L'italie aujourd'hui : rupture au sein du parti de Matteo Renzi

L'Italie aujourd'hui : la minorité du Parti démocrate officialise le "non" au référendum porté par Matteo Renzi, et Saint-Marin souffre encore de son passé de paradis fiscal.

Rupture au sein du Parti démocrate

Pier Luigi Bersani, ancien secrétaire général du parti démocrate, a annoncé dans le quotidien Il Corriere della Sera, qu’il votera “non” au référendum, estimant qu’il ne souhaite pas « laisser cette “chose” inquiétante régir le pays ». Le 4 décembre prochain, les électeurs pourront voter pour ou contre une réforme qui mettra fin au bicamérisme italien. Matteo Renzi, président du conseil, secrétaire général du Parti démocrate et surtout porteur du référendum, a réagi à cette annonce : « je n’ai pas écrit cette réforme seul, elle est passée devant les universités, le conseil des ministres, le Parlement… Au total, il y a eu six lectures, et Bersani a voté “oui” trois fois ». Aujourd’hui, en fin d’après-midi, ce sera le premier acte d’un divorce possible au sein du parti : l’opposition interne guidée par Pier Luigi Bersani, Gianni Cuperlo et Massimo D’Alema officialisera la décision de voter “non”. Cela traduit la séparation entre Renzi et la minorité du parti en vue du référendum.

Saint-Marin souffre encore de son passé de paradis fiscal

La forteresse de Guaita, qui surplombe la ville de Saint-Marin

Sant-Marin est un tout petit Etat de 61 kilomètres carrés et de 32.000 habitants, mais suite à son passé de paradis fiscal, il est toujours le siège de six énormes banques, qui vaut quatre fois la richesse nationale. Depuis quelques mois, c’est Wafik Grais, un égyptien qui ne « parle pas un mot d’italien » qui est le gouverneur de la Banque centrale de Saint-Marin. Avec Lorenzo Savorelli, son directeur général, ils ont la tâche de réorganiser le système bancaire d’un des plus petits Etats du monde. Une tâche qui n’est pas simple puisque cette année, la dette publique est de 24,4% (elle a augmenté de 10% en quatre ans). En effet, ils ont demandé de l’aide au FMI, et pourront également demander un prêt : « nous n’avons encore rien décidé. Nous prendrons une décision lorsque nous aurons une image claire de la situation, et lorsque nous pourrons donner des garanties aux citoyens de Saint-Marin ». Si Saint-Marin n’est pas dans la liste noire de l’OCDE, Grais et Savorelli veulent assurer la transparence et la crédibilité d’un système qui pendant des décennies a été le terminal de la mafia et du blanchiment d’argent. Saint-Marin est un tout petit Etat, et le fait que les six banques supervisées soient actionnaires de la Banque centrale n’est pas un détail puisque les scandales ont été accompagnés à plusieurs reprises par la démission de quelques ministres ou du gouverneur lui-même.

 

A lire aussi