L’Italie aujourd’hui : référendum, trop de candidats et pas assez de place pour entrer en médecine, et probable suppression des slot machines

Le référendum : oui, non, peut-être…

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Le gouvernement pourrait reporter la date du référendum sur la réforme constitutionnelle au 4 décembre, alors qu’il était initialement prévu fin octobre ou novembre, rapporte Il Fatto Quotidiano. Pour l’instant, trois dates sont possibles : le 20, le 27 novembre ou le 4 décembre. Dans ce référendum, les Italiens s’exprimeront en faveur ou non de la réforme constitutionnelle, en faveur ou non du grand projet de Matteo Renzi.

Massimo D’Alema, du Parti démocrate, a organisé hier un comité pour soutenir le « non » au référendum. « C’est inconcevable que le gouvernement ne définisse pas une date, cela donne l’impression qu’il y a anguille sous roche » dit-il, cité par Il Fatto Quotidiano. Selon Il Corriere della Sera, Massimo D’Alema critique « l’introduction cachée d’un présidentialisme», « les mauvaises réformes » et la réforme du Sénat comme étant « un travail bâclé qui casse le pays ».  

De son côté, Matteo Renzi affirme que la date pourrait être fixée jusqu’au 13 octobre. Il Fatto Quotidiano explique que selon la loi, la décision devrait être prise avant le 7 octobre. La réforme constitutionnelle de Matteo Renzi réécrira 45 articles de la Constitution de 1948. Elle prévoit, entre autres, la suppression de 200 sénateurs et un nouveau bicaméralisme « différencié ». L’argent économisé devrait être utilisé pour les pauvres, selon le premier ministre. Les arguments en faveur de cette réforme sont « la réduction du coût de la politique », explique l’hebdomadaire L’Espresso dans un article daté du 8 août en ajoutant « l’objet de la réforme est presque inconnu. C’est un référendum à l’italienne ».

Trop de candidats mais pas assez de places en médecine

Aujourd’hui, ils sont 62.695 candidats à passer les tests pour entrer en faculté de médecine, dans 38 universités italiennes. Ce sont 2.000 de plus que l’année dernière. Cependant, seulement 9.224 d’entre eux pourront avoir une place (300 de moins que l’année dernière), selon le quotidien La Stampa. A Rome, ils sont 6.837 candidats, pour seulement 1.140 places. En bref, un sur cinq pourra entrer dans les facultés de médecine et de chirurgie de la capitale. Stefania Giannini, ministre de l’Education, avait proposé l’année dernière de copier sur le modèle français (la première année ouverte à tous, et un test pour entrer en deuxième année). Mais selon Ezio Casale, responsable de la Fnomceo (Fédération des médecins, chirurgiens et orthodontistes), “les universités n’ont ni les moyens ni les structures pour accueillir autant d’étudiants”. Du côté des étudiants, c’est une sélection « injuste », comme le pense Dario, en quatrième année : « cela sert à écrémer, et non pour montrer ce que valent vraiment les étudiants. En plus, nombreux sont ceux qui perdent leur temps à tenter l’examen… Puis arrêtent les études ».

Les “slot machines” seront probablement enlevées des bars et des tabacs

Slot machine

Matteo Renzi, Président du conseil, a annoncé hier dans une interview qui paraîtra vendredi dans Vita magazine, qu’il supprimerait les « slot machines » des tabacs et des bars. “Le gouvernement ne financera pas la reconstruction du tremblement de terre en augmentant le prix de l’essence ou en se servant de l’argent des slot machines”. En effet, ces petites machines à sous sont très rentables : 8,7 milliards en 2015 sont entrés dans les caisses de l’Etat. D’ailleurs, selon Il Post, ce bénéfice était utilisé pour gagner facilement de l’argent en plus par les gouvernements précédents. Mais le Premier Ministre ne souhaite pas “profiter de ces recettes” pour reconstruire les zones touchées par le tremblement de terre. Cette annonce a été accueillie favorablement tant par la majorité du gouvernement que par les opposants. Ces derniers sont cependant sceptiques quant à la capacité de l’exécutif à passer des paroles aux actes. Cette mesure est également prise pour lutter contre les conséquences sociales qui en découlent : la dépendance aux jeux.

 

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