05 Jan

Résolution 2018 : Nantes s’habille rock !

Vous aimez le rock ? Alors vous allez être servis. Nantes, ville réputée sur la scène nationale et même internationale pour avoir produit quelques beaux fleurons du genre, nous offrira dans les prochains mois deux expositions et un concert unique dédiés à son histoire…

Petit quizz : qui sont ces trois personnes ? Réponse : Dominique A, Philippe Katerine et Francoiz Breut

Petit quizz. Qui sont ces trois personnes ? Réponse : Dominique A, Philippe Katerine et Francoiz Breut il y a quelques années (photo Rock! Une histoire nantaise)

Rock ! Une histoire nantaise

En 2018, on range les richelieus et le blazer, on ressort les boots et le perfecto, l’année sera rock ou ne sera pas avec plusieurs événements à l’affiche, à commencer par une exposition exceptionnelle dont on entend parler depuis quelques temps, puisqu’un appel à contribution des Nantais a été lancé il y a plusieurs mois par son commissaire Laurent Charliot. Rock ! Une histoire nantaise, c’est son nom, sera présentée au Château des ducs de Bretagne, Musée d’histoire de Nantes, du 24 février 2018 au 10 novembre 2019, 21 mois pour (re)découvrir le rock nantais des années 1960 à nos jours.

Tri Yann, EV, Elmer Food Beat, Orange Blossom, Dominique A, Tequila, Jeanne Cherhal, Dolly, Philippe Katerine, C2C, Christine and the Queens, KO KO MO, Von Pariahs, The Little Rabbits, Lenparrot, Arnaud Fradin, Elephanz, Ultra Vomit, Pegase… connus internationalement ou localement, 300 pages ne suffiraient pas pour aligner les noms qui depuis les années 60 font vivre le rock ou d’une façon plus large les musiques actuelles dans la capitale des Pays de la Loire.

L’exposition retrace cette vitalité exceptionnelle dans un parcours divisé en neuf sections chrono-thématiques, scénographié grâce notamment aux objets, photos et autres documents prêtés par les Nantais, et mis en musique. Plus d’une centaine de titres seront disponibles à l’écoute grâce à un système auditif constitué de gobelets de festival. Une immersion jusqu’au bout des oreilles !

Rock ! Une histoire nantaise est aussi un livre de Laurent Charliot, disponible en librairie le 24 février. Après La Fabuleuse histoire du rock nantais, l’auteur nous explique dans ses pages comment la ville de Nantes est passée du statut de « belle endormie » à celui de « Nantes l’effervescente ». Nous vous en reparlerons plus en détail prochainement sur ce blog.

Rock ! Une soirée nantaise

Quoi de mieux qu’un bon concert pour aiguiser l’appétit et accompagner l’ouverture de cette exposition ? Direction Stereolux le 23 février pour un voyage dans le rock d’hier et d’aujourd’hui. Au programme, plusieurs générations de musiciens qui ont fait ou font vibrer la scène nantaise, regroupés autour de trois groupes phares de la scène actuelle, KO KO MO, 20syl & Hocus Pocus et Pégase. Des gens comme Manou et Grand Lolo d’Elmer Food Beat, Roman Gaume, Philippe Ménard de Tequila, Lenparrot, Voyov ou encore Disco Anti Napoleon se relaieront sur la scène au cours de cette soirée unique en son genre.

Rock Story : L’histoire du rock

Une autre exposition d’envergure sur l’histoire du rock, bien au-delà des frontières nantaises cette fois, se tiendra durant la foire internationale de Nantes du 7 au 16 avril 2018. Sur 1600 m2 d’espace, Rock Story : L’histoire du rock offrira un parcours scénographié chronologique et thématique, présentant les différentes facettes du rock depuis les années 50 jusqu’à nos jours, depuis ses racines country jusqu’au métal, en passant par la vague punk, le rock glam ou encore le rock psychédélique. Huit espaces, autant de périodes qui ont construit le rock. Au générique, les géants que sont les Rolling Stones, Téléphone, les Who, Led Zeppelin, Pink Floyd, Queen, Bob Dylan, Elvis, Guns n’Roses, David Bowie ou Johnny Hallyday à qui bien sûr l’exposition rendra un hommage particulier.

Eric Guillaud

Plus d’infos sur Rock ! Une histoire nantaise ici, Rock ! Une soirée nantaise , Rock Story : L’histoire du rock ici

Les Sunset

Les Sunset – groupe des années 60 (photo Rock! Une histoire nantaise)

04 Jan

BIS 2018 : La scène francophone canadienne à l’honneur pour la deuxième année

L’opération s’appelle Côte à Côte et permettra une nouvelle fois de découvrir la scène musicale francophone canadienne à l’occasion des Biennales Internationales du Spectacle qui se tiendront les 17 et 18 janvier 2018 à Nantes…

© Max-Antoine Guérin

© Max-Antoine Guérin

Deuxième rendez-vous du genre pendant les Biennales Internationales du Spectacle, Côte à Côte a pour objectif de renforcer les relations et les collaborations entre les filières canadiennes et européennes par la présence d’une délégation de plus de cinquante professionnels et une soirée de concerts ouverte aux professionnels et au public.

Trois artistes sont invités à se produire dans l’auditorium 800 de la Cité des Congrès de Nantes le 17 janvier à partir de 20h30.

Au menu…

Le duo folk guitare/contrebasse Saratoga formé en 2014 autour de Chantal Archambault et Michel-Olivier Gasse, originaire du Québec…

Toujours du Québec, toujours dans un style folk, quoiqu’un peu plus rock, le chanteur Émile Bilodeau, considéré comme l’un des artistes en vue de la scène musicale québécoise…

Enfin, le groupe de rock un brin déjanté Les Hôtesses d’Hilaire, du Nouveau-Brunswick. Leur dernier enregistrement lui a valu une nomination comme Album de l’année dans la catégorie «Alternatif» au gala de l’ADISQ ainsi que deux trophées à l’ECMA, célèbre gala récompensant l’industrie de la musique au Canada, dont celui pour l’Enregistrement de groupe de l’année.

Plus d’infos sur Côte à Côte 2018 ici

Le groupe nantais Orange Blossom fait un carton en Turquie grâce à la série télévisée Çukur

Il en avait mis du temps à le sortir cet album. Neuf ans. Neuf longues années. Une torture pour les nombreux fans du groupe nantais. Mais depuis, Orange Blossom n’arrête plus de courir le monde avec les onze titres qui composent le très intense « Under the Shade of violet » sorti en 2014. Ce troisième album sans frontières rebondit aujourd’hui du côté de la Turquie où le titre « Ya Sidi » fait un carton depuis son passage dans la série télévisée populaire Çukur…

© Ernest Sarino Mandap

© Ernest Sarino Mandap

Plus de trois millions de vues pour un audio posté sur YouTube en novembre 2017 par la production de la série télévisée turque Çukur. C’est énorme mais tellement mérité pour le groupe qui affiche son bonheur sur les réseaux sociaux.

Depuis plus de 20 ans maintenant, Orange Blossom nous invite au voyage avec sa musique du monde ou plus justement son électro rock oriental. Dans une interview que nous avions réalisée en 2014 au moment de la sortie du troisième album, Carlos Robles Arenas, grand fan de Joy Division et Led Zeppelin, nous expliquait ses influences, ce mélange de rock, de post punk et de musique traditionnelle, ethnique, qui est la marque d’Orange Blossom :

« J’ai très tôt été baigné dans la musique, depuis le mambo jusqu’au rock en passant par la musique mexicaine d’où je suis originaire, l’electro ou encore la salsa que j’ai découvert à Cuba quand j’étais à l’école de musique. De fait, le mélange est normal pour moi, évident (…)

Pour moi la musique, c’est quelque chose qui n’a pas besoin de longue formation, d’acquis. Tu écoutes, tu aimes ou tu n’aimes pas. Chez certains groupes, le mélange peut faire collage ou trop conceptuel. Je pense que ce n’est pas évident dans leur tête. Dans la mienne ça l’est. Lorsque je compose, je fais en sorte que ce soit sincère, le plus sincère possible ».

« Under the Shade of violet » est le nom du troisième album, onze titres aux sonorités orientales, mais pas que, et surtout une nouvelle voix, exceptionnelle, envoûtante, celle d’une jeune égyptienne de 28 ans totalement inconnue en France il y a trois ans, Hend Ahmed.

Parmi les onze titres de l’album, « Ya Sidi », un pur chef-d’oeuvre du genre à vous coller le frisson pour l’éternité. La preuve avec ce commentaire laissé par un Nantais sur le compte Facebook de Carlos Robles Arenas.

« Quand vous répétiez cette chanson au hangar Cassin, tous ceux qui travaillaient là s’arrêtaient pour tendre l’oreille. Les meuleuses, les musiques, les micros, les ordis… Tout s’arrêtait. Une chape de gravité cérémonieuse imprégnait tout le bâtiment, sans que l’on sache si c’était à cause du profond respect qu’inspire cette musique profonde et habitée, ou si c’était parce que la Grâce était arrivée là par miracle, à la porte à côté de la nôtre. Je n’en connais pas le sens des mots, mais elle fait du bien ! »

Avant Çukur, le titre « Ya Sindi » avait également été choisi comme générique de la série Marseille produite par Netflix avec Benoît Magimel et Gérard Depardieu.

Plus d’infos sur le groupe Orange Blossom ici