22 Oct

Mon programme détente en Franche-Comté

 Se mettre au vert, c’est une activité nécessaire de temps en temps pour recharger les batteries.

J’avais decidé de partir en voyage dans la nature, sur des terres que je méconnaissais, comme d’autres en Franche comté et apparement je ne suis pas la seule. Cette Terre c’est la Haute-Saône.

J’avais entendu qu’on la nomait la Haute patate. Je ne trouvais pas ce petit nom très flatteur, j’avais décidé de rendre justice à cette zone dans laquelle j’allais méclater !

Après avoir repéré les meilleures activités pour m’oxygener, tout en douceur,  avoir contacté tous mes hôtes, rassemblé mes affaires dont une paire de jumelles pour explorer la nature, c’est parti pour la Haute-saône, et j’ai la patate !

IMG_5667  C’est parti ! IMG_5195

 

Découverte d’un joyau d’architecture : la Chapelle de Ronchamp

 Ronchamp est un lieu étonnant. Ce village de moins de 3000 habitants s’observe depuis une colline qui a été repéré il y a fort longtemps par ses habitants. Les premiers habitants, des gaulois, s’y sont installés au 9eme siècle.

 Elle a également été choisi par le célèbre architecture franco suisse Le Corbusier pour y construire une chapelle qui n’a rien de commun. La Chapelle de Notre-dame du Haut. Le bien nommée !

 Mais qu’a t-elle d’orignal, me demanderez-vous ? Et bien, aucun de ses murs n’a d’angle droit ! A l’époque, au milieu du 20eme siècle, l’idée semble farfelue. Et aujourd’hui, elle surprend toujours !

Même si le site a un aspect religieux, – des soeurs clarisse de Besançon vivent sur place, au monastère sainte-claire où elles reçoivent des voyageurs. elles ont quitté la ville pour la tranquillité de la colline de Ronchamp, et son esprit – il s’agit surtout d’un lieu de visite et d’accueil ou s’est mis en place un esprit de partage et d’hospitalité comme avec cette petite maison en contrebas de la Chapelle destinée à héberger les voyageurs ou tout simplement les visiteurs venus passer un moment au calme quelques jours. Comme je le faisais plus brièvement ce jour-là.

 

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Le lieu est inspirant, l’équipe qui découvre la bâtiment est surprise par l’aspect innatendu de son style et ses courbes rondes.

C’est une curiosité que je vous invite à connaître ou redécouvrir ne serait-ce que le temps d’une escapade de quelques heures.

 

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Même si il pleut et que Loïc notre réalisateur est converti en porte parapluie pour protéger nos cameras !!!

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Je n’ai pas été surprise de voir qu’elle jouissait d’une côte de popularité élevée dans les guides touristiques puisque nous avons croisé le chemin de bon nombre de touristes européens, asiatiques ou américains dès l’ouverture du site.

Il y a aussi une association qui oeuvre à la préservation du site et de cet esprit de partage. Elle est présidé par Jean-Jacques Viriot, un archictecte et fin connaisseur d’arts avec qui j’échange ce jour-là

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Les cabanes de Julien à Belfahy

 Se mettre au vert, c’est prendre soin de soi.

Julien a transformé l’exploitation familiale où jadis son père avait inventé la première remontée mécanique de la région en un lieu d’accueil où les curieux font étape pour profiter des charmes d’une cabane perchée dans les arbres comme habitation.

Il y a dans les cabanes de Julien tout ce qu’il faut pour se chouchouter. Le confort d’une chambre classique, avec l’odeur du bois en plus et même, un jacuzzi ! Julien me donne les clés de la cabane au lynx. :) Je regrettais de ne pas pouvoir en profiter moi aussi ! Manque de peau, j’avais oublié mon maillot …. J’ai pris quelques photos pour vous

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Le jacuzzi est juste à côté de la porte d’entrée. Vous voyez ?

Je me suis consolais près du chien de la maison. Un magnifique beauceron au sang mêlé qui avait exactement le même regard que la chienne de ma famille quand j’étais enfant … Partir a été un crève-coeur !

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Mais heureusement, j’allais retrouver d’autres animaux à Mélisey…

“L’accueil paysan” une autre vision de la ferme au moulin Begeot

Tout en m’apaisant, ce voyage m’emmenait au contact de personnes engagées. J’aimais particulièrement ces rencontres.

Annelies s’est installée en haute-Saone il y a 20 ans. Avant, elle était au Pays Bas. Un coup de Coeur pour la nature, le calme et l’humilité des habitants de cette terre pourtant si généreuse l’a faite déposer ses valises ici ; au moulin Begeot 

Elle a eu plusieurs vies avant, dont une vie sur un péniche, et c’est d’ailleurs par les canaux qu’Annelies a découvert la france et la region bourguignonne voisine.  

Dans sa ferme, sorte de ferme du Bonheur, les paons vivent en liberté avec les chats qui se pavannent d’un côté à l’autre de la route qui sépare la demeure d’Annelies et sa famille et la camping installé sur le terrain où les ânes et les chèvres vivent, tantôt dans l’étable, tantôt en liberté. 

Un grand sentiment de liberté se transmet de sourire en sourire.

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Le ballon de Servance : un ballon protégé

Le ballon de Servance est un ballon comtois des haut-Vosges qui culmine à plus de 1200 mètres d’altitude, superbement préservé et entretenu par des amoureux de la nature comme Sébastien !

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L’escape game, une découverte pleine de jeu !

Que ceux qui n’aiment pas jouer lèvent la main ! Je crois que vous êtes peu nombreux… A Belfort, je me suis amusée dans un escape game, un jeu d’évasion grandeur nature imaginé par Victoria et son époux, deux ingénieurs qui ont inventé les énigmes eux-même ! Le but à la clé du bastion ? Enfermés dans la tour 27 des fortifications belfortaines (oui oui, ici même, dans ce lieu historique) l’équipe de joueurs dispose d’une heure pour résoudre une énigmes à l’aide d’indices cachés dans la pièce. Il s’agit d’un jeu de logique. C’est tout bonnement génial ! Nous, nous devions retrouver les plans de la ville que Vauban ce cher ingénieur constructeur avait égaré. Et nous avons réussi, en étant juste 3 dans l’équipe !

Ce qui est une petite prouesse, nous a dit Victoria :)

Dans la tour de Victoria, il y a 3 salles. Je n’en ai fait qu’une, alors j’y retournerai pour essayer de me challenger sur les autres !!!

Je vous le conseille, j’ai beaucoup ri !

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BISOUS et à bientôt !!!!!

 

 

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15 Oct

Survol au dessus de la Bourgogne … Une vue du ciel !

Ce périple, entrecoupé de rayons de soleil, allait débuter tout en légèreté… dans les airs. Et je m’en réjouissais, car de tous, c’est bien mon élément préféré !

Youpi donc, c’est une emission dans laquelle on va s’aérer, et je suis surexcitée car je me suis concoctée un programme EX-TRA !

Première découverte : se balader avec des faucons à Bibracte

Là, c’était carrément deux plaisirs pour le prix d’un. Trois en réalité, vous allez vite comprendre pourquoi.

Tout d’abord, le tournage débutait à Bibracte. Haut-lieu de notre histoire, le lieux même où Vercingétorix s’est fait chef des gaulois pour affronter Jules César. Là-bas, depuis 2007, des fouilles archéologiques ont été entreprises et les chercheurs ne cessent de découvrir des vestiges de notre passé. C’est incroyable, personnellement, cela me bluffe totalement !

D’ailleurs lorsque nous arrivons sur les hauteurs du site, lors de notre cheminement en voiture, entre 2 coups d’yeux sur le tableau de bord de la voiture qui indique une température à 1 chiffre, j’aperçois les pelles mécaniques en pleine oeuvre. Ce n’est pas l’envie qui me manque de faire un saut pour aller fouiner. Seulement, le temps presse. Car nous sommes attendus

Par des drôles d’oiseaux ! Au nombre de 4 ! Maud et Julien, un couple de fauconnier. Et un second couple ; deux oiseaux, deux sublimes faucons impatients d’aller se balader.

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Maud et Julien font équipe dans la vie comme dans leur activité professionnelle. Leur fauconnerie est un quelque sorte un autre de leurs enfants. A la Comelle, ils proposent des balades découverte avec leurs oiseaux, qui parfois viennent se poser sur notre bras, parfois choisissent le confort d’une branche.

Maud a eu une première vie avant de se lancer ; elle était artiste plasticienne. Mais lorsque son chemin a croisé celui de Julien, le réveil a été immédiat. Désormais elle chouchoute des dizaines d’oiseaux qu’elle nourrit et canalise avec des pattes de poussins (une partie de leur repas, oui oui !) lorsqu’ils faut les faire revenir. Ce qui n’est pas toujours facile !

J’ai passé un moment délicieux avec eux deux et avec l’équipe. Après cette balade dans le Morvan, qui mêle histoire et découverte de l’animal, nous sommes allées à leur fauconnerie, qui est aussi leur maison.

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Et Pierre, le réalisateur de l’émission, appréciait tout autant. Un tantinet troubadour vous ne trouvez pas ?

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Ca tourne !!!

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Voler à Darois : THE experience

La route continue sur une piste… du tarmac avant d’être celle des airs. Bruno Ducreux est pilote, voltigeur, réparateur et chef d’entreprise qui dirige une centaine de travailleurs à l’aéro restauration service de Darois.

C’est un lieu exceptionnel, qui juxte l’aérodrome. Allez y faire un tour, cela vaut le détour croyez-moi ! Dans des hangars grands comme un marché dans les Halles d’une ville de taille moyenne, tiens, disons celle de Dijon, sont entreposés des avions. Des biplans à 99%, vous savez, ces avions avec des ailes superposées ?! Ce sont les avions de collection, pour la plupart. Avec des hélices, comme dans les films ! En tout cas c’est la réaction que j’ai en les voyant.

Certains employés soudent, d’autres poncent, d’autres fabriquent des plans, et Bruno passent des dizaines d’heures sur internet, entre autres choses, pour trouver les bonnes pièces pour réparer un avion qui peut dater de 1930. Depuis plusieurs années, l’armée marocaine confie a Bruno l’entretien, la réparation et la maintenance de sa flotte d’avion.

Lorsque je suis dans le hangar, le second qui se trouve à l’abri des regards, je tombe nez à nez avec un avion aux ailes relevées, d’un bleu éclatant, magnifique, avec des milliers de rivets qui me font penser à une oeuvre d’art. C’est un peu cela pour moi, le travail de Bruno. Je suis à la fois captivée et portée par l’énergie de ce lieu vibrant qui raconte la passion de chacun des employé en un coup d’oeil.

Des collectionneurs du monde entier font confiance à cet équipage, certains avions coûtent jusqu’à 2 millions d’euros. Quelques-uns d’entre eux ont une histoire folle, ont été trouvé en lambeaux pendant la 1ere guerre mondiale et ont été totalement remis à neuf ici.

Je craque particulièrement sur un Lerd. Année de fabrication : 1929.

J’embarque à bord. Moi et toute ma reconnaissance pour Bruno, qui m’emmène en balade. Vous le voyez dans l’émission, je pare mon costume d’aventurière de l’ancien temps et je plonge avec délice dans son monde, haut dans le ciel

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L’équipe est aussi totalement fascinée, n’est-ce pas, Pierre !? (Oui, un autre, au son cette fois-ci!)

 

Mon escapade continue et sur le trajet j’aperçois d’autre pirates de l’air. Comme à montforgueil ou à l’aéroport de Chalon. Ici, je m’initie à la soufflerie ! Quoi, vous ne connaissez pas ? Jetez donc un coup d’oeil !

L’idée c’est de décoller du sol grâce à un air pulsé à 160 kilomètres/heure, et de voler dans un tube de Plexiglas de 6 mètres de haut et de 2 ou 3 mètres de largeur. C’est juste génial !

Pour les informations pratiques je vous laisse vous renseigner par ici. Sachez que le vol dure 1 minute, c’est exactement le temps du saut en parachute : descendre 6000 mètres d’altitude en 1 minute.

Cette fois-ci, je ne me suis pas sentie l’âme bien veillante pour m’y essayer mais une autre fois, accompagnée de cette merveilleuse équipe qui a pour certains 30 000 sauts au compteur, je me jetterai de l’avion.

J’en ai vu le faire et ça donne ça

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et une équipe motivée !

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J’avais tout de même envie de m’envoler à l’air libre, et sans moteur. Il me restait une solution : la montgolfière

Je prenais les routes de Remigny pour rejoindre Pierre, (encore un!) Il m’offre un voyage dans les airs avec son ballon. J’avais envie de parler avec lui de l’origine, des frères Montgolfier, du premier vol depuis le village d’Annonay en Ardèche, puis cette fabuleuse histoire du vol du roi… Toute l’histoire de la montgolfière est passionnante.

Je survole nos magnifique vignobles, ces paysages graphiques tout recherchés, sur notre passage, les yeux son rivés sur le ballon multicolore

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10 Oct

En Franche-Comté : le tricot, c’est toute une histoire

Je vais vous raconter cette fois-ci la merveilleuse histoire du tricot ! Je vous le dis d’emblée ; il s’agit là d’un défi presque aussi grand que gravir la via Ferrata d’Ornans (confère mon périple au coeur de la Vallée de la Loue du dimanche 1er octobre)

Oui, aussi vertigineux pour moi qui ne sais pas recoudre le dernier bouton tombé de ma veste préférée, et pour qui la tenue de baguettes fait forcément référence à un repas asiatique ou aux délicieuses baguettes de pain que fait mon cher père.

Bref ; un saut dans l’inconnu dans lequel je me lance aujourd’hui, avec le début du tournage ce mardi.

Sous un ciel propice aux plus belles balades, je prends la direction du village de Villers Grélot, en voiture.

C’est dans un atelier de tissage et de feutrage que j’ai rendez-vous. Je vais rencontrer Agnès Guenin. A mon arrivée, je sais que je ne me suis pas trompée d’adresse car, depuis l’extérieur de la maison dont les murs sont pourtant en pierres, j’entends le métier à tisser. La tisserande que je vais rencontrer est à l’oeuvre.

J’observe la vitrine et vois toutes sortes d’objets en laine, des petits nounours (c’est sa marotte !), comme des chapeaux, son atelier en est également rempli.

Agnès m’accueille pieds nus, ou plutôt en chaussettes, c’est comme ça qu’elle est le plus à l’aise pour travailler avec les 6 pédales de son métier à tisser ! Un bien bel outil que je découvre pour la première fois !

J’ai une superbe photo à vous montrer que je vais ajouter dès que je peux ! Car là, c’est panne sèche…

Elle me confie qu’elle est l’une des 60 tisserandes en France à posséder un tel outil pour travailler, selon un récent sondage. Je suis très étonnée, et me dis également que le travail que nécessite son utilisation ne correspond pas à l’urgence de notre temps, où les choses vont vite ! Ce qui explique peut-être cela ?

Mais Agnès, à la cordeline, elle, n’est pas pressée. Elle ne se soumet pas non plus au diktat de la productivité à tout prix. Son travail se rapproche plutôt d’un artisanat d’art. Elle dit elle-même qu’elle fait « à l’envie », et lorsque je regarde sur le métier l’étole qu’elle est en train de créer, je me rends bien compte que même si elle le souhaitait, elle ne pourrait pas reproduire deux fois le même ouvrage à l’identique tant il y a de couleurs et de tissus différents !

L’équipe est fascinée, y compris Pierre, notre réalisateur, qui a fait ses emplettes pour Noël avant de repartir ! Il a craqué sur les chapeaux d’Agnès, des pièces qu’il compare à des oeuvres d’art !

Les photo arrivent !!! Et les vidéo aussi !

De mon côté, je repars avec une fleur que j’ai faite moi-même avec Agnès qui m’a transmis son savoir-faire du feutre ! Une technique très ludique et très agréable qui permet de rétrécir la laine. Pas comme lorsqu’on la passe à la machine à laver par erreur, non ! Mais de manière maîtrisée, pour en faire par exemple des petits chaussons pour bébé !

Et finalement, pour une sceptico-novice, je suis plutôt preneuse d’un autre cours, une autre fois.

Je file me coucher car demain, j’ai rendez-vous avec des Alpagas…

La ferme aux Lamas de Christelle et Patricia 

J’ignorais totalement que quelque part dans le Doubs, sur les hauteurs de Mamirolle, des personnes avaient eu l’idée d’élever des Lamas et des Alpagas pour la qualité de leur laine. Bien sûr, nous avons tous en tête que l’alpagas est une bonne laine. Mais aussi que ces animaux viennent d’Amérique du Sud, du Pérou ou du Mexique ! Que diable font-ils en Franche-Comté ?

Et bien le Doubs qui bénéficie d’un bon niveau d’ensoleillement est propice à leur épanouissement. L’altitude, qui va avec les degrés en négatif la nuit, satisfait aussi leurs conditions de vie.

Connaissez-vous la différences entre Lamas et Alpagas ? La laine d’alpagas est de meilleure qualité. Entendons-nous, cela ne veut pas dire qu’il faille délaisser le lamas, mais plutôt qu’avec l’Alpagas, on monte d’un cran avec une laine très adaptée pour la production textile par exemple.

Mais attention, l’un comme l’autre doit être jeune pour donner sa meilleure laine. Jusqu’à 1 an, Patricia et Christelle récoltent le nec plus ultra de leur animaux.

Un élément favorise également la qualité de la toison : la nourriture. En se nourrissant des verts pâturages, les camélidés donnent une meilleure laine que si leur repas était fabriqué industriellement avec des propriétés nutritionnelles moindres.

Et puis, regardez comme ils sont heureux dans leurs prés !

 

 

 

Enfin, ils et elles ! Les Lamas, ce sont des mâles. Les alpagas, des femelles. Et je peux vous dire qu’il y a une grande différence de comportement entre les mâles et les femelles. Ces messieurs sont calmes et dociles ; d’une compagnie agréable et douce. Contrairement à ces demoiselles qui sont agitées et largement plus caractérielles ! Et ne croyez pas que c’est seulement en présence des caméras et de l’équipe ! (amusée)

Que nenni ! Généralement, il est plus commode d’avoir des mâles si l’on tient à sa tranquillité. Il en va de même avec les juments ! Ou les chiens ! J’en ai fait l’expérience, je vous le dis de mon coeur, c’est mon conseil du jour !

Avec ces deux amies aux intérêts communs, j’apprends encore 2 choses qui me captivent.

Vous voulez savoir ?

Allez je suis sympa, je partage. Et bien sachez que le lamas ne se tond se sur la partie supérieure du ventre ! La croupe ou l’encolure ne donnent pas la même qualité de laine ! Idem pour les pattes ou sous le ventre. Alors là, la laine est carrément inexploitable.

J’étais surprise, et devrais chercher un peu plus loin si je veux savoir pourquoi un tel phénomènes, car les filles ne savent pas ! En revanche, elles m’apprennent une information bien utile ! Savez-vous comment l’aventure de l’élevage de Lamas a commencé pour Christelle ? Et bien figurez-vous qu’elle cherchait un animal pour aider son mari a débroussailler leur grande propriété. Au fil de ses recherches, elle découvre que le lamas est archi efficace en la matière : elle en embauche donc près d’une quinzaine ! :)

Sur cette vidéo, Patricia confirme

 

 

 

 

Sachez que la Ferme aux Lamas loue également des animaux pour entretenir vos jardins ! Véridique ! Allez donc voir par vous même !

Le mohair, reine de la laine

Pour sentir cette matière, sans laquelle ne tricot n’est pas, j’allais voir un second élevage d’un peu plus près. Des chèvres Angora qui vivent paisiblement dans la campagne de Lavans-Vuillafans !

Ce sont ces chèvres, qui ressemblent à des moutons à s’en méprendre!, ces chèvres donc qui donnent le mohair, une des laines les plus chères avec le cachemire. Comptez au moins 150 euros pour un pull. Fait main bien sûr ! Sinon, c’est que vous aurez loupé votre achat, si vous voyez ce que je veux dire !

Ces chèvres donc pâturent, comme les lamas, dans de belles étendues verdoyantes. Leur origine est plus su sud, en Turquie. L’Anatolie plus précisément. Et j’apprends qu’Angora, le doux nom qui leur a donné leur race, est un dérivé d’Ankara, d’où elles viennent.

Laure et Christelle sont belles soeurs et pendant que l’une se consacre plus à la traite des 300 autres chèvres laitières que la famille possèdent, l’autre, Laure donc, qui a craqué sur cette race bien spécifique il y a des années, s’occupe du cheptel de 20 bêtes. De la tonte tous les 3 mois, au nettoyage de la laine, à la sortie des animaux mais aussi au dessin et à la confection des pièces (pas seule mais elle y contribue bien largement), Laure inscrit sa patte dans l’activité familiale.

Avec elle, près de chats et non loin plus des vaches, je passe un bon moment ponctué de « maman, je peux aller jouer ? » c’est la sortie des classes et un de ses 6 enfants préfère manifestement s’entraîner au croquet qu’aller faire ses maths. Il part en courant dans la direction opposée de son chat qui, lui aussi, gambade dans cette joyeuse propriété.

Un café Tricot : quesaquo ?

Aujourd’hui, jeudi, je me rends dans LE lieu qui reste pour moi un concept vague, un terme creux : le café tricot. A Besançon, au milieu d’un supermaché et d’une boutique de prêt-à-porter se trouve La boîte à laine. Au 15 rue Xavier Marmier (je le sais, parce que c’est moi qui est rentré l’adresse dans le GPS)

Angélique a ouvert une boutique de vente de laine en 2014. Elle y entrepose avec goût et attention des milliers de pelotes de laine de qualité différentes, avec des couleurs à foison !

C’est beau. Lorsque l’on rentre, on a immédiatement envie de toucher.

Je suis surprise car je ne m’attends pas à me rendre dans une boutique, mais plutôt dans un café, dans lequel on tricoterait.

Oui je sais c’est un pas fantasmagorique mais c’est ce que mon imagination avait fabriqué. Manifestement, de toutes pièces.

Car l’activité de café tricot se situé au coeur du magasin, sur une table qui pouvait accueillir 6 personnes, 6 femmes en l’occurence, avec moi, ce jour-là.

Liliane, Maryse, Isa, Martine, Angélique et moi. Et puis Roméo ! C’est le chien de Maryse. Aussi souvent par terre que sur les genoux de madame.

En les joignant, je veux comprendre le plaisir qu’elles retirent à tricoter, ensemble, dans ce magasin. En réalité, je veux comprendre tout court pourquoi le tricot.

Toutes indiquent le plaisir qu’elles prennent à se retrouver. Le lien social se tisse en même temps que le tricot sur l’aiguille.

Elles évoquent aussi l’aspect thérapeutique du tricot. Tricoter leur permet de ne penser à rien, de se détendre, de stresser

Enfin, je fameux « faire soi-même ». L’anglicisme dirait plutôt « Do it yourself » (DIY). La satisfaction d’un objet confectionné par soi, à son goût et avec sa propre fantaisie. Les filles me disent qu’elles sont fières de pouvoir passer à la boutique pour montrer aux unes et aux autres un ouvrage terminé !

Ce qui est également important, c’est la notion de transmission ! Chacune apporte à l’autre sa technique et elles s’enrichissent mutuellement.

Prendre un moment pour soi est également apprécié de chacune. Couper du quotidien, des enfants ou petits-enfants, des conjoints. Et ainsi pouvoir parler librement. Aborder tous les sujets que l’on souhaite, sans autre tabou que l’autocensure

Et puis, évidemment, tricoter reste un bon passe-temps. Les points sont la plupart du temps accessibles et la technique permet alors de faire plusieurs activités ne même temps comme regarder la télévision en tricotant. Ou bien encore bavarder en tricotant !

Des tas de bonnes raisons qui ne me convaincront pas à m’y mettre, en tout cas ma maintenant même si certaines de mes copines en seraient ravies, mais qui les encourage TOUTES à donner du coeur à l’ouvrage, comme des milliers de tricoteurs en France qui s’y mettent à tous âges !

A tout vite pour de nouvelles aventures ! 😉

 

 

 

 

03 Oct

La Bourgogne à vélo est un long canal tranquille

Commençons par un petit point technique. Le canal de Bourgogne en chiffres c’est : 

242 kilomètres

189 écluses

Il fait la jonction entre 2 bassins : celui de la Seine et celui du Rhône.

Voilà qui est fait, personnellement, c’est avec ces précieux chiffres que j’ai réalisé l’ampleur de mon périple.

Pour le reste, le plaisir se mesure au feeling 😉 … regardez cette merveille, près de Tanlay …

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Pour cette escapade au fil de l’eau, il n’était pas question pour moi d’utiliser un véhicule motorisé. Je n’ai rien contre, d’ailleurs, j’adore le bruit d’un beau moteur de voiture, et suis une amatrice de vitesse. Mais assez parlé “chevaux”, revenons plutôt à nos moutons. (Héhé)

J’envisageais donc de vivre le voyage un peu autrement

J’avais vaguement entendu parlé d’écotourisme. Une sorte de voyage respectueux de notre environnement, avec » tout-le-temps-qu’on-veut-à-l’intérieur » pour profiter des beaux paysages alentours. 

 Il me fallait trouver un nouveau destrier. Et quitte à plonger dans la nouveauté, autant y aller franchement !

Plutôt qu’un vélo classique, déjà très pratique, pourquoi ne pas aller essayer un autre type de cyclo ? Allons jusqu’au bout de la démarche et tentons …. Le vélo électrique !

Point de départ donc, trouver la monture adaptée. 

C’est à Djon, à la boutique Cyclable que Xavier m’aiguille le mieux. Même si nos échanges débutent mal. Quand je l’appelle « chef », il objecte immédiatement un NON ferme en m’expliquant que dans cette boutique, il n’y a pas de patron !

Une fois que les barres sont mises sur les T et les points sur les I, il écoute mon projet attentivement et m’entraîne jusqu’à son plus beau vélo. 

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Bref briefing, je comprends les avantages d’un tel vélo. Plus cher à la location, comptez 35 euros/jour ( renseignez-vous sur le site ! ).

– Je peux choisir mon mode : électrique ou traditionnel ; sachez que si vous souhaitez pédaler à la force exclusive de vos mollets, vous pouvez !

– Il est autonome longtemps. La batterie peut tenir 24h. Pensez toutefois à le charger lors de vos étapes si vous voulez tenir la distance !

– Comme sur un vélo traditionnel vous pouvez embarquez deux sac chargés. Ce qui fait de lui un compagnon de route arrangeant.

– Enfin, élement à considérer doublement, avec lui, vous pourrez avoisiner les 30 kilomètres/heure ! Chose qui, personnellement, m’est impossible avec un vélo classique. Et ça, c’est ce qui m’a fait basculer vers ce choix.

Petit bémol, il en faut toujours dans une partition, le poids ! Le vélo pèse 22 kilo.

Petite parenthèse : le vélo que j’ai coûte 3000 euros à l’achat. C’est un vélo made in France (oui, parler anglais pour un vélo fabriqué en France est une aberration, mais on vit avec sa génération non ?)

Si vous souhaitez investir vous même pour vos déplacements, sachez que le gouvernement ou la région, c’est selon, participe à l’achat à hauteur de 200 euros. Renseignez-vous, c‘est là !

Après quelques tours de prise ne main sous le regard amusé de Xavier, je pars. Salut bien bas et démarrage en fanfare ! Oui, oui. Sous les regards des habitants du quartier qui regardent le tournage se dérouler paisiblement sous leurs yeux. ☺ Le monsieur au doigt levé, c’est Loïc, notre réalisateur.

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Amatrice en vélo électrique VS pro du vélo de course

Avant même de me lancer sur les routes à la découverte du canal et de ses trésors cachés, ce qui est le but ultime de mon voyage, je m’intéresse au vélo. J’allais tout de même passer un petit moment en balade avec lui ! 

Il se trouve que Dijon est une terre de cyclistes. Je ne peux que promouvoir son usage ! Alors hop, le lien vers l’ EVAD, la fédération dijonnaise.

Au coeur de la ville se trouve un vélodrome où des jeunes s’exercent tous les soirs avec leur entraîneur Mathieu, (oui oui, sans blague) à la course contre la montre. Le but, rouler de plus en plus vite en se lançant d’abord à la corde, zone appelée la “côte d’azur” pour s’élever peu à peu dans la pente ascendante et gagner en vitesse.

C’est très impressionnant ! Ce sont de vrais mordus et un bel esprit de défi, et c’est, non sans me vanner allégrement, qu’ils m’ont prêté un de leur vélo pour me guider sur leur piste. 

J’apprends que le vélo n’a pas de freins… j’attache mon casque solidement et en piste !

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Alors qu’ils prennent de la vitesse, personnellement, je ne suis pas sortie de la Côte d’Azur

La petite anecdote rigolote, c’est qu’ après m’avoir expliqué que tout se passe très bien, et qu’ils ne se cassent jamais la figure, ils sont tous tombés les uns après les autres….. ce qui a échappé malheureusement à l’oeil de lynx de notre cameraman champion, et à mon appareil photo. Là, pour le coup, j’aurais pu à mon tour les taquiner preuve à l’appui !

Enfin, après m’être assurée que personne n’était blessé, je ne me suis pas privée, croyez-moi !

Merci du fond du coeur les garçons d’avoir accepté l’amateurisme au sein de votre joyeuse troupe! 

MERCI et chapeau bas les artistes !

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Au détour du canal, un château

Tanlay. C’est le nom de ce sublime château, symbole de la renaissance en Bourgogne. Son architecture est magistrale et l’esprit sur place est envoûtant. Une partie du domaine est ouverte au public, l’autre habitée. Par la Comtesse de la Chauvinière que je vais rencontrer au beau milieu de sa cour.

J’ai osé passer la porte du château, et même les douves à vélo. Ce qui est strictement interdit. Ne le faites donc pas. 

En revanche faufilez-vous dans ses galeries sublimes, ces salons décorés dans leur jus et ces quelques souvenirs laissés ça et là par la comtesse, comme cette photo qui témoigne du passage de quelques illustres personnalités dans le château comme Jacques Chirac. Pour l’anecdote, le château appartient à la famille de la comtesse depuis le 14ème siècle, ce qui confère au lieu une atmosphère conviviale.

Pour ma part, j’ai craqué pour ce palazzio, cour intérieure flanquée de 4 colonnes romaines sublimes, dans le prolongement de la salle des trophées, où sont entreprosées les têtes des animaux abattus lors de la chasse à courre. Une curiosité qui fait partie de nos coutumes.

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Mais le plus touchant ce sont sans doute les quelques mots échangés avec l’hôtesse des lieux, qui seule et d’une main de maîtresse, s’occupe de conserver ce patrimoine que ses ancêtres lui ont légué, sans discontinuer. La vie de château, c’est aussi tenir haut cet héritage, issu de l’histoire de France !

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Raison de plus pour visiter ce chateau, qui au fond nous appartient aussi un peu. Et sachez qu’il y a des expositions de photographies et de peintures toute l’année.

Alesia, une bataille et des poteries

La famille Monnier est installée à Alise Sainte-Reine depuis plusieurs générations. Dans cette maison en pierre, basse de plafond, typique de chez nous. 

C’est David qui me reçoit. Il a pris la suite de son père. Sa femme, Virginie n’est pas loin.

Au milieu de tous ses pots et à côté de son tour qui bat à plein régime, on se sent bien. Une employée en stage stagiaire peint les petits bols fraîchement façonnés.

Ce qui m’a immédiatement plu, c’est qu’il  s’approvisionne en argile en Bourgogne, dans la Nièvre. C’est un vrai plus de travailler la matière locale, et j’y suis très sensible. 

Après une bonne tranche de conversation, devinez ce qui s’est passé ? Allez… oh…. Il me semble que vous me connaissez pas mal maintenant ?

Et bien… je m’y suis essayée !

Hop, à mon tour !

IMG_9260 poterie on se marre bien

Je précise que même si je ne savais pas très bien où j’allais lorsque je me suis lancée dans le façonnage, j’ai finalement trouvé la fonction de cet objet en cours de route et ….. le voici ! 

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Un canal de plaisance vieux de presque 200 ans 

Tous les jours, une cinquante de personnes découvrent le canal depuis une petite embarcation  au départ de Pouilly-en-Auxois, jusqu’à Escomes. Moi, j’ai fait la rencontre de Christian. Il prend soin de la Billebaude comme de son propre bateau. Il est employé depuis 4 ans, à la suite d’une reconversion qui ne pouvait que le mener là, finalement, puisque son lien avec l’eau perdure depuis l’enfance. 

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Il est accompagné d’Adélaïde qui elle aussi est fortement liée au canal. Ses parents sont éclusiers. Elle a grandi dans la maison familiale situé sur une écluse, c’était la vie des éclusiers jusqu’à aujourdhui. Même si certains professionnels continuent à habiter sur place, elles disparaissent désormais une à une….

Adélaïde voit alors les souvenirs de son enfance disparaître  un peu avec la fin du bail d’habitation de ses parents, dans près d’un an.

C’est une question de société, le long du canal de Bourgogne, qu’elle évoque avec coeur tant elle est touchée et tant elle sait qu’elle n’est pas la seule !

Le spectacle est beau, de part et d’autre du canal.

Je termine ma balade en beauté avec de jeunes cyclistes, Julien et sa bande qui sensibilisent les usagers du vélo à prendre soin de notre beau canal.

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Et oui, petite pépite en chemin, ma nuit à la ferme de la fosse Dionne. Le couple qui m’a reçu est fantastique. Marina est Ukrainienne et le couple est féru d’art. Allez donc jeter un coup d’oeil dans cet ancienne étable retapée en chambres d’hôtes, vous ne serez pas déçus !

BISOUS + COEUR AVEC LES DOIGTS !

30 Sep

Vallée de la Loue : ma balade en moyenne montagne

Comme vous le savez, la nature, c’est mon truc. Et en Franche-Comté, je suis SER-VIE ! Entre écrins bleus et étendues vertes émeraude, peut-on rêver meilleures sorties ?

Tout s’annonce donc sous les meilleurs hospices. Et dès l’arrivée, l’équipe prend déjà de la hauteur à Hautepierre …

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Allez, on les présente encore ! Parce que je suis une fille sympa, je vous octroie l’utilisation de quelques jokers d’ici à décembre ! Après cela, vous les connaîtrez tous, chiche ?

Bon d’accord, ça fait du monde on est d’accord, mais vous verrez, je vais m’entraîner à les photographier sous tous leurs angles pour que vous mémorisiez bien leurs visages !

Benoit à gauche (le réalisateur top génial), le non moins super Alain à la caméra et Romuald, éclairagiste ! Manque David, notre super ingénieur du son !

Il fait beau, le soleil brille, et j’apprends des tas de choses, comme par exemple que depuis là où je prends cette photo, dans l’axe, je peux apercevoir le Mont-Blanc se dresser fièrement face à moi.

 

C’est mon guide, Thibaut, qui me l’a dit ! IMG_5270

Thibaut il a tellement de chose à me raconter qu’on a passé une journée entière ensemble ! Sa montagne, il l’adore. Il la chérit autant que cette fille de qui il est autrefois tombé fou d’amour, et qu’il a tenté d’oublier comme il le pouvait en passant des semaines à marcher dans la montagnes après leur rupture. :-( Oui je sais, c’est triste comme histoire, mais la bonne nouvelle c’est qu’il a ainsi trouvé sa voie ! Après des études de biologie, (sa seconde marotte), il s’est alors réinventé en guide de haute et moyenne montagne. Peu après Hautepierre, qui est son endroit favori de la vallée, il m’emmène à la source de la Loue. Dans le creux d’une montagne où la fraîcheur nous arrose.

Regardez donc !

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La deudeuche ; l’art de se balader

Pour se déplacer, il me faut évidemment un moyen de locomotion fiable. Je pense à ce moment-là que mes jambes, aussi vaillantes soient-elles, auront besoin de repos.

Et je sollicite Michel, fou de 2CV, pour qu’il m’emmène en virée dans la Vallée.

Nous partons pour des aventures toutes guillerettes, dans un cadre apaisant et sous un soleil de plomb !

Douce france ….. Lalalaaaaaala, lalalalalalala laaaaaaaa, la. lalalalalalala laaaa laaaaa…. Vous voulez montez avec nous ? Allez, embarquez !

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En 2018, Michel organisera un grand rassemblement de deuchiste avec son club, et des participants de la France entière viendront partager cet amour pour cette voiture populaire. Promis, je vous cherche les coordonnées du club, notées dans un de mes précieux carnets !!!!

Si ça me sors de la tête, vous avez le droit de me faire une piqûre de rappel également sur ma page Facebook @GaelleGrandonTv !

La spéléologie : une excursion mille lieux sous la terre 

Vous le savez certainement, la Vallée de la Loue, cette rivière mythique longue de 122 kilomètres est jalonnée de grottes. Le lieu est connu pour ses cavités ouvertes aux publics et vieilles de millions d’années. J’ai visité la grotte des Faux Monnayeurs, qui jouxte la source du Pontet. Comme son nom l’indique, on y trafiquait à l’abri des regards, à l’époque. A l’intérieur, l’humidité nous glace les os. Les guides nous équipent de combinaisons étanches et de casques avec lumières pour prévenir des flaques d’eau au sol. Mais si vous vous lancez dans l’exploration de la grotte sans accompagnateur, ce qui est totalement permis, n’oubliez surtout pas de porter de bonnes chaussures de randonnées, des chaussettes bien épaisses et un pull chaud sous une veste étanche.

Car vous verrez vite que le lieu, si beau soit-il, ne tolère qu’un public avisé… et prudent !

Comme sur un chantier, port du casque obligatoire !!! Même pour l’animatrice blogueuse !

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Et voici mon prof, Thibaut !

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Vous l’avez compris, rien ne sert de prendre des photos à l’intérieur, car c’est évidemment sombre.

Mais je ne résiste pas à l’envie de vous montrer la forêt superbe par laquelle on accède à la grotte. Prêts ? Magique, non ?

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Un défi de taille : dompter la peur du vide !

Lors de ma visite à Ornans où je me rends d’abord pour peindre, je suis finalement  plus « sport » que prévu… Je me suis lancée un drôle de défi : escalader les rochers d’Ornans dans une via ferrata, sorte d’escalade avec baudrier et hanneton, à 35 mètres du sol ! Mais figurez-vous que la sensation de hauteur est bien plus forte que cela, puisque je domine toute la vallée, et Julien, (mon guide super patient) m’explique alors  que l’on ressent quelque chose comme 350 mètres de haut, tant l’immensité et la distance nous plonge dans une partie de chat perché grandeur nature !

Voyez, les petits points microscopiques sur leur rocher, c’est nous ! Je suis sûûûûûre que vous comprenez mieux maintenant !

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Je n’en mène pas large dès le début. Je savais que ça allait être difficile et bien entendu, Benoit, le réalisateur de l’émission, a attendu le dernier jour pour programmer cette ascension… Je peux bien vous le confier maintenant, j’ai eu la sensation d’une conspiration de l’équipe à mon encontre !!!

Mais honnêtement, je n’ai aucun regret. La vue d’en haut est spectaculaire et j’ai pu profiter fièrement d’un coucher de soleil. C’était tout simplement magique …

Ce qui est drôle, c’est ça :

 

AVANT (non non, je n’ai pas peur!)

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APRES !!! 😉 YEEEEEEEEEAH !

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Bisous !

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19 Sep

Destination la haute vallée du Doubs : le début de mes aventures !

J’adôôôôre la nature ! C’est la raison pour laquelle j’ai choisi la région du Haut-Doubs pour cette première escapade.

C’est LA partie montagneuse du département du Doubs avec son point culminant à 1460 mètres, le Mont d’Or. C’est la région où la France flirte avec la Suisse dans une enfilade de sapins qui marque la frontière que l’on aperçoit depuis la ville de Morteau.

La nature donc, avec une envie chevillée au corps : celle de bouger !!!

C’est donc une balade sportive (en partie), que je me prépare à faire lorsque je claque la porte de chez moi…

Pantalon de rando, chapeau, combinaison, maillot, bombe d’équitation : mon sac est lourd, mais tout y est !

Double tour de clé dans la serrure et paf, un peu de crème solaire sur le visage. Et oui, ce n’est pas parce que je me rends à Mouthe, le village le plus froid de France où a été enregistré le record de la plus basse température (-41°), qu’il faut enfiler son pull ! Certainement pas en plein été !

Je peux vous le dire maintenant… je suis rentrée à la maison avec des coups de soleil !

Et ça, je ne m’y attendais pas vraiment !

Ce que je savais en revanche, c’est que j’allais sur une terre de légendes.

Une idée fixe : voir la Vouivre…

C’est probablement la légende la plus populaire de la Franche-Comté. Celle d’un animal mi-dragon, mi-serpent qui se cache dans les grottes et les marais… lorsqu’elle n’est pas dans les airs ! Mon parcours débute donc à l’endroit où j’ai le plus de chance de l’apercevoir : à la source du Doubs, dans le Val de Mouthe.

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Et l’équipe est là, à l’affût pour l’apercevoir, elle aussi ! …

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L’homme en bleu, c’est Benoit, le (super) réalisateur.

Et sur sa gauche, en vert « nature », c’est Valentin. Accompagnateur en montagne, un guide-flûtiste fou de sa région et fin connaisseur de la légende… Il a même composé une chanson pour amadouer l’animal ! Ecoutez plutôt…

Malgré tous nos efforts, pas plus de Vouivre à la Source que d’ombre pour protéger nos peaux délicates. Nous partons donc chasser la Vouivre sur les terres alentours. Et, brillante idée de Valentin qui m’a réservé une surprise, une marche nordique !

La marche nordique, un sport nature et accessible

Marche nordique : terme barbare qui désigne une activité sportive douce avec des bâtons légers au rythme de 7km/h.

Première étape avant le départ : apprendre le maniement des bâtons. Ça commence par l’échauffement, sous l’œil de Bénédicte, notre camérawoman de choc !

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Un petit quart d’heure plus tard, nous nous lançons sur le chemin de randonnées, ou nous ne sommes pas les seuls à explorer les lieux !

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Et l’équipe de tournage se régale elle aussi, à découvrir la flore aux alentours…

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Un sport superbe aux multiples bienfaits qui nous permet de prendre le temps tout en bougeant. Valentin m’a convaincue !

Et il a aussi un message pour vous…

On continue sur cette lancée sportive avec un autre sport qui gagne à être connu : le stand-up paddle

Personnellement, j’avais déjà eu l’occasion de m’initier à ce sport aquatique, mais à la mer…

En rejoignant Clément au lac de Saint Point, j’espérais que ça ne tanguerait pas autant qu’avec les vagues !

Tout d’abord, un saint point sur le lac (vous apprécierez le jeu de mot :) ).

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Quatrième lac naturel d’Europe, il s’étend sur 7,5 kilomètres de long et presque 1 kilomètre de large, parcourant de nombreux villages près de Pontarlier. Zone préservée s’il en est, aucune activité à moteur n’est praticable par le public sur le lac.

Les moniteurs, comme ceux de la base nautique des Grangettesdisposent tout de même de 2 petites embarcations motorisées pour faciliter nos loisirs.

image9Une fois l’embarcation parée par les soins de notre coach : Clément, sportif devant l’Eternel, c’est parti pour une séance… mouvementée.

image10Si pour moi c’est « youpiiiiiiiii, je flotte debout ! », pour l’équipe, filmer dans l’eau devient rapidement un vrai sacerdoce. Mais pas de quoi la décourager ! A cœur vaillant, rien d’impossible…

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image13Et puis… il fait chaud ! Vive l’été, vive les coups de soleil en Franche-Comté ! N’est-ce pas Joé !?

Le lac a lui aussi sa légende. Autrefois surnommé le lac de Damvauthier, du nom d’un ermite du coin… la petite histoire, c’est par ici >>

Pour me la conter, Clément m’a réservé une petite surprise qui a réjoui mes papilles !

Pendant que mes oreilles se délectent de cette histoire mystérieuse (j’adore les légendes), je savoure des produits locaux parmi lesquels un comté de 24 mois d’affinage et un Pontarlier dont il ne faut « hip » pas trop abuser… « hip » !

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J’y retournerai cet hiver. Le lac gelé est un spectacle rare, j’ai pu découvrir certaines photos qui m’ont donné envie de chausser mes patins à glace en profitant de ce cadre magique.

J’ai un bon plan pour vous ! Sachez qu’en fin de saison, la base des Grangettes peut mettre son matériel à la vente pour une somme modique : moins de 200 euros pour un paddle. Mais je ne voudrais pas vous raconter de bêtises, à vous de vous renseigner !

Pour moi, c’est retour à la base car je suis attendue un peu plus loin pour le déjeuner…

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Le Haut-Doubs : paradis des gastronomes (en herbe, me concernant)

Si le Mont d’Or est le point culminant de cette partie Est de la Franche-Comté, il indique aussi une des productions locales laitières. Et c’est loin d’être la seule !

A Morteau, autre spécialité exquise, réside un chef particulièrement attaché à ces produits du terroir qui n’ont aucun secret pour lui. Tout son travail consiste à les mettre en valeur.

Ce chef est un véritable emblème de ce patrimoine gustatif haut en couleur… qui lui va si bien !

A l’Auberge de la Roche, je rencontre donc Philippe Feuvrier. Un sacré monsieur !
Quoi, vous ne connaissez pas Philippe, ce personnage ???
Une image vaut mille mots… le voici donc :

Vous l’avez compris, pas de temps à perdre…

Il m’a réservé un programme costaud, entre cueillette aux champignons, pêche à la mouche et port du tablier !

J’avais le sentiment que déguster ses plats se méritait… Et mon intuition ne s’est pas trompée !

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Des moments fantastiques….

Et pendant ce temps-là, l’équipe…

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Benoit est ravi…

Et Sébastien nous éclaire de ses plus belles lumières…

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image20Des truites et des bolets donc, prêts à être cuisinés.

Concentration de mise, une fois derrière les fourneaux, Philippe ne rigole plus.
Je suis impressionnée par la rapidité avec laquelle le chef s’exécute.

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Et voilà le résultat ! Vous avez faim ? Ça se passe à l’Auberge de la Roche, accompagné d’un bon vin jaune…

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Enfin, en approchant sa cuisine, j’ai percé au moins un mystère… Sa cuisine n’est plus un secret et je comprends mieux le travail d’excellence qui a mené Philippe jusqu’aux étoiles… du guide Michelin, autrefois…

Entre sport et légende : la vallée des morts

Il est déjà temps de repartir même si, là aussi, je promets à Philippe de revenir, cette fois-ci en amatrice, les pieds sous la table !

Pour l’heure je suis attendue à Charquemont par Stéphane Brisebard.

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Les Echelles de la Mort est un lieu chargé d’histoires et de légendes. C’est par là que passaient les bricottiers, contrebandiers à la petite semaine, pour passer sucre, café ou tabac. Je décide d’arpenter ces chemins en empruntant les échelles de la mort… Nom oh combien terrifiant, n’est-ce pas ?

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Rassurez-vous, vous ne prendrez aucun risque en les empruntant comme je l’ai fait, elles sont juste très pentues, ce qui permet d’accéder au plus vite au sommet pour y découvrir cette vue…

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C’est tout bonnement magique… Et Stéphane est un guide hors pair. D’une part il connait extrêmement bien le lieu. Il y jouait déjà lorsqu’il était enfant (sa grand-mère lui interdisait de s’y rendre, la vallée n’avait pas bonne réputation). C’est un sportif de haut niveau qui s’entraîne chaque jour, notamment sur une via ferrata qu’il a lui même créée sur le site, afin de proposer aux promeneurs une activité sportive accessible.

Elle connaît un grand succès.

Ce qui me captive c’est l’histoire du site. Il faut savoir que si la petite partie que l’on connait d’elle est déjà passionnante, tout reste encore à découvrir. Et c’est petit à petit que les plus curieux peuvent tenter de reconstituer le puzzle. Par exemple, au 19ème siècle, un moulin visible depuis le point de vue où nous sommes a été ravagé par un incendie.

L’histoire n’a pas encore fait la lumière sur le pourquoi du comment. Et c’est de l’autre côté de la frontière, à quelques mètres à vol d’oiseau, en Suisse donc, que le plus grand nombre d’archives sont collectées.

Personnellement, je regarderai bien un film sur cette histoire ! Si vous en connaissez l’existence, s’il vous plait, faites moi signe ! Alors là aussi, je reviendrai…

Le Haut-Doubs en calèche

Je finis ma balade mouvementée par une touche de douceur. Et beaucoup de plaisir car je vais rencontrer une jeune femme, Mélanie, qui partage la même passion que moi : le cheval.

Près du lac de Saint Point, elle possède plusieurs chevaux de traits comtois que nous allons chercher au pré afin de les atteler.

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César et Caporal, 4 et 5 ans. Pas moins de 800 kilos qui galopent avec grâce lorsque nous arrivons dans les pâturages.

Sur le chemin, Mélanie me confie son goût pour les activités de plein air, qui l’a amenée à choisir cette voie professionnelle, après avoir obtenu un diplôme agricole. C’est seule, et d’une main de fer qu’elle dirige son écurie.

Elle a une passion pour le cheval comtois, cette race surnommée « les blonds » en raison de sa crinière. Une race qui a bien failli disparaître avec la fin du travail des journaliers.

Je suis navrée d’apprendre qu’aujourd’hui, c’est principalement le commerce de la viande équine qui assure la survie de cette race.

Et vlan, la gorge nouée ! Partons donc en balade avec nos belles bêtes…

image29Initiation à la calèche !

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Et pour l’équipe, perfectionnement d’une technique de prise de vue… adaptée !

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Nous arrivons finalement bien paisiblement au lac de Saint point, que je voulais revoir.

Et c’est là que s’achève notre périple. Enfin, c’est ce que je pense !

Pas du tout ! Mélanie me réserve elle aussi une surprise…

Je vous livre sa proposition telle quelle :
« Gaëlle dis-moi, en tant que cavalière, as-tu déjà nagé avec un cheval ? »
« Euh… Non… »
« Je te propose de le faire avec Caporal. Ça te tente ? »
« Mais… euh… il aime l’eau ? Je veux dire… il l’a déjà fait ? »
« Et bien tu verras bien ! »

Ok… Je crois que l’équipe attend beaucoup de moi ! Et moi aussi, alors ni une, ni deux, j’enfile ma combinaison en cette fin de journée plus fraîche, et je saute sur cette merveilleuse occasion de mettre à l’eau un petit bébé de 800 kilos ! A cru, s’il vous plait !

Après quelques négociations, il cède et nous nous nous jetons à l’eau…

Souvenir d’un superbe moment !

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