Comment lire une étiquette de vin ?

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L'étiquetage des vins, comme celui de tous les produits destinés à la consommation, est soumis à une législation stricte et précise. L'application de celle-ci est du ressort et de la surveillance de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes). Elle s'appuie sur différents arrêtés et décrets français ainsi que sur des règlements de l'Union Européenne. Cette dernière distingue deux catégories de vins :

  1. Les VISG (vins sans indication géographique qui correspondent à nos anciens Vins de Table.
  2. Les IG (vins avec indication géographique).

Les IG se répartissent en deux groupes :

- Les IGP (vins avec indication géographique protégée qui correspondent à nos Vins de Pays).

- Les AOP (vins avec appellation d'origine protégée qui correspondent à nos AOC).

L'étiquetage des vins comporte deux types de mentions :

  • Les mentions obligatoires : elles sont au nombre de 8 avec une 9ème pour champagnes et vins mousseux.
  1. La dénomination de vente : c'est la catégorie de vin (vin, vin mousseux, vin pétillant, etc....). Pour les vins avec indication géographique elle peut être remplacée par le terme « appellation d'origine protégée » ou « appellation d'origine contrôlée » ou « vin de pays » en précisant l'appellation (par exemple « appellation Alsace contrôlée » ou « vin de pays d'Oc ».
  1. Le titre alcoométrique volumique acquis (TAVA) :

Le TAVA doit être indiqué en unités, ou demi-unités de pourcentage et du symbole « %vol. »(ex. : 12% vol. ou 11,5% vol.). Il peut être précédé des termes « titre alcoométrique acquis » ou « alcool acquis » ou de l'abréviation « alc ».

  1. La provenance :

Cette indication peut soit compléter la dénomination de vente (vin de France, vin de la Communauté Européenne, etc...), soit être une mention complémentaire (Produit de France, d'Italie, du Chili, etc...).

  1. Le volume nominal :

Pour chaque catégorie de vins, une gamme de volumes usuels est définie (375, 500, 750, 1000, 1500 ml ou 37,5, 50, 75, 100, 150 cl).

  1. Le nom et l'adresse de l'embouteilleur :

L'embouteilleur est la personne physique ou morale qui procède ou qui fait procéder pour son compte à l'embouteillage. Son nom et son adresse doivent être mentionnés suivis des termes « embouteilleur » ou « mis en bouteille par ». Sont autorisés les termes « mis en bouteille au château » (par ex.) lorsque l'embouteillage a lieu dans l'exploitation du producteur, ou « mis en bouteille à la propriété » lorsqu'il a lieu dans les locaux d'un groupement de producteurs ou encore « mis en bouteille dans la zone de production » lorsqu'il a lieu dans une entreprise située dans la zone géographique concernée.

  1. Le numéro de lot :

Le lot est l'ensemble des produits élaborés dans des conditions considérées comme identiques. Le numéro de lot, composé de chiffres ou de lettres est précédé de la lettre « L ».

  1. Les allergènes :

Pour le vin, la présence d'anhydride sulfureux doit être indiquée sous la forme « contient des sulfites » ou « de l'anhydride sulfureux ». La mention anglaise « contains sulphits » est admise en France car facilement compréhensible par le consommateur français. Les vins de la récolte 2012 et étiquetés après le 30 juin 2012, doivent mentionner les produits à base de lait ou d’œuf utilisés en vinification si des résidus de ces produits sont décelables à l'analyse dans les vins traités. Ces mentions doivent figurer sous l'expression « contient....... ».

  1. Message sanitaire :

Les boissons alcoolisées (plus de 1,2% vol.) doivent porter un message sanitaire destiné aux femmes enceintes préconisant la non consommation d'alcool. Il peut s'agir d'un pictogramme représentant une femme enceinte dans un cercle barré ou d'un message rédigé ainsi « la consommation de boissons alcoolisées pendant la grossesse, même en faible quantité, peut avoir des conséquences graves sur la santé de l'enfant ».

  1. Teneur en sucre :

Cette mention n'est obligatoire que pour les champagnes et vins mousseux. Selon la teneur en sucre, les termes suivants peuvent être utilisés : brut nature, dosage zéro, brut, extra-sec, sec et doux.

Mentions spécifiques pour les champagnes : RM (récoltant manipulant), NM (négociant manipulant), CM (coopérative de manipulation), RC (récoltant coopérateur), SR (société de récoltants), ND (négociant distributeur), MA (marque d'acheteur).

  • Les mentions non obligatoires, ou facultatives, mais autorisées et règlementées :
  1. Millésime et cépage :

Si le millésime est mentionné, au moins 85% du vin doit être issu des raisins récoltés dans l'année considérée.

De même, si le nom du cépage figure sur l'étiquette, le vin doit provenir d'au moins 85% de cette variété et si plusieurs cépages sont mentionnés, le vin doit provenir à 100% de ces variétés.

  1. Méthodes de production :

Des mentions faisant référence à certaines méthodes de production sont admises, comme par exemple « élevé en fût » ou « vieilli en fût » suivies ou non du nom du bois de la barrique.

Pour pouvoir porter une de ces mentions, la moitié au moins du volume du vin doit avoir été contenu dans ces récipients pendant une durée minimale de 6 mois.

  1. Exploitation agricole :

Les références à une exploitation (Château, Domaine, Clos, Mas, etc.....) sont réservées aux vins avec IG à condition que le vin provienne de raisins récoltés dans les vignes exploitées par cette exploitation et que la vinification soit entièrement effectuée dans l'exploitation.

Les mentions Château, Clos et Cru sont réservées aux vins bénéficiant d'une appellation d'origine.

A quoi servent ces mentions figurant sur l'étiquette ?

A donner aux consommateurs des critères de choix, leur fournir une information loyale favorisant la concurrence équitable, protéger leur santé et établir la traçabilité des produits.

Vous aurez compris que l'étiquette apporte toute une série de renseignements utiles concernant l'origine, la catégorie et le type de vin mais pas, comme bon nombre de consommateurs pensent ou croient y trouver, d'indication sur la qualité du vin. Pour cela il faut se fier à la seule dégustation (voir mes textes « Le vin se déguste »).

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