12 Oct

The Gift : le nouveau clip de The Limiñanas

« J’ai senti qu’ils avaient quelque chose du Velvet Underground ». Ces quelques mots sont de Peter Hook, le célèbre bassiste de Joy Division à propos de The Limiñanas. Pas étonnant dès lors de le retrouver à la basse sur deux titres produits par l’excellent groupe français. Il y a d’abord eu Garden of Love, puis aujourd’hui The Gift dont le clip vient tout juste d’être partagé sur YouTube. Lionel Liniñana nous raconte…

 » On a composé et enregistré The Gift chez nous à Cabestany et on l’a terminé à Berlin dans le studio d’Anton Newcombe. A la basse lead vous reconnaîtrez surement le son si particulier de Peter Hook. Peter Hook était le bassiste de Joy Division et de New Order. C’est l’un de nos héros à Marie et moi. Depuis très longtemps. Depuis l’époque dont parle ce clip, celle du lycée, des bandes, des mods et des skins, des rockab et des Rudes Boys qui fumaient en discutant dans la cour du Lycée Jean Lurçat. The Gift parle de ce que deux d’entre eux sont devenus et d’un rendez vous amoureux manqué. Il a été réalisé par Aurélien Richter et vous y retrouverez le désormais fameux acteur/ danseur décadent Foulques de Boixo. » 

The Limiñanas sera en concert à Rennes le 28 novembre, à Brest le 29 novembre, à Nantes le 30 novembre, à Vannes le 1er décembre…

Plus d’infos ici

Eric Guillaud

28 Sep

Immortels : une chanson de Dominique A sur l’album posthume d’Alain Bashung

Elle s’appelle Immortels et a été écrite par Dominique A pour Alain Bashung à l’époque de l’album Bleu Pétrole. Finalement non retenue, elle est dévoilée aujourd’hui sur les plateformes de streaming et de téléchargement en prélude à la parution en novembre de l’album posthume En Amont

© MaxPPP – Jean-Christophe Bott

« Je ne t’ai jamais dit mais nous sommes immortels / Pourquoi es-tu parti avant que je te l’apprenne ? / Le savais-tu déjà? Avais-tu deviné ? / Que des dieux se cachaient sous des faces avinées »

Troublantes, émouvantes et si belles, les paroles d’Immortels chantées par Alain Bashung prennent une autre dimension. Dominique A, qui l’avait écrite pour Alain Bashung à l’époque de l’album Bleu Pétrole, l’avait finalement reprise à son compte « pour lui donner quand même une existence », déclarait-il au journal Les Inrocks en 2009. Si l’interprétation de Dominique A était déjà un petit bijou, Bashung, on le découvre aujourd’hui, se l’était complètement appropriée au point d’en faire un joyau. « Il l’a travaillé longtemps. Pour moi, c’était la chanson de Bashung ».

L’album posthume En Amont est annoncé pour le 23 novembre chez Barclay avec dix autres titres sélectionnés par la musicienne et productrice Édith Fambuena et sa veuve Chloé Mons qui écrit : « Pour Alain, un album est un grand terrain d’aventure et d’expériences où il faut essayer, oser, se tromper, aller jusqu’au bout du doute, et parfois trouver. Des variations multiples et une tentative d’explorer l’infini à sa manière… ». Et de conclure : « En résulte un album qui lui ressemble à cent pour cent, où l’on retrouve son amour du rock’n’roll, passant entre autres par les belles et subtiles brutalités de Gene Vincent et d’Alan Vega, mais aussi son lyrisme si singulier et son amour pour la langue française qu’il aimait tant réinventer. J’espère que vous l’aimerez ». C’est bien parti pour !

Eric Guillaud

25 Sep

DÉCOUVERTE. JUMAï, le rock pour toute croyance !

Ils sont quatre, ont tous 25 ans mais déjà une belle expérience au bout des doigts, quelques concerts ici ou là, une participation au festival texan South by South West et deux EP dont le dernier, Silent Blue Day, est attendu pour le 12 octobre. Rencontre avec le groupe angevin JUMAï…

Océane au chant, Elliot à la guitare baryton, Jérémy à la guitare, Josselin à la batterie, voilà pour le line up de JUMAï, quatre fêlés de musique qui se rencontrent sur les bancs du Lycée Léonard de Vinci à Montaigu et décident de monter un groupe.

Nous sommes alors en 2016. Deux petites années plus tard, JUMAï s’est fait un nom sur la scène angevine avec un style bien à lui, de l’indie tendance « Mystic pop » qui oscille entre le calme et la tempête avec des guitares à la rage contenue, une petite touche électro et une voix féminine envoûtante aux accents mystiques.

En attendant la sortie de son deuxième EP, Silent Blue Day, le groupe vient de partager un nouveau clip sur les réseaux sociaux, Loneliness. Interview…

Jumaï, c’est qui c’est quoi ?

Océane. JUMAï, c’est 4 musiciens et amis qui ont décidé de mettre en commun leur gout pour la musique ! 

Josselin. C’est l’écho mystique de l’influence de la pop et du psyché qui résonne dans la cuve où on répète.

Vous êtes un groupe très jeune, 2 ans d’existence je crois, qui ou qu’est-ce qui vous a donné envie de faire de la musique ?

Elliot. J’ai depuis longtemps envie de faire de la musique, surtout en groupe. J’ai déjà eu plusieurs projets avant Jumaï, mais celui-ci est le plus abouti.

Josselin. J’ai toujours fait de la musique, depuis mon plus jeune âge, c’est un acte totalement nécessaire.

Océane. J’ai toujours chanté, et c’est devenu une envie plus grande que tout le reste donc je me suis dit, pourquoi pas se lancer ? 

Jouer entre amis c’est bien mais en faire profiter les autres c’est mieux. Comment abordez- vous la scène aujourd’hui ?

Océane. La scène, c’est ce que je préfère. C’est un moment unique où tu donnes tout ce que tu peux au public. Il y a des fois où ça marche et d’autres non. C’est ça qui me plait, chaque concert est différent. 

Elliot. Pour moi, la scène est un moyen d’exprimer énormément de sentiments que je ne pourrai pas partager autrement. C’est un endroit où l’on se retrouve réellement a nu devant des gens, ou l’on ne peut pas tricher.

Josselin. La scène, ce n’est pas seulement faire profiter de notre musique en live mais c’est plutôt se révéler, se montrer différent du quotidien, tout en ayant une sorte de masque, de barrière, qu’est la scène.

Vous avez un local de répétition qu’envieraient pas mal de musiciens je crois. Pouvez-vous nous en dire un mot ? A-t-il une influence sur votre son, votre univers ?

Elliot. C’est une cuve en béton armé, un sous-marin, on s’enferme dedans et soudain le monde extérieur parait extrêmement lointain.

Océane. Ce lieu a eu une énorme influence sur notre son car l’espace est grand et rond donc ça peut vite devenir un brouhaha de son. On a réussi à l’apprivoiser et on sait comment ça sonne maintenant. Si un morceau ne sonne pas bien dans la cuve, c’est qu’il n’est pas encore abouti. 

Josselin. La cuve permet déjà de tous se voir et de tous s’aligner sur un cercle et ainsi faire que chacun apporte sa pierre à la création. Ensuite, au niveau acoustique, c’est rigoureux et donc c’est d’abord un travail sur le son et l’identité qu’on veut lui donner.

Vous sortez un nouvel EP le 12 octobre. Comment abordez-vous ce moment ?

Elliot. La sortie d’un disque est toujours un processus assez long, lorsque l’on aborde sa sortie, c’est un grand moment d’impatience. 

Océane. On a hâte ! L’EP est prêt depuis quelques mois déjà, on a hâte de voir comment le public le reçoit.

Josselin. Pour ma part, l’enregistrement c’est quelque chose à inscrire dans le marbre mais de ce nouvel EP découlent aussi d’autres concerts et ce sont plutôt ces opportunités de marquer l’esprit des gens à un instant donné qui est excitant. Avec l’EP on se donne juste de nouvelles armes pour y parvenir.

On a du mal à vous catégoriser s’il fallait le faire. Comment définiriez-vous votre style ?

Josselin. Justement, ne retient-on pas mieux un groupe qui ne colle à aucune étiquette ? Si on ne peut pas nous ranger dans un style, pour moi c’est qu’on en a trouvé un unique et ça me plait.

Océane. Quand on me demande je dis qu’il y a des grosses guitares, du son électronique et une voix plutôt lyrique. Avec ça les gens peuvent imaginer ce qu’ils veulent :). 

Quelles peuvent être vos influences  ?

Océane. J’adore PJ Harvey, Fever Ray, deux artistes qui savent se renouveler à chaque fois, et qui créent un univers autour de leur musique. Pour parler pour Jérémy, je sais qu’il adore Radiohead ! 

Josselin. Elles sont variées ! Pour moi c’est les Suuns, Arcade Fire, Franz Ferdinand.

Elliot. Pour ma part je m’inspire de groupes psyché comme les Black Angels, des groupes mêlant de l’électro comme Nine Inch Nails ou les Suuns.

Que racontent vos textes ? Comment les écrivez-vous?

Océane. C’est principalement moi qui écrit, et parfois avec Jérémy. Ça raconte des expériences que l’on peut avoir dans la vie, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. J’aime bien utiliser des métaphores dans mes textes. Je les écrit souvent seule le soir, et généralement ça marche mieux quand je suis un peu triste :). 

Vous êtes allés en mars dernier au festival South by South West à Austin, Texas. Que tirez-vous de cette expérience ?

Elliot. Énormément de choses ce sont passées aux US. Le projet a énormément évolué là-bas, mais le point crucial a été la cohésion en live.

Josselin. Austin c’était cool ! Par contre même si nous étions très bien accompagnés et reçus là-bas, nous étions seuls, noyés dans une masse de groupe incalculable et de ce fait on s’est libéré de pas mal de chaines et on a beaucoup appris sur « faire le show » et pas juste jouer nos morceaux. C’était constructif et libérateur.

Océane. C’était incroyable. Ça nous a permis de nous confronter à un autre public et de jouer un maximum de fois en peu de temps. 9 fois en 6 jours. 

Au delà de l’EP, quels sont vos projets pour les mois à venir ?

Océane. On travaille sur une petite tournée au mois de janvier, février. On commence aussi à préparer une deuxième tournée aux États-Unis. 

Elliot. On veut aussi s’entourer de partenaires (label, éditeur…) pour pouvoir aller plus loin. 

Josselin. Et bien sûr continuer à composer des morceaux et aller les jouer partout ! 😉

Merci Océane, Elliot, Josselin et Jérémy, merci JUMAï

Propos recueillis par Éric Guillaud. Plus d’infos sur le groupe ici

14 Sep

Tomboy : le nouveau clip du groupe nantais Inüit

On ne les arrête plus les Inüit. En tournée des festivals tout l’été, les voici déjà repartis sur les routes de France pour une tournée d’automne qui passe par Saint-Herblain ce vendredi 14 septembre dans le cadre du festival Jours de fête. En attendant leur premier album « Action » (sortie le 12 octobre), les six musiciens viennent de sortir un nouveau clip, Tomboy, réalisé par Simon Noizat. Et c’est tout bon !

Eric Guillaud

02 Août

It’s Hard to Hate : le nouveau clip du groupe nantais The Slow Sliders

Originellement amarré en rade de Brest, The Slow Sliders a jeté l’ancre dans le port de Nantes voici quelques années histoire de s’offrir de plus larges horizons. Il vient de partager sur les réseaux sociaux un nouveau clip généreusement décalé avec vue sur mer. Un clip réalisé par Edgar Imbault qui nous explique ici-même le pourquoi du comment…

@ Gavotte Misaine

Ça aurait pu être l’occasion d’une sortie en bord de mer pour faire le plein d’iode. Mais non! Pour son nouveau clip, le groupe a donné carte blanche à Edgar Imbault qui avait déjà réalisé le précédent, Pady. Et du coup, aucun des membres du groupe n’apparaît sur les images. En lieu et place, un mannequin de vitrine svelte et blond tendance Brice de Nice et un acteur, Edgar Imbault lui-même, affublé d’un tee-shirt « vote for Pedro ». L’amour à la plage en version drôle et décalée, Edgar Imbault nous dit tout en attendant la sortie du premier album du groupe, Glissade tranquille, le 21 septembre…

« C’est le début de l’été, il fait beau. Je passerais bien mes journées à la plage mais personne n’est dispo pour m’y accompagner et de toute façon j’ai un clip à faire pour le nouveau morceau des Slow. 

Qu’à cela ne tienne, melons l’utile à l’agréable. À défaut de pote en chair et en os, je pars à la recherche d’un mannequin en silicone et l’embarque avec moi pour une virée au bord de l’eau en me disant que ça pourra faire un clip sympa.

Mon envie de base lorsque le groupe m’a confié la réalisation de ce clip était de proposer quelque chose d’estival, en peu de temps et avec le minimum de moyen.

L’idée de tourner sur une plage, sans équipe technique et en me mettant moi-même en scène s’est donc imposée.

L’objectif était de conserver la même esthétique et le même décalage par rapport au réel que pour Pady, leur précédent clip. 

Sans chercher à illustrer les paroles du morceau, j’ai pris comme point de départ narratif le titre « It’s Hard To Hate » pour imaginer une relation un peu absurde et forcément unilatérale entre un mec et un mannequin de vitrine.

Après avoir écrit quelques séquences, le groupe m’a fait confiance et je suis parti tourner pendant trois jours sur une petite plage, quelques heures tous les matins, assez tôt pour être tranquille.

Le tournage dans ces conditions était un petit défi. Je n’ai pas réussi à tourner tout ce que j’avais imaginé mais d’autres idées me sont venues au fur et à mesure (la fin notamment). J’ai vécu de grands moments de gène et de solitude, sous les regards interrogateurs des familles et des randonneurs mais j’y ai pris beaucoup de plaisir. »

Merci Edgar Imbault, merci The Slow Sliders

Propos recueillis par Eric Guillaud le 30 juillet 2018

Plus d’infos sur le groupe ici

19 Juin

Cancer : le nouveau clip de San Carol

On n’avait plus entendu parler de lui depuis fin 2016, même son compte Facebook était resté bloqué au 22 novembre de cette année-là après une série de concerts à Austin Texas, mais c’était pour la bonne cause. San Carol était en studio pour l’enregistrement de son nouvel album Houdini. Le groupe angevin nous en donne un avant-goût aujourd’hui avec le titre Cancer mis en images par Nathan Houée…

San Carol © Fred Lombard

Nous avions rencontré Maxime Dobosz, aka San Carol, en mars 2016, une interview à retrouver ici. Le projet angevin venait d’être sélectionné iNOUïS du Printemps de Bourges après deux albums qui avaient imposé dans le style krautrock, La Main Invisible (Ego Twister Records) et Humain Trop Humain (Gonzaï Records). Depuis, il y a eu ce fameux concert à Bourges puis une mini tournée au Texas et puis… plus rien. Silence radio.

« On a eu l’occasion de faire pas mal de trucs cools comme de faire partie de la sélection des Inouis du Printemps de Bourges en 2016, jouer au festival Europavox en 2015, faire des premières parties hypers importantes pour moi (The Soft Moon, Turzi et Blackstrobe, le projet rock electro d’Arnaud Rebotini) notamment) et de jouer à Austin, Texas fin 2016, une expérience exceptionnelle qui nous a fait beaucoup apprendre et relativiser, en plus de faire des rencontres essentielles. Nous sommes silencieux depuis fin 2016 et notre retour d’Austin car nous sommes rentrés en studio et je souhaitais ne me concentrer que sur ce prochain disque, me détendre et calmer mes angoisses inhérentes à la musique. »

« Nous avons enregistré Houdini fin 2016 et début 2017 avec Raphaël d’Hervez du groupe Pégase et auparavant de Minitel Rose. Nous avons composé en groupe à base de simples guitare/voix et piano/voix avant d’arranger tout cela ensemble, en assez peu de temps pour conserver une urgence et les émotions des premiers essais. Je suis resté fidèle à ma ligne de conduite de San Carol, celle de faire une pop que j’estime différente, à la fois classiciste et expérimentale, surtout sans barrière et compromis. Mon influence principale est Bowie, je ne vaux pas même son plus petit orteil mais j’essaie de reproduire sa démarche musicale (celle par exemple de sa trilogie berlinoise ou le krautrock inconnu d’Allemagne prenait une dimension populaire à travers la voix de Bowie). »
.
Le clip
 .
« Ce clip du morceau Cancer issu de ce nouvel album a été réalisé par notre ami Nathan Houée, monté par Clémentine Bartaud (des groupes Tiger Lion et La Houle) et avec notre ami Shaun Shawnerson comme acteur. C’est un des premiers morceaux composés pour l’album et l’un des plus compliqués à finir ».
Cancer, un morceau qui parle des angoisses

« Cancer parle de mes angoisses existentielles. Je suis une personne hyper anxieuse même si je suis le premier à faire le con quitte à soûler tout le monde, mais intimement je suis assez névrosé. Comme beaucoup de musiciens ayant des aspirations à être écouté je pense. On vit constamment en trébuchant sur une scie à dent émotionnelle dont les pics sont très hauts, mais les creux au moins aussi bas. D’autant que je ne me vois pas faire autre chose que de la musique, je me sens profondément inadapté ailleurs malgré le fait que j’ai toujours travaillé dans bien des métiers différents. Je reste connecté au « monde réel » comme ça et j’évite de partir en vrille je crois. Cancer raconte tout cela, la peur de l’échec voir le constat d’échec tout en ne pouvant pas arrêter, de la nécessité de se renouveler malgré ces angoisses dont on ne peut se débarrasser, qu’il y ait des hauts ou des bas. »

« Mais étonnement, même si tout cela n’est pas bien gai, je ne vois pas ce morceau et ce qu’il raconte comme quelque chose de déprimant ou complaisant, j’en retiens surtout le fait d’en parler à cœur ouvert et de continuer à avancer, faire des choses nouvelles car finalement ces angoisses, elles font découvrir et essayer de nouvelles choses. Essayer, trébucher, essayer de nouveau en somme. Globalement cet album m’est hyper intime. »

San Carol, projet solo ou véritable groupe ?

« Même si San Carol reste mon projet, pour Houdini, le groupe a eu une place primordiale en termes d’arrangement, de composition, d’ambiance. Je compose les mélodies, les suites d’accords, je m’occupe de la direction artistique (Raphaël d’Hervez qui a produit l’album a eu un rôle hyper important là dessus), je fais le chef d’orchestre. Les gars ont composé des parties, gimmicks qui font vraiment l’identité des morceaux et leur couleur. C’est un projet solo par essence, mais ça reste un vrai groupe d’amis qui fument, boivent ensemble et accouchent ensemble au studio. Ce n’est pas une dictature. »

Le groupe est aujourd’hui constitué de Stw, Nerlov et Simon qu’on a pu apercevoir dans VedeTT, Eagles Gift, Lemon Queen et Sheraf…

Propos recueillis par Eric Guillaud le 6 juin 2018

Plus d’infos sur San Carol ici et . Le groupe sera en concert à…

26 Mai

CLIP. KO KO MO au rayon frais de votre supermarché

Il est frais, tout frais, le nouveau clip du duo nantais le plus rock’n’roll de la planète Terre vient de sortir. Il a été tourné en pleine nuit dans un supermarché à Saint-Nicolas-de-Redon. De quoi réveiller quelques fantasmes de jeunesse…

© Jean-Marie Jagu – Changement de look pour Kevin et Warren

Que celui qui n’a jamais rêvé de se laisser enfermer seul le soir dans un magasin me jette le premier riff. Pour Kevin des KO KO MO, c’est un fantasme qu’il trimbale depuis tout petit avec une interrogation perpétuelle : « Qu’est-ce je ferais si je me retrouvais une nuit entière au milieu de toutes ces fringues, de tous ces jouets, ces bonbons ? ».

Certainement tout et n’importe quoi comme enfiler une robe verte, manger des kilos de sucrerie, faire un tour par le rayon lingerie, se coucher au milieu des paquets de pop-corn, faire du roller ou du skate. « J’ai toujours rêvé de faire du skate dans les rayons d’un supermarché… », confirme Kevin.

Du rêve à la réalité, il n’y eut qu’un pas, une rencontre plus exactement avec des fans de la première heure, accessoirement gérants d’un Leclerc à Saint-Nicolas-de-Redon. « Ils nous ont donné les clés du magasin. Nous avons tourné une demi-journée et une nuit entière, on s’est vraiment bien marré ».

Résultat : un clip signé par le brillantissime réalisateur Sébastien Marqué, « un gars bourré de talent et d’idées », dans lequel les KO KO MO apparaissent assez peu finalement laissant une jeune-femme tenir le rôle de l’enfermée. On la suit dans tous les rayons du magasin, jouant avec les caméras de vidéo-surveillance et les nerfs de l’agent de sécurité. Jusqu’au moment où… shut, on vous laisse la surprise.

Nouvel extrait du magnifique album Technicolor Life, VW Lady est un bijou de rock’n’roll qui trouve ici une mise en images à la fois drôle et un brin sauvage, parfaitement dans l’esprit du groupe.

Toujours par monts et par vaux, prestement de retour de Hollande, le groupe savoure à distance les effets de son nouveau clip. Entre deux dates, Kevin et Warren travaillent sur quelques préproductions en vue d’un deuxième album. « On avance petit à petit, dès qu’on a deux ou trois jours de libre, on espère le sortir pour mars 2019 si tout va bien… ».

Eric Guillaud

15 Mai

EXCLU. Secrets Seeker, le nouveau clip du groupe angevin The Mirrors

La légendaire douceur angevine serait-elle propice à l’émergence des groupes rock les plus enfiévrés ? On vous parle régulièrement sur ce blog de The Blind Suns, voici aujourd’hui The Mirrors et son clip Secrets Seeker à découvrir en urgence et en exclu ici et maintenant. C’est parti…

© Fred Lombard

À bien regarder cette photographie de Fred Lombard, le boss de l’excellent site d’info rock indiemusic, on pourrait les imaginer doux comme des agneaux. Et ils le sont. Mais donnez leur des instruments, une guitare pour Sarah Nadifi, une batterie pour Corentin Bossard, et nos deux agneaux se métamorphosent aussi sec en fauves assoiffés de rythmes sauvages et de riffs sanguins, un condensé d’énergie, de brutalité et de mélodies imparables qui vous imprègnent le corps et l’esprit pour l’éternité ou presque. 

Formé en 2011 du côté de Cholet, où Sarah et Corentin fréquentent un temps le conservatoire, The Mirrors rejoint Angers, le projet y trouve sa forme définitive, un duo guitare/batterie à la White Stripes mais inversé, elle à la guitare et au chant, lui à la batterie. Je m’arrête là avec les comparaisons, The Mirrors a trouvé son style propre, il fait aujourd’hui partie de l’équipe Espoir du Chabada, une référence !

À leur actif, pas mal de concerts notamment en première partie de The Limiñanas, et trois EP dont le dernier What’s my brain’s brain? a tout juste un an. Secrets Seeker est l’un de ses cinq titres, « c’est un peu notre morceau préféré autant sur disque que sur scène… », nous confient Sarah et Corentin, « et c’est un morceau que les gens retiennent ».

Il était donc essentiel pour nos deux musiciens de mettre des images sur cette chanson. Le clip réalisé par SpireProd nous convie à une petite balade nocturne en forêt. On admire et on se retrouve après avec Sarah et Corentin pour faire la lumière sur leurs intentions…

« Le titre Secrets Seeker dégage un univers très nocturne et une partie du texte réfère à des souvenirs précis qui se sont déroulés la nuit. C’était donc naturel de chercher ce monde assez sombre et mystérieux dans les images du clip.

On ne voulait pas établir un scénario de A à Z, on voulait plutôt axer les images sur les sensations et les effets, créer une atmosphère générale sans définir un fil conducteur ou une histoire précise. On s’est pas mal inspirés de clips de rap, c’est ce qui nous a donné des idées pour le montage. SpireProd, l’Angevin qui a réalisé le clip a directement été sur la même longueur d’ondes et on s’est très bien compris sur cette volonté et sur ce que l’on imaginait du résultat final.

L’idée de rajouter des sous-titres nous est venue dès le début, elle fait partie de ce concept de ne pas créer de synopsis mais plutôt de viser un résultat visuel et esthétique. Les sous-titres n’ont pas de phrases en commun avec les paroles, mais ils sont bien entendus liés au thème du morceau : la folie, la frustration qui découlent de la naissance du désir et de l’attachement immédiat. Cela nous a permis de pousser l’émotion encore plus loin et depuis un angle particulier. Comme les paroles expriment concrètement les émotions à la première personne, on voulait illustrer ces ressentis par la réalité scientifique de ce qui se passe en nous lorsque ces émotions surgissent. On a d’ailleurs appris des choses en rédigeant tout ça ! Seule la toute fin des sous-titres est issue du souvenir qui a inspiré les paroles du refrain de ce morceau…

Le tournage s’est déroulé dans une forêt à 20 minutes d’Angers, de 21H à 4H une nuit d’avril. On a eu de la chance : très peu de pluie et une température qui aurait clairement pu être pire. SpireProd a beaucoup joué sur l’utilisation des lumières, les effets de mouvements. La forêt était assez riche et il y avait plein d’endroits différents à exploiter, depuis les bois avec des troncs assez resserrés jusqu’à des espaces beaucoup plus sauvages en passant par une petite mare et une cabane qui nous a pas mal servis (et la rencontre de plusieurs salamandres magnifiques).

C’est en quelque sorte un clip à double lecture. Il y a la lecture de l’image en elle-même et la lecture des sous-titres ; les deux lectures se rejoignent évidemment, mais doivent s’apprivoiser une par une ».

Propos recueillis par Eric Guillaud le 10 mai 2018

Plus d’infos sur The Mirrors ici et . Le groupe sera en concert le 17 mai à Osnabrück (Allemagne), le 18 mai à Dour (Belgique), le 19 mai à Compiègne, le 8 juin à Nantes, le 13 juin à Toulouse, le 14 juin à Marseille, le 15 juin à Imperia (Italie), le 17 juin à Lise (Italie), le 23 juin à Mayenne, le 20 juillet à Saint Julien en Genevois, le 28 juillet à La Chapelle Saint Florent…

30 Mar

EXCLU. Mobil Home Schuffle, le nouveau clip des Angevins Des Lions Pour Des Lions

ils ont beau porter un nom de gros matous, les Angevins Des Lions Pour Des Lions avancent à patte de velours depuis qu’ils ont décidé de faire de la musique ensemble il y a une dizaine d’années maintenant. Et le résultat est là, une musique singulière et sans aucune frontière. Leur premier album, Derviche Safari, sort aujourd’hui, Supersonikk vous permet de découvrir en exclu lulu le clip Mobil Home Schuffle avec les explications du percussionniste Cédric MomoJee Morel…

« ls jouent du jazz comme des punks, font du rock avec la liberté du jazz, et cherchent la transe comme des fans d’électro ». Cette présentation rapide du groupe sur son compte Facebook a le mérite d’être clair, Des Lions Pour Des Lions n’appartient à aucune chapelle, a toujours refusé d’être rangé dans telle ou telle catégorie, privilégiant à chaque instant, pour chaque morceau, une ouverture musicale à 360°.

Comme ses amis félins, le quatuor angevin ne supporte pas les barrières, les codes, situant son univers musical quelque part entre Luis Mariano et Tom Waits, un terrain sans limite, une savane, assez vaste pour qu’il expérimente à son aise, qu’il explore sans cesse de nouvelles voies.

Son premier album, Derviche Safari, sort aujourd’hui. Il s’agit d’un « album-voyage-tournant », dixit Babette (sax, trombone…) « 11 titres qui ont la transe comme moteur ».

Avant de retrouver Des Lions Pour Des Lions en concert, notamment au Chabada le 3 avril pour sa release party, Supersonikk vous propose de découvrir en exclu Mobil Hhome Schuffle, un premier clip tourné en un long plan séquence. Tout de suite, les explications de Cédric MomoJee Morel…

Le Clip

« Le clip Mobil Home Shuffle vient d’une envie de mixer un morceau dub de manière analogique, à l’ancienne (comme pouvaient le faire les pères du dub King Tubby ou Lee Scratch Perry). Comme le mix sub analogique est un « one shot », il y a eu l’idée de le filmer en travelling (one shot aussi). Et comme le morceau évoque la relation au mystique, nous y avons inclus une imagerie pseudo mystique, un peu décalée ».

L’album

« Derviche Safari est un album très organique. Tous les morceaux ont été faits live (tous les musiciens jouaient ensemble), avec quelques légers rajouts par la suite. C’est une nécessité pour les Lions d’être ensemble et de jouer ensemble pour faire de la musique. D’une part pour l’aspect organique de la chose, d’autre part pour les improvisations. Si une partie des choses sont écrites, il y a aussi une bonne part de liberté à l’intérieur des morceaux.

Il y a 11 titres, 8 compositions et 3 reprises. Une de W.A.Mozart, une de H.Purcell et une dernière des Rolling Stones, un hommage à Angela Davis, une militante des droits civiques et du féminisme américain qui nous touche beaucoup. Quant aux textes de nos morceaux, ils se laissent prendre par un côté dada, entre absurde et naïf ».

Propos recueillis par Eric Guillaud le 30 mars 2018. Plus d’infos sur le groupe ici. Leurs concerts

Derviche Safari (Maaula Records)

23 Mar

Sophisticated Animal : le nouveau clip de l’Angevin Jamie Gallienne

Prélude à la sortie de son premier album, Under the radar, le 18 mai prochain, le clip Sophisticated Animal nous offre une visite sacrément rock de la ville d’Angers, sa ville. Montez le son, ouvrez les yeux, les oreilles et n’oubliez pas le guide, Jamie Gallienne…

© Jérôme Sevrette

De stade en chapelle, de patinoire en parking, Jamie Gallienne aurait voulu déclarer sa flamme à la ville d’Angers qu’il ne s’y serait pas pris autrement. Cinq jours de tournage, plus de dix lieux différents et une musique qui déménage, rock, très rock, le résultat est magnifique, énergique et original, un clip signé Nicolas Ferrere à découvrir maintenant avec les explications de Jamie…

« Ce titre est en quelque sorte la caricature du côté sombre de l’être humain. L’homme s’invente une vie, devient dépendant des choses qu’il crée, avance pour y parvenir en écrasant tout sur son passage…

Pour le mettre en images, j’ai opté pour un concept et non une narration où l’image serait au service du texte. L’idée est plutôt de voyager d’univers en lieux divers en hiver ! Rien à voir avec le texte. Il a été tourné dans onze lieux différents : un parking sous-terrain d’une grande surface tôt le matin (ça pique un peu!), sur le sable de la Loire à Béhuard en plein vent, (patrimoine mondial de l’UNESCO – fierté ligérienne!), sur la pelouse du stade du SCO d’Angers (un petit trip perso), dans la chapelle d’un conservatoire (surréaliste avec un drone dans un lieu religieux ! le choc des cultures !), dans une patinoire (improbable), aux Folies Angevines, un café concert en friche, dans une carrière (souvenirs de jeunesse), un gymnase (celui de l’EAB ! – j’aimais bien le côté décalé), plus commun : aux studios Tostaky du Chabada, sur un vieux terrain de tennis investi par les graphs (clin d’oeil pour ceux qui reconnaîtront), et juste pour la merveilleuse vue : sur la terrasse du Théâtre Le Quai (What a view ! ) ».

« Assez technique et complexe dans les prises de vue et la réalisation (respect des postures, placements et distances entre les musiciens, la météo incertaine), le clip a été tourné sur cinq jours consécutifs. Quelques lieux pressentis n’ont pas pu être investis (faute d’autorisation – surtout des lieux privés…)  J’ai travaillé en étroite collaboration avec Nicolas Ferrere de Cifem Video, le réalisateur de mon précédent clip “I love to see you dance”, titre inclus dans l’album.

Ces lieux n’ont pas été choisis au hasard. Pour moi, c’était finalement mettre en images un petit bout de moi à différentes étapes de ma vie. Sûr que je le regarderai dans quelques années avec plaisir et nostalgie ! »

Merci Jamie

Plus d’infos sur Jamie Gallienne ? C’est ici. Jamie Gallienne sera en concert le 7 avril à Mûrs Erigné