Mais qu’a donc le Sénat contre les enseignants ?

@ AFP

Cette semaine, tranquillement, sans que cela ne soit vraiment traité par les médias, le Sénat est revenu sur deux mesures concernant les fonctionnaires. Il a d’une part porté à 3 jours le délai de carence en cas de congé maladie, et d’autre part voté pour une baisse de leur salaire en diminuant la compensation de la hausse de la CSG. Le Sénat est bien décidé à taper sur les fonctionnaires en général mais porte une attention particulière aux enseignants, appelant à « une autre gestion » les concernant.

Carence : aligner sur le pire

Lundi donc, les sénateurs ont alourdi le texte du gouvernement prévoyant la réinstauration du jour de carence pour les fonctionnaires, en étendant ce délai à 3 jours, alors que les députés avaient voté pour un seul jour. L’argument est connu et repris par Albéric de Montgolfier, sénateur LR : « Le jour de carence est une mesure qui a fait la preuve de son efficacité, en permettant de réduire l’absentéisme. Il convient d’aller plus loin en termes d’harmonisation entre les salariés du secteur public et du secteur privé, qui sont soumis à trois jours de carence ».

On rappellera une fois de plus que le taux d’absentéisme dans le public est, selon le rapport 2017 sur l’état de la fonction publique, à peine plus élevé que dans le privé (4% contre 3,8%) et celle des agents de l’état inférieure (3%). On rappellera aussi que les enseignants sont moins absents que la moyenne des salariés. On rappellera enfin que 66% des employés voient leur jour de carence pris en charge par l’entreprise. Le sénateur de Montgolfier l’a d’ailleurs reconnu lundi mais, en insistant sur le « tiers des salariés qui ne bénéficie d’aucune prise en charge », a très clairement montré que l’idée était d’aligner le public sur le pire minoritaire du privé. Citant l’INSEE, le sénateur a déclaré que « la proportion d’agents en arrêt maladie de moins de 15 jours est passée, entre 2011 et 2012, de 1,2% à 1% dans la fonction publique d’état ». Il oublie de dire que l’INSEE a constaté sur la même période une forte hausse des agents absents entre une semaine et trois mois. Parmi les raisons avancées, le fait que la réduction des arrêts courts pourrait avoir dégradé la santé des personnels et ainsi entrainé plus d’arrêts longs (+25%).

S’agissant de l’école, la situation est assez particulière, du fait des risques de contagion élevés en classe et du contact avec de jeunes enfants. J’ai déjà travaillé trois jours consécutifs avec 39° de fièvre, et eu droit à des remarques de collègues et de parents me disant avec le sourire et à juste titre qu’en venant je prenais le risque de refiler ma maladie à mes élèves. Cette particularité du métier d’enseignant n’est jamais prise en compte, alors même que le ministère de la Santé communique sur le risque de contagion et la nécessité de « ne pas se rendre dans les lieux publics ».

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Par ailleurs, si on voulait vraiment jouer les ronchons populistes, on irait chercher du côté de l’absentéisme des sénateurs et consulter par exemple cette enquête édifiante où on lira notamment qu’« un tiers des sénateurs ne viennent jamais, un tiers d’entre eux se montrent par intermittence, seuls ceux du dernier tiers sont vraiment assidus, avec 35 gros bosseurs qui abattent à eux seuls 40% du boulot total » (dixit un sénateur !). Bim. Fort heureusement, aucun jour de carence n’est prévu pour ces absences.

CSG : supprimer la compensation = baisser les salaires

Le même jour, le Sénat votait aussi une baisse de la compensation de la hausse de la CSG. Cette hausse de 1,7% programmée pour tous est mécaniquement compensée pour les salariés du privé par la suppression des cotisations chômage et maladie (ils devraient même gagner 1,45% de pouvoir d’achat). Les fonctionnaires n’étant pas concernés par ces cotisations, la perte de 1,7% est sèche et il semble bien qu’initialement le gouvernement n’avait pas prévu grand-chose pour compenser cette baisse de salaire des fonctionnaires. Sur le tard la mesure de compensation a finalement été annoncée, via la suppression de la CES (1%) et la création d’une indemnité compensatrice (mais, contrairement aux salariés du privé, pas de gain de pouvoir d’achat). Encore trop aux yeux des sénateurs, qui ont donc voté la suppression de cette prime, sous prétexte qu’elle « crée des disparités entre les collectivités, même si elle apparait équilibré au niveau national, en volume ». Puisqu’elle pose des problèmes techniques, supprimons la, c’est pas bien compliqué !

On constatera au passage que le Sénat veut porter le délai de carence à 3 jours à titre d’égalité avec le privé, mais refuse de compenser la hausse de la CSG pour les fonctionnaires, c’est-à-dire de s’aligner sur le privé à titre d’égalité… Sur un blog hébergé par Mediapart, REMLAZ ironise : « Puisque vous voulez à tout prix aligner le public sur le privé vous allez donc créer une véritable médecine du travail dans le public, créer une véritable mutuelle de type mutuelle d’entreprise, créer un treizième mois, créer un comité de type comité d’entreprise ».

Le Sénat demande une « autre gestion » des enseignants et se félicite du travail du ministre

N’en déplaise à Remlaz, ce n’est pas tout à fait ce que le Sénat prévoit pour les enseignants. Loin de là. Dans un rapport présenté fin novembre, Gérard Longuet (LR) se félicite du gel des créations de poste (alors que la France fait toujours partie des pays où les classes sont les plus chargées), se félicite d’une « gestion plus raisonnée des effectifs » par l’actuel ministère, regrette l’augmentation des dépenses de rémunération des enseignants (toujours moins bien payés que la moyenne de leurs collègues de l’OCDE), se félicite du report du protocole PPCR (373 millions d’euros économisés sur la paie des profs par le simple report d’un an des mesures négociées sous le précédent gouvernement) et demande une révision de la gestion et des statuts des enseignants.

Le sénateur Longuet revient notamment sur sa marotte, l’annualisation du temps de service des enseignants, qui pourrait selon lui faire économiser beaucoup d’argent à l’état si les profs travaillaient 1607 heures annuelles comme tous les autres fonctionnaires. On a déjà consacré un post à ce sujet, abordé par M. Longuet dans un précédent rapport fin 2016, en lui montrant que s’il sortait des clichés et savait vraiment en quoi consistait le métier de prof, il constaterait que n’importe quel enseignant travaille déjà 1607 heures par an, minimum.

Cette vision de l’école et du métier de prof portée par le sénateur Longuet semble se concrétiser parfaitement dans la politique de l’actuel ministre. Longuet se félicite tout au long de son rapport des mesures mises en place par JM Blanquer, l’encourage à poursuivre dans cette voie et lui apporte un soutien sans faille. Lors de son audition, JM Blanquer a d’ailleurs été accueilli à bras ouverts par les sénateurs, M. Longuet en tête. Rares ont été les questions gênantes, à part peut-être celles portant sur la prime REP+ (3000 €, promesse de campagne de E. Macron), que bien des sénateurs ne comprennent pas, à l’image d'Olivier Paccaud (LR) : « Vous allez donner la prime dans un secteur où les enseignants ont déjà les meilleures conditions de travail ! ». Si si.

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Nota : sur la proposition de M. Longuet d’annualiser le temps de service des enseignants, lire ce post.

Sur les avantages des sénateurs, subventions, indemnités, défraiements, rémunération, retraites, tout est ici.

Je ne résiste pas à l'envie de partager avec vous ce commentaire très drôle de Maxime Lacoste, qui propose ceci :

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A lire aussi

  • marboeuf

    Je ne résiste pas à la tentation de poster ici ce commentaire très drôle de Maxime Lacoste, qui propose ceci :

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    • Padakhor

      Certains enseignants privilégient visiblement le pognon plutôt que le bien-être des enfants. Nactalis a été poursuivi pour moins que ça!
      Merci d'avoir dénoncé cette brebis galeuse qui n'est hélas vraisemblablement pas la seule.

      • Lucien Marboeuf

        Je sais bien que vous êtes toujours prêt à taper sur les enseignants, vos commentaires sur ce blog n'offrent aucune surprise de ce point de vue, mais manquer à ce point d'humour est assez inouï. Et glorifier la dénonciation en dit long...

      • René S

        Ah, visiblement pour vous le second degré reste un territoire inconnu. Si un seul enseignant en France "privilégie le pognon", je lui conseille d'aller voir ailleurs. dans n'importe quel pays voisin il gagnera plus.Quant à "Nactalis" (Lactalis en fait), elle n'est pas pour l'instant poursuivie par la justice, bien que responsable de l'intoxication de quelques milliers de nourrissons. Ce qui n'est rien, selon vous, en regard d'un enseignant qui refilerait sa gastro à une vingtaine de petits. Une brebis galeuse, dites vous, qui n'est pas la seule, dites vous. Vous avez des noms ?

        • Padakhor

          Ah, visiblement pour vous l'ironie reste un territoire inconnu. Je constate que vous vous targuez de connaître personnellement les centaines de milliers d'enseignants en France, ainsi que leurs motivations, et en excluez de fait l'idée de toute brebis galeuse. Vous êtes terriblement crédible! Rien que sur ce topic on peut détecter des intervenants prêts à contaminer leurs élèves plutôt qu'à renoncer à 200 euros...
          Quant à Lactalis (merci pour la correction), d'une part elle est poursuivie par Quentin Guillemain et UFC, d'autre part on recensait au 17 décembre une vingtaine de bébés contaminés. Vous avez les noms pour les milliers d'autres?

          • René S

            Et vous vous êtes très fort pour déformer les propos des autres. Où avez vous lu que je me targuais de connaitre personnellement des centaines de milliers d'enseignants et que j'excluais l'idée des brebis galeuses. Non ? j'ai tout simplement conseillé à ceux qui "privilégient le pognon", de changer de voie, ou de pays. Si on s'enrichissait à l'EN, ça se saurait. Pour Lactalis, vous confondez visiblement dépôt de plainte et poursuites judiciaires.

          • Padakhor

            "Une brebis galeuse, dites vous, qui n'est pas la seule, dites vous. Vous avez des noms ?"
            --> Vous excluez donc qu'il y ait plus d'une brebis galeuse. CQFD.
            Définition de "Poursuite judiciaire": "Exercice d'une action en justice en vue de faire rendre une décision ou de la faire exécuter."
            Le dépôt d'une plainte reçue par la justice est donc un acte de poursuite judiciaire. CQFD bis.

  • Bastien

    Ce que propose le sénat est plutôt sensé. Il faut en effet harmoniser à 3 jours. Quand aux enseignants, qui passent leur temps à réclamer des effectifs supplémentaires, ils pourraient commencer par faire des efforts de productivité.

    • Tiphaine Gln

      Hey bien ! Je suppose que vous ne savez encore pas de quoi vous parlez ! Venez donc ne serait ce qu'une semaine dans une classe et prenez la en main de A à Z et vous verrez quelle est ce que vous appelez " la productivité d'un enseignant" ( au passage ce mot me choque lorsqu'on parle d'êtres humains et surtout d'enfants). J'espère pour vous que vos enfants ou futurs enfants n'auront jamais un enseignant qui vous prend au mot ! Car si faisons des efforts de productivités nous laissons sur le côté plus de la moitié des élèves qui ne pourront pas suivre cet effort.

    • Marye Labrosse

      Avez- vous lu l'article ??? 66% des entreprises du privé prennent en charge les jours de carence de leurs employés, ce qui n'est bien sûr pas prévu pour les enseignants... Et puis, parler de productivité pour l'enseignement est totalement absurde. On enseigne à des enfants, on ne fait pas de profit. Si seulement les politiques et les gens comme vous pouviez venir dans nos classes, voir comment cela se passe sur le terrain...

      • Padakhor

        Ce que les entreprises privés font de leur argent, ça les regardent, contrairement aux enseignants qui dépendent de l'argent public.
        Si seulement les gens comme vous pouviez venir dans nos entreprises, voir comment cela se passe sur le terrain...

        • Lucien Marboeuf

          Il y a pas mal de profs qui ont connu le privé avant d'être prof (il y a un post de blog sur ce sujet, n'hésitez pas à le consulter, vous serez surpris...), qui savent donc de quoi ils parlent, contrairement à d'autres qui ne se privent pourtant pas de parler...

        • BOITIAS Géraldine

          Cher Padakhor (sic) ; passez le concours ! et vous aurez tous les avantages du monde ! Non ? pourquoi ?

          • Padakhor

            Chère Géraldine, démissionnez pour travailler pour le privé - c'est encore plus aisé - et vous aurez tous les avantages du monde ! Non ? pourquoi ?

    • Cecile Hauviller Meyer

      Quant aux personnes qui n'y connaissent rien aux réalités d'une classe, ils pourraient commencer par s'informer des conditions réelles de travail et montrer un peu d'empathie.

    • Clo

      J'aurais compris votre message il y a 15 ou 20 ans. Je suis enseignante depuis 22 ans. Tres honnetement, mon temps de travail hors classe a été multiplié au moins par 1,5 si ce n'est 2 depuis que j'ai commencé : multiplication des reunions bien sur, mais aussi double-evaluation des travaux des eleves (competences et chiffrage, sur les travaux et dans les bulletins) et surtout travail de preparation avec prise en compte des évolutions des programmes et des attendus, prise en charge de l'orientation des eleves, prise en charge des eleves a profil particulier inclus dans les classes, etc.
      Ne vous trompez pas, j'estime que ces evolutions etaient necessaires et qu'elles servent les eleves, mais en terme de "productivite", on peut difficilement reprocher aux enseigants, et de maniere generale aux fonctionnaires d'etat, de ne pas avoir haussé notablement le niveau en 20 ans.
      Juste une precision : quite a harmoniser, harmonisons : j'ai deux enfants qui ne me "rapportent" auxun trimestre pour la retraite (contrairement aux femmes du prive), et pendant les deux ans que j'ai effectue a 80%, je n'ai valide que 80% de mes trimestres (contrairement aux salaries du prive). Resultat : j'ai 45 ans, je n'ai jamais redouble une annee d'etude (5), j'etais donc devant les eleves a moins de 23 ans, et je viens a peine de valider la moitiee de mes trimestres, je devrais donc rester devant les eleves jusqu'a 67 ans passes, et a ce moment-la ma retraite sera calculee sur les memes bases que pour le prive.

      • Miles Pasdavis

        La question de la retraite mise à part, je suis plutôt d'accord.
        Pour moi les enseignants du public relevant du droit public ont leur retraite calculée sur les trois meilleures années. Les enseignants du privé relevant du droit privé ont leur retraite calculée sur les 25 meilleures années. Cela fait la différence !!!!
        Dans une société où mondialisation, économie et court terme prévalent, le savoir n'a pas voix au chapitre avec individualisation, partage et long terme.
        Tout dépend qui sert qui ? L'économie sert l'homme ou l'homme sert l'économie ?
        Les équilibres sont sans cesse à revisiter et à construire.

        • Clo

          Je ne vous suis pas sur la retraite (dans tous les sens du terme ;)). Les enseignants du prive sont payes par l'etat, leur retraite est donc une pensin comme ceux du public, non ? La reforme de 2003 amenera a terme a un calcul des pensions sur la meme duree que le prive, donc les droits comme les trimestres pleins et les trimestres "pour enfant" devraient aussi etre les memes non ?
          Pour le reste, je n'adhere pas non plus l'idee de melange "savoir/education/productivite", d'autant plus que l'éducation est au sens economique du terme tres rentable, enrichir l'autre sans perdre un iota de sa propre richesse, on ne peut pas faire mieux, mais en terme de service rendu/salaire recu, les fonctionnaires d'etat et donc les enseignants ont enormement gagne en productivite ces dernieres annees...

          • Geneviève Pichon

            Oui les enseignants du privé sont payés par l'état mais leur retraite est bien calculée sur les 25 meilleures années !!!

    • Guillaume Bouteville

      Je suppose que c'est de l'ironie.

    • Catherine Mahieu

      Productivité, ça veut dire quoi quand le travail consiste à enseigner une matière à des élèves qui comprennent plus ou moins vite ?

    • Pch51000

      Cher Bastien peut-être n'avez vous pas encore d'enfants car lorsque vous en aurez je ne pense pas que vous demanderez à l'enseignant de vos chérubins d'être productif mais plutôt de les éduquer quitte à perdre du temps (donc de la productivité) en les accompagnant du mieux possible s'ils ont des difficultés.

      Mais peut être qu'une solide éducation de vous chers petits n'est pas votre priorité !

  • Virgile Enjoy

    Une honte ! J aimerais bien voir un senateur dans une classe de 30 élèves à jongler entre les differentes matières avec 40 de fièvre à 1350 € par mois.

  • Catherine Mahieu

    Bien dit!

  • Clo

    Je ne me justifiais pas, j'expliquais, et je pense que cela vaut mieux qu'une reaction epidermique (certes, a force d'entendre des reproches permanents, on devient un peu susceptibles)...

  • Arnaud Lecocq

    On nous demande juste de perdre 200 balles si on se fait refiler une grippe ou une gastro par les gamins.

    • Claudine Robin

      200 balles ou 200 € ?

      • Ankou

        C'est la même chose, plus personne ne parle en francs à part ceux qui préfèrent la france d'avant 😉

  • Clo

    Euh si, c'est ca les trois jours de carence...

    • marboeuf

      Sauf qu'une classe est un foyer d'infection... D'où le risque plus élevé qu'ailleurs de tomber malade. D'autre part, certains profs vont préférer venir malades en classe plutôt que de se soigner, et donc étendre la contagion, ce qui est un très mauvais calcul du point de vue de la santé publique (et des finances publiques). Comme quoi il faut toujours voir plus loin que le bout de la lorgnette.

      • Clo

        Je suis parfaitement d'accord avec vous. Soit on perd le salaire si il y a jour(s) de carence et on peut se soigner, soit on fait classe malade (donc inefficace et avec le risque qu'il y ait arrêt plus long ensuite) et avec le risque de contaminer les gosses...

  • Adrien Litem

    Ces sénateurs incapables de faire le ménage dans leur propre chambre et ils prétendent gérer la France, lutter contre l'absentéisme ! Manquent pas d'air !

    "un tiers des sénateurs ne viennent jamais, un tiers d’entre eux se
    montrent par intermittence, seuls ceux du dernier tiers sont vraiment
    assidus"

    • Denis Ehrminger

      de toutes façon les sénateurs sont totalement inutile (des Hirudinea autrement dit des Sangsues ou suce-boules.

    • Douda Bee

      Des voleurs qui ont besoin de trouver de l'argent n'importe ou pour s'engraisser et vo'er

  • Claudine Robin

    Appeler un parent en urgence, parce qu'un enfant en CP saigne

    pour avoir perdu une dent ... de lait , vous en pensez-quoi ?

  • Jean-Nicolas Chapon

    Des exemples s'il-vous-plaît

  • maraude

    à l'hopital comme à l'école, même absurdité de demander la productivité, la rentabilité...
    et venir bosser en étant malade au risque de contaminer des personnes déjà fragilisées -ou perdre 3 jours d'un salaire pas mirobolant..
    déprimant.

  • elb

    Pareil à l'hôpital, il faudra aller travailler avec grippe, gastro et autres maladies contagieuses et contaminer les malades fragiles, c'est magnifique ! En fait ce qu'ils espèrent c’est que les fonctionnaires hospitaliers écoulent les heures sup (générées par un manque de personnel criant) et les RTT quand ils sont malades, parce qu'on est tellement bien payés qu'on va quand même pas se mettre en maladie. C’est double bénéf pour l'Etat, on écoule les heures sup et on gagne du fric sur le dos des agents. C’est sûr qu'à choisir si on dois perdre du fric, on ne va va plus se mettre en arrêt 2 ou 3 jours mais 10... Qui va payer le prix fort ? les usagers dans tous les cas...

  • Grasse Quilit

    Pour sûr que l’argent récupéré paiera le remplaçant diligenté au pied levé ...(humour!)

  • Padakhor

    Pour être tout à fait exact, les jours de carences ne sont pas pris en charge - quand ils le sont - par l'entreprise mais par la mutuelle de l'entreprise. Mutuelle à laquelle le salarié cotise et sur laquelle il paye des impôts (suite à l'intégration de la partie cotisation entreprise dans les revenus en tant qu'avantage en nature).
    Alors, avant de s'exclamer sur les 1,45% de pouvoir d'achat gagnés par les salariés du privé en 2018, il faudrait aussi prendre en compte sa dégradation antérieure suite aux matraquages fiscaux dont les fonctionnaires ont été exemptés.

    • Lucien Marboeuf

      Pour être encore plus exact la prise en charge est faite par la prévoyance entreprise et des accords d'entreprise spécifiques.
      Par ailleurs je veux bien changer ma mutuelle contre une bonne mutuelle d'entreprise...

  • Douda Bee

    Bravo pour ce commentaire. Perso, si je savais qu'il y a autant d'eleves mal eleves et que leurs parents ne les eduquent pas, ne les suivent pas et viennent demander qu'on augmente les notes de leurs gamins qui ne foutent rien, j'aurai fait traduction ou autre pour faire mes heures de bureau et rien d'autre. Nous n'arrivons pas à envoyer tous ces mails , blagues que les employes de bureau semmblent faire toute l'annee.

  • Gégé

    Avant d'être enseignante, j'ai été ingénieur 11 ans dans le privé. Je suis donc pas mal placée pour comparer. A Bac + 5, 9 ans d'ancienneté je suis à moins de 2000€ par mois, je bosse largement autant (différemment certes, je peux m'organiser pour gérer mon temps et mes enfants, mais largement autant que dans mon ancien poste, où je touchais en 2004 4700€ nets). les conditions de travail sont largement pires : pas de médecine du travail, en permanence avec des enfants malades l'hiver, une hiérarchie qui vous tape systématiquement dessus dès qu'un parent grogne, à tort ou à raison... Pas de remplaçant quand un collègue est malade (je suis montée à 57 élèves de 3 ans dans ma classe), des locaux souvents vétustes (13 ° dans ma classe pendant 3 semaines l'an dernier). Donc avant de dire que les enseignants ont la belle vie et devraient arrêter de se plaindre, il vaudrait mieux savoir de quoi on parle !
    Pour le pouvoir d'achat : en 9 ans et avec 6 échelons de plus qu'au démarrage, je touche 60 € nets de plus par mois (le point d'indice a été gelé pendant des années, il l'est de nouveau. Alors perdre la compensation de la CSG et voir son salaire diminué, là.. Padhakor!

    • Ed

      18x36 = 648 h plus quelques hsa voilà pourquoi vous êtes payée. Je vois les bulletins de salaire et n'en connais aucun qui puisse correspondre à votre situation. Catégorie A, un changement d'échelon c'est 100 € par mois loin de ce que vous annoncez. Le privé semble vous manquez, pour votre épanouissement personnel, un conseil, retournez-y.
      Par ailleurs, quand une décision impacte l'ensemble de la fonction publique d'état et que l'article ne mentionne que les enseignants, cela montre le mépris pour les autres catégories professionnelles.

      • Mr Mathoux

        devant élèves !!! ça n'a rien à voir, vous ne connaissez pas ce métier puisque vous ne le faites pas mais ce n'est pas grave, dénigrez-le, j'imagine que ça vous fait du bien et ça économise un psy à la sécu. C'est tellement génial et on ne travaille tellement pas que plus personne ne veut être prof même en ces périodes de chômage la sécurité de l'emploie n'attire pas, c'est dire ! De + vous dites n'importe quoi, échelon 3 : 2012 € brut, échelon 6 : 2175 € brut, ça correspond aussi à 100 € par échelon ça ???

      • marboeuf

        En guise de mépris, vous vous posez là ! Si on parle d'enseignants dans ce billet, c'est qu'on est ici sur un blog d'enseignant, il faut regarder où on met les pieds !
        Comme tant d'autres qui se permettent de donner leur avis sur une profession qu'ils méconnaissent profondément, je vous invite à aller plus loin sur ce blog, histoire de constater que votre vision du métier d'enseignant repose sur des clichés très éloignés de la réalité... Allez, un petit billet (mais il y en a d'autres) : https://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2015/02/07/le-travail-invisible.html

      • marboeuf

        Je ne résiste pas : ce post là également peut vous intéresser, il parle justement du temps de travail des instits ! https://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2017/09/30/annualiser-le-temps-de-travail-des-profs-chiche.html

  • henrigaulard

    C'est toujours pareil,si ces mesures leurs étaient appliquées il y fort à parier que ce type mesure seraient retoquées.C'est tellement plus facile de prendre des décisions pour les autres quand on est pas impacté directement.

  • Anton Gualli

    il faudrait plutôt se demander qu'est-ce qu'ont les enseignants contre la France…

  • Laurent Lechifflart

    Puisqu'il s'agit de mettre les Français à "égalité", pourquoi le Sénat ne propose-t-il pas d'aligner l'Alsace et la Moselle, où les jours de carences n'existent pas?

  • Laurent Lechifflart

    Monsieur de Montgolfier, quand on porte un nom à particule, on s'abstient de parler d'égalité!