Incidents à Chicago, Trump annule son meeting

Des milliers de manifestants se sont rassemblés hier soir en marge d'un meeting de Donald Trump à Chicago, dans l'Illinois. Indépendants ou issus du mouvement "Black lives Matter", les manifestants s'étaient rassemblés pour s'opposer à la candidature du milliardaire et à ses discours. Leur présence a créé des frictions, parfois violentes, avec les partisans du candidat.

En accord avec la police de Chicago, Donald Trump a préféré annuler le meeting pour raisons de sécurité. Des incidents sporadiques se sont poursuivis pendant la soirée entre les partisans de Trump, les manifestants et la police. Après l'annulation du meeting, la situation est peu à peu revenue au calme.

Ce n'est pas la première fois que des meetings de Donald Trump tournent à la violence. L'arrivée de manifestants et leur éviction très publique, car Donald Trump a pris l'habitude de signaler leur présence à renfort de "Get'em out!" ("sortez-les!"), est même devenu l'une des attractions principales des meetings de Trump.

Ces derniers jours, les incidents se sont fait graduellement plus violents. Une journaliste aurait été physiquement agressée, puis des bagarres ont éclaté à plusieurs reprises avec des opposants. L'après-midi avant le meeting annulé à Chicago, la police arrêtait 35 personne en marge d'un meeting à Saint Louis (Missouri).


Et maintenant...Qui est responsable?

Partisans et opposants de Donald Trump s'interpellent maintenant sur la responsabilité de ces débordements. D'un côté les partisans de Trump accusent les manifestants de chercher à provoquer des débordements, et de nier à Trump le droit à la liberté d'expression. Les manifestants répondent que la rhétorique du candidat est la principale responsable des violences.

Les deux camps ont des arguments pour eux. Les manifestations qui ont interrompu le meeting de Trump à Chicago ont été revendiquées par plusieurs organisations issues du mouvement Black Lives Matter, et par des supporters de Bernie Sanders.


De l'autre, ces dernières semaines, en plus de mettre en scène les opposants de ses meetings, Donald Trump a effectivement multiplié les déclarations enflammées. Lors de l'interruption d'un manifestant, il déclare par exemple: "J'aimerais le frapper", ou, "si nécessaires, je paierai les frais légaux [en cas de bagarre]". Tout ceci sans mentionner ses sorties racistes, quand il qualifiait les immigrés mexicains de "violeurs" ou "l'Islam nous hait". Ces déclarations sont la raison principale évoquée par les manifestants pour leur opposition.

Difficile de prédire la suite des événements pour la campagne Trump, mais ces incidents sont une nouvelle preuve des fractures que le candidat créée au sein de la société américaine.

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