07 Mar

Disquaire Day : les amateurs de vinyles ont rendez-vous le 21 avril

Le Disquaire Day, c’est la journée internationale des disquaires indépendants, c’est aussi la fête du vinyle. Au programme de cette 8e édition, près de 200 références exclusivement vendues dans le réseau des 230 disquaires participants à l’événement…

© DR

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De Aaliyah à Yes, en passant par The Stooges, The Rolling Stones, Motörhead, Katerine ou encore David Bowie, le Disquaire Day proposera très exactement 195 références à l’occasion de sa 8e édition, autant de petites pépites pour les amoureux du vinyle et plus largement des la musique, avec des inédits, des disques rares, des rééditions, des picture-discs, des coloured discs, des 45T, des Maxis ou des 33T de tous styles, de tous pays…

Du côté des scènes de musiques actuelles

Dans le détail, The Limiñanas, Grand Blanc, L’Impératrice, Theo Lawrence & The Hearts, Kyle Eastwood & Jowee Omicil, Charlotte Gainsbourg, Oumou Sangaré, Run The Jewels (parrains de l’édition 2018) représenteront les scènes de musiques actuelles.

Des valeurs sûres

Côté artistes confirmés, il y aura de l’AC/DC dans l’air mais aussi du Led Zeppelin, du Jeff Buckley, The Doors, Notorious B.I.G., NTM, Prince, Van Morrison, Tom Waits, T.Rex…

Des rencontres inédites

Cinq collaborations et rencontres inédites entre artistes prestigieux tels que Christophe, Arnaud Rebotini ou Keren Ann donneront cinq 45 Tours enregistrés en une seule prise dans les studios de Radio France et pressés instantanément grâce à la machine à graver de leur Discothèque.

Des anniversaires

Cette année, le Disquaire Day célébrera de nombreux anniversaires : le 50ème anniversaire de la disparition d’Elvis Presley, les 25 ans de Tease Me de Chaka Demus & Pliers, les 10 ans de Beats’n’Cubes d’Etienne de Crécy aux Transmusicales de Rennes, ou encore les 25 ans de la mythique bande-originale d’Opération Dragon composée par Lalo Schifrin.

Eric Guillaud

La liste complète ici

26 Fév

Rock! La passion nantaise de Laurent Charliot

On l’attendait avec impatience et curiosité depuis des mois, elle vient enfin d’ouvrir au public, l’exposition Rock! Une histoire nantaise a surpris, pour ne pas dire impressionné, ses premiers visiteurs, à commencer par les journalistes et les artistes eux-mêmes. Au départ de l’aventure, il y a un homme, Laurent Charliot, un passionné de la première heure connu sur la scène musicale nantaise pour y avoir contribué dans les années 80 avec son groupe de new wave Iena Vox mais aussi pour les multiples livres qu’il a depuis écrit sur le thème. Nous avons pu le rencontrer sur les lieux mêmes de l’exposition à quelques heures de l’ouverture au public. Interview…

© éric guillaud

© éric guillaud

Le rock, Laurent Charliot connaît ! Très bien même. Dans les années 80, « il y a un million d’années » s’amuse-t-il, il a monté son propre groupe, Iena Vox, un groupe aujourd’hui considéré comme mythique, « on dit mythique en général quand on n’a jamais été connu », et que certains d’entre vous ont peut-être (re)découvert à l’occasion d’une reformation éphémère pour Les Rockeurs ont du cœur en décembre dernier.

Si le groupe n’a pas dépassé les trois années d’existence, ni même les frontières de notre région, la passion de Laurent Charliot pour le rock est encore aujourd’hui intacte. Après plusieurs livres sur le sujet, il est aujourd’hui commissaire de l’exposition Rock! Une histoire nantaise ouverte depuis le 24 février au château de Nantes. Une exposition étonnante, foisonnante qui illustre la très grande diversité du genre. Du Floride à Stereolux, des Atomic Boys à C2C, en passant par Katerine, Dolly, Cambouis, Elmer Food Beat, Dominique A, Sexy Sushi ou encore Elephanz, Rock! Une histoire nantaise offre un voyage extraordinaire au cœur de l’histoire musicale de la capitale ligérienne. Tout un patrimoine…

Bonjour Laurent. L’exposition s’appelle Rock! Une histoire nantaise mais elle est assez universelle finalement ?

Laurent Charliot. Oui complètement. C’est l’histoire du rock en France par le prisme de la scène nantaise mais effectivement cette histoire s’est passée de la même manière un peu partout. J’ai eu l’occasion de parler de l’histoire du rock dans d’autres villes, les groupes de bal qui font des kilomètres dans leur minicar, ça s’est passé dans toutes les villes de France, les premiers groupes qui s’émancipent et commencent à faire des créations, ça s’est passé au même moment dans toutes les villes de France, un disquaire qui éduque les amateurs de musique et les musiciens, il y en a toujours eu un dans chaque ville de France. C’est ça qui est intéressant, même s’ils ne viennent pas de Nantes, les gens qui aiment la musique vont aussi s’y retrouver, c’est l’évolution de la musique dans une ville.

Je ne suis pas nantais, j’ai moins de vingt ans et je connais mal le rock, est-ce que je peux tout de même venir voir l’exposition ?

Laurent. Oui, parce que déjà c’est pour toute la famille, ce n’est pas que pour les amateurs de rock, ce n’est pas pour les vieux ou les jeunes, c’est pour tout le monde. Le but est de faire prendre conscience de choses qui se sont passées qui se passent encore aujourd’hui, de la grande diversité. Ensuite, il n’y a pas que du rock. On a appelé l’exposition rock! Une histoire nantaise parce que c’est le mot le moins imparfait pour réunir tout le monde. Mais le rock c’est quoi ? Tous les soirs, le rock mort et tous les matins il renaît. C’est plus une attitude, plus une famille musicale. Certes, on ne parle pas de variété mais on va jusqu’à Jeanne Cherhal, on ne parle pas de l’électro ou du hip hop purs mais on parle de C2C, on ne parle pas de jazz  mais on parle de Mukta…

© éric guillaud

© éric guillaud – Quatre lettres pour accueillir le visiteur

Une expo sur le rock. Quelle drôle d’idée tout de même. Comment vous est-elle venue ?

Laurent. En fait, ce sont les gens du château qui m’ont appelé. Ils voulaient faire une expo sur le rock, d’abord parce qu’on a la chance à Nantes d’avoir une scène très vivante et bien représentée au niveau national, ensuite parce que la musique fait partie du patrimoine. À Nantes, c’est plus que dans le patrimoine, c’est dans les gènes de la ville. Donc, ils voulaient retranscrire cette histoire.

Ce qui explique le lieu. Une expo au château c’est quand même curieux ?

Laurent. Oui mais quand on sait que le château de Nantes a pour vocation de mettre en valeur le patrimoine, finalement ça coule de source. Et puis c’est quand même classe, le rock au château, tu rentres par le pont-levis !

© éric guillaud

© éric guillaud – le local de répétition d’Elmer Food Beat

Que peut-on y voir et y entendre ?

Laurent. On peut y voir et entendre énormément de choses. Sans tout dévoiler, il y a une véritable scénographie, une véritable mise en scène avec des décors. On pouvait se le permettre parce que l’expo dure assez longtemps, plus de 18 mois, ce qui fait qu’on est entre le musée et l’expo, entre le permanent et le temporaire, on a pu se permettre de faire du dur, on va déambuler un peu comme chez Ikea où on passe de la cuisine à la salle de bain. Là, on va enchaîner les périodes musicales de manière chronologique mais on va se retrouver tout d’un coup chez un disquaire, dans un local de répétition, dans la chambre d’adolescent d’un musicien, on va pratiquement se retrouver dans les loges d’un artiste. Et puis bien sûr, il y a énormément de photos et de sons. Très important le son, on ne peut pas imaginer une exposition sur le rock sans le son. Je ne voulais pas de casques qui enferment le visiteur. C’est une exposition qui doit se commenter, se partager et donc on a développé un système d’écoute original, un gobelet de concert aux couleurs de l’exposition qu’on pose sur une cellule et se transforme en cornet. 120 titres à écouter, des vidéos aussi un petit partout dans l’expo. 150 points d’écoute à peu près au total.

© éric guillaud

© éric guillaud – la loge de Philippe Katerine avec les fameux sous-pulls roses

Il y a plusieurs mois, vous avez lancé une collecte d’objets liés à cette histoire auprès des Nantais. Comment s’est-elle déroulée ? Les Nantais ont-ils joué le jeu ?

Laurent. Oui très bien. J’avais deux types de collecte. La collecte chez les artistes stars, je les connais, je les ai appelés et suis allé chercher les objets chez eux. C’était réglé. Pour le reste, j’avais envie de récupérer des affiches, des disques. On a donc fait des point de collecte deux ou trois fois sur Nantes, les gens venaient déposer leurs objets. C’était drôle, certains venaient avec ce qu’ils pensaient être un trésor, un disque de Dolly que j’avais déjà 20 fois, d’autres arrivaient avec des affiches, des photos très rares, des instruments. C’est plein de petites briques cette expo, des briques qui ont permis de construire ce grand mur solide. Après, il a fallu tout noter, enregistrer, entreposer, assurer…

Est-ce qu’il y a un groupe qui vraiment symbolise à lui-seul cette histoire nantaise ? Ou une locomotive peut-être ?

Laurent. Il y a eu des locomotives, c’est certain. Il y a eu plusieurs fois des groupes qui ont donné envie de faire de la musique à d’autres. Je l’ai pas mal entendu de Tequila, des Ticket, d’EV. Ce qui est certain, c’est que depuis 1991, il y a énormément d’artistes qui pointent au top de la scène nationale. Je pense à Dolly, Elmer Food Beat, Dominique A, Philippe Katerine, Jeanne Cherhal et aujourd’hui Elelphanz, Pony Pony Run Run, C2C ou Christine and the Queens. Eux ont joué les locomotives, tiré tout le monde. Il y a aujourd’hui un label de qualité pour la scène nantaise. Ça ne veut pas dire que les groupes ne doivent pas bosser, que ça vient tout seul, non il faut du travail et du talent.

Pensez-vous qu’il y a une spécificité nantaise, une marque de  fabrique ?

Laurent. non, je pense que les médias ou toujours cherché un esprit à une ville, ça s’est fait deux ou trois fois dans l’histoire de la musique, on pense à Rennes bien sûr, tous les groupes étaient à un moment donné dans le même moule new wave mais ça n’a duré que trois ans. Depuis à Rennes, comme ailleurs, il n’y pas d’école. Il y a eu Le Havre, Rouen, Toulouse… et même Nantes à un moment quand la presse nationale a trouvé Katerine, Dominique A, Cherhal, The Little Rabbits… on parlait de nouvelle chanson française mais je pense que ce n’est pas suffisant, il y a une qualité à la nantaise mais il n’y a pas un style à la nantaise.

Vous suivez la scène nantaise depuis des années et des années, vous en avez même fait partie avec votre groupe Iena Vox dans les années 80, quels souvenirs en gardez-vous en tant que musicien ?

Laurent. C’est forcément un très beau souvenir parce qu’on idéalise toujours ces moments là où on a 20 ans. C’est un début de style de vie et puis c’était un moment, dans les années 80, où on commençait à ressentir cet esprit d’équipe dans la scène nantaise. Au tout début, quand je me suis lancé dans la musique, il y avait encore des castes, les metalleux étaient avec les metalleux, les jazzeux avec les jazzeux, les new waveux avec les new waveux… et puis petit à petit ça s’est atténué, grâce notamment à des gens et des lieux comme Michenaud Musique, un magasin d’instruments de musique qui accueillait tout le monde. On s’y retrouvait tous pour boire un coup le soir à la fermeture du magasin. Et puis il y a des souvenirs rigolos. Dominique A me confiait récemment que lorsqu’il est arrivé sur Nantes avec ses parents en 1984, il passe le premier samedi soir devant un bar, le Michelet, La Scène Michelet aujourd’hui, a entendu de la musique, est rentré, c’était un concert de Iena Vox, mon groupe. Il s’est dit : « c’est cool, j’arrive dans une ville où il y a de la new wave. c’est un fan de Joy Divison ».

© éric guillaud

© éric guillaud – une toute petite partie des albums collectés et présentés

J’imagine que vous avez dû collecter aussi pas mal d’anecdotes à l’occasion de ce travail sur l’exposition ?

Laurent. Plein. Une que j’aime bien. On parlait tout à l’heure des artistes majeurs que j’ai appelés afin de récupérer des objets, ici un disque d’or, là une victoire de la musique, un costume ou un instrument. J’appelle Dominique A, Jeanne Cherhal, pas de problème, puis Philippe Katerine à qui je demande, comme à tous les autres, s’il peut me confier quelque chose. Et Philippe me répond avec sa voix inimitable. « Tu sais Laurent, ce serait avec plaisir mais je ne garde rien, je jette tout. Moi je suis un voyageur, je déménage en permanence et je préfère voyager léger ». J’en ai parlé à son producteur et à Gaëtan Chataigner qui fait ses vidéos, il me l’ont confirmé. Lorsqu’il quitte un appartement, Philippe Katerine vide le frigo, met tout dans la poubelle en bas de l’escalier et si il y a un disque d’or qui traîne, il le dépose à côté et s’en va. Heureusement, il n’y a pas qu’un exemplaire des disques d’or et des costumes, j’ai donc pu récupérer quelques petites choses grâce à son entourage. L’esprit rock !

Merci Laurent. Propos recueillis par Eric Guillaud le 24 février 2018 Toutes les infos sur l’exposition ici et le sujet de Denis Leroy et Jean-Pierre Brénuchon là… 

21 Fév

La Nuit de l’Erdre 2018 : la programmation complète dévoilée

Inutile de le présenter, en 20 ans le festival La Nuit de l’Erdre s’est imposé dans le paysage ligérien comme l’un des événements incontournables de l’été avec toujours une affiche parfaitement équilibrée réunissant poids lourds internationaux, artistes français de renom et découvertes locales. Et cette nouvelle édition n’échappe pas à la règle. Rendez-vous du 29 juin au 1er juillet…

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Jusqu’ici nous connaissions de l’affiche 2018 neuf noms et pas des moindres : Orelsan, The Hives, Justice, Asaf Avidan, alt-J, Shaka Ponk, Bernard Lavilliers, Jahneration et Vianney.

Les organisateurs annoncent aujourd’hui la suite dans un élan de générosité contrôlé.

Attachez vos ceintures, direction la billetterie la plus proche, car oui pour ses 20 ans, le festival a décidé de mettre le paquet. Viennent ainsi s’ajouter vendredi 29 juin la Québécoise Coeur de Pirate, Møme, Lyre le Temps et les Nantais Gaume et Ultra Vomit…

Le samedi 30 juin, on garde le rythme avec Nova Twins, Findlay, Chinese Man, Tramp Expérience et… et… le phénomène de pop française Therapie Taxi, oui oui, et rien que pour ça…

Ne bougez pas, ce n’est pas fini, dimanche 1er juillet débarquent Petit Biscuit, Steve’n’Seagulls et les Belges de Triggerfinger, juste histoire de faire un peu trembler la terre…

Plus d’infos sur le festival ici

Eric Guillaud

15 Fév

Hellfest, Poupet, À Tout Bout d’Champ, Les Nuits courtes… primés aux Festivals Awards

Pour la cinquième année consécutive, les Festivals Awards ont décerné leurs prix récompensant les meilleurs festivals de musiques actuelles. Le Hellfest repasse devant Les Vielles Charrues dans la catégorie du meilleur grand festival. Quatre autres rendez-vous ligériens sont également primés…

© MaxPPP - Franck Dubray

© MaxPPP – Franck Dubray

Depuis 2013, les Festivals Awards récompensent les meilleurs festivals français de musiques actuelles à travers une dizaine de catégories. Cette année, 90 000 personnes ont voté parmi 204 rendez-vous…

La suite ici

29 Jan

Ride : le nouveau clip du groupe angevin The Blind Suns

On vous a présenté leur clip de Noël il y a quelques semaines, les revoici avec Ride, une magnifique balade à moto immortalisée par Benoît Aubert dans une ambiance digne des films fantastiques et SF des années 80.

The Blind Suns sont originaires d’Angers, jouent un rock psyché surf porté par la délicieuse voix de Dorota Kuszewska et les guitares de Romain Lejeune, deux musiciens hyper talentueux et boulimiques de travail qu’on a déjà pu croiser précédemment dans la formation Scarlet. Leur album sort le 20 avril. On vous en reparle d’ici là…

Plus d’infos sur le groupe The Blind Suns ici

28 Jan

Hellfest : un train pour l’enfer

Un train privatisé pour les métalleux bordelais, c’est la dernière trouvaille de l’équipe du Hellfest annoncée ce week-end en attendant des nouvelles du festival en lui-même et la divulgation de nouveaux noms…

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Le Hellfest affiche complet depuis des mois maintenant mais voici peut-être l’occasion de décrocher l’un des fameux pass 3 jours. En collaboration avec la SNCF Intercités, le Hellfest privatise en effet une rame de train pour les amoureux du métal. 299 euros le pass et l’aller retour aux départ de Bordeaux.

« À cette occasion, nous privatiserons spécialement une rame de train remplie uniquement de festivaliers… », précisent les organisateurs sur leur page Facebook, « Nous aurons l’opportunité de savourer l’ambiance tant appréciée du festival lors d’un voyage communautaire où tous les voyageurs partagent le même but : se rendre au HELLFEST ! Une grande première en terme d’expérience et de rencontre, mais également en terme de service puisque le train ne fera pas arrêt à Nantes mais viendra déposer nos festivaliers directement en gare de Clisson !

Nous prévoyons une équipe d’accompagnateurs sur-motivés pour accueillir nos festivaliers en gare de Bordeaux et les accompagner tout au long de leur voyage ! Nous ne manquerons pas de leur distribuer cadeaux et surprises et bien plus encore ! Nous invitons d’ailleurs tous les festivaliers à bord de s’équiper d’enceintes portables pour inonder toute la rame de décibels « métalliques » de leur choix ! Le train est à eux ! »

200 places sont disponibles annoncent les organisateurs du Hellfest ? Ouverture de la réservation aujourd’hui à 13h13 sur la plateforme Digitick. INFOLINE SNCF : gwenaelle.aragou@sncf.fr

Eric Guillaud

17 Déc

Les Rockeurs ont du coeur 2017 : une 30e édition chaleureuse

Froid dehors, bouillant dedans. Il aura fallu un peu de courage aux quasi-deux mille personnes sagement alignées devant l’entrée de Stereolux à Nantes dès le milieu de l’après-midi. Deux bonnes heures d’attente, parfois plus, par un froid transperçant. Mais ce petit désagrément fut très vite compensé par les cinq heures de folies musicales offertes pas des rockeurs au grand coeur…

© éric guillaud

© éric guillaud

Froid, froid, froid. Une longue très longue file d’attente s’étirait tranquillement depuis l’entrée de la salle de concert jusqu’au pont Anne de Bretagne hier à 19h00, près de deux mille personnes qui tentaient de se réchauffer par tous les moyens, certains imitant dans leur posture les manchots empereur, d’autres sautillant sur place en chantant « Quand te reverrai-je ». Et les décibels balançés par le DJ d’accueil n’y changeaient pas grand chose, l’important pour tous était de se mettre au chaud, non sans avoir déposé à l’entrée de la salle Stereolux le précieux jouet acheté pour l’occasion.

Et cette année encore, tout le monde a magnifiquement joué le jeu. Peluches, poupées, boîtes de Playmobil ou de peinture… De nombreux enfants afficheront un grand sourire à Noël grâce à cette opération de solidarité lancée il y a maintenant 30 ans.

Un esprit de fête et de solidarité

Froid dehors mais chaud, très très chaud, à l’intérieur. Près de 1700 personnes ont finalement pu entrer dans Stereolux. 1700 personnes, des dizaines d’artistes, techniciens et bénévoles tous réunis dans un identique esprit de fête et de solidarité.

Les Nantais Voyou et Leo Seeger ont ouvert la soirée suivis de Moongaï et de l’extraordinaire Rover qui a fait chavirer le public avec sa voix extraordinaire de souplesse, son charisme incroyable, et un set électro inattendu et de très grande classe.

Carton plein également pour le duo Das Kinø, lui aussi nantais, qui a délivré sa pop électro sensuelle dans une salle micro archi-bondée, surprise et conquise.

Je coupe le son…

Mais le seuil de température maximal a été atteint un peu plus tard dans la soirée avec la réunion sur le même plateau de trois grandes figures de la chanson française, Dominique A, Jeanne Cherhal et l’incorrigible Phlippe Katerine.

Ensemble ou en solo, ils ont repris quelques-uns de leurs titres accompagnés par La Secte humaine, une formation puissamment rock réunissant d’anciens membres des Little Rabbits et French Cowboy.

Particulièrement attendu depuis le buzz provoqué par son passage au Tonight Show de Jimmy Fallon aux Etats-Unis, Philippe Katerine n’a pas joué Moustache mais il a embrasé la salle maxi avec notamment La Banane et Louxor j’adore repris en coeur par un public déchainé.

La Maison Tellier pour finir en beauté

Fin de soirée avec le groupe Iena Vox qui fît les belles heures de l’électro nantaise dans les années 80 et se reformait pour un concert exceptionnel ce soir, puis avec les Rouennais de La Maison Tellier qui achevaient ici-même leur tournée « Avalanche » entreprise il y a plusieurs mois.

Eric Guillaud

12 Déc

La Folk journée plus folle que jamais vendredi 15 décembre au Lieu Unique à Nantes

Imaginée il y a 5 ans comme une « lointaine cousine un peu délurée de la sérieuse Folle journée », la Folk journée reprend possession du Lieu Unique vendredi 15 décembre pour une relecture du répertoire folk.

Capturemoon

Pour reprendre du Violent Femmes, il faut au minimum s’appeler Federico Pellegrini (French Cowboy), au mieux Moon Gogo, duo qu’il forme avec une Nanto-coréenne, E’Joung-Ju, joueuse émérite de geomungo, cithare traditionnelle coréenne à six cordes. Pour ceux qui connaissent un peu la musique du trio punk folk américain, le pari est osé mais effectivement à la portée du groupe nantais, c’est en tout cas ce que nous verrons et entendrons sur la scène du Lieu Unique le 15 décembre à l’occasion de la cinquième édition de la Folk Journée.

Mais ce n’est pas tout ! Mehdi Zannad du projet Fugu, Sean O’Hagan d’High Llamas, Xavier Boyer de Tahiti 80, le groupe Dorian Pimpernel et Sean O’Hagan d’High Llamas reprendront de leur côté les Byrds, oui oui les Byrds qui jouaient notamment ceci…

Enfin, le folk introspectif et mélancolique du Nantais Nathan Leproust aka Teenage Bed, dont nous vous faisions découvrir ici l’un des clips, résonnera dans le bar du Lieu Unique en apéritif.

Il reste des places. Plus d’infos ici

Eric Guillaud