Cinq jeux vidéo pour passer juillet au frais

L'été est généralement une période creuse pour les jeux vidéo. Entre les maigres sorties annoncées et le beau temps, on est plus tenté de passer notre temps à la plage que devant notre écran. Mais Pop Up' a dégoté cinq jeux à petit prix qui vont vous réconcilier avec votre manette et vous permettre de rester au frais en cas de canicule (ou de vacances refusées par votre boss).

Si vous êtes en manque de "craft" : "The Division : Underground"

Une addition pour The Division. Pas avare en mises à jour riches en contenus supplémentaires depuis son lancement le 8 mars, le titre d'Ubisoft propose, depuis le 29 juin, sa première extension payante d'envergure. Avec "Underground", dites au revoir aux rues de New York et partez à la découverte des entrailles de la Grosse pomme avec de nouvelles missions dans les sous-terrains de la ville.

Principale nouveauté offerte par cette extension, la possibilité de configurer des missions générées de façon aléatoire en ajoutant des handicaps, comme la disparition de la mini-carte, ou des objectifs supplémentaires pour récupérer de meilleurs équipements et augmenter ses points de XP. Sans être révolutionnaire – certains le considèrent même plutôt pauvre – ce DLC propose un contenu suffisamment riche pour prolonger le plaisir procuré par The Division et passer encore quelques nuits blanches à "crafter" votre équipement en attendant le prochain DLC, "Survie", dont la date de sortie n'a pas encore été annoncée.

The Division : Underground est disponible sur Xbox One et le 2 août sur PS4. 14,90 euros pour le DLC seul, 39,90 euros pour le Season pass.

Si vous cherchez une expérience rafraîchissante : "Inside"

Fuir, courir, sauter, mourir. Réfléchir. Recommencer. Fuir, courir… Voici le pitch d'Inside, le meilleur jeu indépendant de l'année, tout simplement. Le studio danois PlayDead, à qui l'on doit l'immense Limbo, vous plonge directement dans cette histoire où un jeune garçon doit fuir des hommes en pleine nuit, dans une ville où les gens sont transformés en automates décérébrés. Pourquoi ? On ne sait pas. Comment on y joue ? Débrouillez-vous, aucune indication ne vous est donnée. A vous de découvrir les boutons à utiliser et les finesses du gameplay.

Loin d'être un handicap, cette façon de vous laisser faire est juste passionnante : la fuite de ce jeune garçon étant parsemée de pièges mortels et de casse-têtes à la difficulté progressive, on se prend rapidement au jeu, d'autant qu'Inside propose une jouabilité parfaite et des graphismes aussi simples que magnifiques et angoissants. On se retrouve ainsi souvent à réfléchir pendant de longues minutes à comment franchir un obstacle mortel avant de trouver la solution, qui devient alors évidente. Hautement addictif, Inside propose une expérience rare, rafraîchissante et contagieuse. Il suffit de commencer à y jouer pour voir les gens autour de vous s'asseoir et se creuser les méninges avec vous pour sauver ce jeune garçon des pièges qui l'entourent.

Inside est disponible en téléchargement sur Xbox One et PC pour 19,90 euros.

Si vous souhaitez (re)découvrir un chef-d'œuvre : "Red Dead Redemption"

Attention classique. Red Dead Redemption est au jeu vidéo ce qu'Il était une fois dans l'Ouest est au cinéma. Un chef d'œuvre qu'on peut voir et revoir dès que l'on en a l'occasion. Et cet été, Microsoft vous offre l'occasion de vous frotter à nouveau au titre de Rockstar, sorti en 2010 sur PS3 et Xbox 360, mettant en place une rétrocompatibilité sur Xbox One. Sur le fond, rien de nouveau, mais la puissance de la machine permet à ce GTA-like d'afficher une fluidité parfaite et des graphismes toujours aussi réussis.

De quoi se replonger avec plaisir dans ce western au scénario et à l'ambiance digne des meilleurs Sergio Leone. Et si vous n'avez jamais eu l'occasion d'y jouer, vous n'avez désormais aucune excuse pour être passé à côté d'un des meilleurs jeux de tous les temps.

Red Dead Redemption est disponible en téléchargement sur Xbox One pour 7,90 euros.

Si vous voulez survivre à tout prix : "7 Days to Die"

Evidemment, ce trailer est un peu mensonger (c'est en fait un film présentant le but du jeu) car 7 Days to Die est un jeu vraiment moche qui vous rappellera un Resident Evil du début des années 2000. Malgré cela, laissez de côté ce léger souci de graphisme et persévérez. Car ce jeu de survie en monde ouvert, sorte de rejeton entre Minecraft et The Walking Dead (des mêmes studios californiens Telltale Games) déjà écoulé à plus d'un million et demi d'exemplaires sur PC est enfin disponible sur consoles (depuis le 28 juin). De quoi satisfaire les penchants pour le looting & crafting des amateurs du genre.

L'objectif, apprendre (en sept jours max) à apprivoiser le menu pour comprendre comment récolter des ressources et construire son abri en évitant, la faim, la soif, les maladies, les animaux sauvages et… les quelques zombies qui rôdent. Car à l'issue de ces sept jours, ce seront des hordes de zombies qui déferleront sur vous et votre ridicule cabane, que vous n'aurez plus qu'à réparer, améliorer, etc. Si l'aventure est à tenter en solo, au moins le temps de se familiariser avec un gameplay pas des plus limpides, on vous conseille de vite y jouer en coopération, histoire de faire durer cette longue semaine.

7 Days to Die est disponible sur Windows, OS X, Linux, Android, PS4 et Xbox One. Comptez de 23 à 35 euros selon la plateforme.

Si vous avez l'âme d'un gestionnaire sensible : "Prison architect"

Officiellement lancé en octobre 2015 sur Steam (après trois années en early-access), Prison architect a depuis rencontré un vrai succès populaire et écoulé plus de deux millions de jeux. Son récent portage sur consoles devrait lui permettre de conforter ces très bonnes ventes. Car, Prison architect n'est pas tout à fait un jeu de gestion comme les autres. Contrairement à ceux qui vous promettent des choix prétendument cornéliens (comme Tropico qui vous place dans la peau d'un dictateur), Prison architect ajoute une vraie dimension morale à la complexité de votre tâche.

Vous l'avez compris, en incarnant un directeur de prison aux Etats-Unis, vous devrez en permanence choisir entre un budget serré, le bien-être de vos prisonniers et surtout, votre conscience, lorsque viendra l'heure d'installer une chaise électrique destinée à exécuter certains de vos détenus. Et ne vous laissez pas avoir par son interface "cartoonesque", elle sert juste à dédramatiser la complexité de votre job. Dans Prison architect, chaque détail compte et il vous faudra être attentif à des dizaines de critères afin faire baisser le taux de récidive de vos prisonniers et devenir ainsi, le patron d'une prison modèle. Challenge accepted ?

Prison architect est disponible sur Windows, Android, iOS, Linux, Mac OS, PS4 et Xbox One. Comptez de 20 à 30 euros selon la plateforme.

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