VIDEO. Chômage : quand le ministre du Travail voit tout en rose

Mardi, le nombre de demandeurs d’emploi a atteint un nouveau record. “Il y a une augmentation sur l’ensemble du trimestre de 9.000 demandeurs d’emplois. C’est la plus faible augmentation depuis 2011. J’y vois un signe encourageant”, a réagi François Rebsamen. Une manière étrangement positive de voir les choses dont le ministère du Travail est coutumier. L’Oeil du 20h s’est plongé dans les archives des communiqués de presse concernant l’emploi pour s’en apercevoir.

Toujours regarder le bon côté

Lundi, le ministère a par exemple vu en ce début d’année 2015 “une phase d’amélioration de la tendance”. Certes le nombre de chômeurs a baissé en janvier, mais il a bien augmenté en février et en mars de 28 200 demandeurs d’emploi. Rebelote en octobre 2014, le chômage augmentait de 0,8 %. Le communiqué officiel évoquait pourtant “une hausse plus limitée pour les jeunes et les plus âgés”, tout en omettant de préciser que le nombre de chômeurs seniors avait augmenté.

Autre exemple : en juin 2014, le chômage avait augmenté de 0,3 %, soit 9.400 demandeurs d’emploi de plus en un mois. Le ministère écrivait pourtant que “les efforts du gouvernement [avaient] permis de contenir la progression”. Pourtant, dans les médias, François Rebsamen a pris l’habitude de tenir un discours beaucoup plus réaliste. Au téléphone, le service de presse du ministre le confirme : il y a bien d’une part le communiqué écrit, institutionnel, et d’autre part l’exercice médiatique. Pas de double langage jure-t-on... parole de communicant.

VIDEO. Fessenheim : quand EDF minimise un incident

Début mars, la plus ancienne centrale nucléaire de France faisait encore parler d’elle. EDF, exploitant à Fessenheim, communiquait sur un incident mineur, “un défaut d’étanchéité”, qui aurait touché l’un des réacteurs. Problème :  l’entreprise a minimisé ce qu’il s’est passé. L’Oeil du 20h a voulu en savoir plus sur ce qu’il s’est passé.

Une inondation de 100m3 d’eau

En réalité, ce n’est pas une défaut d’étanchéité, mais bien une importante fuite d’eau liée à une fissuration dans la tuyauterie qui a obligé l’un des réacteurs de Fessenheim de s’arrêter. C’est en tout cas le constat dressé par l’Autorité de Sécurité Nucléaire (ASN) quelques jours après l’incident. Le président du gendarme du nucléaire, Pierre-Franck Chevet, a même d’ailleurs jugé devant l’Assemblée nationale que la gestion de cet incident par EDF avait été “inadmissible”.

VIDEO. Quand le PCF prônait l’immigration zéro

Pierre Laurent voit rouge. “Je suis scandalisé”, a lâché le Premier secrétaire du parti communiste sur le plateau des quatre vérités. En cause : les déclaration de François Hollande qui comparait le discours de Marine Le Pen à “un tract du Parti communiste des années 70”. Selon Pierre Laurent, son parti n’a jamais rien eu à voir avec les positions du FN. Pourtant, l’Oeil du 20h a remarqué qu’en matière d’immigration, le secrétaire national du PCF a la mémoire un peu sélective.

Quand Georges Marchais dit "non" à l’immigration

Pour comprendre l’évolution du discours du parti d’extrême-gauche, il faut se plonger dans ses tracts, conservés soigneusement aux archives départementales de Seine-Saint-Denis. Et si l’on s’en tient aux années 70, Pierre Laurent a des raisons d’être scandalisé. A cette époque, les revendications sont claires : travailleurs français et travailleurs immigrés, même combat contre le patronat.

Mais à l'orée des années 80, changement de ton et changement de discours. Pour contrer le Parti socialiste, Georges Marchais amorce un virage à droite sur la question de l’immigration.A la tribune des meetings, mais aussi dans les tracts du parti, le leader du PCF s’oppose à toute nouvelle immigration, légale et clandestine. Une ligne toujours d'actualité au début des années 90 comme en témoigne un tract que nous avons pu consulter. Pierre Laurent aurait-il fait table rase des discours de son prédécesseur ?

VIDEO. Mais dans quelle langue parle l’Education nationale ?

Il y a deux semaines, l’Education Nationale publiait ses nouveaux programmes scolaires.  Dès septembre 2016, les 188 pages régiront les savoirs que devront maîtriser les élèves du CP à la troisième. Et la promesse est claire : les nouveaux textes seront “plus simples et plus lisibles”. Pourtant, l’Oeil du 20h a remarqué que la pédagogie ne semble pas être la première qualité des pédagogues du ministère.

Penser l’apprentissage de manière “spiralaire” et “curriculaire” !

Avant de pouvoir appliquer les nouvelles directives du conseil supérieur des programmes, encore faudrait-il les comprendre. A la rubrique “Questionner le monde” - qui s’adresse aux enseignants de classe de CP, CE1 et CE2 - il est recommandé d’appliquer des apprentissages pensés de manière “spiralaire et curriculaire”.

Pour les disciplines sportives, l’imagination est aussi au pouvoir. Pour définir le fait de courir, les nouveaux programmes préfèrent ainsi l’idée de “créer de la vitesse”. Même chose pour la nage en piscine désignée comme un déplacement “de façon autonome dans un milieu aquatique profond standardisé”. Plus simples et plus lisibles les nouveaux programmes ? Pas si sûr donc.

VIDEO. Sur Facebook, le gouvernement redouterait il la critique ?

Pour parler aux jeunes, le gouvernement s’est mis aux réseaux sociaux. Depuis septembre, il a ouvert une page Facebook. Les règles du jeu sont claires : c’est “un espace de dialogue et d’échanges respectueux”. Mais que se passe-t-il si les commentaires prennent un tour plus critique ?

Mardi dernier, les communicants du gouvernement ont posté sur Facebook un VRAI/FAUX. Avec ce document, leur objectif est simple : démonter certaines idées reçues sur la loi sur le renseignement, très critiquée ces dernières semaines.

Erreur ou censure ?

Il faut croire que cela a fonctionné puisque dans les premières heures de l’opération, une large majorité d’internautes a salué l’initiative du gouvernement. Mais dans le même temps, des messages critiques ou relayant des articles questionnant le VRAI/FAUX officiel ont été supprimés.

Erreur ou censure ? Le service d’information du gouvernement reconnaît que certains messages ont été supprimés par erreur : “un excès de zèle” de son prestataire chargé d’assurer la modération des commentaires.

VIDEO. Lucien Degauchy : le député à la veste jaune

A l’Assemblée nationale, les séances de questions au gouvernement du mardi et du mercredi sont l’occasion pour les députés d'interpeller les ministres sur leur politique. Mais puisque ces séances sont retransmises en direct à la télévision, c’est aussi le bon moment pour montrer à leurs électeurs qu’ils sont bien présents dans l’hémicycle. Et à ce petit jeu là, certains ont des techniques qui ont fait leurs preuves. Lucien Degauchy, député UMP de l'Oise, par exemple. .

Le canari qui change de nid

Comment ce député est-il passé maître dans l’art d’apparaître à l'écran ? Tout d'abord, Lucien Degauchy se fait remarquer par son style vestimentaire. Le député porte systématiquement une veste jaune, séance après séance, en hiver comme au printemps. Une manière de se distinguer dans une assemblée où les costumes sombres dominent les débats.

Autre tactique : vêtu de jaune, donc, le député n'hésite pas à changer de place. Il se déplace pendant la séance pour s’installer à côté du parlementaire qui prend la parole et sur lequel vont se braquer les caméras de l'Assemblée.

VIDEO. Manuel Valls, le maire en colère et son mégaphone

Le salon des maires d'île de France  a reçu la visite d’un invité de marque ce mardi. Le Premier ministre Manuel Valls est allé à la rencontre des élus avec un objectif : rassurer ces derniers sur la baisse des dotations de l’Etat. Il faut dire que certains édiles sont plutôt remontés. Rassemblés dans le collectif des “Maires en colère”, ils étaient bien décidés à le faire savoir au chef du gouvernement.

L'affaire du mégaphone

Parmi ces maires, il y en avait un plus visible que les autres. Philippe Brillaut, maire UMP du Chesnay dans les Yvelines, s’était équipé d’un mégaphone. Problème : au moment d’interpeller Manuel Valls, le service d’ordre du salon des maires lui avait retiré. L’édile, qui demandait à récupérer son porte-voix, s’est finalement vu raccompagner vers la sortie après une demi-heure de négociations.

VIDEO. Echange terrain contre emplois : le drôle de deal d’un maire breton

A Plouvien dans le Finistère, certains ont cru à une blague. Le 1er avril dernier, des habitants ont changé d’adresse, sans pour autant déménager. Vingt hectares de terrain ont été transférés à la commune voisine pour permettre la construction d’une nouvelle usine et la création de 70 emplois. Malgré tout, le projet est mis à mal par la justice. L’Oeil du 20h s’est rendu sur place pour comprendre la situation.

Loi littoral, urbanisme et vice de forme

Dans le village, les emplois se trouvent dans une laiterie industrielle qui emploie 300 personnes. Et comme les affaires marchent bien, le site doit s’agrandir. Problème : même si le village se trouve à 15 kilomètres de la mer, il est soumis à la loi littoral à cause d’une petite rivière d’eau salée qui passe sur son territoire. Et si on respecte cette loi, pas d'extension possible.

Pour contourner le problème, le maire a donc décidé de céder à sa ville voisine le terrain qui borde la rivière. 70 emplois allaient être créés. Mais c'était sans compter une ultime décision de justice qui remet tout en cause...

VIDEO. Pour changer d’auto-école, malgré la loi, on continue à payer

Pour les candidats au permis de conduire, la loi Hamon est, sur le papier, une bonne nouvelle. “Nous allons faire [...] interdire les frais que vous facture parfois une auto-école quand vous en changez”, annonçait alors l’ancien ministre qui a donné son nom à la loi. Pourtant, plus d’un an après son vote, le texte n’est toujours pas appliqué. L’Œil du 20h s’en est aperçu en testant plusieurs auto-écoles.

Un décret qui n’est pas publié

De 90 euros à 250 euros, ce sont les prix annoncés par les agences testées pour le transfert d’un dossier. Et elles auraient tort de ne pas l’appliquer puisqu’en réalité, malgré la loi, elles le font en toute légalité. En effet, le décret qui doit mettre en application cette partie de la loi n’a toujours pas été publié un an après son vote. Pas de décret, pas d’obligation : CQFD.

VIDEO. Contrôleurs aériens : une grève politique ?

Les contrôleurs du ciel sont des travailleurs de l’ombre. Ils n'apparaissent que rarement à la télévision et le plus souvent, c’est lorsqu’ils se mettent en grève. Comme aujourd'hui, par exemple : un préavis de leur part et c'est près de la moitié des vols qui sont annulés. Mais quelle est la raison de leur colère ? L’Œil du 20h a passé leur préavis de grève au crible.

Une grève plus politique que revendicative

Ils sont 4.000 fonctionnaires à gérer le trafic des 8.500 avions qui survolent chaque jour notre pays. Une grande responsabilité, qui donne accès à des avantages comme le fait de pouvoir partir à la retraite un peu plus tôt que la moyenne des Français, 57 ans aujourd'hui.

Et l’âge de départ à la retraite, c’est justement là que ça coince. A partir de 2022, les aiguilleurs devront prendre leur retraite à 59 ans. Impossible de revenir là-dessus. Ils ont donc décidé de se mettre en grève pour discuter des modalités de changement. Voila pour la revendication sociale. Mais la première raison de la grève est purement  politique. En tête de ses revendications, le syndicat des aiguilleurs du ciel demande tout simplement une place à la table des négociations avec l'Etat.