Etats-Unis - Mexique : la guerre des fruits rouges

Les myrtilles et les framboises sont au cœur d'une guerre commerciale entre les États-Unis et le Mexique. Des milliards de dollars sont en jeu, le gouvernement américain dénonce le dumping de ses voisins du sud. 

Un océan de plastique dans la plaine du Jalisco au Mexique : des serres à perte de vue qui abritent le trésor de cette région : l'or est bleu, comme les myrtilles, ou de couleur rouge, comme les framboises. Le Mexique exporte chaque année 1 milliard d'euros de fruits rouges aux États-Unis. Est-il en train de condamner la production américaine de myrtilles, fraises et framboises ?

"Au Mexique, on ne gagne rien"

En Floride, côté américain, c'est la colère. "Depuis que le marché est ouvert, ils n'ont pas quelques hectares de culture, mais des milliers d'hectares. Ils ont des subventions pour créer leurs fermes, on n'a pas ça aux États-Unis", explique Carl Grooms. Les fraises de Floride sont devenues trop chères. Dans les champs, ironie de la situation, les ouvriers sont des Mexicains. Plus ils ramassent de fruits et plus ils gagnent d'argent. "Ici on est payés en dollars, au Mexique, on ne gagne rien", explique l'un d'entre eux. Avec un salaire en dollars, le coût de la main-d'œuvre est donc bien plus élevé qu'au Mexique. Selon Carl Grooms, "là-bas, ils sont payés un dixième de ce qu'on donne ici". Le producteur a déjà vendu un quart de ses terrains. Au Mexique, en dix ans, les terres consacrées à la culture des fruits rouges ont été multipliées par trois.

Reportage d'Agnès Vahramian, Laurent Desbois, Arielle Monange et Andreane Williams

États-Unis : polémique sur les enfants d’immigrés

Donald Trump a mis fin à une directive qui jusque-là permettait à des parents sans-papiers avec enfants nés sur le sol américain de ne pas être expulsés. Des familles vivent dans la crainte.

Voilà ce que redoutent des dizaines de familles aux États-Unis : que les services de l’immigration débarquent un beau matin. 211 000 expulsions ont déjà été menées depuis l’élection de Donald Trump. Un chiffre en augmentation par rapport à la période de Barack Obama. Différence notable : désormais, on n’hésite plus à séparer les familles, à qualifier les illégaux de criminels.

Vivre avec la peur

Alors pour beaucoup, les réveils sont de plus en plus difficiles depuis l’élection du nouveau président. Comme pour cette petite fille de 8 ans : "Je me sens bien avec maman, mais en même temps j’ai très peur." Elle vit la peur au ventre de se retrouver séparée de sa maman. L’une et l’autre n’ont pas le même statut : la petite, née aux États-Unis, est américaine, la mère est sans-papiers et considérée comme expulsable. Brenda est arrivée illégalement aux États-Unis il y a 23 ans. Depuis, elle travaille dans la restauration où jamais personne ne lui a jamais demandé de justifier de son statut. D’ailleurs, elle paye même chaque année ses impôts. Mais les directives Trump sur l’immigration sont implacables. Pour elle, un rêve s’écroule.

Reportage de Jacques Cardoze, Laurent Desbois, Régis Massini et Arielle Monange

Génétique : l'homme d'affaires qui voulait fabriquer des génies

En 1980, un riche homme d'affaires a mis en place une "fabrique des génies", banque de sperme où les donneurs répondent à des critères très exigeants. Plus de 200 enfants sont nés de cette expérience.

Il voulait faire naître des enfants exceptionnels qui "sauveront l'humanité". En 1980, Robert Graham, homme d'affaires fortuné, créé la première banque de sperme en Amérique, exigeant des donneurs particuliers. Au moins 130 de QI, une santé à toute épreuve, scientifique, prix Nobel : 223 enfants sont nés aux États-Unis de pères au QI exceptionnel.

Une efficacité limitée

Tout au long de sa vie, Leandra Ramm sera filmée par les télévisions américaines. Très vite naîtra chez elle une passion pour la musique. Ses parents n'adhéraient pas vraiment au programme de Robert Graham, mais l'accès à la banque était gratuit. L'homme démarchait des scientifiques par téléphone. Un Prix Nobel, physicien inventeur du transistor, accepte de faire un don. Un journaliste a rencontré des dizaines enfants issus de la "fabrique des génies", et n'a pu que constater la normalité des individus, certains brillants, d'autres moins.

Reportage d'Agnès Vahramian, Régis Massini, Andreane Williams et Louise Dewast

États-Unis : les ravages de la dépendance aux antidouleurs

Aux États-Unis, les opioïdes, puissants antidouleurs, ont rendu dépendants des milliers de patients. Le pays prend enfin conscience de leur danger, mais ils ont déjà causé d'importants dégâts.

Elles dansent après être sorties de l'enfer. Ces femmes ont pris, pendant des années, des opioïdes, médicaments contre la douleur ou, plus précisément, une drogue prescrite sur ordonnance. Ces antidouleurs très puissants sont très contrôlés en France, réservés au traitement des cancers. Aux États-Unis, ils sont très faciles d'accès. L'alerte est venue d'un policier qui a pris et diffusé la photo d'un couple en overdose dans leur voiture avec un enfant sur la banquette arrière. Ils seront sauvés mais l'Amérique comprend alors que les médicaments empoisonnent la population.

Des cliniques antidouleur

Toutes ces femmes ont obtenu leurs antidouleurs sur ordonnance. Pourquoi les médecins en prescrivent-ils autant ? Le docteur Beckett a été témoin de "la crise des opioïdes". Selon lui, l'addiction peut se produire après seulement quelques prises. Il n'a prescrit que très peu de ces médicaments. Il explique qu'en 1999, le traitement de la douleur est devenu la norme. Des dizaines de cliniques antidouleurs ouvrent alors leurs portes. Les patients prenaient une ordonnance, payaient en liquide et partaient. L'épidémie touche des hommes, des femmes, plutôt blancs et issus de la classe moyenne. Un journaliste américain s'est infiltré dans une clinique ; les ordonnances sont dictées par les patients à une secrétaire. De 2011 à 2016, les morts par overdose ont augmenté de 33% aux USA. C'est la police antidrogue qui finira par fermer des dizaines d'établissements. Les grands laboratoires pharmaceutiques ont également mené des campagnes agressives pour vendre leurs médicaments. Certains sont aujourd'hui poursuivis pour avoir minimisé les risques de dépendance. Mais il aura fallu 20 ans pour que les États-Unis déclarent la guerre aux médicaments qui tuent.

Reportage d'Agnès Vahramian, Régis Massini, Thomas Donzel, Arielle Monange et Andreane Williams

Le sable, nouvel or du Texas

Aux États-Unis, en seulement quelques mois, le sable texan est devenu une richesse extrêmement précieuse. Idéal pour pomper le pétrole, il attire la convoitise de dizaines d'exploitants.

L'Ouest américain se rue vers une nouvelle richesse. Le paysage est marqué par une mine sortie des dunes il y a six mois à peine. La course est effrénée pour exploiter au plus vite ces gigantesques carrières. Le Texas s'est découvert un nouveau trésor ; le sable. Comme une trainée de poudre, la nouvelle s'est répandue dans les ranchs : le sable fera la fortune des fermiers propriétaires.

Au pays des cow-boys, cette ruée vers le sable change le visage du Texas. La mine Eldorado extrait 500 tonnes de sable par heure et rapportera l'équivalent de 100 millions d'euros par an. Une fois ramassé par les bulldozers, le sable est lavé des résidus de la terre qu'il contient. Le sable est vendu 25 dollars la tonne aux exploitants de pétrole de schiste : il a l'avantage de leur être parfaitement utile et d'être là où l'on extrait le pétrole.

Le sable est idéal pour puiser le pétrole

Autour de la mine, des puits en activité. Ici, les exploitants fracturent la roche sous terre pour faire remonter l'or noir à la surface. Le sable leur est absolument nécessaire. Le grain du sable texan est particulièrement dur, mélangé à des produits chimiques, il est propulsé sous terre. Quand le sol se fractionne, le sable entre dans les fissures et les maintient ouvertes. C'est par ces fissures que l'on puise le pétrole.

Le sable est devenu la richesse des propriétaires terriens, à l'image de Dusty Coulston, fermière. Le ranch de sa famille s'étend à perte de vue. Il y a un an, elle est contactée par des sociétés minières qui se battent pour louer ses terres avant la concurrence. Le montant du contrat est confidentiel, mais Dusty est désormais millionnaire. Riche pour plusieurs générations, elle a acheté près de 200 propriétés en moins d'un an. Ici, certains ouvriers gagnent parfois jusqu'à 20 000 euros par mois. En quelques mois, 23 mines vont ouvrir. Certains riverains craignent de respirer la poussière et déplorent le bruit des carrières la nuit.

Reportage d'Agnès Vahramian, Laurent Desbois, Arielle Monange, Louise Dewast

Floride : sale temps pour les agrumes

Les oranges et les pamplemousses en provenance de Floride (États-Unis) vont se faire rares sur les marchés, les tempêtes ayant frappé de plein fouet les plantations d'agrumes. 

200 000 hectares en friche abandonnés. Des orangers, pamplemoussiers et mandariniers à perte de vue, et inexploités. Sur les arbres de Floride (États-Unis) pousse pourtant le meilleur agrume au monde. Comment expliquer un tel gâchis ? Que se passe-t-il au paradis des agrumes ? Selon Michel Sallin, PDG de IMG Citrus, et producteur d'agrumes en Floride depuis 40 ans, "c'est une année extrêmement mauvaise à cause de l'ouragan".

Une récolte réduite de 60%

Il n'avait encore jamais vu autant d'agrumes à terre. Il a mis à peu près 50 % de la récolte à terre en septembre selon le producteur, et beaucoup des fruits qui restent sur les arbres ont la peau abimée. Après le passage de la tempête Irma, voilà à quoi ressemblaient les vergers. Ces mêmes milliers d'hectares ont été inondés, détruisant des centaines de milliers de fruits. Si l'eau a fini par se retirer, certaines racines ont été touchées. Conséquence directe : la récolte a été réduite de 60%.

Reportage de Jacques Cardoze, Laurent Desbois, Arielle Monange et Courtney Vinopal

États-Unis : les nomades de l'emploi

Ils ont perdu leur emploi, leur maison, ils ont alors choisi un mode de vie radicalement différent. Aux États-Unis, des centaines de milliers de personnes n'hésitent pas à vivre en camping-car pour aller chercher l'emploi là où il se trouve.

C'est une ville entière de camping-cars, un alignement de maisons sur quatre roues en plein désert de l'Arizona. James est l'un de ces travailleurs qui sillonnent l'Amérique. Toute une vie dans 35 mètres carrés désormais. James et sa femme géraient un supermarché ; ils ont fait faillite, vendu la maison et acheté ce camping-car 33 000 euros. Qui sont ces nomades américains ? Ils rêvaient d'une retraite dans de grandes maisons, les voilà sur les routes. Aux États-Unis, on les appelle workampers, ceux qui travaillent et qui campent.

Faillite avec la crise de 2008

En hiver, c'est au sud du pays que les travailleurs nomades migrent, vers la Floride. Jeannette et Joe ont trouvé du travail dans ce camping : "Nous, on travaille 24 heures par semaine, à nous deux. Lui il fait 12 heures, et moi 12 heures, et comme ça, on a notre emplacement, l'électricité, l'eau, la télévision, tout gratuit". Ils ont 65 ans et 60 ans. Elle s'occupe de l'accueil et du courrier, lui des petits travaux de réparation. Avant de tout vendre et d'acheter leur camping-car, le couple gérait un terrain de golf, qu'il espérait revendre pour s'assurer une bonne retraite. La crise de 2008 les a conduits à la faillite.

Reportage d'Agnes Vahramian, Laurent Desbois, Arielle Monange et Andreane Williams

Mexique : Tulum, un paradis menacé


Au Mexique, Tulum est un petit paradis avec ses eaux turquoise et ses plages de sable blanc. Le site attire de plus en plus les touristes et devient victime de son succès.

À l'ouest du Mexique, sur la mer des Caraïbes, Tulum est une longue plage de rêve. Il est possible d'y contempler des temples mayas. Les lieux attirent chaque année des millions de touristes. Tulum va-t-elle devenir une station balnéaire défigurée par le béton comme Cancún ou Playa del Carmen, ces autres villes mexicaines vouées au tourisme de masse ?

Le béton s'avance sur la plage

Des hôtels en béton commencent à sortir du sol à Tulum. Sur la plage, les autorités continuent à donner des permis de construire. Mais certains établissements sont construits même sans autorisation. Les avis de fermeture ne sont pas respectés sur des restaurants de plage. Le scénario est toujours le même : les exploitants installent d'abord une simple cabane sur le sable puis s'étendent et construisent des chambres et un hôtel illégal dans un espace protégé. Les déchets liés au tourisme provoquent des décharges à ciel ouvert. Dans moins de dix ans, la population aura été multipliée par quatre selon les autorités.

Reportage d'Agnes Vahramian, Laurent Desbois, Arielle Monange et Andreane Williams

Arizona : les fermes de la démesure

Aux États-Unis, les méga fermes prolifèrent. France 2 vous emmène à la visite de l'une d'entre elles en Arizona.

Au pied des montagnes de l'Arizona, en plein milieu du désert, une immense ferme s'étend sur 600 hectares. Des champs de céréales entourent les nombreux enclos qui abritent les 3 600 vaches de cet élevage géant. Une surface qui permet de préserver suffisamment d'espace pour ces animaux, qui ne donnent jamais l'impression de vivre les uns sur les autres.  Jim Boyle est le genre d'éleveur qui ne circule qu'en voiture pour rendre visite à ses bêtes. Toutes ses vaches laitières sont réparties selon leur âge, ce qui lui permet de mieux gérer leur alimentation : "Ici, on a quatre parcs avec 1 200 vaches. Ces enclos de part et d'autre bénéficient chacun d'un régime différent, on adapte les recettes en fonction des besoins des vaches.  Malgré le nombre, on arrive à faire de la microgestion en termes de vitamines, de nutriments, et farine d'amidon", assure-t-il.

Une partie de l'alimentation pousse d'ailleurs juste à côté des enclos, dans des champs. Ici, Jim cultive des dizaines d'hectares de légumineuses et de maïs. Les repas des animaux sont servis à la pelleteuse. Chaque monticule correspond à un aliment différent : luzerne, paille d'orge... La pelleteuse prélève une quantité précise de chaque sorte d'aliment avant de tout mélanger dans une grande bassine. On y ajoute de l'eau, puis il est temps de servir le troupeau, à l'aide d'une machine agricole. Jim nous garantit que ses vaches ne mangent que des ingrédients naturels, mais ce n'est pas forcément le cas partout aux États-Unis. En fait, cela ne dépend pas de la taille de la ferme, mais de la philosophie des éleveurs.

Reportage de Jacques Cardoze, Régis Massini, Arielle Monange et Andreane Williams

Une caravane de migrants à la frontière des États-Unis

Plusieurs centaines de migrants centraméricains sont arrivés ce week-end à Tijuana au Mexique, à la frontière avec les États-Unis. Leur entrée ou non sur le sol américain s’annonce comme un test inédit pour la politique anti-immigration du président Trump.

Au mois de mars, plus de 1200 migrants originaires d’Amérique centrale sont partis vers le nord depuis la frontière du Mexique avec le Guatemala. Ce weekend, au moins 150 d’entre eux (les organisations ont des difficultés à établir des chiffres précis) se sont rassemblés à Tijuana, près de la frontière américaine, afin de demander aux autorités américaines chargées de l'immigration.

Mario Quintanillo, 30 ans, et Cecilia Sarai Carillo, 23 ans, originaire du Salvador, étaient parmi les quatre couples qui se sont mariés à la plage de Tijuana dimanche matin, en compagnie de leur fille de 2 ans, Daryeline Ariana. Ils sont décidés à demander l'asile à la frontière américaine, mais sont conscients qu'ils risquent d’être séparés pendant le processus, peut-être pendant plusieurs mois. "J'y vais avec le sentiment que cela en vaudra la peine", a déclaré M. Quintanillo. "Au nom de Dieu, tout est possible".

"Nous ne sommes pas des terroristes"

L’ONG Peuple Sans Frontières, qui organise ce type de caravane depuis 2010, permet notamment aux migrants de rester groupés afin de se prémunir de tous les dangers qui jalonnent leur chemin, des cartels de drogue qui les kidnappent ou les tuent ou de certaines autorités publiques qui les rançonnent.

"Nous voulons dire au président des États-Unis que nous ne sommes pas des criminels, nous ne sommes pas des terroristes, qu'il nous donne la chance de vivre sans peur ", a déclaré l'une des organisatrices de la caravane, Irineo Mujica.

Heather Cronk, co-directrice de la campagne "Showing Up for Racial Justice", l'un des groupes de défense américains qui ont aidé la caravane et ses participants, s'est rendue à Tijuana pour soutenir les migrants dans cette dernière ligne droite. "Pour nous, tout cela concerne notre identité nationale", a-t-elle expliqué, soulignant que les États-Unis se sont construits par l’immigration et l’accueil.

Un enjeu politique pour Donald Trump

L’arrivée de cette caravane de migrants s’inscrit dans un contexte politique tendu pour Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l’immigration massive un élément central de sa campagne électorale et de sa politique d’immigration depuis son entrée à la Maison blanche.

En effet, après plusieurs défaites lors d’élections intermédiaires à l’automne dernier où des candidats démocrates ont vaincu des élus républicains, le socle électoral de Donald Trump est fragilisé. Pour les cadres du parti républicain, dont la majorité au Congrès est fortement menacée, il s’agit désormais mobiliser la base du parti.

Le président américain cherche donc à garder l'immigration au cœur du débat des élections de mi-mandat de novembre prochain. Dans un tweet la semaine dernière, Donald Trump a d’ailleurs juré "de ne pas laisser ces grandes caravanes de personnes dans notre pays". Il est également revenu à plusieurs reprises sur les questions d'immigration lors d'un rassemblement dans le Michigan samedi soir. "Si nous n'obtenons pas de sécurité frontalière, nous ferons fermer le pays", a-t-il déclaré.

Pour avoir droit à l'asile, les demandeurs comme Mario et Cecilia devront faire face à une procédure complexe. Ils doivent notamment prouver qu'ils ont été persécutés ou craignent d'être persécutés en raison de leur race, de leur religion, de leur nationalité, de leurs opinions politiques ou de leur appartenance à un groupe particulier.

Lundi soir, quatre enfants, trois femmes – les mères des enfants – et un jeune homme de 18 ans ont été autorisés à franchir la frontière et commencer les procédures de demande d’asile.

"D’un côté je suis très heureuse que cela commence enfin, que peut-être ils commenceront à nous faire entrer petit à petit", a déclaré Orfa Marin, une Hondurienne qui a pris la route avec ses trois enfants et son mari et qui espère pouvoir entrer aux États-Unis. "Mais de l’autre côté, nous devons attendre ici jusqu’à ce que ce soit notre tour. Cela pourra prendre des jours."

Jules Béraud