19 Août

Festival Terra Incognita : cinq bonnes raisons de courir à Carelles les 23 et 24 août

Vous en avez assez des festivals sans âme qui alignent sempiternellement les mêmes noms d’artistes, alors voici Terra Incognita, 9e édition les 23 et 24 août à Carelles, en Mayenne. Idéal pour faire le plein de découvertes…

La Chica © Arty

Une chose est certaine, ici, vous ne verrez pas et n’entendrez pas Jeanne Added, Suzane, Orelsan ou encore Eddy de Pretto qui ont squatté tout l’été les scènes des plus grands festivals de France et de Navarre. Non, ici on cultive la différence en privilégiant la découverte, Terra Incognita, c’est un petit pas de travers, une oreille en coin, une vingtaine d’artistes rock, pop ou eléctro, venus de France mais aussi d’Angleterre, du Maroc, d’Irlande ou de Belgique.

Et si vous n’arrivez pas à vous décider entre le festival et le repas dominical avec belle maman, alors voici cinq bonnes raisons musicales qui ne vous feront plus hésiter.

Entre Belleville et l’Amérique latine, il y a comme un océan, immense, il y a aussi et surtout La Chica. La Chica, c’est Sophie Fustec, une jeune Franco-vénézuelienne qui ne renie rien de ses origines. Bien au contraire, elle en use et en abuse pour notre plus grand bonheur, mélangeant les influences d’ici et de là-bas, d’hier et d’aujourd’hui, pour créer un univers profondément envoûtant… La Chica le 23 août (20h45 – Scène A)

Vous l’avez peut-être déjà aperçu sur scène avec le groupe Concrete Knives, Adrien Leprêtre a créé il y a quelques années le projet SAmBA De La mUERTE histoire d’occuper son temps libre entre deux concerts et répétitions. De fil en aiguille, ce projet solo est devenu un groupe, un vrai groupe, avec albums et concerts à la clé. En attendant la sortie du nouvel album A Life with Large Opening en septembre, voici un premier extrait intitulé FastSAmBA De La mUERTE le 23 août – 21h45 – Scène B

Le magazine Les Inrocks présente ce jeune bordelais aux cheveux verts ou bleus, ça dépend des saisons et du sens du vent, comme le héros slacker qui manquait au rock français, quelque part entre Sonic Youth et Mac DeMarco. Et il y a de ça. Th da Freak est un ovni de la scène hexagonale, un monstre venu d’ailleurs qui se déplace en groupe à la vitesse du son avec pour unique ambition de jouer son dernier album en date, Freakenstein, une compilation de ses meilleurs morceaux dixit le musicien dans une interview accordée à Tsugi, poursuivant :  « Le résultat : plusieurs bouts de morceaux enregistrés sur plusieurs années et mixés par plusieurs gars… Ça fait un truc dégueulasse : c’est Freakenstein ! Il porte ce nom parce qu’il est composé de pleins de trucs morts remis à la vie… »  TH Da Freak le 24 août – 23h00 – scène A

Il vient de Rennes et fait dans la pop orchestrale, le groupe Mermonte débarque à Terra Incognita avec son dernier album en date Mouvement, 12 titres aux mélodies et aux arrangements finement ciselés, de vrais bijoux pop élaborés par un collectif de musiciens hors pair. Mermonte le 24 août – 21h15 – scène A

Eux viennent de Derry en Irlande, ils sont jeunes, très jeunes, radicalement énervés. Donnez leur une guitare, une basse et une batterie et ils vous mettent le feu sans sommation avec une musique et des textes taillés dans l’urgence et la violence. Il y a du Clash dans l’air et on ne va pas s’en plaindre. Punk is not dead ! Touts le 23 août – 0h30 –  Scène A

Bien entendu, il y a plein d’autres bonnes raisons de courir à Carelles les 23 et 24 août, 22 bonnes raisons exactement, du nombre de groupes et artistes à l’affiche, auxquelles il serait bon de rajouter l’ambiance car ici la convivialité n’est pas un vain mot, c’est même une priorité comme nous l’expliquait il y a quelques jours Steven Jourdan, administrateur et programmateur du festival  : « Ici, 95% des festivaliers viennent sans connaître les groupes programmés, ce qui les attire avant tout c’est l’ambiance, la convivialité, le prix modéré du billet.

Eric Guillaud

Plus d’infos sur le festival ici

13 Août

Astronaute : un clip en apesanteur pour le groupe de rock vendéen Epsylon

Objectif Lune pour Epsylon. Après un album sorti en mars et une tournée générale de concerts un peu partout en France, le groupe vendéen nous offre un voyage au-delà de l’atmosphère, au-delà des rêves, avec ce magnifique clip tourné par Nicolas Michon et posté le 21 juillet. Et ce n’est pas un hasard

Epsylon © Jean-Marie Jagu

« Il y a 10 ans, on n’aurait jamais pensé en arriver là où on en est aujourd’hui… », nous expliquait Antonin (bassiste) dans une interview réalisée en février 2018. Près de douze ans de scène, cinq albums studio, un live, des centaines de concerts en Europe mais aussi en Chine, au Koweit ou au Kazakhstan… C’est une évidence, les six musiciens du groupe de rock celtique Epsylon sont allés bien au-delà de leurs rêves les plus fous. C’est justement le thème de ce nouveau clip, quand les rêves deviennent réalité. Cette fois c’est Manu, le guitariste, qui s’y colle, il nous l’explique le pourquoi du comment et inversement ici et maintenant…

« À l’heure de la célébration mondiale du 50e anniversaire du premier pas de l’homme sur la Lune (Apollo 11), et comme un clin d’œil, nous avons dévoilé le 21 Juillet le clip de la chanson Astronaute figurant sur l’album du même nom (sortie en mars 2019 – Arsenal Production / Coop Breizh). Nicolas Michon, chanteur du groupe a franchi le pas de la réalisation du clip en passant derrière la caméra ».

« Nous voulions par ce clip rappeler l’importance de s’accrocher à ses rêves. Tout au long de la vidéo, nous suivons les étapes marquantes d’un enfant, Tom, clin d’œil à Thomas Pesquet, qui a toujours eu dans le coin de sa tête l’idée de devenir astronaute.

Nous voulions un clip chargé d’émotion, tourné dans notre région d’origine et portant des valeurs qui nous sont chères. À l’instar du comédien dans le clip, nous avons toujours cru en nos rêves, depuis tout jeune, on peut d’ailleurs faire un parallèle avec notre rêve qui était de pouvoir vivre un jour de notre musique. Pour les acteurs, on a lancé un appel sur nos réseaux afin de s’entourer de jeunes de notre région qui ont su apporter la fraîcheur et la spontanéité que l’on recherchait pour ce clip ».

Eric Guillaud

Plus d’infos sur Epsylon ici

Pas de vacances pour Epsylon, le groupe sera en concert au festival Les Twins à La Bazoge (50) le 23 août, à Agrinight au Cloître-Pleyben (29) le 24 août, à la Fête de la Saint-Loup à Aubière (63) le 31 août, au festival Patrimoine Vivant à Château-Thierry (02) le 21 septembre, au Festi’Gartempe à Montmorillon (86) le 22 septembre, aux Celtivales à Pierrefontaine-les-Varans (25) le 26 octobre…

09 Août

Rock’Estuaire, Couvre Feu, The City Trucks Festival, Champs Libres… le modèle économique des festivals fragilisé?

En quatre ans, trois festivals de musiques actuelles ont purement et simplement disparu du paysage ligérien, un autre a rendu les décibels avant même sa première édition, tous sont aujourd’hui plus ou moins obligés de se repenser. Pourquoi, comment ? Réponses ici…

Couvre Feu 2018 / © MaxPPP – Romain Boulanger

Cest l’un des premiers festivals ligériens à avoir jeté l’éponge au cours de ces cinq dernières années, Rock’ Estuaire à Cordemais, un petit tour en 2015 et puis s’en va ! L’affiche de la deuxième édition, en 2016, promet pourtant d’être belle. Sinsemilia, Luke, Les Ramoneurs de Menhirs, Billy the Kick, Aaron ou encore Shake Shake Go doivent s’y produire mais les organisateurs annulent tout huit jours avant l’événement. En cause ? Les faibles ventes de la billetterie !

« C’est un jour difficile pour les amateurs de rock du Pays de la Loire… »,expliquent les organisateurs dans un communiqué posté le 2 juin 2016 sur leur compte Facebook. « Malgré l’élan de soutien autour du Festival Rock’Estuaire, les ventes de la billetterie ne permettent pas aujourd’hui de couvrir les frais liés à l’organisation. Nous n’avons d’autres choix que d’annuler la seconde édition de ce Festival 100% bénévoles ».

« La passion n’a pas suffi », déplorent alors les organisateurs. De passion, pourtant, Bruno Fouchard et Emmanuel Riailland n’en manquent pas, ni les dizaines de bénévoles qui se mobilisent à leurs côtés.

Malgré les années passées, Bruno Fouchard garde aujourd’hui encore une certaine amertume de cette aventure avortée. « Avec Rock’Estuaire, nous voulions proposer une offre différente avec des artistes que l’on ne retrouvait pas dans les différents autres festivals, nous voulions faire découvrir le rock à des familles. Le public d’aujourd’hui a tellement d’offres de festivals différents qu’il choisit principalement d’aller vers les gros festivals avec des artistes de renom. Le public d’aujourd’hui est difficile. Cette année, je suis allé à La Nuit de l’Erdre principalement pour Editors, je trouvais que c’était un bon choix de programmation et là seulement 100 ou 200 personnes devant la scène. Et oui, ça ne passe pas en radio ».

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05 Juil

Quand Thylacine s’offre le château de Versailles

Éternel voyageur qu’on a notamment pu croiser dans le Transsibérien en Russie ou à bord d’une caravane Airstream du côté de l’Argentine, l’artiste angevin Thylacine s’offre cette fois une escapade dans le passé, une immersion totale dans l’atmosphère sonore du château de Versailles où il a enregistré des sons d’horlogerie, de clavecins, de serrures ou encore de craquements de parquet. Et le résultat ? Une nouvelle oeuvre surprenante tout simplement nommée Versailles…

« Ça a été une chance folle et une expérience incroyable de pouvoir composer un morceau dans le Château de Versailles en utilisant tous les sons et instruments que je pouvais trouver. J’espère que ça se retrouve dans mon morceau ! », explique-t-il sur son compte Facebook.

01 Juil

KO KO MO, Elmer Food Beat, Voyou, The Blind Suns, Mou, Gaume… La playlist d’un été en Pays de la Loire

Ils sont tous ligériens, ont fait l’actualité de cette première partie de l’année ou ne vont pas tarder à la faire, voici dix groupes ou artistes que nous avons aimés, suivis, interviewés et même parfois enregistrés en live. Une sélection totalement subjective mais largement assumée à se passer en boucle tout l’été et plus si affinité… Avec des glaçons !

On commence avec KO KO MO. Le duo rock nantais a sorti son deuxième album au printemps. Son petit nom : Lemon Twins, dix titres à l’énergie complètement folle parmi lesquels ce petit bijou Self Love Age. Branchez les guitares…

On reste dans la catégorie rock tendance énervé avec un retour, celui des Von Pariahs, des Nanto-vendéens qui sortiront en octobre prochain leur troisième album. Deux singles ont pour le moment été dévoilés et sont disponibles sur les plateformes habituelles, No Legs et Suffocate. Du rock qui donne de l’air !

Pour eux, c’est le début de l’aventure, les Nantais Yeggmen ont sorti leur tout premier album en janvier dernier et clippé dans la foulée le titre You Are Lost, une histoire d’amour contrariée. Attention frissons…

Faut-il encore le présenter, Voyou fait un carton partout où il passe. Les Bruits de la Ville, premier album du garçon sorti en février 2019, est un régal de poésie pop lumineuse…

Quatre albums au compteur avec son premier groupe Roman Electric Band, une participation remarquée à la saison 3 de The Voice, beaucoup de concerts à travers l’Europe et une belle échappée en solo depuis 2016, Gaume est revenu au début de l’année avec Square One, un très bel album inspiré et inspirant…

Quentin Sauvé n’est pas vraiment un inconnu du côté de Laval. Bassiste du groupe de post-hardcore Birds in Row, il a sorti son premier album solo cet hiver. Whatever it takes est son nom, un concentré de sonorités folk mélancoliques à souhait..

Plus rock que Vanessa Paradis, plus pop qu’Emmanuelle Monet ex-Dolly, voici Miss Machine, une gamine de 20 ans, nantaise, étudiante en épistémologie et histoire des sciences à l’université, et chanteuse de brit-pop à la française… Pas d’album pour le moment mais trois clips sur sa chaîne YouTube dont le savoureux De Quoi j’ai L’Air

Élevé au Hip Hop et à la chanson française, fan hier de Doc Gynéco, Oxmo Puccino, Fabe, et plus récemment de Mild High Club, Homeshake ou encore Muddy Monk, Mou a développé un univers au ton savamment nonchalant et joliment décalé. Un EP 6 tires baptisé Royal Canin sorti en novembre et déjà une très belle reconnaissance… 

Des riffs tendus qui s’entendent jusqu’à Austin au Texas, une voix à vous coller des frissons jusqu’au bout des orteils, une présence scénique électrisante, le groupe angevin The Blind Suns est par monts et par vaux depuis la sortie de son magnifique album Offshore en avril 2018, un déferlement de rock’n’surf revigorant…

Elmer Food Beat sur la scène de l’opéra Graslin à Nantes. Qui l’eut cru ? Pourtant, c’est bien dans ce lieu prestigieux mais peu habituel pour des rockeurs que le groupe a clippé le titre Ça c’est rock, extrait de son nouvel album Back in Beat sorti en avril. Et il retrouvera cette scène le 16 janvier 2020 pour un concert exceptionnel…

Pour vous passer tous ces titres en boucle, c’est ici…

Eric Guillaud

25 Juin

Les violets : un nouveau clip d’animation signé Ladylike Lily

Elle est passée par Nantes en mars dernier, elle repassera dans la région à la rentrée, la jeune Rennaise Orianne Marsilli, aka Ladylike Lily vient de partager un nouveau clip extrait de son conte musical Echoes. Un univers feutré et accessible, intimiste et universel, qui nous parle d’amour et de différence avec une belle touche d’élégance indie folk…

Ladylike Lily © Julie Oona

Vous l’avez peut-être vue et entendue sur la scène de Stereolux à Nantes le 31 mars dernier à l’occasion du festival Petits et Grands, Ladylike Lily y présentait son premier spectacle pour enfants et son premier album jeunesse baptisés Echoes, elle nous offre aujourd’hui, à la veille de grandes vacances, un magnifique clip tourné en motion design et pop up, beau et subtil à la fois. De quoi patienter jusqu’à son retour dans la région à la rentrée avec des concerts annoncés au Mans, à Angers et à La Roche-sur-Yon.

Ladylike Lily nous présente cette chanson et ce clip qu’elle a elle-même réalisé…

« Le morceau « Les Violets » est l’élément central de mon conte pour enfants. Dans un monde en bichromie, fait de rouge et de bleu, la nature s’entremêle, mais les hommes ne se mélangent pas. Les gens restent entre même couleur jusqu’au jour où un rouge et un bleu vont tomber amoureux. De leur union secrète va naître un bébé violet. « Les violets » raconte un amour interdit qui dépasse les frontières.

Entre les lignes, on devine le message adressé aux plus jeunes : lorsqu’on laisse les gens s’aimer librement, il en résulte de la beauté. Pour « Les violets », j’ai choisi d’écrire un morceau rythmé, aux couleurs métissées avec des arrangements modernes pour exprimer au mieux cette histoire d’amour très actuelle ».

« Pour la réalisation de ce clip, j’ai eu envie de mêler plusieurs techniques pour avoir un rendu à la fois organique et numérique à l’image. Pour raconter au mieux cette histoire d’amour entre peuples différents, je voulais combiner diverses matières visuelles. On y retrouve des découpages de peinture et d’encre, un décor d’inspiration pop-up et du motion design. Je trouvais ça tellement intéressant de pouvoir expérimenter cette partie visuelle afin d’illustrer ce morceau.

Après « Sous le cyan », « Les violets » est donc ma deuxième réalisation. J’y ai pris un grand plaisir dans le fait d’explorer de nouvelles techniques et de revisiter mon morceau avec un regard nouveau. J’ai toujours eu un goût prononcé pour le fait maison tout en aimant les musiques et vidéos bien produites.

À travers ce projet pour enfants, j’ai enfin trouvé une manière équilibrée d’allier les deux ».

Eric Guillaud

16 Juin

Hellfest 2019 : cinq questions à… Lofofora

Ce n’est pas parce qu’on joue très fort qu’on a rien à dire. Connus et reconnus pour envoyer du riff et du son absolument dantesques, les Lofofora n’en sont pas moins des musiciens engagés qui dénoncent les travers de notre société via des textes taillés à l’arme lourde…

Lofofora / © Florence Schall

Trente ans, oui trente ans, trente ans à envoyer du lourd, un savant cocktail de punk et de metal passé au mixeur de l’engagement politique, voilà la recette magique de ce groupe emmené depuis le début par Reuno au chant et Phil Curty à la basse. Le Hellfest, ils connaissent pour l’avoir déjà fréquenté en 2014 mais ils y reviennent avec la niaque d’une première fois. Ne les manquez pas, vous pourriez le regretter. 

15 Juin

Hellfest 2019 : cinq questions à… Shaârghot

Vous rêviez d’un autre monde ? Ne cherchez plus, Shaârghot l’a inventé, un monde post-apocalyptique à souhait, aussi noir que désespéré, aussi métal que punk, aussi électro qu’indus, une musique qui colle au corps et à l’esprit, l’enfer dans toute sa splendeur…

Amoureux amoureuses de k-pop et autres musiques acidulées, passez votre chemin, ici tout est noir jusqu’aux visages des musiciens, c’est l’esprit du groupe parisien Shaârghot qui, dans la lignée d’un Punish Yourself ou d’un Rammstein, influences largement assumées, balance un metal indus énergique et envoûtant. Avec eux, noir c’est noir, mais avec des nuances tout de même…

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Hellfest 2019 : cinq questions à… Banane Metalik

Vous aimez le gore ? Vous aimez le rock’n’roll ? Alors vous adorerez Banane Metalik et son gore’n’roll, doux mélange d’une culture cinématographique et musicale goulûment absorbée et digérée par les cinq membres du groupe. Au programme ? Un show à vous glacer le sang pour l’éternité…

Banane Metalik n’a jamais fait dans la dentelle, plutôt dans la découpe en gros, avec des riffs lourds et sanguinolents. Sur son compte Facebook, cette bande de Rennais déclare venir de l’enfer, elle y retourne avec un concert qui s’annonce d’ores et déjà saignant… Attention aux éclaboussures !

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