VIDEO : Borsalino : la faillite d'un mythe

Fleuron du luxe à l'italienne, la marque de chapeaux Borsalino est au plus mal.

Dans les rues de Rome, ce mardi 19 décembre, la faillite du chapelier Borsalino est vécue comme un traumatisme. Surtout, bien sûr, par ceux qui en portent. "Un homme qui porte un Borsalino n'a plus aucun problème d'apparence. Le chapeau fait tout, cela le rend très classe !", raconte un passant sous son chapeau Borsalino. "C'est très triste ! Ce n'est pas exactement comme si on perdait Ferrari ou Alfa Romeo, mais presque !", raconte un autre.

C'est la troisième fois que l'entreprise artisanale, fondée il y a 160 ans et basée dans le nord du pays, est mise en faillite. En Italie, Borsalino c'est d'abord un symbole national.

Des milliards d'euros détournés

Borsalino est le couvre-chef italien des plus grandes stars du cinéma. Alain Delon et Jean-Paul Belmondo dans le film éponyme (Borsalino), mais aussi Humphrey Bogart ou encore Harisson Ford, dans Indiana Jones. Même les politiques, comme Winston Churchill, l'ont adopté. Alors, comme ce joyau mondialement connu en est-il arrivé là ? Borsalino, c'est d'abord l'histoire de malversations financières : trois milliards et demi d'euros détournés en 2015 par un patron qui terminera en prison. Depuis lors, l'entreprise tente de se relever.

Même si le carnet de commandes est plein, le tribunal d'Alexandrie, dans la région du Piémont, vient de décider que le plan de relance n'était pas viable. Tout espoir n'est cependant pas perdu pour Borsalino. Les propriétaires de la marque ont décidé de faire appel de cette décision de mise en faillite.

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