Italie : vers une alliance Mouvement 5 étoiles/Parti démocrate ?

Après l'échec des consultations de Maria Casellati, le Président de la République Sergio Mattarella pourrait proposer un "mandat d'exploration" à Roberto Fico, Président de la Chambre des Députés. Il devrait alors trouver un accord entre le Mouvement 5 étoiles et le Parti Démocrate (PD) pour former un gouvernement.

Compromis impossible entre le M5S et la coalition

La semaine dernière, il a donné la même responsabilité à la Présidente du Sénat, Maria Casellati (Forza Italia). Sa mission consistait à trouver un accord entre les deux formations politiques sorties victorieuses des élections. Les consultations tenues mercredi dernier n'ont pas abouti à un compromis entre le Mouvement 5 étoiles (M5S) et la coalition de droite et d'extrême-droite (Ligue, Forza Italia, Fratelli d'Italia) pour former un gouvernement. Le Mouvement 5 étoiles imposait à la coalition d'écarter Silvio Berlusconi, leader de Forza Italia, impensable pour la droite. "Nous leur laissons jusqu'à dimanche pour se décider, après nous nous tournerons vers le Parti Démocrate" a déclaré Luigi Di Maio. Les délais étant expirés, l'ultime entente possible est celle du M5S avec le parti de centre-gauche.

La tentative M5S-PD

"A moins qu'il ne se passe quelque chose de nouveau, je mandaterai Roberto Fico pour négocier" a communiqué le Président de la République en fin de semaine dernière. La fonction de Roberto Fico (M5S) serait dès aujourd'hui d'évaluer la possibilité d'une entente entre le Mouvement 5 étoiles et le Parti Démocrate, ayant respectivement obtenu 32% et 19% des voix aux élections du 4 mars. Réunies, ces formations politiques auraient plus des 40% nécessaires à gouverner.

Elections régionales en Molise

Les élections régionales se tenaient hier dans la région Molise. Avec un taux de participation de 52%, l'alliance de la droite et de l'extrême droite, réunie comme aux élections législatives, est arrivée en tête (44%), tandis que le mouvement 5 étoiles reste le premier parti (37,8%). Une tendance politique similaire donc à celle des élections de mars dernier, et qui n'en disent pas beaucoup plus sur les souhaits des Italiens en pleine période de tractations post-électorales.

 

 

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