Donald Trump est-il un président qui travaille ?

Que fait Donald Trump de ses journées à la Maison-Blanche ? Attaqué sur son emploi du temps, le président américain semble passer beaucoup de temps sur les cours de golf et devant son poste de télévision. Entre les deux, beaucoup de temps libre se profile sur les planning officiels fournis par la Maison-Blanche. 

La polémique est née il y a une semaine : selon le site Axios, Donald Trump ne serait pas franchement un accro du travail. D'après l'emploi du temps présidentiel, si le président américain se réveille généralement avant 6 heures du matin, il ne se met pas au travail très rapidement. En effet, les cinq premières heures de la journée de Donald Trump sont généralement placées sous le signe de l' « executive time » : une formule vague qui laisse place à toute sorte d'interprétations.

Avant-hier, Donald Trump répondait aux médias qui pointent son emploi du temps du doigt : "Les médias ont pu obtenir mon planning, quelque chose de très facile à faire; Mais cela aurait dû être rapporté comme positif, et non négatif. Lorsque le terme de Temps exécutif est utilisé, en général je suis en train de travailler et non de me détendre. En réalité, je travaille probablement plus que n'importe quel ancien président...

"... Le fait est que lorsque j'ai pris mes fonctions de président, notre pays était en désordre. Forces militaires épuisées, guerres sans fin, guerre potentielle avec la Corée du Nord, impôts élevés et réglementations trop nombreuses, problèmes de frontières, d'immigration et de soins de santé, et bien plus encore. Je n'avais d'autre choix que de travailler de très longues heures !" 

297 heures d'« executive time »entre le 7 novembre et le 1er février 

Selon les calculs réalisés par Axios, entre le 7 novembre et le 1er février, cet « executive time » aurait duré un peu plus de 297 heures. Sur la même période, le président américain n'aurait passé que 77 heures en réunions, 51 heures en déplacements, 38 heures à des événements et 39 heures à des déjeuners. 

"Je travaille probablement plus que n'importe quel ancien président..."

Si les matinées de Donald Trump à la Maison-Blanche se résument généralement à regarder la télévision, lire les journaux et réagir sur Twitter, il l'affirme : il travaille plus que n'importe quel autre président avant lui. Mais comparé à eux, à quoi ressemble réellement l'emploi du temps de l'actuel président ? Le site Axios est formel : la différence entre Donald Trump et ses récents prédécesseurs est remarquable.

Par exemple, les emplois du temps de George W. Bush étaient planifiés à la minute près, des mois à l'avance. Le 43è président des États-Unis se réveillait vers 5h15, prenait un café avec sa femme, Laura, lisait les journaux et arrivait au bureau ovale avant 6h45. Et selon une source anonyme de la Maison-Blanche, l'ancien président était assidûment ponctuel. Ses conseillers divisaient ses journées en tranches de 10 minutes, la première réunion de la journée débutant à 8h15, selon son ancien assistant.

Contrairement à Bush, qui se couchait à 21h précises, Barack Obama restait parfois éveillé jusqu'à 2 heures du matin, généralement pour lire. D'après Alyssa Mastromonaco, sa chef d'état-major adjointe chargée des opérations, son emploi du temps quotidien comportait généralement six réunions, ainsi que des séances d'information sur les renseignement et les questions économiques. Obama arrivait habituellement au bureau ovale vers 9 heures et le quittait vers 18h ou 18h30. "Il est arrivé que certains laps de temps ne soient pas planifiés, mais cela restait rare et entraînait généralement des moments de rush plus intenses  (voyages à l'étranger, discours sur l'Etat de l'Union, etc.", explique-t-elle. 

Jeff Bezos : un chantage qui fait planer l'ombre de Donald Trump

Jeff Bezos, le patron d'Amazon et homme le plus riche du monde, a vu un tabloïd américain lui faire du chantage avec des photos compromettantes. L'ombre de Donald Trump plane en arrière plan.

Le milliardaire Jeff Bezos, homme le plus riche du monde et actuellement engagé dans un divorce qui s'annonce comme le plus coûteux de l'histoire, a décidé de rendre l'affaire publique. Il a publié lui-même, via un communiqué, les menaces de chantage dont il a été victime. "Au lieu de capituler face à l'extorsion et au chantage, j'ai décidé de publier exactement ce qu'ils m'ont envoyé, en dépit du coût personnel et de l'embarras", explique-t-il.

De très mauvaises relations avec Donald Trump

Mais après ces révélations se pose la question des inimitiés de Jeff Bezos et d'un chantage qui pourrait être politique. L'homme d'affaires, propriétaire du Washington Post, journal très opposé au gouvernement actuel, entretient en effet de très mauvaises relations avec Donald Trump depuis plusieurs années. Le tabloïd américain, lui, a annoncé qu'il lançait une enquête interne sur cette tentative de chantage.

Un reportage d'Agnès Vahramian, Charlotte Mattout, Arielle Monange et Thomas Donzel 

5G : bataille technologique entre les États-Unis et la Chine

Les États unis livrent une guerre économique à la Chine autour d'une révolution technologique : la 5G.

C'est une bataille technologique que se livrent les États-Unis et la Chine. La 5G pour 5e génération de télécommunication est un enjeu majeur pour ces pays. Avec la 2G, les utilisateurs ont vu apparaître les SMS, puis internet grâce à la 3G et enfin internet à grande vitesse avec la 4G. La 5G permettrait de télécharger un film en haute définition sur son téléphone en 1 seconde seulement.

Le boycott de Huawei

La 5G sera déterminante pour rendre les villes intelligentes. De la vidéosurveillance à la voiture autonome, cette prouesse technique permettrait d'abolir les délais. 10 000 objets pourront ainsi être connectés au km2. Le leader mondial du secteur est chinois : Huawei. Les États-Unis lui ont déclaré la guerre. Le pays a banni depuis 2012 les équipements de la firme sur son territoire, l'accusant d'espionnage pour le compte du Parti communiste chinois. Dans cet affrontement, l'Amérique fait pression sur ses alliés pour barre la route à Huawei. Désormais, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et le Japon ont aussi banni la marque de leur territoire.

Un reportage d'Agnès Vahramian, Fabien Fougère, Charlotte Mattout et Arielle Monange 

Donald Trump combatif et rassembleur lors de son discours sur l'état de l'Union

Donald Trump a effectué le traditionnel discours sur l'état de l'Union aux États-Unis mardi 5 février. Il a fait un appel au rassemblement, tout en s'opposant aux démocrates sur la question du mur à la frontière mexicaine.

Le président des États-Unis d’Amérique a effectué le traditionnel discours sur l'état de l'Union mardi 5 février. "Donald Trump n'a renoncé a rien et pourtant il a su se poser en rassembleur. Il a suscité des applaudissements et des moments d'unité. Une image forte : les élues démocrates, toutes vêtues de blanc, qui le boudaient plutôt depuis le début de son discours, l'ont applaudi quand il a célébré habilement le nombre de records de femmes élues au Congrès", précise Agnès Vahramian, qui s’exprime depuis Washington mercredi matin. 

Rencontre avec Kim Jong-un au Vietnam

"Il a demandé aussi à cette assemblée qui lui est hostile désormais de choisir la grandeur plutôt que la vengeance. Puis il s'est adressé clairement à sa base électorale et a redit qu'il construirait le mur à la frontière avec le Mexique. Il a demandé aussi au Congrès d'interdire les avortements tardifs", indique la journaliste de France 2.

Donald Trump aura-t-il su s'adresser aux Américains au-delà de ses partisans ? C'était l'enjeu de ce discours, après son échec sur le shutdown. S'il n'a pas fait d'annonces particulières, il a indiqué qu'il rencontrerait à nouveau le leader nord-coréen Kim Jong-un les 27 et 28 février prochains au Vietnam.

Discours sur l'état de l'Union : des invités symboliques

Ce soir, Donald Trump prononcera au Capitole son troisième discours sur l'état de l'Union. A cette occasion, le président, Melania Trump ainsi que les 535 membres du Congrès ont choisi des invités pour les accompagner. Des invités symboliques, qui reflètent chacun les désunions qui fracturent la société américaine. 

C'est l'une des traditions du discours sur l'état de l'Union que prononce chaque année le président américain devant le Congrès : le couple présidentiel et les 535 parlementaires peuvent choisir des invités pour les accompagner. Pour le président, les élus du Sénat (100) et ceux de la Chambre des représentants (435), c'est l'occasion d'attirer l'attention sur des causes qui leur tiennent à cœur.

Dans un contexte conflictuel marqué par la reprise de la Chambre des Représentants par le démocrates lors des élections de mi-mandat en novembre dernier et au lendemain d'un shutdown causé par d'importants désaccords quant au financement du mur à la frontière avec le Mexique, les invités du discours sur l'état de l'Union ont une portée hautement symbolique.

Joshua Trump, un collégien de 11 ans harcelé en raison de son nom de famille, sera l'invité du président 

Joshua Trump a 11 ans, il est élève de sixième dans un collège de Wilmington, dans l'État du Delaware. Sans lien de parenté avec Donald Trump, il sera pourtant son invité ce soir, au Capitole. L'an dernier, l'adolescent faisait la Une des journaux après que ses parents aient révélé le harcèlement dont leur fils était alors victime. « Les autres élèves le maudissent, ils le traitent d’idiot », a déclaré sa mère, Megan Trump Berto. « Joshua dit qu'il se déteste et qu'il déteste son nom de famille. Il se sent toujours triste et ne veut plus vivre comme ça » avait-t-elle continué.

Melania Trump a fait de la lutte contre le harcèlement l'une de ses principales priorités à la Maison Blanche. En mai 2018, la première lançait « Be Best », une grande campagne de lutte contre notamment le cyberharcèlement. Mais beaucoup ont souligné le décalage entre son travail et les propos son mari, qui emploie régulièrement une rhétorique acerbe et de fréquentes attaques verbales contre ses détracteurs.

Parmi les autres invités du couple Trump figurent Grace Eline, une enfant à qui on a diagnostiqué une tumeur au cerveau à l’âge de 9 ans; Judah Samet, un survivant de l'Holocauste présent lors de la fusillade dans la synagogue Tree of Life de Pittsburgh; Ashley Evans, une toxicomane en sevrage suite à de longues années d'addiction aux opioïdes; Elvin Hernandez, agent spécial du département de la Sécurité intérieure chargé de la traite des êtres humains; Et enfin Debra Bissell, Heather Armstrong et Madison Armstrong, membres de la famille d’un couple du Nevada qui, selon les autorités, ont été tués par un immigrant sans papiers.

Le débat sur l'immigration en première ligne 

Jimmy Gomez, représentant démocrate de Californie, viendra quant à lui accompagné de Sandra Diaz, une ancienne immigrée sans papiers qui a travaillé pendant plusieurs années au Trump National Golf Club de Bedminster, dans le New Jersey.

Le sénateur démocrate de l'Oregon Jeff Merkley, assistera au Discours en présence d'Albertina Contreras Teletor et Yakelin Garcia Contreras, une mère et sa fille séparées à la frontière mexicaine pendant deux mois. Yakelin fête justement ses 12 ans aujourd'hui. Jeff Merkley a expliqué vouloir « souligner la souffrance causée par la politique d'immigration du président ».

Côté républicain, le représentant du Texas, Chip Roy, a invité Brandon Judd, président du National Border Patrol Council. Donald Trump avait remercié Brandon Judd sur Twitter en janvier dernier, pour son soutien apporté à la construction d'un mur le long de la frontière sud.

Les sénateurs du Tennessee Marsha Blackburn et Tim Burchett seront accompagnés des parents de Pierce Corcoran, 22 ans, décédé dans un accident de voiture en décembre 2018. Le conducteur d'en face était un immigré sans papiers, accusé d'homicide involontaire et de conduite sans permis ni assurance. « La présence des parents de Pierce au Capitole nous rappelle notre devoir de mettre le peuple américain en sécurité », explique Marsha Blackburn.

Des fonctionnaires affectés par le Shutdown 

La récente paralysie partielle du gouvernement a incité de nombreux élus démocrates à inviter des travailleurs fédéraux touchés par le plus long Shutdown de l’histoire des États-Unis. C'est notamment le cas des sénateurs Chris Van Hollen du Maryland et Elizabeth Warren du Massachusetts. « Il est temps d'envoyer un message au président Trump et aux républicains du Sénat : les employés fédéraux et contractuels sont la colonne vertébrale de notre économie et leurs moyens de subsistance ne doivent jamais être utilisés comme des pions dans les jeux politiques républicains » a déclaré Elizabeth Warren, qui s'est lancée le 31 décembre dernier dans la course à la présidentielle.

Nancy Pelosi, Présidente démocrate de la Chambre des Représentants, a invité le chef José Andrès, dont l'initiative avait fait grand bruit à Washington mi-janvier : ses brigades ont servi gratuitement des repas chauds aux fonctionnaires durant toute la durée du Shutdown.

Chip Somodevilla/Getty Images

La sénatrice démocrate de Californie Kamala Harris, également lancée dans la course, sera accompagnée de Trisha Pesiri-Dybvik, une spécialiste du contrôle du trafic aérien qui avait perdu sa maison lors d'un incendie en 2017, également affectée par le récent Shutdown.

Des victimes d'agressions sexuelles et des militaires transgenres 

Étoile montante du clan républicain, la Représentante star de l'État de New-York Alexandria Ocasio-Cortez assistera au discours accompagnée d'Ana Maria Archila, survivante d'une agression sexuelle qui avait confronté le sénateur républicain Jeff Flake, juste après que ce dernier ait annoncé soutenir la nomination à la Cour suprême du juge ultra-conservateur Brett Kavanaugh. Ce dernier avait refusé de répondre. La vidéo, capturée par les caméras de télévision, est rapidement devenuE virale. Elle n'a pourtant pas empêché la confirmation du juge.

Enfin, une partie des élus démocrates s'unie contre la politique transphobe menée dans l'Armée par l'Administration Trump. La sénatrice et candidate à la présidentielle Kirsten Gillibrand, ainsi que le représentant Chris Pappas seront tous deux accompagnés de militaires transgenres, premières victimes de la récente décision prise par la Cour Suprême d'interdire toute recrue transgenre au sein de l'Armée américaine.

La première sera en présence du Lieutenant Blake Dremann, premier membre ouvertement transgenre à être promu à ce grade. Le second se tiendra aux côté de Tavion Dignard, un homme transgenre et ancien Marines à la retraite. « Nier aux Américains transgenres leur droit de servir ce pays est une honte » a déclaré Chris Pappas. «Ils méritent un traitement égal face à leur gouvernement et face à la loi ». Deb Haaland, l'une des deux premières amérindiennes élues au Congrès, a quant à elle convié Mara Keisling, directrice exécutive du Centre National pour l'égalité des personnes Transgenres.

La tradition à la carte : Le Diplomate, brasserie à Washington

Détour dans une brasserie, ces institutions françaises qui voyagent très bien hors de nos frontières. Direction Washington pour le cinquième épisode de notre feuilleton "La tradition à la carte". 

Derrière la porte du Diplomate, flotte un parfum de tour de France. Bienvenue chez le maillot jaune des brasseries françaises de la capitale américaine. Avant de monter en selle pour son service, Adnan Ardalan vérifie chaque détail sur toutes les tables pour créer l'illusion parfaite. "La plupart des gens lorsqu'ils viennent ici ne croient pas qu'ils sont à Washington. On se croit à Paris", explique-t-il. Nappes blanches et serviettes au liseré rouge traditionnel, le Diplomate joue sur la mode rétro et les clichés d'une France de carte postale.

Moules, coquilles Saint-Jacques ou encore canard à l'orange

Celui qui dirige les cuisines ne vient pas de Paris. Il est bien américain. Pour lui, Washington se devait d'avoir sa brasserie française. "Ici c'est le melting-pot. Les gens ont envie de tester et d'apprécier cette cuisine française", explique-t-il. Moules, coquilles Saint-Jacques ou encore canard à l'orange remplissent les assiettes. Depuis son ouverture en 2012, 500 couverts sont servis chaque soir.

Un reportage de Rebecca Suner et Thomas Donzel 

Venezuela : des manifestations sous haute tension

L'opposition au président Nicolás Maduro est sortie dans les rues pour une première manifestation mercredi 30 janvier.

Au Venezuela, le président Nicolas Maduro accepte le principe d'élections législatives anticipées, mais pas de présidentielle. Il appelle l'armée à se mobiliser contre les rebelles. L'opposition, de son côté, appelle à de nouvelles manifestations. "Des milliers d'habitants de Caracas sont dans les rues, regardez autour de nous, ils sont au pied de leurs immeubles, là où ils travaillent", montre Agnès Vahramian en duplex depuis la capitale du Venezuela.

Un appel au rassemblement pour samedi

"Ils étaient invités à rester tranquillement sur les trottoirs pendant deux heures, mais ils ont pris en fait possession de la rue. Ils sont aux carrefours avec des drapeaux , leurs slogans disent : 'À bas la dictature', 'Maduro doit partir', 'Pour un gouvernement de transition'. C'est la première manifestation de la semaine. Le président autoproclamé Juan Guaido a invité ses partisans samedi (2 février) pour une très grande manifestation", explique la journaliste.

Les fidèles de Nicolas Maduro

Après que Juan Guaido s'est autoproclamé président du Venezuela par intérim, le 23 janvier, Nicolas Maduro bénéficie toujours de soutiens, notamment dans les milieux les plus populaires du pays. C'est le plus grand bidonville du Venezuela : Petare, fief historique de la révolution bolivarienne. Jesus est chauffeur de taxi. Voici sa réaction quand on lui parle de Juan Guaido, président autoproclamé du pays : "Guaido, c'est qui Guaido ? Je ne connais pas ce monsieur. Je ne sais pas d'où il vient ni qui il est. Il est tombé du ciel et maintenant il veut être président", lance-t-il. 

Pour Jesus et sa mère, Nicolas Maduro est le seul et unique président du pays. Pas toujours d'électricité ni d'eau, mais Araya nous montre ce que Nicolas Maduro fait de mieux, selon elle; "On a de la farine, du lait en poudre, des lentilles. Je remercie énormément mon président pour tout ce qu'il me donne", dit-elle. Leur président, qui, à la télévision, s'affiche avec l'armée et répète que tout est de la faute des États-Unis, avant de danser la salsa. Mais dans le bidonville, le doute s'installe. À cause des pénuries, l'épicerie n'a quasiment rien à vendre.

Un reportage d'Agnès Vahramian et Fabien Fougère

Venezuela : l'armée va-t-elle basculer ?

Le Venezuela s'apprête-t-il à vivre une semaine de violences ? L'opposition appelle à manifester contre Nicolas Maduro. Juan Guaido, président autoproclamé, appelle l'armée à se mettre du côté du peuple.

Ils avancent d'un pas déterminé vers la caserne présidentielle, prêts à rencontrer des militaires aux ordres de Nicolas Maduro. "Non, je n'ai pas peur, car je suis du côté de la vérité", annonce une opposante. Ce sont des mères de famille, des habitants du quartier, et quelques militants politiques. Entre leurs mains, un projet d'amnistie pour les militaires qui rejoindraient leur mouvement. Dans la cour de la caserne, les militaires se regroupent. Le texte est glissé sous la porte, les militaires le déchirent. "C'est un manque de respect", dénonce une manifestante. 

Juan Guaido, l'espoir des opposants

Celui pour qui ces militants se battent, le voici dans une église : Juan Guaido, 35 ans, issu d'une famille modeste et jusqu'ici inconnu. Il soulève les foules, défie Nicolas Maduro sans peur. "On va provoquer la paix et la prospérité pour le Venezuela", explique-t-il. Juan Guaido est l'espoir du groupe qui distribue la loi d'amnistie : une coiffeuse, une garde d'enfants, une chef de restaurant et un ingénieur. "La classe moyenne n'existe plus", dénonce l'une d'entre eux.

Un reportage d'Agnès Vahramian, Fabien Fougère et Eva Uzcategui

Erin Brockovich repart au combat

Erin Brockovich, portée à l'écran par Julia Roberts, revient. Elle accuse son vieil ennemi, le groupe d'énergie PG&E, d'avoir une responsabilité dans les incendies de Paradise en Californie.

Elle a donné rendez-vous aux équipes de France 2 au parlement de Sacramento, en Californie. Autour d'elle, les victimes des grands incendies de l'automne en Californie. Erin Brockovich repart au combat. Elle met en cause la société d'électricité Pacific Gaz dans les incendies qui ont ravagé Paradise, devenue depuis ville fantôme. Elle y a recueilli des dizaines de témoignages : la chute d'un pylône mal entretenu aurait mis le feu.

De nouveau face à l'entreprise Pacific Gaz

C'est un vieil ennemi que retrouve Erin Brockovich. Celui de son premier combat, il y a 22 ans, raconté dans le film avec Julia Roberts. Pacific Gaz polluait alors les eaux d'un village et cherchait à négocier au rabais. Erin Brockovich obtiendra 330 millions de dollars de dommages et intérêts. La voilà à nouveau face à Pacific Gaz. La militante n'a rien perdu de sa fougue ni de son charisme. Elle n'est toujours pas avocate, mais est payée par les cabinets avec lesquels elle travaille.

Un reportage d'Agnès Vahramian, Fabien Fougère et Charlotte Mattout 

 

Venezuela : des manifestations sous haute tension

Donald Trump reconnaît officiellement le leader de l’opposition vénézuélienne, Juan Guaidó, comme président par intérim. En pleine journée de manifestations dans le pays contre l’actuel président Nicolas Maduro, le président du Parlement s’est autoproclamé « président en exercice  ». Notre correspondant Loïc de la Mornais revient sur la position du président américain.

Des centaines de milliers de personnes dans les rues de Caracas, au Venezuela pour demander le départ du président Maduro et la tenue d'élections. Le nouveau président du Parlement s'est autoproclamé président par intérim le 23 janvier. Au moins quatre personnes sont mortes dans des affrontements avec les forces de l'ordre. Les manifestants dénoncent l'hyperinflation et les pénuries. En début de semaine, un petit groupe de militaires s'étaient retranchés dans une caserne en appelant à l'insurrection populaire. Mais l'armée est restée fidèle à Nicolas Maduro. De nouvelles échauffourées ont éclaté entre opposants et forces de l'ordre.

Donald Trump reconnait Juan Guaidó

Depuis les États-Unis, Donald Trump a rapidement réagi. "Il reconnaît Juan Guaidó comme président en exercice. Les États-Unis sont en conflit ouvert avec Nicolas Maduro depuis le début et avaient qualifié sa réélection de 'farce'. Une intervention de l'armée américaine au Venezuela était à l'étude à Washington", explique le journaliste Loïc de La Mornais.