L'Église se convertit à la quête numérique

Ici, le "sans contact" est accepté. En 2019, les églises accueillant les dons d'argent avec des bornes bancaires se multiplient comme des petits pains. Et pour cause : les visiteurs et les fidèles ne disposent pas toujours de monnaie sur eux. Dans la ville de Chioggia, à 50 kilomètres de Venise, le distributeur automatique fait foi depuis en mai 2019.

Le donneur peut utiliser une Mastercard aussi bien qu'une Visa, que ce soit pour un cierge, pour la messe ou pour un don libre. Une entreprise extérieure s'occupe ensuite de transférer l'argent au compte courant de la paroisse. La traçabilité du paiement est garantie. Les avantages sont légion : l'Église y trouve plus de transparence et moins de vols.

Ces guichets automatiques se sont multipliés ailleurs dans le monde, notamment en Angleterre, en Suède, en France (à Douai, Lisieux, Paris…) et en Italie. Depuis que Don Carlo Franco a installé ce système en août dernier au Duomo de Turin, sa récolte s'élève déjà à 300 euros. De là à ce que ces bornes deviennent monnaie courante dans les paroisses françaises, il n'y a qu'un pas. Reportage d'Alban Mikoczy et Laura Tositti à Chioggia.

L’info en + : Le financement de l'Eglise catholique en France repose essentiellement sur le denier du culte. Or, le nombre de donateurs s'érode d'année en année (1,3 million de personnes en 2017 contre 1,3 millions en 2011) mais le montant moyen des dons progresse (232 euros en 2017 contre 181 euros en 2011).

Anne Donadini

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