17 Mai

La chanteuse algérienne Djazia Satour en concert à Nantes ce vendredi 17 mai

Elle vit à Grenoble depuis 1990 mais l’Algérie est son pays. Elle le porte dans son cœur, dans sa peau et dans sa voix. Et quelle voix ! Djazia Satour sera en concert vendredi 17 mai à Nantes dans le cadre du Printemps des Nefs. Et c’est gratuit, gratis, kostenlos, free, مُجَامِل

Djazia Satour ©Yannick Siegel

On l’a connue choriste dans le groupe algérien Gnawa Diffusion puis chanteuse au sein du groupe MIG avant qu’elle se lance il y a maintenant une quinzaine d’années dans une carrière solo. On l’a entendue chanter sur de la soul ou de l’electro trip-hop, sans jamais oublier son héritage algérien, elle revient aujourd’hui avec un album entièrement chanté en arabe, Aswât, dix chansons qui explorent ses racines, sans renier cette fois son parcours musical et ses influences anglo-saxonnes.

Finis les samples, retour aux instruments traditionnels qui donnent la couleur de l’album et permettent à Djazia Satour d’opérer un tournant dans sa carrière. Pour autant, la chanteuse a souhaité conserver la modernité de la pop avec des mélodies et des arrangements finement travaillés. Résultat, Aswât est un petit bijou d’indie folk-pop arabe avec des textes au thématiques universelles telles que l’exil, le déracinement, la nostalgie…

« J’aborde ces thématiques qui peuvent être parfois dures toujours sous l’angle de la beauté de l’art, de l’émotion… », confie-t-elle dans une interview accordée au site DR.GROOV’, « Je ne pouvais pas m’enfermer dans des textes faisant preuve de légèreté, il fallait que j’exprime ma sensibilité ».

Pour découvrir son univers, sa voix et cette très belle sensibilité, rendez-vous sous les Nefs à Nantes, ce vendredi 17 mai à 20h30.

Eric Guillaud

Plus d’infos sur Djazia Satour ici

16 Mai

Sorties de secours : Novo Amor, Bombino et Altin Gün au programme du week-end

Du folk alternatif gallois, du rock africain et du psychédélico-oriental, c’est notre sélection très serrée du week-end en Pays de la Loire…

Novo Amor ©Daniel Alexander Harris

Une poignée de singles, deux EP et un premier album dans les bacs depuis l’automne 2018, c’est peu mais suffisant pour se dire que la carrière d’Ali John Meredith-Lacey, aka Novo Amor, est devant, droit devant, rien à changer, un univers envoûtant, atmosphérique, minimaliste, à écouter les yeux fermés. Le musicien originaire de Cardiff sera sur la scène de Fuzz’Yon à La Roche-sur-Yon samedi 18 mai en compagnie de Gia Margaret…

« Favoriser les rapprochements et les rencontres entre les cultures, sensibiliser au vivre ensemble et au respect de l’autre, de sa différence, de sa culture, de son origine… ». C’est l’objectif que se s’est assigné le festival  DiverScènes ainsi que l’association du même nom en proposant depuis 2011 des concerts ouverts sur le monde. Ce jeudi 16 mai, place au rock du désert avec Bombino aux Saulnières au Mans…

Avec un nom pareil et une musique comme la sienne, on aurait facilement pu imaginer Altin Gün venir des rives du Bosphore. Mais non, le groupe a été imaginé et créé du côté d’Amsterdam par un Néerlandais amoureux de la scène rock anatolienne des années 70. Résultat : Altin Gün nous plonge depuis quelques années dans un univers psychédélico-oriental savoureusement irrésistible ou l’inverse. C’est à découvrir ce jeudi 16 mai au Pôle étudiant à Nantes

C’est tout pour aujourd’hui, rendez-vous la semaine prochaine si tout va bien.

Eric Guillaud

09 Mai

Sorties de secours : La Maison Tellier, Soul Square et Malted Milk au programme du week-end

Du folk rock venu de Rouen, du hip hop et de la soul made in Nantes, c’est notre sélection très serrée du week-end en Pays de la Loire…

La Maison Tellier © William Lacalmontie

Après La Beauté pour tous et Avalanche, les cinq habitants de La Maison Tellier fondée en 2005 du côté de Rouen en Normandie reprennent la route pour nous présenter Primitifs Modernes, nouvel album, onze titres et toujours un univers parfaitement reconnaissable fait de mélodies mélancoliques, de textes poétiques, d’influences cinématographiques, le tout en français. Après un passage à Laval début avril, La Maison Tellier revient dans la région, elle sera le 9 mai aux Saulnières au Mans et le 14 mai au Chabada à Angers…

En 2005, trois beatmakers nantais amoureux de la soul, du jazz et du funk s’associent à l’un des plus talentueux DJ, membre du groupe C2C, pour former Soul Square, un hymne au hip hop des années 90. Le crew aujourd’hui porté par Djay Crate, Guan Jay et RaceCar vous donne rendez-vous le 11 mai au Ferrailleur à Nantes autour de son dernier EP Hidden Truth

On termine avec Philomelos #2, une soirée de soutien aux jeunes migrants le 13 mai à Stereolux à Nantes. À l’affiche : Le Spectre d’Ottokar, Vitor Garbelotto, Helena Noguerra, Ulysse Aragau, Lucie Berthomier, Philippe Katerine, François Ripoche ou encore Malted Milk pour des performances uniques…

C’est tout pour aujourd’hui, rendez-vous la semaine prochaine si tout va bien.

Eric Guillaud

07 Mai

INTERVIEW. Hellfest 2019 : le groupe montbéliardais Fallen Lillies remporte le tremplin The Voice of Hell

510 groupes inscrits, 25 517 votants et un nom à l’arrivée : celui de Fallen Lillies. En remportant le tremplin du Hellfest, ce groupe 100% féminin gagne sa place pour un concert sur la MainStage 2. Rendez-vous le vendredi 21 juin à Clisson… 

© Denis Bretey

Elles sont quatre, Hélène au chant et à la guitare, Marine à la batterie, Laura à la guitare lead et Ludivine à la basse. Elles viennent de Montbéliard et balancent un rock tendance heavy rock / garage avec de la disto à gogo comme elles disent.

Pas le genre de nanas à attendre gentiment qu’on leur ramène la pantoufle de verre. « Les clichés, les attitudes qu’on attribue à la femme parfaite, nous on s’en fou, et on le dit! », préviennent-elles sur leur compte Facebook. Ça a le mérite d’être clair !

Alors, comment ont-elles vécu la sélection et quel effet cela fait-il de se retrouver sur la Mainstage 2 en juin prochain ? Réponse ici et maintenant…

« On s’est inscrite à ce tremplin à l’origine « juste pour voir ». On n’avait même pas forcément prévu de communiquer dessus car ça nous met toujours un peu mal à l’aise d’avoir à solliciter les gens. À l’ouverture des votes, on a simplement fait part de notre participation au tremplin The Voice of Hell sur nos réseaux, et puis les gens se sont mis à partager massivement, à nous envoyer des messages, à commenter, etc. On s’est retrouvée à l’étape 2, puis à l’étape 3, pour arriver jusqu’en finale. C’était déjà une grosse surprise pour nous et la mobilisation des gens nous a fait tellement tellement plaisir. On ne saura jamais assez dire merci.

 Arrivées à l’étape du choix du jury (50 groupes restants), on se disait qu’on n’avait de toute façon aucune chance face à la qualité des autres groupes. Et puis hier les résultats sont tombés. Je ne saurais même pas vous exprimer ce qu’il s’est passé dans nos têtes à toutes les 4 ! On a vécu des montagnes russes émotionnelles avec ce tremplin, et l’aboutissement est au-delà de tout ce qu’on pouvait espérer ».

« Jouer sur la Mainstage? Ça nous remplit de joie et nous fait peur, ça nous excite et nous terrorise, mais par dessus tout c’est un rêve que nous ne pensions jamais pouvoir réaliser. Fouler une scène aussi mythique c’est juste incroyable! Cela fait des années qu’on fait ce festival côté public, et qu’on a le plaisir de voir sur scène des artistes légendaires qui nous ont tant inspiré comme encore Joan Jett l’année dernière. Une nuit est passée depuis l’annonce des résultats, mais je pense qu’aucune de nous ne réalise encore ce qui nous arrive.

Pouvoir vivre ça ensemble, toutes les 4, après tout ce qu’on a partagé, c’est l’apothéose (mais loin d’être un point final !!!). Une chose est sûre, c’est qu’on est reboostée au possible, et bien déterminée à prouver que le rock’n’roll n’est pas une affaire de genre. Parce que oui, on est super fière de faire regagner un peu de place à la femme sur l’affiche de ce festival 🙂« 

Eric Guillaud

Plus d’infos sur Fallen Lillies ici

29 Avr

Deluxe : un concert sauvage et gratuit le 12 mai à Nantes

Sa musique ressemble aux costumes des six musiciens, un sacré mélange des genres et des couleurs, un cocktail énergétique à vous faire oublier les printemps capricieux et vous propulser au cœur de l’été. Deluxe sort prochainement un troisième album et vous donne rendez-vous le 12 mai à Nantes pour un concert sauvage… sous le soleil exactement.

© BOBY

Il a marqué le paysage musical de ces dernières années avec les belles moustaches de ses musiciens mais aussi et surtout sa musique pour le moins festive. Deux albums, un EP et des centaines de concerts un peu partout à travers le monde, Deluxe est aujourd’hui une affaire qui roule.

Alors, autant se faire plaisir et retrouver les belles sensations du début avec des concerts dans la rue, là où tout a commencé. C’est ce que le groupe proposera en mai avec son Acoustik Moustache Tour, 7 dates à travers la France en amont de sa tournée « officielle » pour partager les titres de son nouvel album « Boys and Girl ».

« On a commencé dans la rue il y a plus de 10 ans… », explique le groupe dans un post sur son compte Facebook, « et grâce à vous nous vivons aujourd’hui un rêve, il nous semblait normal d’y revenir, gratuitement, au plus près de notre public pour célébrer la sortie du nouvel album ! ».

Cette tournée sauvage passe par Nantes le 12 mai, le groupe se produira Place Félix Fournier à 15h. Il reviendra à l’occasion du festival de La Nuit de l’Erdre à Nort-sur-Erdre le 30 juin 2019 puis à Stereolux à Nantes le 14 novembre 2019.

Eric Guillaud

Concerts sauvages les 10 mai à Toulouse, 11 mai à Bordeaux, 12 mai à Nantes, 24 mai à Lyon, 25 mai à Paris, 26 mai à Bruxelles et 16 juin à Aix-en-Provence

La Nuit de l’enfer au Zénith de Nantes : dernier tour de chauffe avant le Hellfest

À deux mois du festival des musiques extrêmes à Clisson, le Zénith accueille mardi 30 avril la dernière étape du Warm Up Hellfest Tour, une soirée spéciale autour de Dagoba, Princesses Leya, Ultra Vomit, Tagada Jones ou encore Mass Hysteria. Rencontre avec Alex Rebecq, directeur de la communication du Hellfest…

Alex Rebecq (à gauche) avec la team du Warm Up Hellfest Tour 2019 – © Brian Ravaux

Après Vannes, Brest, Caen, Lille, Paris, Bordeaux ou encore Limoges, le Warm Up Tour Hellfest pose sa sono au Zénith de Nantes mardi 30 avril pour le grand final. Au menu : Dagoba et Princesses Leya qui ont assuré les 14 dates de cette tournée mais aussi, soirée d’enfer oblige, Mass Hysteria, les Nantais Ultra Vomit et les Rennais Tagada Jones. De la musique mais pas que, Alex Rebecq, directeur de la communication du Hellfest en charge du Warm Up Tour nous dit tout et bien plus encore…

Le Warm Up Tour Hellfest 2019 s’achève sur une quatorzième date au Zénith de Nantes mardi soir. Satisfait de cette nouvelle tournée ?

Alex. Oui, énormément satisfait, la troisième édition de ce Warmup Tour Hellfest remporte un très gros succès et je commence déjà à réfléchir sur de nouvelles idées pour l’année prochaine. À cette heure, nous sommes à la douzième date à Limoges, nos pieds sont usés et nos yeux sont gonflés par la fatigue mais rien n’ébranle notre motivation pour finir en beauté jusqu’au grand final du Zénith de Nantes.

Le Hellfest affiche complet chaque année sans dévoiler un nom de groupe. Quel est l’intérêt de ce Warm Up finalement si ce n’est la promo du festival ?

Alex. Cette tournée Warmup est une opération promotionnelle de proximité, c’est l’opportunité pour nous de venir à la rencontre des fans du festival et de proposer une soirée itinérante fédératrice pour tous les amateurs de musiques métal sous l’étendard du Hellfest. Organisateurs, fans et artistes peuvent se rencontrer en toute simplicité autour d’un verre pour discuter du festival, mettre des noms sur des visages, et gagner de nombreux pass 3 jours. Le Hellfest, contrairement à d’autres, demeure un festival fait par des fans de métal pour des fans de métal et il est important pour nous de rester très proches de nos festivaliers, quitte à se déplacer chez eux !

J’imagine que c’est pour toi et l’organisation du festival en général l’occasion aussi de recueillir des commentaires, des réactions, des demandes, des récriminations de la base, des festivaliers en somme. Qu’est-ce qu’il en ressort cette année ? Quels sont les axes d’amélioration que vous avez ou allez travailler ?

Alex. Nous répondons à beaucoup de questions et surtout nous tachons d’expliquer la logistique et l’organisation d’un festival pour que les fans comprennent nos choix et nos décisions. La passion dépasse la raison pour certains et il est important pour nous de leur expliquer nos limites et nos intentions dans les améliorations de festival, ou dans les choix de la programmation. De nouveaux écrans, des changements au métal corner, un relooking du bois et de la zone restauration, de nouvelles sculptures et encore beaucoup d’autres choses qui devraient en surprendre plus d’un. C’est toujours plus facile et plus agréable de parler avec les fans en direct plutôt que sur les réseaux sociaux. Surtout qu’il nous est impossible de trouver ce temps libre pendant les 3 jours d’exploitations en juin à Clisson !

Mardi soir, c’est La Nuit de l’enfer au Zénith de Nantes, une première. Il y aura de la musique mais encore ?

Alex. En effet, le warm Hellfest 2019 se termine en beauté avec notre nuit de l’enfer au Zénith de Nantes le 30 avril. Le format change pour ce final car en plus de Dagoba et Princesses Leya nous rajoutons à l’affiche Tagada Jones, Mass Hysteria et Ultra Vomit ! La scénographie va être repensée spécialement pour cette nuit de l’enfer, les plasticiens de Monic la mouche nous préparent une arène métallique sculptée de 7 mètres de haut avec écran intégré et chandelier géant, nous rajouterons de la pyrotechnie sur scène et des projections. Le hall lui sera habillé tout en mapping vidéo accompagné des résultats de l’exposition « What the Hell » et d’un village de stands, quelques partenaires alcooliers offrirons des dégustations et nous accueillerons les mécènes du festival dans un espace privé ! Tout un programme complet pour une soirée qui nous l’espérons sera à la hauteur des attentes des fans du Hellfest et des néophytes !

Alex Rebecq – Hellfest 2018 © Eric Guillaud

On sait que vous voulez aujourd’hui développer les partenariats avec la ville de Nantes. Avez-vous des pistes, des projets, pour d’autres événements dans un proche avenir ?

Alex. Nous avons déjà travaillé avec le Château des Ducs de Bretagne et le Zénith, nous travaillons aussi avec certaines écoles en parallèle sur des projets satellitaires ou nous impliquons des étudiants. Nous préparons un petit crossover vidéo avec l’opéra Graslin et depuis quelques mois nous sommes rapprochés de la mairie de Nantes et de madame Johanna Rolland dans le but de rencontrer les acteurs culturels de la ville. Bien qu’a Clisson, le rayonnement du festival impacte la ville de Nantes et nous sommes heureux de voir que nos idées et nos projets peuvent s’intégrer dans de nouvelles actions culturelles. Nous travaillons dessus, mais nous ne pouvons encore rien dire car nous n’en sommes encore qu’aux étapes préparatoires et aux discussions !

Merci Alex

Plus d’infos sur la Nuit de l’enfer ici

25 Avr

Sorties de secours : Tess Parks, Rodolphe Burger et The Loire Valley Calypsos au programme du week-end

Du psyché toronto-londonien, du rock indé français et de la calypso angevine, c’est notre sélection très serrée du week-end en Pays de la Loire…

©Julien Mignot

On l’a découverte en France grâce à ses collaborations avec Anton Newcombe, fondateur du Brian Jonestown Massacre, mais Tess Parks est bien plus que celà. En six ans maintenant, la jeune Canadienne aujoud’hui installée à Londres a développé un univers psyché-rock au charme envoûtant. Tess Parks sera à La Scène Michelet jeudi 25 avril…

Dans le milieu rock, Rodolphe Burger est quasiment une légende vivante, fondateur du groupe Kat Onoma en 1986, il poursuit aujourd’hui une carrière solo marquée par de nombreuses collaborations avec notamment Bashung, Higelin ou Serge Teyssot-Gay. Rodolphe Burger, c’est une façon de jouer, un phrasé singulier, une voix lourde et chaude, un son de guitare et une très grande sensibilité pour un parcours rock hors-norme. Ce très grand bonhomme sera sur la scène du centre culturel de Sablé-sur-Sarthe samedi 27 avril…

Avec le retour des beaux jours, vous rêvez de rythmes ensoleillés et exotiques sans prendre l’avion et ruiner votre bilan carbone ? Alors direction le Chabada à Angers vendredi 26 avril où vous donne rendez-vous le groupe angevin The Loire Valley Calypsos et sa musique directement importée des tropiques. Chemises à fleurs de rigueur…

C’est tout pour aujourd’hui, rendez-vous la semaine prochaine si tout va bien.

Eric Guillaud

23 Avr

Festival L’Ère de rien 2019 : les cinq groupes à ne surtout pas louper

La huitième édition du festival L’Ère de rien se joue les 26 et 27 avril sur les rives de la Sèvre nantaise à Rezé. Une bonne douzaine de groupes émergents, principalement anglais mais aussi américains, danois et français, se partagent l’affiche. Voici notre sélection totalement subjective mais nullement restrictive…

Wives

Wives (26 avril, chapiteau Chemin bleu). Ils viennent de New York, du Queens plus précisément, et débutent ici, oui oui à Rezé, une tournée européenne qui les emmènera vers Paris, Berlin, Amsterdam, Nottingham, Londres, Brighton… et peut-être même vers les sommets de la gloire. Car oui, Wives, malgré sa jeunesse pourrait bien quitter rapidement le statut de groupe émergent pour celui de confirmé. En tout cas, en l’espace d’un clip, sublime, et d’un single tout autant, le quatuor a trouvé sa voie, imposé un style. Et ce n’est qu’un début. Pour découvrir le groupe avant tout le monde, c’est maintenant…

Lady Bird (27 avril, chapiteau Chemin bleu).  Eux viennent du Kent au Royaume-Uni, sont récemment passés par la case du Printemps de Bourges et se positionnent le week-end prochain sur Rezé pour vous faire goûter de son univers révolté et violent, du punk énergique mais aussi mélodique soutenu par le duo punk Slaves qui les a fait signer sur son label Girl Fight Records…

Teenage Bed (27 avril, Manoir de la Morinière). On vous parlait de lui il n’y pas très longtemps ici-même, de lui et de sa belle actualité. Label, album, single, clip… Il est vrai que le printemps a été plus que généreux avec le Nantais Nathan Leproust et son projet Teenage Bed. Impliqué depuis toujours dans l’organisation du festival, il sera cette fois sur la scène pour partager avec le public son univers folk aussi libre qu’intimiste, aussi mélancolique que défricheur…

Fur (26 avril, chapiteau Chemin bleu). Originaires de Brighton, ces gamins nourris aux sixties pourraient bien eux aussi faire parler d’eux rapidement. Ils cartonnent d’ores et déjà sur YouTube avec des vidéos avoisinant les centaines de milliers voire les millions de vues, le record étant détenu par If You Know That I’m Lonely, avec plus de 6 millions de consultations à ce jour. Inutile de vous dire que le premier EP du groupe était très attendu, il est sorti en février…

Brace! Brace! (26 avril, chapiteau Chemin bleu).  « Un groupe pop avec une appétence pour le bruit ». Ce n’est pas moi qui le dit mais Thibault Picault, l’un des quatre membres de Brace! Brace!. Et ce n’est pas faux. le groupe 100% lyonnais a commencé dans le rock garage avant de s’orienter vers des arrangements de plus en plus pop, mais en gardant la même énergie et surtout la guitare. La base. Résultat : une pop élevée à grands coups de riffs. Étonnant !

Bien sûr, il ne s’agit là que d’une partie des groupes à l’affiche. À vous de découvrir les autres. Un seul mot d’ordre : soyez curieux. Et profitez-en également pour flaner du côté des découvertes graphiques avec cette année, parmi les invités, Joe Tonté, le Studio Bengal, Sarah Rougant, Claire Baldairon…

Plus d’infos sur le festival ici

Jim Jones and The Righteous Mind en concert à La Scène Michelet le 23 avril

Avant 2014, il ne se séparait jamais de sa Revue, Jim Jones parcourt aujourd’hui les scènes d’Angleterre et d’ailleurs avec The Righteous Mind. Le deuxième album de ce projet est sorti début mars. Le groupe joue ce mardi soir à La Scène Michelet à Nantes. Il reste des places…

Jim Jones and The Righteous Mind © Steve Gullick

The Jim Jones Revue a toujours bien fonctionné en France, peut-être même plus qu’en Angleterre. C’est en tout cas ce que déclarait Jim Jones dans une interview donnée au site route66 en 2009 : « J’estime que c’est de la France que le “Buzz” a démarré. Depuis que nous avons joué ici pour la première fois, notre carrière connaît une ascension fulgurante. Partout où nous passons il y a beaucoup de monde. Je trouve que les gens connaissent vraiment bien la musique dans ce pays, ils la comprennent immédiatement et en ont une idée exacte. Il y a une grande histoire entre ce pays et le Rock’n’roll. Ils n’en connaissent pas que les origines… ».

Ce qui n’a pas empêché le groupe de se splitter en 2014. Aussitôt, Jim Jones a rebondi avec une nouvelle formation, Jim Jones and The Righteous Mind, qui vient de sortir un deuxième album prêt à envahir nos ondes sonores d’un rock’n’roll garage bien lourd avec des riffs monstrueux dans la lignée d’un Jon Spencer Blues Explosion. Collectiv, c’est son nom, réunit dix titres qui ne peuvent que vous imprimer le cerveau et faire trembler les murs. Pour le vérifier en live, direction ce mardi soir La Scène Michelet à Nantes…

En première partie, le groupe nantais The Royal Premiers viendra de son côté présenter son album, Beat Around the Corner, sorti il y a quelques semaines.

Eric Guillaud

09 Avr

ENTRETIEN. Le groupe rennais Tagada Jones fête ses 25 ans à Fontenay-le-Comte

Ils n’ont plus 20 ans et ne s’en cachent pas, ils seraient même du genre à le proclamer haut et fort et à le fêter joyeusement. Les Tagada Jones seront en concert à Fontenay-le-Comte en compagnie d’une dizaine de groupes amis les 12 et 13 avril. Interview…

© Mathieu Ezan

2019 s’annonce torride ! Ce n’est pas moi qui le dit mais les Tagada Jones qui viennent de reprendre la tournée des salles avec un petit anniversaire à fêter, 25 ans, oui quand même, 25 ans d’existence, des centaines de concerts, 9 albums studio et toujours le même énergie à jouer sa musique et défendre certaines causes.

Car Tagada Jones est un groupe engagé et enragé qui se nourrit de l’actualité pour écrire ses textes. Écologie, racisme, religion, terrorisme, violences conjugales, mondialisation…  pas un thème, pas un, n’échappe à ces dignes héritiers de la scène rock alternative des années 80.

La tournée anniversaire du groupe passe par Fontenay-le-Comte les 12 et 13 avril, plus qu’un concert, un festival qui réunira une dizaine de groupes amis. Niko, le chanteur et guitariste du groupe, nous explique tout ça et plus encore…

Avoir 20 ans, c’est bien, avoir 25 ans c’est comment ?

Niko. Avoir 25 ans c’est bien aussi ;-). Franchement nous n’aurions pas le droit de nous plaindre, nous n’avons jamais eu autant de monde à nos concerts, ça dépasse même tout entendement pour un groupe punk…. Cela fait 25 ans que nous défendons nos valeurs, mais voila aujourd’hui le contexte a énormément changé et une grande partie de la jeunesse se retrouve dans nos textes et nos chansons. Assez paradoxalement, depuis quelques années, plus on vieillit plus notre public rajeunit.

Un quart de siècle dans les jambes et toujours pas d’arthrose. Qu’est-ce qui vous fait encore gambader ensemble ? Une certaine idée du rock, l’argent, la gloire, l’amitié… ?

Niko. Evidemment l’amitié avant tout. Tagada c’est une aventure humaine, on ne fait pas du rock pour la gloire et encore moins pour l’argent. On fait du Rock parce qu’on a ça au fond de nous, c’est notre ADN, on y croit et bien sûr on adore fermer la porte du camion et partir à l’aventure, tout comme il y a 25 ans…. Rien n’a changé.

Et toujours la même rage ?

Niko. Evidemment, notre rage reste intacte. Dans le style de musique que nous faisons, il n’y a pas de place pour les imposteurs, le public ne se trompe d’ailleurs pas la dessus. Perso, j’espère que lorsque que le groupe sera rincé, nous aurons le courage d’arrêter plutôt que de donner des prestations minables. La rage, c’est ce petit plus qui donne une énergie impalpable mais difficilement quantifiable, seulement sans rage: pas d’énergie, sans énergie: pas de Rock.

Vous fêterez vos 25 ans à Fontenay-le-Comte les 12 et 13 avril. Qu’est ce qu’on pourra y voir et y entendre ?

Niko. Une nouvelle fois nous avons invité les copains a venir faire la fête avec nous. Au programme du vendredi: Black Bomb A, Lofofora, No one is Innocent, Ultra Vomit et Le bal des Enragés. Au programme du samedi: Punish Yourself, Les Sheriff, Les Ramoneurs de Menhirs, Sick of It All et donc Tagada. Deux grosses soirées avec 4500 enragés chaque soir et une ambiance qu’on espère au top comme lors des 4 dernières éditions.

Cette année, il y aura même un camping pour la première fois, et comme toujours de la bière bio et artisanales, des stands, et une grosse ambiance !

Le festival affiche complet le 13 avril, soir où vous êtes programmés. Mais il y aura d’autres occasions de vous voir dans la région je crois…

Niko. Alors à l’heure ou je parle, il ne reste plus que 80 places pour le vendredi qui affichera donc vraisemblablement complet aussi. Bien sûr nous avons d’autres rendez-vous dans le coin, notamment une très grosse date concoctée par le Hellfest au Zenith de Nantes avec Ultra Vomit, Mass Hysteria, Dagoba et Princess Leila, ou encore une participation au festival des feux de l’été à St Prouant fin juin qui se relance cette année après un interruption de deux ans.

Merci Niko. Plus d’infos sur les Tagada Jones ici

Eric Guillaud