VIDEO. Front national : le militant modèle devenu délinquant ?

Adrien Desport prétendait combattre l’insécurité. Et selon l’élu FN de Mitry-Mory, en Seine-et-Marne, dans sa ville, il y avait du travail. Agressions, vandalisme, incendies, il était toujours prêt à réagir. Une récente nuit d’avril est d’ailleurs venue le conforter dans ses positions alors que treize véhicules étaient incendiés dans sa commune. Problème : il est accusé par une jeune adhérente de son parti d'y avoir mis le feu. Mis en garde à vue mercredi, il a reconnu les faits et est maintenant en détention provisoire. L’Oeil du 20h a enquêté.

Un élève modèle du nouveau Front national

Jusque là, Adrien Desport n’avait pourtant fait parler de lui qu’en bien au parti de Marine Le Pen. Un reportage de la télévision locale de 2013 le montre en plein tractage, élève modèle des nouvelles méthodes du Front national mises en place par le vice-président Florian Philippot.

Elu de Seine-et-Marne, responsable Internet dans son département, engagé depuis plusieurs années, il avait même reçu la médaille d’honneur de son parti en 2014. Un belle ascension pour un militant de moins de trente ans.

VIDEO. Les T-shirts Made in Bangladesh des partis politiques français

Il existe un thème qui fait l’unanimité au sein de tous les partis politiques : la défense de l’industrie française. Mais quand les partis politiques rhabillent leurs militants, priviligient-ils le made in France ? Pas si sûr…

Des militants Made in Bangladesh ou Marocco

L’Oeil du 20h a fait le tour des boutiques des formations politiques et le constat est sans appel : tous les t-shirt sont produits au Bangladesh, des Républicains au Parti socialiste en passant par Europe-Ecologie-Les-Verts et l’UDI. Seul le Front national fait exception à la règle. En effet, ses T-shirt sont produits… au Maroc. Huit partis, huit T-shirts vendus en moyenne 10 euros et pas de chance pour le Made in France, les partis politiques font comme les consommateurs : ils achètent low cost.

VIDEO. Manuel Valls : du rendez-vous officiel à la soirée en famille

Si beaucoup de choses ont déjà été dites sur le passage à Berlin ce week-end de Manuel Valls lors de la finale de la Ligue des Champions, il semblerait que l’affaire ait encore des informations à livrer. Mardi, BFMTV révélait que deux des fils du Premier ministre avaient accompagné leur père dans la capitale allemande pour assister au match. Et selon nos informations, les enfants du Premier ministre ont également profité samedi matin de l’avion qui partait de Paris pour rejoindre Manuel Valls dans la Vienne.

Non pas deux, mais trois voyages

En tout, le Falcon 2000 du gouvernement a en effet effectué trois voyages ce samedi. Le premier de Paris à Poitiers pour venir chercher Manuel Valls, puis un aller-retour à Berlin. Dans chacun de ces vols, deux places étaient réservées aux fils de de l’ex-maire d’Evry. Une nouvelle plutôt embarrassante alors que l’aller-retour entre la France et l’Allemagne a coûté environ 19.000 euros selon nos estimations .

VIDEO. Manuel Valls à Berlin : voyage privé ou déplacement officiel ?

Le week-end de Manuel Valls était chargé… et sportif. Présent au Congrès du PS à Poitiers où il a tenu un discours, le Premier ministre s’est également rendu à Berlin samedi soir pour assister à la finale de la Ligue des Champions de football. Dimanche matin, il était de retour dans la Vienne, le tout grâce au Falcon 2000 de la flotte officielle du gouvernement. Mais combien a coûté cet aller-retour express ? 19.000 euros selon les estimations de l’Oeil du 20h qui a mené l’enquête.

La fine frontière entre public et privé

Pour justifier ces trajets, Manuel Valls a répété tout le week-end un argument : il avait rendez-vous avec Michel Platini, le président de l’UEFA et potentiel futur président de la FIFA. A Berlin, Manuel Valls a donc joint l’utile à l’agréable. Problème : cette réunion stratégique sur l’Euro 2016 n’apparaît pas dans l’agenda officiel du Premier ministre. A-t-elle été improvisée ? Matignon confirme qu’elle a bien eu lieu.

Ce voyage devait-il être payé par l’argent public ? Selon le député René Dosière, spécialiste de la dépense publique, cela ne fait pas de doute puisqu’il s’agit d’un voyage officiel. Mais, la règle change si le Premier ministre se déplace pour des raisons personnelles. Et parfois, la limite entre le privé et le public est difficile à établir. Dimanche, Manuel Valls a par exemple à nouveau pris le Falcon 2000 pour rentrer de Poitiers et assister à un évènement qui n’avait rien de politique : la finale hommes de Roland Garros.

VIDEO. Quand le Koweït censure les photos des manuels du lycée français

Tous les manuels scolaires utilisés dans les groupes scolaires français sont identiques ! Tous ? En réalité, pas tout à fait. L’Œil du 20h s’est aperçu qu’il pouvait y avoir certaines exceptions. Dans les manuels scolaires du lycée français de Koweït City, le gouvernement local a en effet caché des images considérées comme contraires à la morale du pays.

Tableaux, animaux et organes génitaux

L’Œil du 20h a ainsi pu constater qu’en ouvrant les manuels de sciences naturelles de 4e du lycée français, les organes reproducteurs féminins étaient systématiquement cachés au feutre noir. Leurs équivalents masculins ne subissent pourtant pas le même sort.

Et la censure ne s’arrête pas aux manuels de SVT : l’histoire et les œuvres d’arts sont également concernées. Les tableaux de La Liberté guidant le peuple de Delacroix et de La Vérité amène la République et l’Abondance, de Nicolas de Courteille, sont elles aussi cachées par des rectangles rouges. Le problème : ils montrent des femmes seins nus.

VIDEO. Le FN a-t-il fait baisser l’impôt dans ses villes ?

Entre les deux tours des élections municipales de 2014, Marine Le Pen avait dégainé une promesse choc : “toutes les villes que nous dirigerons feront baisser les impôts. C’est une mesure urgente compte-tenu de la situation”. Un an après, l’Oeil du 20h a décidé de faire le bilan. En réalité, sur les neuf communes où la municipalité frontiste a voté son budget, cinq n’ont pas touché aux impôts locaux.

“Ca doit être notre objectif”

Entre la patronne du FN et les élus de terrain, la définition de l’urgence ne semble pas être la même. A Fréjus, le maire David Rachline n’a pas baissé les impôts et accuse ses prédécesseurs de lui avoir laissé une ville bien trop endettée. A Cogolin, Marc-Etienne Lansade a préféré recruter douze personnes dans la police municipale. Et les édiles d’assurer : les impôts baisseront... mais pas tout de suite.

Quatre autres communes FN ont baissé les impôts. Mais là, c’est l’ampleur limitée du changement qui laisse certains perplexes. A Villers-Cotterêts, dans l’Aisne, le recul de la taxe d’habitation se traduit par une baisse de seulement quelques euros par an par habitant. Une décision critiquée par l’opposition locale qui dénonce parallèlement l’augmentation des tarifs de cantine pour les habitants les plus démunis.

Nota Bene : Notez que l'orthographe de Mantes-la-Ville contient une faute dans ce reportage à 30'. Nos excuses pour cette erreur que nous corrigeons.

VIDEO. Congrès des Républicains : ce que les caméras du parti n’ont pas montré

Pour le lancement des Républicains, le congrès de samedi devait répondre à deux mots d'ordre : "sobriété" – scandale Bygmalion oblige – et "unité" – primaire oblige. Question image : les organisateurs avaient donc tout prévu. C'est le parti qui a fourni les images officielles de l'événement aux chaînes de télévision. Un bon moyen d’éviter de montrer ce qui n'était pas dans la ligne politique du mouvement ? L’œil du 20h était là pour le vérifier.

Huées et chaises vides

Si Nicolas Sarkozy a prôné le rassemblement, tous les militants ne semblaient pas du même avis. Certains ont par exemple ostensiblement hué l’ancien Premier ministre François Fillon, allant jusqu’à le qualifier de “traître". Des mouvements d'humeur qui ont échappé aux caméras de l'ex-UMP…

Autre problème pour les Républicains, la foule de militants était plus clairsemée que prévu. Mais là encore, la réalisation maison du congrès des Républicains n’a montré que ce qu’elle voulait. En réalité, le fond de la salle était complètement vide, tout comme l’énorme tente en extérieur sous laquelle étaient diffusés les discours des ténors des Républicains.

VIDEO. Quand les parlementaires font des extras

Que font les députés et les sénateurs quand ils ne siègent dans l'hémicycle ? En tant que parlementaires, ils ont aussi pour mission de contrôler ou de participer à des commissions dites extra-parlementaires. Et l'activité ne manque pas : CNIL, Conseil Supérieur des Programmes (dont on a beaucoup entendu parler ces dernières semaines), on compte très exactement 193 organismes, hauts conseils et autres conseils supérieurs. L'Oeil du 20h a voulu en savoir plus.

Pour la transparence, on repassera

Premier constat : il n'est pas facile de savoir si les parlementaires sont assidus. L’Oeil du 20h a contacté toutes les administrations en charge des commissions extra-parlementaires, mais n’a recueilli que 11% de réponse à ses questions sur la présence effective des élus. Parmi les parlementaires les moins assidus, Patrick Hetzel. Membre depuis 2012 du Haut Conseil à l’Evaluation de l’Enseignement Supérieur, l'élu ne s’y est jamais rendu.

Certains de ces organismes publics rémunèrent leurs membres, sénateurs et députés compris. Depuis 2013, la loi oblige les parlementaires à publier les indemnités qu'ils perçoivent dans le cadre de ces activités. Pour un siège de commissaire à la CNIL, cela représente entre 8000 et 10 000 euros par an. Mais tous les parlementaires ont-ils conscience de cette obligation imposée par les lois sur la transparence de la vie publique ?

VIDEO. Quand les députés édulcorent un rapport sur les dirigeants africains

Si les cahiers d’écoliers en regorgent, les jeux des différences sont plus rares dans les travaux parlementaires. Pourtant, c’est bien à cette activité qu’a pu s’adonner l’Oeil du 20h en consultant un récent rapport de la commission des Affaires étrangères. Les 200 pages publiées officiellement le 6 mai dernier sur la stabilité et le développement en Afrique francophone sont en effet sensiblement différentes du texte qui était prévu initialement. L’Oeil du 20h se l’est procuré.

Les citations gênantes retirées

Par exemple, dès l’introduction, la version initiale pointe “les velléités de quelques autocrates de se maintenir au pouvoir”. Pourtant, dans le rapport final, le qualificatif “autocrate” s’est transformé en “chefs d’Etat”. Pas tout à fait le même sens. Deuxième différence notable : un passage qui sous-entend que le Tchad a tenté de déstabiliser ses voisins a tout bonnement disparu dans  la version officielle.

finalafrique

La palme du Typp-Ex revient aux chapitres qui concernent le Cameroun. Dans la version initiale, le pays y est décrit comme “un régime illégitime”, avec “une politique de corruption”. Pas de concession non plus pour son président Paul Biya, qui “se maintient dans des conditions de transparence peu rigoureuses”. Quatre pages au vitriol qui elles aussi ont été complètement retirées.

Ici la version du rapport du 9 avril 2015

Version du 9 avril 2015 du rapport sur la stabilité et le développement en Afrique francophone

VIDEO. Arnaud Montebourg, l’insaisissable revenant du Mont Beuvray

Dans l’agenda de Arnaud Montebourg, ce rendez-vous est un rituel. Chaque lundi de Pentecôte, l’ex-ministre du Redressement productif gravit les pentes du Mont Beuvray entourés de ses supporters et de dizaines de journalistes. Mais cette année, le pèlerinage politique s’est transformé en partie de cache-cache. Pour le vérifier, l’Oeil du 20h a mis ses chaussures de marche.

Ce lundi, au pied du Mont Beuvray, les habitués étaient bien là. Des journalistes, des députés frondeurs, comme Christian Paul, et surtout des supporters d’Arnaud Montebourg impatients de croiser leur idole. Mais cette année, pas d’ancien ministre à l’horizon au départ de l’ascension.

Caché dans la forêt, il ne veut plus parler

Finalement, l’ancien membre du gouvernement est bel et bien sorti du bois. Barbe de trois jours et sac de randonnée, il a fait l’ascension en solitaire et pris un chemin de traverse pour éviter la presse. Officiellement Arnaud Montebourg ne fait plus de politique, mais cela ne l’a pas empêché de répondre à quelques questions de journalistes.

Difficile exercice que de ne pas répondre aux questions tout en y répondant quand même un peu. Et si la nouvelle communication d’Arnaud Montebourg, c’était désormais l’image mais sans le son ?