier Wampas et Dick Rivers, le voici rendant un hommage particulier à l’une des stars du rock made in France, Alain Bashung. Une reprise foncièrement rock de La Nuit Je Mens, un clip furieusement classe et sexy, Freddy le chanteur nous dit tout…

Que représente pour vous Alain Bashung ?

Freddy. Alain Bashung fait partie de nos influences. C’est un symbole du rock en France. Au même titre que Gainsbourg, il avait une façon inégalable d’interpréter un titre. On ne parle pas de technique vocale et/ou instrumentale, mais de poésie et de diction. L’album Fantaisie militaire a été pour moi une révélation et principalement le titre La Nuit je mens.

Que représente plus précisément cette chanson ? Pourquoi l’avoir choisie pour une reprise ?

Freddy. C’est un titre que je redécouvre à chaque écoute et qui me donne des frissons. Je me lasse beaucoup et vite. Pour ce titre, non ! Et je ne sais pas pourquoi…

La poésie presque absurde de ce titre peut nous emmener dans beaucoup de décors différents. Pour ma part, il est très sensuel et planant. Ça a aussi été un challenge de faire cette reprise, le titre est tellement bien écrit, composé et mixé… On a beaucoup hésité avant de se lancer dans cette aventure de peur de détruire l’âme du morceau mais qui ne tente rien n’a rien !

Le clip que vous sortez aujourd’hui est à la fois très sexy et très rock. Qui l’a réalisé ? Comment s’est déroulé le tournage ? Que pensez vous du résultat ?

Freddy. Je réalise tous les clips de Cachemire et celui-ci me tenait à cœur. Nous avons toujours cherché le second degré et la déconne dans nos précédents clips. Pour celui-ci, je voulais être précis et beaucoup plus poétique. Je me suis fait une interprétation de ce morceau très personnelle depuis des années. J’ai voulu la retranscrire en image et j’avoue en être fier… c’est exactement ça ! Cela dit, je n’étais pas seul. Cat Lily Woo a su interpréter son rôle à la perfection. François Crampon a capté des images magnifiques et David Auffray (l’homme de l’ombre de Cachemire) me connait à 100% et c’est aussi grâce à eux que ce clip est à la hauteur de nos attentes sans oublier mes 4 autres frangins / Sven, Seb, Frais et Ronan.

Cachemire en clip c’est bien mais en concert c’est extra. Des dates ?

Freddy. Rendez-vous sur le site de Cachemire pour connaitre toutes nos actus. Nous serons le 3 novembre aux Touches avec Laura Cox, dans le nord à Maresquel-Ecquemicourt le 16 novembre et puis ce sera la petite tournée du festival Culture Bar-Bars. Ça, c’est pour novembre…

Propos recueillis par Eric Guillaud le 29 octobre 2018

16 Oct

Mou : un nouveau clip qui a du chien

Depuis quelques temps déjà, Mou agite en douceur la scène nantaise avec sa pop sucrée tendance caramel, il vient tout juste de sortir un nouveau clip baptisé Sensuelle que voici…

extrait clip Sensuelle

« Tu es sensuelle mon amour je pense, tu es sensuelle bien trop d’élégance,Tu es sensuelle mon amour je pense, Tu es sensuelle attisant tous mes sens… ».

Aucun doute, le jeune artiste nantais sait parler aux femmes. Ces quelques mots en feraient tomber plus d’une sous le charme du chanteur au bon look barbu. Mais Mou ne s’adresse pas à la gente féminine mais plutôt à la race canine. Du moins, c’est ce que pourrait nous laisser penser le très beau clip décalé réalisé par Grégoire Canut et Lola Durget.

Élevé au Hip Hop et à la chanson française, fan hier de Doc Gynéco, Oxmo Puccino, Fabe, et plus récemment de Mild High Club, Homeshake ou encore Muddy Monk, Mou a développé un univers au ton savamment nonchalant et joliment décalé.

« Je suis relativement calme voire mou… », déclarait l’artiste il y a quelques temps au site Les Échos Décorés, « personnellement et je me suis rendu compte que dans ma musique, cette nonchalance revenait. Cela me semblait logique de ne pas vendre quelque chose qui n’était pas moi, je pense que les gens sont prévenus quand ils écoutent mes tracks ! ».

Nonchalant peut-être mais pas les deux pieds dans le même sabot. Mou est cuisinier de formation et de profession. La chanson, il l’a pratiquée à ses heures perdues, avec l’aide de ses amis, Bâton, Lenparrot ou encore Raphael d’Hervez aka Pegase, avant que ça ne devienne un peu plus sérieux. Enfin sérieusement décalé. Mais on aime…

Eric Guillaud

Plus d’infos sur Mou ici

12 Oct

The Gift : le nouveau clip de The Limiñanas

« J’ai senti qu’ils avaient quelque chose du Velvet Underground ». Ces quelques mots sont de Peter Hook, le célèbre bassiste de Joy Division à propos de The Limiñanas. Pas étonnant dès lors de le retrouver à la basse sur deux titres produits par l’excellent groupe français. Il y a d’abord eu Garden of Love, puis aujourd’hui The Gift dont le clip vient tout juste d’être partagé sur YouTube. Lionel Liniñana nous raconte…

 » On a composé et enregistré The Gift chez nous à Cabestany et on l’a terminé à Berlin dans le studio d’Anton Newcombe. A la basse lead vous reconnaîtrez surement le son si particulier de Peter Hook. Peter Hook était le bassiste de Joy Division et de New Order. C’est l’un de nos héros à Marie et moi. Depuis très longtemps. Depuis l’époque dont parle ce clip, celle du lycée, des bandes, des mods et des skins, des rockab et des Rudes Boys qui fumaient en discutant dans la cour du Lycée Jean Lurçat. The Gift parle de ce que deux d’entre eux sont devenus et d’un rendez vous amoureux manqué. Il a été réalisé par Aurélien Richter et vous y retrouverez le désormais fameux acteur/ danseur décadent Foulques de Boixo. » 

The Limiñanas sera en concert à Rennes le 28 novembre, à Brest le 29 novembre, à Nantes le 30 novembre, à Vannes le 1er décembre…

Plus d’infos ici

Eric Guillaud

28 Sep

Immortels : une chanson de Dominique A sur l’album posthume d’Alain Bashung

Elle s’appelle Immortels et a été écrite par Dominique A pour Alain Bashung à l’époque de l’album Bleu Pétrole. Finalement non retenue, elle est dévoilée aujourd’hui sur les plateformes de streaming et de téléchargement en prélude à la parution en novembre de l’album posthume En Amont

© MaxPPP – Jean-Christophe Bott

« Je ne t’ai jamais dit mais nous sommes immortels / Pourquoi es-tu parti avant que je te l’apprenne ? / Le savais-tu déjà? Avais-tu deviné ? / Que des dieux se cachaient sous des faces avinées »

Troublantes, émouvantes et si belles, les paroles d’Immortels chantées par Alain Bashung prennent une autre dimension. Dominique A, qui l’avait écrite pour Alain Bashung à l’époque de l’album Bleu Pétrole, l’avait finalement reprise à son compte « pour lui donner quand même une existence », déclarait-il au journal Les Inrocks en 2009. Si l’interprétation de Dominique A était déjà un petit bijou, Bashung, on le découvre aujourd’hui, se l’était complètement appropriée au point d’en faire un joyau. « Il l’a travaillé longtemps. Pour moi, c’était la chanson de Bashung ».

L’album posthume En Amont est annoncé pour le 23 novembre chez Barclay avec dix autres titres sélectionnés par la musicienne et productrice Édith Fambuena et sa veuve Chloé Mons qui écrit : « Pour Alain, un album est un grand terrain d’aventure et d’expériences où il faut essayer, oser, se tromper, aller jusqu’au bout du doute, et parfois trouver. Des variations multiples et une tentative d’explorer l’infini à sa manière… ». Et de conclure : « En résulte un album qui lui ressemble à cent pour cent, où l’on retrouve son amour du rock’n’roll, passant entre autres par les belles et subtiles brutalités de Gene Vincent et d’Alan Vega, mais aussi son lyrisme si singulier et son amour pour la langue française qu’il aimait tant réinventer. J’espère que vous l’aimerez ». C’est bien parti pour !

Eric Guillaud