20 Sep

Sorties de secours : Vampillia, Aïnu Fest et Chien Fantôme au menu du week-end

Du métal japonais, un festival underground pour gens spéciaux et du rock de chambre… c’est notre sélection serrée du week-end, des concerts incontournables, surprenants ou déroutants. Hey Ho Let’s go !

© Rob Walbers

Du métal japonais ? Ceux qui fréquentent assidûment le Hellfest savent pertinemment que ça existe. Et si vous en doutez encore, alors direction Fuzz’Yon à La Roche-sur-Yon ce week-end, dimanche 23 septembre à 19h30 pour être précis, où se produira le groupe Vampillia. Son univers est vraiment très surprenant, à la fois doux comme la rosée du matin sur les cerisiers en fleurs et brutal comme un tsunami. C’est expérimental, avant-gardiste, inclassable… mais follement nécessaire. Vampillia partagera la soirée avec les Français Alcest…

On reste en Vendée avec l’Aïnu Fest 8e édition, une « rencontre populaire et festive de gens un peu spéciaux et particulièrement adorables autour de la musique dite amplifiée », prévient l’organisateur. Pour vérifier si vous êtes un peu spécial, direction le Zinor à Montaigu les 21 et 22 septembre. Pas mal de groupes à l’affiche dans un peu tous les styles, du reggae inversé avec Ouverture Eclair, du mur du son avec Sister Iodine, du doom jazz avec Gura, du rap minéral avec Sous-Terre, du Grave New Punk avec Sexplosion et même du Gabber musclée avec Hilguegue. Que demandez de plus ?

On termine avec Chien Fantôme, un groupe nantais qui fait dans le rock de chambre, oui oui, de la musique calme et tranquille, douce et mélancolique, aux « nuances crépusculaires et cordes fantomatiques ». Une batterie, une guitare, un violon, un violoncelle, deux voix, et hop nous voilà partis pour un beau voyage. Ah oui j’oubliais, Chien Fantôme sera en live à La Grande Barge à Nantes le 21 septembre

C’est tout pour aujourd’hui, rendez-vous la semaine prochaine si tout va bien.

04 Sep

NAKED (in a sphere) en concert vendredi 7 septembre à Téloché pour la présentation de son nouvel album Reborn

Il y a du Massive Attack dans l’air mais pas que ! En huit ans d’existence et trois albums, le groupe manceau NAKED (in a sphere) à affiné son style, trouvé sa voie et sa voix dans un trip hop à la fois mélodique et puissant. Il sera en concert vendredi 7 septembre à la Citadelle des Anges à Téloché dans la Sarthe, l’occasion de les découvrir un peu plus. Interview…

@ Yanbes Photos

Pourquoi ce nom, NAKED (in a sphere) ? C’est un peu étrange non ?

Mag (chant lead). NAKED (in a sphere), littéralement « nu dans une bulle », c’est se retrouver sans filet, sur une scène, à défendre notre musique, nos chansons, tout en partageant notre univers avec le public, comme dans un cocon.

On sent bien sûr l’influence de Massive Attack dans votre univers musical. Mais qu’est-ce qui vous différencie selon vous du groupe britannique ?

Mag. Massive Attack est une référence que nous apprécions énormément. La différence est nécessairement par nos personnalités respectives, nos influences et nos parcours ; et le mélange de tout ça. NAKED (in a sphere) est une trip-hop mélodique par le chant et par la guitare, avec un mélange de downtempo, de dream pop, de rock, par l’association forte basse / batterie, et planante par les claviers et les machines.

La différence est dans la « recette » et « les ingrédients » pour un univers commun avec Massive Attack, puisque vous les citez, qui incite le corps à marquer le tempo et l’esprit à s’évader. La différence est dans la voix ; dans les voix ; en alternance de douceur et de puissance.

Quelles sont vos autres influences peut-être moins perceptibles ?

Mag. Nous aimons beaucoup Archive, Ez3kiel, Bonobo, Pink Floyd, London Grammar, Portishead, Hooverphonic, Unkle, et bien d’autres artistes et groupes qui évoluent dans ces styles « groove » et parfois « transcendants ».

Quel groupe, quel album ou quel titre vous a récemment scotché ?

Mag. Nous sommes 5 ; donc 5 réponses : l’album « The road part 1 » de Unkle pour moi, l’album « Shake Shook Shaken » de The Do pour La Djag, l’album « The much much how how and I » de Cosmo Sheldrake pour Stef, le titre « Dig » de Black Honey pour Romain et le titre « Habibi » de Tamino pour Etienne.

Reborn, votre troisième album, a quelques mois déjà. Comment le jugez-vous avec le recul ?

Mag. Nous en sommes très fiers. Il est la continuité logique des deux albums précédents et il marque en même temps la puissance que nous souhaitions y mettre. Nous l’avons réalisé tous les 5 et nous le portons avec beaucoup d’enthousiasme. La présence de la batterie et de la basse dégage l’intensité que nous voulions, là où les albums précédents étaient plus « doux » en terme d’arrangements.

Vous annoncez un concert inédit vendredi à Téloché. Qu’aura-t-il d’inédit ?

Mag. Ce concert marque pour nous une nouvelle étape dans notre esthétique de scène : l’intégration de la vidéo. Nous avions déjà fait en sorte de développer la cohérence des lumières avec notre musique, notamment lors d’une résidence dans la salle des Saulnières au Mans, dans le cadre des accompagnements SUPERFORMA (SMAC de la Sarthe) et à la veille de notre release party pour l’album REBORN. Nous avons conçu nos tableaux et travaillé le tout pour en faire un univers que nous pouvons emmener partout, même dans de tous petits lieux. L’inédit pour la Citadelle des Anges, est de présenter notre travail pour créer une cohérence entre la musique, les lumières et les images. La Citadelle des Anges à Téloché est l’écrin qui nous a incité à franchir le pas et à travailler pendant plusieurs mois sur ce beau projet.

Vous avez été élu Artiste de l’année en 2017 dans le cadre des Talents de la Sarthe. Qu’est ce que ça vous a apporté ?

Mag. Nous sommes heureux de cette distinction dans le sens ou c’est un journal local (Le Maine Libre) et le département de la Sarthe qui nous ont nominés sans que nous le sachions… donc une reconnaissance de notre existence sur la scène sarthoise ; et dans le sens où c’est par vote du public : c’est la meilleure chose qui soit. Cela a participé au rayonnement du groupe dans le département cependant l’impact réel est difficilement palpable.

Vous avez fait pas mal de concerts depuis la sortie du troisième album il y a un an. Lequel vous a plus particulièrement marqué et pourquoi ?

Mag. Il y a notre « release party » aux Saulnières qui était un aboutissement après une année de travail, de l’écriture à la sortie physique de l’album REBORN. Il y a aussi eu notre concert en première partie d’Archimède à l’Oasis au Mans et en plus atypique, notre concert dans la bibliothèque nationale de Belgique. Et puis notre concert dans une salle de cinéma, dans un Château, … tous ces concerts, ces lieux, ces publics, nous marquent et nous touchent. A chaque fois, il se passe quelque chose. Il n’y a pas de comparaison possible pour en choisir un parmi les autres.

A quoi pourraient bien ressembler les prochaines semaines pour le groupe ?

Mag. Les prochaines semaines seront consacrées à plusieurs choses : sortir des extraits vidéos de notre live à la Citadelle, sur notre chaine YouTube, finaliser l’écriture et la composition du prochain album pour se consacrer ensuite aux arrangements, préparer les prochains concerts en intégrant les nouveautés présentées à la Citadelle des Anges.

Vos ambitions ?

Mag. Aller toujours plus loin dans les idées pour faire voyager notre bulle et prendre toujours autant de plaisir à partager notre musique avec le public. Etre programmés partout, tout au long de l’année, pour ne vivre que de notre musique.

Un mot pour finir ?

Mag. Nous sommes en autoproduction. Nous gérons nous-mêmes tous les aspects du développement de notre carrière d’artiste pour porter notre musique le plus loin possible. En plus d’être musiciens, nous sommes à tour de rôle attachés de presse, tourneurs, managers, techniciens, producteurs, commerciaux, chauffeurs, vidéastes, etc. Notre ambition est de confier ces rôles à des partenaires, de déléguer certaines activités et de nous consacrer ensemble au développement de NAKED (in a sphere).

Propos recueillis par Eric Guillaud le 4 setpembre 2018

Plus d’infos sur le groupe ici et

06 Août

Festival Viens dans mon île : le groupe nanto-islais Des Roses en territoire connu

Une chose est certaine, Louis et Suzanne, frère et sœur dans la vie, Des Roses sur la scène, n’auront pas besoin d’un GPS pour rejoindre le site du festival Viens dans mon île mercredi 8 août, ces deux Nantais ne sont pas ici en terre inconnue, loin de là, L’Île d’Yeu est leur deuxième maison. Interview… 

@Carla Rondeau

Bonjour Louis et Suzanne. Comment allez-vous ?

On va bien merci. En vacances à l’Île d’Yeu alors tout va bien.

Vous jouez le mercredi 8 août au festival Viens dans mon île sur l’Île d’Yeu. Je crois savoir que vous connaissez bien les lieux…

Oui effectivement on connait très bien l’Ile d’Yeu. Depuis notre plus jeune age, nous y allons tous les étés car notre oncle possède une maison là bas mais depuis cinq ans nous avons notre propre maison non loin du port, ce qui nous permet d’y passer énormément de temps. On y a fait des saisons dans les bars, magasins etc… C’est un endroit très important pour nous, c’est ici que le projet est né, qu’il s’est développé à travers le temps avec différents clips tournés sur l’île par exemple. Et maintenant l’album… Ça ne cessera jamais.

Vous partagerez la scène avec Catherine Ringer, Les Négresses Vertes et Michael Jones. Ça vous convient ?

Oui c’est super d’avoir l’opportunité de jouer avec des artistes comme ça. On a beaucoup écouté les Rita étant enfants donc c’est chouette d’ouvrir pour cette soirée.

Et l’album, votre premier album ? Où en est-il ?

Il est en cours de préparation. Depuis le mois d’Avril, on est à l’Ile d’Yeu ou on a installé un petit studio dans notre maison pour travailler sur ce premier album. On avance bien.

Avez-vous un message personnel pour les milliers de festivaliers qui vous rejoindront sur l’île

Profitez bien de cet endroit incroyable et attention aux vélos !

Merci Louis et Suzanne. Merci Des Roses. Propos recueillis par Eric Guillaud le 5 août 2018

Plus d’infos sur le groupe ici, sur le festival Viens dans mon île 

31 Juil

Tournée d’été #4 : Un Singe en été, Guitare en Scène, Terra Incognita… The Mirrors sème le rock ici et là !

Il tourne il tourne notre duo angevin. Depuis début juin, The Mirrors enchaîne les concerts avec toujours la même énergie électrique et parfois quelques aléas météorologiques. De quoi engranger de beaux souvenirs pour l’hiver et préparer l’avenir. Interview…

Bonjour Sarah et Corentin, comment allez-vous ?

Salut ! Ça va bien, il fait beau, il fait chaud, c’est l’été !

Une tournée, ça ne s’improvise pas. Comment vous y êtes-vous préparés ?

Les festivals d’été se bookent très longtemps à l’avance, donc on y a travaillé à l’automne dernier et on a calé ces dates petit à petit ; pour préparer au mieux le live on a eu la chance de faire une résidence en mai / juin, à Mayenne, avec Sébastien Rousselet, chanteur de Babel. On a aussi énormément composé et rajouté quelques nouveaux morceaux dans le set. On a beaucoup travaillé et considérablement amélioré le live. Maintenant, on est hyper heureux de le faire découvrir de plus en plus au fil des dates !

Qu’est -ce que vous appréciez le plus dans une tournée ?

L’humeur générale, le fait de partir pour faire ce qu’on préfère le plus avec plein de rencontres, de découvertes et d’aventures en perspective. Rien n’est jamais prévisible, ce n’est pas toujours facile mais on sait pourquoi on est là et c’est toujours un plaisir extrême de défendre le projet sur scène à chaque date, malgré tous les aléas possibles d’une tournée, et à travers toutes les belles surprises aussi. C’est dans ces moments-là que l’on se retrouve le plus au cœur du projet, c’est très intense.

Quel est votre dernier concert ?

Le 21 juillet au Festival Guitare en Scène, près de la frontière suisse.

Comment ça s’est passé ?

Là, pour parler d’aventures et de rencontres, on a un très bel exemple !

On devait jouer le 20 juillet à 18H45 mais la météo ne nous a pas permis d’assurer notre set ce soir-là. Il a été repoussé à 21H15 entre The Liminanas et BRMC mais la météo ne s’était toujours pas arrangée et contrairement à ces derniers, on était sur la scène extérieure.

Le festival nous a donc proposé de décaler le concert au lendemain soir, 21H15 juste avant Zucchero (hahaha). On a accepté, et c’était une sacrée soirée ! Un sacré séjour même, puisqu’on a passé 2 jours entiers là-bas ; l’accueil était incroyable, on s’est vraiment sentis chez nous, toute l’équipe était hyper chaleureuse. Un super souvenir donc!

Et le prochain sur la liste ?

Le 24 août au festival Terra Incognita à Carelles (53), ça fait un moment qu’on voulait le faire alors on est très heureux de faire partie de cette superbe programmation. On a hâte !

Pouvez-vous nous raconter votre date la plus folle de ce début d’été ?

C’est sans aucun doute le festival Guitare en Scène dont on parlait juste avant. Elle avait d’emblée commencé assez follement d’ailleurs, puisqu’on avait quitté Angers la veille vers 23H30 pour arriver au festival le matin.

Comment s’occupe-t-on entre deux dates ? 

Cet été, on prend un peu de temps pour nous mais sinon on travaille continuellement sur le projet, tout ce qu’il y a à faire dans l’ombre, et on compose beaucoup… On prépare la suite!

Et l’ambiance dans le van ?

Dans le van, on écoute beaucoup de musique, on chante, on papote, on rigole, on fait des blagues de beauf…

Les tournées, c’est aussi l’occasion de rencontres et de découvertes. En avez-vous une en tête ?

On en a tellement, c’est difficile. Entre les équipes qui accueillent, des personnes du public avec qui on a beaucoup discuté, et les groupes qu’on a croisé…

Mais justement on va choisir Équipe de Foot, un duo avec qui on a joué plusieurs fois et qu’on avait rencontré sur une date il y a un peu plus d’un an. Depuis on est tombés amoureux d’eux et on a trop hâte de rejouer avec eux. Allez écouter leur album, il est incroyable…

Quel est le programme pour le groupe après la tournée des festivals d’été ?

Toujours travailler sur le développement du projet, et plus concrètement, un passage en studio à la rentrée et potentiellement la sortie d’un single en fin d’année…

Merci Sarah et Corentin, merci The Mirrors. Propos recueillis par Eric Guillaud le 29 juillet 2018

Plus d’infos sur le groupe ici

The Mirrors sera en concert au festival Terra Incognita à Carelles le 24/08, au festival Simone pète les watts à La Réole le 7/09, aux Concerts Sauvages à Nantes le 8/09…

15 Mai

Do It Your Sel : une soirée en faveur des personnes polyhandicapées et de leur famille

Sel, rock et bonne action ! C’est le programme de cette soirée caritative programmée le 19 mai à la salle Paul Fort à Nantes et intitulée Do It Your Sel avec sur scène Leo Seeger, UK on The Rocks et Rosemary & The Brainless Idols…

Avant d’être le nom d’une soirée caritative, Do It Your Sel est celui d’une association fondée pour agir en faveur des personnes polyhandicapées et de leur famille ET, dans le même temps, valoriser la tradition du sel sur l’île de Noirmoutier par la promotion et la vente par des bénévoles d’un kit de fabrication de sel, l’intégralité des ventes étant reversée pour accompagner le polyhandicap.

Au menu de cette soirée, trois groupes nantais : Leo Seeger, UK on The Rocks et Rosemary & The Brainless Idols. 10€ l’entrée. Plus d’infos sur l’association ici, sur le concert

14 Mai

Le phénomène rock Shame à l’affiche du festival Wine Nat / White Heat le 18 mai à Nantes

On vous avait prévenu ici dès la sortie de leur premier album, une écoute prolongée des Shame peut provoquer des agacements musculaires voire pour certains une furieuse envie d’en découdre avec l’arthrose. En concert, ces sensations sont décuplées. Pour le vérifier, rendez-vous le 18 mai à Nantes, le groupe anglais est à l’affiche du festival Wine nat / White Heat, 4e édition, aux côtés de Duchess Says, J.C. Satàn, Snapped Ankles ou encore Bonnacons of Doom. Et rien que pour ça…

C’était écrit quelque part, l’année 2018 serait leur année. Et pour bien en profiter, le quintet post-punk londonien a sorti son album au tout début du mois de janvier alors que chacun d’entre nous était encore occupé à digérer la dinde et les huîtres dans un état de léthargie avancée.

Depuis, le groupe a pas mal voyagé pour défendre son album, en Europe mais aussi aux États-Unis. Il débarque enfin en France à partir du 17 mai pour trois dates à Bordeaux, Lille et Nantes où il jouera la tête d’affiche du festival Wine Nat / White Heat, quatrième saison, du 18 au 20 mai.

Shame ne sera pas seul, une quinzaine de groupes se partageront les scènes du Pôle étudiant et du Lieu Unique, notamment Duchess Says, J.C. Satàn, Snapped Ankles, Bonnacons of Doom, Tootard, Chickn, Melkbelly ou encore The Frank & Walters.

Eric Guillaud

Toutes les infos sur le festival ici

09 Avr

L’Ère de rien , un festival qui ne manque pas d’airs

Pour sa septième édition, le festival L’Ère de Rien reprend ses marques sur les bords de la Sèvre à Rezé et vous attend de pied ferme les 20 et 21 avril pour deux soirées de concerts autour de la nouvelle scène rock. Pas de grosses pointures à tiroir caisse ici mais des jeunes pousses montantes qui ne sont jamais avares en décibels et en énergie…

Le groupe suédois Francobollo

Pour faire un bon festival, il faut quoi ? Des artistes, c’est la base, un bon chapiteau, c’est plus confort, de quoi se restaurer et boire un verre… ou deux… mais pas plus promis juré, de quoi faire un peur de tri comme à la maison, une équipe de bénévoles très très dévouée, une scénographie pour les yeux et du bon matos sono pour les petites oreilles. Et bien, vous savez quoi ? Il y a tout ça au festival L’Ère de rien, tout ça et bien plus encore…

On y a déjà entendu…

Vous voulez des noms ? En voilà… BRNS, Blaenavon, By The Sea, C Duncan, Childhood, Cosmo Pyke, Farao, FYFE, Francis Lung, Gengahr, Half Moon Run, Hein Cooper… on reprend son souffle… Holy Esque, Hyphen Hyphen, Hold your Horses, Isaac Gracie, Jerkcurb, Jonathan Boulet, Liss, Loyle Carner, Marika Hackman, Mermonte, Mozes and the Firstborn, Nilufer Yanya, Only Real, Palace, Pixx, Rat Boy, Requin Chagrin, Splashh, Spring King, The Big Moon, The Dodos, Twin Peaks, Trudy and the Romance… se sont succédé sur la scène du festival. 

On n’y a jamais entendu mais ça ne va pas tarder…

Douze groupes viendront faire briller leurs décibels dans la nuit rezéenne, douze groupes, pas mal d’anglais comme Sorry, Sports Team, Lauren Auder, The Magic Gang, Benny Mails ou encore Westerman et ses délicates folk songs…

Des Anglais mais aussi des Australiens, Vacations, des Norvégiens, Boy Pablo, et des Suédois, oui, les groupe s’appelle Francobollo et ça donne ça…

Côté français, deux noms sont à l’affiche cette année, La Houle d’Angers et Vain, des nanto-bresto-rennais…

Musique mais aussi arts graphiques

La musique c’est bien, c’est même très bien mais le graphisme c’est pas mal non plus. Alors les deux ensemble, au même endroit et au même moment, ça ressemble au bonheur. Comme chaque année, le festival invitera une sélection d’artistes graphiques, Novland, Mona Menuau Meslier, Chantal Frontale, Paul Northe…

Un festival à prix libre

Ça ne veut pas dire qu’ici on rase gratis, qu’on y arrive les mains dans les poches et les poches vides. Ce système permet au festival de rester accessible à tous mais sa programmation, son existence même, dépendent bien évidemment de ses recettes de billetterie. À vous de voir en votre âme et conscience.

Une équipe de bénévoles passionnés

On termine avec le teaser du festival tourné à proximité du site, léger et drôle, c’est la signature de l’équipe de ce rendez-vous aujourd’hui incontournable pour tous les amateurs de rock.

Eric Guillaud

Plus d’infos sur le festival ici

05 Avr

NOUVEAU FESTIVAL. Les Nuits du Bénin du 5 au 8 avril à Nantes

Expo, concerts, performances et conférences, le nouveau festival Les Nuits du Bénin débute ce soir à Nantes. Quatre jours pour découvrir les artistes qui font la culture de ce pays africain, petit par la taille mais immense notamment par son apport aux musiques actuelles…

© Axel Vanlerberghe

Tout le monde connaît Angélique Kidjo mais après ? Le Bénin, petit pays francophone d’Afrique de l’Ouest, coincé entre le Togo et le Nigéria, berceau de la culture vaudou et du funk africain offre une scène musicale exceptionnelle et pourtant souvent méconnue.

Le collectif Benin International Musical, BIM pour les intimes, piloté par le producteur français Jérôme Ettinger, a été créé dans le but de mettre en lumière cette ébullition musicale. Il sera l’invité exceptionnel de la première édition du festival Les Nuits du Bénin.

Dans le détail

Le festival débute ce jeudi soir par le concert du BIM, le « Benin International Musical », à la salle Paul Fort. Il se poursuivra le vendredi 6 avril par une conférence intitulée « Du Dahomey au Bénin », suivie d’un concert de Jimmy Belah au Pannonica. Direction le Ferrailleur le 7 avril pour une soirée autour de Samifati et Diflex, Duchesse, Hoxo & Sergent Markus ainsi que le DJ set Good Morning Africa. Enfin, des performances clôtureront le festival au Théâtre La Ruche le 8 avril.

Enfin, visible depuis le 4 et jusqu’au 23 avril au Pannonica, l’exposition « Sur la route du Benin International Musical » propose une série de photographies signées Axel Vanlerberghe retraçant le parcours du collectif.

Plus d’infos sur le festival ici

28 Mar

INTERVIEW EXPRESS. The Limiñanas : tournée générale de rock !

À moins de vous être mis en mode hibernation, il est absolument impossible que vous soyez passés à côté. C’est LA sensation rock de l’année, LE groupe français dont on parle partout et que nous envieraient, peut-on lire ici ou là, les Anglo-Saxons. Peut-être ! En attendant, The Limiñanas est en tournée à travers l’hexagone. Il sera notamment le 30 mars à Angers, le 20 avril à Nantes. Interview…

© Richard Bellia

On ne les arrête plus les Limiñanas ! Concerts, clips, passages télé, interviews et… un nouvel album, Shadow People, un petit bijou de dix titres qui apporte la preuve qu’on peut faire du très bon rock en France, et quel rock, « de la musique bricolée à la maison par deux fondus de garage punk des années soixante et de musique tordue française, saupoudrée d’influences catalanes et pieds-noirs espagnoles », nous déclarait Lionel Limiñana dans une interview en mai 2016

Avant le passage du groupe au Chabada à Angers le 30 mars et à Stereolux à Nantes le 20 avril, nous avons posé quelques questions à Lionel sur la montée en puissance du groupe. Premier constat, face au succès, l’homme reste humble et accessible…

Nous vous avions interviewé en mai 2016 à l’occasion d’un – excellent – concert à Nantes. J’ai comme l’impression qu’il s’est passé pas mal de choses dans votre vie d’artiste depuis ces deux petites années ?

Lionel. On a pas mal tourné et beaucoup bossé en studio. On a rencontré beaucoup de gens, voyagé et appris. Oui, ça a été deux belles années, bien remplies.

Du Figaro à Rock’n’Folk en passant par Télérama, Les Inrocks, Ouest-France, Canal+ et même France 3 Pays de la Loire, vous faites l’unanimité. C’est pas mal pour un groupe qui ne cesse de se proclamer sans ambition particulière ?

Lionel. Oui! Et  si on parle de plan de carrière, effectivement on n’en a pas. Notre seule ambition est de continuer d’enregistrer, de produire des disques. Et de maintenir le groupe live en vie, ce qui reste le plus compliqué aujourd’hui. On est dix sur la route, économiquement, humainement, en terme d’organisation, c’est une usine à gaz ! Surtout pour ce genre de musique. C’est très fragile.

Pour obtenir cette unanimité, avez-vous dû faire des concessions dans votre musique ?

Lionel. Non, on a jamais fait la moindre concession. Et Shadow People est notre album le plus raide en terme d’atmosphère et de production. On a toujours fait exactement la musique que nous voulions.

La presse unanime et les professionnels de la profession à vos pieds, Laurent Garnier qui remixe du Limiñanas, Emmanuelle Seigner qui chante sur le nouvel album, Anton Newcombe, leader du groupe de rock psychédélique The Brian Jonestown Massacre, qui apporte sa contribution, tout comme Bertrand Belin… C’est un peu le bonheur non ?

Lionel. On est parfaitement épanoui si c’est le sens de ta question! Mais je ne crois pas que qui que ce soit soit à nos pied. Ce sont des camarades que nous avons croisé en tournée la plupart du temps et avec lesquels nous sommes devenus amis.

Album, tournée, clips, promo… Vous rêvez de quoi en ce moment ? De vous retrouver chez vous tranquille cinq minutes au coin du feu ?

Lionel. Alors malheureusement on a plus de cheminée! Et non,  on est content de tourner, d’enregistrer, de voyager. C’est un choix et personne ne t’oblige à le faire. Et puis il faut arrêter de dire que c’est difficile. J’ai bossé à l’usine, dans les champs, en interim pendant longtemps. C’est là qu’il faut avoir du courage, de la volonté.

Merci Lionel, merci The Limiñanas

Propos recueillis par Eric Guillaud le 27 mars 2018. Plus d’infos sur le groupe ici.

02 Mar

Afrodite et Degree iNOUïS du Printemps de Bourges Pays de la Loire 2018

La sélection des iNOUïs 2018 a été dévoilée hier par Trempolino. Après Voyov et Inüit, c’est au tour de Degree et Afrodite de défendre les couleurs des Pays de la Loire au Printemps de Bourges qui se jouera du 24 au 29 avril…

Afrodite

Afrodite

On les appelait autrefois les Découvertes du Printemps de Bourges, on parle aujourd’hui des iNOUïs du Printemps de Bourges. Un changement de nom qui intervient en 2012 mais ne modifie en rien l’objectif de ce dispositif : révéler au public, aux programmateurs, aux journalistes et globalement aux passionnés de musique les nouveaux talents français.

Beaucoup de groupes ou artistes ont bénéficié de ce dispositif de repérage et d’accompagnement. En vrac et dans le plus grand désordre, on peut citer François and The Atlas Mountains, Fauve, Concrete Knives, Skip the Use, Juliette… ou encore Feu! Chatterton. Et côté Pays de la Loire, Disco Anti Napoleon, Von Pariahs, Hocus Pocus, Elmer Food Beat, Thylacine, i.s.l.a., Jumo, Bantam Lyons, San Carol, Jeanne Cherhal… et l’an passé Voyov et Inüit.

Deux projets ont été sélectionnés cette année. Qui sont-ils, d’où viennent-ils ? Réponse maintenant…

Degree est un musicien nantais qui n’a pas encore passer le cap des 20 ans. Il se dit inspiré par Bon Iver, Chet Faker ou James Blake, cultivant « la mélancolie au travers d’arrangements mixant sonorités digitales et organiques ». Résultat : un électro-folk ouaté!

À la fois groove, soul, hip hop, afrohouse, la musique d’Afrodite nous embarque pour un voyage musical d’une très grande richesse. Afrodite est un duo formé il y a peu par la chanteuse Audrey Lopes qu’on peut régulièrement entendre sur les scènes nantaises et la Rennaise Maclarnaque qui navigue entre mix, compositions et beatmaking.

Degree et Afrodite joueront le 26 avril à 12h30 au 22 à Bourges en compagnie de Flèche Love, Edgär, Juicy et KROY. Mais avant cela, ils seront en showcase public à Trempolino à Nantes le 19 avril.

Eric Guillaud