Italie : après le "non" au référendum, Matteo Renzi s'en va

L'Italie dit "non" à la réforme de la Constitution de Matteo Renzi

C'était un référendum à haut risque pour le chef du gouvernement italien. Matteo Renzi avait mis sa démission dans la balance si le non l'emportait et les électeurs ont voté massivement contre la réforme de la Constitution ce dimanche 4 décembre.


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Selon des sondages sortis des urnes ce dimanche à minuit, le résultat ne laisse quasiment aucun doute, car le non l'emporterait à 61%. Il aurait jusqu'à 18 points d'avance sur le oui, indique en direct dans le Grand Soir 3 François Beaudonnet, correspondant de France Télévisions en Italie. 70% des Italiens se sont déplacés pour voter. Dans un pays qui ne s'intéresse plus à la politique, qui ne va plus voter, c'est une participation stratosphérique, selon le journaliste. Le message est double et il est clair : non à la réforme constitutionnelle et non à Matteo Renzi.

Démission de Renzi attendue

Matteo Renzi devrait donc démissionner dans la nuit. C'est une claque terrible pour lui. Depuis trois mois, il avait effectué des centaines de meetings pour expliquer combien sa réforme était la bonne, combien l'Italie allait permettre de devenir un pays moderne. Une fois que Matteo Renzi aura démissionné, il faut que le président l'accepte. Il faut savoir s'il y aura un gouvernement technique ou des élections anticipées. Enfin, dernière inconnue. Dès lundi matin, le pays étant endetté, il pourrait y avoir une tempête financière.

L'Italie n'a plus de Premier ministre

En Italie, Matteo Renzi, le chef du gouvernement, a annoncé sa démission après la victoire du non à son referendum constitutionnel dimanche 4 décembre.


italie beaudonnet

Toute la nuit de dimanche à lundi, les opposants au referendum ont célébré leur victoire dans les rues de Rome. Une disgrâce pour Matteo Renzi. Cette nuit, le Premier ministre a dû reconnaître l'ampleur de sa défaite. Près de 60% des Italiens ont rejeté sa réforme constitutionnelle. Un camouflet pour celui qui promettait il y a trois ans une réforme profonde et rapide de son pays.

Une démission chantée

Sa démission a été chantée par une grande majorité de la classe politique, de la droite classique aux partis populistes. Parmi les plus virulents opposants à ce referendum, la Ligue du Nord et le mouvement 5 étoiles, des partis anti-européens et qui réclament désormais des élections anticipées. Un gouvernement de transition devra être nommé dans les prochaines semaines pour définir un nouveau calendrier électoral.

Dimanche 4 décembre, les électeurs italiens ont rejeté le projet de réforme constitutionnelle porté par le chef du gouvernement.

À Rome comme dans toute l'Italie, la nuit a été courte. Ce lundi 5 décembre, la presse met en Une la mort politique de Matteo Renzi, après la victoire écrasante du "non" au référendum. Mais les premiers lecteurs semblent abasourdis. "Je suis déçu, on a raté une occasion de changement, c'était un gouvernement qui durait", dit un homme.


Italie : après le "non" au référendum, Matteo Renzi s'en va

Des élections anticipées ?

La nuit dernière, après l'annonce des résultats, des centaines d'Italiens sont descendus dans les rues de Rome, sous les fenêtres de Matteo Renzi pour scander "Rentre à la maison". "Après tout ce qu'on a supporté, beaucoup de gens sont allés voter pour dire 'stop'", raconte un homme. Quelques minutes auparavant, accompagné de son épouse et sans se départir de son éternel sourire, le président du conseil avait reconnu sa lourde défaite et annoncé sa démission. Ses opposants exigent maintenant la tenue d'élections anticipées.

Italie : après la démission de Matteo Renzi, une période d'instabilité politique guette le pays

Après la victoire du "non" au référendum, Matteo Renzi a annoncé sa démission, ce qui plonge à nouveau l'Italie dans un épisode politique inquiétant.


Italie : une période d'instabilité politique guette le pays 2

Après la victoire écrasante du "non" au référendum, dimanche 4 décembre, l'ambiance est à l'incertitude générale en Italie. Quelles conséquences pour l'Europe ? "Sur le plan économique et financier, l'Italie est le maillon faible de l'Europe. D'abord, l'Italie est le pays le plus endetté par habitant, juste après la Grèce. La deuxième raison d'inquiétude, c'est la faiblesse de ses banques", explique François Beaudonnet, en direct de Rome (Italie).

L'Europe se veut rassurante

La raison est simple : les banques ont trop prêté pendant la crise, elles ne se seront pas remboursées, il faut donc les restructurer et sans gouvernement, elles pourraient faire faillite. Du coup, depuis ce lundi matin 5 décembre, tous les responsables européens se veulent rassurants. "Tous disent que l'Italie pourra résister à cette période d'instabilité politique. Et c'est vrai que c'est la question qui va se poser dans les prochains jours", ajoute le journaliste.

Italie : Matteo Renzi annonce sa démission

Après la large victoire du "non" au référendum, le président du Conseil italien Matteo Renzi a présenté sa démission, ce lundi 5 décembre.


Italie : Matteo Renzi annonce sa démission

C'est accompagné de sa femme que Matteo Renzi entre pour sa dernière prise de parole en tant que président du Conseil italien. "J'assume l'entière responsabilité de cette défaite. (...) Et comme je l'avais promis, mon expérience de gouvernement s'achève ici", a-t-il déclaré. Matteo Renzi était au pouvoir depuis 1 000 jours. Un peu plus tard dans les rues de Rome, les vainqueurs de ce référendum manifestent leur joie sous les fenêtres de son bureau.

De nouvelles élections à venir ?

Depuis hier, dimanche 4 décembre, et l'écrasante victoire du "non" (59% des voix), l'ex-humoriste Beppe Grillo à la tête du Mouvement 5 étoiles demande sans cesse sur son blog que soient organisées des élections au plus vite. Le leader populiste et europhobe sait que dans ce cas là, il aurait de réelles chances de devenir à son tour, président du Conseil.

Italie : Matteo Renzi prié de reporter sa démission

Après la victoire du "non" au référendum, le président du Conseil italien Matteo Renzi a présenté sa démission. Le journaliste François Beaudonnet fait le point sur la situation.


Italie : Matteo Renzi prié de reporter sa démission

Dimanche 4 décembre, à une large majorité (59% des voix), les Italiens ont voté "non" au référendum. Conséquence : le président du Conseil italien, Matteo Renzi, a présenté sa démission assumant la responsabilité de cette défaite. Que peut-il se passer désormais en Italie et qui va diriger le gouvernement ? "Tout est désormais entre les mains de Sergio Mattarella, le président de la République italienne", explique François Beaudonnet, en direct de Rome. Un poste qui d'ordinaire est honorifique, mais qui là va avoir son importance. "Il peut décider d'organiser des élections anticipées, ce qui est peu probable, ou nommer un successeur à Matteo Renzi", souligne le journaliste.

La demande du président

Le président de la République a reçu ce matin, lundi 5 décembre, Matteo Renzi pendant une heure. "Sergio Mattarella a demandé au président du Conseil de rester pendant quelques jours de plus, jusqu'à l'adoption du projet de loi finance. Et Matteo Renzi a accepté cette demande", indique François Beaudonnet.

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