13 Nov

Iron Maiden au Hellfest 2018

Ils l’avaient annoncé sur les réseaux sociaux dès vendredi, Ben Barbaud et son équipe commencent aujourd’hui même à lever un coin du voile sur l’affiche 2018, des noms donnés au compte-gouttes histoire de faire durer le suspense. Au menu de ce lundi : Iron Maiden.

La suite ici

© MaxPPP - MING DE

© MaxPPP – MING DE

12 Nov

Une Chanson, l’addition! : quand deux Ligériens et un Parisien lancent le D’art d’art de la musique…

Vous aimez D’Art d’Art, l’émission de France Télévisions ? Alors vous aimerez certainement la web série Une chanson, l’addition!. Proches dans le concept, l’une et lautre racontent l’histoire d’une création artistique, la première dans le domaine des arts plastiques, la seconde dans l’univers de la musique…

capture d'écran vidéo Une chanson, l'addition!

capture d’écran vidéo Une chanson, l’addition!

Savez-vous pourquoi le titre Seven Nation Army du groupe américain The White Stripes est devenu l’une des chansons les plus connues au monde, un hymne repris dans les stades de football ? Non ? La réponse en images…

Depuis mai 2017, à raison d’une vidéo par semaine, Samuel Degasne, que vous voyez à l’image, Loll Willems et Anne-Laure Degasne nous parlent de musique sur une chaîne Youtube intelligemment baptisée Une Chanson, l’addition!. Le but est de décortiquer les grands standards de la musique depuis les années 60 jusqu’à nos jours, en s’arrêtant ici sur le contexte de création, là sur les paroles, les secrets de fabrication ou encore les anecdotes qui font la petite histoire des grandes chansons.

Vingt-trois vidéos sont disponibles à ce jour avec, à chaque fois, un invité-surprise, musicien, comédien ou youtubeur, c’est documenté, léger dans le ton, parfois drôle, parfait pour un dimanche soir.

Eric Guillaud

Toutes les vidéos Une chanson, l’addition! ici

11 Nov

Space is the Place, le nouvel album intersidéral des Rennais Strup

Space Techno Rock Ultimate Project, Strup pour les intimes, est de retour sur notre bonne vieille Terre avec un album aux ambiances spatiales tamisées…

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Ne vous fiez surtout pas à la photo, les Strup peuvent avoir l’air étranges comme ça, de quoi les imaginer importés d’une planète lointaine mais non, ils appartiennent bien à notre monde, ils sont même rennais c’est dire, et balancent un rock galactique à faire rougir les étoiles.

L’album Space is the Place vient de sortir, dix morceaux pour embarquer avec eux dans un voyage spatial, attention à la marche, attention aux turbulences,vous entrez dans une autre dimension…

L’album Space is the Place est disponible sur toutes les bonnes plateformes de téléchargement.

Plus d’infos sur le groupe ici

10 Nov

Le numéro 24 de Rockawa incessamment sous peu disponible

Le magazine ligérien qui s’intéresse au rock partout où il est revient avec un 24e numéro aux couleurs d’Oasis…

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Un numéro qui sent le souffre ? Peut-être avec cette couverture des frères Pétard et « le récit de cette ascension improbable de deux frères de Manchester, habitués à communiquer à coups de batte de cricket… »

Oasis mais pas que ! Au sommaire, vous retrouvez les anecdotes du monde du rock en mode grignotage, des papiers sur Otis Redding, Marc Bolan, les Sex Pistols, les Blues Brothers, Marilyn Manson, Stereophonics ou encore Steven Wilson et les habituelles rubriques.

Attention, le tirage est limité à 5000 exemplaires. Ne tardez pas trop pour réserver le vôtre. C’est ici que ça se passe !

Eric Guillaud

Hellfest 2018 : les 13 premiers noms de la 13e édition dévoilés à partir de lundi 13 novembre

Après une ouverture de billetterie le vendredi 13 octobre, et une fermeture moins de 48 heures après pour rupture de stock, les organisateurs du festival de musiques extrêmes continuent de jouer avec nos nerfs en nous annonçant une révélation partielle de l’affiche 2018 à partir du lundi 13 novembre..

© éric guillaud

© éric guillaud

La nouvelle est tombée sur le compte Facebook du festival il y a quelques minutes : « Les 13 premiers groupes seront révélés la semaine prochaine, à partir du 13 novembre ». Comme chacun peut le lire, c’est À PARTIR du 13 novembre et non LE 13 novembre, nous pouvons donc nous attendre à une semaine chargée sur les réseaux sociaux. Attention aux embouteillages, aux vraies fausses nouvelles, chacun pourrait y aller de son pronostic. En ligne de mire, l’éventuelle venue d’Iron Maiden bien sûr mais peut-être aussi de Guns N’ Roses, d’Alice Cooper et de quelques autres…

De son côté le Download Festival, le concurrent direct du Hellfest, dévoile son affiche depuis quelques jours déjà. Foo Fighters, Marilyn Manson, Ozzy Osbourne, The Offspring, The Hives, Ultra Vomit, Ghost… et Guns N’ Roses figurent d’ores et déjà sur l’affiche d’une 3e édition qui gonfle les biscotos en passant de 3 à 4 jours du 15 au 18 juin.

Iron Maiden au Hellfest ? Réponse ici…

INTERVIEW. Mojo Hand Records : un nouveau label nantais pour le blues, la soul et plus si affinités

Bien connu des musiciens nantais pour avoir lancé il y a quelques années une agence de promotion et de relations presse dans le secteur culturel, Tanguy Aubrée revient à ses premières amours en créant avec Arnaud Fradin, le chanteur leader de Malted Milk, un label dédié au blues et à la soul…

© éric guillaud

© éric guillaud – Tanguy Aubrée

C’est au « son cradingue » des guitares de John Lee Hooker que Tanguy Aubrée a été élevé. Ses premiers albums, ses premiers concerts, ses premiers accords joués sur une guitare ne sont jamais loin de ce style musical qu’il vénère encore aujourd’hui.

Rien de bien étonnant donc de le retrouver aux côtés du bluesman Arnaud Fradin à la tête d’un tout nouveau label indépendant qui veut aider les jeunes artistes ayant pour héritage commun la black music. Son nom sonne déjà comme une belle promesse : Mojo Hand Records.

Direction le centre ville de Nantes, un immeuble anodin, une bureau taille extra-small dans un espace de coworking assez cocooning, Mojo Hand Records est installé ici. Toc toc toc, un salut à Fred Lombard le fidèle collaborateur, un salut à Tanguy. On s’installe. Alors on se dit tout ? Interview…

Un nouveau label à Nantes ok mais pour quoi faire ?

C’est vrai que monter un label indépendant, c’est pas ce que tout le monde fait tous les jours en ce moment. Mais Arnaud Fradin du groupe Malted Milk, avec qui je travaille depuis deux ans et demi, avait vraiment envie de faire de la production, de travailler le son. Il a énormément investi dans un studio chez lui pour pouvoir faire son propre album, et en travaillant justement sur cet album il a rencontré pas mal de monde et notamment des jeunes groupes. Il a eu envie de faire profiter de son expérience. Et comme je travaillais à ses côtés, on s’est dit qu’on pourrait apporter un peu plus que de la production audio ou de la direction artistique, qu’on pourrait aussi leur faire bénéficier de mon réseau professionnel, de mon savoir faire pour lancer des groupes. Alors voilà, on a pris le pari de monter notre propre petite maison de disque pour faire de la production d’artistes émergents.

Il y a donc un vrai besoin ?

Oui, ça répond à un vrai besoin. Il y a plein de jeunes artistes qui sont talentueux, qui ont des idées mais qui ne savent pas forcément comment mettre en valeur leur projet et aborder, appréhender, l’industrie musicale où il y a quantité d’interlocuteurs.

À qui s’adresse ce label, aux seuls groupes de blues ?

C’est un peu plus ouvert que ça. Le propos vient en effet des musiques noires américaines mais qui s’ouvrent sur d’autres genres. The Possums (groupe du jeune label, ndlr) par exemple a un univers qui rappelle un peu celui de Theo Lawrence. Ils ont écouté beaucoup de folk, de country, d’americana pur et dur aussi bien que de la soul. C’est un ensemble de musiques américaines qui sont ingurgitées par des jeunes de 20 25 ans et qui en font une musique assez moderne dans la production et l’approche.

C’est un label vintage en quelques sortes ?

Dans les styles musicaux, effectivement ça peut paraître vintage à côté du rap, de la pop ou de l’électro. Seulement, l’approche et les productions ne sonnent pas vintage, c’est du travail qui est fait en numérique de façon moderne et le son s’en ressent. On a de très très bons retours sur ce son justement, notamment par rapport à l’album d’Arnaud Fradin.

Pourquoi ce nom Mojo Hand Records ? D’où vient-il ?

Mojo Hand est le nom d’un chanson de Sam Lightnin’ Hopkins qui est un vieux bluesman. C’est l’un des premiers morceaux de blues qu’Arnaud a écouté. C’est aussi, dans le vaudou américain, le sac médecine, le sac des grigris porte-bonheur. Et nous, ça nous plaisait assez cette façon de voir les choses, d’être un porte-bonheur pour les artistes.

Les gens connaissent finalement peu le travail des labels. Quel sera votre boulot concrètement ?

Il n’y a pas un groupe qui soit au même niveau dans son développement. On les accompagne à partir du moment où ils ont besoin de nous. En gros, on propose un accompagnement artistique sur de la production exécutive, de la production en studio, avec une direction dans les choix des textures sonores, des mixes, qui permettent d’avoir cette qualité de musique. Ça, c’est le boulot de Studio d’Arnaud. Et dans un deuxième temps, pour mettre en avant et faire connaître un album, nous accompagnons les artistes et le disque sur un circuit de distribution pour qu’on puisse trouver l’album dans les magasins et sur les plateformes digitales, tout en faisant un travail de promotion, de direction artistique, de travail autour de la charte graphique pour la création de la pochette du CD par exemple. il y a aussi toute une partie administrative ainsi que la recherche de financements. Ça, c’est mon job.

Quels sont les premiers artistes signés ?

On est un petit label, on essaie de faire les choses bien et par étapes. On ne va donc pas sortir cent albums par an. Pour l’instant, on a The Possums et Arnaud Fradin. Mais on a déjà en vue un autre musicien, il s’appelle Alexis Evans, pour lequel Arnaud a déjà préparé les mixes de 5 morceaux. C’est un artiste qui fait de la soul très grand public, et qui a un potentiel très intéressant. Tout comme la soul d’Amy Winehouse qui a touché un très grand public de part son caractère intemporel. Alexis Evans a beaucoup de talent, une superbe voix, il a reçu le prix des Rendez-Vous de l’Erdre sur le tremplin blues il y a deux ans, c’est un artiste avec qui il y a déjà une première collaboration en cours sur la partie production musicale. On espère maintenant concrétiser un contrat avec lui.

Est-ce qu’il y a des critères de sélection pour signer chez vous ?

Il faut être dans ce carcan des musiques inspirés par les musiques noires américaines, au sens large, puisque il y a des inspirations folk, country, soul, blues, dans ce qu’on recherche. Mais c’est vrai que nous ne sommes pas un label qui va défendre des groupes de métal, il y a des gens qui le font très très bien. On va rester dans quelque chose qu’on maîtrise et qui correspond à l’image de ce qu’on veut défendre artistiquement.

Aurons-nous le droit à de beaux vinyles ?

Mais oui, absolument ! On va déjà faire un vinyle de l’album d’Arnaud Fradin dans les mois à venir. Pour les Possums, on va voir, ils ont ont pour l’instant un premier EP et deux titres qu’on a produit cet été. On va peut être attendre de faire un album complet, produire des 45 tours. Mais oui, on a envie de faire du vinyle.

Qu’apporte ce support aux groupes actuels ?

Le plaisir d’avoir un son analogique vraiment profond. Et puis dans ce style musical, c’est un support qui a été plus répandu que dans le rap ou dans la pop moderne aujourd’hui. Il y avait toujours un bon album de soul dans la discothèque de nos parents, du coup il y a un rapport très fort à la matière. Et puis, c’est au goût du jour, les groupes peuvent en vendre tout simplement.

Un conseil pour les groupes ?

On a la chance d’être dans un pays très ouvert, où il y a de nombreux médias indépendants, de nombreux passionnés qui parlent de musique, beaucoup d’espaces de liberté dans les médias. Il y a de la place pour diffuser de la musique indépendante. Il ne faut donc pas avoir peur de créer des projets qui soient atypiques, il ne faut surtout pas formater sa musique pour plaire au plus grand nombre, il faut vivre son projet pleinement, avec beaucoup d’intensité. Alors, on peut trouver son public….

Propos recueillis par Eric Guillaud le 7 novembre 2017

Plus d’infos sur Mojo Hand Records ici

09 Nov

Hellfest 2017 : le live de Trust disponible en CD et DVD

Imaginez la France sans Trust, ce serait un peu comme l’Angleterre sans les Rolling Stones, insensé. Alors, le retour d’une légende comme elle sur le devant de la scène méritait bien un CD et un DVD en live. C’est chose faite et pas n’importe comment puisque le concert enregistré n’est autre que celui donné au Hellfest à Clisson le 17 juin 2017…

© éric guillaud

© éric guillaud – Bernie et Norbert sur la scène du Hellfest

Bon Ok , ce n’est pas la première fois qu’ils nous font le coup du retour mais cette fois-ci semble la bonne. La preuve, depuis bientôt un an, le groupe n’a quasiment pas lâché la scène, baladant sa rage un peu partout en France et autour, de festivals en festivals, de concerts en concerts, de Genève à Paris, de Montpellier à Landerneau, en passant en juin dernier par Clisson et son fameux festival de musiques extrêmes.

Pour cette gloire du métal français des années 70/80, à l’époque on parlait de hard rock, le Hellfest était un passage obligé pour ce retour ne soit un énième retour sans lendemain. Il n’y avait jamais mis les pieds malgré ses récentes reformations, notamment entre 2006 et 2011, et il s’en souviendra, nous nous en souviendrons aussi, longtemps.

© éric guillaud

© éric guillaud – Bernie sous son bob fleuri

Un concert d’une heure sous un soleil de plomb et une chaleur étouffante. Mais cela n’a pas empêché le groupe de faire monter la température de quelques degrés supplémentaires avec ses tubes intergalactiques « Marche ou crève » ou « Au nom de la race » et les nouveaux qui figureront sur le prochain album studio du groupe, « L’Archange » et « Démocrassie ». Dans la foule, des cinquantenaires aux anges de retrouver un groupe qui a bercé ou agité leur jeunesse, des plus jeunes aussi qui découvraient la puissance des textes profondément engagés voire enragés de Bernie et les riffs acérés de Norbert le guitariste emblématique du groupe.

© éric guillaud

© éric guillaud – Nono sous le soleil exactement

Et à la fin ce cette quasi-heure de concert, l’hymne de toute une génération, attendue par quelques dizaines de milliers de festivaliers « Antisocial »…

Antisocial, tu perds ton sang froid / Repense à toutes ces années de service / Antisocial, bientôt les années de sévices / Enfin le temps perdu qu’on ne rattrape plus…

Au programme du CD et du DVD, l’intégralité du concert et un bonus, le duo entre Trust et le groupe américain Anthrax sur « Antisocial ». Un beau cadeau pour outs les amoureux du groupe, un concert qui avait marqué les esprits.

En attendant l’album studio – « plus punk que jamais » selon Bernie – annoncé pour la fin de l’année, Trust poursuit sa tournée « Au nom de la rage ». Il sera à Paris les 9 et 10 novembre à Loriol le 18 novembre à Perpignan le 19 novembre, à Ramonville le 21 novembre, à Valence le 22 novembre, à Saint-Herblain le 23 novembre, à Longuenesse le 25 novembre… Toutes les dates ici

Eric Guillaud

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03 Nov

Quelques jours avant la sortie de son premier album, HDW partage le bouleversant clip Lulu sur la toile

Il y a des chansons qui vous collent le frisson pour l’éternité ou presque dès la première écoute. Lulu est de celles-ci. Ecrite par le slameur sarthois Alexandre Sepré aka HDW, Lulu rend hommage à sa meilleure amie disparue il y a quelques années, le clip signé Jack Flaag vient de sortir. Juste de quoi nous laisser sans voix…

© Jonas Missaye

© Jonas Missaye

Dans le paysage artistique ligérien, HDW affiche d’emblée sa singularité en croisant trois univers que l’on pourrait croire parallèles, voire opposés, le slam et le hip hop d’un côté avec Alexandre Sepré, le piano classique de l’autre avec Louise Gravez. Le résultat? Un bain de poésie urbaine !

« Lulu, me reconnais-tu ? Je suis le chercheur d’or qui jamais ne dort… » : Cette rime, c’est Lulu qui l’avait soufflée à son ami Alexandre, à charge pour lui de la placer un jour dans un de ses textes slamés. C’est chose faite ici, dans cette bouleversante chanson, aujourd’hui mise en images par le rappeur Jack Flaag avec des montgolfières dans le décor histoire de prendre un peu de hauteur et peut-être de se rapprocher une dernière fois de Lulu. Alexandre nous raconte l’histoire de cette chanson et de ce clip…

Hommage à Lulu

« J’évolue dans la presse et la musique. Mes activités professionnelles m’amènent donc à faire de nombreuses rencontres. Mais je suis quelqu’un d’assez solitaire. J’ai peu de « vrais » amis. C’est pourquoi le décès de Lucie en décembre 2012 a laissé un grand vide dans ma vie. C’est la première personne avec qui je m’étais lié au lycée, elle avait rencontré ma famille, j’avais rencontré la sienne, on a passé beaucoup de temps à traîner ensemble même après avoir pris des chemins différents pour nos études ».

Je suis le chercheur d’or qui jamais ne dort

« Lucie jouait du piano et alors qu’on improvisait un soir chez elle dans son studio, elle a sorti cette rime. « Je suis le chercheur d’or qui jamais ne dort ». J’avais trouvé ça bidon à l’époque. Cependant, j’avais lancé un crowdfunding pour financer un premier disque et elle m’avait dit : « Je suis fauchée mais je veux bien participer si tu cales ma rime dans un de tes textes ». Piqué au jeu, j’avais tenté mais rien de probant n’était sorti ».

« Alors quand sa mère m’a demandé d’écrire quelque chose pour la cérémonie d’enterrement, je me suis dit que non seulement j’allais utiliser cette rime mais qu’en plus je la tatouerai sur mon bras et que j’en ferai un poème dédié à ma meilleure amie ».

Je voulais que les gens connaissent un peu Lucie

« Cela n’avait absolument pas vocation à finir sur un disque mais j’en ai senti le besoin en commençant à bosser sur mon second projet. Je voulais que les gens connaissent un peu Lucie, qu’ils sachent quelle personne drôle et intelligente elle était, à mille lieues des clichés qu’on a parfois sur les jeunes. Elle aurait pu faire de grandes choses. C’était aussi une façon d’achever mon deuil et de lui rendre hommage. Je n’en parle pas dans le morceau mais elle m’a avoué son homosexualité la dernière fois que l’on s’est vu. Cela a été un moment très beau et je me suis senti fier qu’elle m’estime au point de me confier son secret ».

© Charlie Hervier / Tournage du clip

© Charlie Hervier / Tournage du clip

Un clip entre ciel et terre

« J’ai mis un peu de temps à savoir ce que je voulais car je savais que j’allais m’exposer à tous les gens qui avaient connu Lucie. Comme le morceau est déjà très intense à lui tout seul, il fallait ramener un peu de légèreté. Exit donc le tournage dans un cimetière ou autres séquences en larmes. Je crois avoir pensé à la montgolfière en visionnant une vidéo embarquée sur internet. Le compromis était juste et la symbolique intéressante. Une sorte d’envol pour se rapprocher de l’être perdu et lui délivrer un dernier message. Je tenais à ce qu’on filme la préparation du ballon tôt le matin. On a eu la chance d’avoir un grand soleil, ce qui permet de finir sur cette touche lumineuse ».

« Le réalisateur de la vidéo, Ruben Binda plus connu sous le nom de Jack Flaag, a insisté pour que l’on fasse des playbacks face caméra comme si je m’adressais à mon amie et par la même occasion au spectateur. Mon demi-frère Charlie Hervier assurait les prises dans la nacelle tandis que ma collaboratrice Louise Gravez s’occupait de la gestion du matériel : une fois le ballon décollé, il fallait vite ranger pour le suivre de loin en voiture. Ce fut une chouette aventure ».

Un album bientôt dans les bacs

Après quatre ans de travail, Louise et moi sortons un nouvel album piano-voix le 20 novembre intitulé Le Voleur de Couleurs. Il sera disponible en version numérique sur toutes les plateformes de téléchargement habituelles et en version physique ici 

Plus d’infos sur HDW ici

Propos recueillis par Eric Guillaud le 1er novembre 2017

Pour voir et écouter HDW ? Rien de plus simple, la formation sera en concert le 24 novembre pour le festival Bebop au Mans aux côtés de Bigflo & Oli et Nâaman ainsi que le 24 février 2018 dans la même ville pour un concert exceptionnel au cours duquel six autres musiciens les rejoindront sur scène.

Pochette album LVDC

 

30 Oct

La Taille de sa jupe : le nouveau clip de la Ligérienne Manon Tanguy traite du harcèlement de rue

Ce n’est pas en 140 signes accompagnés du désormais fameux hashtag balancetonporc que Manon Tanguy a décidé de contribuer à la libération de la parole des femmes harcelées ou agressées. Non, c’est en chanson qu’elle le fait, une chanson écrite en 2015, inspirée par un fait réel et aujourd’hui mise en images par la la réalisatrice-peintre Gabrielle Vigneault-Gendron…

© Anna Delachaume

© Anna Delachaume

Parmi ses influences, Manon Tanguy, aujourd’hui trio, cite volontiers Camille, Bertrand Belin, Katerine ou encore Mansfield Tya avec qui elle partage assurément un amour des mots et une écriture contemporaine qui raconte la vie, l’amour, la confusion des sentiments…

Plus de 200 concerts à son actif, de nombreuses distinctions et premières parties, notamment de Laurent Voulzy, Dominique A, Sansévérino, Romain Humeau ou encore Rover, deux albums dont le dernier, Parmi les Crocodiles, est sorti en février 2017… Manon Tanguy a développé au fil du temps et des rencontres un univers bien à elle, poétique et sensuel.

Avec La Taille de sa jupe, extrait du deuxième album, Manon Tanguy aborde les violences faites aux femmes et notamment le harcèlement de rue dont on parle beaucoup en ce moment. Le clip, lui, vient de sortir. Elle nous en parle, elle revient aussi sur l’origine de cette chanson, son écriture, sa rencontre avec la réalisatrice Gabrielle Vigneault-Gendron…

« J’ai écrit le texte de cette chanson en 2015, suite à l’agression d’un homme sur la poitrine d’une amie. La scène était assez violente. Un copain est resté blême, elle a baissé les yeux et moi j’ai interpellé ce type comme si j’attendais des réponses ou moins qu’il ressente de la honte. Le tableau était tristement classique… Je suis rentrée chez moi et j’ai écrit ce texte. Je l’ai fait lire à une autre amie qui m’a guidée vers sa forme finale ».

« La taille de sa jupe t’invite pourtant à la danse, toutes des salopes qui te font perdre la tête (refrain de La Taille de sa jupe) »

« C’est un refrain cynique qui vient pointer du doigt la désinvolture et l’insolence de ces hommes qui n’y voient qu’une danse dont il ne se sentent pas même à l’initiative. Harcèlements, coups, viols, la femme est toujours remise face à un statut ambiguë de victime-coupable. Moi même, je m’aperçois que j’ai pu dire des choses déplacées, qu’aujourd’hui je n’imaginerais pas pouvoir sortir de ma bouche ! Il faut du temps pour déconstruire tout ça, mais puisque la parole semble se libérer, je suis persuadée qu’il y a de l’espoir pour aller vers plus de liberté, d’égalité et de fraternité! Tiens ça me rappelle quelque chose… haha ».

« Bref, en décembre 2015, j’ai rencontré la réalisatrice-peintre Gabrielle Vigneault-Gendron à Montréal. Elles réalisait déjà des courts-métrages très beaux et très sensibles sur les rapports hommes-femmes ou encore sur les troubles féminins. En France, une fois la chanson enregistrée, je l’ai recontactée pour savoir si ça la branchait de mettre cette chanson en image. C’est donc en bravant les tempêtes de l’atlantique grâce à l’ADSL que ce clip est né. Enfin, surtout grâce à l’oeil très fin et la créativité débordante de cette nana incroyable ! ».

Propos recueillis par Eric Guillaud le 29 octobre 2017

Plus d’infos sur Manon Tanguy ici et

26 Oct

Un bout de terre entre les doigts : le nouveau clip engagé de Gabriel Saglio & les Vieilles Pies

Tous ceux qui connaissent Gabriel Saglio savent combien les histoires d’hommes sont importantes pour lui et toujours présentes dans sa musique, dans ses textes. À l’image aujourd’hui de ce clip fraîchement partagé sur les réseaux sociaux, « Un bout de terre entre les doigts » ou l’histoire d’un migrant arrivant à Nantes. Poignant !

Éducateur spécialisé de formation, Gabriel Saglio a grandi dans un milieu familial très militant, ce qui explique peut-être sa sensibilité extrême à la cause des personnes en difficultés sociales et son engagement en tant qu’artiste notamment aux côtés de la CIMADE de Nantes. Dans ce clip au titre déjà très évocateur, « Un bout de terre entre les doigts », il s’empare ici d’un sujet qui lui tient à cœur : le parcours d’un migrant.

« Il a la rage de vivre à bout de bras, la peur au ventre à chaque instant, un bout de terre entre ses doigts, sa terre qu’il quitte sans ses enfants… ». Pour ce titre qui prend aux tripes et serre le cœur, Gabriel Saglio a fait appel à une deuxième voix, africaine, celle de Mamani Keita. Nous lui avons demandé de nous parler de cette très bellle collaboration, de la chanson, du clip et de son prochain album…

© Benjamin Guillement

© Benjamin Guillement

Une nouvelle histoire d’hommes

« Le sort des migrants en France ces dernières années est un sujet qui me touche particulièrement. J’ai notamment été bénévole aux permanences de La Cimade de Nantes. C’est donc naturellement que j’ai souhaité intégré ce morceau écrit par mon frère (Camille Saglio) à mon prochain album. J’ai entièrement remodelé ce morceau et cherché à contacter une grande voix féminine d’Afrique de l’Ouest afin de l’inviter à porter ce duo. Le contact avec Mamani Keïta s’est fait en toute simplicité et après l’avoir enregistré, j’ai souhaité inviter mon frère aîné, Matthieu Saglio, afin qu’il glisse son violoncelle si caractéristique entre les phrases de Mamani. Malgré des enregistrements à deux mois d’intervalle, ces deux là, semblent dialoguer en direct autour de ma voix ! »

Un tournage à Nantes

« J’ai souhaité tourner ce clip à Nantes car c’est ma nouvelle cité d’adoption. Le clip met en valeur quelques endroits caractéristiques de cette ville (les escaliers de Chantenay, les Hangars repeints pour le Voyage à Nantes, le passage Pommeraye, etc…). Cette ville proche de l’embouchure de la Loire correspondait bien à l’appel au voyage qui est véhiculé dans ce morceau. Nantes représente ici le nouveau port d’attache éphémère de cet homme venu de loin ».

Des extraits du documentaire « Nulle part en France » de Yolande Moreau

« Je voulais montrer dans les images, un aspect plus sombre de ce déracinement et des conditions d’accueil en France. C’est alors très difficile de ne pas tomber dans quelque chose de misérabiliste. Je cherchais donc à réfléchir aux images à tourner sans tomber dans ce piège. Après avoir regardé ce documentaire magnifique, j’ai donc contacté Arte et Yolande Moreau sans trop y croire…mais ils ont rapidement répondu positivement… et sans aucune condition. Les images tournées dans les camps de migrants de Calais en janvier 2016 viennent donc montrer la projection plus difficile de ce qui attend certainement cet Homme sur la suite de son parcours ».

Bientôt l’album…

« Le Chant des Rameurs », dont la sortie nationale est prévue pour le 2 février 2018, est un album aux couleurs de l’Afrique. Après avoir cherché dans beaucoup de directions musicales, j’ai décidé cette fois d’assumer un virage africain. J’ai donc mis de côté ma clarinette klezmer pour uniquement chanter entouré de grands noms de ce continent magique : Mamani Keïta (Mali) , Sekouba Bambino (Guinée), Christine Salem (La Réunion), etc… »

Eric Guillaud

Plus d’infos sur Gabriel Saglio ici et . L’artiste sera en concert à la Salle Paul Fort de Nantes, avec Sekouba Bambino et Fanta Sayon Sissoko en invités exceptionnels, le mardi 7 novembre.

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