22 Mai

Ce qu’on sait sur l’affaire de l’amendement contre l’inclusion

Suite à mon article précédent sur le danger de cet amendement voté au sénat, je vous donne les dernières informations pour la suite. Restons mobilisés ! Cet amendement « Inclusionticide » (Inventons des mots, c’est à la mode !) a été validé par le Sénat. Mais nous savons que dans le cadre d’une réforme gigantesque sur « L’école de la confiance » avec notamment avec les PIAL et autres nouveautés voulu par Jean Michel Blanquer, le pire reste cet amendement voté et proposé par l’opposition républicaine et Modem, probablement rédigé derrière par un syndicat de professeurs « inclusiontophobe ».

(Image tirée de ce lien : https://www.handicapsscolarite.com/article-5-quinquies)

Si cet amendement passait, cela voudrait dire que ca serait l’école qui choisirait si oui ou non ils garderaient les enfants autistes, ce qui signifie que l’inclusion obligatoire serait détournée.

Suite à la mobilisation des parents, des associations et de cet article, nous avons eu des réponses des députés qui allaient bien évidement surveiller cela avec leurs collègues et tenter de le supprimer.

Le lobbying a encore un bel avenir devant lui…

Nous attendons donc que cet amendement soit supprimé par les députés et qu’il ne soit plus proposé nulle part.

L’inclusion est pour tout le monde. Chaque enfant a le droit à une scolarisation sereine. Restons donc vigilants et mobilisés !

Voici la pétition : https://www.change.org/p/d%C3%A9put%C3%A9s-et-s%C3%A9nateurs-pour-une-loi-%C3%A9cole-de-la-confiance-ne-discriminant-pas-les-%C3%A9l%C3%A8ves-handicap%C3%A9s?recruiter=51019501&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition&utm_term=Search%3ESAP%3EEU-FR%3EBrand%3EProper%3EExact&fbclid=IwAR2k7pUleTdPrtpCbcqPRsi4za1WPEB-xHGfw7BOPhzWdoDQBtyqZFBgdhg

Une lettre ouverte de TouPi : https://toupi.fr/ecole-de-la-confiance-lettre-ouverte-aux-parlementaires/?fbclid=IwAR3fP8Y-EvqzuOEEvq6WhhTYgxQFgxYys3hiykrehD7zrtZw-ZV4YQoJNv8

Merci de m’avoir lu. Peter Patfawl

Voir mon ancien article : https://blog.francetvinfo.fr/lesbaobabs/2019/05/18/les-senateurs-de-droite-veulent-t-ils-freiner-linclusion-des-enfants-handicapes.html

 

18 Mai

Les sénateurs de droite veulent t-ils freiner l’inclusion des enfants handicapés ?

Comme la plupart des parents savent, la loi 2012 et 2005 sont des lois qui obligent l’accessibilité et les inclusions des enfants autistes et handicapés à l’école.

L’inclusion est depuis quelques mois insufflée par le gouvernement actuel et sa secrétaire d’état Sophie Cluzel. Chaque professeur est obligé de recevoir les enfants handicapés dans leur classe, c’est inscrit sur la loi. Hors certains professeurs hurlent à la mort pour ne pas s’occuper de ces enfants et il y a quelques révolutions dans certains endroits.

Mais dans la plupart des écoles, l’inclusion fonctionne bien quand elle est respectée mais nous avons encore du travail, beaucoup de travail, 80 % des enfants autistes n’étaient pas scolarisés il y a deux ans, pour rappel ! Avec quelques bonnes volontés et de formations, selon leurs besoins, cette inclusion se passe relativement bien.

Seulement, dans le cadre de la loi Blanquer discutée au Sénat en ce moment, un étrange amendement s’est faufilé dans la loi, porté par un ensemble de sénateurs républicains ou centristes, notamment Mme Darcos (la compagne de Xavier Darcos, ancien ministre de l’éducation)  demande à l’inclusion d’être plus souple… Comment ? En donnant le pouvoir à l’école, de savoir ce qui est bien ou non pour l’élève handicapé.

Je cite : «Après l’alinéa 2

Insérer deux alinéas ainsi rédigés :

Le premier alinéa de l’article L.112-1 est complété par une phrase ainsi rédigée :

« La scolarisation en milieu ordinaire est un droit dans la mesure où elle favorise les apprentissages et permet de conforter l’enfant, l’adolescent ou l’adulte handicapé dans ses acquis pédagogiques. »

Objet

Cet amendement vise à rappeler que l’inclusion scolaire n’a de sens que si elle permet à la personne en situation de handicap de progresser dans ses apprentissages et de conforter ses acquis pédagogiques.»

 

Ce qui signifie que si votre enfant handicapé ne fait pas totalement comme les autres, il n’a rien à faire là et l’école peut le virer comme bon lui semble.

C’est donc cela l’inclusion et le rattrapage de nos 60 ans de retard en matière d’handicap et d’autisme ? C’est donc cela l’école de la confiance ? Vouloir entuber encore une fois les parents qui galèrent assez pour faire respecter les droits de leur enfant handicapé ? Un scandale oui !!! 

                                                              

Je demande alors aux députés de relire cet amendement géré par la commission culture au Sénat, de ne pas voter cette loi avec ce petit détail car ce serait la fin de l’inclusion et de ces quelques mois d’avancées en matière d’inclusion. Un tel amendement est dangereux pour mettre en place la loi dans les écoles et est un véritablement frein et recul même ! J’appelle tous les députés afin de retirer cela immédiatement !

Et faites attention à ce que vous votez ! 700 000 familles galèrent au quotidien, merci de penser à eux, pour une fois ! 

Merci !

Lien de la commission et de l’amendement : https://www.senat.fr/encommission/2018-2019/323/Amdt_COM-32.html?fbclid=IwAR1521Siz0b6hqkLm73v2pm5PDAtYfvmpccg1ImWjJgcbEDH-XiBNCCqpXI

13 Mai

«Il faudrait peut-être réduire le temps scolaire» …

Il était une fois, un enfant différent, autiste et épileptique qui est scolarisé la moitié du temps en collège. Depuis plus d’un an et cela se passait très bien. Cet enfant progressait et gérait très bien un emploi du temps adapté. Il était donc plutôt bien intégré. Malgré des moqueries de certains camarades toujours dans l’ignorance, un collège qui n’a toujours pas fait de sensibilisation à l’autisme et une fin d’année fatigante (comme pour beaucoup d’enfants handicapés ou non d’ailleurs ), ce petit bonhomme fatigue depuis une semaine et présente quelques troubles du comportement lié à la fatigue de son traitement, un pied mobilisé avec des douleurs et de certains élèves qui l’embêtent dans la cour, il a finit par dire un gros mot à son AVS, lui qui était si mignon depuis le début, faisait tout ce qu’il pouvait dans son travail. 

Saperlipopette ! Diantre ! Fichtre ! Mais c’est une abomination ! Cet enfant si mignon vient de franchir la ligne et donc il faudrait qu’on lui réduise son temps scolaire !!! Il n’y arrive plus !

Et oui…

Parce que tous les enfants se bagarrent, se foutent sur la gueule, disent «Vas te faire niquer ta mère» sans cesse et eux, on ne leur réduit pas le temps scolaire car sinon il n’y aurait plus personne !

Voilà ce qu’on dit lorsqu’un enfant autiste commence à fatiguer en fin d’année… Car cette petite histoire est l’histoire de milliers d’élèves handicapés. Ils n’ont absolument pas le droit à l’erreur sinon on réduit. Evidemment, ils ont une notification pour leur handicap, donc c’est facile de changer !

C’est donc cela l’inclusion ?

Plutôt que de tenter de trouver des solutions avec un partenariat « professionnels et les parents », on préfère réduire le temps scolaire qui est déjà réduit ?

Comme je l’explique dans mon manuel illustré, il existe l’éducation structurée… Lorsqu’un enfant autiste perd pied ou fatigue, il y a des outils qui marchent toujours très bien. L’emploi du temps et la frise du temps, les pictogrammes et les scénarios sociaux. Nos enfants lorsqu’ils sont un peu perdu ou on du mal à gérer certaines choses, cela développe un taux d’angoisse que même vous, vous n’avez pas. Donc première chose à faire : le structurer pour qu’il se recentre et se sente mieux. Si vous êtes professeur, je vous conseille de regarder cela et de ne pas vous stresser. Votre attitude sera déterminante avec nos enfants.   

Lui réduire son temps scolaire est une aberration, une facilité histoire de ne pas s’emmerder avec leurs soucis. Si vous ne voulez pas apprendre l’école à tous les enfants avec ou sans handicap, changez de métier !

                                                                                   

 

Apprendre qu’aux élèves sans difficultés n’est pas l’essence même de votre métier. Il faut donc s’adapter aux élèves que vous avez en face. C’est aussi cela la société inclusive. Il existe des livres, des manuels, des formations, n’hésitez pas à les faire et les étudier.

En recadrant l’élève avec les bons outils, je vous assure que la situation changera de manière positive alors que réduire le temps scolaire déjà adapté est juste humiliant et contre-productif pour l’enfant comme pour l’école.   

En espérant que ces comportements de professeurs disparaitront avec le temps. Oui, l’inclusion demande du travail mais c’est aussi cela l’école pour tous. Un handicap ne doit pas être un handicap pour apprendre.

Charlemagne et Jules ferry n’auraient pas acceptés ce que vous faites subir aux enfants différents avec de tels comportements.

                                                                

Donnez leur une chance de réussir ! Laissez leur le droit de se tromper comme les autres enfants. Il n’y a pas d’enfant modèle, il n’y a que des enfants différents, avec leur haut et leur bas. Respecter leurs faiblesses c’est aussi les considérer comme les autres. La société inclusive est entrain de se construire, c’est ensemble qu’il faut la construire. Merci de m’avoir lu.   

06 Avr

Peut-on rire de tout, même de l’autisme ?

Nicolas Canteloup et Alessandra Sublet ont voulu traiter le sujet de la journée de l’autisme en comparant l’attitude de François Hollande à l’illustration parfaite de l’autisme. ce qui qui sous entendrait que l’autiste est un abrutis qui ne comprendrait rien. Tout ceci sur TF1 et à une heure de grande écoute. Le travail des associations et des personnalités, des parents et enfants pour faire avancer la cause ne suffit pas encore pour faire changer le regard sur l’autisme. Olivia Cattan de « Sos autisme » a d’ailleurs saisit le CSA et a écrit aux animateurs de l’émission. Peut-on rire de l’autisme ? Ma réponse est oui. Oui, mais pas avec ignorance.

                                                                                    

Il y a quelques décennies, les autistes étaient maltraités, cachés et considérés comme l’idiot du village. L’abrutis qui ne comprend pas. Celui qui est moqué à l’école.

Cette image d’idiot reste encore de nos jours, collée dans le regard des gens.

Et pourtant…

Les personnes autistes sortent dans la rue. Les personnes autiste peuvent de plus en plus être autonomes, même si il y a des difficultés encore mais ils peuvent de plus en plus faire des choses au quotidien. Alors cette fausse image des handicapés psy (La même que le «mongole» ou le «sale autiste» que les enfants utilisent comme insulte à la récréation) continue alors à trainer sur les écrans de télévision et de radio et c’est intolérable. Car les « écriveurs de textes » de chez Canteloup ont totalement les moyens de se pencher sur le sujet. Comme aux « Grosses têtes » ou même à « Charlie Hebdo » avec ses dérapages autour du sujet.

 

Il est temps de changer de regard sur ce sujet. Messieurs les journalistes et humoristes, oui, on peut rire sur l’autisme mais en étant informés !

Laurent Savard (Le personnage sur la planche de BD au dessus avec son acolyte, moi même ) on rigole sur le sujet avec nos lecteurs parents, au quotidien. Allez voir son one man show « Le bal des pompiers », Lisez son livre « Gabin sans limites », lisez mes manuels sur l’autisme, vous verrez qu’on en rigole du sujet et pas qu’un peu !

Le rire est bon pour la santé. La moquerie est blessante et inutile dans le débat de notre société. On rit des choses qui nous font du mal mais une personne autiste ne vous a rien fait. Alors espérons que cela bougent. Mais encore une fois, j’ai l’impression d’être mon beau fils, autiste de Kanner (Vous irez voir dans le dictionnaire si vous ne connaissez pas ) qui répète ses répliques cultes de films en boucle pour que cela le rassure.

Je me répète ! Encore et encore !

J’espère qu’on sera un jour écouté. J’espère qu’Alessandra et Nicolas feront leurs excuses publiques avec un texte amusant sur le sujet. Ca changerait ! 

Oui, on peut rire avec nos autistes mais pas n’importe comment. Il suffit de savoir. 

Notre société change. Le regard aussi. On ne rigole plus des mêmes choses qu’il y a des décennies et c’est tant mieux !

Merci de m’avoir lu. 

 

Une pétition sur le sujet : https://secure.avaaz.org/fr/community_petitions/Christine_Van_pellecom_EXCUSES_PUBLIQUES_DE_ALESSANDRO_SUBLET_QUAND_A_SES_PROPOS_SUR_LAUTISME/?pIKOKbb&fbogname=Christine+V.&utm_source=sharetools&utm_medium=facebook&utm_campaign=petition-713821-EXCUSES_PUBLIQUES_DE_ALESSANDRO_SUBLET_QUAND_A_SES_PROPOS_SUR_LAUTISME&utm_term=IKOKbb%2Bfr&fbclid=IwAR0QVM6Vs4UdS1lmjK1weoERkKeyADVl33lR1o_YOW8HZd6y2t22t6_077U

L’émission « C canteloup » en replay :  https://tv-programme.com/c-est-canteloup_emission/replay/c-est-canteloup-du-4-avril-2019_5ca658e2c6ace?_gl=1*1rzceb8*_ga*VFlZVnFsbEYxckpkU0tacHhRU0hZOXdQNjJrX0NreTE0NHdwY1M0VjdpbzQ4dmNTbkh5ZE9EeGU1d0NDX0QzMQ&fbclid=IwAR0AZGZHAeFFt1T3adxTS7IaYcgUsOdDnIVxaKU5gkaEtNuAEmqRNg8yQz8

01 Avr

Journée de l’autisme : Arrêtons de véhiculer des faux clichés !

Mardi 2 Avril 2019, c’est la journée de sensibilisation mondiale de l’autisme. En France, depuis quelques jours nous parlons des miracles des enfants autistes qui savent s’intégrer dans notre société, dans les médias. Et nous parlons d’autisme et de trisomie dans une soirée sur M6. Certes, c’est une très bonne idée ! Je suis partisans d’en parler partout, médias comme place publique. Je profite très souvent de mes séances de dédicaces (pour mes deux manuels illustrés de vulgarisation sur l’autisme) pour faire un point sur l’autisme devant mon public. J’en parle partout. C’est quelque chose de viscérale depuis que je suis beau père. Il faut que l’autisme, on en parle partout. C’est normal !

                                                                                          

Mais comment ? Très souvent les médias véhiculent par eux-même des images psychanalytiques de l’autisme. (Par paresse intellectuelle ou par convictions personnelles) sauf que la psychanalyse est très dangereuse car ce n’est pas une science. Hors, beaucoup de charlatans Freudiens ou Lacaniens disent aux parents qu’ils vont soigner l’autisme de leur enfant. Ce qui est absolument faux. (Si vous ne connaissez pas ce que les psychanalystes ont fait depuis des décennies, lisez «Le psychanalyste parfait est un connard» Devarly Edition.) (Ainsi que le Manuel illustré «comment garder un enfant autiste quelques heures pour aider ses parents», édition La boite à Pandore)   

                                                                

 

Ces pseudo-spécialistes ont voulu depuis des années montrer que la psychanalyse était bonne pour le soin des handicaps comme l’autisme sauf que maintenant c’est interdit, autant que dans les autres pays car c’est comme si vous demandiez à un curé de soigner l’autisme de votre enfant. Complètement aberrant. Bref… Toute personne un peu spécialisée ou qui veut parler du sujet doit savoir que la psychanalyse est complètement fausse et vieillote. Et que cela ne fonctionne pas. Les neurosciences et les méthodes comportementales font très bien le travail et avec des preuves scientifiques sérieuses. Valid» par la Haute Autorité de la Santé. Et bien notre chaine M6 que fait-elle deux jours avant la journée de sensibilisation sur l’autisme ? Elle nous fait un beau reportage croisé «Trisomie/ autisme» (L’idée était bonne !) et à un moment, elle donne carte blanche à…

Un VIEUX PSYCHANALYSTE !!!!!! Youpi ! C’est la fête !

Donc Monsieur Bernard Golse (Qui se cache comme pédopsychiatre spécialiste de l’autisme à l’hôpital Necker et retraité à ce jour) a commencé à parler d’autisme tout naturellement et nous balance les termes «Angoisse de Liquéfaction» et de «morcellement» deux termes qui sont actuellement interdits dans la prise en charge de l’autisme puisque nous savons que l’autisme est une différence neurologique et non un problème de morcellement, de la faute de la mère, de conscience ou je ne sais quoi encore, de belles inventions de merde pour pourrir la vie des parents et des enfants.

A bas la psychanalyse ! A bas les charlatans ! On n’en veut plus ! Il y a qu’en France qu’on vit encore avec ces givrés !!! L’autisme ne se soigne pas, ça se prends en charge !

D’abord à l’école normale, si l’enfant a d’autres handicaps en plus et que sa place à l’école est douloureuse, il y a aussi l’IME ou structure qui sont entrain d’être mise en place.

Le diagnostic précoce à moins de 3 ans est entrain de se mettre en place, avec des spécialistes formés. Les IME sont entrain de changer (Pour que les éducateurs et autres spécialistes soient formés).

Tous les crédits handicaps donnés par l’état sont pour l’autisme. (Bonne nouvelle pour les familles !) (Moins bien pour les familles qui ont une personne polyhandicapée, mais cela est un autre débat) et nous avançons doucement. Mais à chaque fois que je vois un psychanalyste dans les médias, j’ai l’impression qu’on nous détruit notre château de cartes qui se monte avec patience et qu’on a plus qu’a recommencer.

J’en profite pour faire un clin d’oeil au collectif «Egalited», collectif de parents souvent proche d’Autisme France dans la bataille contre les psychanalystes et la mine d’informations sur l’autisme pour les parents. Ce collectif va arrêter. La bataille des parents étant très fatigantes (Manque cruellement de Bénévoles et les coups dans la gueule qu’on reçoit en permanence, font qu’on devient des bénévoles usés. ) Même si ils n’ont pas vraiment dit la cause de leur arrêt, je comprend totalement ces choix. Le collectif a été très souvent la cible de désaccords et de débats virulents au sein du monde de l’autisme.

Je pense fort à eux et à Viktor, qui fut celui qui a préfacé mon manuel illustré sur l’autisme.

Je leur souhaite «bon vent» et merci pour le boulot qu’ils ont fait !

Il faut savoir que les parents font un rôle considérable pour la cause de leur enfant.

Notamment une personne très souvent critiquée mais jamais égalée, c’est Danièle Langloys. Une des premières mamans a avoir eu une grande responsabilité associative et qui n’ait pas reconnu à sa juste valeur. Et il y en a encore beaucoup des parents combatifs ! La vie associative est un dur labeur. Bénévole et vouée à la cause toute la journée, c’est de ces gens là qu’il faut parler dans les médias le jour du 2 Avril ! Pas des connards qui font n’importe quoi. Les amis journalistes, il faut vraiment se documenter !!! Ca serait bien ! Je me répète beaucoup mais en même temps, cela avance tellement doucement. Il ne faut pas hésiter à rabâcher !

Je vous conseille le documentaire-débat de Sophie Robert «Enfants autistes, bienvenu à l’école !», le reportage sur LCP Rachel, l’autisme à l’épreuve de la justice.

Evitez les discours d’une autre dingue : Professeur Ducanda qui continue à mélanger «Ecran» et «autisme» car à cause de son discours, les gens pensent que les écrans provoquent de l’autisme chez les enfants. Vraiment n’importe quoi !

                                                                          

Il y a encore du boulot pour sensibiliser tous le monde.

Dernière information importante : Une plateforme téléphonique va ouvrir dans quelques heures : «Autisme Info service» Sous la coupole du ministère, gérés par Florent Chapel et le comédien Samuel LeBihan ainsi que des parents plus anonymes, ce numéro pourra aider les parents dans la détresse. Avec les associations qui ont bien voulu les soutenir, ce numéro pourra donner le nom des professionnels et des associations proches de chez vous ainsi que vous aiguiller dans les démarches.

Voilà une bonne idée ! Affaire à suivre !

Vous voulez de la bonne lecture ? Lisez cet article sur ce blog  » Succès et echec : la bibliographie de Patfawl » . Vous aurez tout ce qu’il faut.

On nait autiste, on meurt autiste alors ce combat, nous l’avons toute la vie !

Bon 2 Avril à tous et surtout bon courage pour la suite !

22 Mar

Une jeune fille autiste virée du cirque « Jules Verne » ? Une histoire choc !

 

La journée mondiale de l’autisme va bientôt arriver et nous récoltons encore des histoires discriminatoires que vivent les familles. Voici l’histoire d’Alexandra et de sa fille Sarah, toute les deux à un spectacle au cirque d’Amiens, qui s’est fait rejeter :

«C’est la deuxième fois cette année que l’hôpital nous offre des places de spectacle au cirque. Ce soir nous y allons donc non sans cette petite appréhension que tous les parents d’enfant autiste connaissent, à savoir est-ce que les troubles vont nous laisser un peu de répit, est-ce que cela va bien se passer ? Le spectacle est à 20h00 et nous arrivons pile à l’heure pour qu’il n’y ait pas d’attente pour Sarah et je demande une place au premier rang pour nous permettre de bouger discrètement si besoin et on nous installe. Le spectacle commence et de suite Sarah accroche, elle rit, elle interagit, elle vit le spectacle ! L’ambiance lui plaît beaucoup ! Très vite moi aussi je me détend et tout comme Sarah je suis plongée dans un univers de rires, de gags et de poésie. Nous rions nous nous amusons beaucoup. Au bout d’une heure de spectacle, Sarah se lève, mais pas de panique ni de cris, tout va pour le mieux et la magie du cirque opère toujours si ce n’est que Sarah a juste besoin d’être debout. Je me met un peu à l’écart avec elle pour ne déranger personne. Au bout de 5min le pompier qui nous avait plus tôt installer vient me voir et je lui dit que tout va bien, qu’il n’y a absolument aucune inquiétude à avoir. Et c’est là qu’une autre personne est venue nous demander de quitter le spectacle !!! Pour se justifier elle m’a dit que nous attirions trop le regard des autres spectateurs et que nous dérangions les artistes sur scène !!! J’ai expliqué et répéter que tout allait bien et que ce n’était pas justifier, rien n’y a fait ! Et puis de toute façon le cœur n’y était plus…. En quittant la salle, et à ma plus grande surprise, je fais la rencontre d’une dame faisant parti du cirque qui était en lien avec le cadre de santé de l’hôpital. Donc non seulement, on nous a viré sans motif, mais en plus le cirque était au courant qu’il accueillait durant 2 soirées des enfants handicapés !!!!»

                                                                                                     

Réponse du cirque après l’apparition de l’article de France 3 picardie.

« Une enfant autiste et sa mère contraintes de quitter un spectacle au Cirque d’Amiens », l’équipe du Cirque Jules Verne souhaite réagir :

Nous souhaitons exprimer notre profond regret quant à la situation que nous avons vécue hier soir. La présence de Sarah si proche de la piste ne permettait pas d’assurer sa sécurité, celle des artistes et le bon déroulement du spectacle. Nous avons demandé à la mère de Sarah de s’éloigner du bord de la piste, sans pour autant lui demander de quitter la salle. Nous comprenons par sa réaction que notre intervention n’a pas été comprise.

Le Cirque Jules Verne est très engagé dans l’accès au spectacle pour tous. Nous disons bien tous. Notre équipe se mobilise quotidiennement pour permettre à chacune et chacun de venir au Cirque. Dans cette logique, nous avons engagé depuis deux ans un travail de fond avec la direction, les soignants et les patients du Centre Hospitalier Philippe Pinel. Notre démarche s’adresse aussi bien aux patients qu’à leurs familles, aussi leur avons-nous proposé de venir à des spectacles en dehors du cadre de l’hôpital.

Nous sommes bien trop engagés dans l’accès à la culture pour tous pour laisser dire que nous avons commis un acte de discrimination. Cela nous affecte profondément au vu du travail que nous menons et met à mal les projets que nous animons pour que le Cirque soit une maison d’artistes et d’habitants.

Nous sommes désolés que notre intervention ait été vécue ainsi. Nous avons agi avec Sarah comme nous l’aurions fait avec n’importe quel autre spectateur.

Nous sommes au 21 ème siècle et il y a encore des histoires de ce genre. Quand est-ce que les gens vont être bienveillants ? C’est juste scandaleux. En espérant que le cirque fera ses excuses, il va falloir les exiger car nous ne pouvons pas tolérer cela. Nous avons encore beaucoup de chemin à faire ! Nous allons continuer le combat. Comme toujours !

Et nous allons envoyer le manuel « comment garder un enfant autiste quelques heures » aux organisateurs. Finalement, l’autisme c’est toujours le cirque et on est toujours sur un fil !  

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/somme/amiens/enfant-autiste-sa-mere-contraintes-quitter-spectacle-au-cirque-amiens-1643008.html

21 Mar

Polémique : Pourquoi le dernier roman illustré par Joan Sfar sur l’autisme ne passe pas !

Les fabuleuses aventures d’Aurore (Pocket Jeunesse) écrit par Douglas Kennedy vient de sortir en librairie. Les médias en sont déjà friands étant donné que Joan Sfar est un dessinateur célèbre.

Mais il y a un hic, depuis quelques jours, les parents d’enfants autistes ne se retrouvent pas du tout, dans ce roman jeunesse.

 

 

Estelle nous explique par exemple, dans son coup de gueule : «Dans la série « On n’est vraiment pas aidé », Mr Douglas Kennedy et Joann Sfar n’ont pas trouvé mieux que de nous pondre un roman sur une jeune fille autiste, sans vouloir « créer un personnage défini par l’autisme » (mais c’est quoi l’intérêt alors ?!) « mais plutôt une héroïne qui utilise ce trouble de manière remarquable ». Oui tout le monde sait que l’autisme s’apparente à une fabuleuse histoire pleine de magie… Allons-nous également rencontrer des licornes dans ce roman Mr Kennedy ?.

Du coup, nous voici encore plongé dans le fameux cliché de l’autiste aux pouvoirs surnaturels ! : « Autiste, Aurore ne parle pas. Mais elle écrit sur sa tablette à la vitesse de la lumière. Et elle a un secret. Elle lit dans les yeux des autres » (original pour une personne autiste 😅).

« Aurore est une enfant qui saisit avec acuité les problèmes des autres. Elle-même se perçoit exempte de tristesse, de douleur… Alors elle estime qu’il est de son devoir d’aider les autres ». Oh le bon vieux cliché de la personne autiste qui ne ressent rien ! Ca nous manquait !»

Alors lorsqu’un livre sur l’autisme (n’importe quel genre d’ailleurs) ne plait pas aux parents qui ne se reconnaissent pas dans le personnage stéréotypé, peut-on dire que ce livre a réussis son paris ? Les auteurs ont-ils fait ce roman en s’informant sur le handicap ? En effet, on est en droit de se le demander. Autre maman, Olivia Cattan, Présidente de «Sos Autisme France», nous déclare furieuse : «L’autiste magique…De cliché en cliché. Dans la série « Le monde nous appartient » le garçon autiste parle aux morts, et là elle a des pouvoirs surnaturels. Nos enfants sont formidables, et nous sommes heureux que la Culture parle d’autisme. Mais si elle en parle bien pas si elle fait de nos gamins des êtres bizarres». D’autant que Monsieur Sfar avait refusé d’aider un projet de BD sur ce thème il y a quelques années. Sur les réseaux sociaux, on s’insurge : les parents sont divisés. Voilà une polémique qui pose beaucoup de questions :

Alors ? Surfaient-ils sur la vague ou simple opération de style ? 

Voilà un énième livre qui n’aide pas la cause. Et elle en aurait pourtant bien besoin…

07 Mar

Autisme, dys et lecture : Focus sur le « comic-strips »

Je voudrais aujourd’hui, vous parler de Bandes Dessinées et plus particulièrement du «comicstrip». «Garfield» : «les Peanuts» : «Gaston Lagaffe» : «Hagard Dunor» : «Calvin et Hobbes» : «Mafalda». Toutes ces séries étrangères ont connu un très grand succès public. Et beaucoup d’enfants autistes ou dys adorent également la lecture de ces séries. Car le format court est un format pratique, ludique et plus facile pour les enfants différents ou en difficultés. Hors, en France, la culture du strip est très souvent absente. Etant le format que je préfère en tant que dessinateur, je suis souvent malheureux lorsqu’on me dit que le format « strip » de 3 ou 4 cases ne fonctionnent pas et que les éditeurs n’en veulent pas.

Beaucoup de BD actuelles sont des grandes sagas, des BD réalistes, et en humour, des formats «1 gag en une page» au détriment de la culture pop du comic-strips de format court. Par snobisme ? Peut être.  Mais fort heureusement, je tenais à signaler deux collections qui émergent chez les gros éditeurs depuis peu et ça c’est chouette.

La collection Pataquès chez Delcourt, dirigé par le dessinateur James. (Très beau début pour cette collection qui tente de remettre au gout du jour notre bel esprit du strip)

La collection «Glenaaargh» chez Glenat, tenu par Pierrick Starsky est aussi une collection qui lance des nouveaux comicstrips. Avec une ouverture d’esprit très intéressante.

                                               

C’est un focus intéressant et qui montre que nous sommes que quelques uns à vouloir encore nous battre pour que le strip perdure.

Et si vous saviez tout les bienfaits de ce format pour nos enfants différents ! Le plaisir qu’à mon beau fils, à lire des «Garfield» me prouve qu’il y a encore de l’espoir. Le lecteur est là.

Alors tant que le lecteur est là, on fera tout pour voir ce genre renaitre dans nos beaux rayons de libraires.

En attendant, il reste le nouveau Garfield qui arrive bientôt dans nos rayons? Et ça, pour le plaisir de nos enfants différents !

11 Fév

Epilepsie : Parlons-en sans peur ni tabous !

Lundi 11 Février 2019 : C’est la journée internationale de l’épilepsie ! 700 000 familles y sont confrontées au quotidien. L’occasion pour nous, de parler de cette maladie et de la faire mieux connaitre au grand public.

Mon beau fils est autiste et épileptique. Je suis donc confronté à ces deux handicaps au quotidien et ce n’est pas une mince affaire !

Il y a déjà beaucoup à faire dans le milieu de l’autisme mais alors dans le milieu de l’épilepsie, c’est pire ! Deux grandes associations font un travail formidable ! Sur le terrain et des spécialistes sont bons dans le domaine de la neurologie !

Mais les traitements permettent de stabiliser mais jamais de soigner (Quand on arrive à stabiliser ! ) Et il existe encore beaucoup de tabous, de peur et de clichés à ce sujet !!! 

 

Saviez vous qu’une personne épileptique lorsqu’elle grandis, a très souvent des difficultés pour trouver un logement et un travail ? Une personne épileptique peut se faire virer à cause de sa pathologie ? Parfois même est mise de coté par peur qu’elle fasse une crise ?

Et pourtant… C’est déjà très difficile pour la personne malade de vivre cela ! Alors si la société ne fait rien pour elles, comment s’en sortir ?

Je milite pour Epilepsie pôle 72 et très souvent en écoutant les personnes épileptiques ou leurs proches, je me fais plusieurs constats :

  • Un épileptique doit pouvoir continuer sa vie et avoir des aides humaines mais financières aussi.
  • Après une crise, il y a des moments difficiles et de grandes fatigues, il faudrait que la société accepte de faire des adaptations dans le travail et dans les différentes activités que le sujet fait. Il doit pouvoir vivre même si c’est adapté à ses besoins.
  • Les propriétaires n’ont pas à avoir peur d’une personne épileptique. Faire une crise ne veut pas dire mauvais payeur ou pauvre au chômage.
  • N’importe qui peut l’être. On a tous un cerveau ! Donc il faudrait que le regard change. Que les familles soient mieux accueillis et aidées ! Beaucoup souffrent trop de solitude !


Il faut donc comme pour l’autisme, changer les mentalités et donner les bonnes armes au grand public en cas de crises. Il faut s’informer ! On peut vivre heureux même avec cette maladie ! Avoir des amis et vivre une vie quasi normale !

Alors informez vous !

Pour aller plus loin, toujours avec mon humour, vous pouvez lire ces deux liens :

http://bimdanslaidant.unblog.fr/2019/02/11/la-journee-internationale-de-lepilepsie/

https://www.talenteo.fr/bd-prejuges-epilepsie-handicap/

Bonne lecture à tous !

18 Déc

Etre parent célibataire avec un enfant handicapé : cible idéale pour les prédateurs ?

La situation d’un parent aidant est très souvent sujet à de grandes difficultés au quotidien.

Difficultés avec l’enfant mais surtout, difficultés avec les autres, autour de soi. Etant moi même beau papa de deux enfants dont l’un étant autiste épileptique, ce sujet me touche particulièrement. Etant moi-même auteur de deux manuels sur l’autisme, beaucoup de lecteurs se confient sur leur histoire de vie lorsque qu’ils m’écrivent et il fallait que je réagisse à une tendance que je constate.

Je ne dirais rien sur les pères qui assument leurs enfants (handicap ou non) lors d’un divorce. Ceux là, ils ont tout mon soutien. Mais malheureusement, ils sont rares.

 

 

 

Ce que je vois surtout, c’est une tendance malheureuse car très souvent, la mère garde les enfants, le père divorce et il s’éloigne pour ne pas s’occuper de ses enfants qui ont un handicap car c’est soit disant trop «difficile» pour lui. Alors ce à quoi je leur répondrais : pour la mère, c’est donc plus simple ? Ce comportement plus souvent masculin que féminin m’exaspère au plus haut point. Un homme est censé être fort, on le voit caracoler partout avec son sexe et ses petits muscles pour montrer qu’il est le roi du pétrole et lorsqu’il fait un enfant à une femme, il s’en va car cet enfant demande beaucoup trop d’attention à cause de son handicap ? Et vous trouvez cela normal ?

Ce comportement me choque beaucoup ! Il y en a aussi un autre de ce genre :

La mère est divorcée. Elle s’occupe à plein temps de ses enfants avec leurs handicaps et comme pour beaucoup de femmes aidantes, la vie de mère passe sur la vie de femme. Alors pour retrouver quelqu’un qui veut bien l’aimer et s’occuper autant des enfants qu’elle et qu’il soit un vrai relais éducatif, il faut se lever de bonne heure !

Je suis un homme qui vit cette situation et lorsque je vois le nombre de mamans qui se font avoir par des hommes qui veulent coucher avec elles parce qu’elles sont plaisantes ou serviables mais qui refusent en bloc de se mettre en couple parce qu’elles continuer à s’occuper de leurs enfants, je suis estomaqué par ces histoires.

Si vous êtes une femme dans ce cas. Célibataire et résiliée car maman d’enfants handicapés et que vous pensez que c’est normal qu’un homme ne veuille pas de vous à cause de vos enfants, alors c’est qu’il est malsain, pervers narcissique et qu’il n’est pas là pour votre bonheur mais pour avoir une femme qui s’occupe de lui.

Je le répète encore une fois, soyez prudente et si vous vivez cette situation, partez !

Ne restez pas avec des hommes qui refusent de s’engager sérieusement et qui ne pensent pas à votre bonheur d’abord. Et si vous êtes dans cette situation, alors ne croyez pas que c’est un comportement d’homme normal. Tous les hommes ne sont pas égoïstes, pervers narcissiques, imposants et j’en passe…

Je sonne la sonnette d’alarme car non, le fait d’avoir des enfants handicapés ne donnent pas le droit que des prétendants vous fassent du mal … Il est important que garder en tête que vous êtes une femme avant tout et qu’avoir un homme veut aussi dire : donner et recevoir ! Et pas récolter les connards qui profitent de votre gentillesse pour se faire rincer.

S’occuper d’un enfant handicapé ou différent est un rôle très sérieux et prenant. Entourez vous et aimez que des personnes qui comprendront ce que vous vivez ! Pour les autres, vous me virez cela ! Le handicap est déjà là. Vous avez donc autre chose à faire que d’être malheureuses !

Il existe aussi des pères qui sont dans ce cas également et qui ont des femmes pervers narcissiques, pour ceux là, c’est également nécessaire de faire du ménage dans ceux que vous aimez.

Le nombre de situations parallèles à celles là est considérable. Voilà pourquoi je me permets d’en faire un article coup de poing.

Si vous connaissez une situation de ce genre, envoyez l’article à la personne concernée.

Il n’ y a pas de place pour les nocifs dans une vie de combat comme la nôtre. Alors bon courage à vous ! Le rôle de parent aidant est la cible idéale pour la perversion. Soyez donc vigilants !

Merci de m’avoir lu.