19 Sep

Un nouveau manuel illustré sur l’autisme pour les enfants et les professeurs ?

Enfin… le voilà physiquement. «Le petit manuel illustré comment comprendre mon copain autiste» édité par la «Boite à Pandore édition» est arrivé chez l’éditeur aujourd’hui.

                                                                                      

 

 

 

     Pour ceux et celles qui ne connaissent pas mon travail, je vous explique en trois mots.

Je suis beau père d’un enfant autiste et dessinateur de BD. J’en avais assez d’entendre des bêtises sur l’autisme et des réflexions affligeantes sur mon beau fils alors j’ai voulu avec ma femme réagir avec pédagogie et humour en sortant un manuel bourré de dessins d’humour et de conseils sortis en librairie le 7 Février 2018, partout. Afin d’informer le grand public avec bienveillance. Le manuel illustré «Comment garder un enfant autiste quelques heures pour aider ses parents» édité par la Boite à Pandore édition est un succès en librairie.

Alors comme nous parlons beaucoup de l’inclusion scolaire des enfants autistes et que nous avons eu une demande énorme des parents et professeurs, nous allons sortir le 4 Octobre 2018, toujours partout en librairie (Supermarchés, librairies… Fnac, Amazon, Cultura… et dans tous les pays francophones) «Le petit manuel illustré comment comprendre mon copain autiste» (co-écrit avec ma compagne et une amie professeur spécialisée ) sera le guide idéal pour tous les enfants (à partir de 5-14 ans) et les professeurs d’écoles et de collèges afin d’inciter l’inclusion scolaire et comprendre plus facilement l’autisme.

Ce livre est disponible en réservation dès maintenant dans votre librairie favoris alors n’hésitez pas à le faire ! (Il est déjà très attendu alors foncez, sans hésiter !)

L’enfant comprendra alors que d’être copain avec un enfant différent peut être bénéfique pour tous ! C’est un manuel anti-harcèlement scolaire car si l’enfant comprend la différence, il n’y aura plus de moqueries entre camarades !

                  

 

 

Ce manuel contient des conseils, des dessins, des exercices, des outils simples pour faire à l’école comme à la maison. Ainsi que dans les activités extra-scolaires.

Destiné avant tout aux enfants, il est aussi lu par les professeurs et AVS !

Voilà de quoi se former avec le sourire ! Un enfant autiste dans votre classe ?

Pas de panique, le livre est fait pour vous !

                                        

 

Il y a encore deux ans,  80 % des enfants autistes n’étaient pas scolarisés !

Alors soyons bienveillants, cool et solidaire !

Vous connaissez un professeur des écoles ? Collèges ? Tagguez ou envoyez lui cet article !

Ce manuel est préfacé par une professeur et auteur du livre «Paul en Mongolie». Elle s’appelle Domitille Cauet.

Alors maintenant bonne lecture à tous et que chacun trouve enfin sa place !

 

 

On en parle déjà dans les médias :

TV5 Monde : https://www.youtube.com/watch?v=7n43qtJ-Hxg&t=7s

Les baobabs : https://blog.francetvinfo.fr/lesbaobabs/2018/08/28/autisme-contre-le-harcelement-scolaire-faisons-ecole.html

France 3 : https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nouveau-mode-emploi-peter-patfawl-comprendre-autisme-destine-cette-fois-aux-enfants-1543344.html

Journal International de Médecine : https://www.jim.fr/infirmier/actualites/pro_societe/e-docs/inclusion_des_enfants_handicapes_a_lecole_une_annee_tremplin__173423/document_actu_pro.phtml  

Vous êtes libraire ou vous êtes Journaliste ? Une séance de dédicaces ou une interview ? Ecrivez à Aurielle Marlier, l’attachée de presse : presse@editionsjourdan.com

16 Sep

« Tout ça, c’est super mais maintenant… »

Ca fait deux semaines que Bouchon va à l’école. Deux semaines qu’il est content quand il voit la grille d’entrée rouge. Deux semaines qu’il s’est bien adapté selon son institutrice. Deux semaines qu’il « observe beaucoup les autres enfants » et qu’il n’a aucun problème de comportement. Bref, deux semaines que tout va bien côté scolarisation.

A la maison, ça fait deux semaines que je trouve mon petit autiste plus présent. Que j’arrive à accrocher son regard plus longtemps et que j’ai même droit à un sourire quand je prononce son prénom. Deux semaines qu’il ne saute plus sur place quand il est submergé par la joie, qu’iI ne fait plus tourner les objets qui lui tombent sous la main et qu’il ne se balance plus pour se rassurer dans une situation angoissante. Bref, deux semaines que j’ai l’impression que mon Bouchon change

Et ce samedi matin, Monsieur est venu. Monsieur, c’est le psychologue qui vient une heure chaque semaine pour travailler avec Bouchon. Ils ne s’étaient pas vus depuis 15 jours. Quand il est arrivé, mon fils l’a regardé bien droit dans les yeux avec un beau sourire et quelques petits cris pour exprimer sa joie de le revoir.

Ils sont partis main dans la main pour aller mettre des cubes dans d’autres cubes et pour poser des ronds rouges sur des formes rondes et rouges.

Au bout de 30 minutes, j’ai vu débouler Bouchon dans le salon en courant et en criant, les larmes au bord des yeux : une demi-heure de stimulation sensorielle et cognitive intensive l’avait épuisé.

Alors on a fait le point, le psy et moi. Un petit bilan des progrès que j’ai observés chez mon extraterrestre.

Et là, je me suis lâchée !! J’ai énuméré la liste longue comme le bras de tout ce qui a bougé chez Bouchon depuis qu’il va à l’école. Monsieur écrivait sur son cahier 21X29,7 à grands carreaux. Et moi, fière de tout ce que je racontais, je bombais le torse parce que « franchement depuis qu’il va à l’école, un tas de choses s’ouvre. Il est resté assis sur sa chaise 20 bonnes minutes au cours d’éveil musical !! L’autre jour, il m’a même sollicitée pour que je lui essuie son nez qui coulait !!! ».

Et je me suis tu, un immense sourire de (auto)satisfaction sur les lèvres. Je contemplais l’évolution de mon fils avec une assurance presqu’arrogante.

Monsieur a terminé sa phrase de notes, en a tapé le point final avec son stylo noir. « Bien… ». Il a levé son visage encore juvénile vers moi et avec sa voix douce, il a dit « Tout ça, c’est super mais maintenant… »

Woh woh woh !!! Comment ça « mais maintenant » ? Quoi « mais maintenant » ? Non non non, on va rester deux minutes sur « Tout ça, c’est super » parce qu’effectivement, tout ça, c’est super…  « mais maintenant, on va travailler la propreté, les séquentiels d’une journée type et surtout, avant tout chose, on va endiguer la violence avec laquelle il commence à exprimer son mécontentement et son désaccord. Il faudra aussi penser à faire une demande auprès de la MDPH pour une prise en charge en Cessad parce que la liste d’attente est longue »…

Tout ce qu’il a dit m’est arrivé aux oreilles de manière floue et cotonneuse. C’est la main que Bouchon a posée sur ma cuisse qui m’a ramenée à la réalité. Une réalité que je venais de prendre en pleine figure et qui avait fait exploser mes illusions : non, tout n’ira pas mieux simplement parce que Bouchon est scolarisé. Non, l’école seule ne suffira pas à aider ce petit bonhomme à être aux autres. Non, le chemin n’est pas fini.

Faire une pause alors ? Une toute petite ? Quelques semaines ? Pour voir si les choses n’évoluent pas davantage ? Non plus : « les choses prennent vite sur lui. L’école a ouvert des brèches. Il faut en profiter. On avance sur tout ça sérieusement samedi prochain. » 

Quand Monsieur est parti, j’ai demandé à n°2 de jouer avec son « petit petit frère ».

Je me suis allongée dans mon jardin, à même l’herbe. J’ai allumé une cigarette. J’aurais bien pris une bière mais il n’était pas encore 11 heures…et j’ai fustigé ma naïveté et mon manque de lucidité : comment avais-je pu croire – ou plutôt me faire croire parce qu’au fond de moi, je connaissais la vérité – comment avais-je pu croire que le simple fait de mettre mon petit autiste à l’école allait tout régler ? Que le bout du tunnel était proche ? Comment avais-je pu succomber à cette facilité ?

L’école n’est en fait que le point de départ. On va entrer dans le dur. Passer à l’étape et à la vitesse supérieures. Fixer de nouveaux objectifs beaucoup plus élevés. Et tout ça sans que je n’aie eu le temps de reprendre mon souffle.

Après avoir bataillé pour une AVS, je vais devoir y retourner. Mais cette fois-ci, il va falloir que je me batte contre mon propre fils pour l’ouvrir au monde. Il va falloir que je me batte contre son penchant naturel à refuser toute contrainte.

Et il va falloir que je me batte contre moi. Contre ce penchant tout aussi naturel qui me pousse parfois à vouloir prendre mon fils dans mes bras pour le soustraire à ce que j’assimile à une forme de violence. A vouloir hurler à tous de le laisser tranquille. Que moi, je l’aime comme il est. Autiste ou pas ou moins.

Quand j’ai eu fini ma cigarette, je suis allée voir mes deux numéros que j’entendais rire aux éclats. Bouchon m’a souri et sa sœur aussi. Et je me suis dit qu’on était sur la bonne voie. Que oui, le chemin allait être long et probablement escarpé. Mais qu’avec les innombrables paires de chaussures que j’ai, j’allais forcément y arriver. J’ai fait un câlin à mes petits bizarres. Et j’ai filé sur internet m’acheter ces si jolis derbys écossais que j’avais repérés la veille…

Histoire d’être parfaitement armée pour affronter ce qui nous attend !

31 Août

« On a trouvé… »

Lundi, c’est la rentrée. Un grand moment pour beaucoup d’enfants dont les miens… Les nouveaux cartables, les nouvelles chaussures, les nouvelles tenues… Retrouver les copains et les copines… Chaque année, à la maison, on fait une photo juste avant de partir à l’école…

Jusqu’à ce vendredi 16h, je n’étais pas sûre d’avoir la force de céder à ce rituel lundi matin : jusqu’à ce vendredi 16h, à 2 jours de la reprise, Bouchon ne devait pas faire sa rentrée… Jusqu’à ce vendredi 16h, le Rectorat ne lui avait pas trouvé d’Assistant(e) de Vie Scolaire.

12 heures par semaine, soit 4 matinées hebdomadaires de 3 heures jusqu’en 2021 (le reste de la journée, Bouchon sera à la maison avec son assistante familiale spécialisée dans la prise en charge des enfants autistes). Mais jusqu’à ce vendredi 16h, l’Education nationale n’était pas capable de respecter le droit de mon fils à être scolarisé.

On sait depuis mi-juin qu’une AVS a été accordée à Bouchon. C’est la Maison départementale des personnes handicapées, qui dépend donc du Conseil départemental, qui a décidé. Mais c’est le Rectorat qui « distribue » les auxiliaires de vie scolaire. Et pour cette rentrée, il n’y en avait pas assez. Il fallait recruter… Un recrutement qui a commencé fin août, à quelques jours de la rentrée.

Ce n’est pas faute d’avoir insisté (et je peux être terriblement insistante quand il le faut, même quand il ne le faut pas !!) « C’est en attente, Madame… »  Jusqu’à quand ? « Je ne peux pas vous le dire… » Il aura quelqu’un le 3 septembre? « Je ne sais pas… » Alors quand après la rentrée ? « Ca peut se débloquer quelques semaines après… » Jusqu’à ce vendredi 16h… « On a trouvé quelqu’un pour votre fils… Il pourra aller à l’école lundi matin »

Jusqu’à ce vendredi 16h, je ne savais pas quoi faire le jour de la rentrée avec mon petit autiste… Personne ne pouvait me le dire… Et c’est assez inhumain : des semaines dans le doute, l’attente : l’emmener à l’école et repartir avec lui sous le bras, faute d’AVS ou le laisser regarder partir ses frères et sa sœur, cartable sur le dos, sourire aux lèvres et joie intense dans l’œil ? Et j’ai été déçue… Et triste… Pas pour moi…. Pour lui…. Pour ce petit bonhomme de 3 ans et demi à qui j’expliquais depuis plusieurs semaines qu’il allait aller à l’école, que ça allait être chouette, qu’il allait apprendre plein de choses, que peut-être il allait se faire des copains et que quelqu’un allait être là spécialement pour lui quand il aurait besoin, peur ou une bouffée d’angoisse… Et j’étais triste de lui cacher que je n’étais pas sûre de lui offrir la chance de pouvoir progresser encore plus… Du moins pas tout de suite… Et que je ne savais pas quand j’en serais capable… J’étais triste de lui mentir en souriant…

Tout ça jusqu’à ce vendredi 16h… À la personne au bout du fil, je n’ai su lui murmurer qu’un « merci« … Et l’angoisse et le stress se sont mis à couler sur mes joues… Ça et le sentiment d’injustice pour tous les autres parents qui sont dans la même situation que celle dans laquelle j’étais jusqu’à ce vendredi 16h….

J’ose croire que Bouchon ne comprend pas les enjeux des défaillances du système… Et que j’ai le droit d’être égoïstement heureuse de cette merveilleuse nouvelle… Que j’ai le droit d’être égoïstement fière d’avoir gagné cette bataille.

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Alors lundi matin, Bouchon mettra un joli pantalon neuf, ses toutes aussi jolies chaussures neuves bleu et orange et le petit sac à dos que sa marraine lui a offert en prévision de ce moment… On mettra Mochat dedans, en prenant bien soin que sa tête dépasse pour qu’il puisse respirer… On mettra aussi une compote et un gâteau… Sans oublier son classeur de pictogrammes pour qu’il puisse exprimer ce qu’il veut… Et son renforçateur, un tube pour faire des bulles parce quand il a bien l’exercice demandé, il a le droit à des bulles… Et je vais lui coiffer ses jolies boucles brunes, à mon Bouchon… Et on fera cette sacro-sainte photo de la rentrée…

On va aller fièrement tous ensemble à l’école, lui, n°2, n°3 et moi… Parce que c’est un jour important… Parce que je veux que tous les parents qui seront là pour accompagner leurs enfants, que tous les instituteurs sachent que si nous, on a pu faire notre rentrée, ce n’est pas le cas de centaines d’enfants handicapés en France.

Et ce n’est pas parce que mon Bouchon a enfin une AVS que je ne vais pas rencontrer le Directeur académique des services de l’Éducation nationale la semaine prochaine pour mon article sur le sujet. Je vais l’écrire, ce papier sur l’attribution des Assistants de vie scolaire… Justement parce que nous, on en a une d’AVS et d’autres, tant d’autres, non.

Lundi matin, sur le chemin du retour, dans le rétroviseur, je vais me remplir du sourire de mon Bouchon et de sa joie de vivre pour oublier quelques instants que ce n’est pas juste qu’il faille toujours se battre… Et je vais l’écouter rire encore et encore…

Je vais l’écouter rire pour me dire que, oui, c’est fatiguant de prendre constamment les armes. Mais que, « bord d’aile de merle », je suis la plus chanceuse des Amazones…

 

28 Août

Autisme : Contre le harcèlement scolaire, faisons école !

Si il y a quelque chose qui fonctionne vraiment dans cette société, c’est bien le nombre de fausses idées qui circulent sur l’autisme.
Cette différence, car l’autisme est une différence, est plus un handicap de la communication qu’une maladie mentale comme l’envisageait Lacan et la psychanalyse .
On parle d’ailleurs De troubles du spectre de l’autisme (TSA) résultent d’anomalies du neuro-développement. Les avancées des neurosciences sont entrain de dégager des nouvelles pistes de compréhension de cette différence neurologique. L‘autisme faut-il le rappeler est un handicap dont on ne guérit. Mais on peut faire progresser et permettre aux enfants qui sont atteints de vivre leur vie .
Voilà pourquoi il faut vraiment balayer les clichés comme celui d’une éducation défaillante de la part des parents ou un abus des écrans. Attention donc au charlatanisme et à l’ignorance qui conduisent au harcèlement et à l’incompréhension du grand public qui se perd dans la désinformation. Si vous parcourez les faits divers, les nombreux témoignages que nous pouvons trouver à droite et à gauche, on se rend compte qu’il y a encore de chemin à faire ! L’autisme est encore trop mal vu et les familles sont encore trop mal soutenues. Il faut que cela cesse. Depuis le début du quinquennat de Monsieur Macron, de plus en plus d’enfants autistes vont connaitre une scolarisation dites «Normale» et vont donc vivre en milieu scolaire traditionnel… Hors très peu de formations et de sensibilisations se font dans les écoles. Il y a donc un véritable enjeu qui se passe en ce moment, et trop peu de personnes le savent.
                                                                                           
L’éducation nationale fait ce qu’elle peut pour subvenir aux besoins de ces enfants mais il y a encore un cruel manque de formation à cette « différence ». Les professeurs sont mis à rude épreuve étant donné qu’ils ne savent pas toujours comment faire …
Et les élèves entre eux ? Ils peuvent très vite se moquer de leur camarade autiste en raison de l’incompréhension  que l on manifeste à juste titre devant des comportements  que personne n a jamais expliqué . Le harcèlement n est pas loin et se manifeste malheureusement souvent .
Alors pour éviter cela, que faut il faire? Comment agir ? Comment permettre une intégration réussie dans le respect de la « différence «
Eh bien il faut :
1) Sensibiliser les élèves des écoles primaires et des collèges. Plus on sensibilise, plus on stoppera les mauvaises tournures … Et faire naitre de jolies histoires…
2) Sensibiliser les AVS, les professeurs et tout professionnels de l’éducation nationale, mais aussi sensibiliser les élèves !!!
                                                                                                      
J’ai donc co-écris deux manuels illustrés avec ma compagne Sandrine Guérard , nous sommes parent et beau-parent d’un enfant autiste afin de montrer avec des dessins d’humour et des conseils simples comment aborder un enfant  l’autiste ! Un pour adolescent et adulte et un pour les enfants et les enseignants (à partir de 5 ans. ) Le petit manuel sort le 4 octobre 2018. Ces deux manuels  pratiqués sont disponibles partout en librairie. Le premier a déjà conquis 11000 lecteurs et est préfacé par Viktor du collectif « Egalited » et le deuxième est préfacé par Domitille Cauet. Il est important que tout le monde puisse être sensibilisé à cette différence. Il faut combattre le harcèlement par la pédagogie et la bienveillance…
Soyons donc solidaires et non solitaires !
                                                                                                                  
Peter Patfawl
Co-Auteur avec Sandrine Guérard de «Comment garder un enfant autiste quelques heures pour aider ses parents, aux éditions La Boite à Pandore» et «le petit manuel « comment comprendre mon copain autiste» aux éditions la Boite à Pandore»

08 Août

Censure de Marsault, la responsabilité de l’état et le travail du dessinateur : l’interview de Patfawl !

Voici une interview qui fut abandonnée sur un site indépendant.

Je vous la diffuse ici, pour qu’elle soit lu malgré tout car elle était cool.

 

                           

Journaliste : Bonjour Peter !

P : Bonjour !

J : – Présentation : Vous êtes Patfawl, dessinateur et auteur du best-seller «Le manuel illustré comment garder un enfant autiste quelques heures pour aider ses parents» aux éditions La boite à Pandore. Avant ce succès (Plus de 10 000 lecteurs l’ont lu et un engouement critique très positif du public et des acteurs du milieu de l’autisme et politique ) tu as fais un stage à Charlie Hebdo, tu es diplômé de l’école Jean Trubert. Tu as fais 7 livres avant celui là et tu as publié dans de nombreux médias… Et tu sors en Octobre la version pour enfant de ton best-seller pour expliquer à ta manière ce qu’est l’autisme au public jeunesse. Tu vois ton métier de dessinateur comment ?

P :- Je suis ravis par ce début de succès. Je reste toujours prudent car je suis un dessinateur réaliste et que j’ai travaillé dur pour en arriver là et je ne dors pas sur mes lauriers. Le succès peut passer et repartir. C’est le jeu du livre.

Je vois mon métier comme un soutien et une aide au lecteur. Je crée des livres pour faire sourire voir rire, parfois sans but précis et parfois pour expliquer quelque chose de précis. Je m’attaque aux tabous car pour moi il ne devrait pas y en avoir. J’adore par exemple l’humour noir, sarcastique et absurde. J’aime aussi l’humour pédagogique. Je pense qu’on a tous une grande responsabilité lorsqu’on sort un livre. On doit des comptes à ceux qui nous lisent. On est libre mais on ne doit pas manquer notre cible : faire rire et réfléchir. Il y a des choses à respecter selon moi. Mais bien dosé ! Je m’accorde une liberté de penser et de dessiner mais je ne veux pas franchir certaines lignes comme celle du racisme ou de la haine. Ca serait facile et inutile. Notre métier est très légiféré. On ne fait pas n’importe quoi. Un livre peut être lu par n’importe qui et dans le monde entier. Si déjà, je lis des anecdotes de lecteurs qui me disent que leur ex a changé d’opinion sur l’autisme grâce à mon manuel, alors j’aurais gagné une partie du combat. Un livre est un magnifique outil pour sensibiliser et casser des tabous. Mon ennemi premier ? La peur.

J : – Tu parles de responsabilité. Tu en penses quoi des dessinateurs comme Marsault par exemple ? On dit qu’il n’est pas fréquentable. Qu’il est comme Dieudo et Soral… Tu es d’accord avec ça ? Tu en penses quoi de ses livres ?

P :- Je ne suis pas d’accord avec la censure. Je déteste cela. Je ne suis pas forcément d’accord avec ces humoristes, avec leur fond de pensée. Mais je ferais toujours tout pour qu’ils puissent s’exprimer. La censure les alimente finalement.

Jamais je n’empêcherai quelqu’un d’apprécier un humoriste extrême de ce genre là ! Marsault c’est la même chose. Il a choisis un camp et une manière de s’exprimer. C’est sa liberté à lui. C’est son ton à lui. Je n’ai pas à dire si c’est bien ou non, c’est personnel. Après je ne suis pas d’accord avec cette haine humoristique mais c’est sa façon bien à lui de dénoncer la connerie. On a chacun nos propres idées. Et je les respecte. Je n’aime pas du tout les cabales que l’on fait lorsqu’un type dit des choses en dehors du cadre. Pour éviter cela, il faudrait peut être que l’état fasse son travail et prenne sa responsabilité.

Si il y a des complotistes, des personnes malheureuses qui imaginent tout et n’importe quoi, qu’ils sont septiques à propos de tout ce qui est officiel; c’est peut être qu’on a voulu cacher des choses… Que les gouvernements successifs n’ont pas fait leur boulot comme il fallait et c’est dans ce cas à eux de donner des comptes au peuple. Interdire ne fera que de faire durcir les tensions. La transparence devrait être de mise et les responsabilités aussi. Quand je vois des personnes douter de nos politiques, je les comprends totalement. Moi même, je ne leurs fait pas totalement confiance… Alors je préfère faire avancer les progrès en expliquant et en débattant comme je le fais dans mes livres et sur les réseaux sociaux.

J : -Tu acceptes les critiques sur ton manuel même négatives ? Comme tu les vis quand quelqu’un du milieu de l’autisme te critique ?

P : – Je le vis bien. Ce que je mets dans le manuel est basé sur la science et la version officielle de l’autisme. Les bons comportements à respecter lorsqu’on côtoie une personne autiste. Mais j’accepte que les psychanalystes (Que j’ai critiqué violemment dans le livre «le Psychanalyste parfait est un connard» édité chez Devarly Edition avec Maud Lacroix) me défoncent ainsi que les naturopathes qui pensent guérir l’autisme. J’ai défendu la thèse officielle et les bonnes choses à faire mais je comprends que mes détracteurs me critiquent. Car je dénonce aussi les clichés et les fausses idées qu’on peut avoir sur ce thème. On dit tellement de conneries sans avoir de contre pouvoir que ce manuel finalement est une mise au point humoristique contre les manières de faire dites «indépendantes» en matière d’autisme. Et je pense être sur la bonne voie, même mon ex-amie Olivia Cattan dénonce avec son association les «traitements non officiels et dangereux» autour de l’autisme dans une campagne de vidéos et de médias en ce moment.

C’est dire ! Après chacun est libre de penser ce qu’il veut ! Moi c’est ma réalité et celle de beaucoup de parents, associations et institutions. 

Je respecte mes ennemis car ils me font aussi réfléchir et c’est eux que je dessine aussi. Il est donc normal de recevoir des coups lorsqu’on en donne. Mon métier est aussi celui du débat d’idées.

J : Pour finir, quelle est ton école graphique ? Tes influences ?

P : Je suis un dessinateur satirique. Même si je fais des manuels illustrés pour le grand public, je suis influencé par l’école «Charlie», «le canard enchainé», «Cabu», «Wolinski», «Reiser», «Claude Serre», «Lapuss’», «Fabcaro», «Lindingre»… J’aime aussi l’école franco-Belge et «Bamboo» comme «Franquin», «Cauvin», «Zep», «Erroc», «Cazenove» etc…

J’aime aussi Fluide Glaciale… Je suis vraiment dans ces mouvances là.

J : Merci pour cette interview et surtout on espère que ton manuel illustré pour enfant va bien fonctionner …

P : Je l’espère aussi ! Il est déjà en pré-commande en librairie. Car il est important pour l’inclusion des enfants autistes dans les écoles qu’ils soient compris des autres camarades… Ce manuel est un anti-harcèlement … Il permettra d’en parler et d’être informé à partir de 5 ans.

Fin

30 Juil

MDPH, mon amour !

incontournables.

L’un d’eux est l’élaboration du fameux, que dis-je, de l’excellentissime, dossier MDPH! Fameux, parce qu’il est unique en son genre mais nous demande un travail annuel considérable. Excellentissime, parce que, si par bonheur les notifications correspondent à nos demandes (donc à ce que nous souhaitons pour nos enfants), alors là, mais là… tout notre corps effectue une danse frénétique, nos nerfs lâchent-prise comme en débarquant au club MED et les larmes montent comme après avoir reçu un césar!

Notre Graal, c’est les notifications MDPH.

Vous croyez que j’exagère??? Alors, c’est que vous n’êtes pas un parent d’enfant autiste.

La MDPH est l’organisme majeur quand il est question de handicap. Après un examen minutieux des situations, ce « Grand Manitou »accouche de décisions concernant l’orientation scolaire, les aides humaines, les aides matérielles ou encore les allocations. Ces notifications déterminent donc une grande partie de l’organisation de notre quotidien! Il est incontournable.

Et pourtant, nous rêvons tous de pouvoir le contourner… Nous ne faisons pas d’efforts nous les parents d’enfants différents, certes! Pourquoi se plaindre de devoir justifier de l’autisme de notre garçon tous les ans??? C’est si agréable de courir après les certificats médicaux de pédopsychiatres incompétents. La MDPH craint sans doute que nous oublions le handicap de notre enfant… Puisque beaucoup d’entre nous sont contraints de renoncer à leur emploi, il est quand même nécessaire de justifier nos allocations en croulant sous une paperasse merdique. Tout travail mérite salaire (il ne manquerait plus qu’on nous prenne pour des « assistés »!).

Une fois cet exercice de justificatifs, pièces jointes, formulaires et argumentations est fait et enregistré, il ne reste plus qu’à attendre…

ATTENDRE…

Attendre….

Attendre….

Et ça peut être long!!!!! Chacune des MDPH dépend de son Département, alors, vous pouvez attendre plus longtemps en fonction d’où vous habitez. Et oui !!!

Vous ne pensiez tout de même pas que tous les parents d’enfants handicapés allaient avoir les mêmes privilèges??????!!!!! Enfin, quand vous avez de la chance, les notifications arrivent (sauf si votre dossier est égaré, parce qu’il faut le recommencer sinon… ).

Et là, c’est Noël avant l’heure : votre enfant a enfin le droit a 12 heures d’AVS en novembre!!!! Bon, il ne pouvait pas aller à l’école depuis septembre mais… Restons positifs! C’est beau une notification MDPH quand elle est là! On l’accrocherai bien dans les toilettes, tellement on est content!

Surtout qu’on s’est quand même cassé le cul a envoyer 150 mails depuis 4 mois, qu’on a passé 3652 coup de téléphone et qu’on s’est enchaîné aux grilles de notre belle Maison du Handicap pour l’avoir cette notification!!!!!! Tout travail mérite salaire, je me répète. C’est pour ça que parfois, on croit que les gens de la MDPH ne sont pas payés, parce qu’ils ne nous répondent pas quand on appelle. Parfois même, ils sont mais pas du tout aimables! Ça doit être plus dur que d’avoir un enfant porteur de handicap, quand on travail à la MDPH…

J’avais pensé ériger un mausolée pour rendre gloire à tous nos dossiers MDPH terminés, bafoués ou oubliés. Nous pourrions alors faire brûler des cierges pour tout ceux qui attendent encore de passer en commission, avec l’espoir fou qu’ils trouvent des interlocuteurs responsables et humains sur leurs routes.

Ce petit billet d’humeur, je l’ai écrit pour tous ces parents qui attendent, qui galèrent en passant un été sans savoir ce qu’il adviendra de leur enfant à la rentrée.

C’est inadmissible. Un homme humain a sauvé mon été, simplement en répondant à mes mails et en écoutant ma situation.

Mon dossier avait été oublié… Je souhaite à tous beaucoup d’humanité, elle est nécessaire pour travailler correctement et pour se sentir considéré.

Sandrine

27 Juil

Emirates: une famille expulsée d’un avion à cause du fils autiste épileptique ?

Et si il y avait d’autres sujets scandaleux à traiter en plus de Benalla cet été ?

Oui, il y en a un. une autiste de 17 ans, Elias s’est fait débarqué d’un avion avec sa famille parce qu’il est autiste épileptique. Vous trouvez cela normal ? Le médecin qui avait donné un avis favorable pour qu’il prenne l’avion n’a même pas été entendu par la compagnie qui a juste dégainé son fameux : «Il aurait pu importuner les autres passagers»… C’est beau ! La famille est restée seule sans aucune aide ni aucun soutien des gens autour pendant huit heures dans l’aéroport. Ceci s’est passé à Dubaï pour un vol jusqu’a Lyon.

« Elias est en état de détresse, il ne peut pas comprendre ce qui se passe. C’est un manque d’humanité total que nous avons trouvé vraiment choquant. Nous avions informé Emirates qu’Élias faisait fréquemment des crises d’épilepsie lors des escales. Mais quand nous avons demandé un siège a côté d’un autre qui était vide au cas où il aurait eu une crise, ils ont soudainement voulu voir le certificat médical », a fait savoir sa mère Isabelle à Euronews.

Laurent Savard, père d’un enfant autiste et humoriste répond aux médias avec son humour personnel et invite les gens à soutenir cette famille.

Il y a quelques articles qui relatent le fait divers mais pas autant que l’affaire Benalla et peu de gens réagissent à ce scandale de taille…

Pas assez sinistre pour faire réagir le monde en vacance, probablement. En attendant, on espère que la compagnie aura fait au moins un geste commercial car ils sont hors la loi. Et une belle plainte de la famille parce que vraiment tout ceci ne vole pas haut. Vous comprenez pourquoi il faut continuer le combat de la sensibilisation ? Bon été à tous malgré cela et en espérant qu’il y aura de moins en moins de faits divers de ce genre là d’année en année… Et courage aux parents pour la rentrée scolaire toujours tumultueuse de nos bambins… Cela aussi, on n’en parle pas assez…  

 

Peter Patfawl, auteur du manuel illustré « Comment garder un enfant autiste quelques heures pour aider ses parents » aux éditions la Boite à Pandore

 

17 Juil

Loi pour le droit de vote des personnes handicapées mentales : réponse cinglante à Benoit Rayski !

Je ne pensais pas un jour devoir faire un article pour défendre les droits des personnes handicapées mentales mais après tout, nous sommes dans une société égoïste où les gens préfèrent se mêler des droits des autres que des leurs. Pour information,Sophie Cluzel nous a annoncé que le droit de vote était (enfin) accordé aux personnes handicapées mentales et c’est une bonne mesure. Une belle avancée dans notre société mal en point où les droits des personnes handicapées sont souvent bafoués, oubliés ou encore méprisés.

                        Ce mépris, en voilà la preuve avec cet article du site « Atlantico » torché par le journaliste Benoit Rayski, essayiste, penseur côté « Extrême droite » comme les sites tels que « Causeur » ; « Boulevard voltaire »…

Pensée étriquée d’une droite dictatoriale malveillante et abjecte, et d’une inhumanité sans borne. Ce monsieur qui se dit historien et écrivain se permet alors de se moquer et d’insulter une minorité invisible très sérieusement dans son article « Combien d’handicapés mentaux ont votés pour Macron en 2017 » sur Atlantico.fr. Comme je suis dessinateur de presse (Et faisant parti des défenseurs de la liberté d’expression) et beau père d’un enfant autiste, auteur d’un manuel illustré sur le sujet, engagé pour la cause, je ne pouvais que réagir à ces phrases ignobles gonflée par un intellectualisme grotesque et un mépris total de l’être humain. C’est grâce à des personnes comme vous, que je dois me battre pour faire changer les regards sur le handicap. Non monsieur, on ne peut pas tout dire et n’importe comment. Non, monsieur, vous ne pouvez pas étaler votre haine, sous prétexte que vous êtes un divin penseur, un cuistre nombriliste qui crache à tout va, des saloperies juste pour critiquer vos ennemis politiques… Vous ne connaissez rien au handicap et je peux vous dire qu’avant de pondre des articles comme le vôtre, vous devriez venir faire un stage en IME pour comprendre les enjeux derrière une telle mesure. Monsieur Benoit, vous êtes le symbole même de la bêtise crasse. Savez-vous ce qu’est un handicap mental au moins ? Comment peut-on encore autoriser le droit de vote à des humains comme vous ? Allons « Monsieur Dérapage », j’espère que vous reviendrez à la raison et que vous vous excuserez d’avoir proféré de telles sottises car sinon, nous irons avec les associations, discuter par avocats intermédiaires car vos propos sont passibles d’une amende et d’un jugement selon la loi NO 2008-496 du 27 mai 2008 portant la lutte contre toutes les discriminations. 

Voilà, j’espère que le message sera compris… Il est encore temps, Monsieur, de reculer et de vous excuser auprès de toutes les personnes que vous aimez haïr sans fondement.

Pour répondre aux détracteurs de manière générale, le handicap mental regroupe beaucoup de maladies psychologiques. La tutelle est faite pour la gestion des biens, des finances. Les personnes autistes sont hélas, encore parfois considérés comme maladie mentale alors qu’elles sont reconnu par l’HAS et les professionnels comme une « différence neuro-développementale » mais elle est encore considérée comme telle. Nous avons les personnes atteintes de bipolarité, schizophrénie, démence, dépression et j’en passe. Alors en quoi, ces personnes déjà oubliées de la société ne pourraient pas participer à la vie citoyenne de notre société ? Qu’est ce qui empêcheraient ces personnes de voter ? Rien. Ils sont citoyens comme tout le monde. Alors après évidement, il peut y avoir des cas qui ne pourront peut être pas physiquement voter puisque certains handicaps sont à la fois mentaux et physiques mais cela regarde le tuteur et les proches. Rien ne doit empêcher les autres personnes qui peuvent le faire d’aller voter ! Vous préférez une société inclusive ou une société qui rejette ses citoyens sous prétexte qu’ils sont différents ? Personnellement, je préfère la société qui protège et accepte tout le monde que cette société extrême et dangereuse que prône certains de ces bonimenteurs qui pensent pour le peuple. Alors franchement monsieur Benoit Rayski, essayez d’étudier et de penser vos arguments avant de les dégueuler. Cela sera plus digeste pour vos lecteurs et pour nous, parents et professionnels touchés par le handicap.

Peter Patfawl, auteur du manuel illustré « Comment garder un enfant autiste quelques heures pour aider ses parents aux éditions La boite à Pandore »  

Lien de l’article incriminé: http://www.atlantico.fr/decryptage/combien-handicapes-mentaux-ont-vote-pour-macron-en-2017-benoit-rayski-3454759.html

 

 

25 Juin

Un petit manuel illustré sur l’autisme pour les enfants ?

Peter Patfawl, dessinateur de presse et de BD, auteur du « manuel illustré comment garder un enfant autiste quelques heures pour aider ses parents » aux éditions La boite à Pandore, beau père d’un enfant différent, s’attaque au livre jeunesse avec ce petit manuel illustré qui explique à tous les enfants à partir de 5 ans, l’autisme de manière ludique, illustré et humoristique. Ce petit manuel qui ressemble au premier est très attendu par le lectorat du manuel illustré. Plébiscité par plus de 10 000 lecteurs déjà conquis en 5 mois.

Ce petit manuel illustré, co-écrit avec sa compagne Sandrine Guérard, appuyé par des associations comme Autisme France ou Sated, applaudis par des personnalités comme Gérard Collard, Brigitte Macron ou encore La mère Bleue, il sera également préfacé par Domitille Cauet (auteur du livre « Paul en Mongolie » Chez fayard).

Diffusé toujours chez Interforum et impulsé par la Boite à Pandore édition, ce petit manuel sortira le 4 Octobre 2018 et est déjà en pré-commande dans toutes les librairies de France et les autres réseaux (Fnac, Cultura, Leclerc, carrefour etc…)

Cadeau idéal pour Noel, anniversaires, écoles … Il va rejoindre le premier de la série qui est déjà un best-seller en librairie…
Alors… A vous maintenant !!! Afin d’éviter toute pénurie, l’idéal comme il est très attendu est de le commander dès aujourd’hui !

Bonne lecture à tous ! Pour que l’autisme soit compris de tous !

Lien amazon ——) https://www.amazon.fr/Comment-Comprendre-Mon-Copain-Autiste/dp/2875573519/ref=sr_1_7?s=books&ie=UTF8&qid=1529930638&sr=1-7&keywords=patfawl

29 Mai

Succès et échec : La bibliographie de Patfawl pour l’été !

Je voulais faire un petit article pour parler des livres que j’affectionne particulièrement afin de fêter avec vous, le 10 000 ème lecteurs de mon manuel illustré sur l’autisme. Et je vous remercie pleinement ! Le petit manuel pour les enfants continue à avancer. Il sortira en Octobre. Je remercie Gérard Collard pour son soutien ! Ca nous touche beaucoup. Le manuel est toujours en vente en librairie et pour notre plus grand plaisir ! Les pré-commandes ouvrent bientôt auprès de votre librairie.

                                                                                                                       
Tout d’abord, passons au thème qui me préoccupe très souvent : L’autisme ! Et plus particulièrement plusieurs livres qui sont encore en ventes et qui n’ont pas toujours trouvés leur lectorat après quelques mois de ventes en librairie… Je pense notamment à « Paul en Mongolie » de Domitille Cauet parus aux éditions « Fayard » avec la préface de Brigitte Macron. Qu’on soit content ou non de la politique « Macronienne », on ne peut pas nier que l’autisme a fait un bond dans les consciences politiques. Et ceci grâce à l’amitié entre ces deux femmes. Il est important de le souligner. Le livre auto-biographique se lit comme un récit de voyage. C’est intéressant, l’écriture est fluide et rentre dans la catégorie « Témoignage » aux cotés des livres « D’un monde à l’autre d’Olivia Cattan, « Louis, pas à pas  » de Francis Perrin et d’autres livres comme ceux de Mr Schovanec, Laurent Savard avec « Gabin sans limite » etc…

Le témoignage de l’avocate Sophie Janois « La cause des autistes » est très intéressant également.
Dans un style autre, je voulais mettre en avant un livre de recettes originale. « Je cuisine un jour bleu » est un recueil fait de témoignages et de recettes qui parle d’autisme avec légèreté, écrit par le cuisinier Claude Carat et Mr Schovanec, ce livre est dans la lignée du manuel illustré que j’ai écris : la visée est le grand public ! N’ayant pas beaucoup d’échos médiatique mais adoré du lecteur, je vous le conseille fortement ! Une manière de plaire à tous en parlant d’un sujet compliqué tel que l’autisme ! Alimentaire mon cher Watson ! Vous pouvez également vous intéresser à la BD « La différence invisible » de Julie Dachez et « Asperger et fier de l’être » d’Alexandra Reynaud. Voilà les livres que j’aime sur ce sujet.

Un autre sujet : L’épilepsie avec un beau témoignage mélangeant humour et émotion d’un jeune Youtuber épileptique qui se fait nommer « Epilepticman » . Un livre chez Lafont édition … Un régale sur le sujet très souvent ignoré par le grand public !

Vous voulez rire sur la condition des mamans ? Vous êtes vous même maman ? Lisez les deux tomes de la mère coupable de Caroline Fourment parus chez Mazarine Edition. Fier de son succès en librairie, vous allez vous détendre, c’est une évidence !

Maintenant j’aimerai parler d’une autre série BD mais qui n’a rien à voir avec l’autisme ou l’épilepsie mais qui n’a pas eu le succès escompté à l’époque, je parle biensur de Raoul et Fernand, série écrite et dessinée par Erroc (Scénariste de la célèbre série « Les profs » chez Bamboo Edition ). Cette série mettant en scène un chat jaune tigré (Raoul) naïf et gourmand et Fernand, gros chien abrutis qui pense qu’a la télévision et la sieste est une série vraiment géniale mais qui n’a pas marchée réellement car manque de médias. J’en parle car hormis que je l’affectionne particulièrement (J’aurais aimé dessiné ce genre de personnages car c’est un univers rassurant tout en ayant beaucoup de sujets à explorer !) le 4 ème tome sort le 6 Juin en librairie, je vous conseille d’acheter les 3 premiers et de pré-commander le 4 ème tome en librairie, cela vaut le détour ! Il y a un soucis en France, avec ce genre car le « Strip » (Format 4 cases et gag à la fin ) ne plait pas aux éditeurs Français (Alors que c’est le format préféré d’Erroc et le miens !) alors qu’il y a un vrai lectorat (Garfield et le Chat de Geluck font des cartons en France) mais les éditeurs Français ont peur et c’est bien dommage. Alors j’espère que si vous aimez les comics strips comme les Peanuts, Garfield et tant d’autres (tous issus d’autres pays) vous allez vous ruer sur la série « Raoul et Fernand » et vous marrez du quotidien avec ces deux bétas digne d’un Rantanplan ! Et c’est made in France en plus : Maintenant Olivier Sulpice (éditeur des éditions Bamboo) j’espère que tu vas réimprimer les premiers tomes car je vois en cette série, le nouveau carton de chez Bamboo édition !!! Calculez le nombre de fans de Garfield en France et faites le compte ! Le lectorat des strips n’est pas mort ! Continuons à rire ! Et prenez cette série pour la plage, c’est l’été bientôt ! Mettez vous à la page !

                                

Peter Patfawl (Auteur du manuel illustré « Comment garder un enfant autiste quelques heures pour aider ses parents » aux éditions La boite à Pandore.)

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