Vidéo : les Italiens votent dimanche prochain

FILE PHOTO: A woman walks past electoral posters of the 5 Star's candidate Luigi Di Maio and the Forza Italia party in Pomigliano D'Arco, near Naples, Italy, February 21, 2018. REUTERS/Alessandro Bianchi/File Photo

A 4 jours des élections, l'Italie est divisée et voit monter dans les sondages deux partis populistes. De Venise à Catane, France Télévisions est allée à la rencontre d'Italiens qui ont déjà un candidat favori. 

L'Italie se prépare au vote : dans 4 jours, le dimanche 4 mars, les Italiens passeront dans l'isoloir. La particularité politique du pays cette année est qu'il n'y a pas un mais deux partis populistes bien placés et qui pourraient faire de bons scores. Le Mouvement 5 Etoiles d'une part, dont dépend la maire de Rome Virginia Raggi, et la Ligue de Matteo Salvini, parti ouvertement xénophobe. C'est donc un paysage politique très éclaté auquel sont confrontés les Italiens.

A Venise, l'une des deux seules femmes à diriger des gondoles n'a aucun doute quant au vote qui l'attend dimanche. Elle votera à gauche, car "cela correspond à ses valeurs de coopération, de solidarité, d'intégration dans une société moderne".

Mais dans les sondages, la gauche est loin derrière le Mouvement 5 Etoiles : à Rome, Giancarlo, chauffeur de taxi, sera de ceux qui apporteront leur voix à ce parti anti-système et populiste. "J'ai envie de changer des choses, de les essayer, de les mettre au défi et de voir si les choses seront vraiment différentes, si ça peut être un succès" explique t-il.

Sur tous les marchés d'Italie, comme ici à Catane, tout le monde parle aussi du grand retour de Silvio Berlusconi, 81 ans. Il a occupé le devant de la politique de la péninsule pendant 25 ans, et pourtant c'est lui que le jeune Andrea va choisir. "Moi je vais voter pour Berlusconi, parce que je pense qu'il est le seul à pouvoir faire quelque chose pour cette Italie qui est en plein déclin, tant au niveau national qu'au niveau européen et mondial" raconte-t-il. D'ailleurs c'est bien la coalition de la droite et de l'extrême droite qui pourrait arriver en tête dimanche prochain. Luciano est restaurateur dans la capitale italienne et l'avoue sans honte, il pourrait choisir les néo-fascistes : "au niveau des petits commerces comme nous, la priorité c'est de baisser les taxes, il y en a trop".

En attendant le dimanche 4 mars, tout est encore possible, car beaucoup d'Italiens ne savent pas encore pour qui ils iront voter.

 

Publié par François Beaudonnet / Catégories : Politique

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