06 Déc

The Blind Suns en concert aux TransMusicales ce jeudi 6 décembre

Des riffs tendus qui s’entendent jusqu’à Austin au Texas, une voix à vous coller des frissons jusqu’au bout des orteils, une présence scénique électrisante, le groupe angevin The Blind Suns débarque aux TransMusicales à Rennes. Branchez les guitares. Interview…

© Fred Lombard

Ça fait quelques années déjà qu’on vous dit tout le bien qu’on pense de The Blind Suns. Le groupe angevin a conquis la scène régionale et même au-delà avec un rock exaltant et énergisant porté par la délicieuse voix, on ne le dira jamais assez, de Dorota Kuszewska.

Participation au festival SXSW d’Austin au Texas, sortie de l’album Offshore, tournée européenne, concerts à Séoul, Tokyo et il y a quelques jours à Taïwan… 2018 est une grosse année pour The Blind Suns et elle n’est pas terminée. Ce jeudi 6 décembre, le groupe est à l’affiche du mythique festival de Rennes, les TransMusicales. Avant de monter sur scène, Dorota Kuszewska et Romain Lejeune ont trouvé cinq minutes pour répondre à nos questions…

Jouer aux Trans, c’est comme jouer partout ailleurs ou il y a un petit quelque chose en plus ?

Romain et Dorota. Bien évidemment jouer aux Trans, c’est un événement pas comme les autres : ce concert peut être un bon accélérateur dans la carrière du groupe ! Mais cette année a été tellement forte en moments fous en particulier à l’étranger (tournées USA, Corée, Japon, Italie, Autriche, Taïwan) qu’on commence à s’y habituer.

Comment vous êtes-vous préparés à ce rendez-vous ?

On a eu l’occasion de travailler récemment en résidence sur ce show en particulier avec David Rolland, un chorégraphe ; et sinon plus légèrement, on vient de passer deux jours en tournée à Taïwan dont un jour de « tourisme » qui nous à permis une bonne détente à base de massages asiatiques et de nourriture épicée. Nous sommes rentrés en pleine forme.

Vous en attendez quoi concrètement ?

Il y a beaucoup de professionnels présents, même si notre entourage est déjà construit (nous avons déjà un producteur de tournée et un label), c’est l’occasion de convaincre des médias et des programmateurs de salles et festivals, pour avoir plus de presse et de dates l’année prochaine.

Est-ce que vous prendrez le temps d’aller voir d’autres groupes ?

Oui ! On a une liste de concerts assez longue à aller voir, si on devait n’en retenir qu’un ce serait BODEGA, un groupe US dont on est tombé totalement fan en écoutant la compilation des Trans.

Et après les Trans, c’est quoi le programme pour The Blind Suns ?

Il nous reste une date sur cette tournée, le 16 décembre au Jardin de Verre à Cholet, ensuite un rapide repos pour les fêtes et on reprend l’année prochaine à fond avec déjà beaucoup de dates calées et des sessions d’enregistrement pour mettre sur bande toutes les nouvelles compositions qu’on a accumulé cette année, en vue d’un nouveau single voire un nouvel album. Affaire à suivre!

Merci Romain et Dorota

Nouveaux morceaux, nouveau show… et nouveau clip, The Blind Suns vient de diffuser Texas Sky, nouvel extrait de l’album Offshore sur des images tournées au Texas…

The Blind Suns est en concert ce jeudi 6 décembre à 15h30 à L’Étage. Gratuit.

D’autres groupes ligériens sont au programme du festival Bars en Trans qui se déroule simultanément et affiche cette année 130 groupes dans une quinzaine de lieux différents. Il s’agit de The Loire Valley Calypsos et Alma Road le 6 décembre à 19h au Ty Anna Tavarn, Gaume le 7 décembre à 20h au Mondo Bizarro, Mou le 8 décembre à 16h au 1988 Live Club, Quentin Sauvé le 8 décembre à 20h au Papier timbré.

04 Déc

DÉCOUVERTE. Avec Miss Machine, le fond de l’air est rock !

En surfant sur le web, on tombe parfois sur des petites pépites. En voici une dénichée par un jour pluvieux de décembre, un rayon de soleil baptisé Miss Machine, 20 ans, nantaise, étudiante en épistémologie et histoire des sciences à l’université, et chanteuse de brit-pop à la française…

Plus rock que Vanessa Paradis, plus pop qu’Emmanuelle Monet ex-Dolly, voici Miss Machine, une Nantaise de 20 ans tout rond qui pourrait bien faire parler d’elle dans un très proche avenir.

Peu de concerts pour le moment, trois clips au compteur dont le tout récent De quoi j’ai l’air tourné dans un salon de coiffure nantais, des textes en français, impressionnistes pour offrir dit-elle « une grande liberté d’interprétation » , et une musique qu’elle qualifie elle-même de « brit-pop française ».

Pour Supersonikk, Miss Machine nous présente son nouveau titre De quoi j’ai l’air et le clip filmé par Clémentine Brochet et monté par Miss Machine.

De quoi j’ai l’air, chanson d’amour?

« De quoi j’ai l’air est un morceau double, à la fois léger, très pop, mais avec une dimension plus grave ou plus sombre. On peut le comprendre en première lecture comme une chanson un peu superficielle qui parlerait du changement et de l’apparence, ou bien comme une chanson d’amour, ou bien encore comme un morceau qui traiterait de l’amélioration de soi et de ses limites (ou tout ça en même temps) ».

Un côté sombre, sous une épaisse couche de pop

« Maintenant quand je le chante, je pense à différentes choses, je vois différentes situations pour lesquelles il est approprié. Au départ, quand je l’ai écrit, je pensais surtout à une certaine forme de colère, à des côtés plus sombres, ceux qui sont mauvais et qui sont généralement cachés. J’ai alors décidé de faire pareil dans ma chanson, et de cacher le sens authentique du morceau (du moins celui auquel je pensais), c’est-à-dire ce côté sombre, sous une épaisse couche de pop et de paroles faussement simples. Refouler ses pulsions pour s’intégrer ou pour plaire, mais échouer systématiquement et revenir éternellement à son point de départ, finira à chaque fois par rendre la personne qui succombe à ce biais un peu plus énervée, chaque fois un peu plus mauvaise (« rien de nouveau sous le tonnerre »). La musique et les jeux de mots de coiffeurs incrustés dans les paroles (toutes les variations sur « hair » et « air ») donnent un côté léger au texte, et ce qui me plaît est justement ce contraste avec ce que j’avais alors en tête.

J’ai voulu faire pareil dans le clip, en jouant avec les perruques colorées, des montages un peu décalés, etc. Je suis contente du résultat parce que je trouve que la démarche est cohérente sur les différents niveaux. J’aime le fait que le morceau puisse être pris pour quelque chose d’extrêmement léger, quand je pensais au départ à une forme de colère. Mais l’interprétation est bien entendu personnelle et je suis contente que les gens puissent y voir autre chose que ce que j’avais en tête au moment de l’écriture ».

Un clip bien coiffé

« Le clip a été tourné en deux jours, l’été dernier. Nous étions trois sur le tournage, c’est Clémentine Brochet qui filmait (gros moyens, en somme !). J’ai ensuite monté le clip, un ami s’est occupé de toute la retouche des plans. Nous avons dû apprendre sur le tas à nous servir de certains logiciels et nous familiariser avec les techniques de retouche digitale (et d’effets spéciaux). Ça a été un gros travail, c’était compliqué, surtout que nous n’avions pas forcément le matériel adapté ! Nous avons passé beaucoup de nuits à travailler sur le clip (bah oui, parce que la journée il y a école !), mais le résultat est satisfaisant ».

Propos recueillis par Eric Guillaud le 3 décembre 2018

Plus d’infos sur Miss Machine ici