24 Mai

Babellium : pour apprendre une langue tout en s’amusant

Des ateliers pour échanger, pratiquer, transmettre et partager langues et leur cultures. Crédit photo Babellium

On peut voyager, découvrir d’autres cultures, d’autres langues, sans forcément partir à l’autre bout de la planète. C’est en tout cas ce que nous prouvent les membres du collectif Babellium qui tout au long de l’année propose à Quimperlé des cours de langues vivantes d’un autre genre.

Du geste à la parole

Partant du principe que « c’est en s’amusant qu’on apprend », l’association a mis en place toute une série d’ateliers autour de pratiques artistiques, culturelles ou ludiques. Tous sont animés en anglais, espagnol, Allemand ou Japonais par des étrangers installés en France et non des enseignants. « L’objectif, explique Christel Ambroselli, s’est vraiment d’être en immersion. Les intervenants à qui nous faisons appel parlent dans leur langue et transmettent leurs passions. Les participants doivent s’adapter comme s’ils étaient à l’étranger. »

Avec Babellium, on peut donc cuisiner Chinois, se retrouver autour de jeux de société allemands, apprendre à fabriquer à l’aide de matériel de récupération un livre en anglais, ou s’initier à l’art de la calligraphie en chinois ou japonais. La liste des stages et ateliers est à découvrir sur le site internet de l’association. Quel que soit son niveau, seul, entre amis, en famille, Babellium est un lieu de rencontre et d’échange ouvert à tous, résolument cosmopolite.

Lutter contre les ignorences

« Quand on a voulu créer notre collectif, il y a avait aussi cette idée de vouloir lutter contre l’ignorance de l’autre, de celui qui vient de loin et qu’on appréhende, de le valoriser dans ses savoir-faire. On a un atelier de danse Tamoul par exemple, je trouve que c’est magnifique, ça inspire, et c’est vrai que ça ne peut pas être mieux fait qu’avec une Indienne qui a appris depuis l’âge de 2 ans. »

Créé à Quimperlé en 2016, Babellium déploie petit à petit ses activités dans les départements du Finistère et du Morbihan. Après Lorient et Vannes, la prochaine ville visée à la rentrée 2018 est Quimper. Toujours selon le même principe : des ateliers pour petits et grands, animés par des étrangers. Et même des ateliers en Français à l’attention de tous ceux qui se disent « fâchés avec l’orthographe ».

22 Mai

EcoTree : et si vous deveniez propriétaire d’un arbre en pleine forêt ?

Crédit photo : Philippe Desmazes / AFP

Créée par cinq amis à Brest, EcoTree est une start-up qui depuis 2016 propose d’investir dans les arbres. Un geste en faveur de l’environnement, mais un placement aussi, « une sorte de livret vert « , explique son président et co-fondateur, Théophane Le Méné dont le rendement tourne autour de 2 % par an. Continuer la lecture

21 Mai

« Deux petites notes », le livre rêvé d’une maman non-voyante pour sa fille voyante

Par Séverine Breton

Quand Magali est devenue maman, elle s’est demandée comment elle allait pouvoir lire des histoires le soir dans son lit à sa fille. Magali est aveugle, et s’il existe des livres en braille pour les non-voyants, il n’existe rien pour les enfants voyants de parents aveugles puissent  partager avec eux leurs lectures. Alors, Magali a beaucoup discuté avec ses amies, et toutes ensembles, elles ont décidé de fabriquer ce livre qui leur manquait tant. Continuer la lecture

18 Mai

Pontivy : des « boutiques à l’essai » pour redynamiser son centre-ville

Dans le centre-ville, un local avant l’ouverture de la première « boutique à l’essai » de Pontivy.

En France, quand une personne veut louer un local pour se lancer dans une activité commerciale, elle doit signer avec son propriétaire un bail communément appelé bail 3-6-9. Renouvelable, tous les trois ans, ce bail l’oblige à payer son loyer pendant ces trois années même s’il décidait fermer boutique avant. Continuer la lecture

17 Mai

À Saint-Malo, Calao création fait vivre neuf artisans au Ghana

Au Ghana, les chaises et fauteuils de Calao création sont fabriqués à la main. Crédit photo : Calao Création

Des chaises en fil de pêche tressées, vendues en France, mais fabriquées à la main par des artisans en Afrique. Ce projet, Bénédicte Bodin-Huet l’a ramené « dans ses valises », après avoir suivi son mari, pendant près de deux ans au Sénégal, puis au Ghana. Continuer la lecture

15 Mai

Tous Bénévoles : la plateforme qui accompagne la solidarité

Comme de nombreuses autres associations en Bretagne, la Croix-Rouge recherche des bénévoles pour mener à bien ses missions. Crédit photo : Leif Carlsson

 

D’un côté, il y a tous ces particuliers, étudiants, salariés, retraités ou demandeurs d’emplois, prêts à donner de leur temps pour aider, mais qui parfois ont du mal à trouver la mission correspondant à leurs souhaits et leurs disponibilités. De l’autre, de nombreuses associations, toujours à la recherche de volontaires pour les aider à accomplir ce pour quoi elles ont été fondées. Continuer la lecture

14 Mai

Quand les musiques actuelles s’invitent à l’hôpital de Rennes

Blandine Robert, alias Blintage Cover porte le micro, mais ce sont les résidents de l’EHPAD du CHU de Rennes qui sont les artistes du jour.

Par Séverine Breton

En 2015, l’association des Transmusicales et le CHU de Rennes se sont rencontrés autour d’un projet Musique à l’hôpital. Un premier atelier participatif a eu lieu l’an dernier animé par l’artiste Ladylike Lili. Cette année, c’est Blandine Robert, alias Blintage Cover qui est venue pendant quelques semaines rendre visite aux résidents de l’EHPAD (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) du centre hospitalier, le Pavillon Damien Delamaire. Continuer la lecture

11 Mai

Julien Le Rudelier : le coureur au grand cœur

Originaire de Corlay (22), Julien Le Rudulier s’est lancé sur un défi à la fois sportif et solidaire. Parcourir en 17 jours les quelque 1 700 km du sentier des douaniers qui longe le littoral breton au profit de  Mécénat chirurgie cardiaque. Créée en 1996, l’association vient en aide aux enfants défavorisés souffrant de malformations ou maladies du cœur, pour qu’ils puissent faire venir se faire soigner et opérer en France. Continuer la lecture

02 Mai

Vos bouchons en plastiques peuvent aider des personnes en situation de handicap

Dans ce local, chaque mois, de petites mains trient 2 500 kg de bouchons

« On a battu notre record, 15 tonnes 320 kg de bouchons en plastique collectées et expédiées le 15 mars dernier. C’est même le record national pour l’usine de recyclage où on les envoie. Sur un an, c’est un peu plus de 30 tonnes », annonce avec fierté Bruno Le Doeuff, vice-président des bouchons du pays de Lorient. De quoi être satisfait, en effet, car chaque tonne de bouchons récoltée est facturée 320 euros et que cette somme permet à l’association de venir en aide aux personnes en situation de handicap. Continuer la lecture

30 Avr

Smiile : une plateforme coopérative 100% bretonne

Légende : Smille : la plateforme qui permet d’échanger des services, des objets ou des informations en local.

Par Maylen Villaverde

L’entraide et la coopération sont des valeurs qui ont le vent en poupe. Des tendances qui sont aussi des opportunités commerciales. À Saint-Malo une Start-up a lancé la plateforme Smiile qui permet d’échanger des services, des objets ou des informations en local. En moins de 4 ans Smiile est devenu le premier réseau social entre voisins en France.

Combien de raclettes mangeons-nous chaque année ? 2, 10, 20 ? Quel que soit le nombre, force est d’admettre que l’appareil à raclette reste le plus souvent au fond du placard. C’est pourquoi cet hiver Léa Hellemot a prêté son engin à Léna Ory. Cette mise en relation a été possible grâce à Smiile un réseau social de proximité. Depuis, Léna donne des cours de graphisme gratuitement à Léa et les deux étudiantes entendent bien continuer à collaborer ensemble. Pour elles le réseau social Smiile permet de faire des économies, de s’informer sur les bons plans locaux, mais aussi de rencontrer du monde.

Léa Hellemot, étudiante en communication : « Moi, j’aime bien le principe du partage de service et d’objet puisque c’est vrai qu’on a tous des objets dont on se sert deux trois fois dans l’année, en l’occurrence le service à raclette que j’ai prêté à Léna, ca évite d’acheter les objets quand on s’en sert pas. C’est des gens qui sont près de chez nous. C’est un principe hyper sympa. »

La collaboration comme maître-mot

Troc d’objets ou de services, diffusion d’informations locales, proposition de covoiturage ou encore offres d’achats groupés…La plateforme Smiile a fait de l’échange entre voisins sa raison d’être. Elle s’adresse aux particuliers, mais aussi aux associations, aux collectivités et aux bailleurs sociaux qui veulent créer du lien entre les habitants.
« Aujourd’hui, les bailleurs créent des espaces communes, des jardins partagés, des laveries, mais il n’existe pas de socle numérique qui permette d’articuler, de dynamiser et d’organiser tout ça. Smiile a ce potentiel » explique Pauline Hamon, responsable commercial au pôle habitat chez Smiile.

Un succès made in Breizh

La start-up née près de Saint-Malo en 2014 emploie 15 salariés à temps plein.
En moins de 4 ans, elle a réussi à convaincre 400 000 utilisateurs privés, 50 bailleurs sociaux et 70 collectivités.
En 2017, les téléchargements de l’application ont été multipliés par 2,5. Le nombre d’utilisateurs grand public a bondi de 75% et les partages de biens et services de 30%.

Cette année Smiile a fait partie des six lauréats de l’Ouest de la France pour l’édition 2018 du prix de La Tribune « 10.000 startups pour changer le monde ». Côté financier le réseau social breton a annoncé le mardi 20 février une nouvelle levée de fonds de 1,3 million d’euros.

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