VIDEO. Quand le Medef s'alarme du nombre de suicides chez les petits patrons


Interrogé sur le plateau de BFM Business au lendemain de l'intervention de François Hollande sur TF1, le numéro deux du MEDEF, Geoffroy Roux de Bézieux cite un chiffre qu'il a lu dans la presse : “il y a un patron de PME qui se suicide tous les deux jours” en France. L’Oeil du 20h a bien cherché et n’a tout bonnement pas trouvé l’existence d'une statistique dans les bases de données officielles.

Alors, d'où vient ce chiffre ? D'un observatoire basé à Montpellier, spécialisé dans l'étude de la santé des patrons de PME. Amarok, c'est son nom, a été fondé en 2009. Problème : le chiffre cité par Geoffroy Roux de Bézieux n’est qu’une évaluation basée sur une étude de l'INSERM, une étude incomplète et surtout vieille de huit ans. Olivier Torrès, le directeur d'Amarok, nous a expliqué comment il est arrivé à cette estimation reprise par le MEDEF… et de nombreux titres de presse.

VIDEO. Grands stades : ce très cher Euro 2016


En juin 2016, la France accueillera l'Euro. Pour cette occasion, rien n'est trop beau. Presque tous les stades où se joueront les 51 matches de la compétition ont été rénovés, voire entièrement reconstruits. Coût total de l’opération : 1,7 milliard d’euros. Mais comment a-t-on financé tout cela à Bordeaux ou à Marseille ? Pour le comprendre, l’Oeil du 20h est allé voir sur le terrain... de football évidemment.

A Marseille, le Vélodrome a bien changé. Au programme de sa rénovation, l’agrandissement des tribunes et la création d’un immense toit pour se protéger du Mistral. De son côté, la ville de Bordeaux va se doter d’un tout nouveau stade de 42 000 places au lieu des 35 000 sièges du stade Chaban-Delmas. Mais pour pouvoir se payer ces stades, les deux villes ont choisi de faire appel aux ressources financières d’entreprises privées et ont signé ce qu'on appelle un partenariat public-privé. Avec un risque : celui que les stades coûtent plus cher pour les finances locales que ce qui est officiellement annoncé dans la presse.

VIDEO. Quand Jean-Claude Juncker enquête… sur les années Juncker


Dans une carrière politique, il faut parfois savoir changer de casquette. Prenons Jean-Claude Juncker, par exemple. En juillet dernier, le nouveau patron de la commission européenne prenait l’engagement devant le Parlement de combattre “l’évasion et la fraude fiscale”. Mais aujourd'hui, certains dossiers fiscaux luxembourgeois lui reviennent comme des boomerangs.

Depuis quelques mois, les limiers de la Commission européenne enquêtent sur les accords fiscaux conclus entre des multinationales du monde entier et le Luxembourg dans les années 2000. Dans leur viseur notamment, une convention signée en 2003 entre le fisc du Grand-Duché et le géant américain Amazon. Et à l’époque, c’est Jean-Claude Juncker qui dirigeait le pays et qui n'ignorait rien de ces accords.

A l'heure où la commission Européenne met la pression sur le Luxembourg pour plus de transparence fiscale, pas facile pour l'actuel patron de l'Europe de faire oublier l'ancien Premier ministre du Grand-Duché…

VIDEO. Quand l'Assemblée annule 130 millions d'économies...


Quelques jours avant chaque élection, c'est la même histoire. Chaque Français reçoit dans sa boîte au lettres des dizaines de prospectus : les programmes des candidats. C'est la Loi et c'est le contribuable qui paie les enveloppes et les timbres. Cout pour les finances publiques : 130 millions d’euros pour les prochaines régionales et cantonales.

Pour faire des économies le gouvernement a donc eu une idée : supprimer l'envoi de “cette propagande électorale” sous forme papier pour les prochaines élections dans le budget 2015. Mais a-t-il réussi à faire passer cette réforme comme une lettre à la poste ? Pas vraiment. L’Oeil du 20h s’est aperçu que sur cette idée, le gouvernement avait fait l’unanimité… contre lui. Même les écologistes et les membres de la majorité présents dans l’hémicycle ont voté contre le projet.

VIDEO. Florange : que sont devenus les ouvriers des hauts fourneaux ?


Pendant deux ans, la France entière à assisté à leur lente agonie. Un soir de novembre 2012, la mort des derniers hauts fourneaux de Lorraine étaient actée par leur exploitant, le groupe franco-indien ArcelorMittal. Au programme : ni nationalisation, ni reprise, les ouvriers sont désespérés. En quatorze mois de combat, les métallos lorrains sont passés par tous les états avec une peur : le chômage. A l’époque, France 2 avait suivi Alain Hartenstein, un ouvrier qui ne donnait pas cher de sa peau.

A l’époque, le président du groupe ArcelorMittal avait néanmoins pris des engagements écrits envers l’Etat français. Ses principales promesses : pas de chômage pour les 629 ouvriers et 180 millions d’euros d’investissement à Florange. Deux ans plus tard, L’Oeil du 20h est retourné dans la région avec une question en tête : l’ancien employeur a-t-il fait ce qu’il avait écrit ?

VIDEO. L'écotaxe abandonnée, Ecomouv poursuit pourtant ses activités


Le 9 octobre dernier, Ségolène Royal mettait l’écotaxe sur une voie de garage. La ministre de l’Environnement annonçait le report sine die de la réforme, en d’autres termes, son abandon. Problème : certains n’ont visiblement pas eu l’information. Mercredi matin, l’équipe de l’Oeil du 20h a appelé la société Ecomouv qui était chargée de gérer les 180 portiques-écotaxe. L’entreprise annonce que l’Etat n’a toujours pas mis formellement fin au contrat.

Sur le terrain, cet état de fait donne lieu à des évènements cocasses. Mardi, Ecomouv a réparé un portique sur l’autoroute A20, près de Châteauroux. Coût de l’opération : 50.000 euros dépensés pour un portique censé collecter une taxe qui n’existera jamais. Au siège de l’entreprise à Paris, des salariés témoignent de réunions organisées pour ne rien se dire.

Mais alors pourquoi Ecomouv fait-elle encore tourner une système promis à l’abandon ? La raison est simple : si l’entreprise ne le fait pas, elle se met en faute et peut donner à l’Etat un argument juridique pour mettre fin à leur accord. Un accord dont l’Etat ne sait toujours pas comment il va réussir à se défaire. D’après Bercy, ce dernier pourrait devoir verser quelques 850 millions d’euros à l’entreprise en cas de rupture. Plutôt cher payé pour une taxe abandonnée avant même d’avoir existé.

VIDEO. Quand le gouvernement voulait supprimer les petites taxes


Pour alléger et simplifier la fiscalité des entreprises, François Hollande et le gouvernement relaient le même engagement depuis janvier dernier : une modernisation du système et une diminution du nombre de taxes. Dans le viseur de l’exécutif, on trouve notamment des dizaines de petites taxes “complexes et de faible rendement”, selon Manuel Valls. Mais de quelles taxes parle le gouvernement et sont-elles vraiment amenées à disparaître ?

La France compte une centaine de taxes qui ne rapportent que très peu aux caisses de l’Etat. C’est ce que le gouvernement appelle un “mauvais rendement”. Par exemple, la taxe sur les machines automatiques de jeux, comme le flipper, rapporte cinq euros par machines par ans, mais coûte aussi quand les agents de l’Etat se déplacent pour contrôler les vignettes des commerçants.

En avril dernier au Sénat, le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert, formulait une promesse chiffrée pour remettre un peu d’ordre dans tout ces prélèvements : un milliard d’euros de prélèvements en moins. Six mois plus tard, et alors que les parlementaires discutent toujours du budget, la promesse est-elle tenue ?

VIDEO. 126 préfets invisibles... mais pour quoi faire ?


Il y a en France plus de 250 préfets, mais seule la moitié d'entre eux est affectée en préfecture. Que font les autres ? En juillet dernier, la Cour des comptes s'interrogeait sur la gestion du corps préfectoral, estimant que certaines réformes sont nécessaires. L'Oeil du 20h a voulu en savoir plus.

Première suprise, nous avons constaté que certaines nominations de préfets sont très politiques. Michel Vauzelle, député et actuel président de la région PACA, ou encore Brice Hortefeux, ancien ministre et député européen, ont la particularité d'avoir été promus préfets sans jamais avoir exercé en préfecture. Certains de ces préfets invisibles ne sont donc pas des anonymes.

Comment expliquer ces nominations ? Quels avantages confèrent-elles en termes de rémunération ou de retraite ?

VIDEO. Quand Eric Zemmour dérape sur les chiffres de l'immigration

Depuis début octobre, un livre s’arrache dans les librairies : Le suicide français de Eric Zemmour. Selon son éditeur, 5.000 exemplaires sont vendus chaque jour. Sur Internet, il est en tête des ventes sur Amazon.

Mais si ce livre se penche surtout sur l’Histoire contemporaine de la France, lorsqu’il est sur les plateaux, le journaliste parle très souvent d’un autre sujet : l’immigration et ses chiffres. L’Oeil du 20h a voulu en savoir plus.

Depuis deux ans, le journaliste cite notamment une étude de l’Insee qui expliquerait selon lui que la France compte douze millions d’étrangers. Ce chiffre comme d’autres, L’Oeil du 20h est allé les vérifier auprès de la Direction des études démographiques de l’Insee.

VIDEO. Ecotaxe : pas facile de faire payer les autoroutes


Depuis la semaine dernière, pour compenser l’abandon de l’écotaxe, Ségolene Royal n’a qu’une idée en tête : piocher l’argent dans la poche des sociétés autoroutières. Mais taxer les profits de ces géants de la route, ce n’est pas si facile, comme le montre L’Oeil du 20h.

Au gouvernement, Michel Sapin est d’ailleurs assez pessimiste. Il faut dire que le ministre des Finances et des Comptes publics sait quels contrats l’Etat a signés en 2006 avec les concessionnaires, comme Eiffage, Vinci ou l’espagnol Abertis.

Sur ces documents figure toujours le même article qui empêche l’Etat de prendre trop d’initiatives. Il stipule que si les autorités imposent une nouvelle taxe aux sociétés d’autoroutes, des compensations pourront être enclenchées. Principales possibilité : permettre aux sociétés d’exploiter ces autoroutes plus longtemps que prévu ou augmenter le prix des péages.