VIDEO. Agnès Saal : des taxis de l’INA à “un poste lambda”

Agnès Saal, l’ex-présidente de l’INA, a récemment démissionné de son poste après les révélations sur l’affaire de ses factures de taxis. Selon nos confrère du journal Le Monde, la fonctionnaire a trouvé un nouveau poste au ministère de la Culture. Elle est devenue “chargée de mission sur les questions de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences”. L’Oeil du 20h s’est demandé si ce nouveau poste valait promotion ou bien sanction.

Un “placard” qui n la procédure disciplinaire

Concernant les fonctionnaires, la procédure est claire : malgré sa démission, Agnès Saal devait retrouver un poste. De la bouche même de sa ministre de tutelle, Fleur Pellerin, cette nomination à “un poste lambda” n’a d’ailleurs rien de la promotion. C’est ce que prévoit le code de la fonction publique. Rien d’autre. Et la ministre de la Culture d’assurer que l’ex-présidente de l’INA devra s’expliquer devant un conseil de discipline sur le dossier de ses notes de taxis.

Patronne de l’INA pendant un an, Agnès Saal disposait d’un véhicule de fonction avec chauffeur. Pourtant, cale ne l’a pas empêchée de dépenser près de 41.000 euros de courses de taxi, tous aux frais du service public. 266 trajets les week-end et jours fériés pour environ 7850 euros. Et surtout, 204 courses effectuées par son fils pour un montant de 6700 euros.

Nota bene : depuis la diffusion de ce sujet le 21 mai 2015, le parquet de Créteil a ouvert une enquête pour "détournement de fonds publics aggravé". Voilà pourquoi, cette information ne figure pas dans le commentaire du reportage.

VIDEO. Départementales : comment la gauche a négocié sa victoire dans le Gard

Parfois en politique, il faut savoir en profiter tant qu’on est désiré. Alexandre Pissas, élu dans le Gard lors des dernières élections départementales, l’a bien compris. Le maire de Tresques a beau avoir été exclu du PS et s’être présenté en binôme avec une candidate de droite, il a finalement voté pour que le socialiste Denis Bouad devienne président du conseil. Pour cela, la gauche gardoise a dû lui accorder des concessions. L’Oeil du 20h est allé à la rencontre des acteurs de cette partie de poker menteur.

Un titre taillé sur mesure

Pour s’attirer les faveurs d’Alexandre Pissas, gauche et droite ont chacune fait leurs propositions au faiseur de roi. Au petit jeu des enchères politiques, l’élu s’est plutôt bien débrouillé. Outre le poste de numéro deux du département, les socialistes gardois lui ont accordé la présidence de la Semiga, un bailleur social, la présidence des pompiers du département et un siège au conseil d’administration du CHU de Nîmes.

Il est également devenu président délégué du plus gros bailleur social du département, Habitat du Gard. Il a d’ailleurs fallu créer spécialement le titre pour le lui offrir. Seule manière pour la gauche d’éviter la vague UMP qui lui a ravi 27 départements au niveau national.

VIDEO. Combien de grévistes contre la réforme du collège ?

Combien de professeurs faisaient la grève ce mardi ? 50% selon le principal syndicat de l’enseignement. Un peu plus de 23% du côté le ministère. Deux sources, deux résultats qui varient du simple au double. L’Oeil du 20h a voulu décrypter cette bataille des chiffres.

Chacun sa méthode

Ministère et syndicat, chacun choisit sa méthode de calcul. Le ministère de l’Education Nationale recense le nombre de grévistes et le compare au nombre total de professeurs dans chaque collège. Les syndicats, de leur côté, comptent le même nombre de grévistes mais le comparent à notre chiffre, celui des enseignants qui devaient faire cours aujourd’hui. Et seulement eux.

Exemple dans un collège qui emploie 100 professeurs, mais où seulement 50 d’entre-eux avaient cours ce mardi. 25 enseignants ont fait grève ce matin.  Avec sa méthode de calcul, le ministère affichera seulement 25% de grévistes quand le syndicat pourra - lui - en revendiquer 50% !  Deux méthodes de calculs, deux discours. CQFD.

VIDEO. A l’Assemblée, un PS très discret sur le cas Sylvie Andrieux

Des bancs de l'Assemblée à celui des accusés. Sylvie Andrieux, députée des Bouches-du-Rhône, ancienne membre du groupe PS désormais sans étiquette, a été condamnée en appel pour une affaire de détournement de fonds publics en septembre dernier.

Si elle est peu présente à l’Assemblée, Sylvie Andrieux n'est-elle pas restée fidèle à son ancien parti ? En passant au crible les scrutins auxquels elle a participé, l’Oeil du 20h s’est aperçu que, depuis un an, la députée a constamment voté en faveur du gouvernement. Qu'il s'agisse de la loi sur le renseignement au vote de confiance à Manuel Valls. Pas très rancunière, donc.

Un rempart contre le FN

Est-ce parce que les ténors du PS à l’Assemblée se sont faits plutôts discrets sur le cas Andrieux ? Bruno Le Roux, le président du groupe socialiste, n’a pas appelé à sa démission de l'élue marseillaise contraitement à Thomas Thévenoud. L'éphémère secrétaire d'Etat atteint de "phobie administrative", exclu lui aussi du groupePS, n'a pourtant jamais été poursuivi en justice.

Le départ de Sylvie Andrieux de l’hémicycle ne serait pas sans conséquence. Une législative partielle risquerait d'ouvrir un boulevard au FN. Lors de l’élection de 2012, la députée avait battu son adversaire frontiste de seulement quelques centaines de voix et depuis, le Front National a pris la mairie d'arrondissement.

VIDEO. Cinéma : les petits secrets des contrats d’acteurs

Au cinéma, il y a ce que l’on voit sur l’écran, et tout ce qu’on ne voit jamais. Pourtant, de la première prise au tapis rouge, tout est écrit d’avance noir sur blanc... sur les contrats. Cachets, avantages et caprices de stars, l’Oeil du 20h s’est plongé dans les petits secrets du grand écran. Aussi étonnant que cela puisse paraître, certains contrats signés entre les acteurs et les productions sont publics.

Du monospace aux vitres fumées au Segway sur le plateau

Car si les contrats d’acteurs leurs donnent des obligations, c’est surtout la garantie écrite pour eux de mener une vie de star pendant le tournage. Voyager dans les meilleures conditions, seulement sur “Air France, en première classe” ou dans un monospace “de haute catégorie avec vitres fumées” faisait par exemple partie des demandes de Vanessa Paradis sur le tournage de “L’Arnacoeur”.

Mais les contrats comportent aussi parfois des demandes plus inattendues. C’est le cas par exemple de Vincent Cassel pour son film “La Belle et la Bête”. Sur le tournage, la production avait dû mettre à la disposition de l’acteur un Segway, ce drôle de véhicule électrique à deux roues qui vaut 10.000 euros pièce.

VIDEO. Quand François Hollande dénonçait la dictature de Fidel Castro

François Hollande a-t-il toujours été prêt à serrer la main de Fidel Castro ? Pas sûr. Les dernières images officielles du président français qui rencontre le leader de la Révolution cubaine cachent en réalité une contradiction pas si ancienne que ça. L’Oeil du 20h a rembobiné ses archives jusqu’en 2003.

Le Premier secrétaire du PS “n’excuse pas le régime castriste”

En 2003, le président de la République était alors Premier secrétaire du Parti socialiste. A Cuba, Fidel Castro réprime et emprisonne ses opposants politiques. François Hollande écrit alors une tribune au vitriol dans les colonnes du Nouvel Observateur.

Lors de sa visite officielle, François Hollande ne s’est pas exprimé publiquement sur le dossier des droits de l’Homme. Pourtant, encore aujourd’hui, il y aurait beaucoup à dire selon Reporters Sans Frontières. Trois journalistes sont actuellement emprisonnés dans les geôles cubaines parce que leurs écrits ne plaisent pas au pouvoir.

VIDEO. Optimisation fiscale : Renault ne cale pas sur le Crédit Impôt Recherche

Le crédit impôt recherche (CIR) repose sur une règle simple : plus une entreprise embauche de chercheurs et dépense de frais de recherches, plus elle bénéficie d’une ristourne d’impôt. Pourtant, l’Oeil du 20h a découvert que Renault, malgré un investissement en recherche en constante baisse depuis 2011, touche toujours autant de crédit d’impôt.

Les poupées russes de l’optimisation fiscale ?

Cette ristourne fiscale est calculée sur les frais de recherche d’une entreprise. Mais l’Etat a fixé un plafond : 100 millions d’euros par entité. Au-delà de cette somme dépensée dans l’innovation, la société ne reçoit quasiment plus de crédit d’impôt supplémentaire. Alors pour ne jamais dépasser le plafond, Renault ventile ses dépenses dans ses filiales, dont trois auraient été activées spécialement pour l’occasion. Pour l’entreprise, c’est le jackpot. Rien qu’en 2013, le constructeur automobile aurait ainsi économisé près de 40 millions d’euros d’impôt selon nos calculs. 40 millions en moins dans les caisses de l’Etat…

VIDEO. Pascaline Bongo : un train de vie à crédit ?

Quel est le point commun entre un Jet privé, des pots de crème glacée et Jermaine Jackson ? Cela ne saute pas aux yeux, mais ce sont les éléments du train de vie de millionnaire de l’une des héritières les plus riches d’Afrique : Pascaline Bongo, fille de l’ancien leader du Gabon, Omar Bongo. L’Oeil du 20h a enquêté sur les factures de la présidence du Gabon.

Concierge de luxe et note de plusieurs millions d’euros de billets d’avion

A Paris, Franck Zacaria, un concierge de luxe, était chargé de faire les courses de celle qui était alors directrice de cabinet de son père. Fleurs par brassées, grosses berlines, meubles sur mesure, le super intendant a expédié par avion des centaines de containers de Paris à Libreville. Pascaline Bongo était pour lui une cliente en or jusqu’en 2013. Etait, car depuis cette date, le concierge affirme ne plus être payé. Pascaline Bongo lui devrait 500.000 € selon lui.

Sur les factures, une adresse tout ce qu'il y a de plus officiel, celle de la présidence gabonaise. La fille d’Omar Bongo n’aurait-elle pas confondu le carnet de chèque de son pays avec le sien ? La question se pose notamment s'agissant de plusieurs factures de billets d'avion. Des vols - effectués parfois en compagnie de stars du showbiz - dont les destinations semblent moins diplomatiques que touristiques.

VIDEO. Pour sa campagne, Alain Juppé va chercher de l’argent à New-York

De passage à New York la semaine passée, Alain Juppé n’a pas joué aux touristes. Le maire de Bordeaux était venu participer à une levée de fonds pour la construction du futur musée du vin qu’il veut installer dans sa ville. Mais le candidat à la primaire UMP pour l’élection présidentielle en a également profité pour rencontrer quelques généreux expatriés installés outre-atlantique. C’est ce que l’Oeil du 20h a pu constater.

Rencontres discrètes pour financement politique

Deux autres repas étaient en effet inscrits à l’agenda de l’ancien Premier ministre pour son passage aux Etats-Unis. L’un d’eux s’est déroulé au Rainbow Room, un très chic restaurant installé dans le Rockfeller Center. Et sur les cartons d’invitation, pas de surprise : il s’agissait bien de “financer la campagne” dans un cadre “intime et convivial”.

Parmi les invités se trouvait notamment Yves-André Istel, un banquier d'affaires. Devant la caméra, ce donateur n’a pas été très bavard. Il faut dire que pendant le déjeuner, Alain Juppé avait passé une consigne… de discrétion.

VIDEO. Quand la Lufthansa fiche ses employés

A la Lufthansa, on tient à jour des listes sur les vols, sur les passagers, mais aussi sur les informations privées de ses salariés. Août 2013, au Terminal 1 de l’aéroport de Roissy, Franck Bonnot, un délégué syndical, trouve par hasard un document rédigé par son supérieur hiérarchique. L’Oeil du 20h a pu le consulter. On y découvre des commentaires personnels concernant les 150 employés de l’escale française de l’entreprise allemande. Problème : ce type de fichage est un délit.

Commentaires déplacés, orientations politiques et situation familiale

Sur les cinq pages manuscrites en allemand, une salariée est décrite comme “un peu élimée, mais ok”, l’un de ses collègue est “mauvais, bête, inutilisable” et considéré comme “la léthargie personnifiée, paresseux, en fait insupportable”. Face à chaque noms sont également indiquées les orientations syndicales ou politiques. L’un est un “mauvais exemple” et “a participé à la grève”, l’autre a “une attitude profondément socialiste”.

Tout y est consigné, jusqu’à la vie privée des salariés. Une employée a un “mari indien” et “est en congé parental indéterminé”. Une autre est “célibataire depuis des années” et l’une de ses collègues a “enfant handicapé”. L’un des salariés, malade du SIDA, voit son nom accolé à la mention “VIH depuis 2004, près de la fin”. La compagnie aérienne