Guerre de tranchées

Usine toujours fermée ce matin à Aulnay. En appelant un numéro vert mis à la disposition des salariés par la direction du site, hier soir, les ouvriers d'Aulany ont su que le site d'Aulnay n'ouvrirait ses portes ni aujourd'hui, ni demain. La direction de PSA Peugeot-Citroën a décidé de maintenir l'arrêt de la production de l'usine d'Aulnay-sous-Bois, au moins, jusqu'à lundi prochain. La grève paralyse la chaîne depuis mercredi dernier, le 16 janvier.

"La sécurité des salariés n'est pas assurée"

 "On ne travaillera pas jeudi ni vendredi" dans les ateliers de fabrication de la Citroën C3" a ainsi indiqué hier une porte-parole de la direction. "Les conditions de sécurité de nos salariés ne sont pas remplies", a-t-elle fait valoir. Les salariés, considérés en chômage technique, sont payés. Seuls les cadres et agents de maintenance du site, soit environ 500 des 3.000 salariés, travaillent cette fin de semaine.

Lundi, le directeur industriel de PSA, Denis Martin, dénonçait "de nombreuses dégradations" dans l'usine d'Aulnay et "les actes de violences" dont se seraient rendus coupables "une minorité qui pénalise la production" a -t-il expliqué.

 

 

"PSA veut casser la grève en nous salissant"

 Hier au beau milieu la manifestation de Flins avec les ouvriers de Renault, Jean Pierre Mercier, le délégué CGT, de l'usine d'Aulnay,  apprend par téléphone  qu'un plainte serait déposée contre les grévistes d'Aulnay pour coups et blessures envers un huissier. Le délégué CGT de l'usine d'Aulnay laisse éclater sa colère, sous l' oeil impassible  de Lhoussain Boujioui un des vétérans de l'usine d'Aulnay. Depuis 82, il en a vu d'autres.

 

 

Du coté du SIA, le syndicat majoritaire à l'usine d'Aulnay, Tanja Sussest se dit "pour la grève mais pas pour la casse". Et la déléguée du SIA d'ajouter : "Toutes les actions des grévistes à l'extérieur ça me va, il faut peser sur les négociations, mais ce n'est pas en détruisant l'outil de travail qu'on avancera" conclue-t-elle.

 

 

 

 

 

 

 

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