Les cinq films qui nous ont marqués en 2015

Un dernier pour la route. Après les séries, les bandes dessinées et les jeux vidéo, Pop Up' vous propose de découvrir les films qui ont marqué la rédaction de francetv info en 2015. Une précision de taille : on s'est focalisé sur les films liés à la culture pop. Donc pas la peine de s'insurger sur l'absence du dernier André Téchiné ou du nouveau Amos Gitaï...

5"Seul sur Mars"

Ça parle de quoi ? Au cours d’une mission sur Mars dans un futur proche, un groupe d’astronautes est obligé de quitter en catastrophe la planète rouge à cause d’une tempête de sable. Ils laissent pour mort le botaniste Mark Watney (Matt Damon), mais le scientifique est toujours vivant et va devoir survivre dans un milieu plus qu’hostile en attendant l’arrivée d’éventuel secours.

Pourquoi on adore ? Parce qu’on n’a pas fait mieux depuis Seul au monde. Reprenant les ressorts narratifs du long-métrage de Robert Zemeckis avec Tom Hanks, Ridley Scott dépoussière le mythe de Robinson Crusoé en proposant un film haletant où l’on stresse plus face à des cultures de pommes de terre que lors de scènes d’action dans l’espace. Sans oublier que Matt Damon joue toujours aussi bien les mecs normaux coincés dans des situation anormales, avec cette fois, un petit côté MacGyver plutôt cool.

4"Birdman"

Ça parle de quoi ? Riggan Thomson (Michael Keaton) est un acteur sur le déclin après avoir connu la gloire dans les années 1990 grâce à son rôle de super-héros Birdman. Il tente de relancer sa carrière en mettant en scène à Broadway une nouvelle de Raymond Carver, Parlez-moi d’amour. Le hic, c’est que son acteur principal (Edward Norton) est ingérable, que sa fille (Emma Stone) le déteste, et qu’il a une sérieuse tendance à verser dans la schizophrénie.

Pourquoi on adore ? Parce qu’il s’agit du plus beau plan-séquence de l’histoire du cinéma. OK, on exagère un peu car il y a aussi ceux d’Alfred Hitchcock dans La Corde, de Brian De Palma dans Snake Eyes et d’Alfonso Cuarón dans Gravity. Mais quand même. Alejandro González Iñárritu embarque le spectateur grâce à un (faux) plan-séquence unique de près de deux heures qui colle au plus près des acteurs qui offrent une performance de haute volée. Mention spéciale à Michael Keaton qui prouve grâce à ce film, que l’on peut considérer comme une mise en abyme de sa carrière, qu’il est un des acteurs les plus sous-estimés de sa génération.

3"Mad Max Fury Road"

Ça parle de quoi ? Max Rockatansky (Tom Hardy) est un guerrier solitaire perdu dans un monde post-apocalyptique où règnent des seigneurs de guerre qui confisquent les ressources vitales aux hommes. Capturé par le terrible Immortan Joe, il se retrouve obligé de fuir en compagnie de l’impératrice Furiosa (Charlize Theron) qui a décidé de s’évader avec le trésor le plus précieux du tyran : de sublimes jeunes filles destinées à être ses "pondeuses".

Pourquoi on adore ? Parce que George Miller donne une leçon de cinéma à tous les réalisateurs de blockbusters de ces dix dernières années. Le cinéaste, qui a mis près de trente ans à réaliser le quatrième épisode de sa saga mythique, réussit un film bruyant, sauvage, intense et jubilatoire qui pourrait presque se passer de dialogues tant l’action et l’intrigue sont lisibles à l’écran. Bref, avec Mad Max Fury Road, George Miller, 70 ans, s’est pointé sur le playground, a collé un énorme dunk sur la tête de Josh Whedon, Michael Bay et autre Peter Jackson et s’est barré en se marrant.

2"Kingsman : Services secrets"

Ça parle de quoi ? Eggsy (Taron Egerton) est un jeune délinquant qui multiplie les conneries dans la banlieue de Londres jusqu’au jour où il est recruté par un agent secret, Galaad (Colin Firth), qui travaille pour une organisation secrète : les Kingsman. Leur mission : empêcher que Richmond Valentine (Samuel L. Jackson) n’accomplisse son plan machiavélique.

Pourquoi on adore ? Parce qu’il met un énorme coup de vieux (et une bonne mandale) à James Bond. Avec cette adaptation du comics The Secret Service de Dave Gibbons (Watchmen) et Mark Millar (Civil War, Wanted), Matthew Vaughn, qui a déjà réalisé le rafraichissant Kick-Ass, livre un film en forme d’hommage irrévérencieux aux aventures de 007. En détournant les nombreux codes liés aux films d’espionnage, il livre un film d’action pop et original. Cerise sur le gâteau, Kingsman propose une des scènes les plus dingues de l’année avec un bain de sang dans une église digne de la Horde sauvage ou de Kill Bill sous amphétamines.

1"Vice-Versa"

Ça parle de quoi ? Les parents de Riley, 11 ans, déménagent à San Francisco. La jeune fille quitte son Minnesota natal pour la Californie et ses émotions (Joie, Tristesse, Peur, Colère et Dégoût) s'en retrouvent bouleversées. Les souvenirs de Riley se font de moins en moins heureux et les idées noires gagnent sa conscience. Surtout quand Joie et Tristesse se perdent dans les méandres de la psyché de la jeune fille, la laissant sans repère.

Pourquoi on adore ? Parce que les studios Pixar signent un film d'animation peut-être davantage destiné aux adultes qu'aux enfants, tant Vice-Versa permet de comprendre la psychologie des uns et des autres. Ce voyage dans le cerveau de Riley, réalisé par Pete Docter et écrit avec Michael Arndt (déjà auteur du chef-d'œuvre Toy Story 3), devient même terriblement bouleversant lorsque l'on assiste, ému, à la perte de l'innocence de Riley, symbolisée par la chute dans le vide de "l'île des bêtises". Vice-Versa propose un regard doux-amer sur le passage à l'âge adulte : c'est beau comme une cascade de Tom Cruise.

Prix spécial du jury : "Star Wars : Le Réveil de la Force"

Ça parle de quoi ? Dans une galaxie lointaine, très lointaine, une trentaine d'années après Le Retour du Jedi, le Premier Ordre a succédé à l'Empire et Kilo Ren à Dark Vador. Le guerrier Sith interprété par Adam Driver veut mettre fin à la Résistance et tuer le dernier chevalier Jedi vivant : Luke Skywalker. Finn, un stormtrooper déserteur, et Rey, une pilleuse orpheline, se retrouvent propulsés au coeur de ce conflit intergalactique aux côtés d'Han Solo et Chewbacca.

Pourquoi on adore ? Parce que J.J. Abrams revisite intelligemment la saga mythique de George Lucas. S'il distille les références au cours de son film (Han Solo aux manettes du Faucon Millenium, le masque de Dark Vador carbonisé, etc.), ici, le fanservice n'a rien d'une succession de placement de produits à l'instar de Jurassic World. Ce remake inavoué d'Un nouvel espoir renoue avec l'esprit de la trilogie originale, impose surtout une nouvelle génération de héros (géniale Rey) et ouvre une pléiade d'opportunités scénaristiques à Rian Johnson pour les épisodes VIII et IX. Vers l'infini et au-delà !

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