07 Juin

« Piles à quai » : opération pilote dans 5 ports de plaisance bretons

Beaucoup de bateaux ne sont pas ou peu équipés de prises électriques, et dans le même temps, les navigateurs utilisent toujours plus d’appareils électriques ou électroniques pour la navigation, la communication ou l’éclairage. Le secteur de la plaisance est ainsi devenu un consommateur important de piles, d’accumulateurs et de batteries portables. Mais, à ce jour, peu de ports sont organisés pour collecter ces déchets spécifiques.

Des « box » pour piles et petites batteries

C’est dans ce cadre que  Screlec-Batribox l’un des deux éco-organismes en France chargés de leur collecte et de leur recyclage a mis en place, depuis le 10 mai, avec la Région Bretagne, une collecte expérimentale dans 5 ports de plaisance bretons.

À Saint-Quay-Port d’Armor, dans le Port du Légué (Côtes d’Armor), à Port-le-Forêt (Finistère), dans le port de Lorient et le Port du Crouesty, des collecteurs ont été installés dans les capitaineries, magasins d’accastillages, de location, de vente, ou de réparation. En tout, 40 points de collectes avec pour objectif, « non seulement d’augmenter le taux de collecte des piles et batteries sur ces territoires, mais aussi de limiter leur impact environnemental »,  souligne Emmanuel Toussaint-Dauvergne, Directeur Général de Screlec-Batribox.

Des déchets extrêmement polluants

Piles et accumulateurs sont, en effet, très polluants parce qu’ils contiennent une quantité importante de métaux lourds tels que mercure, nickel, lithium. Substances jugées dangereuses pour l’homme et l’environnement. Leur récupération est obligatoire depuis 1999, mais on estime que 15 % finissent encore à la poubelle, mais surtout qu’une grande partie est stockée. « Les jouets, votre téléphone, votre ordinateur, votre perceuse, tous ces petits objets se stockent facilement dans votre garage, dans votre grenier ou votre local à bateau, à la différence d’une chaise ou d’une table cassée », explique Emmanuel Toussaint-Dauvergne.

30 000 points de collecte sur tout le territoire

D’où l’importance pour Screlec-Batribox d’être le plus visible possible, de multiplier le nombre de points de collecte,  de se rapprocher des détenteurs de piles et batteries usagées. « On se dit que plus on créera de points de collecte et plus les gens auront le réflexe de ramener les batteries qu’ils gardent à la maison », confirme le responsable de l’éco-organisme.

Opération test, un premier bilan de « Piles à quai » sera réalisé en automne, après la saison estivale propice aux activités du nautisme. Si ce bilan s’avérait positif, Batribox prévoit d’étendre sa collecte à l’ensemble des ports de plaisance en métropole et dans les DOM.