Le shutdown ne ravit pas les touristes de passage à Washington

Par manque de financement, dix-neuf musées de la capitale américaine ainsi que son zoo ont dû fermer, ce mercredi 2 janvier, et rouvriront lorsque le budget fédéral sera voté.

Cette première semaine de l'année n'est certainement pas la meilleure pour visiter Washington. Et pour cause, le shutdown en place depuis le 22 décembre dernier a obligé les dix-neuf musées publics et le zoo de la capitale fédérale américaine à fermer leurs portes, ce mercredi 2 janvier. 

Ces musées et le zoo, faisant partie du groupe Smithsonian, sont gratuits et habituellement ouverts toute l’année sauf le 25 décembre. Il s'agit du plus grand groupe de musées du monde. En 2017, ils ont accueilli près de 30 millions de visiteurs.

Depuis le début du shutdown, le Smithsonian puisait dans les économies du groupe pour rester ouvert au public. Son financement dépend en grande partie de fonds fédéraux : un milliard de dollars du Congrès durant l'année fiscale 2018, soit deux-tiers de son financement. Les touristes se retrouvent donc devant des portes closes et doivent changer le programme de leur journée.

« Tous les musées du groupe Smithsonian ainsi que le zoo national sont fermés aujourd'hui pour cause de shutdown gouvernemental. »

Déception pour les touristes français 

Au lendemain des fêtes de fin d'année, nombreux sont les français en voyage sur la côte Est des États-Unis. À l'image de Morgane et Emeline, deux lyonnaises en vacances à New-York et de passage à Washington, les touristes découvrent que le shutdown les empêchera de mener à bien leur visite :

Pablo, un étudiant français en échange au Canada, a aussi été surpris par le shutdown. Il quitte Washington demain et avait, tout comme Morgane et Emeline, prévu de passer sa journée dans les fameux musées de la ville. Mis à part la National Gallery of Art, Pablo n'a pu entrer nul part : « J'aurais au moins visité un musée, c'est déjà ça », se rassure l'étudiant. 

 

Shayna, 20 ans, avait prévu de faire le tour des musées de Washington

Shayna, 20 ans, est venue de Floride pour les vacances et repart dans deux jours: « Malheureusement je vais devoir me contenter de tout regarder depuis l’extérieur. J’ai appris pour le shutdown une fois arrivée ici. J’espère vraiment qu'il cessera avant mon départ, mais à ce stade je n’ai pas beaucoup d’espoir. » Bardia fait le même constat que Shayna. Il est venu du Canada pour découvrir Washington DC: « J’avais prévu de visiter quelques musées aujourd’hui avec ma famille mais nous ne savions pas qu’ils étaient fermés. Nous irons donc voir des monuments nationaux qui eux sont en extérieur.»

Une sortie du shutdown est envisageable dès demain, jeudi 3 janvier. Les nouveaux membres du Congrès, élus lors des élections de mi-mandat de novembre dernier, prendront leur fonction à cette date offrant par la même occasion une majorité démocrate à la chambre des représentants. Ils souhaitent mettre fin rapidement au shutdown.

En 1967, un million de touristes s'étaient pressés à Paris pour découvrir les trésors de Toutankhamon au Petit Palais. 50 ans plus tard, une nouvelle exposition est attendue en France, au mois de mars prochain, plus de 30 000 billets ont été vendus. Visite en avant-première à Los Angeles

Toutankhamon, une exposition exceptionnelle en avant-première

En 1967, un million de touristes s'étaient pressés à Paris pour découvrir les trésors de Toutankhamon au Petit Palais. 50 ans plus tard, une nouvelle exposition est attendue en France, au mois de mars prochain, plus de 30 000 billets ont été vendus. Visite en avant-première à Los Angeles

La phrase est restée comme le fantasme absolu des explorateurs. Lorsque le millionnaire Lord Carnarvon pose cette question à Howard Carter qui vient de percer un mur : "Carter, vous voyez quelque chose ?" "Oui, des merveilles", lui a-t-il répondu. Ce 4 novembre 1922, dans la Vallée des rois en Égypte, les deux Britanniques trouvent la tombe de Toutankhamon, à ce jour, la plus grande découverte archéologique de tous les temps.

Déjà 30 000 billets vendus

Près d'un siècle plus tard, à l'occasion du centenaire de l'événement, une exposition hors-norme a débuté à Los Angeles. Une partie du trésor est là, incarné par le lit en or du jeune pharaon et son mobilier d'une précision et d'une modernité déconcertante, malgré ses 3 300 ans d'âge. C'est la première fois que l'Égypte accepte d'envoyer hors de ses frontières 150 objets de Toutankhamon. L'exposition arrive en France dès le mois de mars. Plus de 30 000 billets ont déjà été vendus.

L'exposition Toutânkhamon, le Trésor du Pharaon, se tiendra du au

Un reportage de Loïc de la Mornais, Fabien Fougère, Arielle Monange et Charlotte Mattout. 

Thanksgiving : quelle histoire se cache derrière la fête la plus populaire des États-Unis ?

Chaque quatrième jeudi de novembre, les foyers américains sont en liesse, et pour cause. Thanksgiving, et ses 46 millions de dindes dégustées en une soirée, est l’une des fêtes les plus attendues de l’année. 

Ce soir, une grande partie des États-Unis se réunira autour d'une dinde, d'une sauce aux cramberries et de la traditionnelle tarte à la citrouille. En famille ou entre amis, l'heure est au partage autour d'un véritable festin. Mais d'où vient cette tradition populaire ? Petit retour en arrière, dans l'Amérique du XVIIè siècle...

Thanksgiving, ça vient d'où au juste ? 

Tout commence en 1621, lorsque un groupe d'anglais puritains embarquent sur le Mayflower, en quête d'un territoire nouveau. Les Pilgrims Fathers, ou Pères pèlerins, arrivent en Nouvelle-Angleterre, et plus précisément à Cape Cod, dans la région de Boston. Mais surprise : ils ne sont pas seuls. Bien avant l’arrivée des européens, la région était en effet habitée par les natifs américains. Le peuple amérindien Wampanoag vit ici depuis des siècles.

Tout sauf préparés à passer leur premier hiver sur la terre américaine, la moitié de la colonie décède dans l'année. Les quelques survivants ne durent leur salut qu'à l'intervention des Wampanoags, qui leur offrirent de la nourriture, leur apprirent à pêcher, chasser et cultiver du maïs. Pour célébrer les récoltes abondantes de l'automne 1621 et remercier les amérindiens, le gouverneur William Bradford appela à trois jours d'actions de grâce. Au programme : un grand repas servi à chacun, au cours duquel dindes sauvages, pigeons et autres mets furent abondamment dégustés.

"The first Thanksgiving", Jean-Leon Gerôme

C'est le 3 octobre 1789 que George Washington décréta le premier Thanksgiving Day :

"Je recommande et assigne que le dernier jeudi de novembre soit consacré par le Peuple au service du grand et glorieux Être, qui est l'Auteur bienfaisant de tout ce qu'il y a eu, de tout ce qu'il y a et de tout de qu'il y aura de bon. Nous pouvons alors tous nous unir en lui donnant notre sincère et humble merci, pour son soin et sa protection, appréciés du Peuple de ce Pays"

Chaque année depuis 1873, la tradition veut que le président gracie une dinde, triée sur le volet, lors d'une grande cérémonie à la Maison-Blanche. Cette année, le public avait le choix entre deux grandes finalistes : Peas et Carotts, dont les CV ont été publiés sur Twitter :

C'est finalement Peas qui a été élue, et reçu la grâce de Donald Trump !

Unthanksgiving, ou la contre-célébration 

Néanmoins, tous les américains ne célèbrent pas Thanksgiving. Si ce soir, certains partageront un grand repas dans la joie et la bonne humeur, d'autres observeront un instant de deuil.

Pour quelques amérindiens, Thanksgiving et l'arrivée des premiers colons symbolisent le point de départ de la destruction de leurs terres. C'est le cas de l'association des Amérindiens unis de Nouvelle-Angleterre, qui commémorent, chaque quatrième jeudi du mois de novembre depuis 1970, un jour de deuil.

"Historiquement, Thanksgiving représente notre première confrontation à l'érosion de notre souveraineté. Tant que nous ne nous lamentons pas dans les regrets, il est sain de faire son deuil. C'est même un élément nécessaire du processus de guérison " a déclaré le chef de la tribu Wampanoag le jour d'Unthanksgiving en 2014. 

Bien loin de l'esprit traditionnel de Thanksgiving, Unthanksgiving est une journée de commémoration, mais aussi de protestation contre le racisme et l'oppression que subissent toujours les Amérindiens aux États-Unis. 

Charles Aznavour rêvait de chanter jusqu'à 100 ans. Photo: Pierre Verdy/AFP

Aux Etats-Unis, Charles Aznavour était le "Sinatra français"

Il était un géant de la chanson française. Charles Aznavour s'est éteint, le 1er octobre 2018, à l'âge de 94 ans. En plus de soixante-dix ans de carrière, il a enregistré 1 200 chansons dans six langues différentes et vendu 180 millions de disques. Il était apprécié jusqu'aux Etats-Unis, où il était surnommé le "Sinatra français". Trois choses à savoir.

1Une longue conquête des Etats-Unis

En 1946, le jeune Aznavour accompagne Edith Piaf dans sa tournée en Amérique du nord. Il est alors son secrétaire particulier. Parallèlement, il se produit sur de modestes scènes, sans rencontrer le succès. Il lui faut attendre 1963 pour faire salle comble. Cette année-là, il donne une représentation au Carnegie Hall de New York, dont il finance lui-même la location. Par la suite, il se produit régulièrement aux Etats-Unis. En 1999, un sondage du Time et de la chaîne CNN fait de lui le "chanteur de variété le plus important du XXe siècle", devant Bob Dylan, Frank Sinatra ou encore Elvis Presley.

"She" est l'un des plus grands tubes en anglais de Charles Aznavour.

2Un "mentor, un ami et un amour"

Liza Minelli n'est encore qu'une adolescente quand elle croise la route de Charles Aznavour. "Elle était venue me voir à Broadway, raconte le chanteur au magazine Télé Star. Deux jours après, il y avait un cocktail en mon honneur. Elle était là, dans un coin, timide. Elle m'a dit: "Je voudrais chanter comme vous." " L'artiste confie avoir vécu un an avec l'Américaine. Au fil des décennies, tous deux se sont retrouvés plusieurs fois sur scène. "Charles était mon mentor, mon ami, mon amour. Il me manquera pour toujours", réagit Liza Minelli dans un communiqué.

3Une étoile sur Hollywood Boulevard

C'est la 2618e étoile du Walk of Fame. Depuis août 2017, le nom de Charles Aznavour brille en lettres dorées sur la prestigieuse promenade d'Hollywood. "Je peux dire que je suis aussi un peu californien", avait alors indiqué le chanteur dont la fille et les petits-enfants vivent aux Etats-Unis. En octobre 2016, il avait déjà reçu une étoile honorifique remise par la communauté arménienne de Los Angeles.

En 2017, Charles Aznavour a reçu une étoile sur le Walk of Fame. Photo: Frederic J.Brown/AFP

C.L

Yusaku Maezawa, milliardaire japonais de 42 ans, sera le premier touriste envoyé autour de la Lune. Photo: Reuters/Kim Kyung-Hoon

Trois choses à savoir sur Yusaku Maezawa

Il sera le premier touriste envoyé autour de la Lune. En 2023, le Japonais Yusaku Maezawa montera à bord de la fusée BFR, en cours de construction par la compagnie privée SpaceX. Qui est-il ?

1Un adolescent passionné de musique

Yusaku Maezawa se passionne tôt pour la musique, en particulier le rock. Adolescent, il fonde le groupe Switch Style et sort un EP. Après le lycée, le Japonais vit un temps aux Etats-Unis où il collectionne les CD des artistes qu'il apprécie. En 1998, Yusaku Maezawa créé la société Start Today qui vend des albums par correspondance.

2Un entrepreneur milliardaire

Start Today étend son secteur d'activité à la mode en 2000. Quatre ans plus tard, Yusaku Maezawa lance le site de vente de vêtements Zozotown. Aujourd'hui, la fortune de l'entrepreneur est estimée à près de trois milliards de dollars. Selon le magazine Forbes, il est la dix-huitième personne la plus riche au Japon.

3Un collectionneur d'art mécène

Yusaku Maezawa possède des oeuvres de Pablo Picasso, Roy Lichtenstein, Andy Warhol, Alexander Calder mais aussi Jeff Koons. En mai 2017, il acquiert un tableau sans titre de Jean-Michel Basquiat au prix record de 110,5 millions de dollars. "J'achète simplement ce que je trouve beau", confie le collectionneur à l'AFP. Yusaku Maezawa est également à l'origine d'une fondation destinée à soutenir la création et sensibiliser le public. Il ambitionne d'ouvrir un musée d'art contemporain dans sa ville de naissance, Chiba, située à l'est de Tokyo. Toujours dans une démarche de mécène, le milliardaire compte inviter six à huit artistes à le rejoindre dans sa mission vers la Lune. "Ils auront à créer quelque chose à leur retour sur Terre", indique-t-il. Il précise avoir payé toutes les places à bord de la fusée BFR, sans préciser le prix.

C.L

 

130 Cadillac roses était garées devant l'église où les funérailles d'Aretha Franklin ont eu lieu. Photo : France 2 Washington.

Aretha Franklin : des funérailles exceptionnelles à Détroit

C'est vraiment l'heure de dire adieu à Aretha Franklin. Les funérailles de la reine de la soul se déroulent ce 31 août à Détroit (Michigan), sa ville natale.

Un rayon de soleil sur le cercueil d'Aretha Franklin et dans ce temple de Détroit (Michigan), les larmes de certains choristes. Lentement, le cercueil de la reine de la soul se referme ; il a été ouvert quelques minutes pour un dernier adieu. Des funérailles exceptionnelles en présence de l'ex-Président Bill Clinton et six heures d'hommages musicaux à vous hérisser le poil. Ariana Grande interprète l'une des plus belles chansons de la diva. Dehors, devant un écran géant, l'ambiance est festive même si ces fans n'ont pas eu la chance de rentrer dans l'église. Ils sont pourtant arrivés très tôt ce matin. Une immense file d'attente dans laquelle certains s'impatientent derrière les barrières de sécurité. "Vous ne pouvez pas rentrer si vous n'avez pas le bracelet. Ce n'est pas la peine de pousser",crie un agent de police à la foule. À l'intérieur, la danse et la musique ont remplacé la peine du début de la cérémonie.

"C'est un moment d'histoire"

La cérémonie des obsèques d'Aretha Franklin doit durer six heures au total. En direct de Détroit dans le Michigan, Agnès Vahramian raconte l'ambiance sur place. "C'est un moment d'histoire que nous vivons, que nous partageons depuis ce matin. Nous sommes frappés par la tristesse mêlée d'une immense joie qu'expriment les habitants de Détroit", témoigne-t-elle.

Reportage de Maryse Burgot, Agnès Vahramian, Fabien Fougère et Martin Marini 

Aretha Franklin a vécu à Détroit à partir de l'âge de 7 ans. Photo : AP

Détroit rend hommage à la reine de la soul

Aretha Franklin s'est éteinte le 16 août, à l'âge de 76 ans. Si la chanteuse est née à Memphis, c'est dans une autre ville du Michigan qu'elle a grandi : Détroit. Depuis l'annonce de son décès, les habitants pleurent leur reine. L'équipe de France 2 Washington s'est rendue sur place.

C'est toute une ville qui est en deuil. A l'âge de 7 ans, Aretha Franklin s'est installée à Détroit avec sa famille. Elle y est toujours restée attachée. Jeudi 16 août, la chanteuse y a rendu son dernier souffle. Les réactions n'ont pas tardé à affluer, à commencer par un tweet du maire, Mike Duggan. Ce dernier a également a indiqué que de nombreux événements seraient organisés, sans plus de précisions.

"Aretha Franklin et son père, le révérend Franklin, ont tant compté pour notre ville, et ce pour des générations de Détroitiens. Alors qu'elle vient de s'éteindre, Aretha Franklin aura toujours la clé de nos cœurs."

Les institutions culturelles, elles aussi, rendent hommage à la chanteuse. Fox Theatre, la plus grande salle de spectacles de Détroit, a affiché un immense "R.E.S.P.E.C.T" sur sa devanture.

Au club de jazz Bert's, il y avait beaucoup de tristesse mais aussi de joie à célébrer la reine de la soul.

Mais l'endroit le plus emblématique de la ville reste sans doute New Bethel Baptist Church. C'est dans cette église que le père d'Aretha Franklin, révérend, officiait. C'est ici aussi que la diva a commencé à faire ses gammes, enfant, en chantant du gospel. Elle s'y rendait encore occasionnellement. L'église s'est tout naturellement transformée en lieu de recueillement. Des admirateurs ont déposé de nombreux présents - ballons, fleurs, peluches - devant l'entrée.

Une paroissienne raconte qu'elle a eu la chance de croiser la chanteuse dans le passé. Elle la décrit comme une "membre de l'église" et une "personne simple" qui s'impliquait beaucoup pour la communauté : "A Thanksgiving, elle nourrissait tout le monde dans le quartier. Elle faisait aussi des concerts gratuits." Si la reine de la soul s'en est allée, elle laisse une empreinte durable dans les rues de son enfance.

Agnès Vahramian avec Constance Longobardi

Au cours de sa carrière, Aretha Franklin a remporté 18 Grammy Awards. Photo : AFP/Archives

Aretha Franklin en cinq dates

Elle était la reine du soul. La chanteuse afro-américaine Aretha Franklin, 76 ans, est décédée le 16 août des suites d'un cancer du pancréas. Avec 18 Grammy Awards et plus de 75 millions de disques vendus, elle s'impose comme une légende de la musique. Retour sur cinq années qui ont marqué sa carrière.

2017 : Aretha Franklin arrête sa carrière

A Brand New Me sort dans les bacs en novembre. C'est le quarante-deuxième et dernier album d'Aretha Franklin. Il reprend les plus célèbres enregistrements de la chanteuse pour la maison de disques Atlantic Records – Respect, Think ou encore I Say A Little Prayer – avec de nouveaux arrangements de l'Orchestre philarmonique royal. Le même mois, le public aperçoit la reine du soul sur scène, pour la dernière fois, lors d'un gala de lutte contre le sida organisé par Elton John.

2009 : la reine du soul émeut Obama lors de son investiture

A l'occasion de l'investiture de Barack Obama, en janvier, Aretha Franklin fait sensation en interprétant My Country', Tis of TheeElle chante sur les marches du Capitole, devant 1,8 million de personnes. Tout au long de sa carrière, la diva a croisé la route de plusieurs présidents : elle a participé aux investitures de Jimmy Carter et Bill Clinton, avant de recevoir en 2005 la médaille de la Liberté, plus haute distinction américaine pour un civil, des mains de Georges W Bush.

1980 : la diva est au sommet de sa gloire

Aretha Franklin change une nouvelle fois de maison de disques. Elle rejoint Arista et enchaîne les albums à succès tels que Jump To It (1982) et Get It Right (1983). L'année 1985 marque une évolution musicale : la chanteuse interprète Sisters Are Doin'It for Themselves, un titre à la fois pop rock et soul, en duo avec Eurythmics.

1968 : la France acclame la chanteuse afro-américaine

Think fait son entrée dans les hit parades des radios françaises en juin. C'est la première fois qu'une chanson d'Aretha Franklin se hisse dans le classement. Quelques semaines avant, "Lady Soul" enregistre son premier album live, Aretha in Paris, dans la capitale française.

1956 : Aretha passe de la chorale de l'église au studio d'enregistrement

Le producteur John Hammond découvre Aretha Franklin alors qu'elle n'a que 14 ans. Jusqu'ici, la jeune fille chantait principalement dans la chorale de son père, révérend. La même année, Aretha signe son premier contrat avec Columbia Records. Si la chanteuse connaît quelques petits succès, son ascension commence véritablement à la fin des années 1960, avec le label Atlantic.

C.L

Philip Roth est décédé le 22 mai 2018. ©Richard Drew/AP

Cinq choses à savoir sur Philip Roth

Géant de la littérature contemporaine américaine, Philip Roth s'est éteint mardi 22 mai à l'âge de 85 ans. Il laisse derrière lui une trentaine de livres, essentiellement des romans.

1De multiples récompenses

Souvent pressenti pour le Prix Nobel, Philip Roth ne l'a jamais remporté. L'écrivain a toutefois reçu de nombreuses autres récompenses. Parmi elles, le Pulitzer (1998) et le National Book Award (1960 et 1995).

2Entre autobiographie et fiction

Qu'elles évoquent la bourgeoisie juive, la politique, le vieillissement ou le poids de l'Histoire, les oeuvres de Philip Roth ont presque toujours oscillé entre autobiographie et fiction. 

3Fin de carrière en 2012

Paru en 2010, Némésis est le dernier roman de Philip Roth. Deux ans plus tard, l'écrivain annonce avoir renoncé à écrire. « Je n'ai plus l'énergie pour supporter la frustration. Ecrire est une frustration quotidienne, et je ne parle pas de l'humiliation », explique-t-il alors au New York Times.

4Un homme de contradictions

Philip Roth est le petit-fils d'immigrés juifs d'Europe de l'Est « Je n'écris pas en tant que juif, j'écris en tant qu'Américain »,insistait-il. Provocateur et satirique, le romancier s'est même attiré les foudres de sa communauté. Celle-ci a jugé antisémite le roman Portnoy et son complexe, paru en 1969. Un avocat juif new-yorkais y consulte un psychanalyste afin de comprendre sa sexualité débridée.

5Un avis tranché sur Donald Trump

En janvier 2017, Philip Roth s'est exprimé dans le New Yorker  au sujet de Donald Trump. Il dépeint le président comme un « ignorant du gouvernement, de l'histoire, de la science, de la philosophie, de l'art, incapable d'exprimer ou de reconnaître une subtilité ou une nuance » et doté d'« un vocabulaire de 77 mots ».

C.L

New York : vivez les scènes de "Maman j'ai encore raté l'avion" pour les 25 ans du film

À l'occasion du 25e anniversaire du film "Maman j'ai encore raté l'avion" (traduit de l'anglais "Home Alone 2 : Lost in New York"), sorti aux États-Unis le 20 novembre 1992, l'hôtel Plaza à New York propose aux fans de revivre certaines scènes du film dans la peau du jeune héros, Kevin McCallister.

C'était il y a 25 ans, jour pour jour. Le deuxième volet du film "Maman jai raté l'avion" était diffusé sur les écrans américains. En cette date anniversaire, le luxueux établissement new-yorkais offre à ses clients la possibilité de vivre dans la peau de Kevin durant une journée.

Disponible du 1er décembre au 29 octobre 2018, le pack "Live like Kevin" ("Vivez comme Kevin") propose : une balade dans Central Park où se déroulera une séance photo sur le lieu de l'une des scènes, une virée en limousine à travers la ville, une montage de crème glacée à déguster gratuitement dans la chambre - à l'image de celle du personnage principal -, un sac à dos à l'effigie du film, les deux DVD et une copie de "l'édition anniversaire" en Blu-Ray. Enfin, les clients pourront s'attabler au restaurant Todd English Food Hall du Plaza, et y déguster le menu spécial années 90, composé de plats uniques. Cette expérience a tout de même un prix : 895 dollars (environ 762 euros).

Le synopsis du deuxième volet 

La famille McCallister s'apprête à passer les vacances de Noël en Floride. Les parents, Kate et Peter McCallister, font attention de ne pas oublier leur fils Kevin, comme ils l'avaient fait un an auparavant. Mais dans l'effervescence du départ, le garçon se trompe d'avion et embarque par mégarde pour New York. Grâce à la carte de crédit de son père, il visite la ville qui ne dort jamais, et séjourne au luxueux palace Plaza Hotel, situé en face de Central Park.

Les deux cambrioleurs, Harry et Marvin, capturés dans l'épisode précédent, se sont évadés de prison et tombent par hasard sur le jeune garçon. Rancuniers, ils le poursuivent à nouveau. Kevin entreprend alors de faire échouer le plan des casseurs flotteurs, renommés « les casseurs poisseux », qui est de braquer un magasin de jouets.

Yelen Bonhomme-Allard