16 Jan

Françoise Dolto et la pédophilie, une condamnation post-mortem ?

Depuis quelques semaines, suite au procès fait à cet écrivain, Mr Mazneff, reconnu comme auteur aimant coucher avec les jeunes mineurs, une autre affaire refait surface. Celle admirée par le grand public dans les années 1960, qui aurait tant fait pour les enfants, Mme Françoise Dolto, serait accusée, elle aussi de soutenir la pédophilie. Sophie Robert (Réalisatrice très connue dans le monde de l’autisme et de la psychanalyse a dénoncée, preuve à l’appui tout les textes que madame Dolto a écrit sur le sujet. En voici quelques exemple :

Citations extraites de L’ENFANT, LE JUGE ET LA PSYCHANALYSTE, Françoise Dolto et Andrée Ruffo, Gallimard, 1999.

P33 : Question de la juge Andrée Ruffo à propos d’un enfant victime d’inceste

Dolto : L’important c’est : puisqu’il a survécu, qu’est-ce qu’il y a eu de suffisant pour y prendre son pied ? Si un être est vraiment traumatisé il tombe malade ; si un être n’a pas de quoi vivre il ne continue pas.

P 52 : à propos d’une enfant violée.

La juge : Mais on sait très bien que cet enfant est battue, qu’elle a été violée.
Dolto : Oui, et d’ailleurs qu’elle le provoque.

P 53 : à propos des enfants violés et battus :

Dolto : les enfants sont responsables de laisser les parents commettre un acte qui les avilit dans leur relation à leurs enfants.

P 81 : à propos d’un enfant victime de violences sexuelles

Dolto : … peut être que sans l’avoir cherché, l’enfant en était complice. Parce que je crois que ces enfants sont plus ou moins complices de ce qu’il se passe.

P 83 : La juge : On a souvent au tribunal la fameuse question : est-ce que les enfants (abusés) mentent ?

Dolto : Les enfants fabulent beaucoup, oui, c’est vrai.
(…)

La juge : Mais comment nous, juges, pouvons-nous savoir si l’enfant fabule ou non ?

Dolto : moi j’ai vu beaucoup d’enfants qui fabulaient et ça se voyait d’après leurs dessins.
(…)

P84 Dolto : Les enfants ont des désirs pour les adultes, ils piègent les adultes à cause de ça. Ils n’ont que ça à penser, à provoquer l’adulte.

P85 : La juge : mais pourquoi l’enfant fabule ? C’est qu’il doit y avoir un désir ?

Dolto : (…) le fantasme de l’inceste la littérature en est pleine. La littérature est pleine de modes défendus de relations sexuelles.

P87 : la juge : est-ce qu’il est utile pour les enfants qu’il y ait un jugement social, que l’enfant soit déclaré victime ?

Dolto : Non, justement c’est très difficile parce que ça le marque pour la vie. Si ça se passe à huis clos, entre l’enfant et les parents c’est beaucoup mieux. C’est bien dommage ce qui s’est passé. Il faut dorénavant que ce soit terminé et que ce ne soit pas toute une histoire. Ce sont des choses qui se passent dans le cabinet du psychiatre ou du médecin qui justement le garde en secret professionnel. Il travaille avec les parents pour ce dérapage dans leur vie imaginaire. C’est toujours sous médicament ou sous alcool que les choses se sont passées.

P 88 : la juge : mais quand c’est le père et qu’il nie ?

Dolto : Il a raison, c’est pas le même celui qui nie et celui qui a fait. Quand on leur dit ça : « Oui, vous avez raison. Celui qui dit « non » aujourd’hui il a raison parce que c’est impensable pour vous. Vous vous sentiriez un salaud si vous l’aviez fait avec toute votre conscience. Donc vous n’aviez plus votre conscience.

La juge : et qu’est-ce que vous faites en tant que juge pour enfant ?

Dolto : on prévient l’enfant : ça ne recommencera pas, sans ça tu seras complice.

P88 : la juge parle des mères abusées, de génération en génération

Dolto : et alors, vous n’en êtes pas morte. Pourquoi vous en faites toute une histoire ?

Suite à ces extraits, le scandale est né. Il y a ceux qui continuent à nier l’évidence et disent que c’est une époque, que ce n’est pas grave puis il y a ceux qui, comme moi, continuent à expliquer le danger des psychanalystes sur beaucoup de sujets. La fille de Françoise, Catherine vient de répondre aux accusations avec une belle mauvaise foi. Elle qui gère les ventes des livres, étant responsable ayant droit réfute cette idée comme quoi Françoise soutenait la pédophilie alors que le texte de la pétition, signé à l’époque par Mr Sartre et tant d’autres est disponible sur le site Dolto.fr

Le canard enchainé a écrit cet article la semaine dernière :

Ainsi que des articles qui vont dans ce sens : https://www.lalibre.be/international/europe/dans-l-inceste-la-fille-adore-son-pere-et-est-contente-de-narguer-sa-mere-francois-dolto-a-t-elle-reellement-soutenu-la-pedocriminalite-5e1db8de9978e270ae1680d7?fbclid=IwAR2WYqUddyD7XCWjSOxYJ5eR4DEXKWihNwJk-EbbQxvDwVITGK4JvyWT34A#.Xh3h_Us2zUM.facebook

https://www.lepoint.fr/editos-du-point/sebastien-le-fol/van-rillaer-dolto-disait-des-choses-plus-absurdes-que-freud-16-01-2020-2358143_1913.php?fbclid=IwAR2c7zlC7DTywlT9j1lFayN7Ze_V6MBt15QiIKKenT7B8G9mWnxSEzIrwe4

https://www.dailymotion.com/video/x2xfdzf?fbclid=IwAR0KvIC1Ne7hwuIfI90bl7ViRfXM8YYEctN94cJx8T9yzbE8TH3F3ytOEMI

Vous pouvez également lire ce livre, pour vous faire une idée car toute sa bibliographie est disponible partout en librairie, gérer par madame Catherine Dolto. pour mieux comprendre les horreurs, je vous conseille de lire de la psychanalyse.

 

Malgré toutes ces preuves écrites, Catherine Dolto continue à nier l’évidence. Elle répond à la presse que toutes ces accusations viennent de l’extrême droite. Donc le canard enchainé est d’extrême droite ?

On devrait interdire les écoles d’avoir son nom. On devrait arrêter de prendre tout son travail comme argent comptant. Comment depuis tous ce temps, personne n’avait vu ces textes pour les blâmer ? Ce n’est pas une question d’époque car la pédo-criminalité était déjà interdite en France. Dolto comme beaucoup de psychanalystes ont fait beaucoup de mal aux enfants autistes, aux personnes affaiblis, les personnes qui ont une addiction, les mamans… Dolto faisait parti de ces monstres froids qui (heureusement) sont de plus en plus reconnu dans notre société et condamnés.

Comme quoi, on peut toujours se tromper sur une icône radiophonique. Je vous laisse être juge de ce débat, vous avez toutes les cartes en main pour vous faire un avis sur la question. Moi, c’est fait.

Peter Patfawl

 

 

15 Jan

«C’est la faute-aux-zécrans» ! Attention aux mots employés !

Depuis quelques mois, les médias avec quelques médecins veulent alerter sur les dangers des écrans. Mais je suis gêné par la manière dont le sujet est traité. Pour l’instant, il y a eu un test fait par un scientifique et pas mal de médias prennent ce résultat comme une vérité. Une preuve scientifique existe que lorsque plusieurs tests convergent dans le même sens. Donc pour le moment, aucune preuve existe hormis celle de la lumière bleue qui brûle la cornée si on abuse des écrans. Il suffit de mettre le filtre anti-bleu ou ne pas dépasser 45 minutes de «visionnage» et on n’en parle plus ! Puis, les médias mélangent le terme «retard du langage» avec «trouble du langage». Je suis désolé mais les mots ont un sens et lorsqu’on est journaliste, nous devons vérifier et être exact. Le trouble arrive de naissance, l’enfant dys a un trouble, il doit vivre avec toute sa vie. Que l’abus d’un écran provoque des retards dans les apprentissages, oui, c’est évident mais dans ce cas, il faut sensibiliser le parent. Pas marteler des choses dramatiques et approximatives pour faire peur dans la chaumière. Au moins, je remarque que le «Figaro» est d’accord avec «Libération» sur cette information ! Sauf que les médias ont également fait la promotion de madame Ducanda qui a voulu inventer un concept «l’autisme virtuel». Elle est actuellement en procès. Pour cette même raison. Ce qui a fait plus de mal aux parents que de bien. Car maintenant les enfants autistes sont vu comme des geeks abusés et si l’enfant est autiste, c’est la faute des parents qui laissent leurs enfants devant la tablette. Ce qui est faux, bien évidemment. Les «zécrans» ne provoquent pas d’autisme et les «zécrans» ne provoquent pas de troubles. A la rigueur des retards, liés aux problèmes de sommeil si l’enfant abuse mais encore une fois, c’est un problème parental et non un problème d’écran. J’aimerais que les professeurs, les psychologues et les journalistes comprennent bien la nuance. C’est un soucis de bon sens et de conscience. J’ai discuté avec beaucoup de parents qui sont dans la mesure. Heureusement !

                                                                                   

Les «zécrans» sont aussi d’admirables supports pédagogiques et si ils ne sont pas que des objets d’horreurs, si ils sont manipulés avec bon sens. C’est comme à l’époque, avec le walkman qui rendait sourd. Encore une fois, tout dépend comment le son est réglé et si on s’en sert toute la journée ou non. Bref, c’est toujours une question de mesure.

Est-ce que cette société où tout va vite est encore capable de mesure et réflexions profondes ? Je l’espère encore. En attendant, je vais écrire à la professeur de mon beau fils qui dit aux élèves que les «zécrans» provoquent l’autisme pour démentir cette information…

Cela nous en fait du boulot pour casser les clichés et les idées reçus véhiculées.  

Peter Patfawl    

14 Nov

Manifeste pour l’inclusion : Vers une prise de conscience des entreprises ?

Je reviens d’un événement associatif ce matin. Je trouve que de plus en plus, nous parlons de l’inclusion des personnes handicapées au sein du monde du travail, et cela fait du bien. Dans ma propre expérience, je bosse comme bénévole dans l’associatif mais je fais aussi des sensibilisations en BD pour les entreprises avec mon agence Talentéo. Je fais cela depuis deux ans et je trouve que depuis deux ans, cela bouge vraiment.

Talentéo pourrait le dire, les entreprises ont changées de fusil d’épaule. De moins en moins de peur, plus de la curiosité et de l’envie d’aller vers les autres. Et je viens de voir d’apprendre par le biais d’un article de Livre Hebdo, que Les Echos-le-Parisien (déjà co-organisateurs d’un salon sur le handicap dans l’emploi) viennent de faire un manifeste pour faire signer les entreprises dans l’inclusion et l’engagement des futurs salariés handicapés. Je salue la démarche de la part de deux grands médias. hachette vient donc de signer. C’est un de mes partenaires dans mon travail d’auteur et je les soutiens également. Le «vivre ensemble» avance aussi comme cela. Par les initiatives personnelles, entre les entreprises et je suis ravis de voir que ce tournant inclusif avance dans le bon sens. Ensemble, nous devenons toujours plus fort et si l’inclusion continue son travail dans le secteur du travail, les consciences vont continuer à évoluer et je ne peux que m’en réjouir… Il faut donc saluer la continuité et veiller à ce que l’inclusion ne soit pas juste du vent. Il faut continuer le travail dans les écoles, les lieux du publics.

 

L’inclusion dans l’emploi, finalement c’est du travail ! Merci à tous ceux qui essayent des choses et prennent ce thème très au sérieux.

L’inclusion c’est aussi vous !

Pour suivre Talentéo et l’actualité de ce domaine, voici le site : https://www.talenteo.fr/

Pour lire l’article de livre hebdo : https://www.livreshebdo.fr/article/hachette-livre-sengage-pour-linclusion-des-personnes-handicapees

31 Oct

«Le bénévole est une chance pour l’état, cela fait des économies déclare Gabriel Attal !»

En pleine polémique avec la sortie du film «Hors Norme» qui explique qu’il y a des associations qui n’ont pas de moyens, qui font du bricolage comme ils peuvent pour sauver des humains, silence radio du gouvernement sauf pour notre secrétaire d’état Gabriel Attal qui déclare « Si c’était des permanents payés au smic par l’Etat, ça serait plus de 200 millions d’euros par an », a calculé le secrétaire d’Etat, rien que pour les bénévoles des Restos du Cœur. En effet, c’est le comportement de tous les dirigeants mais jamais personne n’a eu l’affront de le dire en vrai dans un gouvernement !

                                               

Dans le milieu du handicap, tout tient quasiment grâce à des associations, très souvent mal vu, critiquées et misent à mal car gestionnaire d’établissements, si l’état devait payer tous les bénévoles qui s’occupent des personnes handicapées, cela ferait des millions d’euros de déboursés. Voilà pourquoi Mr Attal, cela prouve l’incompétence de cet état qui devrait prendre en charge tout ça depuis des années…

Alors dire tout haut ce genre de réalité peut mettre mal à l’aise et il y a de quoi ! Vous n’avez pas vu le film avec Cassel ? 

Vous fêtez quoi la haut ? Votre incompétence ?

J’avoue avoir été choqué par votre discours très décalé pendant que des milliers de gens souffrent …

Espérons que vous allez vite continuer le boulot de voter des aides, des vacances, du soutien aux familles aidantes … Il est temps de réparer… Pas de vous vanter ! 

N’oubliez pas que les bénévoles, on en recherche pour toutes les associations car plus personne veut aider gratis et qu’il est temps de bouger de ce côté là… Il y a urgence à vivre ensemble… Mais il faut se donner des moyens

Vous avez l’intégralité de la déclaration de ce type ici :

https://www.nouvelobs.com/societe/20191031.OBS20549/quand-gabriel-attal-applaudit-les-associations-pour-les-couts-qu-elles-evitent-aux-pouvoirs-publics.html?utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1572527591

J’espère qu’il roule en Renault Cynique celui là  et qu’il s’excusera de sa bétise !

Une pensée à toutes les associations qui travaillent et font du bon boulot. Sans vous et les bénévoles, il n’y aurait pas d’IME, de sessad etc…

Alors merci et courage pour tous ce que vous faites !

29 Oct

«Hors norme» : Laissons tomber les polémiques inutiles !

Je suis obligé de faire cet article car je reçois beaucoup de messages à propos du film «Hors norme» qui continue à faire succès au cinéma. Médias obliges, ce film marque les esprits et fait débat. Le milieu de l’autisme ne fait pas l’unanimité dans ce milieu.

Je suis allé le voir (comme on me demandait mon avis) et je ne le trouve pas si polémique.

 

Il fait son taff : décrire le combat de deux associations qui se débrouillent pour insérer d’un coté des personnes en difficultés avec des personnes autistes très souvent en grande souffrance. Ce film explique sans dénoncer, le contraire du discours propre de notre gouvernement. Même si je trouve ce film plus comme un documentaire (criant de réalisme !) que comme une comédie (j’ai ris très peu) il reste malgré tout, utile pour expliquer au grand public l’essence même de notre combat de bénévole, notre combat au quotidien pour inclure nos enfants différents dans cette société qui, encore trop souvent, rejette la différence. Je ne veux pas rentrer dans les polémiques de chapelle. Même si ce n’est pas forcément ma vision de l’autisme et mon vécu de bénévole, ce film reste très utile pour prendre conscience des progrès à faire dans l’inclusion scolaire, l’inclusion au sein de la société… Un film est un support pour faire véhiculer un message. Ici, il le fait très bien.

Pour les polémiques entre associations, ne comptez pas sur moi pour en faire de nouvelles. On s’en fiche. Chacun voit l’autisme de son fils, qu’ils soient Asperger, non verbale, autiste Kanner, tant qu’il y a un diagnostic et une prise en charge, c’est un combat que chacun doit mener et parfois différemment. Chaque cas est différent. Et ce film montre bien également que la différence est une affaire de tous. Les associations de parents  font un travail formidable d’accompagnements, les parents font leur devoir pour aider leurs enfants, les personnes autistes font eux même un sacré boulot sur eux pour pouvoir évoluer dans ce monde et être le plus possible autonome. Et j’espère en revanche qu’une Madame Cluzel réagira un peu plus avec justesse lorsqu’elle affirme que chacun a une solution dans ce monde. C’est la preuve d’une défaillance dans le système. C’est la preuve qu’il y a encore beaucoup à faire et rien que pour cela, ce film vaut le coup d’être vu.

Le cinéma peut aussi montrer que les personnes autistes ne font pas des comédies.

Merci de m’avoir lu.

Peter Patfawl, beau père d’un enfant autiste et épileptique, dessinateur de deux manuels illustrés sur l’autisme (La Boite à pandore Edition) et bénévole dans trois associations.         

26 Sep

L’ex-candidat Paul et Greta Thunberg, deux autistes maltraités par l’ignorance publique ?

L’actualité est parfois cruelle et en ce moment même, elle l’est pour deux personnalités «Asperger». Dans les articles depuis quelques jours, on parle de Paul, le candidat autiste du jeu télévisé de Jean-Luc Reichmann. Et beaucoup plus de manière méchant, notre Greta Thunberg, cette adolescente de 16 ans, autiste de haut niveau également, qui a secouée une petite réunion d’hommes puissants à propos du réchauffement climatique.

Je vois de ces commentaires, propos affreux sur ces deux personnalités, qui me fendent le coeur. Alors mettons nous loin de l’actualité flambante, installez vous dans un fauteuil et prenez un café. Nous allons réfléchir ensemble loin des réactions de l’immédiateté. Il est important de connaitre et de réfléchir. 

                                                                                                  

On prépare depuis quelques temps la société à accepter les différences des uns et des autres pour bâtir une société où le «bien vivre ensemble» est important.

Que vous soyez d’accord ou en désaccord avec ces deux personnes, ce n’est pas le sujet de cet article mais d’essayer de comprendre le fonctionnement d’une personne différente plutôt que de la rejeter.

Greta vous choque par ses propos ? Vous la trouvez trop froide et robotisée comme Michel Onfray, trop mature « à vous coller la trouille » comme le prétend Bernard Pivot ? C’est normal. Elle est autiste asperger et cela pourrait faire penser ces impressions là au premier regard. Il faut dépasser cela. Il ne faut pas penser que les personnes Asperger fonctionnent totalement comme vous car vous voyez souvent des héros à la télé (Comme « The Good Doctor) ou d’autres images de ce genre où la personne Asperger est médecin ou un génie. Cela fait oublier souvent les difficultés des personnes Asperger, pensant qu’ils réussissent tout vu le niveau de leur métier ! 

                                                                             

Ils sont avant tout autistes comme les autres personnes qui vivent avec cet handicap et même si ils parlent souvent très bien, ils ont des différences neurologiques qui font d’eux des êtres qui communiquent à leur façon, pas toujours comme notre façon à nous de communiquer. Ils fonctionnent donc souvent avec un intérêt restreint, ils ont les même soucis d’adaptation que les autres. La froideur que vous avez parfois ressentis vient de cette différence et de sa manière à elle de se concentrer et ce combat pour le climat, elle le fera jusqu’au bout car lorsqu’elle parle, elle n’a aucun filtre. Voilà pourquoi à son âge, elle va parler à des endroits où nous, on aurait peur d’aller. Il n’y a pas de faux semblant. Pas de débat, elle pense quelque chose, elle le dira de manière cru et de manière redoutable pour vous. Elle ne vit pas avec la même réalité que nous.

Voilà pourquoi elle choque. Elle va loin, elle est sans pitié car elle est entière. Ce n’est donc pas de sa faute, c’est sa différence qui fait ce qu’elle est. 

Pareil pour Paul, vous pensez que ce candidat est aidé par le présentateur et la production car c’est impossible d’avoir une mémoire aussi grande ? Vous avez faux.

La capacité de la mémoire hors norme fait partis de l’autisme dite de haut niveau.

Paul a des difficultés pour communiquer dans notre langage mais peut très bien masquer son handicap en faisant tout avec la mémoire. Enregistrer les codes sociaux, comprendre les expressions imagées, les réponses aux questions même les plus sophistiquées. Il compense son handicap avec sa mémoire ultra performante. Donc avec une mémoire ainsi, il peut rester le candidat gagnant encore longtemps car cela est inépuisable. Cela fait partis également de lui.

Alors avant d’insulter une gamine de 16 ans de monstre, de robot etc… Et dire qu’un candidat autiste est un pauvre con qui triche avec la production car elle a pitié de son handicap, merci de vous informer sur ce qu’est l’autisme afin d’apprendre à vivre avec les autres. La différence est riche. Riche pour vivre avec les autres.

Pour rappel : l’autisme c’est 700 000 familles concernées en France. Les parents et les associations travaillent dur sur l’inclusion scolaire des enfants autistes. Il existe encore 10 000 enfants sans solutions actuellement. Ce n’est pas une maladie mais un handicap de la communication. Cela ne se guérit pas même si beaucoup de gens le pensent encore. La personne évolue avec une prise en charge adaptée à ses besoins.

Nous avons tous des handicaps, des problèmes à gérer alors vivons ensemble et apprenons de tous et évitez de vous insulter sans connaitre. Cela fait tâche. Vous ferez plus intelligent !

Merci de m’avoir lu.

Peter Patfawl

01 Sep

Lettre à Madame Cluzel, secrétaire d’état (Handicap)

Chère Sophie Cluzel,

Lundi, c’est la rentrée et comme pour la plupart des parents d’enfant handicapé, c’est l’angoisse assurée. Car après avoir redemandé une notification à la MDPH (qui dure une plombe avec un dossier en plomb) pour avoir le droit à l’école ou l’IME (ou les deux selon certains profils) il y a encore le stress de l’éducation nationale, le manque de place en institution, les taxis qui ne sont pas raccords avec les horaires des enfants… Bref, pour les parents comme nous, c’est toujours un stress assez fort avec un nombre de dossiers incalculables. Depuis quelques mois, je vous trouve dans vos déclarations : un peu trop sure de vous sur le problème de la rentrée. Je voulais réagir en ma qualité d’humain engagé pour la cause : que vous arrive-t-il ? Vous avez eu un coup de chaud cet été ?

Aller déclarer à la télévision que les associations mentent sur les chiffres de la rentrée ?

Alors là  ! J’étais sur le cul en vous voyant parler. Déjà, même si vous faites un beau travail (ce dont je n’en doute pas !) on ne peut pas fustiger les associations lorsqu’elles ne sont pas en accord avec vous. A mon niveau de dessinateur, je le vois déjà que le problème des AVS n’est pas résolu, certains professeurs crachent sur l’inclusion (et quand ces réfractaires décident de ne pas en prendre, personne ne les contredit !) le système des PIAL qui vient seulement d’être mis en route, tout ce petit monde et les moyens derrière ne suffisent pas toujours. Vous voulez quoi finalement ? Une inclusion à des fins économiques ? Ou tous simplement une belle politique pour que tous les enfants handicapés aient leurs droits respecter et que la société les accepte vraiment ?

Je n’arrive pas trop à vous comprendre. Et c’est à votre coeur de mère que je parle. Votre fille a une belle situation malgré son handicap (elle travaille dans les cuisines de l’Elysée)

Et je la félicite, c’est formidable pour elle ! Mais il ne faut pas oublier les enfants qui n’ont pas de place (même si c’est un peu mieux qu’en 2016, certes) il y a encore des parents qui n’ont pas de solution, que cela vous plaise ou non vu les listes d’attentes dans les institutions, déjà. L’état refuse de refaire d’autres places en IME pour que ca aille dans le sens de l’inclusion. Alors rien que pour eux, j’espère que vous allez trouver des places ailleurs. J’ai fait plusieurs classes en primaire et au collège pour sensibiliser les écoles. J’ai bien vu les peurs de certains professeurs, qui essayent de comprendre. Il faudrait leur faire d’avantage de sensibilisation. Je vous conseille donc de mettre de l’eau dans votre vin, de ne plus fustiger le travail des associations (Ce à quoi vous avez oeuvré lorsque vous n’étiez pas secrétaire d’état !) et de continuer à travailler vos dossiers avec moins d’auto-satisfaction car il ne faut pas oublier que les associations de parents ont fait le boulot que l’état n’a jamais voulu faire vraiment.

Aider les plus démunis, travailler pour avoir une société inclusive et de bien vivre ensemble. J’espère que c’est aussi votre combat. Si c’est le cas alors il faut continuer à travailler avec les parents pour finir les dossiers en perdition et vraiment trouver une place à chacun car sinon, nous aurons encore ce sentiment de ne pas être écouté !

Ce serait un gâchis d’en arriver là ! J’appelle alors tous le monde à se cramponner à vos solutions et j’espère que les parents qui n’ont toujours pas de place, en trouve une rapidement. La situation reste tendue pour tous.

Je souhaite alors à tous : bon courage et gardez le morale !

Peter Patfawl

                                                                                            

22 Mai

Ce qu’on sait sur l’affaire de l’amendement contre l’inclusion

Suite à mon article précédent sur le danger de cet amendement voté au sénat, je vous donne les dernières informations pour la suite. Restons mobilisés ! Cet amendement « Inclusionticide » (Inventons des mots, c’est à la mode !) a été validé par le Sénat. Mais nous savons que dans le cadre d’une réforme gigantesque sur « L’école de la confiance » avec notamment avec les PIAL et autres nouveautés voulu par Jean Michel Blanquer, le pire reste cet amendement voté et proposé par l’opposition républicaine et Modem, probablement rédigé derrière par un syndicat de professeurs « inclusiontophobe ».

(Image tirée de ce lien : https://www.handicapsscolarite.com/article-5-quinquies)

Si cet amendement passait, cela voudrait dire que ca serait l’école qui choisirait si oui ou non ils garderaient les enfants autistes, ce qui signifie que l’inclusion obligatoire serait détournée.

Suite à la mobilisation des parents, des associations et de cet article, nous avons eu des réponses des députés qui allaient bien évidement surveiller cela avec leurs collègues et tenter de le supprimer.

Le lobbying a encore un bel avenir devant lui…

Nous attendons donc que cet amendement soit supprimé par les députés et qu’il ne soit plus proposé nulle part.

L’inclusion est pour tout le monde. Chaque enfant a le droit à une scolarisation sereine. Restons donc vigilants et mobilisés !

Voici la pétition : https://www.change.org/p/d%C3%A9put%C3%A9s-et-s%C3%A9nateurs-pour-une-loi-%C3%A9cole-de-la-confiance-ne-discriminant-pas-les-%C3%A9l%C3%A8ves-handicap%C3%A9s?recruiter=51019501&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition&utm_term=Search%3ESAP%3EEU-FR%3EBrand%3EProper%3EExact&fbclid=IwAR2k7pUleTdPrtpCbcqPRsi4za1WPEB-xHGfw7BOPhzWdoDQBtyqZFBgdhg

Une lettre ouverte de TouPi : https://toupi.fr/ecole-de-la-confiance-lettre-ouverte-aux-parlementaires/?fbclid=IwAR3fP8Y-EvqzuOEEvq6WhhTYgxQFgxYys3hiykrehD7zrtZw-ZV4YQoJNv8

Merci de m’avoir lu. Peter Patfawl

Voir mon ancien article : https://blog.francetvinfo.fr/lesbaobabs/2019/05/18/les-senateurs-de-droite-veulent-t-ils-freiner-linclusion-des-enfants-handicapes.html

 

18 Mai

Les sénateurs de droite veulent t-ils freiner l’inclusion des enfants handicapés ?

Comme la plupart des parents savent, la loi 2012 et 2005 sont des lois qui obligent l’accessibilité et les inclusions des enfants autistes et handicapés à l’école.

L’inclusion est depuis quelques mois insufflée par le gouvernement actuel et sa secrétaire d’état Sophie Cluzel. Chaque professeur est obligé de recevoir les enfants handicapés dans leur classe, c’est inscrit sur la loi. Hors certains professeurs hurlent à la mort pour ne pas s’occuper de ces enfants et il y a quelques révolutions dans certains endroits.

Mais dans la plupart des écoles, l’inclusion fonctionne bien quand elle est respectée mais nous avons encore du travail, beaucoup de travail, 80 % des enfants autistes n’étaient pas scolarisés il y a deux ans, pour rappel ! Avec quelques bonnes volontés et de formations, selon leurs besoins, cette inclusion se passe relativement bien.

Seulement, dans le cadre de la loi Blanquer discutée au Sénat en ce moment, un étrange amendement s’est faufilé dans la loi, porté par un ensemble de sénateurs républicains ou centristes, notamment Mme Darcos (la compagne de Xavier Darcos, ancien ministre de l’éducation)  demande à l’inclusion d’être plus souple… Comment ? En donnant le pouvoir à l’école, de savoir ce qui est bien ou non pour l’élève handicapé.

Je cite : «Après l’alinéa 2

Insérer deux alinéas ainsi rédigés :

Le premier alinéa de l’article L.112-1 est complété par une phrase ainsi rédigée :

« La scolarisation en milieu ordinaire est un droit dans la mesure où elle favorise les apprentissages et permet de conforter l’enfant, l’adolescent ou l’adulte handicapé dans ses acquis pédagogiques. »

Objet

Cet amendement vise à rappeler que l’inclusion scolaire n’a de sens que si elle permet à la personne en situation de handicap de progresser dans ses apprentissages et de conforter ses acquis pédagogiques.»

 

Ce qui signifie que si votre enfant handicapé ne fait pas totalement comme les autres, il n’a rien à faire là et l’école peut le virer comme bon lui semble.

C’est donc cela l’inclusion et le rattrapage de nos 60 ans de retard en matière d’handicap et d’autisme ? C’est donc cela l’école de la confiance ? Vouloir entuber encore une fois les parents qui galèrent assez pour faire respecter les droits de leur enfant handicapé ? Un scandale oui !!! 

                                                              

Je demande alors aux députés de relire cet amendement géré par la commission culture au Sénat, de ne pas voter cette loi avec ce petit détail car ce serait la fin de l’inclusion et de ces quelques mois d’avancées en matière d’inclusion. Un tel amendement est dangereux pour mettre en place la loi dans les écoles et est un véritablement frein et recul même ! J’appelle tous les députés afin de retirer cela immédiatement !

Et faites attention à ce que vous votez ! 700 000 familles galèrent au quotidien, merci de penser à eux, pour une fois ! 

Merci !

Lien de la commission et de l’amendement : https://www.senat.fr/encommission/2018-2019/323/Amdt_COM-32.html?fbclid=IwAR1521Siz0b6hqkLm73v2pm5PDAtYfvmpccg1ImWjJgcbEDH-XiBNCCqpXI