L'Italie aujourd'hui : déchets de retour dans la rue, les escaliers de la Trinità Dei Monti seront surveillés et solutions prises contre la polémique des plats fait maison apportés à l'école

Les déchets sauvages sont de retour dans la rue

Dans plusieurs quartiers de Rome (Tuscolano, Quadraro, Cinecittà…), les ordures ne sont pas récoltées, et Rome produit chaque jour 5.000 tonnes de déchets, “accueillis” par 62 sites dans toute l’Italie.

Bacs débordants, objet divers sont abandonnés aux coins de rue. Selon La Repubblica, la capitale n’a pas été nettoyée, comme l’avait promis la Maire Virginia Raggi. Pour Gianluca Galletti, ministre de l’Environnement, “Rome a besoin d’une administration”. Mais comme le souligne le quotidien italien, avec le “cas Paola Muraro” (la conseillère municipale à l’environnement faisant l’objet d’une enquête pour abus de pouvoir et délits environnementaux), la situation devient compliquée. Paola Muraro a tout de même annoncé qu’avant la fin de l’année, “un projet sera déposé pour modifier l’emplacement des déchetteries. Celui “del Salario” appartient à l’Ama (l’organisation qui s’occupe du ramassage des ordures), et nous ne pouvons le fermer définitivement : il sera utilisé pour certains matériaux encombrants”.

 

Trinità Dei Monti : les célèbres escaliers resteront ouverts au public mais surveillés

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“Comme ça nous défendons l’escalier de la saleté et du hooliganisme” : certains commerçants et résidents qui espéraient une enceinte fermée resteront déçus. Les escaliers de Trinità Dei Monti qui partent de la place d’Espagne seront rouverts et inaugurés le 21 septembre prochain, après des mois de travail de nettoyage. Ces 135 marches, datant du XVIIIe siècle, font l’objet de nombreux débats pour les préserver. Alors, une motion va être présentée dans la semaine prochain au conseil municipal. Matteo Costantini, conseiller du centre historique et premier signataire de la proposition indique que “les clôtures ne seront pas utiles, mais nous mettrons en place plus de surveillance, avec la police locale 24h/24, comme à la Fontaine de Trevi ou au Panthéon”. La nuit, l’escalier sera entièrement nettoyé. Et pour les incivilités (jeter son sandwich ou des bouteilles vides) des amendes à partir de 100 euros pourront être attribuées, autant sur les escaliers que sur la place d’Espagne.

 

Sandwichs à l’école : des solutions prises par plusieurs villes

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Fin juin, la Cour d’appel de Turin a établi qu’un enfant peut consommer un plat maison durant le service de restauration scolaire. Dans toute l’Italie, les parents sont de plus en plus nombreux à souhaiter que leurs enfants mangent de la nourriture faite maison à l’école. “Les plats sont trop chers et de mauvaise qualité”, scandent-ils. En effet, l’année dernière, sur 2.678 contrôles sur les cantines, un quart se sont révélées non “conformes”.

Alors, certaines villes prennent différentes mesures pour contrer cette polémique. A Gênes, Pino Boero, conseiller municipal en charge des écoles, demande d’ailleurs que des solutions nationales soient trouvées, afin de les appliquer de façon homogène sur tout le territoire.  A Campomorone près de Gênes, les enfants qui consomment la nourriture de la cantine et ceux qui ont un plat maison ne mangent pas dans la même salle. A Milan, les enfants ne pourront pas réchauffer leurs plats ramenés de chez eux. Enfin, à Bologne, Marilena Pillata, conseillère municipale en charge de l’école, insiste sur le fait qu’ils mettent tout en oeuvre pour offrir aux enfants un service de qualité.

 

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