15 Jan

Flor del Fango : le retour du rock latino engagé

C’est rock, c’est latino, c’est engagé et follement dansant, Flor del Fango est de retour après une pause d’une quinzaine d’années. Au menu des retrouvailles : de nouvelles chansons, un nouvel album et une tournée qui commence à Nantes mercredi 17 janvier…

© Raphaël Rinaldi

© Raphaël Rinaldi

Manu Chao, Mano Negra, Parabellum, Chihuahua ou encore Les Frères Misère…, il y a un peu de tout ça dans Flor del Fango et il en serait autrement étonnant puisque ses huit musiciens sont issus de ces groupes qui ont marqué l’histoire du rock dans les années 80 par une écriture engagée.

Fondé en 1997 pendant une manifestation de soutien aux indiens du Chiapas à Paris, Flor del Fango poursuivra sa route pendant cinq ans avant de se dissoudre. Quinze ans plus tard, ils sont de retour avec la même énergie communicative, la même volonté de s’engager auprès des minorités en lutte. Interview…

Pourquoi ce retour après plus de 15 ans d’absence. vous aviez oublié d’éteindre la lumière ?

Marucha Castillo (chant lead). Ce n’est pas qu’on à oublié d’éteindre la lumière, nous l’avons laissée à l’abri. Comme une braise qui peut redevenir un brasier avec un simple souffle… Pendant ces 15 ans, une de nos plus belles flammes est partie devenir étoile dans le ciel (Sven Pohlammer, guitariste, décédé en 2014, ndlr). Nous ne nous sommes jamais vraiment séparés, la vie nous à envoyé à droite, à gauche, vivre diverses expériences avant de nous rassembler avec toujours autant de choses à se dire, à partager et a faire partager.

Si mes informations sont bonnes, le groupe s’est formé en 1997 après une soirée de soutien aux indiens du Chiapas à Paris. Qui dit indiens du Chiapas dit sous-commandant Marcos, dit Zapatisme, dit lutte contre le néolibéralisme. c’est toujours ce qui unit les différents membres du groupe aujourd’hui ?

Marucha. Initialement, ce qui nous a uni avant tout c’est la musique et l’amitié. Mais bien sûr notre positionnement social et politique a eu une énorme influence dans la création de Flor del Fango. Aujourd’hui, nous soutenons toujours le mouvement néozapatiste, ainsi que tous ceux que le système néolibéraliste opprime, vole et laisse de côté.

Il faut rappeler que vous avez tous un beau parcours de musiciens engagés derrière vous. Parabellum, Mano Negra, Chihuahua, Les Frères Misère… des noms qui parlent aux plus anciens d’entre nous comme aux plus jeunes. c’était le bon temps ?

Marucha. C’est toujours «le bon temps», les années passent, c’est certain, mais l’énergie demeure la même. le monde ne va pas mieux, les raisons de se révolter se multiplient chaque jour. C’est toujours le moment pour agir. Et aujourd’hui, la Flor réagit ! Évidemment, toutes ces belles histoires du rock alternatif français ont eu une grande importance dans nos vies respectives et dans le paysage rock hexagonal, mais aujourd’hui c’est bien avec Flor del Fango que nous voulons écrire le nouveau chapitre de notre combat musical.

Que reste-t-il de toute cette époque ?

Marucha. Nous déjà !!! Mais aussi beaucoup de groupes, de structures indépendantes qui poursuivent et améliorent ce mouvement démarré il y a longtemps. Les graines ont poussé et forment de nouveaux groupes, de nouvelles énergies.

Pas de place pour la nostalgie ?

Marucha. «Nostalgie, c’est fini», disait Sven dans une de ses chansons. Il vaut mieux agir dans le présent avec l’expérience des choses apprises par le passé mais sans s’attarder dans la mélancolie… Il reste tant à faire !

Si vous deviez retenir un titre, un seul, qui symboliserait toute cette période. lequel serait-ce ?

Marucha. Oui… Napo disait hier «Mort au vaches» de Parabellum, je pense que c’est assez représentatif de cette période alternative.

Quel regard portez-vous sur la scène rock française actuelle ? La jugez-vous suffisamment engagée ?

Marucha. Comme nous le disions plus haut, les graines du mouvement alternatif ont permis a des structures comme Rage Tour (notre tourneur) de se créer et de s’épanouir, autour d’eux comme autour d’autres structures indépendantes. De nombreux nouveaux artistes reprennent le flambeau et il faut savoir le saluer.

Évidemment, il y a aussi toute une partie de la scène rock actuelle qui n’a pas emprunté cette voie engagée, mais le contexte mondial risque fort de susciter de nouvelles vocations.

Quel disque, quel artiste, squatte votre platine en ce moment ?

Marucha. J’écoute pas mal de vieux boléros et cumbias. En ce moment, j’écoute aussi les chansons de Sven à qui je pense très fort et certains de ses cd préférés qui sont assez variés…comme Gang, Can, Robert Wyatt et Los Chungitos y Lucio Battisti… !

Vous sortez un nouvel album en mars prochain, le deuxième de Flor del Fango. Sonne-t-il comme une évidence ? Comme une suite logique ?

Marucha. En fait ce deuxième album de la Flor est la suite logique du premier. La grosse particularité de ce disque est que nous l’avons enregistré il y a 15 ans après le départ d’Ana, la première chanteuse du groupe. Nous sommes donc fiers qu’il voit enfin le jour. C’est grâce au label Sabor discos qui nous a proposé de sortir «Hekatombeando» que l’on s’est réformé. Nous tenons donc vraiment à les en remercier. Actuellement, nous travaillons avec Rage Tour qui nous soutient de façon formidable sur l’accompagnement du groupe, mais ne nous arrêtons pas là, nous avançons aussi sur la composition de nouveaux titres avec nos deux nouveaux venus, Madjid et Matu… La Flor est en marche!

Le titre Hekatombeando est une petite bombe de musique rock latino entraînante et dansante à souhait. tout y est. est-ce que ça a été facile de relancer la machine, de retrouver l’osmose, d’écrire au final 12 titres pour l’album ?

Marucha. Comme je viens de dire, les 12 titres ont été écrits et enregistrés il y a 15 ans… mais l’osmose au moment de les jouer ensemble est intact, je dirais même plus intense ! Nous sommes en route pour écrire de nouveaux morceaux plus en phase avec nos envies du moment mais l’on éprouve toujours un grand plaisir à défendre les anciens titres qui sont toujours d’actualité.

Tous les morceaux qui composent l’album sonnent latino, tous sauf deux, Dans tes bras et surtout Je laisse venir qui sonne même très parigot avec l’accordéon. Pourquoi ? Que racontent-ils ?

Marucha. On a écrit «Je laisse venir» à Paris, plus précisément à Montmartre. On exprime l’amour et la gratitude que l’on éprouve pour cette ville et particulièrement pour ces quartiers populaires qui nous ont si bien accueillis. «Dans tes bras» est une chanson écrite par Sven qui parle de la seule et unique chose qui pour moi peut nous sauver ,«nous sortir du néant» comme il dit si bien : l’amour. C’est aussi sympa pour nous de chanter en français.

En attendant la sortie de l’album, on vous attend sur scène, notamment au Ferrailleur à Nantes le 17 janvier. La scène, c’est inscrit dans votre ADN ? 

Marucha. Je ne m’y connaît pas beaucoup en ADN mais le contact avec les gens, c’est la base, les fondations de notre projet et même la raison d’exister du musicien selon moi. C’est le rapport avec le monde, cette alchimie qui crée la magie. Quand la «mayonnaise prend» ,«El Duende» sort et alors la musique peut transformer nos vies. Nous avons vraiment hâte de retrouver la scène !!!

À quoi va ressembler la vie de Flor del Fango dans les mois à venir ?

Marucha. Beaucoup d’échanges, de rigolades, mais aussi de rigueur au moment du boulot. Beaucoup de voyages, de rencontres et de partages avec toutes sortes d’artistes, de musiciens, de peintres, de poètes mais surtout avec le public qu’il nous tarde vraiment de retrouver.

 Merci Marucha, merci Flor del Fango

Plus d’infos sur le groupe ici et  

Flor del Fango sera en concert à Nantes le 17 janvier, à Saint-Brieuc le 19 janvier, à Malestroit le 20 janvier, à Vaureal le 10 février, à Clermont Ferrand le 28 avril, , à Tarbes le 5 mai, à Paris le 17 mai…

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05 Jan

Résolution 2018 : Nantes s’habille rock !

Vous aimez le rock ? Alors vous allez être servis. Nantes, ville réputée sur la scène nationale et même internationale pour avoir produit quelques beaux fleurons du genre, nous offrira dans les prochains mois deux expositions et un concert unique dédiés à son histoire…

Petit quizz : qui sont ces trois personnes ? Réponse : Dominique A, Philippe Katerine et Francoiz Breut

Petit quizz. Qui sont ces trois personnes ? Réponse : Dominique A, Philippe Katerine et Francoiz Breut il y a quelques années (photo Rock! Une histoire nantaise)

Rock ! Une histoire nantaise

En 2018, on range les richelieus et le blazer, on ressort les boots et le perfecto, l’année sera rock ou ne sera pas avec plusieurs événements à l’affiche, à commencer par une exposition exceptionnelle dont on entend parler depuis quelques temps, puisqu’un appel à contribution des Nantais a été lancé il y a plusieurs mois par son commissaire Laurent Charliot. Rock ! Une histoire nantaise, c’est son nom, sera présentée au Château des ducs de Bretagne, Musée d’histoire de Nantes, du 24 février 2018 au 10 novembre 2019, 21 mois pour (re)découvrir le rock nantais des années 1960 à nos jours.

Tri Yann, EV, Elmer Food Beat, Orange Blossom, Dominique A, Tequila, Jeanne Cherhal, Dolly, Philippe Katerine, C2C, Christine and the Queens, KO KO MO, Von Pariahs, The Little Rabbits, Lenparrot, Arnaud Fradin, Elephanz, Ultra Vomit, Pegase… connus internationalement ou localement, 300 pages ne suffiraient pas pour aligner les noms qui depuis les années 60 font vivre le rock ou d’une façon plus large les musiques actuelles dans la capitale des Pays de la Loire.

L’exposition retrace cette vitalité exceptionnelle dans un parcours divisé en neuf sections chrono-thématiques, scénographié grâce notamment aux objets, photos et autres documents prêtés par les Nantais, et mis en musique. Plus d’une centaine de titres seront disponibles à l’écoute grâce à un système auditif constitué de gobelets de festival. Une immersion jusqu’au bout des oreilles !

Rock ! Une histoire nantaise est aussi un livre de Laurent Charliot, disponible en librairie le 24 février. Après La Fabuleuse histoire du rock nantais, l’auteur nous explique dans ses pages comment la ville de Nantes est passée du statut de « belle endormie » à celui de « Nantes l’effervescente ». Nous vous en reparlerons plus en détail prochainement sur ce blog.

Rock ! Une soirée nantaise

Quoi de mieux qu’un bon concert pour aiguiser l’appétit et accompagner l’ouverture de cette exposition ? Direction Stereolux le 23 février pour un voyage dans le rock d’hier et d’aujourd’hui. Au programme, plusieurs générations de musiciens qui ont fait ou font vibrer la scène nantaise, regroupés autour de trois groupes phares de la scène actuelle, KO KO MO, 20syl & Hocus Pocus et Pégase. Des gens comme Manou et Grand Lolo d’Elmer Food Beat, Roman Gaume, Philippe Ménard de Tequila, Lenparrot, Voyov ou encore Disco Anti Napoleon se relaieront sur la scène au cours de cette soirée unique en son genre.

Rock Story : L’histoire du rock

Une autre exposition d’envergure sur l’histoire du rock, bien au-delà des frontières nantaises cette fois, se tiendra durant la foire internationale de Nantes du 7 au 16 avril 2018. Sur 1600 m2 d’espace, Rock Story : L’histoire du rock offrira un parcours scénographié chronologique et thématique, présentant les différentes facettes du rock depuis les années 50 jusqu’à nos jours, depuis ses racines country jusqu’au métal, en passant par la vague punk, le rock glam ou encore le rock psychédélique. Huit espaces, autant de périodes qui ont construit le rock. Au générique, les géants que sont les Rolling Stones, Téléphone, les Who, Led Zeppelin, Pink Floyd, Queen, Bob Dylan, Elvis, Guns n’Roses, David Bowie ou Johnny Hallyday à qui bien sûr l’exposition rendra un hommage particulier.

Eric Guillaud

Plus d’infos sur Rock ! Une histoire nantaise ici, Rock ! Une soirée nantaise , Rock Story : L’histoire du rock ici

Les Sunset

Les Sunset – groupe des années 60 (photo Rock! Une histoire nantaise)

04 Jan

BIS 2018 : La scène francophone canadienne à l’honneur pour la deuxième année

L’opération s’appelle Côte à Côte et permettra une nouvelle fois de découvrir la scène musicale francophone canadienne à l’occasion des Biennales Internationales du Spectacle qui se tiendront les 17 et 18 janvier 2018 à Nantes…

© Max-Antoine Guérin

© Max-Antoine Guérin

Deuxième rendez-vous du genre pendant les Biennales Internationales du Spectacle, Côte à Côte a pour objectif de renforcer les relations et les collaborations entre les filières canadiennes et européennes par la présence d’une délégation de plus de cinquante professionnels et une soirée de concerts ouverte aux professionnels et au public.

Trois artistes sont invités à se produire dans l’auditorium 800 de la Cité des Congrès de Nantes le 17 janvier à partir de 20h30.

Au menu…

Le duo folk guitare/contrebasse Saratoga formé en 2014 autour de Chantal Archambault et Michel-Olivier Gasse, originaire du Québec…

Toujours du Québec, toujours dans un style folk, quoiqu’un peu plus rock, le chanteur Émile Bilodeau, considéré comme l’un des artistes en vue de la scène musicale québécoise…

Enfin, le groupe de rock un brin déjanté Les Hôtesses d’Hilaire, du Nouveau-Brunswick. Leur dernier enregistrement lui a valu une nomination comme Album de l’année dans la catégorie «Alternatif» au gala de l’ADISQ ainsi que deux trophées à l’ECMA, célèbre gala récompensant l’industrie de la musique au Canada, dont celui pour l’Enregistrement de groupe de l’année.

Plus d’infos sur Côte à Côte 2018 ici

Le groupe nantais Orange Blossom fait un carton en Turquie grâce à la série télévisée Çukur

Il en avait mis du temps à le sortir cet album. Neuf ans. Neuf longues années. Une torture pour les nombreux fans du groupe nantais. Mais depuis, Orange Blossom n’arrête plus de courir le monde avec les onze titres qui composent le très intense « Under the Shade of violet » sorti en 2014. Ce troisième album sans frontières rebondit aujourd’hui du côté de la Turquie où le titre « Ya Sidi » fait un carton depuis son passage dans la série télévisée populaire Çukur…

© Ernest Sarino Mandap

© Ernest Sarino Mandap

Plus de trois millions de vues pour un audio posté sur YouTube en novembre 2017 par la production de la série télévisée turque Çukur. C’est énorme mais tellement mérité pour le groupe qui affiche son bonheur sur les réseaux sociaux.

Depuis plus de 20 ans maintenant, Orange Blossom nous invite au voyage avec sa musique du monde ou plus justement son électro rock oriental. Dans une interview que nous avions réalisée en 2014 au moment de la sortie du troisième album, Carlos Robles Arenas, grand fan de Joy Division et Led Zeppelin, nous expliquait ses influences, ce mélange de rock, de post punk et de musique traditionnelle, ethnique, qui est la marque d’Orange Blossom :

« J’ai très tôt été baigné dans la musique, depuis le mambo jusqu’au rock en passant par la musique mexicaine d’où je suis originaire, l’electro ou encore la salsa que j’ai découvert à Cuba quand j’étais à l’école de musique. De fait, le mélange est normal pour moi, évident (…)

Pour moi la musique, c’est quelque chose qui n’a pas besoin de longue formation, d’acquis. Tu écoutes, tu aimes ou tu n’aimes pas. Chez certains groupes, le mélange peut faire collage ou trop conceptuel. Je pense que ce n’est pas évident dans leur tête. Dans la mienne ça l’est. Lorsque je compose, je fais en sorte que ce soit sincère, le plus sincère possible ».

« Under the Shade of violet » est le nom du troisième album, onze titres aux sonorités orientales, mais pas que, et surtout une nouvelle voix, exceptionnelle, envoûtante, celle d’une jeune égyptienne de 28 ans totalement inconnue en France il y a trois ans, Hend Ahmed.

Parmi les onze titres de l’album, « Ya Sidi », un pur chef-d’oeuvre du genre à vous coller le frisson pour l’éternité. La preuve avec ce commentaire laissé par un Nantais sur le compte Facebook de Carlos Robles Arenas.

« Quand vous répétiez cette chanson au hangar Cassin, tous ceux qui travaillaient là s’arrêtaient pour tendre l’oreille. Les meuleuses, les musiques, les micros, les ordis… Tout s’arrêtait. Une chape de gravité cérémonieuse imprégnait tout le bâtiment, sans que l’on sache si c’était à cause du profond respect qu’inspire cette musique profonde et habitée, ou si c’était parce que la Grâce était arrivée là par miracle, à la porte à côté de la nôtre. Je n’en connais pas le sens des mots, mais elle fait du bien ! »

Avant Çukur, le titre « Ya Sindi » avait également été choisi comme générique de la série Marseille produite par Netflix avec Benoît Magimel et Gérard Depardieu.

Plus d’infos sur le groupe Orange Blossom ici

12 Déc

Hellfest 2018. Mercredi 13 décembre, journée rock’n’roll

Attention, la journée du 13 décembre sera rock’n’roll ou ne sera pas. Outre les conclusions du rapport sur Notre-Dame-des-Landes, mercredi sera aussi l’occasion de découvrir l’affiche complète du Hellfest 2018. Et contrairement au rapport, rien n’a fuité depuis les bureaux du festival à Cugand, près de Clisson…

© Franck Dubray / MaxPPP

© Franck Dubray / MaxPPP

Fuites, rumeurs et silences

Le site et le compte Facebook du festival sont restés figés au 6 décembre, depuis l’annonce en un clip de la divulgation de l’affiche 2018 ce mercredi 13 décembre. Et depuis, rien ne fuite, pas un début de commencement de nouveau nom, pas même des initiales, rien, nothing, nada. Francis Zégut, généralement bien informé et prompt à lancer quelques noms par-ci par-là reste silencieux depuis son annonce de Kiss (avec un point d’interrogation) le 17 novembre. Idem du côté des réseaux sociaux et des forums si ce n’est quelques noms comme Uncommonmenfrommars, Bunkum, Sons of Apollo, Bukowski, Berri Txarrak, donnés comme rumeurs ou fuites.

Les noms connus à ce jour…

Dès le 13 novembre, les organisateurs avaient lâchés les 13 premiers noms de l’affiche dans une campagne de communication digne de la sortie d’un film hollywoodien catégorie « horreur ». Ces 13 noms que nous vous dévoilions ici sont Iron Maiden, Judas Priest, Nightwish, Megadeth, Hollywood Vampires, Avenged Sevenfold, Marilyn Manson, Limp Bizkit, Stone Sour, A Perfect Circle, Body Count, Deftones et Parlway Drive.

Rendez-vous demain pour la suite

Eric Guillaud

08 Déc

VedeTT : un nouvel EP dans le tambour

Ça roule pour VedeTT. Le groupe angevin, projet de Florent Vincelot aka Nerlov, sort cette semaine un nouvel EP, ainsi qu’un clip, et vous invite à le retrouver sur scène au Joker’s Pub à Angers dimanche 10 décembre…

© JÇrìme Sevrette

© JÇrìme Sevrette

Non, VedeTT n’a rien à voir avec la célèbre marque de machines à laver, encore moins avec la bière belge, VedeTT c’est le nom d’une formation angevine qui malgré un changement de line-up quasi-perpétuel s’est imposée sur la scène angevine et au delà avec un style bien à elle, une pop planante et raffinée, parfois chantée en français, beaucoup en anglais.

Nous avions interviewé Nerlov à l’occasion de son concert au festival Levitation France à Angers en septembre dernier, il nous expliquait alors ce qu’était VedeTT en ces quelques mots :

« C’est de la musique globalement rock… Ça passe par pas mal de choses différentes et ça évolue à chaque fois. Le premier album « Tuer les gens » est un peu new wave, un peu 80’s, un peu mélancolique… ».

À ceux qui pensaient trouver chez lui des influences Daho, Nerlov rétorquait : « Etienne Daho, je ne connais pas bien… Il parait qu’il faut que j’écoute les premiers albums pour comprendre la référence ».

« Pour faire simple, le groupe que j’ai le plus écouté et dont je m’inspire en grande partie pour ce projet, c’est Radiohead, mais ça y ressemble pas vraiment… Tant mieux. La base de VedeTT, c’est : « Le bad, la tension et le côté planant »… Ce qui m’inspire, c’est plutôt tout ce qui nous entoure que juste quelques groupes… Ça peut faire branleur/écorché/Raphaël de dire ça, mais c’est vraiment le cas ! »

Peut-être Nerlov les a-t-il finalement écoutés ces premiers albums de Daho, peut-être a-t-il plus vraisemblablement continué à écouter Radiohead, quoiqu’il en soit, ce nouvel EP qui sort le 8 décembre affiche de belles couleurs pop et indie. Losing All, c’est son nom, permet à VedeTT d’explorer de nouvelles voies, plus énergiques et dansantes avec It Seems To Be Natural, nonchalantes et élégamment jazzy avec Eyes. Ajoutez Losing All et  Get Off The Road qu’accompagne un clip très sombre, très inquiétant, et vous obtiendrez un EP qui tient sacrément bien la route.

Eric Guillaud 

Plus d’infos sur VedeTT ici. Le groupe sera en concert le 10.12 à Angers, le 11.12 à Paris, le 14.12 à Nyon, le 15.12 à Bulle, le 16.12 à Saint Gallen…

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04 Déc

Le cultissime groupe de garage rock The Fleshtones en concert à L’Oasis au Mans jeudi 7 décembre

Plus de quarante années d’existence, une discographie gargantuesque, une grosse poignée de titres essentiels et des centaines, des milliers, de concerts un peu partout sur la planète… The Fleshtones est de retour avec un nouvel album, toujours aussi survitaminé, The Band Drinks For Free

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Tous ceux qui ont eu la chance de le voir un jour sur scène vous le diront, The Fleshtones se déguste d’abord en live.

Formé en 1976 dans un New York en surchauffe, à la même époque que les Ramones, Blondie ou encore Television, The Fleshtones impose rapidement sa marque, un rock à l’énergie punk, au son sixties tendance rockabilly et surf music. Et rien ne l’arrête. Le tandem Keith Streng / Peter Zaremba entraîne le groupe dans une orgie de concerts, tout d’abord au mythique CBGB’s à New York puis sur toutes le scènes du monde, les grandes comme les minuscules. J’ai souvenir de son passage au café-concert Stakhanov à Nantes en 2012, un concert survolté d’une heure trente pour quelques privilégiés.

Se donner à fond, sur scène, jouer au milieu du public ou même parfois à l’extérieur de la salle, les Fleshtones savent encore surprendre malgré leur âge avancé diront les mauvaises langues. Un âge avancé mais un nouvel album, The Band Drinks For Free, qui pourrait bien vous filer un coup de jeune, un album dans la plus pure tradition des Fleshtones, du rock’n’roll qui se danse et se chante.

Faites chauffer les baskets, le groupe sera sur la scène de l’Oasis au Mans samedi 7 décembre en compagnie des Manceaux Dandies, distributeurs officiels de mélodies pop. Santé !

The Fleshtones sera en concert le 5 décembre à Bordeaux, le 6 à Orléans, le 7 au Mans, le 9 à Clermont-Ferrand, le 10 à Toulouse… 

Plus d’infos sur The Flestones ici

30 Nov

INTERVIEW. Dix questions à After the Bees avant sa release party le 7 décembre à Stereolux

Il y a un mois sortait Let’s Rise, le premier album du duo folk nantais After the Bees. À quelques jours de la release party à Stereolux à Nantes, le 7 décembre, nous avons voulu savoir comment Cécile et Alexandra avaient vécu toute cette période. Rencontres, influences, travail sur la scénographie… elles nous disent tout ici et maintenant.

© Jean-Marie Jagu

© Jean-Marie Jagu

Votre premier album, Let’s Rise!, est sorti il y a maintenant un mois. Comment vous sentez-vous ?

Cécile. Nous sommes très contentes, parce qu’il a un bel accueil, et aussi parce qu’on va fêter cette sortie d’album dans de belles salles : La Luciole à Alençon le 2 décembre et Stereolux à Nantes le 7 décembre. La « release party » à Nantes nous fait d’autant plus plaisir que nos amis Mathias Delplanque, Nathalie Bernardini, Stéphane Babiaud et Céline Challet participent à cette soirée, pour la plupart en jouant des arrangements spéciaux sur nos morceaux!

J’imagine que la période a été particulièrement féconde en émotions et en rencontres de tous types. S’il fallait en retenir une, quelle serait-elle ? Et pourquoi ?

Cécile. After the Bees est un projet qui favorise les rencontres improbables, les lieux atypiques, les situations extraordinaires. Depuis que nous tournons ensemble, c’est un peu notre quotidien. Pour ne citer qu’un moment : le soir de la sortie de l’album, certaines personnes nous ont chanté des titres, parce qu’ils les avaient écoutés et aimés. Ça fait tout drôle, d’un coup le morceau appartient à tout le monde… C’est super émouvant.

Ce n’est jamais parfait un album. Il y a toujours quelques chose qui chagrine. On se dit qu’on aurait dû faire ceci ou cela autrement… C’est votre cas ? Avec le recul, il y a des choses que vous souhaiteriez changer ?

Cécile. Nous avons suivi chaque étape avec minutie. Nous voulions avoir du plaisir à l’écouter et à le faire écouter. La pochette aussi, réalisée par Coralie Marie sur une illustration d’Elise Roy, est vraiment belle, ça nous fait plaisir de présenter un bel objet! Bien sûr, dans un projet comme une réalisation d’album il y a des embûches. C’est une aventure qui a débuté il y a presque deux ans, alors sur une longue période, il y a des hauts et des bas, c’est bien normal! Nous apprenons de tout cela, nous ferons différemment pour le prochain, certainement…

On se nourrit toujours des anciens. Quelles ont pu être vos influences pour ce disque ?

Cécile. On se nourrit des anciens, et des nouveaux aussi. Souvent on cite Neil Young, référence aux cheveux blancs dont l’incroyable modernité musicale nous bouscule toujours. Nous avons toutes les deux écouté PJ Harvey en boucle dans notre chambre d’ado, aussi. Mais les sons qui nous attirent aujourd’hui sont des voix et des ambiances sonores comme ALT J, Half Moon Run, Moddi, My Brightest Diamond, Asgeir, Low Roar, Sigur Rós…

Quel album tourne en boucle chez vous en ce moment ?

Cécile. Là tout de suite, c’est un titre qui tourne : « Ego Song » de Chien Fantôme…

Quel est le dernier concert qui vous a bouleversé ?

Cécile. PJ Harvey à la Route du Rock, c’était fantastique!

Pensez-vous que le duo que vous formez Alexandra et Cécile est la bonne combinaison pour After the Bees ?

Cécile. Nous avons encore beaucoup d’envies de compositions ensemble, ce n’est que le début, on espère! On commence à expérimenter des sons avec notre collaborateur Christophe Sartori. Pour l’instant, on ne sait pas où ça va nous mener… On n’est pas à l’abri de voir la famille s’agrandir!

Un concert d’After the Bees c’est aussi une scénographie, une immersion dans des images. Pouvez-vous en dire un mot de ce spectacle qui accompagne l’album?

Cécile. On a envie que l’univers s’étende. On a envie de partager cette sensation qui nous parcourt quand on compose, souvent dans des endroits reculés, près de la nature. La scénographie vient d’un tableau du plasticien italien Claudio Palmieri : « Fluorescenza ». Nous voulions intégrer le tableau, en faire notre scénographie. Nous voulions capturer des images des lieux de résidences de composition et les utiliser comme lumière projetée sur nous pour fabriquer une lumière organique, mouvante. Christophe Sartori nous a accompagnées dans cette création, d’abord sur la scénographie et puis sur le mapping vidéo. On a demandé à Xavier Cailleau (les films du Dissident) de tourner les images. Et puis on a eu l’aide d’Anne-Cécile Gauthier, pour la cohérence visuelle, et c’est aujourd’hui l’éclairagiste et vidéaste Emmanuel Larue qui pilote tout cela.

Vous serez sur la scène de Stereolux le 7 décembre pour votre release party. Que représente cette soirée pour vous ?

Cécile. Nous sommes nantaises. C’est donc une grande fête que cette date du 7 décembre. On a hâte de présenter le nouvel album à ceux qui ne l’ont pas encore écouté, on a hâte de montrer ce qu’on est aujourd’hui sur scène. On a hâte de partager, ça va être chouette!

On me dit qu’il y aura des invités et des surprises. On peut en savoir un peu plus?

Cécile. Mathias Delplanque ouvrira la soirée. C’est un bidouilleur de sons dont l’univers est étonnant. C’est beau. Nous avons depuis longtemps cherché à travailler ensemble sans trouver le temps. C’est chose faite! Il interviendra sur l’un de nos morceaux!

Nathalie Bernardini, chanteuse et guitariste, intervient sur les albums d’Orange Blossom depuis longtemps. Elle a également joué en duo avec Alexandra au tout début du projet After The Bees. Nous avions envie d’essayer de faire sonner trois voix de femmes ensemble sur quelques morceaux. Et ça fonctionne plutôt bien…

Stéphane Babiaud est un ami musicien de longue date. Nous avons foulé les bancs du conservatoire ensemble, étant ados! Nous avions très envie de collaborer, de mélanger des univers. Et là aussi ça nous plaît bien…

Céline Challet alias Rose Boy est la complice musicale d’Alexandra depuis toujours. Elles ont joué ensemble dans Darling. Artiste multiple, elle compose aujourd’hui pour la scène dans le Groupe Fluo, entre autres… C’était donc évident qu’elle devait venir jouer avec nous. Elle terminera la soirée par un DJ set préparé pour l’occasion…

Merci Cécile et Alexandra

Plus d’infos sur After the Bees ici et  

After the Bees sera en concert le 2 décembre à La Luciole à Alençon, le 7 décembre à Stereolux à Nantes

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17 Nov

Festival Culture Bar-Bars 2017 : rencontre avec Paco Rodriguez aka Sitarsonic, ex-guitariste du groupe bordelais Gamine

Attention, un musicien venu d’ailleurs se pose à califourchon, enfourche son sitar électrique et vous invite à vivre la Trans mystique le temps de trois concerts dans le cadre du festival Culture Bar-Bars à Nantes.

© Denis Leroy

© Denis Leroy

Avec sa chevelure, ses bagues et ses tatouages, on pourrait croire que Sitarsonic débarque tout droit de Goa en Inde. Erreur, Paco Rodriguez est bel et bien français et n’a rencontré le Sitar qu’en 1994. Dans une autre vie, il était le guitariste du légendaire groupe bordelais Gamine (Voilà les anges), pendant pop d’un autre fameux groupe de l’époque lui aussi girondin  : Noir désir ! Également producteur, il a façonné le premier album des Little Rabbits et celui du groupe Autour de Lucie.

Sitarsonic tourne depuis 2000 et en est à son 7e album auto-produit: « Radio Mantra « (2016) explore des horizons de plus en plus mystiques alliant compositions et Mantra, les chants religieux bouddhistes hypnotiques. Extrait…

 

Sur scène, Paco est accompagné pour cette mini-tournée en improvisation par French Tourist qui lui ne se contente pas de passer les disques mais accompagne les nappes avec des sons et des instruments bien à lui (Shruti Box, Theremin, Scratch, Percussions). Derrière le nom d’artiste French Tourist se cache une vieille connaissance du temps des Little Rabbits. En effet, le Nantais Laurent Allinger sévit en tant que DJ depuis un bon quart de siècle sur la scène nantaise. En solo ou dans des projets artistiques qu’il aime comme ces tournées qu’il organise des deux côtés de l’Atlantique avec les rockers et bluesmen de Tucson en Arizona.

Nous avons rencontré nos deux compères après leurs 2 heures de live à La Motte aux cochons (44) le 11 novembre. Ils évoquent dans cet extrait d’interview la culture du café concert en France…

Sitarsonic sera en concert les 24, 25 et 26 novembre dans les bars nantais : Cour 87, L’R de rien et Chez Lulu.

Plus d’infos sur Sitarsonic ici

Denis Leroy

19 Oct

Elmer Food Beat, Tolazic et Mellino ex-Négresses Vertes en concert à Couëron le 21 octobre pour la lutte contre le cancer

C’est un concert prévu de très longue date mais il prend bien évidemment une tonalité un peu particulière avec le décès de Twistos, membre fondateur du groupe Elmer Food Beat, survenu le 28 août dernier, emporté par un cancer…

© Jardin d'images

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On imagine que l’émotion sera immense au sein du groupe et du public le 21 octobre prochain à la salle L’Estuaire à Couëron et que Twistos sera présent aux côtés de chacun des participants.

Organisée par l’association Ensemble c’est tout pour la lutte contre le cancer, la soirée réunira sur la même scène Elmer Food Beat, Mellino, projet réunissant deux musiciens issus des Négresses Vertes, et Tolazic, groupe de steel drum couëronnais.

« Ce sera bien sûr une soirée en hommage à Twistos avec des surprises et la présence de nombreux amis du groupe », précise Jean-François Dupas, président de l’association Ensemble c’est tout.

« Les fonds récoltés cette année et avec le concert iront à l’ICO René Gauducheau (Institut de Cancérologie de l’Ouest) pour un projet qui nous tient particulièrement à cœur, la maison du bien-être. Cet établissement va être construit courant 2018 pour permettre aux patients de faire des activités sportives, culinaires et esthétiques. Depuis sa création, l’association a reversé 5000 euros à l’ICO ».

Il reste des places – mais il faut faire vite – au choix sur ticketnet, dans toutes les billetteries Auchan et Leclerc ou aux Bouchons de la Sinière à Couëron. Début du concert à 20h30.

Eric Guillaud