VIDEO. Ecotaxe : pas facile de faire payer les autoroutes


Depuis la semaine dernière, pour compenser l’abandon de l’écotaxe, Ségolene Royal n’a qu’une idée en tête : piocher l’argent dans la poche des sociétés autoroutières. Mais taxer les profits de ces géants de la route, ce n’est pas si facile, comme le montre L’Oeil du 20h.

Au gouvernement, Michel Sapin est d’ailleurs assez pessimiste. Il faut dire que le ministre des Finances et des Comptes publics sait quels contrats l’Etat a signés en 2006 avec les concessionnaires, comme Eiffage, Vinci ou l’espagnol Abertis.

Sur ces documents figure toujours le même article qui empêche l’Etat de prendre trop d’initiatives. Il stipule que si les autorités imposent une nouvelle taxe aux sociétés d’autoroutes, des compensations pourront être enclenchées. Principales possibilité : permettre aux sociétés d’exploiter ces autoroutes plus longtemps que prévu ou augmenter le prix des péages.

VIDEO. Ecotaxe : tout le monde l'a votée, personne ne l'a assumée


Le jour du vote de l’écotaxe, certains parlementaires auraient mieux fait de s’abstenir. Cette nouvelle règle, quasiment l’ensemble des députés de droite et de gauche l’ont voté en 2008. Problème : maintenant qu’elle a été reportée sine die par Ségolène Royal, tout le monde se demande comment on en est arrivé là.

Il faut dire qu’avant d’être un boulet pour la gauche, l’écotaxe avait été un boulet pour la droite. L’écotaxe était en effet un projet de Nicolas Sarkozy, l’une des mesures phares de son Grenelle de l’Environnement.

A l’époque, il n’y a pas encore de Bonnets rouges, mais les bretons ne sont pas pour autant enchantés par une nouvelle taxe. Le gouvernement de François Fillon décide alors de temporiser pour faire paraître le décret d’application de la règle… le 6 mai 2012, jour de l’élection de François Hollande à l’Elysée. Depuis lors, le caillou est passé de la chaussure droite à la chaussure gauche. Sept années d’avancées et de reculades retracées par L’Oeil du 20h.

VIDEO. Fraude à la carte vitale : Marine Le Pen est-elle restée en 2004 ?


Quand elle veut dénoncer les fraudes à la sécurité sociale, depuis trois ans, Marine Le Pen utilise toujours le même chiffre : il y aurait dix millions de cartes vitales en surnombre en France. Selon la présidente du FN, ce serait donc autant de cartes qui auraient été renouvelées, sans que les anciennes aient été retirées de la circulation. C’est beaucoup pour un pays de 65 millions d’habitants, l’Oeil du 20h a donc voulu le vérifier.

Du côté de l’assurance maladie, on communique sur un chiffre : en 2013, moins de 100.000 actes médicaux ont été remboursés grâce à des cartes vitales en surnombre. On est donc très loin des 10 millions annoncés par Marine Le Pen.

Il faut dire que depuis 2004, date à laquelle ce chiffre est apparu dans un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), les choses ont bien changé. Sur les cartes vitales, on trouve désormais une photo et des listes d’opposition ont été mises en place en cas de perte ou de vol. Bref, le chiffre cité par Marine Le Pen a pris un bon coup de vieux.

VIDEO. Logement social : l'Etat ne fera pas de cadeaux


C’était la promesse n°23 du candidat Hollande : mettre gratuitement des terrains et immeubles à la disposition des mairies pour y construire des logements sociaux. Problème : tout ne s’ est pas déroulé exactement comme prévu… L’Oeil du 20h va vous expliquer pourquoi.

Cette histoire a commencé avec un couac. En septembre 2012 : Cécile Duflot présentait une liste de 930 terrains et immeubles que l’Etat devait céder aux mairies. Mais le lendemain, l’annonce avait été rattrapée par un rétropédalage, la liste était fausse. Selon le nouveau décompte, les préfets ne recensaient plus que 224 sites disponibles fin 2013.

Aujourd’hui, le décompte du ministère du Logement ne recence plus 74 adresses pour créer des logements sociaux. Mais ces immeubles ou ces terrains, l’Etat va-t-il réellement les céder gratuitement ? En ces temps de disette budgétaire, rien n’est moins sûr…

VIDEO. Eolienne : ces élus qui se mettent dans le sens du vent

Quand il s’est installé dans ce coin tranquille de Normandie, Jean-Philippe ne s’attendait pas à un tel voisinage… Depuis le printemps dernier,  il a une vue imprenable sur dix éoliennes qui cernent son terrain. Le Normand dénonce les nuisances et s'interroge sur ce qui ressemble à une drôle d’histoire mêlant politique, famille et gros sous. Trois de ces éoliennes sont installées sur les terrains qui appartiennent à des frères et des sœurs d’élus municipaux qui ont voté pour l’installation de ce parc éolien. Ces élus auraient-ils confondu leur intérêt personnel et celui de leur commune ?

En juillet dernier, le service central de prévention de la corruption a alerté le ministère de la justice sur l'ampleur de ce phénomène. Les condamnations tombent partout en France. Des peines d’amende de quelques milliers d’euros. Déjà une dizaine au cours de la dernière année…

L'Oeil du 20h est donc allé à la rencontre de ces élus qui ne sont pourtant pas censés ignorer la loi.

VIDEO. UMP : mais qui connaissait Bygmalion ?

Invité sur le plateau de France 2 pour son grand retour en politique, Nicolas Sarkozy a été clair : il n'a découvert le nom de Bygmalion que bien après l’élection présidentielle de 2012. L'ancien président réfute donc toute implication dans l’affaire de falsification des comptes de sa campagne présidentielle. Mais alors à l'UMP, qui connaissait l'entreprise de communication dont plusieurs cadres ont été mis en examen ?

Chez les partisans de l'ancien président, les souvenirs sont assez flous. Ils sont beaucoup plus précis chez ses adversaires. François Fillon par exemple déclarait ce 2 octobre, avoir "souvent entendu dire que Bygmalion travaillait pour l'UMP", bien avant la présidentielle de 2012…

L'Oeil du 20h est donc allé à la rencontre des ténors de l'UMP pour savoir qui se souvient de quoi à l'évocation du nom de Bygmalion.

VIDEO. A l'Assemblée, les "frondeurs" ont payé le prix


La confiance votée au gouvernement Valls II, on pensait que l’épisode des frondeurs était passé. Les évènements récents montrent pourtant que l’heure de la revanche a bien sonné.

Mardi, cinq députés socialistes en délicatesse avec l’Elysée et Matignon se sont vu notifier qu’ils ne serait désormais plus membres de la commission des affaires sociales, celle qui se penchera bientôt sur le budget 2015. Pour les concernés, la surprise est totale. Certains d’entre-eux se trouvent par exemple nommés à la commission des affaires étrangères, domaine qu’ils ne maîtrisent pas.

Bruno Le Roux, le président du groupe parlementaire, se refuse à parler de purge. Il n’empêche, certains documents et témoignages que l’Oeil du 20h a pu recueillir montrent que les “frondeurs” ont payé cher leur manque de solidarité avec le gouvernement.

VIDEO. Réserve parlementaire : un contrôle qui laisse à désirer

C'est un chiffre dévoilé après des années de flou sur son montant.

Ce chiffre, c'est celui de la réserve parlementaire des sénateurs. L'année dernière, un peu plus de 53 millions d'euros de subventions ont été distribués par les 348 sénateurs… Mais cet argent public est-il accordé en toute transparence ? Selon quels critères, un sénateur accorde-t-il une subvention ? L'œil du 20H a voulu en savoir plus.

Si en moyenne, chaque élu au palais du Luxembourg distribue 150 000 euros, certains bénéficient d'une enveloppe beaucoup plus conséquente. c'est le cas de l'actuel Président de la commission des finances, Philippe Marini ou du maire de la petite commune de Jonzac, Claude Belot.

Nous avons épluché les comptes des réserves parlementaires des sénateurs et fait une découverte : un sénateur, bien qu'élu dans un département, peut distribuer des subventions en dehors de sa circonscription. Mais dans ce cas, peut-il surveiller que l'argent versé a bien été dépensé ? Pas vraiment selon les résultats de notre enquête.

VIDEO. Le FN critique, mais pratique le cumul des mandats

Dimanche, pour la première fois dans la Vème République, le FN a fait entrer deux élus au Sénat. David Rachline et Stéphane Ravier, respectivement maires de Fréjus et du secteur 7 de Marseille, mais également conseillers régionaux de PACA, vont s'installer dans la semaine au palais Bourbon.

Problème : le FN a longtemps critiqué les cumulards des autres partis politiques. L’Oeil du 20h s’est plongé dans ses archives pour retrouver les prises de position des principaux cadres du parti de Marine Le Pen. Lors du débat sur la réforme du cumul des mandats à l'Assemblée nationale, le député Gilbert Collard avait jugé que le système était "dangereux", sa collègue Marion Maréchal-Le Pen, qu'il était lié à "l'égo de certains élus qui souhaitent verrouiller leur circonscription".

En mai 2013, la présidente du Front National avait de son côté expliqué que si elle devenait maire, elle démissionnerai de son poste de député européen. Le moins que l'on puisse dire, c’est que depuis que le FN gagne des élections, le discours a bien évolué.

VIDEO. Medef : un pin's pas très Made in France

Un million, c’est le nombre d’emplois qui pourraient être créés en France si le gouvernement accèdait aux revendications du Medef. Selon le syndicat des patrons, la suppression de certains jours fériés, la remise en cause des 35 heures et du CDI seraient la solution. Mais outre les discours, l’idée s’affiche épinglée sur la veston de tous les cadres du Medef sous la forme d’un pin’s. Problème : ce dernier n’est lui même pas produit en France. L’Oeil du 20h a voulu en savoir plus ce symbole par très Made in France.