24 Oct

Hérissons en danger : Boules Épiques à la rescousse !

Par Catherine Jauneau

Situé à 25 kms de Rennes, le parc du jardin de Brocéliande de Bréal-sous-Montfort compte deux nouveaux pensionnaires… Deux petites boules de piques hérissées qui se remettent à peine de leur convalescence grâce aux soins de l’association Boules Épiques.

Castafiore et Roberte doivent reprendre du poil de la bête

Castafiore est un femelle hérisson trouvée blessée sur un bord de route. Roberte, elle, est bien plus mal en point avec un œil crevé par une fourche dans un jardin. Elle n’a pas encore pu retrouver le poids de forme de 1 kilo qui lui permettra à coup sûr de survivre.

Les deux mammifères sortent timidement le museau du carton dans lequel ils ont été convoyés. Ils resteront 15 jours dans un enclos avec eau, croquette pour chat et nid douillet en paille pour s’acclimater au lieu avant d’être relâchés en liberté dans cet espace naturel de 24 hectares, préservé des principaux dangers qui menacent l’espèce.

La survie des hérissons n’est plus assurée

Car l’espèce est en danger. Nathalie Pyré, la vétérinaire à l’origine de l’association Boules Épiques, tire la sonnette d’alarme : « 70% des hérissons ont disparu en France ces dix dernières années, il en va aujourd’hui de leur survie. Les routes, la mécanisation agricole et ses travaux des champs, les pesticides dans les champs qui les empoisonnent : les menaces sont variées. Avec la disparition des haies dans les bocages, ils ne peuvent plus faire leur nid ! »

Un reportage de C.Jauneau, T.Bouilly, JF.Xavier et P.Nau

Premier réflexe : réchauffer l’animal blessé

Boules Épiques a donc décidé d’agir, en recueillant et en soignant les hérissons trouvés par les particuliers. « L’animal vit la nuit. Si vous l’apercevez dans la journée, c’est qu’il y a un problème. Si vous en trouvez un blessé ou dénutri, le premier réflexe est de le réchauffer avec une bouillotte ».

En cette période d’automne, on peut aussi trouver des petits, car les femelles ont encore des portées tardives avant l’hibernation. « S’ils n’ont pas assez de masse graisseuse, ils mourront », explique Virginie Fur, responsable des animaux sur le parc de Brocéliande.

Une trentaine de hérissons a déjà été relâchée sur place. Notez que l’espèce est protégée et qu’il est interdit de garder cet animal sauvage chez soi.