VIDEO. Relocalisation : un échec du Redressement productif ?


Visiter des usines qui avaient quitté la Chine pour revenir en France, c’était le petit plaisir d’Arnaud Montebourg. La fonderie Loiselet, les jouets Meccano, les sous-vêtements Eminence, c’est autant d’entreprises à qui l’ancien ministre du Redressement productif aurait distribué des médailles de civisme industriel.

Il faut dire que pour motiver ces entreprises à revenir dans l’Hexagone, le gouvernement s’était fortement mobilisé. Il avait notamment mis en place plusieurs aides à la relocalisation et un site internet dédié au nom évocateur : Colbert 2.0.

Problème : cinq mois après la visite d’Arnaud Montebourg et malgré les sept millions de crédit d’impôt qui lui ont été offerts, la fonderie Loiselet … a déposé le bilan. Un échec qui a poussé l’Oeil du 20h à refaire un tour par les entreprises montrées en exemple par l’ancien ministre du Made in France.

VIDEO. Grenoble : plus verte la ville ?

Le jour de sa victoire aux élections municipales, Eric Piolle se félicitait devant ses partisans. “Nous sommes des pionniers, nous avons inventé quelque chose de nouveau et les Grenoblois nous ont entendu”, avait alors lancé l'écologiste.

Sa campagne, il l’avait basée sur 120 promesses : retirer les panneaux publicitaires des rues de la ville, lutter contre la pollution lumineuse ou, dans un registre plus anecdotique, expérimenter l'utilisation d'animaux pour le ramassage d'ordures...

Plusieurs promesses symboliques, comme la baisse des indemnités des élus, la réduction du nombre de voitures de fonction à dispositions des adjoints élus, ont bien été tenues. Mais qu'en est-il des dossiers plus difficiles ou plus sensibles comme celui de la sécurité ou de la lutte contre la pollution atmosphérique ? Sept mois plus tard, la vie dans la préfecture de l’Isère est-elle plus verte ? L’Oeil du 20h a voulu le vérifier.

VIDEO. Emploi des handicapés : l’Etat hors-la-loi ?


Pour s’en souvenir, il faut de la mémoire. En juillet 1987, la France adoptait une grande loi sur le handicap. La règle est simple : chaque entreprise ou administration de plus de 20 personnes doit embaucher 6% de travailleurs handicapés. Près de trente ans plus tard, et à l’occasion de la semaine de l’emploi des handicapés, l’Oeil du 20h a cherché à savoir si l’Etat respectait la règle qu’il avait fixé.

Il faut dire que selon un rapport officiel, le bilan n’est pas brillant. Les personnes handicapées ne représentent que 3,56% des effectifs de la fonction publique. Certains ministères jouent le jeu, comme celui des Affaires sociales, l’Ecologie ou la Défense.

D’autres, sont loin du compte : la Culture (4,5%), la Justice (3,75%) et surtout l’Education nationale (2,16%). Un constat qui ne semble pas beaucoup émouvoir Ségolène Neuville, la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapés.

VIDEO. Sénat : cet absentéisme qui ne se voit pas

Gérard Larcher n'a pas regardé le 20h de lundi, mais depuis, le président du Sénat en a entendu parler. Interrogé mardi matin par un auditeur de France Inter, Gérard Larcher a livré son diagnostic sur l’absentéisme chronique des sénateurs en commission. Et surtout, il a réaffirmé sa volonté de lutter contre l’absence des élus dans l'hémicycle.

Il faut dire que de ce côté-là, au Palais du Luxembourg, il y a quelques réformes à prévoir. Une procédure - le vote de groupe - permet aux sénateurs de ne pas avoir à se déplacer dans l'hémicycle pour voter. Un parlementaire peut donc voter à la place de dizaines de ses collègues. Voilà comment, dans les comptes-rendus officiels, l’hémicycle est réputé plein, alors qu’en réalité, il est quasiment vide.

VIDEO. Absentéisme : le Sénat et ses “emplois fictifs”

“Certains sénateurs se sont installés dans une situation d’emploi fictif”. Au Palais du Luxembourg, la récente pique de la sénatrice PS Catherine Tasca n’est pas passée inaperçue. Mais l'ancienne ministre n’a dévoilé aucun nom. L’Oeil du 20h a donc voulu vérifier ses propos.

Pour cela, notre équipe a récupéré les données officielles de l'activité de chacun des sénateurs. ces données ont été compilées par le site NosSénateurs.fr. Premier constat : l’activité d’un certain nombre d’élus pose question. Pour en juger, nous avons retenu un critère : leur présence en commission, ces réunions où les sénateurs préparent la loi. Y assister est théoriquement obligatoire, mais visiblement, cela ne suffit pas.

Nous avons décidé d’aller à la rencontre de ces sénateurs de gauche et de droite qui brillent par leur absence. Non sans difficultés.

VIDEO. Tribunal de Tulle : une réouverture politique ?


Pour Christiane Taubira, il a été difficile de redessiner la carte judiciaire sans se faire taxer de favoritisme. Et pour cause, la ville de Tulle, chère au coeur de François Hollande, est concernée par la réouverture de son tribunal de grande instance, fermé en 2010 par Rachida Dati. “Il n’a jamais été question de la part du président, du Premier ministre ou de moi-même de décider d’un régime d’exception pour la ville de Tulle”, déclarait la Garde des Sceaux devant l’Assemblée nationale en novembre 2012.

Le retour d’un tribunal de grande instance était pourtant une promesse qu’avait faite François Hollande à son fief électoral. Christiane Taubira a-t-elle exaucé un vœu présidentiel ou a-t-elle réouvert un tribunal injustement fermé ? L’Oeil du 20h a mis son nez dans ce dossier que la ministre de la Justice assure avoir géré en toute objectivité.

VIDEO. Quand les politiques trouvent du travail pour les chômeurs

Quand on est sans emploi, croiser la route d’un président de la République en exercice, ça peut aider à en retrouver un. Surtout quand c’est sur un plateau télé. Dernier épisode en date, celui de Joëlle Mediavilla. Au chômage depuis deux ans, cette mère de famille a interpellé François Hollande sur le plateau de TF1, il y a un peu moins d’une semaine. Et si Pôle Emploi n’a jamais rien pu pour elle, ses douze minutes de débat face au président lui ont apporté plus qu’une simple photo souvenir. Elle a depuis obtenu un CDD de six mois dans un cabinet d’huissier en région parisienne.

Alors, l’Oeil du 20h s'est posé une question : l'histoire de Joëlle Mediavilla est-elle totalement inédite ? Plongée dans les archives de ces quatre dernières années.

VIDEO. Quand le Medef s'alarme du nombre de suicides chez les petits patrons


Interrogé sur le plateau de BFM Business au lendemain de l'intervention de François Hollande sur TF1, le numéro deux du MEDEF, Geoffroy Roux de Bézieux cite un chiffre qu'il a lu dans la presse : “il y a un patron de PME qui se suicide tous les deux jours” en France. L’Oeil du 20h a bien cherché et n’a tout bonnement pas trouvé l’existence d'une statistique dans les bases de données officielles.

Alors, d'où vient ce chiffre ? D'un observatoire basé à Montpellier, spécialisé dans l'étude de la santé des patrons de PME. Amarok, c'est son nom, a été fondé en 2009. Problème : le chiffre cité par Geoffroy Roux de Bézieux n’est qu’une évaluation basée sur une étude de l'INSERM, une étude incomplète et surtout vieille de huit ans. Olivier Torrès, le directeur d'Amarok, nous a expliqué comment il est arrivé à cette estimation reprise par le MEDEF… et de nombreux titres de presse.

VIDEO. Grands stades : ce très cher Euro 2016


En juin 2016, la France accueillera l'Euro. Pour cette occasion, rien n'est trop beau. Presque tous les stades où se joueront les 51 matches de la compétition ont été rénovés, voire entièrement reconstruits. Coût total de l’opération : 1,7 milliard d’euros. Mais comment a-t-on financé tout cela à Bordeaux ou à Marseille ? Pour le comprendre, l’Oeil du 20h est allé voir sur le terrain... de football évidemment.

A Marseille, le Vélodrome a bien changé. Au programme de sa rénovation, l’agrandissement des tribunes et la création d’un immense toit pour se protéger du Mistral. De son côté, la ville de Bordeaux va se doter d’un tout nouveau stade de 42 000 places au lieu des 35 000 sièges du stade Chaban-Delmas. Mais pour pouvoir se payer ces stades, les deux villes ont choisi de faire appel aux ressources financières d’entreprises privées et ont signé ce qu'on appelle un partenariat public-privé. Avec un risque : celui que les stades coûtent plus cher pour les finances locales que ce qui est officiellement annoncé dans la presse.

VIDEO. Quand Jean-Claude Juncker enquête… sur les années Juncker


Dans une carrière politique, il faut parfois savoir changer de casquette. Prenons Jean-Claude Juncker, par exemple. En juillet dernier, le nouveau patron de la commission européenne prenait l’engagement devant le Parlement de combattre “l’évasion et la fraude fiscale”. Mais aujourd'hui, certains dossiers fiscaux luxembourgeois lui reviennent comme des boomerangs.

Depuis quelques mois, les limiers de la Commission européenne enquêtent sur les accords fiscaux conclus entre des multinationales du monde entier et le Luxembourg dans les années 2000. Dans leur viseur notamment, une convention signée en 2003 entre le fisc du Grand-Duché et le géant américain Amazon. Et à l’époque, c’est Jean-Claude Juncker qui dirigeait le pays et qui n'ignorait rien de ces accords.

A l'heure où la commission Européenne met la pression sur le Luxembourg pour plus de transparence fiscale, pas facile pour l'actuel patron de l'Europe de faire oublier l'ancien Premier ministre du Grand-Duché…