Les terrains de sport à domicile se multiplient aux Etats-Unis

Arceau de basket, mur d'escalade, skatepark... France 2 vous explique comment les familles aisées américaines préparent leurs enfants aux meilleures universités. Pour optimiser les chances de leur progéniture, ils n'hésitent pas à se faire construire à domicile des terrains de sport.

Bienvenue chez la famille Williams, 11 enfants : six filles et cinq garçons. Il faut donc de la place dans cette immense maison de Virginie. La mère de famille nous fait la visite et c'est au bout d'un long couloir que se niche un terrain de basket privé ! Le père est avocat, il peut offrir un entraîneur personnel pour la famille qui vient tous les jours de 17 à 19 heures. Les enfants ont attrapé le virus du sport.

Une maison transformée en complexe sportif

Dans les familles aisées américaines, les surfaces privées de sport sont en pleine expansion. Elles peuvent être en intérieur ou en extérieur : basket, hockey sur glace, football américain ou même skatepark à domicile. Ce riche habitant de l'Utah a carrément transformé sa maison en complexe sportif sur trois étages. C'est sous le ciel bleu de Californie que l'on trouve le plus de terrains de sport privés. Le but est d'inculquer les valeurs du sport aux enfants. En moyenne, un terrain de basket privé coûte entre 10 et 30 000 euros. Des sommes que les parents sont prêts à investir sur leurs enfants pour qu'ils obtiennent des bourses dans des grandes universités.

Un reportage de Loïc de la Mornais, Fabien Fougère et Charlotte Mattout

Fake News : les faussaires de l'information

Les réseaux sociaux sont devenus la caisse de résonance de nombreuses fausses informations. Aux États-Unis, certains revendiquent même un véritable business.

À 36 ans, John Prager est l'un des plus actifs fabricants de fausses nouvelles des États-Unis. Sa dernière publication : l’aînée des Obama a été arrêtée en possession de drogue. Un texte comme un vrai article, une photo truquée et le tour est joué. Le site de John Prager se veut satirique, mais 2 millions de personnes ont relayé l'information. Chaque jour aux États-Unis, des dizaines de "fake news" apparaissent sur la toile. Parmi les plus partagées, le pape soutient Donald Trump, Barack Obama n'est pas né aux États-Unis ou encore l'activité d'Hillary Clinton dans un réseau pédophile. Depuis le Texas, Alex Jones présente un show télévisé complotiste intitulé "Les guerres de l'info".

Le 1er amendement protège les auteurs de "fake news"

Malgré la diffusion de ces fausses informations, la législation américaine protège ses auteurs grâce à la liberté d'expression définie par le 1er amendement. Face à ce fléau, Facebook a pris l'engagement d'envoyer des avertissements aux internautes qui reçoivent des "fake news". Ces fausses informations ont-elles aidé à l'élection de Donald Trump ou simplement conforté les électeurs dans leur choix ? "Aux États-Unis, aucune étude sérieuse ne tranche le débat", conclut la journaliste Agnès Vahramian.

Un reportage d'Agnès Vahramian, Fabien Fougère, Charlotte Mattout, Arielle Monange et Taliane Elobo

Shutdown : 800 000 fonctionnaires sans salaire

Donald Trump s'est rendu jeudi 10 janvier à la frontière mexicaine pour défendre son projet de mur, alors que 800 000 fonctionnaires fédéraux sont au chômage technique. Comment font-ils ?

À Washington, les bureaux des administrations sont vides et les fonctionnaires, dans la rue. Jeudi 10 janvier, d'inhabituelles manifestations rassemblaient des agents fédéraux. À cause du shutdown, ils ont été renvoyés chez eux. Au chômage technique et sans salaire depuis 20 jours, un fonctionnaire de l'aviation civile confie que sa vie quotidienne se complique : "On a dû réduire les courses de nourritures, d'essence, de fournitures scolaires. Toutes les dépenses".

Une société américaine sans concession

Pour d'autres fonctionnaires, la situation est encore plus rageante et inquiétante : Dennis Stevenson est gardien de prison. Il fait partie des fonctionnaires indispensables et est donc obligé d'aller travailler sans être payé. Faute de salaire, il n'a pas pu payer un mois de loyer et dans une société américaine sans concession, il a reçu une menace d'expulsion.

"En plein blocage et pour accentuer la pression, Donald Trump a annoncé qu'il ne se rendrait pas au forum de Davos fin janvier. Il a réitéré sa menace de décréter l'état d'urgence pour faire financer et construire le mur par l'armée américaine", précise le journaliste Loïc de la Mornais depuis Washington.

Shutdown : Les fonctionnaires victimes de la paralysie

Donald Trump reste ferme sur son projet de mur avec le Mexique et la paralysie administrative perdure aux USA. Ses conséquences commencent à devenir très concrètes et même dramatiques : dans les parc nationaux qui sont moins surveillés, on déplore trois décès.

Washington vit au ralenti. Les rues de la capitale sont inhabituellement calme. Les agences fédérales, nombreuses ici, sont vides. Barbara Chapman n'est plus payée depuis 15 jours. Employée du ministère des Affaires étrangères, elle conduit désormais sa voiture en tant que chauffeur privé pour se faire un salaire : 2 400 $, soit 2 000 €, à peine compensés par un autre job. Barbara Chapman en veut à Donald Trump et aux Démocrates.

Trois morts dans des parcs

Le 11 janvier, comme deux fois par mois le vendredi, c'est jour de paye aux États-Unis. À la télévision, les fonctionnaires disent leur angoisse. Ce couple employé des zoos et forêts de l'Oregon est au chômage, quand cette inspectrice des impôts de New York se serre la ceinture. Dans les aéroports américains, les agents de sécurité travaillent sans être payés. 800 000 fonctionnaires pris au piège des batailles politiques. Même les grands parcs américains sont touchés : 3 morts dans des accidents. Faute de personnel, ils ferment. À Washington, les poubelles ne sont plus ramassées tous les jours. Ces fonctionnaires ont elles, choisi de tricoter en attendant que la crise se dénoue. Elle dure depuis 20 jours, un record.

À voir aussi : Washington : Un record historique pour le shutdown

Donald Trump n'a finalement pas eu recours au National Emergencies Act

Neuf minutes pour convaincre. Donald Trump a tenté, mardi 8 janvier, de rallier les Américains à son projet de mur à la frontière avec le Mexique, lors d'une allocution retransmise en direct depuis la Maison Blanche. 

"Ce soir je vous parle car nous assistons à une crise humanitaire et sécuritaire grandissante à la frontière sud", a-t-il justifié. "Quelle quantité de sang américain devra encore couler avant que le Congrès ne fasse son travail ?" a-t-il lancé au 18e jour d'un "shutdown" qui paralyse les administrations.

"Au fil des ans, des milliers d'Américains ont été brutalement tués par ceux qui sont entrés illégalement dans notre pays et des milliers d'autres vies seront perdues si nous n'agissons pas tout de suite", a-t-il ajouté, réclamant une nouvelle fois 5,7 milliards de dollars (4,9 milliards d'euros) pour "une barrière en acier plutôt qu'un mur en béton". Mais Donald Trump n'a finalement pas annoncé le recours au National Emergencies Act qui lui aurait permis de contourner le Congrès.

Une crise migratoire "créée de toutes pièces"

Les démocrates ont immédiatement dénoncé l'absence de main tendue de Donald Trump, l'exhortant une nouvelle fois à "rouvrir le gouvernement". "Le président doit cesser de prendre les Américains en otages, doit cesser de créer de toutes pièces une crise" migratoire et humanitaire à la frontière, a ainsi lancé le présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Depuis plus de deux semaines, quelque 800 000 fonctionnaires fédéraux sont contraints soit à rester chez eux, soit à devoir attendre la fin du blocage pour être payés, les démocrates refusant de débloquant des fonds pour un mur qu'ils jugent "immoral", coûteux et inefficace.

Mur entre les États-Unis et le Mexique : démêler le vrai du faux dans les affirmations de Donald Trump

Ce mardi 8 janvier, Donald Trump s'est exprimé et a maintenu sa position concernant l'importance de la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique. C'est ce projet qui plonge les États-Unis dans une paralysie partielle des administrations (Shutdown) et qui bloque le pays depuis déjà dix-huit jours. Donald Trump tient ses opposants démocrates responsables de ce qu'il qualifie de crise migratoire et sécuritaire à la frontière. La construction du mur au sud a été un argument fort pendant toute la campagne et c'est pour cela qu'il ne veut pas l'abandonner. Les États-Unis font-ils face à une situation inédite à la frontière ?

Y-a-t-il une crise humanitaire à la frontière mexicaine ?

Oui. Mais cette crise se situe essentiellement côté mexicain, et surtout à Tijuana (et non à San Diego en Californie). Les caravanes, composées d'environ 8 000 personnes, se sont retrouvées bloquées au Mexique. Du côté américain, on peut parler de crise concernant la situation des mineurs dans le centres d'hébergement. Uniquement pour le mois de novembre, 5 200 enfants ont été arretés à la frontière. La présence de familles et de femmes est en augmentation parmi les personnes traversant la frontière. En 1995, les femmes venant du Salvador représentaient 25% des migrants de ce pays. En 2017, ce chiffre atteignait 48%.

Aujourd'hui, 14 000 mineurs sont détenus dans des centres aux États-Unis, et ce chiffre n'a jamais été aussi important. Les conditions de vie y sont souvent remises en question notamment à la suite de deux décès d'enfants, venus du Guatemala.

Selon Donald Trump, les États-Unis font face à "une invasion". Mais que disent les chiffres?

C’est faux. Les chiffres donnés par le service de protection à la frontière montrent que l'immigration illégale a chuté en presque 20 ans. En 2000, sous la présidence de Bill Clinton, environ 1,64 millions de personnes ont été appréhendées à la frontière, essayant d'entrer dans le pays de manière illégale. En 2017, ce chiffre est tombé à 303 916 personnes. Entre les années 2000 et aujourd'hui, 1300 kilomètres de barrière ont été construits, des caméras ainsi qu'une surveillance électronique plus développée. Cela a contribué à dissuader beaucoup de personnes migrantes de traverser illégalement.

Mais Donald Trump a raison sur un point : il y a désormais plus de personnes qui entrent légalement sur le territoire avec un visa et qui décident de rester dans le pays une fois la date d'expiration du visa dépassée. En 2000, 303 916 personnes sont restées aux États-Unis une fois leur visa expiré. En 2017, ils étaient près du double, passant à 701 900.

Selon la Maison Blanche, ces migrants entrés illégalement mettent la sécurité du pays en danger.

Pour le Président américain et les membres de la Maison-Blanche notamment Sarah Sanders, 4 000 terroristes étrangers auraient été arrêtés aux frontières terrestres. C'est faux. L'année dernière, six personnes de nationalité étrangère ont été arretées dans les aéroports américains et non aux frontières terrestres.

De plus, Donald Trump martèle que 17 000 migrants illégaux, auteurs de « crimes », ont tenté de passer la frontière l’an dernier. Or, parmi ces 17 000 "criminels", 46% sont en rélité accusés d’entrée illégale sur le territoire. Le président fait alors l'amalgame entre immigration et criminalité, ce que les chiffres en démontrent en aucun cas.

Voici pour les chiffres. Mais il relève finalement de l'opinion publique de penser que cette immigration illégale est encore trop importante. Après tout, la construction du mur était la grande promesse de campagne de Donald Trump, démocratiquement élu.

Les cinq démocrates à suivre de très près avant 2020

Ce jeudi 3 janvier sonnait l'heure de la rentrée pour les parlementaires américains. Face à un Sénat majoritairement républicain, les démocrates ont pris possession de la Chambre des représentants. Pour les deux années à venir, ils y détiennent désormais 235 sièges, contre 199 pour les républicains. Ce renversement du pouvoir contre Donald Trump redonne de l'espoir au parti, après la défaite cinglante d'Hillary Clinton en 2016. Les Midterms de novembre dernier ont entre autre permis l'émergence d'une nouvelle génération de leaders. À six mois du premier débat des primaires, une seule question est sur toutes les lèvres : Qui sont les personnalités démocrates à suivre de près dans la course présidentielle vers 2020 ?

Elizabeth Warren : première membre du parti à officialiser sa candidature 

C'était le 31 décembre dernier : la première membre du parti démocrate annonçait son entrée dans la course à la présidentielle, dans un clip de campagne dévoilé sur Twitter. Elizabeth Ann Warren est l'actuelle sénatrice du Massachusetts, poste qu'elle occupe depuis 2013, devenant alors la première femme sénatrice de cet État de la côte Est. À L'issue des Midterms de novembre dernier, face au républicain Geoff Diehl, elle était réélue haut la main.

Pourtant, Donald Trump a longtemps accusé Elizabeth Warren d'avoir menti sur ses origines pour faire avancer sa carrière en se présentant comme issue d'une minorité. Alors, en octobre dernier, elle publiait un test ADN "prouvant" ses origines amérindiennes, après avoir été l'objet des moqueries du président, qui la surnommait alors « Pocahontas »Selon l'analyse ADN effectuée par un professeur de l'université de Stanford, bien que "la grande majorité" des ancêtres de la sénatrice soit issue d'Europe, les résultats font état de « fortes preuves de l'existence d'ancêtres amérindiens", "remontant à une période comprise entre six et dix générations »

Elizabeth Warren a toutes les cartes en main pour devenir une star du parti. Ancienne conseillère spéciale au sein du Bureau de la protection financière des consommateurs, présidée par Barack Obama, elle semble être actuellement la seule candidate assez populaire pour succéder à Hillary Clinton. Elle rappelle régulièrement qu'il serait temps que l'Amérique se montre prête à élire une femme dans le bureau ovale. Après la confirmation de Brett Kavanaugh au poste de juge à la Cour Suprême, Warren déclarait : « J'ai vu des hommes puissants aider un homme puissant à occuper une position encore plus puissante ». Pourtant, comme Joe Biden et Bernie Sanders, son âge pourrait être un obstacle de taille pour les démocrates, qui appellent à un changement de génération : elle fêtera ses 70 ans le 22 juin prochain.

Beto O'Rourke : leader d'une nouvelle génération ? 

Il a été la révélation des élections de mi-mandat. Beto O'Rourke, 46 ans, a incarné tous les espoirs d'une nouvelle génération de démocrates. Dans son État du Texas, bastion historiquement républicain, il est sorti vaincu face à Ted cruz, le sénateur sortant. Pourtant, il se murmure que « le nouveau Obama », comme surnommé pendant toute la campagne, soit toujours dans la course vers Washington.

En fervent progressiste, Beto O'Rourke a entre autre défendu la légalisation de la marijuana au Texas, et caractérisé l'accès aux soins de santé comme étant « un droit humain fondamental, et non un privilège ». En tant que membre du Congrès, il a vivement critiqué l'approche de Donald Trump en matière d'immigration, en particulier suite à la politique de tolérance zéro, ayant abouti à la séparation de milliers de familles migrantes à la frontière américano-mexicaine.

Hier, Martin O'Malley, ancien gouverneur du Maryland et candidat à la primaire démocrate de 2016, annonçait publiquement son soutient au Texan pour 2020 : « Parce qu'il vient du Texas, Beto O'Rourke comprend que le symbole de notre pays n'est pas un mur de barbelés, mais la Statue de la Liberté ». 

Joe Biden : un ancien vice-président en tête des sondages 

Joe Biden serait sur le point d'annoncer sa candidature à la présidence, et une chose est sûre : si l'information est confirmée, l'ancien vice-président sera le candidat en lice plus solide pour 2020. Colistier de Barack Obama en 2008, il est élu vice-président des États-Unis le 4 novembre 2008, avant d'honorer un second mandat à ce poste après la réélection d'Obama le 6 novembre 2012.

Dianne Feinstein, sénatrice de Californie depuis 1992, déclarait la semaine dernière à deux journalistes que l'ancien sénateur du Delaware était le choix idéal contre le président Trump : « Je l'ai regardé travailler en tant que vice-président, je l'ai vu opérer. ll apporte un niveau d'expertise qui, à mon avis, est vraiment important ». Et à en croire de récents sondages, le démocrate est plutôt bien parti.

Mais Joe Biden parviendra-t-il à reconquérir les populations blanches ouvrières du Midwest, alors que le parti a majoritairement tendance à convaincre les banlieues aisées ? Plus largement, le débat autour de la candidature possible de Biden illustre les visions contradictoires du parti, en particulier les divisions régnant entre ses ailes pragmatiques et libérales. Certains se montrent sceptiques quant au fait qu'un candidat relativement modéré pourrait l'emporter en portant avec un message d'unité. 

Quoi qu'il en soit, il semblerait que les grands donateurs du parti exercent une forte pression sur Joe Biden, afin qu'il se décide au plus tard fin janvier. En 2015, il avait trainé à annoncé sa candidature, avant de ne finalement pas se lancer dans la course à l'investiture.

Kamala Harris : nouvelle venue sur la scène nationale 

Kamala Harris est sénatrice de Californie et ancienne procureure générale, poste qu'elle a occupé de 2011 à 2017. En tant que femme noire - elle est la fille d’un père jamaïcain et d’une mère indienne - et fervente défenseuse des droits civiques, elle s'oppose fermement à la politique anti-immigration de Donald Trump : « Nous sommes une nation d'immigrés. À moins d'être amérindien ou que votre peuple ait été kidnappé et placé sur un navire négrier, votre peuple est immigré » déclarait-elle en 2016. 

Critique assidue du système de justice pénale, elle est particulièrement bien équipée pour faire face au président en cas de non-respect de la Constitution. Mais justement, au sein d'un parti de plus en plus critique à l'égard du système judiciaire, ses antécédents de procureure générale pourraient lui faire obstacle. De plus, le parti ne lui a jamais pardonné son refus d’enquêter sur OneWest, l’ancienne société de Steve Mnuchin, actuel Secrétaire du Trésor et proche de Donald Trump, pour des opérations potentiellement illégales.

Bernie Sanders : grand retour du démocrate techniquement indépendant 

À 77 ans, le sénateur du Vermont a sans doute eu l'impact le plus marqué sur le parti démocrate ces trois dernières années. Si Bernie Sanders est politiquement indépendant, il est administrativement rattaché aux démocrates du Sénat. Premier sénateur américain à se présenter comme démocrate socialiste, sa défaite aux primaires face à Hillary Clinton en 2016 a été un coup dur pour la gauche américaine opposée à l'establishment. En août 2016, il lance Our Revolution, une organisation politique dédiée à sensibiliser les électeurs à différents enjeux, à impliquer la population dans le processus politique et faire élire des candidats progressistes.

Mais hier, de vieilles histoires survenues lors de la campagne de 2016 ont ressurgies : plusieurs femmes auraient été victimes de harcèlement sexuel, et se seraient plaintes d'iniquité salariale. L'équipe de direction aurait fermé les yeux face aux différentes allégations. Bernie Sanders a lui affirmé qu'il n'était au courant de rien en 2016, et s'est publiquement excusé auprès des victimes. Affaire à suivre.

Annonceront-ils aussi leur candidature ? 

Hillary Clinton : Après une douloureuse défaite face à Donald Trump en novembre 2016, Hillary Clinton s’apprêterait-elle à retenter sa chance en 2020 ? C'est ce que relatent en tout cas de nombreux médias américains, qui affirment la volonté d'Hillary Clinton à se relancer dans une course à la Maison-Blanche. 

Michael Bloomberg : Michael Bloomberg, 76 ans, est un homme d'affaires et homme politique américain. Il est maire (républicain puis indépendant) de la ville de New York du 1er janvier 2002 au 31 décembre 2013, date à laquelle il est remplacé par Bill de Blasio. Selon le magazine Forbes sa fortune serait estimée en 2018 à 50 milliards de dollars américains ce qui en fait le onzième individu le plus riche du monde, après avoir occupé la première place de ce classement pendant plusieurs années.

Elkhart, une ville sans chômage

L'économie américaine continue de faire des miracles. Les créations d'emplois ont été deux fois plus nombreuses que prévu au mois de décembre. Le chômage s'élève à 3,9% de la population active. À Elkhart (Indiana), capitale du camping-car, il est plus difficile de trouver des travailleurs que du travail.

La ville d'Elkhart (Indiana) ne connaît pas le chômage. Ici règne le plein emploi. Partout fleurissent des pancartes de propositions d'emplois. On compte près de 10 000 emplois disponibles dans cette agglomération de 250 000 habitants. À quoi ressemble cette ville dans laquelle la main-d'œuvre manque cruellement ? Quelle est la recette de l'Amérique du plein emploi ? Elkhart est la capitale du camping-car aux États-Unis. C'est ici que se fabriquent les énormes maisons sur roues américaines. La production n'a jamais été délocalisée. Le camping-car, c'est 90% des emplois de la ville. Cette usine est l'une des plus importantes ici. L'industrie du camping-car a été portée par la croissance américaine, à hauteur de plus de 4% en 2018.

Un rapport de force à l'avantage des candidats

Les sous-traitants des camping-cars sont eux aussi en manque de main-d'œuvre. Dans cette entreprise qui fabrique des fenêtres, 60 postes restent à pourvoir. Les employés travaillent ici 10 heures par jour et ils font tous des heures supplémentaires. Pour trouver de la main-d'œuvre, l'entreprise demande même à ses employés de devenir agent recruteur. Pour chaque personne recrutée, c'est 100 dollars de prime. Les emplois dans les usines de camping-cars sont les mieux payés de la ville. Alors, les secteurs aux salaires moins attractifs manquent cruellement de main-d'œuvre. Les employeurs n'attendent pas les candidats, mais vont les chercher dans tout l'Indiana. À Elkhart, ces jeunes entre 19 et 22 ans vont se voir offrir chacun une dizaine d'emplois en deux jours. De quoi avoir le sourire dans l'Amérique du zéro chômage.

Un reportage d'Agnès Vahramian, Fabien Fougère, Arielle Monange et Rebecca Suner 

Alexandria Ocasio-Cortez, benjamine du Congrès et symbole de la gauche démocrate radicale

L'opposition démocrate américaine tente de s'organiser au sein du Congrès, qui a fait sa rentrée cette semaine. On compte de nouveaux visages, notamment celui d'Alexandria Ocasio-Cortez, 29 ans. Les Républicains ont déjà tenté de la décrédibiliser, mais elle a su inverser la tendance.

Toute de blanc vêtue, elle est la plus jeune élue à prêter serment. À 29 ans au Congrès américain, Alexandria Ocasio-Cortez fait sensation. C'est la cible préférée des Républicains. Ils ont cru lui porter préjudice en publiant une vidéo sur les réseaux sociaux, dans laquelle la députée, alors étudiante, se lance dans une chorégraphie endiablée. Accompagnant ce clip, un commentaire anonyme la traitant de "communiste préférée de l'Amérique".

Symbole de la gauche démocrate radicale

Alexandria Ocasio-Cortez se dit elle-même socialiste, un mot qui fait peur en Amérique. Proche de Bernie Sanders, favorable à la gratuité de l'enseignement et à taxer les riches à 70% au-delà de 10 millions de dollars de revenus. Symbole de la gauche démocrate radicale, Alexandria Ocasio-Cortez, née dans le Bronx, est la hantise des Républicains. Avec cette vidéo, ils pensaient l'atteindre ; en fait, le clip est devenu viral, rendant l'élue encore plus populaire. En soutien, d'autres députés se montrent dansants sur les réseaux. Elle-même a répondu avec cette vidéo. Quelques pas de danse en clin d'œil à l'arroseur arrosé.