[Français facile] A New York, des échanges linguistiques entre francophones et anglophones

Bienvenue dans notre nouvelle rubrique : Français facile / French news for beginners !

Dans cette nouvelle série, nous présenterons des articles simplifiés pour les personnes dont le français n’est pas la langue maternelle. Les mots en gras seront traduits à la fin de l'article.

Cette semaine, intéressons-nous à Speak Easy, un échange linguistique pour les francophones et anglophones. C'est un événement unique organisé à New York par l'équipe du site French Morning, et qui a lieu une fois par mois dans un restaurant français.

Comme pour le “speed-dating“, les francophones font la paire avec les anglophones pour parler pendant sept minutes en anglais. Quand la sirène sonne, ils changent de partenaires. Ensuite, les anglophones parlent en français pendant sept minutes.

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Crédit photo : Frenchmorning.com


Au cours de la soirée, il y a cinq échanges. Et la nuit se termine par deux heures de pratique de la langue. Si vous avez peur, ne vous inquiétez pas, il y a du vin !

Tout le monde a passé un bon moment, “Je me suis dis que c’était bien organisé avec sept minutes en anglais et sept minutes en français,“ dit une participante. Une autre participante pense la même chose: “Tout le monde était très content de m’aider à apprendre et à progresser en français.“

Le prochain événement aura lieu le 12 septembre à New York, au Madison Bistro à 18h30. Pour plus d'informations et pour les billets, rendez-vous sur http://frenchmorning.com/speak-easy/

 


 

Mots difficiles

échange linguistique : language exchange
événement : event
faire la paire : to match
ne vous inquiétez pas ! : don't worry !
billets : tickets



Sabrina Buckwalter


Je suis la seule journaliste américaine du bureau de France 2 à Washington, et la seule dont la langue maternelle est l'anglais. Avec cette rubrique, nous voulons permettre à d'autres anglophones d'améliorer leur français tout en lisant les nouvelles. 

As the only American producer in the France 2 Washington office, this series is an attempt to reach other English speakers who want access to easier French news.

[Carnet de Voyage] Immersion dans un village Acadien en Louisiane

Si vous avez l’occasion de passer par la Louisiane, n’hésitez pas à vous arrêtez dans l’un des villages Acadiens de la région. Il n’y a pas mieux pour découvrir la vie de nos ancêtres français à l’époque coloniale. Vous aurez la liberté de vous promener dans les passages du village et d’entrer dans les maisons restées intactes, comme si les habitants venaient juste de les quitter.

Un peu d’histoire

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La Louisiane est un Etat du sud des Etats-Unis qui était une colonie française de 1682 à 1803. L’Etat était peuplé de colons venant de France et d'Acadiens. Les Acadiens étaient les descendants des colons français qui ont fuit le Canada entre 1755 et 1764 pendant la « grande expulsion » pour venir s’installer en Louisiane.

Un village typiquement Acadien

Ce village situé à Lafayette est une restauration d’un village datant du XVIIIème siècle. Des bénévoles ont rénové d’authentiques maisons données par les descendants de familles du village.

Alors qu’au XVIIème siècle les Acadiens vivaient dans des maisons sophistiquées et dans un style bien français, ils ont commencé à construire des maisons plus simples au XVIIIème siècle, après les attaques successives des Anglais et les déportations qui détruisaient les maisons et les obligeaient à constamment déménager. Cela les a influencé à construire des maisons faites pratiquement qu’en bois, avec le strict minimum pour vivre.

Le confort était sommaire. Le rez-de-chaussée comprenait une grande salle qui faisait office de salle à manger et de lieu pour se retrouver en famille. La chambre des parents se trouvait au rez-de-chaussée et les enfants étaient à l’étage, le plus souvent dans une chambre commune.

 Leur quotidien

Leurs vies n’étaient pas des plus faciles. Les Acadiens étaient habitués aux longs et rudes hivers qui duraient entre 5 et 6 mois. La neige recouvrait les villages tous les hivers.

A chaque automne, le village s’y préparait en faisant des réserves de viandes, de confitures et de légumes. Les aliments étaient conservés dans du sel, d’où la réputation de la cuisine acadienne salée.

Pendant que les hommes s’occupaient des élevages, les femmes cousaient des vêtements chauds pour affronter l’hiver. Au retour du printemps, tous retournaient à leurs activités extérieures et s’occupaient de la récolte pendant tout l'été.

Les Acadiens étaient très organisés et chaque personne avait un rôle bien précis dans le village. Dans chaque communauté, il y avait le docteur, la maitresse d'école, la couturière, le petit commerce… de quoi presque s’auto-suffire.

 Leur alimentation

Dans la coutume acadienne, les repas étaient toujours cuits au feu de cheminée. Les mères de familles préparaient des poissons, majoritairement pendant été, et des viandes en hiver, comme des cochons et des poulets. Les légumes étaient consommés à chaque repas et toujours bouillis. En bons français, les Acadiens mangeaient leurs repas avec… du pain ! Le pain était un élément central de leur alimentation et était cuit au feu de cheminée.

La médecine de l’époque

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La plupart des maladies arrivaient en Louisiane à cause du commerce maritime. Les bateaux apportaient de nombreuses maladies, comme la peste, la variole et autres maladies contagieuses. Le taux de mortalité infantile était très élevé et ces maladies étaient généralement mortelles. Les savoirs de la médecine n'étaient pas encore assez avancés pour trouver des remèdes face aux épidémies. Les médecins des villages soignaient les rhumes, les problèmes dentaires, les abcès et les ulcères. Les chirurgies étaient souvent évitées. Dans ce temps-là, les médecins n’étaient pas chirurgiens et les chirurgiens étaient considérés comme des bouchers. Ils s’occupaient principalement d’amputations et ne changeaient pas d’habits entre chaque opération. Le sang sur leurs tabliers était comme un trophée de toutes leurs précédentes opérations.

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 La langue française

La langue prédominante était le français mais après la guerre de Sécession, la mauvaise situation économique et la destruction des habitations et des fermes obligent les Acadiens à quitter leurs villages et à s’intégrer un peu plus dans le pays. Petit à petit le français a commencé à se perdre.

De 1921 à 1968, la Louisiane interdit l’usage du français dans l’enseignement pour créer une unité dans l’Etat. Après 1968, l’Etat favorisera à nouveau l'apprentissage de la langue française et mettra un avant son héritage français.

 

Clémentine Boyer Duroselle

 

Colombie : un nouveau billet à l'effigie de Gabriel Garcia Marquez

Le célèbre écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez a depuis vendredi un billet à son effigie. Son visage apparaît sur les coupures de 50 000 pesos, l'équivalent d'un peu plus de 15 euros. Le lancement du nouveau billet s'est déroulé dans la ville de Santa Marta, à environ 80 kilomètres du village d'origine de l'écrivain, Aracataca.

"La figure principale au recto du billet de 50 000 pesos est Gabriel Garcia Marquez, pour rendre hommage à un personnage qui a porté très loin le nom de la Colombie depuis le milieu du siècle dernier," a déclaré José Dario Uribe, le directeur général de la Banque de la République colombienne, dans un communiqué.

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Prix Nobel de Littérature en 1982, Gabriel Garcia Marquez a notamment marqué la littérature internationale avec son roman fleuve Cent ans de solitude, publié en 1967, qui raconte l'histoire de la famille Buendia sur sept générations.

Ce roman a connu un succès planétaire et a été traduit en 35 langues : c'est une des oeuvres hispanophones les plus lues actuellement. 30 millions d'exemplaires ont été vendus à ce jour.

Par la suite, Chronique d'une mort annoncée (1981) et L'Amour aux temps du choléra (1985) le confortent dans sa position d'écrivain majeur du 20ème siècle.

Gabriel Garcia Marquez est mort en 2014 au Mexique, où il résidait. Ses cendres ont ensuite été transférées en Colombie, au cloître de la Merced. L'écrivain aura laissé, en plus d'une oeuvre littéraire incontournable, une grande influence sur les nouvelles générations d'auteurs colombiens et latino-américains.

Dramatique bilan en Louisiane

L'eau se retire en Louisiane, et laisse peu à peu apparaître les dégâts considérables provoqués par les inondations de la semaine passée. Le Sud de l'Etat est la zone la plus touchée, et particulièrement la région de Baton Rouge, la capitale et deuxième plus grande ville de l'Etat.

Les premiers bilans font maintenant état d'au moins 13 morts, 20 000 habitants déplacés et plus de 60 000 habitations touchées. Pour le Gouverneur de Louisiane John Bel Edwards, cette situation est "sans précédent" et "historique." La violence et la rapidité des précipitations ont en effet rendu difficile l'organisation des premiers secours.

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En rouge, les principales zones touchées.

La Louisiane a déclenché l'état d'urgence, pour permettre de débloquer des fonds qui aideront à la reconstruction. Mais alors que les premiers travaux ont déjà commencé, il s'est encore abattu jusqu'à 8 centimètres de pluie ce week-end.

Le président américain Barack Obama, pour le moment en vacances sur l'île de Martha’s Vineyard, se rendra en Louisiane mardi. Une visite très attendue - et qui arrive un peu tard selon certains. En fin de semaine, The Advocate, un journal de Louisiane, appelait le Président à mettre un terme à ses vacances pour venir apporter son soutien aux victimes et se rendre compte de l'étendue des dégâts.

Le candidat républicain Donald Trump s'est aussi saisi de cette opportunité pour se rendre le premier sur les lieux. Une visite "utile," selon le Gouverneur Edwards, pourtant démocrate, qui a permis "de diriger l'attention du pays sur la catastrophe."

Les inondations de Louisiane sont la plus grande catastrophe naturelle depuis l'ouragan Sandy en 2012, qui avait ravagé la côte Est des Etats-Unis ainsi que les Antilles. Sandy avait fait près de 70 morts dans le pays, et les réparations avaient coûté environ 70 milliards de dollars.

Mais pour les Louisianais, les dégâts rappellent avant tout l'ouragan Katrina, qui avait fait 1836 morts en 2005. Cette catastrophe, la plus coûteuse de l'histoire des Etats-Unis, a marqué non seulement les mémoires, mais aussi les paysages, puisque des stigmates sont, 11 ans après, encore visibles dans la région de la Nouvelle-Orléans.

Les récentes inondations sont un coup de plus dans cet Etat situé dans un couloir météorologique sensible. Les autorités et les habitants espèrent l'arrêt complet de la pluie dans les prochains jours, mais des fortes averses pourraient être encore à prévoir. Le bilan, humain, matériel et financier, pourrait, lui, continuer à empirer.

[Carnet de voyage] Au Québec, un tour dans les cabanes à sucre

Si vous êtes au Québec au début du printemps, il y a quelque chose à ne pas manquer : un déjeuner dans une cabane à sucre. Les cabanes à sucre, ou sucreries, sont les endroits où l'on fabrique le sirop d'érable. Il y en a des dizaines au Canada, principalement au Québec. La plupart sont facilement accessibles en voiture, depuis Montréal ou Québec.

Pendant le "temps des sucres," la période où les érablières sont mises en service, les cabanes à sucre organisent de grands repas et des animations autour de leur produit phare. Cette saison s'étend de mi-mars à fin avril, sur une période de quatre à six semaines selon les années.

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Au programme d'une journée à la cabane à sucre : beaucoup, beaucoup de nourriture et... de sirop d'érable, bien sûr. L'ambiance est conviviale et chaleureuse, on mange sur des grandes tables communes, et les québécois viennent en groupe, en famille ou entre amis partager les produits locaux.

Le repas commence par des aliments salés et leur sauce à l'érable : bacon, pommes de terre, saucisse, oeufs, l'expérience paraît étonnante au début, mais on se rend vite compte que le sirop d'érable se marie avec tout ! Puis vient le temps des desserts, gâteaux et les fameuses tartes à l'érable.

Pour retrouver un peu d'énergie après tout ça, rien de mieux qu'une balade dans la neige et au milieu des arbres. Les propriétaires des sucreries vous feront visiter leurs installations, et pourront vous montrer comment l'eau d'érable est recueillie, puis portée à ébullition pour obtenir le sirop.

Ils vous feront aussi goûter à la tire d'érable, qui se prépare en faisant chauffer du sirop d'érable et en le versant sur de la neige. Récupérez cette pâte à l'aide d'un bâton en bois ou d'une cuillère, et dégustez, c'est prêt !

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La cabane à sucre, c'est un incontournable des voyages au Québec entre mars et avril. Et si le sirop d'érable est tant mis en valeur, c'est parce que c'est véritablement l'or brun de la région.

Le Québec produit chaque année environ 45 000 tonnes de sirop d'érable - soit plus de 62% de la production mondiale. L'an dernier, les ventes ont augmenté de 8 à 10% sur le marché canadien et international. En juin, la Régie des marchés agricoles du Québec a autorisé la mise en place de 5 millions d'entailles supplémentaires : cela permettra aux agriculteurs québécois d'augmenter leur production de 12%.

2016 avait déjà été une année très prolifique, puisque le Québec avait atteint son record de production : 67 000 tonnes.

A.P.

[Vidéo] Le lac Powell, pépite artificielle de l'Utah

Perché à 1000 mètres d'altitude, à cheval entre l'Arizona et l'Utah, le lac Powell est un des joyaux touristiques des Etats-Unis. Ce lac artificiel possède 3200 kilomètres de côtes, soit l'équivalent du littoral américain.

3 millions de touristes s'y rendent chaque année. On peut y louer des houseboats, ces maisons flottantes typiques du lac Powell, ou faire du camping sur une des nombreuses plages.

Mais le lac connaît depuis 5 ans une sécheresse sans précédent : il a déjà perdu près de 40% de sa capacité. Un danger pour les 40 millions d'habitants qui dépendent de l'eau et de l'électricité produites par le lac Powell.

Notre reportage sur les berges du lac Powell, par Valérie Astruc, Laurent Desbois et Fabien Ortiz.

A San Francisco, le casse-tête du logement

A San Francisco, se loger est devenu au fil des années un parcours du combattant. Les loyers, autant que les prix d'achat, ont considérablement augmenté, au point que la City by the Bay fait désormais partie des 10 villes au monde où les logements sont les plus chers.

Louer un appartement type 2 pièces, avec une chambre et un salon séparés, vous coûtera en moyenne 3550 dollars par mois ; pour deux chambres, il faudra compter 6500 dollars. Par comparaison, la moyenne nationale américaine est de respectivement 1120 et 1300 dollars pour ces deux types d'appartements. San Francisco a longtemps tenu la première place du classement des villes américaines où le logement est le plus cher - elle vient juste de se faire doubler, au mois d'août, par New York.

Alors, qu'est-ce qui explique cette flambée des prix dans la ville californienne ?

Tout d'abord, la taille. La péninsule de San Francisco ne fait en effet qu'à peine plus de 120 km2. Difficile, donc, de construire, et le manque de place se fait sentir. La densité est d'ailleurs élevée, avec 1419 habitants au km2. Et la population continue d'augmenter : depuis 2010, on compte 60 000 nouveaux habitants...et seulement 12 000 nouveaux logements construits.

Autre problème, les nouveaux immeubles d'habitation sont majoritairement des immeubles de luxe - ce qui ne contribue ni à faire diminuer les prix de l'immobilier, ni à permettre à la classe moyenne de se loger. Entre 2007 et 2013, les logements de haut standing ont donc augmenté de 189,9%, les logements au prix modérés de 18,1%, et les logements au prix bas de 43,6%.

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La crise du logement n'est pas un phénomène nouveau dans la City by the bay. Cette explosion démographique avait résulté en un croissance désordonnée et une multiplication des habitations de fortune.

Peut-on envisager voir cette situation évoluer ? Il semblerait que oui. En effet, alors que les prix de l'immobilier avaient augmenté de 30% en 2013 et 24% en 2015, ils n'ont pour l'instant pris que 2% en 2016.

L'augmentation du nombre d'habitants, provoquée par le boom des activités technologiques dans la région, commence également à ralentir. Mais de là à imaginer des loyers abordables sur la péninsule, il y a encore du chemin à faire.

Un immense tombeau maya découvert au Belize

La civilisation maya n'a pas encore livré tous ses secrets. En explorant les ruines de Xunantunich, une ville à l'Ouest du Belize, une équipe d'archéologues américains a découvert une chambre funéraire, enfouie à plusieurs mètres sous le sol.

A l'intérieur, le cadavre d'un homme âgé de 20 à 30 ans, selon les premières analyses du squelette. Des ossements de cerf et de jaguar, des perles de jade, de lames et des vases en céramique étaient posés à ses côtés.

Cet immense tombeau de 4,5 mètres de haut est une découverte majeure : selon Jaime Awe, membre de l'équipe américaine qui a mené les recherches, "c'est une des plus grandes tombes jamais découverte au Belize."

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Il faudra certainement encore du temps avant que le monument révèle tous ses secrets. En effet, les murs sont tapissés de hiéroglyphes, qu'il faudra du temps pour déchiffrer.

Mais la tombe pourrait donner de nouvelle informations sur la dynastie du serpent, qui a régné entre -300 et -600.

La civilisation maya s'étendait autrefois du Sud du Mexique au Honduras, en passant par le Belize, le Guatamela et le Salvador. La forêt tropicale ayant repris ses droits, beaucoup de sites sont encore difficiles d'accès, et la connaissance que nous avons de cette période est encore très fragmentaire.

La découverte de la tombe de Xunantunich a donc fait grand bruit parmi les archéologues et les spécialistes de la civilisation maya. Tous espèrent pouvoir en apprendre plus sur cette période de l'histoire.

A Baltimore, la police coupable de discrimination

Une enquête fédérale publiée aujourd'hui a révélé que la police de Baltimore faisait preuve de préjugés raciaux et de discrimination. Le rapport est tombé comme un coup de tonnerre, révélateur d'une réalité que beaucoup d'habitants connaissent au quotidien. Nous vous en présentons les points clés :

Arrestations et contrôles abusifs

- 44% des arrestations et contrôles abusifs ont eu lieu dans deux quartiers dont la population est majoritairement afro-américaine. Or ces deux quartiers ne représentent que 11% de la population de Baltimore.

- Des centaines d'individus ont été contrôlés plus de 10 fois entre 2010 et 2016, et sept ont été contrôlés plus de 30 fois.

- Sur tous ces contrôles, seulement 3,7% ont abouti à des arrestations.

Discriminations à l'encontre des Afro-américains

- 95% des personnes contrôlées plus de 10 fois sont des Afro-américains.

- 82% des véhicules arrêtés lors de contrôles routiers étaient conduits par des Afro-américains.

Usage excessif de la force

- Utilisation fréquente de la force quand la personne interrogée ne suit pas les ordres verbaux.

- Utilisation de la force contre des personnes déjà détenues.

Les conclusions du rapport montrent qu'il est nécessaire de mieux former les officiers de police de la ville de Baltimore. La maire Stephanie Rawlings-Blake s'est exprimée dans l'après-midi, déclarant que ce rapport était "dur à entendre" mais qu'il fallait en tirer les conséquences pour "établir de meilleures relations entre la police et les habitants."

Marilyn J. Mosby, la procureure générale de l'état du Maryland, où se situe Baltimore, a également réagi : "La vaste majorité des officiers de police de la ville de Baltimore sont de bons officiers, mais nous sommes conscients qu'il y a des mauvais officiers, que nous n'avons pas réussi à surveiller, à entraîner et à responsabiliser."

L'enquête avait été ouverte en avril 2015, à la suite de la mort de Freddie Gray, un Afro-américain de 25 ans mort dans un fourgon de police alors qu'il était transporté au commissariat. Des émeutes avaient embrasé la ville dans les semaines suivantes, et à nouveau lorsque trois des six policiers accusés du meurtre avaient été acquittés (les charges ont été abandonnées contre deux autres, et le dernier a bénéficié d'un vice de procédure).

La publication des conclusions intervient dans un contexte tendu, puisque depuis quelques mois les relations sont électriques entre les officiers de police et la communauté Afro-américaine. Depuis le printemps, plusieurs Afro-américains ont été tués par la police ; des officiers de police ont également été tués, notamment lors de la fusillade de Dallas. Sur les réseaux sociaux, ce sont les hashtags qui s'opposent, #BlackLivesMatter - "Les vies des Noirs comptent" - contre #BlueLivesMatter - Les vies des bleus (=des policiers) comptent.

Le cas de Baltimore est donc loin d'être un cas isolé. Des enquêtes similaires sont d'ailleurs en cours dans d'autres villes américaines, comme Chicago ou San Francisco.

Petit aperçu de la lecture aux Etats-Unis

Aujourd'hui, c'est la journée nationale des amoureux de la lecture, le National Book Lovers Day ! Mais qui sont-ils, ces amoureux de la lecture ? Cette journée est l'occasion de faire un point sur les habitudes de lecture des Américains.

Les Etats-Unis, pays littéraire

D'Allen Ginsberg à Francis Scott Fitzgerald, de William Faulkner à Harper Lee, en passant par Paul Auster, Jack Kerouac ou Philip Roth... la tradition littéraire américaine regorge d'auteurs au succès international. Et l'industrie du livre américaine est la plus grande au monde. En 2012, le marché de l'édition a généré près de 30 milliard de dollars. Les livres publiés dans le pays représentent 26% de l'édition mondiale.

 

La "Beat Generation" : Carl Solomon, Patti Smith, Allen Ginsberg et William S. Burroughs.

La "Beat Generation" : Carl Solomon, Patti Smith, Allen Ginsberg et William S. Burroughs.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les ventes de livres ne connaissent pas une dramatique décroissance : le nombre de livres vendus et le chiffre d'affaire stagnent depuis quelques années. Les livres ont généré 826 millions de dollars de recettes en mai 2016, 756 millions en avril.

On observe chaque année une nette augmentation des ventes au moment des fêtes de fin d'année : les recettes ont atteint respectivement 1387 et 1478 millions de dollars en décembre et janvier dernier.

Qui lit ?

Selon l'institut américain Pew Research Center, les femmes sont 82% à déclarer lire au moins un livre par an - ce chiffre descend à 69% chez leurs compatriotes masculins. La lecture augmente ensuite avec le niveau d'éducation et avec le salaire : 88% des diplômés niveau Master lisent au moins un livre par an, et 64% de ceux n'ayant pas fait d'études supérieures.

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Enfin, ce sont... les jeunes qui lisent le plus ! L'étude du Pew Research Center montre en effet que ce sont les 18-29 ans qui lisent le plus (79%) et que ce chiffre diminue au fur et à mesure que l'âge augmente. Qui a dit que la lecture se perdait ?

Les livres papiers restent les ouvrages les plus lus (69%), devant les e-books (28%) et les livres audio (14%).

L'illettrisme, un problème aux Etats-Unis

Mais derrière cette apparente bonne santé de la lecture aux Etats-Unis se cache un pan de la population mis à l'écart du monde du livre, et tout le monde n'est pas égal devant la lecture. Le taux d'illettrisme est en effet relativement élevé aux Etats-Unis : près de 14% des adultes ne sauraient pas lire, selon les chiffres de 2014 du Département de l'Education, ce qui représente 32 millions d'Américains. Par comparaison, le taux était de 7% en France en 2011, soit 2,5 millions de personnes. La moyenne mondiale est de 17%.

Et l'illettrisme a de nombreuses conséquences sur l'intégration dans la société : selon l'organisation DoSomething, 2/3 des élèves qui ne savent pas lire à l'âge de 10 ans courent le risque de se retrouver en prison.

Ce sont les villes de Long Beach, en Californie, et de Mesa, en Arizona, qui étaient en 2013 les villes ayant le plus haut taux d'illettrisme. A l'inverse, Washington DC, Seattle et Minneapolis se partagent depuis plusieurs années le haut du classement des villes américaines avec le plus grand nombre de lecteurs.

A.P.