17 Jan

En concert à Nantes. Octave Noire, la belle promesse de la pop française

Ce sera à n’en pas douter l’un des moments forts du nouveau festival nantais baptisé BISE, le concert d’Octave Noire le 22 janvier nous permettra de découvrir l’une des révélations de la scène pop électro venue nous présenter son deuxième album, Monolithe. Interview…

Octave Noire © Fabien Tijou

« Los Angeles, entre promesse et doute », chante-t-il sur son dernier single sorti en novembre. Aucun doute en tout cas de ce côté-ci de l’Atlantique, Octave Noire est bien la promesse pop que l’on attendait tous et toutes en ce début d’année. Son premier album, Néon, sur lequel se trouvaient déjà deux petites pépites voyageuses, Un Nouveau monde et Belém Belém, nous laissait présager le meilleur. Il est là ce meilleur, avec Los Angeles, premier extrait d’un album à paraître le 14 février et baptisé Monolithe.

Octave Noire, c’est le projet de Patrick Moriceau. Un parcours atypique, depuis Bouaké en Côté d’Ivoire jusqu’à Paris, une initiation musicale passant par la flûte à bec, le djembé et le piano, une passion très tôt pour les synthés et les sons, quelques années en musicologie, deux albums d’indielectro sous un autre pseudo, pas mal de compositions pour d’autres artistes avant que lui-même s’accepte finalement en chanteur. En 2017, c’est l’écriture de son premier album, Néon, son premier succès avec Un Nouveau monde, pas mal de concerts ici ou là… et puis retour au studio pour Monolithe, un petit bijou d’électro-pop à la fois mélancolique et lumineuse. De quoi titiller notre curiosité. Octave Noire, qui est-il, d’où vient-il ? Réponse ici et maintenant…

Pourquoi Octave noire ?

Je souhaitais que mon pseudo soit évocateur dès la première fois qu’on l’entend. Je voulais mélanger les sens. La vue avec la couleur, ou non couleur « noire », et l’ouïe, avec l’octave. J’aime le principe de la synesthésie, c’est à dire la communication entre les sens. Une couleur qui appelle un goût, un son qui évoque une matière.

Monolithe est votre deuxième album. Vous vous sentez comment à la veille de sa sortie ? Plus léger, plus confiant qu’au moment du premier ?

Heureux ! Je suis très serein à la veille de sa naissance. J’ai pris le temps nécessaire pour le composer, l’arranger. C’est une suite logique de Néon, il est son petit frère. Ils se ressemblent mais ont chacun leur personnalité propre. J’en suis fier. J’ai très envie de le partager sur scène. Donc oui, léger et confiant.

Si je classe Monolithe dans ma discothèque aux côtés des albums de Gainsbourg, Tellier et Chamfort, ça vous convient ?

Non seulement ça me convient, mais je dirais que je me sens très honoré. Ce sont de vraies références pour moi, depuis longtemps. Je remarque que les arrangements sont très importants dans leurs chansons. C’est là où je prends le plus de plaisir. L’utilisation des cordes notamment. Pour ces raisons, je me sens proche d’eux. Certainement le besoin de maîtriser au maximum la production.

Belém dans le premier album, Los Angeles dans le deuxième, c’est quoi au juste la musique pour vous, la quête d’un nouveau monde ?

C’est avant tout la liberté. C’est un jeu aussi. Un jeu dont j’invente les règles. C’est un champ de liberté énorme. Quand je compose, je crée un monde, ses personnages, son climat, sa temporalité etc… C’est aussi pour ça que j’apprécie les synthétiseurs. Ils permettent d’ouvrir le champ des possibles avec leurs sonorités futuristes. Donc, oui, peut être pas un nouveau monde, mais certainement un autre monde.

Premier single de ce nouvel album, le magnifique Los Angeles. Comment naît une chanson comme celle-ci ? Et que raconte-t-elle ?

L’album était presque fini, mais je sentais qu’il manquait un titre. C’est comme cela que je me suis remis au travail. J’avais le thème musical depuis quelques temps, mais je n’arrivais pas à le développer. Puis à force de chercher, je crée la musique et les arrangements. C’est à ce moment là que je fais appel à mon ami Frédéric Louis, auteur, avec qui je travaille depuis longtemps. Je le fais venir dans mon studio, branche le micro, et lui demande de faire une impro afin de trouver la mélodie du chant, et peut être une esquisse de paroles. Dès la première prise, il chante « Los Angeeeles » avec la mélodie que vous connaissez. Nous avions le thème de la chanson. Puis je me suis souvenu d’un voyage que j’avais fait dans cette ville. J’y avais rencontré un jeune français, barman, venu à Hollywood pour tenter sa chance en tant qu’acteur. C’est lui qui m’a donné l’idée de parler, à travers cette ville, de tous ces gens qui quittent leur pays, leur vie, pour un avenir meilleur.

C’est très universel. C’est une ville qui attire. Une ville lumineuse pour certains destins, mais sombre pour d’autres.

Trois clips à ce jour, trois clips réalisés par Gaëtan Châtaigner. Incontournable ?

Pour moi, oui. Gaëtan a tout de suite été sensible à ma musique. Il était présent à notre tout premier concert à Quimper. Je connaissais son travail notamment à travers les clips qu’il a fait pour son compère Philippe Katerine, ou Francis et ses peintres. Quand il m’a proposé de réaliser mon 1er clip pour nouveau monde, j’étais très fier.

Il a su comprendre ce que raconte ma musique, au delà des mots. Les ambiances, les atmosphères. Sur Los Angeles, il a su saisir mes envies, comprendre la musique, tout en ajoutant son grain de folie. C’était parfait.

Gaëtan Chataigner à la réalisation du clip, Eric Pifeteau en chef décorateur et acteur, Dominique A en invité sur le morceau J’ai Choisi, et Yotanka en label, c’est une histoire un peu nantaise tout ça, une histoire de famille ?

Oui 🙂 Certainement un retour aux sources inconscient. En effet, il se trouve que mon nom de famille vient de la région nantaise, alors que je n’y ai plus de famille directe. C’était mon destin. On n’y échappe pas. Et je dois dire qu’on s’y sent très bien.

Dominique A mais aussi ARM, Mesparrow en invités sur ce deuxième album… Un besoin de vous entourer ?

De m’entourer de gens que j’apprécie. Avant d’être Octave Noire, je faisais de la musique sous d’autres pseudos. Je ne chantais pas du tout, mais je faisais appel à des chanteurs ou chanteuses pour mes compositions. C’est une démarche de producteur, que l’on trouve beaucoup dans les musiques électroniques. C’est un peu un retour à cette manière de travailler.

Ces invités amènent l’album vers d’autres univers. Ce sont des fenêtres qui s’ouvrent, d’autres couleurs. Par exemple, Avant d’envoyer la chanson J’ai choisi à Dominique A, je la chantais moi-même, en mode maquette. Je l’aimais bien comme ça. Quand Dominique A a enregistré la même chanson avec sa voix, elle avait d’un coup presque un autre sens, alors qu’il y avait les mêmes mots, les même notes. Son interprétation a donné une nouvelle dimension à la chanson, et ça, c’est précieux.

Quel est l’album qui tourne actuellement en boucle sur votre platine ?

Je n’écoute pas vraiment d’album en boucle, mais je me suis surpris hier à réécouter avec grand plaisir Stupéflip et Justice. Je dois être dans une période radicale lo-fi sale gosse 🙂

À quoi pourrait ressembler le proche avenir d’Octave noire ?

Des concerts, des voyages, du gros son, des synthés qui s’entassent dans mon studio, un superbe concert au café de la danse le 25 mars, et un 3e album à l’horizon.

Merci Patrick, merci Octave Noire

En concert à Nantes le 22 janvier, Tourcoing le 20 février, Quimper le 7 mars, Magny-le-Hongre le 13 mars, Angers le 20 mars, au Café de la danse à Paris le 25 mars…

Plus d’infos sur Octave Noire ici

14 Jan

BISE : un festival qui embrasse le monde de la musique les 21 et 22 janvier à Nantes

C’est une première, les BIS, Biennales Internationales du Spectacle, lancées à Nantes en 2004, s’ouvrent cette année au grand public avec un festival de musique baptisé BISE. 2 jours de concerts, 19 artistes venus d’un peu partout et autant de découvertes…

Morgane Imbeaud © Goledzinowski

C’est simple et attendrissant comme un souffle sur la joue, BISE est le nom d’un nouveau festival de musique sur Nantes, un festival ouvert au public dans le cadre des rencontres professionnelles du BIS.

Un seul mot d’ordre ici : la découverte de jeunes talents. Ils seront 19 groupes ou artistes à fouler la scène de Stereolux et Trempolino les 21 et 22 janvier, à commencer par notre coup de coeur, Octave noire, et son électro-pop envoûtante…

De l’électro au rock, du rap à la chanson, tous les styles seront représentés dans cette première affiche, de l’électro avec la DJ et productrice française Sara Zinger ou le duo ATOEM, de l’electronica soul avec Global Network, du r’n’b avec Jaïa Rose, de la pop avec Philémone ou Morgane Imbeaud, ex-moitié du groupe Cocoon…

Mais aussi du rap avec DI#SE, du rock avec les Lettons Carnival Youth, les Franco-Irlandais Bigger, les Italiens The Pier ou encore les Franco-américains It’s Sunday…

Des groupes venus d’un peu tous les coins de la planète mais aussi de chez nous, oui Madame, du made in Pays de la Loire, avec Degree, Lenparrot ou encore Theophile…

Bref, de quoi faire de belles découvertes et claquer une bise à cette année 2020 qui commence fichtrement bien…

Eric Guillaud

Plus d’infos sur les BIS ici et sur le BISE là

06 Jan

Concerts : les immanquables de ce début d’année 2020 en Pays de la Loire

Balthazar, Voyou, Katerine, Octave Noire ou encore Kid Francescoli… nous avons fouillé dans la programmation des salles de la région et dégoté rien que pour vous 20 concerts qui vous feront aimer la nouvelle année…

Voyou le 3 avril en concert à Nantes © Camille Dronne

1. On commence avec le groupe parisien Frustration qui vient de sortir un nouvel album sous les couleurs du label Born Bad Records, un efficace mélange de punk et de cold-wave qui vous aidera à perdre définitivement les kilos superflus emmagasinés pendant les fêtes de fin d’année. Frustration sera en live sur la scène de Stereolux à Nantes le 23 janvier…

2. N’ayons pas peur des mots, il s’agit là d’un des meilleurs groupes européens du moment, les Belges de Balthazar en tournée permanente depuis la sortie de leur quatrième album Fever seront de retour dans la région le 24 janvier, au Chabada à Angers…

3. Lui, on le suit depuis pas mal d’années maintenant, le plus poète et déjanté des chanteurs français Philippe Katerine a repris la route pour défendre son album Confessions. Il sera à L’Oasis au Mans le 24 janvier…

4. Une guitare, quelques violoncelles et une voix, douce et assurée, il n’en faut pas beaucoup plus pour faire naître des émotions et nous transporter de l’autre côté de la montagne. Le Nantais Aymeric Maini a fait son retour il y a quelques semaines avec Winter Sun, premier extrait d’un album qu’Il viendra nous présenter le 28 janvier à la salle Paul-Fort à Nantes…

5. Lui ne fait pas dans la douceur, plutôt dans le brutal, le sextet le plus punk-rock de la galaxie nantaise, Von Pariahs, sera le 31 janvier à Fuzz’Yon à La Roche-sur-Yon pour présenter son dernier album en date, le troisième, Radiodurans

6. Coucou les revoilou, les French Cowboy and the One, version duo des French Cowboy, ex-Little Rabbits, ont retrouvé la route du studio de Jim Waters à Tucson Arizona pour nous concocter un nouvel album baptisé AF. Sortie prévue le 7 février, quelques jours avant une tournée dans la région. French Cowboy and the One sera le 14 février à Stereolux à Nantes, le 15 février au Jardin de Verre à Cholet, le 7 mars à L’Oasis au Mans, le 13 mars à Fuzz’Yon à La Roche-sur-Yon…

7. Près de 25 millions de vues pour Amour plastique, un premier clip posté sur les réseaux sociaux il y a un peu plus d’un an, 10 million pour le suivant, Roi, bientôt 1 million pour le dernier en date, Mai... Si ce n’est pas une succes story, ça y ressemble bigrement. Les Nantais Matthieu Reynaud et Adèle Castillon n’étaient pas sortis de l’adolescence lorsqu’ils ont fondé Videoclub. Ils entament en 2020 une grande tournée française qui passera par Fuzz’Yon à La Roche-sur-Yon le 14 février…

8. Vous n’avez pas encore vu les KO KO MO en live ? Vous risquez bientôt de vous sentir seuls au monde. Mais pas de panique, le duo rock nantais a encore quelques dates dans son panier, notamment le 15 février au VIP à Saint-Nazaire, c’est le moment… ou jamais !

9. Depuis 1993, Orange Blossom fait entendre sa différence sur la scène nantaise avec une musique qui invite au voyage, un savant mélange d’influences rock, d’électro et de musique traditionnelle, ethnique. Il revient avec un spectacle unique, envoûtant, spectaculaire, une expérience sonore et visuelle hors norme impliquant des machines de François Delarozière, directeur artistique de la compagnie La Machine, notamment à l’origine du fameux éléphant de Nantes. Orange Blossom sera en concert le 6 mars au Zénith de Nantes…

10. Lui aussi convoque le voyage dans sa musique. À moins que ce soit ses voyages qui convoquent la musique. Quoiqu’il en soit William Rezé, aka Thylacine, angevin de naissance, écrit sa musique en situation, ici dans le Transsibérien en Russie ou là dans sa caravane-studio au Chili. Et quand il ne voyage pas pour composer sa musique, il voyage pour la jouer. Il sera en concert le 6 mars au Chabada à Angers…

11. Du vrai rock’n’roll en français dans le texte, les wampas n’ont pas bougé d’un iota depuis 1983, date à laquelle le groupe s’est lancé dans l’aventure. Ils reviennent avec un nouvel album, Sauvre le monde, avec le r qui fait toute la différence. Les Wampas seront à L’Oasis au Mans le 7 mars et à Fontenay-le-Comte le 11 avril dans le cadre du Tribute Berurier Noir…

12. Aucune erreur d’aiguillage pour ces quatre Mulhousiens qui depuis une douzaine d’années développent un univers musical à l’énergie rock survitaminée. Après Stereolux à Nantes le 16 octobre, dernier, le Chabada à Angers le 31 octobre et Le Mans le 9 novembre, ils seront sur la scène de Fuzz’Yon le 14 mars…

13. Cinquante ans de scène, treize albums studio, des milliers de concerts un peu partout et toujours la niaque, Arno revient avec Santeboutique qui signifie bazar ou bordel en Belqique, un album à découvrir en live le 17 mars à L’Oasis au Mans et le 31 mars à Stereolux à Nantes…

14. Un peu de douceur dans ce monde de brutes, la Danoise Agnès Obel revient en févier avec un nouvel album qui devrait nous chatouiller les oreilles. Le titre Island of Doom en est le premier extrait. L’artiste sera le 19 mars à la Cité des Congrès à Nantes…

15. Il nous a collé des frissons pour l’éternité avec le titre Un Nouveau monde, extrait de son premier album sorti en 2017, Octave noire récidive avec Los Angeles, premier extrait de son deuxième album à sortir en février, une virée électro-pop sous le soleil californien qu’il nous jouera en live sur la scène du Chabada à Angers le 20 mars. Il sera aussi à l’affiche du Bise Festival à Nantes le 22 janvier..

16.Lui-aussi nous avait collé le frisson avec l’album Play me again, petit bijou de musique mélancolique, pudique et magnétique, Mathieu Hocine, aka Kid Francescoli, reprend la route des scènes hexagonales pour promouvoir un quatrième album baptisé Lovers. Il sera le 27 mars à Stereolux à Nantes et le 10 avril au Chabada à Angers…

17. Retour au rock avec les Parisiens de Toybloïd qui partageront la scène du Chabada le 28 mars avec les Nantais Cachemire et l’ex-Dolly Manu…

18. Il s’appelle Voyou mais n’a rien d’un mauvais garçon, bien au contraire, le Nantais fait un carton en ce moment avec sa pop solaire. Il sera le 3 avril à Stereolux à Nantes…

19. Les Perpignanais Marie et Lionel des Limiñanas, Emmanuelle Seigner, actrice mais aussi chanteuse, et l’Américain aujourd’hui installé à Berlin Anton Newcombe, leader du Brian Jonestown Massacre forment L’Épée, quatre amoureux de sons distordus et de rythmes hypnotiques, unis pour le meilleur, une sorte d’internationale d’un rock aiguisé et tranchant qui ne pouvait se retrouver sur disque que sous un nom venu de l’enfer, Diabolique. L’Épée sera en live le 4 avril à Stereolux à Nantes…

20. Après le Hellfest à Clisson en 2011 et Les Escales à Saint-Nazaire en  2016, l’iguane sera de retour dans la région le 17 avril pour un des huit concerts donnés en France pour la promotion de son nouvel album, Free. Pas dans un festival cette fois mais à La Cité des Congrès à Nantes, salle plus habituée à vibrer au son de la musique classique et de la variété…

05 Déc

Nantes : L’icône du rock Iggy Pop en concert le 17 avril à La Cité des Congrès

Après le Hellfest à Clisson en 2011 et Les Escales à Saint-Nazaire en  2016, l’iguane sera de retour dans la région pour un des huit concerts donnés en France pour la promotion de son nouvel album, Free. Pas dans un festival cette fois mais à La Cité des Congrès à Nantes, salle plus habituée à vibrer au son de la musique classique et de la variété…

©MaxPPP – Jean-Baptiste Quentin

C’est en homme libre que le chanteur américain Iggy Pop fera étape à Nantes lors de sa prochaine tournée. Libre comme l’air; libre comme la musique de son dix-huitième album, Free, qui à l’instar de l’ultime opus de son ancien ami Bowie, Blackstar, se tourne sensiblement vers le jazz.

Un album inattendu, en tout cas singulier, venant du septuagénaire mais un album brillantissime, qu’il est venu présenter à Paris le 12 octobre dernier lors d’un Concert à La Gaieté Lyrique capté par Arte…

 

Iggy Pop assagi ? Iggy Pop plus jamais punk ?

Pas de panique, l’artiste a voulu s’offrir une petite escapade au pays du jazz à la faveur d’une rencontre avec le trompettiste Leron Thomas. Mais que les choses soient claires, Iggy reste Iggy et Free n’est rien d’autre qu’une expérimentation de plus pour cette icône du rock. « Si le genre m’intéresse, je n’aspire pourtant vraiment pas à faire partie de ce club, car je reste ouvert… », a t-il déclaré à nos confrères de France Inter poursuivant : « le jazz est un milieu très coincé, pire que le rock, avec plein de gens super conservateurs qui ne veulent rien entendre de nouveau… » . Sacré Iggy !

Eric Guillaud

Iggy sera en concert le 3 avril à Lyon, le 5 à Montpellier, le 7 à Marseille, le 10 à Monaco, le 12 à Clermont-Ferrand, le 14 à Besançon, le 15 à Strasbourg, le 17 à la Cité des Congrès de Nantes.

03 Déc

Festival Acoustic au Poiré-sur-Vie : Izïa, Voulzy, Maalouf, Grand Corps Malade… une onzième édition aux petits oignons

Après avoir fêté dignement ses 10 ans en 2019, le Festival Acoustic sera de retour en mars prochain,  pour une onzième édition dont les organisateurs viennent de dévoiler l’affiche. Un seul mot d’ordre: authenticité, chaleur et exception…

Ibrahim Maalouf – © MaxPPP – Jean-Christophe Bott

Notez le dès à présent dans vos agendas, le festival Acoustic 11e édition se déroulera les 25, 27, 28 et 29 mars au Poiré-sur-Vie, avec comme vous l’aurez certainement remarqué par vous-même une soirée supplémentaire, c’est la bonne nouvelle de l’année mais elle n’est pas la seule. L’affiche dévoilée par les organisateurs est à l’image des dix éditions précédentes, éclectique et équilibrée entre artistes émergents et artistes confirmés.

Après Charlie Winston, Stephan Eicher, Thomas Dutronc, William Sheller, Louise Attaque, Jean-Louis Aubert, Yann Tiersen, Dominique A, Miossec… ou encore Clara Luciani, le festival recevra cette année une belle flopée d’artistes aux styles très différents à commercer par… tin tin tin… Izïa, la fille de Jacques Higelin, dans un registre électro-pop confirmé par son dernier album Citadelle. Izïa sera en concert le 27 mars en compagnie de GrandBrothers

Après une tournée de deux ans qui s’est achevée en ce début du mois de décembre, Grand Corps Malade a bien mérité un peu de repos, pas trop tout de même, l’artiste slameur sera lui-aussi sur la scène du Festival Acoustic le 28 mars en compagnie de Tiwayo…

Son nom est sur toutes les lèvres lorsqu’on parle de jazz et de trompette, le Franco-Libanais Ibrahim Maalouf viendra présenter son nouvel album S3NS le 29 mars avec Daniel Cocherty en première partie…

Enfin, petit retour en arrière pour la soirée supplémentaire, elle se jouera le 25 mars à l’église Saint-Benoît d’Aizenay avec un concert exceptionnel de Laurent Voulzy qui jouera ses plus grands succès…

Que dire de plus si ce n’est que la billetterie est d’ores et déjà ouverte ici

Plus d’infos sur le festival là

25 Oct

BeBop festival : 8 jours pour faire le plein de musique en Sarthe

C’est devenu l’un des rendez-vous majeurs de la Sarthe et des Pays de la Loire en matière de musiques actuelles, la 33e édition du Bebop festival se déroulera du 2 au 9 novembre au Mans mais aussi à La Flèche, La Ferté-Bernard, Allonnes et Mamers avec une affiche éclectique et électrique…

Lou Doillon © Craig McDean

Lorsque nous nous étions entretenus avec Bruno Le Roy en 2016, à l’occasion des 30 ans du festival, à la question de savoir quels étaient les albums qui tournaient en boucle chez lui, il nous avait notamment répondu Last Train. Signe d’une certaine constance, le quatuor rock est à l’affiche de cette 33e édition du BeBop festival…

Mais il n’est bien évidemment pas le seul. À ses côtés se produira une bonne vingtaine d’artistes ou groupes, un peu dans tous les styles, du rock au rap, de la chanson française à l’électro, du reggae au blues, avec des pointures internationales comme Bror Gunnar Jansson et Calypso Rose…

Des grands noms de la scène française comme Lorenzo, Brigitte Fontaine, Jahneration, Zazie, Deluxe, Lou Doillon ou Bagarre…

Des découvertes comme ALA.NI ou Pi Ja Ma et sa pop drôle et lumineuse…

Autre découverte, The Darts, groupe de garage rock féminin qui nous arrive directement des States, de Phoenix en Arizona pour être précis. Gros moment de rock’n’roll en perspective…

Côté artistes régionaux, il faudra compter avec Bad Fat, Azryte du Mans et Thylacine d’Angers…

Musique encore et enfin avec un hommage à Daniel Darc à travers la projection du documentaire Daniel Darc – Pieces Of My Life, de Marc Dufaud et Thierry Villeneuve, et la venue du guitariste Alice Botte qui accompagna l’ex-chanteur de Taxi Girl sur la tournée D’amour suprême

Eric Guillaud

Plus d’infos sur le festival BeBop ici

Fontenay-le-Comte : Trois bonnes raisons pour ne pas dormir du week-end avec le festival Les Nuits courtes

Vous pensiez vous la couler douce ce week-end, enchaîner les soirées pyjama ? Raté ! Le festival Les Nuits courtes est de retour du 25 au 27 octobre pour une troisième édition à Fontenay-le- Comte avec une affiche des plus alléchantes. Et si vous hésitez encore à lâcher votre couette, on vous donne trois bonnes raisons de le faire, une par soirée… Parce qu’on est gentil!

Suzane © Pierre & Florent

Non, vous ne rêvez pas, et vous n’aurez pas le temps de rêver ce week-end avec ce qui vous attend. Trois jours de fiesta, 17 concerts, 2 scènes en alternance, 200 bénévoles à vos petits soins et… des nuits courtes, très très courtes.

Alors oui, on s’agite un peu, un coup de brushing ici, un zeste de maquillage là, une brosse à dents dans la poche, et direction Fontenay-le-Comte où vous pourrez voir, entendre et peut-être même toucher le duo le plus explosif de la scène nantaise, les KO KO MO, oui messieurs mesdames, les KO KO MO en chair et en os, en décibels aussi, de retour d’une tournée hollandaise, heureux comme tout de se retrouver sur leurs terres ligériennes pour vous jouer les titres de leur dernier album paru au printemps dernier Lemon Twins… C’est notre première raison.

Sônge, Weeding Dub, Dub INC, Hilight Tribe et Vladimir Cauchemar complètent la soirée du vendredi.

Place au samedi, ouverture des yeux et des oreilles dès 18h. Au programme de la soirée, Suzane, la révélation pop du moment, une « conteuse d’histoires vraies sur fond d’électro » comme elle aime à se définir elle-même. La Flemme, L’insatisfait, Suzane, SLY, autant de titres devenus des tubes en moins de temps qu’il ne faut pour les écrire avec un regard très moderne, très libéré et engagé sur la vie, l’amour, les femmes, les hommes… C’est notre deuxième raison.

Popof, L’Entourloop, BroussaÏ et Miel de Montagne complètent la soirée du samedi.

Dimanche, pas de grâce matinée, retour aux affaires dès 12h30 pour fêter notamment un retour, celui des Von Pariahs, le groupe nanto-vendéen de post-punk vient tout juste de sortir son nouvel album Radiodurans. Et ça risque de faire sacrément du bruit… C’est notre troisième raison.

Lysistrata, Inüit, At HO(M)ME, Arnaud Fradin & Kevin Doublé également à l’affiche du dimanche

Et parce qu’on est vraiment très gentil, on vous offre une quatrième bonne raison de courir à Fontenay-le-Comte ce week-end, cette raison s’appelle Catherine Ringer actuellement en tournée pour chanter Les Rita Mitsouko. Oui, c’est comme ça…

Eric Guillaud

Plus d’infos sur le festival des nuits courtes ici

15 Oct

COUP DE COEUR. Bandit Bandit en liberté inconditionnelle

Non, Bandit Bandit n’a rien braqué du tout si ce n’est le rock et ce pour le bien de l’humanité. Le duo originaire de Lyon et Montpellier vient de sortir son premier EP et est actuellement en cavale dans notre région pour deux dates, le 15 octobre à Angers, le 16 octobre à Nantes…

Bandit Bandit © Jamie Noise

Fermez les fenêtres, il y a du stoner dans l’air ! Et un déluge de décibels en prévision. Le duo Bandit Bandit, inconnu jusqu’à vendredi dernier, du moins sous nos latitudes ligériennes, vient de sortir un premier EP digital qui pourrait bien les propulser dans le cercle des meilleurs groupes actuels de rock’n’roll français aux côtés des Limiñanas, JC Satan, MNNQNS, Johnny mafia et autres Last Train (en interview ici) avec qui, d’ailleurs, il partagera la scène de Stereolux mercredi 16 octobre.

Bandit Bandit sorti de nulle part ? Pas tout à fait. Bandit Bandit, c’est un peu comme si les Kadavar avaient rencontré les Limiñanas sur Tinder. Vous gardez Tinder, vous remplacez Kadavar et Limiñanas par Maeva et Hugo, vous agitez le tout et vous obtenez un duo, quatuor sur scène, explosif, aux sonorités lourdes, aux mélodies entêtantes, aux atmosphères excitantes. On adore. C’est notre coup de coeur du moment ! Interview…

Bandit Bandit, qu’est ce que vous avez braqué pour mériter ce nom ?

Nos cœurs mutuellement et là on vient braquer vos oreilles.

On ne vous connaissait pas jusqu’ici, du moins sous nos latitudes ligériennes, vous sortez de prison ? Plus sérieusement Bandit Bandit c’est qui c’est quoi ?

Bandit bandit, c’est la rencontre de deux personnes : Maeva et Hugo, un début de relation houleux, un goût certain pour le vice, une passion commune pour la musique, elles décident de former un groupe en se disant que ça allait être une « belle mauvaise idée ». Bandit Bandit est né, et c’est du Rock sombre et psyché, chanté pour la plupart des titres en Français.

On dit que vous vous êtes rencontrés sur Tinder. C’est vrai ?

Bien sûr, et on imaginait surtout pas que quelque chose de sérieux et puissant allait se faire par la suite. On est lié par quelque chose d’indescriptible.

Vous venez de sortir un premier EP 5 titres. On pense à Kadavar, aux Limiñanas et à plein de petite autres choses tout aussi passionnantes. Quels ont été vos albums de chevet ces derniers mois ?

Intéressante ta comparaison, ce sont des artistes que l’on aime bien mais qui ne nous ont pas directement inspiré, on a un côté stoner (Kadavar) et psyché frenchy (Limiñanas) c’est évident.
Pour l’écriture de l’Ep, on n’a pas spécialement eu d’album de chevet, ce sont des influences digérées et donc pleins pleins d’albums ont dû nous inspirer indirectement, on écoute énormément de choses tous les deux.
Mais si il faut citer des artistes précis, on va partager nos coup de cœur de la scène rock française car elle est vraiment excitante: MNNQNS, Psychotic Monks, Last Train, Wild Fox, Théo Lawrence, Lysistrata, Johnny Mafia…Et tant d’autres.

L’EP est sorti uniquement en digital. C’est une provocation ? Une punition pour les amoureux du bon son ?

Patience … Nous avons une platine à la maison 😉

Vous vous êtes échappés – provisoirement – de Lyon pour la région ligérienne, un concert à Angers le 15 octobre puis à Nantes le 16 octobre. Que vous inspirent ces lieux ?

Alors Le jokers pub, c’est LE café/concert du coin, si tu joues dans un groupe et que tu tournes un peu, tu as obligatoirement entendu parler de cet endroit, et ce genre d’endroit est d’une importance capitale pour la découverte des artistes de demain, donc force et respect à eux, à leur programmation et du coup, à leur courage.
Et à Nantes donc c’est dans une smac au Stereolux, une salle bien plus grande, on ouvre pour nos amis de Last Train, la date est complète, donc là clairement ça va être la guerre, on a si hâte.

Bandit Bandit, c’est pour perpète ?

On s’appelle Bandit Bandit pas Voyant Voyant haha. En tout cas, tout ne tient qu’à un fil, c’est ça qui est excitant, et pour le moment tout est parfait.

Merci Maeva et Hugo. Merci Bandit Bandit. Propos recueillis par Eric Guillaud le 15 octobre 2019

Plus d’infos sur Bandit Bandit ici. Le groupe sera en concert le 15/10 à Angers, le 16/10 à Nantes, le 5/12 à Rennes dans le cadre des Bars en Trans

14 Oct

INTERVIEW. Last Train à vive allure !

Aucune erreur d’aiguillage pour ces quatre Mulhousiens qui depuis une douzaine d’années développent un univers musical à l’énergie rock survitaminée. Ils seront en concert à Stereolux à Nantes le 16 octobre, au Chabada à Angers le 31 octobre et au Mans le 9 novembre dans le cadre du Bebop Festival. Interview…

© Boby Allin

Plus de trois cents concerts au compteur, deux albums, des premières parties de rêve, des tournées un peu partout à travers la planète, la création du festival La Messe de minuit, des activités de chef d’entreprise ici ou là et des projets un peu partout, les quatre jeunes garçons de Last Train, même pas un siècle à eux-tous, ont su conserver l’énergie de leurs débuts tout en emmagasinant la nécessaire expérience de la vie.

Résultat des courses, The Big Picture, leur nouvel opus sorti en septembre, est une belle leçon de rock’n’roll à la sauvagerie délicatement domptée. Avant leur concert mercredi 16 octobre à Stereolux à Nantes, nous avons souhaité leur poser quelques questions. Pour les réponses, c’est Jean-Noël Scherrer, chanteur et guitariste du groupe, qui s’y est collé…

Concerts, albums, entreprises… Vous n’avez pas peur de vieillir prématurément ?

Jean-Noël Scherrer. A notre âge, on a la chance de dire qu’on grandit plus qu’on ne vieillit, cette idée me plaît. J’ai toujours eu des amis et collègues plus âgés que moi, le fait d’être très jeune à toujours été une frustration, alors j’aime le fait de savoir que ça avance, qu’on gagne en expérience, qu’on apprends des choses et qu’on a déjà fait beaucoup de choses dans notre courte vie. On est peut-être passé rapidement sur nos années d’insouciances, mais d’une certaine manière c’est pour le mieux.

On a encore des choses à se prouver, des rêves à atteindre, avec un tel bagage à un si jeune âge ?

Jean-Noël. Toujours plus ! Il faut toujours placer la barre plus haut. Se mettre des objectifs c’est bien mais c’est à double tranchant : qu’est-ce que ce qu’il se passe le jour où tu réalises ton rêve ? C’est pour ça que l’on préfère réfléchir step by step, et voir chaque événement comme une nouvelle étape.

Vous avez commencé il y a une dizaine d’années, vous aviez donc, quoi, 12 ans ? Comment, tout d’un coup, se dit-on : allez, montons un groupe…

Jean-Noël. On aimait tous déjà beaucoup la musique à l’époque, on en consommait beaucoup, on échangeait nos découvertes. Antoine faisait de la batterie depuis un moment déjà, moi j’avais fait du piano, je faisais de la guitare. On s’est rencontrés et appréciés grâce à la musique, c’est le centre de notre amitié, depuis toujours.

Ça vous parait déjà loin tout ça ou vous n’avez rien vu passer ?

Jean-Noël. Beaucoup de gens disent que c’est allé vite pour nous, et que nous sommes jeunes et qu’il reste beaucoup à faire. Dans un sens c’est vrai. Mais quand je me remémore d’où l’on vient… et tout ce par quoi nous avons dû passer…. Le chemin était long, et ça a pris un temps fou. Je vais avoir 25 ans le mois prochain, et j’aurais passé plus de temps sur Terre à jouer avec mes trois meilleurs amis, que sans. Dans un sens, c’est un peu fou.

Vous venez de sortir votre deuxième album, The Big Picture. Pourquoi ce nom ?

Jean-Noël. L’album est une vision d’ensemble sur ce qu’est Last Train aujourd’hui. Qui nous sommes en tant qu’êtres humains et en tant que musiciens. Tout vient du titre du même nom, qui était lui-même un constat global d’une situation. Et puis finalement on s’est rendu compte qu’il correspondait bien à l’intégralité du disque. C’est un second chapitre.

C’est aussi le nom d’un des dix titres de l’album. Un titre au format hors norme de plus de 10 minutes. Pourquoi ce choix ?

Jean-Noël.  En 2019, prendre le temps est devenu un luxe. Tout nous pousse à faire les choses rapidement, et de plus en plus vite. Je m’en rends compte tous les jours, et subis ces travers-là dans mes propres sociétés où j’exige une certaine efficacité et un certain rendement. Cependant, on ne laissera rien ni personne remettre en question notre éthique créative. On aime les morceaux longs, où l’on peut construire, dé-construire, prendre le temps de jouer avec une émotion et aller au fond de celle-ci. The Big Picture en est un bon exemple.

Vous dites que c’est le titre qui représente le mieux l’album et vous-même. En quoi ?

Jean-Noël. Pour ces deux dernières raisons justement : il n’y a rien de plus honnête que cette chanson. C’est simplement une mise à nu de 10 minutes et quelques.

C’est enfin un clip qui a nécessité un travail monstrueux au niveau de la mise en images…

Jean-Noël. En effet, Julien notre guitariste réalise de nombreux clips, que ce soit pour Last Train ou pour d’autres groupes, il est de plus en plus sollicité et c’est génial de constater à quel point il progresse. Il est talentueux et j’aime savoir que chacun des membres du groupe développe des projets à côté du groupe. En une dizaine de jours seulement, il a dû se lancer dans un travail d’archives insensé (près de 40 heures de rush de vidéos sur les dix dernières années) pour en retirer l’essence et raconter une histoire qui est la nôtre. Je suis super fier du résultat. Ces images sur cette chanson, c’est très précieux pour nous.

On sent une petite note Oasis dès le premier morceau. Mais encore ? Quelles ont pu être les influences pour ce deuxième album ?

Jean-Noël. Le disque est rock et on doit effectivement y trouver des influences qui sont évidentes pour des amateurs de rock. Ceci étant dit, nous écoutons des choses bien différentes dans la vie de tous les jours. On n’arrête pas d’écouter des musiques de films, du néo-classisque, du classique, de la pop, du hip-hop, etc. La plupart des morceaux de l’album ont été composés au piano avant d’être mis en commun dans un local de répétition. Les influences vont donc de Queens of the Stone Age à Lana Del Rey, autant si pas moins que d’Olafur Arnalds à Howard Shore.

Un album très rock, peut-être un peu moins sauvage que le premier, mais aussi des titres très mélodiques comme Right Where We Belong. Comment est né ce titre et que raconte-t-il ?

Jean-Noël. Lors de l’écriture de l’album, certains sujets étaient omni-présents et sont devenus conflictuels au sein même d’une même chanson. « Right Where We Belong » fait partie de ces morceaux double sens. Il parle principalement de se battre pour ce auquel on croit et pour ceux qui comptent.

Un mot sur la très belle pochette…

Jean-Noël. Merci beaucoup. C’est une photo du très talentueux Rémi Gettliffe, qui est avant tout notre réal en studio, c’est le cinquième membre de Last Train, notre grand frère. Il a construit White Bat Recorders de ses mains, un magnifique studio en Alsace où règne le bon goût et où l’on trouve des réponses à ses questions. Il faut aussi préciser que c’est un formidable bassiste, compositeur, photographe et qu’il est le merveilleux papa des deux enfants les plus adorables au monde.

C’est la deuxième fois que vous jouez à Stereolux à Nantes. Que vous inspire cette ville, ce lieu ?

Jean-Noël.  La ville de Nantes nous a toujours accueillis à bras ouverts. Du premier concert au Ferrailleur jusqu’à la grande scène des Nuits de l’Erdre, c’était toujours de merveilleux souvenirs. On parle encore régulièrement de notre dernier Stereolux il y a deux ans maintenant, on a plus que hâte d’y retourner.

Merci Jean-Noël, merci Last Train. Propos recueillis par Eric Guillaud le 11 octobre 2019

Plus d’infos sur Last Train ici. Le groupe sera en concert à Rennes le 15/10, à Nantes le 16/10, à Angers le 31/10, au Mans le 9/11… 

Nantes. Les Rockeurs ont du coeur 2019 : rendez-vous le 14 décembre avec des jouets par milliers

Un jouet, une entrée, le principe est maintenant connu de tous, rendez-vous est donné le 14 décembre à Stereolux à Nantes pour cette 32e édition des Rockeurs ont du coeur dont l’objectif est aussi simple que beau : offrir un vrai Noël à des enfants défavorisés de la région…

Radio Elvis © Fanny Latour Lambert

Elmer Food Beat, Keep Cooking Mama, les Schtauss, Squealer, EV ont écrit l’histoire de cet événement en participant à la première édition jouée en 1988.

Depuis, nombre d’artistes, 200 me souffle-t-on dans l’oreillette, plus ou moins locaux, ont rejoint ces rockeurs au grand coeur. Parmi eux : The Little Rabbits, Katerine, Les Caméléons, Little Searchers, Dominique A, Archimède, Dolly, Manu, Jeanne Cherhal, Eiffel, Dominic Sonic, Yodelice, C2C, Cabadzi, Deportivo… avec toujours la même volonté de fête, de partage et de solidarité.

Ça, c’est côté scène. Côté fosse, plusieurs dizaines de milliers de spectateurs ont répondu présents toutes éditions confondues, c’est autant de jouets récoltés, de quoi réchauffer un peu l’hiver des enfants défavorisés.

En 2019, on garde l’esprit de de la soirée avec une affiche franco-anglaise réunissant The Sassy Swingers, The Slow Sliders…

Mais aussi Les 3 Fromages, Hocus Pocus que certains d’entre-vous ont peut-être vu récemment au festival Hip Obsession Reboot, Radio Elvis…

Ou encore Yeggmen, La Jam, Dj Diindaar, et les anglais The Opposition qui se sont récemment reformés…

En pratique…

Rien de bien compliqué, vous courrez au magasin de jouets le plus proche de chez vous. Poupée, boîte de playmobil, ours en peluche, voiture électrique ou bande dessinée, à vous de choisir (10 euros mini) et rendez-vous le 14 décembre dès 19h15 à Stereolux. En échange du jouet, vous aurez tout gagné, une place pour la soirée et un gamin heureux, quelque part… Pas belle la vie ?

Eric Guillaud

Plus d’infos sur Les Rockeurs ont du coeur ici