14 Nov

Le jura, terre de bois

Et voilà, j’en reviens… J’avais hâte de ce tournage dans les forêts aux bonnes odeurs de bois, et bien je me suis ré-ga-lée !

Allez, je vous raconte TOUT …

Evidemment, je partais couverte. Interdiction formelle d’oublier gants, bonnets et écharpes sous peine de geler net dans les bois.

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Et c’est ce que je vérifie en arrivant sur place, dans la forêt de Moirans, de la Pesse où je retrouve Gwénaël. Il a 29 ans et a fait de son métier une passion, il le pratique depuis plus de 15 ans déjà. Ce matin, dans la neige casque sur la tête et tronçonneuse à la main, il abat un sapin long de 27 mètres. Il calcule un instant et décide de le couper de façon à ce qu’il tombe à gauche de l’épicéa sans l’abîmer, et dans un axe accessible pour le travail forestier, principalement le transport du bois pour la découpe.

Voici son travail …

Pour enfin aboutir à cet impressionnante chute …

Et le bonus du bûcheron… ses conseils pour connaître l’âge d’un arbre …

Journée en extérieur donc, nous poursuivons vers une activité que j’ai hâte de découvrir, hâte que le professionnel qui me reçoit : le débardage à cheval !

Michel Pagnier, ce fou de chevaux 

Michel est cocher. Dans son attelage de Grandvaux à La Chaumusse, il possède une quarantaine de chevaux de traits comme les comtois, des magnifiques chevaux de race Fjords et d’autres encore dont les races sont croisés entre race espagnole et comtois, ce qui donne un très beau mélange d’animaux gracieux et très maniable pour le travail.

Il les bichonne non seulement parce qu’ils les aime, mais aussi car ces animaux sont son outil de travail. Parmi toutes les activités qu’il a dans sa ferme, j’allais à sa rencontre pour découvrir celle du débardage. Peu de tracteurs sur place, passe travail automatisé. Les Comtois peuvent tirer jusqu’à 2 fois leur poids, c’est à dire plus d’1 tonne et demi. Cette force mise au service d’un travail besogneux et complexe permet à Michel d’amener de sortir de la forêt les arbres fraichement coupés sans abîmer les sol. Pour lui, c’est un métier d’avenir. Et cette activité non mécanique serait selon lui adaptable à 20% de la surface forestière française.

Je suis ravie de l’apprendre. Sans compter que cela permettrait aussi de perpétuer la race comtoise, ces superbes chevaux à la crinière blonde, menacés de disparaître sans la filière chevaline … Beurk. Pour une passionnée comme moi, cette simple pensée me donne froid dans le dos !

Ce jour-là Michel transmet son savoir à des stagiaires. Claire, Emilie, Emilien et Laurent sont d’âge disparates mais pratique le même métier ; ils sont tous les 4 agriculteurs. Travailler avec le cheval leur paraît

naturel. Ils me réserve un accueil formidable et nous nous attelons au débardage gaiement, dans la forêt de La Chaumusse

Et pour rejoindre la forêt, notre attelage nous guidait, je profitais de cette balade à côté de Laurent, un des stagiaires

 

 

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Merci mille fois pour cette expérience fantastique, et j’espère que vous serez bien à vos postes le mois prochain car il y a une petite séquence inédite que j’ai hâte de vous faire partager !

Le petit chalet du Jura de Brigitte

Le calendrier des réservations du petit chalet du Jura de Brigitte ne désemplit pas. J’y fais étape pour le soirée, près du feu je me réchauffe et l’équipe aussi. Loïc et Jacques-Emile profite de ce feu sous le regard de notre hôte qui aime particulièrement ce lieu. Un rêve de plusieurs années. Ce chalet a été son habitation, et ça se sent ! La décoration, l’atmosphère, tout y est agréable

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Et tout est de bois ! Même cette montée d’escalier où une cannes de bois est installée en guise de rambarde. :-) Un détail chic créatif que j’apprécie !

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A Vevy, l’atelier de Benoit Jaillet