#BalanceTonPorc : elles parlent, ils mecspliquent...

original.100557En moins de 48 heures, plus de 160 000 femmes (j'en suis) ont témoigné de harcèlement et d'agressions sexuelles dont elles ont été victimes. Ainsi le hashtag #BalanceTonPorc est devenu en moins de deux jours, un mouvement. Celui d'une libération de la parole de toutes celles qui, parfois depuis plusieurs années, voire décennies, gardaient sur le coeur ou bien réservaient aux conversations chuchotées dans l'intimité craintive de représailles, la vérité sur les violences dont elles ont fait l'objet.

Et l'on découvrit ce que le déni renvoyait lâchement à des cas isolés, des rencontres malheureuses, des quiproquos (de mon c...) : on découvrit — ou fit semblant de découvrir — un fait social massif. Le harcèlement sexuel touche un nombre incalculable de femmes. Celles qui l'ont directement subi, indiscutablement très très très nombreuses ; celles qui ont intériorisé le risque que ça leur arrive et vivent avec ce sentiment d'insécurité, adaptent leur comportement en fonction, espérant y échapper en évitant de "provoquer" (culture du viol, quand tu nous tiens). A savoir, à l'arrivée, presque toutes les femmes.

Une foule de représentantes de la moitié de la population parle pour dire le traumatisme vécu, mais aussi la défiance permanente dans laquelle le fait social massif de harcèlement lié à leur genre les tient, au travail, dans la rue, dans l'espace public comme dans l'intimité conviviale ou familiale. Et les hommes influents n'ont rien de mieux à leur retourner que du mansplaining. En français : de la mecsplication. C'est à dire des petites leçons condescendantes sur la façon dont on s'y prend (mal) et dont on devrait plutôt s'y prendre.

 

Petite leçon n°1 : initiation aux grands principes du droit

 

Conceptual keyboard - Law symbol (blue key)Raphaël Enthoven mecsplique ainsi que "les femmes doivent porter plainte". Mais c'est bien sûr! On n'y avait pas pensé, tas de gourdasses que nous sommes.

Alors, Raphie chéri, je vais te femspliquer : quand tu te fais agresser, par exemple sur ton lieu de travail, aussi étrange que cela puisse te paraître, tu ne dis pas à ton manager (qui plus est si c'est ton agresseur) "Scuse, j'ai une course à faire, j'en ai pour deux ou trois heures, peut-être quatre, je reviens". Parce que ça va te surprendre, mais aller porter plainte, c'est une tannée en général, et un cauchemar en particulier quand c'est pour déposer au sujet d'une agression sexuelle.

Tu as entendu parler du fait qu'on nous demande systématiquement de détailler les raisons qui ont fait qu'on s'est retrouvée dans cette situation, à ce moment-là, dans cette tenue ; qu'on nous interroge sur le comportement qu'on a bien pu avoir pour que les choses en arrivent là?

Et pendant que je suis au commissariat à me justifier sur mon attitude (inappropriée, forcément inappropriée) et mes réactions (inappropriées, forcément inappropriées), tu peux me dire qui fait mon boulot en retard, qui va chercher mes gosses à l'école, qui remplit le fridge parce qu'il n'y a plus de lait pour le petit-déj de demain matin?

Tu vas rire (jaune, j'espère), mais en fait, en plus d'être découragées de porter plainte par l'entourage qui ne voit pas "mort d'homme" (indeed... Y a massacre de femme) et recommande de "vite passer à autre chose — c'est pour toi que je dis ça", par la police qui tergiverse sur la qualification du fait, par la justice encombrée qui classe sans suite, par le risque avéré de perdre notre job (comme 95% des femmes qui ont porté plainte pour harcèlement sexuel au travail), par la menace d'une contre-plainte en diffamation (le petit plaisir à pas cher des avocats des agresseurs), on n'a pas le temps d'aller porter plainte. C'est futile, hein?! Mais ce que ça dit aussi du harcèlement sexuel, c'est que ça nous bouffe du temps et de l'énergie en plus de nous ronger la tête et le bide. C'est en ça aussi que c'est une entrave à notre liberté qui dépasse largement le moment et le cadre de "l'incident".

Alors oui, on sait que "Twitter n'est pas un tribunal", comme l'a dit la Secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les Hommes Marlène Schiappa. Oui, on est au courant de l'Etat de droit. Oui, on a entendu parler de la présomption d'innocence (même si ça nous fait un peu mal au derche qu'elle se retourne en "présomption de mensonge" entachant systématiquement notre prise de parole). Oui, on rêve que les grands principes du droit soient appliqués, à commencer par celui qui nous vient de Hobbes et Rousseau : le droit de chacun.e à être en sécurité. Nous, femmes, n'avons pas le sentiment d'être en sécurité dans l'espace public. Et contre ça, on ne veut pas des caméras vidéo pour nous surveiller (et quelques petit.es délinquant.es avec — deux en un, c'est bien, comme pour le shampooing) ni des flics pour nous chaperonner, on veut des rapports femmes/hommes débarrassés d'agressivité patriarcale.

 

Petite leçon n°2 : cours d'histoire de la Seconde guerre mondiale

Text Post Truth typed on retro typewriterZemmour mecsplique, lui, que #BalanceTonPorc, c'est de la délation comparable à la livraison des Juifs aux nazis pendant la Seconde guerre mondiale. Sorry? Là, j'y perds mon yiddish. Car à moins que Zemmour veuille nous dire que les victimes de la Shoah étaient en fait des salopard.es qui maltraitaient leur prochain.e à l'équivalent de ces salauds de harceleurs et agresseurs de femmes, je ne vois pas comment cette mise en miroir est possible. Et puis la suite, c'est quoi? Il va nous expliquer qu'en fait, sur le fond, les déporté.es n'étaient pas innocent.es mais que c'est pas beau de dénoncer et que la punition a été disproportionnée?

Oh! Oh! Oh! On revient à la réalité, là!!! Et puis à la décence, aussi, tant qu'on y est. Le point Godwin n'a pas lieu d'être atteint : parce que nous, les femmes qui dénonçons les agressions sexuelles, on n'a pas traité nos violenteurs de nazis, car on a suivi les cours d'histoire à l'école et qu'on ne fait pas dire n'importe quoi au passé d'une part et car on a du respect d'autre part pour les mort.es et les rescapé.es des camps qu'on ne convoque pas à tout de champ.

Mais si vraiment il faut aller chercher des échos dans l'histoire, alors faudrait quand même voir à ne pas se tromper sur qui sont les collabos. Nous femmes victimes de harcèlement et d'agressions sexuelles, on en a croisé plus d'un.e, de ces lâches qui ont su, qui ont vu ce qui nous est arrivé, qui n'ignorent pas qui nous l'a fait, et qui se taisent, pour ne pas avoir d'emmerdes... Quand ils/elles ne volent pas au secours de l'agresseur dénoncé, parce que, même s'il y a zone de tangage, on est quand même plus confort au sec dans le bateau du dominant dominateur qu'à l'eau, avec celles qui se noient dans leur chagrin et dont on enfonce volontiers la tête pour les couler d'un "arrête de faire ta victime victimaire".

 

Petite leçon n°3 : formation à l'empathie

original_100-organic-male-tears-ceramic-mugWoody Allen mecsplique que cette "chasse aux sorcières" le fait flipper (tu m'étonnes, Léonne) et qu'il a beaucoup de "peine" pour son ami "triste et malade" Harvey Weinstein. Un peu d'empathie, mesdames, que diable! Ces hommes qu'on dénonce souffrent terriblement de l'opprobre publique (Warning : Male Tears!).

C'est drôle pour personne, on est d'accord, de se faire lyncher sur les réseaux sociaux. Perso, chaque fois que ça m'est arrivé, non parce que j'avais violé quiconque, mais parce que j'avais eu le tort d'écrire des articles féministes qui me valurent pour commentaires de douces promesses d'être "boukakée", "coincée dans un coin pour calmer la mal-baisée" ou tabassée de "bonnes baffes pour lui remettre les idées en place", j'en ai méchamment souffert, je reconnais. Je n'ai d'ailleurs pas rencontré beaucoup d'empathie dans ces moments-là. On m'a en revanche dit que je l'avais "cherché" en balançant mes trucs provocs sur le web. Ah oui, et aussi, on m'a dit que je devais être contente de "faire le buzz" (coucou le monsieur de l'IEP de Bordeaux) avec mes petits papiers de blog et que pour bénéficier de cette visibilité, il y avait bien "un prix à payer".

Je ne suis pas très branchée loi du talion, je ne souhaite donc pas spécialement faire subir à autrui ce qui m'a fait souffrir. Mais je ne tends pas l'autre joue, non plus. L'empathie, ce n'est pas pardonner, ce n'est pas trouver des excuses, ce n'est pas retourner la charge de la preuve, ce n'est pas le syndrome de Stockholm. L'empathie, c'est se mettre à la place de l'autre pour envisager la façon dont on réagirait dans sa situation. Ben, quand je mets à la place des agresseurs de femmes aujourd'hui dénoncés, je me dis que si j'étais eux, je n'aurais rien envie de faire d'autre que d'aller me cacher. J'aurais honte, en fait. Et sans doute que j'essaierais de demander pardon, en comprenant toutefois que mes victimes ne soient pas prêtes immédiatement à me l'accorder.

 

Petite leçon n°4 : philosophie de la condition animale

Young pig on grassIntermède grotesque. Aymeric Caron mecsplique, de son côté, que le hashag #BalanceTonPorc n'est pas sympa pour les cochons. Tu vas rire, Aymeric, mais avec mes copines, dès dimanche, on s'est fait la remarque qu'on préfère largement les cochons aux hommes qui nous agressent. Et c'est pas juste pour le bon mot. Parce qu'en fait, pour ta culture générale, je vais te femspliquer patiemment que l'antispécisme (qui consiste à ne pas considérer l'humain comme une espèce supérieure aux autres animaux) est très répandu, et pas seulement depuis la dernière pluie, dans le féminisme.

Je ne sais pas si tu as lu les ouvrages de Carol J. Adams, par exemple. Depuis les années 1970, cette intellectuelle américaine instruit les liaisons dangereuses (pour l'écologie, pour les animaux et pour les humaines) entre spécisme et sexisme. Son ouvrage The Sexual Politics of Meat, paru en 1990, met en évidence les relations croisées entre volonté de dominer l'animal et système patriarcal, quand le principe destructeur de la conquête telle que la virilité primaire le valorise met la viande et la femme dans le même sac des consommables vivants méprisables et périssables.

Le prends pas mal, Riric, mais quand la végétarienne que je suis (comme beaucoup de mes ami.es féministes) veut faire découvrir l'antispécisme à des non-initié.es, ce n'est pas ton gentil ouvrage de 2016 que je recommande. C'est ceux de Carol Adams ou de Marti Kheel. Juste parce qu'elles étaient là avant. Et parce que ce qu'elles ont écrit est plus intelligent et plus documenté.

 

Petite leçon n°5 : éducation physique et sportive

Kick Boxing Martial Arts Exercise Woman Sport Group Workout TrainingOn mecsplique encore qu'il faudrait voir à arrêter de jouer les victimes et commencer à envisager de se défendre. Youpi, toutes au gymnase entre midi et deux pour l'atelier "self defense".  Ceux qui nous disent qu'on aurait "dû" riposter plutôt que de venir pleurnicher après, s'étonnent, pour ne pas dire trouvent suspect, qu'une grande gueule dans mon genre n'ait pas été foutue de remettre le harceleur à sa place et de retourner une paire de baffe au patron qui m'a coincée dans l'armoire à papeterie pour m'y embrasser de force.

Alors, mes petits chats, faut qu'on se parle : je vais vous femspliquer la sidération. C'est un étrange réflexe neuropsychique qui paralyse une personne subissant un choc émotionnel important, l'empêchant notamment d'avoir les bonnes réactions (de fuite, de riposte...) alors même qu'elle est normalement armée pour les avoir. Voilà, t'es une fille indépendante, intelligente, forte, en bonne santé, dynamique et vigoureuse, mais quand on te chope par derrière, qu'on te prend fermement les épaules et qu'on t'embrasse dans le cou alors que t'étais juste venue chercher un stylo dans le cagibi, t'es pas en meilleur état qu'une huître ouverte au couteau qui prend un coup de fourchette : tu as la chair à l'air, le cerveau et les tripes dans les talons et au mieux une petite contraction pour te replier sur toi-même.

Et vous voulez que je vous dise, c'est double peine, parce que quand le mec t'a lâchée la grappe, le cou et/ou le sein, non seulement t'es traumatisée par ce qui vient de t'arriver, mais de surcroît, tu t'en veux à mort d'avoir été si nulle, complètement incapable de te défendre, alors même que dans la vie, normalement, t'es tout sauf une victime (ce qui, au passage, n'est pas une insulte, mais seulement la situation d'une personne qui a subi une violence).

 

Petite leçon n°6 : vous reprendrez bien un peu de positive attitude ? 

Beautiful girl showing okayAllez, une petite dernière. Là, c'est Laurent Bouvet qui mecsplique qu'au lieu de balancer mon porc à grands renforts de scabreux détails sur ce qu'il m'a imposé, ce serait vachement plus joyeux pour tout le monde de balancer son "mec super cool". Ah! Bravo, champion, des femmes parlent d'elles (et ça ne leur est pas si simple) et un homme les invite à plutôt parler d'eux.

J'entends que pour Laulau, le sujet soit plus intéressant et plus "positive attitude", mais j'ai quand même envie de demander : c'est quoi, un mec super cool? C'est un mec qui ne cherche pas à m'intimider? C'est un mec qui ne me regarde pas comme un objet de consommation ou de possession, à l'équivalent de quelque bon vin, belle montre ou grosse bagnole? C'est un mec qui lave ses chaussettes tout seul? C'est un mec qui s'occupe de ses gosses? Perso, j'appelle pas ça un mec super cool, j'appelle ça un mec normal. Le minimum exigible.

Ou alors, un "mec super cool", c'est un mec qui au lieu de mecspliquer la vie en général et comment je dois réagir en particulier quand un mec pas cool m'agresse, se tait et m'écoute quand je parle. Mais ça aussi, j'estime que c'est juste normal.

 

 

 

 

 

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  • Aucun article
  • Clo

    Bravo, pas mieux :)

  • ProximaCen

    Ce texte est un tissu de racisme haineux. Je suppose que certaines se vengent de leurs déboires sentimentaux sur la place publique.

    • alain bernard

      réflexion ( pas sur que ce soit vraiment REFLECHI ,pour cela il faut des neurones ) stupide et insultante .

    • Naqdimon

      Ah que j'aime les courageuses dénonciations définitives de ceux qui avancent masqués. Quelle bravoure, quelle témérité, de venir ainsi donner un avis olympien, en ayant la parfaite humilité de ne pas donner son nom afin de rester discret. J'admire surtout l'allusion aux déboires amoureux de Marie Donzel, vous avez l'air au courant, une information à partager, des sources, une histoire bien croustillante à distiller ? Ou, comme je le présume, un jugement à l'emporte-pièce, juste pour avoir un vague bout d'argument sur lequel asseoir une affirmation inepte ?

      ProximaCen ? Comme Proxima Centauri, je présume, c'est à dire comme l'étoile la plus proche de notre soleil. La plus proche, à environ 4.3 années-lumières de notre vielle boule jaune. Approximativement la distance qui existe entre votre commentaire et le texte de Marie Donzel. Et je suis généreux.

      • ProximaCen

        Effectivement, je ne vais ni polémiquer ni donner mon nom pour ne pas subir la fureur (et les "nanaxplications") des groupies. Il suffit hélas d'analyser le texte honnêtement pour se faire une idée.

        • Jean-Pierre Brutal

          hé oui ! il suffirait d'avoir un brin d'honneteté intellectuelle pour voir que ce texte pue la misandrie revancharde. Mais pour ça, faut être honnête!

          • Odette Grille

            Quand bien même il y aurait désir de revanche, cela signifierait tout de même qu'il y a eu crimes...

    • Marc Boyer

      Non. C'est une réponse argumentée à des propos déplacés.

    • Odette Grille

      À l'évidence vous êtes kéblo dans le machisme

  • Agoralex

    Que l'on soit d'accord ou pas avec l'ensemble de l'argumentaire, on se doit de remarquer l'intelligence piquante et la structuration documentée du propos qui déconstruit immédiatement toutes nos tentations de faiblesse (qui nous pousserait à prêter un début d'oreille attentive à ces contre-feux finalement assez inappropriés).

  • Michel B

    Bravo, la miss ! J'aime beaucoup la leçon n°6... Mais, pas seulement...

  • Mio

    Je ne sais pas si l'article fait du bien, mais il doit défouler au moins. A l'écriture et à la lecture.

    Il ne faut surtout pas arrêter les témoignages.
    Les poursuivre (sans se faire manger par la roue des médias qui tournent sans s'arrêter), et les poursuivre encore.
    Jusqu'à temps que la masse des témoignages et le temps marquent profondément les consciences et effacent ce genre de comportement de nos pratiques "humaines".

    • LM

      ces forums, sont pour beaucoup....un exutoire ! Parfois, c'est drôle...souvent c'est TRÈS triste...
      Dans ce cas précis...Tout dépend de la force de caractère de l'individu....Dans ces cas d'agressions, on le voit bien...l'Institution, (et ses Services) pèche par son manque de psychologie, considération, empathie....aux : d'abord et surtout VICTIMES ! C'est SUREMENT par là qu'il faudrait commencer!

  • Corinne

    Merci madame

  • Sabine Seguin

    Excellent, merci !

  • Gilles M

    Y a-t-il un endroit où on peut dénoncer sa truie ? Non parce que "saisi par les épaules et embrassé de force dans le cou contre mon gré" ça m'est déjà arrivé. L'état de sidération s'estompe doucement, 10 ans après je pense pouvoir réussir à en parler.

    • Gil Kenel

      Crée ton hastag au pire.

    • rougederouge

      Vous pouvez sans crainte utiliser le hashtag #moiaussi. De nombreux hommes l'ont fait. Et vous savez quoi ? Personne ne leur a expliqué ce qu'ils auraient dû faire.

      • lenia phedlang

        ben non voyons un homme est censé être fort!

    • lenia phedlang

      mon père pourrait lui aussi balancer sa truie qui l'a maltraité moralement mais aussi physiquement. Seulement le pauvre homme de 65 ans est enfermé dans cette idée stupide qu'un homme se doit d'être fort donc il tait son vécu avec une hargne féroce car à l'époque ça ne se disait pas :'(

      • LM

        EXACT et, Bien de l'avoir dit...
        il y a beaucoup d' hommes OUI maltraités, physiquement, psychologiquement (peut-être, sûrement le pire !)...Pas facile de SE SAUVER dans les 2 sens du terme !

    • Jean-Pierre Brutal

      Je trouve cet article nauséabond, non dans ce qui le motive mais plutôt en ce que son auteure profite pour y distiller des paroles proprement misandres du type "un mec super cool, c'est un mec qui se tait et écoute." Quand on parle de "minimum exigible", j'ai envie de vous dire qu'on ne parle pas d' animaux domestiques. Vous êtes en train de tenter de confisquer la parole des hommes sur certains sujets au motif qu'ils sont des hommes avec votre néologisme puant " mecspliquent" (de mauvais goût et uniquement destiné à flatter votre égo d'auteure providentielle, bah c'est raté!) , désolé mais si on avait parlé comme ça des femmes, il y a fort à parier qu'on se serait fait taiter à juste titre de misogyne. Votre positionnement constitue donc une tentative de discrimination sexuelle. Autrement dit, comment faire le contraire de ce qu'on préconise. Vous dénoncez une forme de condescendance paternaliste de la part des hommes, mais en parlant de minimum exigible, vous vous montrez maternaliste à votre tour. Votre conjoint ou les hommes qui vous entourent n'ont pas à se mettre à jour en fonction de vos normes exclusives.
      S'il est bon de rappeler les combats à mener pour défendre la cause des femmes, et il y en a moult, ce n'est pas une raison pour se livrer à des généralités et en jetant l’opprobre sur l'ensemble de la gent masculine. Cet article est une litanie opportuniste de poncifs et de stéréotypes, qui font tout sauf avancer la cause féminine. Mais je suppose, que mon avis ne vaut rien puisque je ne suis qu' un homme, et que je ne suis pas censé avoir d'avis sur la question autrement que biaisé par mes montées de testostérone. Pour pouvoir m'exprimer, si je comprends bien, il me faut avoir la carte: soit avoir un vagin soit avoir été victime d'agression moi-même. C'est à peu près aussi ridicule que si vous alliez trouver un jury d'assises pour leur dire qu'ils ne peuvent pas juger parce qu'ils ne savent pas ce que c'est d'avoir été assassiné!
      Ridicule!
      De toute façon, c'est réglé, moi j'ai été agressé sexuellement à l'âge de 11 ans dans une cage d'escaliers par un type qui voulait que je lui touche la queue. Voilà, c'est dit!
      Et c'est justement ce qui me dérange dans le processus qui s'est mis en place. Me voilà obligé, pour être pris au sérieux , de dévoiler cet épisode de ma vie, alors que c'est privé. En tant qu'homme, me voilà obligé de dire que je me suis fait agresser pour trouver grâce à vos yeux, c'est quand même un comble.
      Alors, il parait que vous libérez la parole? C'est bien , ou plutot, sur le papier c'est bien, mais dans les faits, vos réactions épidermiques, vos propos généralisés à l'ensemble des hommes, libére la parole d'un coté mais est complètement liberticide d'un autre coté. Et moi qui suis pour l;'égalité hommes-femmes, je suis choqué qu'en la matière vous soyez tout sauf égalitaristes.
      Mesdames les oppresseures , bonsoir!

      • ProximaCen

        Très salutaire mise au point sur le caractère odieux de cet article. Je ne saurais trop vous conseiller la vidéo de l'esprit d'escalier de rcj du 22 octobre avec Alain Finkielkraut et Elisabeth Levy, voici le lien youtube https://www.youtube.com/watch?v=aXBmGdCBCFA Ils disent mieux que nous ne saurions le faire ce qu'il faut penser du sketch "balance ton porc".

  • Valérie Texier

    1.La truie existe aussi 2.Petite leçon d'histoire : les homme gays vivent cet état depuis la nuit des temps 3. Petite leçon de psychologie : la violence sexuelle commence en famille et la mère est centrale

    • Claire Lecomte

      Absolument sidérée par le niveau de certains commentaires...

      • Valérie Texier

        absolument sidérée par la propagande misanthropique et gendérisée relayée et à quelle(s) fin(s) ?

    • rougederouge

      Les hommes gays et victimes de gays ont eux aussi embarqué, sous d'autres cieux. Ils ne se sentent pas obligés --eux-- de diminuer la parole des femmes qui ont subi la même chose qu'eux :
      http://www.lapresse.ca/actualites/enquetes/201710/18/01-5140378-inconduites-sexuelles-reprochees-a-eric-salvail.php

    • lolo mendiburu

      Il ne s'agit pas d'une leçon de psychologie (science) mais de psychanalyse (croyance dont certaines théories ont parfois été vérifiées par l'expérience mais dont la grande majorité est de plus en plus rejetée)...

  • Neurone

    Eh bien! c'est Un sacré défouloirs (au premier sens : ca a due faire due bien de l’écrire) !!
    La raison 4 est clairement a prendre a un degré différent que la citation. De plus je trouve que ce qu'il dit n'est finalement aucunement contradictoire avec la réponse apporté...une sorte de mise en abîme du genre : "etes vous supersticieux ? Non car ca porte malheur"
    la raison 6 n'est clairement pas du harcèlement : je remplace un mec par nana, bon vin par boite de chocolat, montre et grosse bagnole, par robe et pair de chaussure, et ca marche très bien dans mon cas! (sauf pour les chaussettes j'avoue). Le pire restant l'avant dernière phrase...ou je me sens blasé tellement la capacité d’écoute et le partage du temps parole de nos aimées et proches dépasse grandement la parité.

    • Neurone

      Ca m'interesserait egalement de connaitre le nombre d'agresseur en pourcentage. par ce que si une femme sur 5 subie une agression au moins une fois dans sa vie, j'en connais beaucoup et ce me fait froid dans le dos. Mais je serais encore sans doute plus frigorifié de savoir le nombre d'agresseur que je peux potentiellement connaitre !

  • Jeanphi Lipe

    La juste compréhension de cette article demande (ou exige) l’humilité du
    lecteur.

  • Gil Kenel

    Personnellement plutôt que mecspliquer à des femmes ce qu'elles ont vécues, ou ce qu'elles doivent faire, je préfère enseigner à mon petit garçon de 2 ans et demi à respecter la Femme.

    • ProximaCen

      Le mien regardait Dora l'exploratrice. Il a heureusement échapé à ce bourrage de mou généralisé, et il n'est pas moins civil. Je doute cependant qu'il tolère l'assimilation au porc.

    • Clara Pí Sy Vary

      Tentez de lui expliquer à respecter les femmes plutôt, vous ferez un pas de plus dans la bonne direction.
      On n'est pas toutes les mêmes bordel !

      • Gil Kenel

        Merci Clara Captain Obvious de commenter pour dire exactement la même chose que moi, z'avez noté la majuscule... C'est triste de devoir expliquer aux gens que ce n'est pas parce qu'on écrit la Femme avec un grand F qu'on sous-entend que toutes les femmes sont les mêmes. Soupir... Facepalm...

        • Lucy

          ouahaah impressionnant tout ce respect que tu viens de déployer pour une meuf qui pointe du doigt un travers contre lequel on se bat depuis DES DÉCENNIES. TIENS, PRENDS UN COOKIE.

          • Gil Kenel

            Hé Lucy, tu devrais garder tes cookies pour les commentaires de ProximaCen, ou de Jean-Pierre Brutal, car étrangement je ne vois aucune réponse de ta part sur leurs commentaires pas vraiment jojo, la vérité c'est que tu as les foies qu'ils te coupent en deux, alors que tu as senti dans mon texte ou de manière générale que j'étais un gentil, donc c'est plus facile de s'attaquer à quelqu'un qui tente de changer les choses même en gardant ses défauts humains (je me sens agressé, je me défends) que de raisonner avec des gens qui n'en ont rien à foutre de ton propos.

            Jacques Bénigne a bien raison finalement, "Dieu se rit [bien] des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes."

          • Gil Kenel

            Hé Lucy, tu devrais garder tes cookies pour les commentaires de ProximaCen, ou de Jean-Pierre Brutal, car étrangement je ne vois aucune réponse de ta part sur leurs commentaires pas vraiment jojo, la vérité c'est que tu as les foies qu'ils te coupent en deux, alors que tu as senti dans mon texte ou de manière générale que j'étais un gentil, donc c'est plus facile de s'attaquer à quelqu'un qui tente de changer les choses même en gardant ses défauts humains (je me sens agressé, je me défends) que de raisonner avec des gens qui n'en ont rien à foutre de ton propos.

            Jacques Bénigne a bien raison finalement, "Dieu se rit [bien] des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes."

          • Jean-Pierre Brutal

            En quoi mon commentaire n'est "pas vraiment Jojo"? Il ne me semble pas que ce que je dis soit antinomique avec ce que vous dîtes. Je suis un ardent défenseur de la cause des femmes et j'y consacre même beaucoup de temps. Je suis simplement plus égalitariste que féministe. En quoi dénoncer une inversion d'un déséquilibre tendrait à faire de moi un vilain petit canard? Peut-être me suis-je je mal fait comprendre... Je prétends que la violence de certains propos soi-disant féministes ne sont pas de nature à établir un équilibre dans les relations femmes-hommes. Ce que le patriarcat à de nocif , on le retrouverait dans le matriarcat et le nier revient à faire un angélisme qui s'avérerait néfaste. De ce pont de vue , je trouve cet article bien plus brutal que mon pseudonyme auquel on n'arrête pas de me ramener à tort ( dedans il y a surtout la notion de "pierre brute"). Je suis désolé mais si vous , le fait qu'on vous invite à vous taire sur n'importe quel sujet au prétexte que vous êtes du mauvais sexe ,ne vous rappelle rien, c'est que vous ne voyez pas le paradoxe qu'il ya à dénoncer une situation et la reproduire dans le même discours. Oui, c'est assez problèmatique. Et je préfère vous déplaire que pratiquer la novlangue orwellienne et le politiquement correct qui mènent tous deux à la pensée unique. Bonsoir.

          • Jean-Pierre Brutal

            Et pour votre gouverne, vous si prompt à tirer des conclusions hâtives sur ce que vous ignorez, sachez que je n'ai pas "rien à foutre des propos" sur la condition féminine. J'y consacre deux soirées par mois, dans un cercle où c'est justement l'objet des débats. Je suis généralement le seul homme à y prendre part, et bien souvent je m'y "tais et j'écoute". N'en avoir "rien à foutre " n' est pas très engageant pour un débat, n'est ce pas ? Or, nous sommes bien ici pour échanger et non pour s'asséner notre propre point de vue en se fermant à celui d'autrui, non? Sinon je ne me donnerai pas le mal de vous répondre. Alors,soyez gentil de ne pas parler à ma place , surtout pour dire une ineptie du type" il en a rien à foutre de tes propos", parce que si c'était le cas , j'aurais beaucoup moins tenté d'argumenter. Merci de rester à votre place et de me laisser à la mienne. Surtout si c'est pour faire de la paraphrase hasardeuse. Cordialement.

          • Gil Kenel

            La propriétaire du blog m'empêche de te répondre, en censurant chacun de mes messages en réponse au tien, donc je dirais juste, bonjour la pensée unique et la tolérance des gens qui ne pensent pas comme toi. Surtout que ma réponse souligne intelligemment et sans insulte le fait que tu t'attaques à la mauvaise personne.

      • Luug

        et puis respecter la Femme, un idéal qui n'existe pas, c'est très facile ; alors que respecter les femmes, avec tous leurs défauts parce qu'elles sont des êtres humains comme les hommes, ça demande beaucoup plus d'efforts. De manière générale, il me parait plus juste de respecter autrui quel que soit son sexe et non pas à cause de son sexe...

        • Gil Kenel

          Respecter la Femme = respecter les femmes. Un indice chez vous.. les Droits de l'Homme (on dit un, pas les droits des les Hommes. Outre que le mot désigne ici l'Humanité, si on le prend que dans le sens des hommes, il désigne les hommes en règle générale, tous les hommes, avec leurs défauts, et leurs qualités. Donc oui, je respecter les femmes dans ce sens là, et je lui apprends à respecter les femmes, comme il respecterait tout autre être humain (ou animal d'ailleurs). Donc oui, de manière générale, lui comme moi, respectons autrui quel que soit son sexe et non pas à cause de son sexe.

      • Odette Grille

        Est-il vraiment nécessaire, ce "bordel", surtout dans ce contexte ?

    • Natalie Lafortune

      Faut faire les deux.

  • Joël Rhanime

    Ce texte est tout bonnement génial... Bravo !

  • Frédérique Renault Boulanger

    Pour la leçon n°4, je recommande de lire Le loup et le musulman de Hassam , anthropologue qui travaille sur les mécanismes de la suprématie blanche. Dans ce livre qui vient de sortir et qui est centré sur les liens entre racisme et écologie, il montre notamment que l'analogie animale (beaucoup utilisée par les racistes) vise certes à montrer le vilénie d’une relation interhumaine, mais c'est aussi une forme d’instrumentalisation de l'animal (ce que dit Aymeric Caron), et c'est un avatar même de ce que cela dénonce à savoir une structure de domination. Dis autrement dénoncer un système en le reproduisant ne me semble pas très pertinent. Voilà cela n'enlève rien au fait que cela suffit ces comportements inacceptables.

    • Luug

      autrement dit, la leçon n°4 n'est pas "grotesque" mais pertinente.

      Il y a quand même une forme de sexisme de l'auteure de cet article à estimer qu'à partir du moment où l'être qui s'exprime sur ce sujet est de sexe masculin son propos n'a aucune légitimité.

  • Anne-Lise Bellanger

    J'adore ! très juste ! merci mille fois <3

  • Gaëtan Claes

    Génial votre article !
    Il faudrait que vos propos, les vôtres mais aussi ceux de toutes les femmes et filles qui vivent les mêmes choses, soient beaucoup plus largement répandus et surtout : qu'ils soient entendus et qu'on éduque enfin correctement les garçons à l'égalité des sexes

  • Pauline Callac

    MERCI pour ce très bon article qui déconstruit point par point les arguments négatifs mais sans violence gratuite, je le donnerai à lire aux cons-descendants à chaque fois qu'ils me diront des âneries qui versent dans la culture du viol. <3

    Un point de correction juste, je sais bien que "Male Tears" est entré dans le vocabulaire féministe pour moquer les mecsplications pleurnichardes de certains mais à l'origine c'est de l'argot pour la semence masculine (https://www.urbandictionary.com/define.php?term=male%20tears&utm_source=search-action) !

    Remarque, on peut être féministe et tailler des pipes... 👍

  • LM

    Quelle diatribe, presque digne d'un Voltaire...
    Mazette ! la "donzelle" a du mordant, du répondant !
    Dommage qu'elle n'ait pas réussi à assommé son chef...Qu'une fois de plus, droit/devoir de citer ....(ou faire de la "psycho à 2balles"...) la victime, qui se sent fautive....ça je ne le comprends TOUJOURS pas !

  • lolo mendiburu

    J'ai peur..... J'ai peur que des stratégies de communication se mettent
    en place autour de ce qui se passe aujourd'hui avec la libération de la
    paroles des femmes harcelées, violentées, violées..... J'ai peur que des
    hommes, afin de détourner le danger,se jettent sur celles (il y en
    aura malheureusement quelques unes) qui (pour des raisons qui les
    regardent) seront prise la main dans le sac de la diffamation avérée.
    Et oui pour se protéger, afin de garder nos privilèges, les
    médias, la société vont mettre en avant la "destructrice de couple", la
    "fabulatrice", la "calculatrice en mal de notoriété" .... Au détriment
    des centaines de milliers d'autres qui n'ont rien inventé, au détriment
    des centaines de milliers d'autres qui se taisent encore...
    J'ai peur que cette stratégie ayant pour but que rien ne bouge ne fonctionne.... En tout cas moi je vous crois les frangines...

  • LiseD

    Merci pour ce texte ... J'ai une leçon numéro 7 : Elles l'ont pas volé !
    Quand ton collègue de travail justifie les agissement du producteur sus-mentionné en mecspliquant que "de toute façons, les actrices elles étaient bien contentes de toucher du pognon et que maintenant elles viennent lui cracher dessus. Bah ouais quoi, si elles étaient pas d'accord, elles n'auraient pas dû se laisser faire ... Elles auraient dû le dire franchement et directement." Non mais, je crois rêver ... #dégoutée Et je peux vous dire qu'au moment où j'ai entendu ça, je suis moi-même rentrée dans un état de sidération.

    • Pierre Emmanuel

      question de priorité, je pense.

  • sweepe La

    Moi, je dis un grand Bravo pour ce texte !!! Tout ce qui est écrit est vrai !! Et, je peux le dire ...
    puisque je l'ai vécu aussi ;)) Merci

    • on-marche-sur-la-tete

      meToo

  • Simon Couturier

    Très belle réponse à toutes les critiques sur le # ; je suis atterré par les débats dans les médias qui encore une fois remette en question la parole ou la façon de s'exprimer des femmes. On ferait mieux de se poser en profondeur la question pourquoi on en arrive là. Sur les plateaux télé et radio, on sent d'ailleurs les hommes pas super à l'aise. J'étais passé à côté de "balance ton mec super cool", le pire, c'est que si un # comme ça était suivi, même sur un mode un peu humoristique : "le mec qui me harcèle pas, qui porte les courses, fait les tâches ménagères, qui attende que je dise "oui" pour... enfin bref..." On aurait un Zemmour qui se pointerai pour nous ressortir que les femmes ont détruit la virilité !

  • Laetitia Mikles

    bravo ! bravo! drôle et totalement juste !!!

  • Baccha Nale

    Donc les victimes d'agression sexuelles ne doivent plus porter plainte parce que ça servirait à rien ... Super pour promouvoir les agressions sexuelles ...

  • Catherine Picque

    Ni déesse, ni muette
    Sans conteste, tes indélicatesses me blessent
    Je découvre stupéfaite, derrière ta gentillesse
    La bassesse secrète d'un Méphistophélès d'opérette
    Je m'empresse de prendre la poudre d'escampette
    A ma détresse d'être à ton palmarès indigeste
    S'ajoute l'étiquette d'une coquette sans tête

    • Odette Grille

      Ouh là là, quelle maltraitance de la poésie ! Rimes aussi indigestes que le fond de désolidarisation.

  • Odette Grille

    Bravo Marie, ce texte est un bijou.

  • on-marche-sur-la-tete

    Excellente analyse. Tellement (malheureusement) vraie !

  • Jean Duverger

    Je veux témoigner et dire que l'on se trouve mieux quand on voit un partenaire ou une partenaire comme son alter ego. Cela permet de créer de la confiance, ce qui n'exclut en rien la lucidité. Bref, la capacité de chacune et de chacun à être soi donne à chacune et chacun la chance d'être au top. Et par les temps qui courent cette énergie libérée, tombe très bien....