25 Oct

BeBop festival : 8 jours pour faire le plein de musique en Sarthe

C’est devenu l’un des rendez-vous majeurs de la Sarthe et des Pays de la Loire en matière de musiques actuelles, la 33e édition du Bebop festival se déroulera du 2 au 9 novembre au Mans mais aussi à La Flèche, La Ferté-Bernard, Allonnes et Mamers avec une affiche éclectique et électrique…

Lou Doillon © Craig McDean

Lorsque nous nous étions entretenus avec Bruno Le Roy en 2016, à l’occasion des 30 ans du festival, à la question de savoir quels étaient les albums qui tournaient en boucle chez lui, il nous avait notamment répondu Last Train. Signe d’une certaine constance, le quatuor rock est à l’affiche de cette 33e édition du BeBop festival…

Mais il n’est bien évidemment pas le seul. À ses côtés se produira une bonne vingtaine d’artistes ou groupes, un peu dans tous les styles, du rock au rap, de la chanson française à l’électro, du reggae au blues, avec des pointures internationales comme Bror Gunnar Jansson et Calypso Rose…

Des grands noms de la scène française comme Lorenzo, Brigitte Fontaine, Jahneration, Zazie, Deluxe, Lou Doillon ou Bagarre…

Des découvertes comme ALA.NI ou Pi Ja Ma et sa pop drôle et lumineuse…

Autre découverte, The Darts, groupe de garage rock féminin qui nous arrive directement des States, de Phoenix en Arizona pour être précis. Gros moment de rock’n’roll en perspective…

Côté artistes régionaux, il faudra compter avec Bad Fat, Azryte du Mans et Thylacine d’Angers…

Musique encore et enfin avec un hommage à Daniel Darc à travers la projection du documentaire Daniel Darc – Pieces Of My Life, de Marc Dufaud et Thierry Villeneuve, et la venue du guitariste Alice Botte qui accompagna l’ex-chanteur de Taxi Girl sur la tournée D’amour suprême

Eric Guillaud

Plus d’infos sur le festival BeBop ici

Fontenay-le-Comte : Trois bonnes raisons pour ne pas dormir du week-end avec le festival Les Nuits courtes

Vous pensiez vous la couler douce ce week-end, enchaîner les soirées pyjama ? Raté ! Le festival Les Nuits courtes est de retour du 25 au 27 octobre pour une troisième édition à Fontenay-le- Comte avec une affiche des plus alléchantes. Et si vous hésitez encore à lâcher votre couette, on vous donne trois bonnes raisons de le faire, une par soirée… Parce qu’on est gentil!

Suzane © Pierre & Florent

Non, vous ne rêvez pas, et vous n’aurez pas le temps de rêver ce week-end avec ce qui vous attend. Trois jours de fiesta, 17 concerts, 2 scènes en alternance, 200 bénévoles à vos petits soins et… des nuits courtes, très très courtes.

Alors oui, on s’agite un peu, un coup de brushing ici, un zeste de maquillage là, une brosse à dents dans la poche, et direction Fontenay-le-Comte où vous pourrez voir, entendre et peut-être même toucher le duo le plus explosif de la scène nantaise, les KO KO MO, oui messieurs mesdames, les KO KO MO en chair et en os, en décibels aussi, de retour d’une tournée hollandaise, heureux comme tout de se retrouver sur leurs terres ligériennes pour vous jouer les titres de leur dernier album paru au printemps dernier Lemon Twins… C’est notre première raison.

Sônge, Weeding Dub, Dub INC, Hilight Tribe et Vladimir Cauchemar complètent la soirée du vendredi.

Place au samedi, ouverture des yeux et des oreilles dès 18h. Au programme de la soirée, Suzane, la révélation pop du moment, une « conteuse d’histoires vraies sur fond d’électro » comme elle aime à se définir elle-même. La Flemme, L’insatisfait, Suzane, SLY, autant de titres devenus des tubes en moins de temps qu’il ne faut pour les écrire avec un regard très moderne, très libéré et engagé sur la vie, l’amour, les femmes, les hommes… C’est notre deuxième raison.

Popof, L’Entourloop, BroussaÏ et Miel de Montagne complètent la soirée du samedi.

Dimanche, pas de grâce matinée, retour aux affaires dès 12h30 pour fêter notamment un retour, celui des Von Pariahs, le groupe nanto-vendéen de post-punk vient tout juste de sortir son nouvel album Radiodurans. Et ça risque de faire sacrément du bruit… C’est notre troisième raison.

Lysistrata, Inüit, At HO(M)ME, Arnaud Fradin & Kevin Doublé également à l’affiche du dimanche

Et parce qu’on est vraiment très gentil, on vous offre une quatrième bonne raison de courir à Fontenay-le-Comte ce week-end, cette raison s’appelle Catherine Ringer actuellement en tournée pour chanter Les Rita Mitsouko. Oui, c’est comme ça…

Eric Guillaud

Plus d’infos sur le festival des nuits courtes ici

15 Oct

COUP DE COEUR. Bandit Bandit en liberté inconditionnelle

Non, Bandit Bandit n’a rien braqué du tout si ce n’est le rock et ce pour le bien de l’humanité. Le duo originaire de Lyon et Montpellier vient de sortir son premier EP et est actuellement en cavale dans notre région pour deux dates, le 15 octobre à Angers, le 16 octobre à Nantes…

Bandit Bandit © Jamie Noise

Fermez les fenêtres, il y a du stoner dans l’air ! Et un déluge de décibels en prévision. Le duo Bandit Bandit, inconnu jusqu’à vendredi dernier, du moins sous nos latitudes ligériennes, vient de sortir un premier EP digital qui pourrait bien les propulser dans le cercle des meilleurs groupes actuels de rock’n’roll français aux côtés des Limiñanas, JC Satan, MNNQNS, Johnny mafia et autres Last Train (en interview ici) avec qui, d’ailleurs, il partagera la scène de Stereolux mercredi 16 octobre.

Bandit Bandit sorti de nulle part ? Pas tout à fait. Bandit Bandit, c’est un peu comme si les Kadavar avaient rencontré les Limiñanas sur Tinder. Vous gardez Tinder, vous remplacez Kadavar et Limiñanas par Maeva et Hugo, vous agitez le tout et vous obtenez un duo, quatuor sur scène, explosif, aux sonorités lourdes, aux mélodies entêtantes, aux atmosphères excitantes. On adore. C’est notre coup de coeur du moment ! Interview…

Bandit Bandit, qu’est ce que vous avez braqué pour mériter ce nom ?

Nos cœurs mutuellement et là on vient braquer vos oreilles.

On ne vous connaissait pas jusqu’ici, du moins sous nos latitudes ligériennes, vous sortez de prison ? Plus sérieusement Bandit Bandit c’est qui c’est quoi ?

Bandit bandit, c’est la rencontre de deux personnes : Maeva et Hugo, un début de relation houleux, un goût certain pour le vice, une passion commune pour la musique, elles décident de former un groupe en se disant que ça allait être une « belle mauvaise idée ». Bandit Bandit est né, et c’est du Rock sombre et psyché, chanté pour la plupart des titres en Français.

On dit que vous vous êtes rencontrés sur Tinder. C’est vrai ?

Bien sûr, et on imaginait surtout pas que quelque chose de sérieux et puissant allait se faire par la suite. On est lié par quelque chose d’indescriptible.

Vous venez de sortir un premier EP 5 titres. On pense à Kadavar, aux Limiñanas et à plein de petite autres choses tout aussi passionnantes. Quels ont été vos albums de chevet ces derniers mois ?

Intéressante ta comparaison, ce sont des artistes que l’on aime bien mais qui ne nous ont pas directement inspiré, on a un côté stoner (Kadavar) et psyché frenchy (Limiñanas) c’est évident.
Pour l’écriture de l’Ep, on n’a pas spécialement eu d’album de chevet, ce sont des influences digérées et donc pleins pleins d’albums ont dû nous inspirer indirectement, on écoute énormément de choses tous les deux.
Mais si il faut citer des artistes précis, on va partager nos coup de cœur de la scène rock française car elle est vraiment excitante: MNNQNS, Psychotic Monks, Last Train, Wild Fox, Théo Lawrence, Lysistrata, Johnny Mafia…Et tant d’autres.

L’EP est sorti uniquement en digital. C’est une provocation ? Une punition pour les amoureux du bon son ?

Patience … Nous avons une platine à la maison 😉

Vous vous êtes échappés – provisoirement – de Lyon pour la région ligérienne, un concert à Angers le 15 octobre puis à Nantes le 16 octobre. Que vous inspirent ces lieux ?

Alors Le jokers pub, c’est LE café/concert du coin, si tu joues dans un groupe et que tu tournes un peu, tu as obligatoirement entendu parler de cet endroit, et ce genre d’endroit est d’une importance capitale pour la découverte des artistes de demain, donc force et respect à eux, à leur programmation et du coup, à leur courage.
Et à Nantes donc c’est dans une smac au Stereolux, une salle bien plus grande, on ouvre pour nos amis de Last Train, la date est complète, donc là clairement ça va être la guerre, on a si hâte.

Bandit Bandit, c’est pour perpète ?

On s’appelle Bandit Bandit pas Voyant Voyant haha. En tout cas, tout ne tient qu’à un fil, c’est ça qui est excitant, et pour le moment tout est parfait.

Merci Maeva et Hugo. Merci Bandit Bandit. Propos recueillis par Eric Guillaud le 15 octobre 2019

Plus d’infos sur Bandit Bandit ici. Le groupe sera en concert le 15/10 à Angers, le 16/10 à Nantes, le 5/12 à Rennes dans le cadre des Bars en Trans

14 Oct

INTERVIEW. Last Train à vive allure !

Aucune erreur d’aiguillage pour ces quatre Mulhousiens qui depuis une douzaine d’années développent un univers musical à l’énergie rock survitaminée. Ils seront en concert à Stereolux à Nantes le 16 octobre, au Chabada à Angers le 31 octobre et au Mans le 9 novembre dans le cadre du Bebop Festival. Interview…

© Boby Allin

Plus de trois cents concerts au compteur, deux albums, des premières parties de rêve, des tournées un peu partout à travers la planète, la création du festival La Messe de minuit, des activités de chef d’entreprise ici ou là et des projets un peu partout, les quatre jeunes garçons de Last Train, même pas un siècle à eux-tous, ont su conserver l’énergie de leurs débuts tout en emmagasinant la nécessaire expérience de la vie.

Résultat des courses, The Big Picture, leur nouvel opus sorti en septembre, est une belle leçon de rock’n’roll à la sauvagerie délicatement domptée. Avant leur concert mercredi 16 octobre à Stereolux à Nantes, nous avons souhaité leur poser quelques questions. Pour les réponses, c’est Jean-Noël Scherrer, chanteur et guitariste du groupe, qui s’y est collé…

Concerts, albums, entreprises… Vous n’avez pas peur de vieillir prématurément ?

Jean-Noël Scherrer. A notre âge, on a la chance de dire qu’on grandit plus qu’on ne vieillit, cette idée me plaît. J’ai toujours eu des amis et collègues plus âgés que moi, le fait d’être très jeune à toujours été une frustration, alors j’aime le fait de savoir que ça avance, qu’on gagne en expérience, qu’on apprends des choses et qu’on a déjà fait beaucoup de choses dans notre courte vie. On est peut-être passé rapidement sur nos années d’insouciances, mais d’une certaine manière c’est pour le mieux.

On a encore des choses à se prouver, des rêves à atteindre, avec un tel bagage à un si jeune âge ?

Jean-Noël. Toujours plus ! Il faut toujours placer la barre plus haut. Se mettre des objectifs c’est bien mais c’est à double tranchant : qu’est-ce que ce qu’il se passe le jour où tu réalises ton rêve ? C’est pour ça que l’on préfère réfléchir step by step, et voir chaque événement comme une nouvelle étape.

Vous avez commencé il y a une dizaine d’années, vous aviez donc, quoi, 12 ans ? Comment, tout d’un coup, se dit-on : allez, montons un groupe…

Jean-Noël. On aimait tous déjà beaucoup la musique à l’époque, on en consommait beaucoup, on échangeait nos découvertes. Antoine faisait de la batterie depuis un moment déjà, moi j’avais fait du piano, je faisais de la guitare. On s’est rencontrés et appréciés grâce à la musique, c’est le centre de notre amitié, depuis toujours.

Ça vous parait déjà loin tout ça ou vous n’avez rien vu passer ?

Jean-Noël. Beaucoup de gens disent que c’est allé vite pour nous, et que nous sommes jeunes et qu’il reste beaucoup à faire. Dans un sens c’est vrai. Mais quand je me remémore d’où l’on vient… et tout ce par quoi nous avons dû passer…. Le chemin était long, et ça a pris un temps fou. Je vais avoir 25 ans le mois prochain, et j’aurais passé plus de temps sur Terre à jouer avec mes trois meilleurs amis, que sans. Dans un sens, c’est un peu fou.

Vous venez de sortir votre deuxième album, The Big Picture. Pourquoi ce nom ?

Jean-Noël. L’album est une vision d’ensemble sur ce qu’est Last Train aujourd’hui. Qui nous sommes en tant qu’êtres humains et en tant que musiciens. Tout vient du titre du même nom, qui était lui-même un constat global d’une situation. Et puis finalement on s’est rendu compte qu’il correspondait bien à l’intégralité du disque. C’est un second chapitre.

C’est aussi le nom d’un des dix titres de l’album. Un titre au format hors norme de plus de 10 minutes. Pourquoi ce choix ?

Jean-Noël.  En 2019, prendre le temps est devenu un luxe. Tout nous pousse à faire les choses rapidement, et de plus en plus vite. Je m’en rends compte tous les jours, et subis ces travers-là dans mes propres sociétés où j’exige une certaine efficacité et un certain rendement. Cependant, on ne laissera rien ni personne remettre en question notre éthique créative. On aime les morceaux longs, où l’on peut construire, dé-construire, prendre le temps de jouer avec une émotion et aller au fond de celle-ci. The Big Picture en est un bon exemple.

Vous dites que c’est le titre qui représente le mieux l’album et vous-même. En quoi ?

Jean-Noël. Pour ces deux dernières raisons justement : il n’y a rien de plus honnête que cette chanson. C’est simplement une mise à nu de 10 minutes et quelques.

C’est enfin un clip qui a nécessité un travail monstrueux au niveau de la mise en images…

Jean-Noël. En effet, Julien notre guitariste réalise de nombreux clips, que ce soit pour Last Train ou pour d’autres groupes, il est de plus en plus sollicité et c’est génial de constater à quel point il progresse. Il est talentueux et j’aime savoir que chacun des membres du groupe développe des projets à côté du groupe. En une dizaine de jours seulement, il a dû se lancer dans un travail d’archives insensé (près de 40 heures de rush de vidéos sur les dix dernières années) pour en retirer l’essence et raconter une histoire qui est la nôtre. Je suis super fier du résultat. Ces images sur cette chanson, c’est très précieux pour nous.

On sent une petite note Oasis dès le premier morceau. Mais encore ? Quelles ont pu être les influences pour ce deuxième album ?

Jean-Noël. Le disque est rock et on doit effectivement y trouver des influences qui sont évidentes pour des amateurs de rock. Ceci étant dit, nous écoutons des choses bien différentes dans la vie de tous les jours. On n’arrête pas d’écouter des musiques de films, du néo-classisque, du classique, de la pop, du hip-hop, etc. La plupart des morceaux de l’album ont été composés au piano avant d’être mis en commun dans un local de répétition. Les influences vont donc de Queens of the Stone Age à Lana Del Rey, autant si pas moins que d’Olafur Arnalds à Howard Shore.

Un album très rock, peut-être un peu moins sauvage que le premier, mais aussi des titres très mélodiques comme Right Where We Belong. Comment est né ce titre et que raconte-t-il ?

Jean-Noël. Lors de l’écriture de l’album, certains sujets étaient omni-présents et sont devenus conflictuels au sein même d’une même chanson. « Right Where We Belong » fait partie de ces morceaux double sens. Il parle principalement de se battre pour ce auquel on croit et pour ceux qui comptent.

Un mot sur la très belle pochette…

Jean-Noël. Merci beaucoup. C’est une photo du très talentueux Rémi Gettliffe, qui est avant tout notre réal en studio, c’est le cinquième membre de Last Train, notre grand frère. Il a construit White Bat Recorders de ses mains, un magnifique studio en Alsace où règne le bon goût et où l’on trouve des réponses à ses questions. Il faut aussi préciser que c’est un formidable bassiste, compositeur, photographe et qu’il est le merveilleux papa des deux enfants les plus adorables au monde.

C’est la deuxième fois que vous jouez à Stereolux à Nantes. Que vous inspire cette ville, ce lieu ?

Jean-Noël.  La ville de Nantes nous a toujours accueillis à bras ouverts. Du premier concert au Ferrailleur jusqu’à la grande scène des Nuits de l’Erdre, c’était toujours de merveilleux souvenirs. On parle encore régulièrement de notre dernier Stereolux il y a deux ans maintenant, on a plus que hâte d’y retourner.

Merci Jean-Noël, merci Last Train. Propos recueillis par Eric Guillaud le 11 octobre 2019

Plus d’infos sur Last Train ici. Le groupe sera en concert à Rennes le 15/10, à Nantes le 16/10, à Angers le 31/10, au Mans le 9/11… 

Nantes. Les Rockeurs ont du coeur 2019 : rendez-vous le 14 décembre avec des jouets par milliers

Un jouet, une entrée, le principe est maintenant connu de tous, rendez-vous est donné le 14 décembre à Stereolux à Nantes pour cette 32e édition des Rockeurs ont du coeur dont l’objectif est aussi simple que beau : offrir un vrai Noël à des enfants défavorisés de la région…

Radio Elvis © Fanny Latour Lambert

Elmer Food Beat, Keep Cooking Mama, les Schtauss, Squealer, EV ont écrit l’histoire de cet événement en participant à la première édition jouée en 1988.

Depuis, nombre d’artistes, 200 me souffle-t-on dans l’oreillette, plus ou moins locaux, ont rejoint ces rockeurs au grand coeur. Parmi eux : The Little Rabbits, Katerine, Les Caméléons, Little Searchers, Dominique A, Archimède, Dolly, Manu, Jeanne Cherhal, Eiffel, Dominic Sonic, Yodelice, C2C, Cabadzi, Deportivo… avec toujours la même volonté de fête, de partage et de solidarité.

Ça, c’est côté scène. Côté fosse, plusieurs dizaines de milliers de spectateurs ont répondu présents toutes éditions confondues, c’est autant de jouets récoltés, de quoi réchauffer un peu l’hiver des enfants défavorisés.

En 2019, on garde l’esprit de de la soirée avec une affiche franco-anglaise réunissant The Sassy Swingers, The Slow Sliders…

Mais aussi Les 3 Fromages, Hocus Pocus que certains d’entre-vous ont peut-être vu récemment au festival Hip Obsession Reboot, Radio Elvis…

Ou encore Yeggmen, La Jam, Dj Diindaar, et les anglais The Opposition qui se sont récemment reformés…

En pratique…

Rien de bien compliqué, vous courrez au magasin de jouets le plus proche de chez vous. Poupée, boîte de playmobil, ours en peluche, voiture électrique ou bande dessinée, à vous de choisir (10 euros mini) et rendez-vous le 14 décembre dès 19h15 à Stereolux. En échange du jouet, vous aurez tout gagné, une place pour la soirée et un gamin heureux, quelque part… Pas belle la vie ?

Eric Guillaud

Plus d’infos sur Les Rockeurs ont du coeur ici

11 Oct

Festival Hip Opsession Reboot les 11 et 12 octobre sur le site de Transfert à Rezé

On n’efface rien mais on recommence tout ! Le festival Hip Opsession remet les compteurs à zéro ce week-end sur le site madmaxien de Transfert à Rezé avant d’opérer une mue plus ample. Deux nuits de concerts avec des poids lourds du hip hop et des découvertes…

Hocus Pocus – © David Gallard

Quinze ans au service du hip hop dans toute sa diversité, une édition 2019 qui a rassemblé plus de 30 000 passionnés et une envie d’aller plus loin, encore plus loin, avec une nouvelle formule. Ce sera pour 2020 !

Mais avant ça, les organisateurs nous invitent à remettre les compteurs à zéro au cours d’une édition exceptionnelle baptisée Reboot. C’est ce week-end sur le site de Transfert à Rezé dans l’agglomération nantaise avec au programme pas moins de 25 crews ou artistes, trois chapiteaux, trois scènes et un site exceptionnel…

Dans le détail Hip Opsession Reboot proposera des poids lourds du hip hop comme The Herbaliser, Georgio, 13 Block, Neg Marrons, Lefa ou encore et bien sûr Hocus Pocus. Les Nantais font ici leur come-back sur scène en compagnie de AllttA, C2C et Parrad…

Des poids lourds mais aussi des artistes à découvrir comme le Belge Moka Boka, Zed Yun Pavarotti, J-ZEN, Skow ou encore l’Angevin As Tec…

Concert mais aussi danse avec la finale nationale du End of the Weak, concept destiné aux MC’s, à mi-chemin entre le tremplin, le jeu télévisé et le battle. Dans les faits, ça donne ça…

Eric Guillaud

Plus d’infos sur le festival ici

07 Oct

Clip, EP et concert au Chabada à Angers : la folle semaine de THEOPHILE

Nous vous l’avions fait découvrir il y a quelques mois à l’occasion de la sortie du single et du clip Andy, l’Angevin THEOPHILE est de retour avec une très belle actualité, un clip, un album, un concert pour fêter tout ça et toujours cet univers singulier aux portes de la pop moderne et de la chanson française. De quoi frissonner de plaisir…

© Morgan Roudaut

Dominique A, Woodkid, Hubert Felix Thiéfaine, Noir Désir ou encore Bashung sont pour lui des références. De belles références ! Mais il ne serait pas étonnant qu’il en devienne une lui-même dans un futur proche, tant son univers musical est singulier, riche en mélodie et poésie.

Repéré par le Chabada, scène de musiques actuelles d’Angers, qui l’a intégré dans son équipe espoir 2018 en compagnie de Rezinsky, The Mirrors ou encore Després, THEOPHILE nous parle dans son premier EP de la vie, parfois de sa vie, avec des mots soigneusement choisis. 

« Harmonie de bac à sable s’agrippant au rebord de l’espoir / Facile de récréationner l’amour… / Mais comment feras-tu le jour de tes 40 ans ? / Gouffre de plaisir / Potence d’ivresse / Énigme odieuse / Guérison acariâtre / Tournons la tête de ces évasions périmées / Il est temps de compter ses proches non pas par l’ivresse / Mais par la tendresse… Sinon Pars ! / Pars et ne reviens jamais ! »

Clip, EP, concert, THEOPHILE nous parle de son actu…

Le Clip

« Le clip du titre Pars a été tourné dans le désert de Bardenas dans la province de Bilbao en Espagne. L’histoire de cette chanson remonte à une période difficile de vie qui touche, je pense, une majorité de personnes dans l’âge de la découverte du monde vers la vingtaine. Une envie d’évasion de son propre univers a défaut de ne pas avoir les clés pour le construire soi même. Les questions qui taraudent l’esprit d’un jeune de vingt ans sur tout ce qui l’entoure ; l’amour, l’avenir, l’amitié, les décisions à prendre, l’évolution de soi. Tout ce concentré de réflexion qui, parfois pour l’oublier entraînent des comportements déraisonnés par l’ivresse par exemple.

« Il est temps de compter ses proches non pas par l’ivresse mais par la tendresse. »

« Pars et ne reviens jamais » personnifie tous ces problèmes intraveineux auxquels on fait face.

Dans ce clip, Éloïse Valli incarne cette personne qui cherche à s’évader de son monde. Nous avons voulu tisser un lien entre plusieurs histoires possible et défendre des causes que l’équipe de tournage soutient pour que chacun s’y reconnaisse.

L’émigration, l’évasion de soi, la solitude, le voyage sont des possibles scénarios en fonctions du spectateur et de son ressenti.

Nous avons tourné en Espagne ; une première pour moi à l’étranger avec une équipe de tournage soudée et compétente, Andy Maistre étant le réalisateur. La chaleur était intense (avec une température oscillant autour des 40°), le tout sur quatre jours de tournage à grande amplitude horaire afin de pouvoir tourner sous des lieux et lumières différentes pour l’impression de voyage et de chronologie. Une expérience inoubliable pour moi qui a créé de nouveaux liens entre toute l’équipe.

Le mini album 

L’EP qui est sorti vendredi dernier est très important pour moi puisqu’il est le premier pas réel vers mon univers que j’avais tant hâte de faire découvrir. 6 titres significatifs de mon projet, qui je l’espère permettront à une majorité qui l’écoute de vraiment apprendre a connaître ce que je fais et ce que je veux montrer.

L’enregistrement du disque s’est fait avec Nino Vella, un très bon ami qui a de l’or dans les mains. Je compose, j’écris, j’interprète, et ensuite je vais le voir pour qu’on embellisse les sonorités, l’arrangement et la composition. Chaque titre a été fait en un jour, toujours avec un naturel certain et un duo parfait entre lui et moi qui apporte au CD une sincérité profonde dans la composition autant que dans les textes ».

Le concert

Ce CD, je vais le défendre sur scène pour la première fois le mercredi 9 octobre dans la salle mythique du Chabada à Angers. L’accompagnement dont je fais partie depuis 3 ans (équipe espoir du Chabada) m’a amené à ce lieu pour le concert de sortie. Ils ont écouté mes chansons et m’ont sélectionné parmi d’autres groupes pour m’aider au développement de mon projet. Ils m’apportent un accompagnement complet, à 360°. Ça va de l’aide au développement de mon projet à l’échelle locale mais également nationale en passant par la mise en relation avec des professionnels de la musique (tourneurs, labels, salles de concerts…) et l’accompagnement dans le cadre de la sortie de mon disque, avec la mise à disposition d’un lieu de répétition, du coaching scénique et l’organisation d’une release party. Une énorme chance et un honneur pour moi !

Cette fameuse soirée du 9 octobre va être inédite, vu que je vais y jouer des morceaux jamais joués encore, il y aura également un invité surprise et un échange après le concert autour d’un verre pour rencontrer et remercier les gens qui viennent me soutenir. J’aurais bien évidemment mes CD sur place pour qui veut s’en procurer ! ».

Propos recueillis par Eric Guillaud le 3 octobre 2019

Plus d’infos sur THEOPHILE ici

03 Oct

Rencontre avec les MNNQNS avant leur concert à la Barakason à Rezé le 10 octobre

C’est un peu la nouvelle coqueluche du rock hexagonal, celui par qui on jure le renouveau du genre même si pour sa part il assure plutôt jouer dans la cour de la pop. Le groupe MNNQNS sera sur la scène de la Barakason à Rezé le 10 octobre. Mais avant ça, il répond à nos questions ici et maintenant. Branchez les guitares…

© Sarah Bastin

Six lettres, pas de voyelles, de quoi en perdre son alphabet latin. Mais ne les croyez pas fâchés avec les voyelles, les MNNQNS sont du genre malins. Dans une interview il y a maintenant trois ans, toujours disponible ici, le chanteur Adrian nous confiait qu’ils avaient choisi ce nom parce que « c’était un peu la seule manière de ne pas tomber dans les abysses d’internet. Avec le nom complet (Mannequins), impossible d’être trouvé sur aucun moteur de recherche, ça n’est donc pas un choix trendy douteux mais bel et bien un truc nécessaire pour la survie du groupe ».

Et de fait, le groupe n’a ni sombré dans les abysses d’internet, ni sombré dans celles du rock made in France. Trois ans après son premier passage à Nantes, MNNQNS est de retour avec une longue expérience de la scène en poche mais aussi l’apprentissage du premier album. Ça vous change un groupe ! Rencontre avec le leader du groupe Adrian plus vieux de trois ans…

Salut les MNNQNS, je vous avais interviewé en octobre 2016 à l’occasion de votre passage au Café du Cinéma à Nantes. C’était il y a trois ans pour nous… un siècle pour vous ?

Adrian. En effet ! Je me souviens de ce concert, on avait fait pas mal n’importe quoi, non ? On avait une grande passion pour s’auto-saboter à l’époque.

si on ne fait pas un nouveau morceau tous les trois jours on a des attaques de tremblements

Deux EP, un album, plusieurs clips, une tournée des festivals, des concerts à n’en plus finir, une presse nationale dithyrambique… Tout a changé autour de vous. Et vous, vous avez changé ?

Adrian. Mon foie a changé de couleur, c’est certain.

Depuis deux ans, vous travaillez sur votre premier album. Il est sorti, il est beau, il est chaud. Comment vivez-vous cette nouvelle étape ?

Adrian. Je devrais sûrement te dire qu’on est émus, blabla, mais la vérité c’est qu’on bosse sur le deuxième depuis quelques mois déjà et qu’on veut passer à la suite le plus vite possible. On travaille de manière industrielle, si on ne fait pas un nouveau morceau tous les trois jours on a des attaques de tremblements.

Vous parlez de votre album comme d’une « créature étrange » dans un post Facebook. Comment le voyez-vous véritablement, en cohérence avec la musique que vous faites depuis le début ?

Adrian. Oui, pour moi on a toujours été un groupe pop qui pioche dans les outils du rock et de ses sous-genres plus underground. Là, le format fait qu’on a eu le temps de s’attacher à cet album, puis de le détester, l’aimer à nouveau. Malgré tout ça, j’ai quand même la sensation que c’est la première sortie dont on est vraiment fiers.

le classic rock, celui qui met des vestes en cuir, mange des gros steaks et fait de la moto. C’est pas forcément nul, mais c’est de la musique de musée maintenant

Il s’appelle Body negative. Pourquoi ce titre ?

Adrian. Pendant un trajet en van, on est tombés sur le hashtag « Body Positive » sur les réseaux, qui est censé t’encourager à aller vers l’acceptation de soi et apprendre à aimer son propre corps. Un truc très bien sur le papier mais qui a ses failles si tu creuses, bref, on s’en foutait d’en faire la critique, on s’est surtout dit qu’au vu des sévices que tu infliges à ton corps sur la route, l’inverse correspondait super bien à notre mode de vie.

Douze morceaux qu’on peut ranger dans la catégorie rock. Vous dites pourtant fuir le « rock à papa » dans une interview aux Inrocks. Mais c’est quoi pour vous le « rock à papa » ?

Adrian. C’est le classic rock, celui qui met des vestes en cuir, mange des gros steaks et fait de la moto. C’est pas forcément nul, mais c’est de la musique de musée maintenant.

Certains disent effectivement le rock mort et enterré. Pourtant, vous-même, Last Train, Pogo Car Crash Control, The Liminanas… et tant d’autres ne sont-ils pas la preuve du contraire et qui plus-est la preuve d’une grande diversité ?

Adrian. Oui, il y a clairement un truc qui arrive. Qu’on appelle ça du rock ou quoi que ce soit d’autre, beaucoup de groupes français cool émergent en ce moment, on peut aussi citer T/O, Servo, Rendez Vous, The Psychotic Monks, Unschooling…

Des morceaux rock mais des touches très pop aussi… Quelles ont pu être les influences récentes du groupe ?

Adrian. Nine Inch Nails, Einstürzende Neubauten, Throbbing Gristle, Machine Girl…des choses plus axées sur l’experimentation ou l’électronique. Et puis Oasis aussi, on ne va pas se mentir.

Vous avez beaucoup tourné ces dernières années, c’est comment la vie des MNNQNS sur la route ? Rock’n’roll ?

Adrian. On est encore en vie pour le moment, je croise les doigts. La teuf est une passion, c’est indéniable, mais il va falloir qu’on fasse des efforts pour assurer maintenant que nous sommes des professionnels de la musique rock (merci l’Etat Français si tu lis ces lignes).

Le concert du 3 octobre à La Maroquinerie à Paris est une date très importante pour vous, elle est d’ailleurs marquée en rouge sur votre agenda. Et celui de Rezé qui se jouera dans la foulée le 10, comment le voyez-vous ?

Adrian. Ça fait longtemps qu’on n’est pas venus dans le coin donc on a tout aussi hâte !

Merci Adrian. Propos recueillis par Eric Guillaud le 25 septembre 2019

Plus d’infos sur MNNQNS ici, sur le concert là

20 Sep

Spectacle Radio UK On The Rocks : le rock britannique déferle sur Saint-Sébastien-sur-Loire le 27 septembre

On le savait incollable sur le rock nantais, on le découvre fin connaisseur et ultra-passionné du rock d’outre-Manche, Laurent Charliot débarque à l’Escall à Saint-Sébastien-sur-Loire avec le spectacle musical Radio UK On The Rocks, un superbe voyage dans l’histoire du rock britannique, des Kinks à Oasis, de Led Zeppelin à Muse. Interview…

Laurent Charliot on air © Michaël Foucault

Tout ceux qui ont navigué dans le rock nantais ou s’y sont intéressés un tant soit peu connaissent Laurent Charliot. Un temps musicien, auteur de plusieurs livres sur le sujet, conférencier, commissaire d’exposition (l’expo Rock! Une histoire nantaise c’est lui !), Laurent Charliot est un véritable expert en la matière. Depuis des années, pas un riff, pas un album, pas une anecdote n’échappent à sa vigilance.

Cette fois, Laurent Charliot est sur la scène en compagnie de huit musiciens, un spectacle unique en son genre dont la troisième saison a déjà été jouée devant plus de 60 000 personnes.

Nous l’avons rencontré dans un bistrot nantais, en compagnie d’Arnaud Gourvez, guitariste et chanteur du groupe. Ensemble, ils nous présentent le spectacle qui sera joué le 27 septembre à Saint-Sébastien-sur-Loire…

Bonjour Laurent, bonjour Arnaud, alors ce projet s’appelle… ?

Laurent Charliot. Radio UK On The Rocks

Et il existe depuis… ?

Arnaud Gourvez. Depuis 2015, avec une première au Ferrailleur sous un format simple. Au tout début, c’était un projet purement musical, on voulait créer une sorte d’anthologie du rock britannique. Puis, par le biais de connaissances, nous avons rencontré Laurent et l’idée d’en faire autre chose qu’un simple concert est né. C’est devenu un spectacle parce qu’il y a une trame derrière qui est un peu la trame Radio Caroline, une trame un peu plus narrative qui explique les origines des chansons, les arcanes de tout ça et les liens qui peuvent exister entre les influences des uns et des autres, entre un Oasis et un Bowie. Ce fond fait que ce n’est plus simplement une succession de hits.

Laurent Charliot. Le public comprend très rapidement qu’on va l’emmener dans une émission de radio. J’ai mon set radio, mes platines, j’ai mes disques, j’ai mon micro, j’ai mon « on air » qui s’allume lorsque je prends la parole. Au départ j’avais des scrupules à monopoliser, à faire des textes longs entre chaque morceau, j’avais un peu peur de casser l’ambiance mais on s’est vite aperçus que ça fonctionnait très bien, à tel point que j’ai finalement rallongé mes textes en finissant à chaque fois par : « On l’écoute, c’est maintenant et c’est sur Radio UK on the rocks… »

Et là c’est le groupe qui joue?

Laurent Charliot. Oui, exactement, c’est le groupe qui joue. Moi je reste sur scène mais je ne suis plus dans la lumière. Je suis le sélecteur, l’ambianceur, j’écoute les disques suivants, je bouge comme un gars qui vit pleinement son émission. Et derrière, il y a un quatuor rock, Arnaud Gourvez à la guitare et au chant, Franck le Ray à la basse et au chant, Tof Rossini à la batterie, Fred Hervieu aux claviers et choeurs, donc une formule classique de rock à laquelle on a ajouté depuis un an maintenant un quatuor à cordes dont les quatre membres sont issus de l’Orchestre National des Pays de la Loire.

Arnaud Gourvez. On est sur un répertoire qui va des années 60 à aujourd’hui, qui va des Beatles à Muse, Et sans quatuor à cordes, il était difficile de reprendre certains morceaux comme Live and Let Die par exemple. Ce quatuor nous permet de faire la différence au sein des tès nombreux cover band (groupes de reprises, ndlr).

C’est une belle formation…

Arnaud Gourvez. On est neuf sur scène et 4 en coulisse parce qu’on a un régisseur…

Laurent Charliot. oui, un régisseur qui a été le régisseur de pas mal de groupes, il l’a été de M, il l’est actuellement d’Elmer Food Beat, on a un ingénieur son aussi, Jeff Morreau, qui a été le premier producteur de Christine and the Queens, on a Fabienne aux lumières qui a tourné avec énormément de groupes et actuellement avec Merzhin… On a une vraie dream team, une dream team de Nantais…

Arnaud Gourvez. Tout à fait, c’est un spectacle de Nantais. On est tous du coin, on se voit, on travaille ensemble, on répète ensemble, on boit des coups ensemble parfois, l’idée était de faire un spectacle généreux avec une belle complicité sur scène. Que ce ne soit pas uniquement un spectacle mécanique, que les spectateurs sentent qu’il y a de l’humain derrière tout ça.

Que reprenez vous exactement ?

Arnaud Gourvez. Le rock britannique. Avec dans l’ordre, les Beatles, les Stones, les Who, les Kinks, Clash, Deep Purple Led Zepellin, U2, Supertramp, Cure, Pink Floyd, The Verve, Oasis, Blur, Depeche Mode, Cold Play, Muse… que des grands noms, que des morceaux que tout le monde connaît.

Laurent Charliot. Avec une particularité pour cette troisième saison, les morceaux sont liés entre eux, un par la présence de cordes, deux par des histoires de plagiat, de scandales, de procès. Je pense à The Verve notamment et à cette petite partie de morceau emprunté aux Stones pour le titre « Bitter Sweet Symphony ». Les musiciens de The Verve avaient demandé l’autorisation aux Stones et avaient même signé un contrat…

Arnaud Gourvez. Ils se sont mis d’accord sur 50/50 mais le morceau a tellement bien marché que la maison des Stones les a rappelé en les sommant de retirer les disques des bacs ou de leur donner 100% des bénefs. Résultat, pendant 22 ans, The Verve n’a rien touché sur ce morceau…

Toutes ces histoires rendent le rock passionnant. Comment les déniche-t-on ?

Laurent Charliot. On est passionné de rock britannique, on connaît beaucoup de ces anecdotes. Et puis on compulse, on cherche, on fait des recoupements…

Votre prochain spectacle aura lieu à Saint-Sébastien-sur-Loire le 27 septembre…

Laurent Charliot. Oui à l’Escall.

Arnaud Gourvez. Une salle qui a une histoire elle-aussi. Elle a notamment accueilli Oasis et Blur. On va profiter du spectacle pour rappeler que cette salle a vécu les grandes heures de la britpop.

Il reste des places ?

Laurent Charliot. Oui mais plus pour très longtemps. 800 des 1100 places que compte la salle ont déjà été réservées à ce jour. Nous sommes ravis!

Merci Laurent, merci Arnaud. Propos recueillis par Eric Guillaud le 16 septembre 2019. Plus d’infos sur le groupe et le spectacle ici

16 Sep

L’Épée en concert au festival Levitation France à Angers : rencontre avec l’un des instigateurs du groupe, Lionel des Limiñanas

Rugueux et magnétique, fiévreux et diabolique, le premier album de L’Épée sorti ces jours-ci pourrait bien faire chavirer les têtes à défaut d’en couper. L’Épée est l’une des têtes d’affiche du festival Levitation France qui se joue à Angers les 20 et 21 septembre. Interview…

L’Épée © Mehdi Benkler

« On ne fond pas une bonne épée avec du mauvais fer », écrivait l’écrivain Alexandre Pouchkine. Inutile de vous dire que cette épée-là réunit toutes les qualités à la fois du made in France et du made in America. Les Perpignanais Marie et Lionel des Limiñanas, Emmanuelle Seigner, actrice mais aussi chanteuse (notamment avec le groupe Ultra Orange), et l’Américain aujourd’hui installé à Berlin Anton Newcombe, leader du Brian Jonestown Massacre forment L’Épée, quatre amoureux de sons distordus et de rythmes hypnotiques, unis pour le meilleur, une sorte d’internationale d’un rock aiguisé et tranchant qui ne pouvait se retrouver sur disque que sous un nom venu de l’enfer, Diabolique.

Avant de retrouver le groupe pour un premier concert sur la scène du festival Levitation à Angers, le 21 septembre, nous n’avons pas résisté à la tentation de poser quelques questions à Lionel Liminana qui forme avec Marie The Limiñanas, groupe phare du rock français.

Bonjour Lionel, rassurez nous tout de suite, The Limiñanas ne va pas disparaître d’un coup d’épée ?

Lionel. Non pas du tout ! On travaille sur le prochain album des Limiñanas en ce moment. La moitié du disque est déjà maquetté. On va continuer de bosser dessus dans le tour bus. On sort aussi une B.O  en novembre, celle du film de Pierre Creton «le bel été». Un des thèmes est chanté par Étienne Daho. La chanson s’appelle «one blood circle». On a aussi réalisé le nouveau disque des Wampas l’hiver dernier à ICP/Bruxelles. 

Nous sommes rassurés. À lire les nombreux papiers parus à droite et à gauche, on ne sait plus très bien qui est à l’origine du projet. Vous, Emmanuelle ou Anton ?

Lionel. C’est Emmanuelle qui est a l’origine de ce disque. Au départ, elle est venue nous voir pour qu’on travaille sur son album solo. J’ai enregistré les maquettes dans mon garage et on est allé mixer à Berlin chez Anton, qui a eu l’idée de continuer cette chouette histoire en tant que groupe. 

L’Epée, c’est aussi un peu Bertrand Belin qui a écrit trois titres et chante sur l’un d’eux. Faut-il voir L’épée comme un super-groupe ?

Lionel. J’ai jamais aimé le concept de super groupe. Dans l’histoire de la pop, ce genre de projet aurait tendance à me faire fuir. Il s’agit souvent d’étalage de technique, de montage des maisons de disque… Là pas du tout. Anton s’était tellement investi dans la production que le fait de continuer à quatre était juste et naturel. La participation de Bertrand était évidente, on s’entend comme larron en foire et son travail est unique. On va essayer de travailler avec Bertrand sur les 20 prochains disques. J’espère qu’il sera d’accord.

D’où vient ce nom d’ailleurs, tout de même assez improbable pour un groupe de rock ?

Lionel. J’aimerai bien le savoir!! Quand Emmanuelle nous a appelés pour nous parler de l’idée de monter un groupe, j’ai trouvé ça très chouette, vraiment excitant. Ensuite, elle nous a parlé du nom qu’Anton avait proposé et j’ai d’abord cru que ce serait en anglais. «The Sword». The Sword a un côté bien Manowar/Heavy metal. Mais en français c’était surréaliste. Au bout de deux heures, en faisant la cuisine, en écoutant la radio… on s’est habitués et on a dit ok.

Il y a de la pop 60’s dans l’air, du yéyé mais pas que, il y a aussi du rock garage, du psyché et quelques petites touches venues d’ailleurs, des petites tonalités orientales, notamment sur La Brigade des maléfices ou sur On dansait avec elle, et comme toujours des clins d’œil au cinéma… Quelles ont pu être les influences majeures et communes à tous les membres de L’Epée pour l’écriture de cet album ? Le Velvet ? Mais encore ?

Lionel. Des choses classiques, comme les Stones jusqu’à «Let it Bleed», la musique primitive des Sixties, qu’elle soit française, américaine ou anglaise, Alan Vega, les Stooges, Jesus and Mary Chain, Nick Cave…Et puis le cinéma évidemment. L’idée de monter le disque comme un film a sketch, une suite de petits feuilletons… On fait ça systématiquement. C’est devenu compliqué de produire un disque sans imaginer que ce soit la B.O d’un film qui n’existe pas. Ça ouvre des tas de possibilités.

Explorer de nouveaux territoires sonores et rythmiques, expérimenter, élargir votre horizon musical…  j’imagine que c’est ce que vous recherchez avec L’Epée comme avec l’ensemble de vos collaborations (Pascal Comelade, Peter Hook…)…

Lionel. Oui. Les duos  sont très ennuyeux quand ils ne s’ouvrent pas aux autres. En travaillant avec Pascal Comelade, on a compris toutes les possibilités que le renoncement au groupe offrait. Inviter des musiciens à intervenir, des auteurs, arrangeurs, te permet de faire évoluer le disque comme autant de films par le casting, le choix des histoires, de la production…tout en gardant le contrôle. C’est sans fin.

Qu’est-ce qui tourne en ce moment sur votre platine lorsque vous avez besoin de vous changer les idées ?

Lionel. Le dernier disque de Pascal Comelade, les 45t de Los Bravos, l’album de Bertrand Belin, Tago mago de Can, la B.O de «la route de Salinas».

Un mot sur le somptueux artwork de l’album et particulièrement du vinyle. Vous avez participé à son élaboration ?

Lionel. Il s’agit d’un artiste chinois qui s’appelle Wen. C’est une connaissance d’Anton et je suis d’accord avec toi, son travail est incroyable. C est aussi lui qui s est occupé de l’artwork du maxi de «Dreams»

Vous jouez au festival Levitation France à Angers le 21 septembre. Simplement un tour de chauffe avant la tournée ou une date importante ? Que représente pour vous ce festival ?

Lionel. Ou là! Levitation c’est important! On y a déjà joué avec les Limiñanas et c’était très impressionnant. La programmation est démente, il y a beaucoup de monde et c’est un public de connaisseurs. On prend ça très au sérieux. 

Un album, une tournée. Et après ?

Lionel. Je pense qu’on va travailler sur un deuxième album. Même si on ne se l’ai pas encore dit clairement ! Je crois qu’on en a tous les quatre très envie!

Merci Lionel, merci The Limiñanas, merci L’Épée

Plus d’infos sur le groupe ici, sur le festival Levitation France