Cinq jeux vidéo pour finir l'été au frais

Puisque cette rentrée 2016 s'avère assez morne du côté des jeux vidéo, Pop Up' vous propose de prolonger l'été avec cinq petits jeux qui ne vous demanderont que quelques heures chacun et qui vous permettront de reprendre le rythme avant les grosses sorties très attendues comme Battlefield 1 (le 21 octobre), The Last Guardian (le 26 octobre sur PS4) ou encore Dishonored 2 (le 11 novembre).

Si vous n’avez pas eu la chance de voir la mer : "Abzû"

Comment rebondir après avoir conçu un jeu vidéo sublime ? C'est le défi auquel s'est risqué Matt Nava, directeur artistique de Journey, cette fois aux commandes d'Abzû, sa nouvelle expérience vidéoludique nous proposant d’incarner une plongeuse explorant des fonds marins. Niveau graphique, rien à redire. C’est beau, très beau même, mais une fois familiarisé avec les déplacements à la nage, on traverse les différents mondes immergés sans réelle difficulté ni émotion.

Incapable de renouveler ses mécaniques d'exploration, Abzû est une expérience ludique et méditative riche en biodiversité, mais loin de la magie distillée par Journey. Vous avez toujours la possibilité de méditer (ici pour observer la faune sous-marine bigarrée), mais vous ne croiserez jamais aucun autre plongeur. Donc, on l’avoue, après deux ou trois heures de jeu, on a été déçu de voir apparaître le générique de fin, frustré d'avoir vécu seul cette expérience contemplative. Pire, Abzû ne nous apportera aucune réponse aux questions soulevées durant notre périple. Un beau mais vain voyage, à réserver aux joueurs qui ne connaissent ni Journey, ni Flower (l'autre poétique projet de Nava).

Abzû est disponible en téléchargement sur PS4 et Steam pour environ 20 euros.

Si vous vous prenez pour une chauve-souris : "Batman, épisode 1 : Royaume de l'Ombre" 

Après The Walking Dead et Game of Thrones, le studio Telltale Games, spécialiste des jeux point'n click s'attaque à l'univers de DC Comics en imaginant une nouvelle aventure de Batman sous forme de saga en cinq épisodes. Visuellement plus réussi que ses deux titres phares, Batman : Royaume de l'Ombre est une très bonne surprise. Ce premier épisode ultra rythmé pose les bases d'un scénario centré sur les défunts parents de l'homme chauve-souris, alias Bruce Wayne. Point de Joker ni de Pingouin dans cette première partie qui se déroule à Gotham City, mais une Catwoman très en forme, propulsée petite amie de l'homme politique et ami de Bruce Wayne, Harvey Dent. Le seul villain est ici un caïd mafieux qui cherche à salir la réputation de Bruce Wayne en accusant ses parents d'avoir travaillé pour la pègre.

Comptez deux heures pour terminer cette mise en bouche (en VOSTFR) où vous enchaînerez, sans souffler, des combats à base de QTE, des enquêtes (assez simplistes) et des dialogues à choix multiples censés orienter cette histoire dont on attend impatiemment le prochain épisode.

Batman, épisode 1 : Royaume de l'Ombre est disponible en téléchargement sur Steam, PS3, PS4, Xbox One, Xbox 360, iOS, Google Play et Android. Environ six euros l'épisode. Un season pass donnant accès aux cinq épisodes de la série sera disponible en magasin à partir du 16 septembre.

Si vous avez eu une enfance heureuse : "Layers of Fear : Inheritance"

Fort de son succès, le studio Bloober Team ajoute un DLC à Layers of Fear, le jeu d'exploration horrifique qui nous avait enthousiasmés au printemps dernier. Globalement, les recettes sont toujours les mêmes et on se retrouve cette fois à incarner la fille du peintre maudit de retour dans la maison de famille. Si le plan nous est déjà connu, les lieux ont bien changé tant les accès de folie du père ont ravagé chaque pièce.  En se confrontant à nouveau à cette maison qui semble hantée, notre héroïne va se remémorer les moments forts de son enfance.

Les joueurs qui avaient apprécié se plonger dans le cauchemar éveillé de Layers of Fear ne seront pas dépaysés. La recette est toujours la même et la folie paternelle est presque plus dérangeante du point de vue d'une petite fille. Un seul reproche peut-être, la durée de vie très courte du jeu (moins de deux heures) et une fin un peu précipitée.

Layers of Fear : Inheritance est disponible sur PS4, Xbox One et Steam pour environ cinq euros. Une Masterpiece edition de Layers of Fear comprenant le DLC Inheritance est également disponible à moins de 23 euros.

Si vous avez envié Matt Damon dans "Seul sur Mars" : "Lifeless Planet"

Disponible depuis longtemps sur PC et Xbox One, Lifeless Planet est désormais accessible aux possesseurs de PS4. L'occasion pour eux de découvrir enfin ce petit jeu né à la suite d'une campagne Kickstarter lucrative, après un teasing alléchant lors de l'E3 2014. Un jeu d'exploration à la troisième personne où vous incarnez un astronaute, seul rescapé d'une expédition qui s'est achevée sur une planète qui semble inhabitée. Mais en cherchant la dépouille de vos compagnons de voyage, vous découvrez que cette planète a été autrefois transformée en base habitable par les Russes. Mais où sont-ils tous allés ?

Si les phases d'exploration sont habilement entremêlées avec des phases de plateformes, Lifeless Planet séduit d'abord par son rendu graphique beau et minimaliste. Sans réelle difficulté pour progresser dans le jeu, on avance avec aisance, happé par le mystère entourant cette drôle de planète aux écosystèmes multiples. Une énigme qui se dissipe au fur et à mesure que l'on découvre les notes et enregistrements laissés par des Russes ayant mystérieusement déserté. Une vraie réussite qui saura vous occuper de trois à dix heures, selon votre habileté à manier le jetpack dont vous êtes équipé et votre assiduité à collecter les preuves de cette ancienne colonisation.

Lifeless Planet est disponible sur PC, Xbox One et PS4 pour moins de 20 euros.

Si vous trouvez que la drogue, c'est mal : "We Happy Few"

Bienvenue dans une Angleterre dystopique au début des années 1960. Un monde divisé en deux catégories : les "Wellies", les habitants qui prennent des pilules de Joy leur permettant de voir la vie en rose, et les "Downers", ceux qui refusent ou ne peuvent de se droguer et sont confrontés à l'horreur de ce pays totalitaire et inquiétant. 

Dans cet univers psychédélique à la croisée des chemins entre 1984, de George Orwell, Orange Mécanique, de Stanley Kubrick, et Bioshock, les studios Compulsion Games proposent un jeu d'aventure à la sauce FPS étonnant où le joueur doit tenter par tous les moyens de survivre en explorant les différentes zones d'une ville générées de manière procédurale. Et quand on dit survivre, on pèse nos mots car dans We Happy Few, il faut constamment boire, manger et se reposer sous peine de mourir. Sans oublier qu'il faut éviter de se faire tabasser par des habitants un peu trop nerveux ou des bobbies qui ont la matraque facile.

Grâce à son univers aussi oppressant qu'intrigant, We Happy Few se montre très addictif si l'on franchit les premières heures de jeu très exigeantes. La prise en main, proche d'un Dying Light, est en effet assez compliquée au début et le système de fabrication d'éléments (bandages, clés...) et d'armes n'a rien d'intuitif. Mais une fois ces différents aspects maîtrisés, le titre de Compulsion Games risque de vous occuper durant de longues heures. Alors, heureux ?

We Happy Few est disponible sur PC et Xbox One pour moins de 30 euros.

 

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