L'Italie aujourd'hui : dernière semaine de campagne pour le référendum

L'Italie aujourd'hui : Référendum, J-6 : dernière semaine de campagne pour le référendum, Matteo Renzi prépare l'après-vote. Plusieurs manifestations contre la réforme constitutionnelle, hier, dimanche 26 novembre.

Référendum, J-6 : Matteo Renzi prépare l’après-vote

Dernière semaine de campagne pour Matteo Renzi. Dimanche 4 décembre, les Italiens pourront se rendre aux urnes pour voter “oui” ou “non” à une nouvelle réforme constitutionnelle, portée par le président du Conseil. Ce dernier continue son tour des villes d’Italie avec son slogan, « Basta un Si », et il le fait avec « sourire et légèreté ». Il le fait également en sachant qu’il joue beaucoup (presque tout) dans ce rush final, ayant personnalisé le vote en annonçant qu’il démissionnerait en cas de victoire du non. Mais Matteo Renzi prévient : « si le “non” gagne, nous risquons un gouvernement technique. Faire une loi électorale, c’est une chose. Faire un gouvernement plein de confusion, c’en est une autre ».

Bien que dernièrement, Matteo Renzi a eu quelques désaccords avec la Commission européenne sur le plan budgétaire de 2017, Jean-Claude Juncker, président de la Commission, espère que les électeurs italiens ne rejetteront pas la réforme défendue par Renzi. « Je voudrais que l’Italie retrouve sa place au sein des grands acteurs de l’Union européenne, parce qu’elle y occupe un poste essentiel.

Plusieurs milliers de manifestants à Rome contre le référendum

Si Matteo Renzi continue son tour d’Italie, soutenu par de nombreux électeurs, une grande partie des Italiens est contre la réforme. Plusieurs manifestations ont eu lieu dans quelques villes, hier, dimanche 27 novembre, notamment à Rome. Dans les rues de la ville éternelle, plusieurs milliers défilaient sous le slogan « C’è chi dice no » (Il y a ceux qui disent non).

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Le cortège de plusieurs milliers de manifestants, à Rome

Des salariés, des étudiants, des précaires mais aussi des immigrés se sont réunis Place de la République, puis se sont déplacés jusqu’à la Place du peuple, scandant plusieurs slogans. La plupart, d’ailleurs, n’étaient non pas contre la réforme mais contre Matteo Renzi, président du Conseil et porteur de la réforme. « Renzi, rentre chez toi ! ». De nombreux manifestants défilaient pour d'autres causes, un "non" général à tout ce qui fonctionne mal en Italie (Pienocasa, Buonascuola...).

Pour beaucoup, la constitution de 1948 (dernière constitution, donc) doit être préservée, ils refusent donc le changement de cette dernière avec la réforme. Une peur du changement pour les manifestants ? « Je ne suis pas contre le changement, mais je pense que la réforme de Renzi changera la politique en mal », répondent les manifestants.

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La réforme constitutionnelle vise à apporter plus de stabilité politique, et accélérer le processus législatif en réduisant fortement les pouvoirs du Sénat. C’est l’une des raisons principales pour laquelle les électeurs en faveur du “oui” militent. De plus, des prérogatives qui sont actuellement confiées aux régions seront transférées au gouvernement central : une des mesures les plus rejetées par les électeurs en faveur du “non”.

Autant pour les militants du “oui” que du “non”, le référendum aura réussi une chose : diviser l’Italie en deux.

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