Acadomia, l'imposture faite à l'échec scolaire

(Crédit AFP)

Revoici Acadomia, l’entreprise de soutien scolaire : la nouvelle campagne de pub, très astucieuse, joue insidieusement la carte de la dévalorisation de l’école.

Après la sarkozie, la pédagogie

On se souviendra peut-être qu’il y a quelques années, la firme de soutien scolaire avait frappé fort en annonçant qu’elle rembourserait tout élève de terminale qui ne décrocherait pas son bac après avoir suivi le programme de soutien scolaire d’Acadomia. Un effet de manche qui s’appuyait sur la certitude à 82% que le client aurait son bac (puisque c’est le taux de réussite nationale !), mais aussi sur de savants astérisques dans le contrat qui limitaient de manière conséquente les risques pour la compagnie.

On était en pleine sarkozie, c’était l’heure du « travailler plus pour gagner plus », des idéaux néolibéraux et du MEDEF rayonnant et Acadomia surfait sur la vague du libéralisme en empruntant le jargon de l’entreprise : « satisfait ou remboursé », « obligation de résultats », « investissement »…

Pas folle la guêpe, nous sommes maintenant sous un gouvernement de gauche, le ministre de l’Education Nationale est pédagogue, Ferdinand Buisson est revenu sur le devant de la scène, il faut désormais montrer qu’on a compris les élèves pour de vrai. Alors Acadomia fait dans l’approche pédagogique et humaine. A première vue.

Idées reçues

La campagne d’Acadomia est franchement maline (il faut dire que le budget pub de la firme représente 20 % de son budget, d’après  le magazine Stratégies). Le principe, décliné sur différents slogans, est simple et très efficace : une phrase débute comme une idée reçue et s’achève par une pirouette qui lui donne un tout autre sens, bien plus humain.

Voici trois affiches que j’ai photographiées dans le métro.

Acadomia - quand un élève

Acadomia - si un élève

 

 

 

 

 

 

 

 

IAcadomia - un élève en difficultél y a, pour chacune de ces trois affiches, un enchaînement naturel : 1. on reçoit la première pensée, un lieu commun : « si en élève est en difficulté, la meilleure solution est de redoubler », « un élève en difficulté est un élève ignorant », « quand un élève ne progresse pas, il faut abandonner » ; autant d’idées reçues qu’on peut entendre ici ou là, fausses vérités vite prononcées et mal pensées. 2. On reçoit alors le second sens : au lieu commun se substitue une pensée nettement plus féconde, comme une voie à suivre : il faut en fait redoubler d’attention, valoriser les points forts de l’élève, abandonner les méthodes qui ne conviennent pas. 3. La solution pour suivre cette voie irradie l’affiche entière, elle réside dans l’omniprésence de l’orange surmontée du logo d’Acadomia.

En d’autres termes, le message est : laissez de côté le faux bon sens, ouvrez-vous à la vérité ; ne vous en tenez pas au premier diagnostic superficiel, passez la surface et allez au fond des choses ; quittez les clichés d’un autre temps, réactionnaires, déconnectés du monde réel, et entrez dans une pensée moderne fondée sur une pédagogie humaniste.

On est loin des slogans libéraux issus du monde de l’entreprise ! Chez Acadomia, le changement, c’est maintenant.

Un coupable : l’école

Et puis, en filigrane, il y a un autre message, délivré par la symétrie sémantique du slogan. Car s’il y a, à l’extrémité positive, la solution Acadomia, c’est bien qu’il doit y avoir, à l’autre extrémité – négative – un problème… Ce problème n’est pas nommé, il est suggéré, il est présent en creux, il brille par son absence : c’est l’école de la République. Ce que suggère l’affiche Acadomia, c’est que non seulement l’école est responsable, sinon coupable de l’échec scolaire de l’enfant, mais elle est également coupable de ne pas savoir diagnostiquer le problème et encore moins d’y remédier, parce qu’elle se limite à la surface des choses, où le lieu commun, la première pensée et le cliché tiennent lieu de réflexion. Pire, elle est coupable d’aggraver le problème initial en prononçant une sentence (« redoubler… », « ignorant… », « abandonner… ») contre l’élève qui lui interdit tout espoir.

Bien sûr tout ceci est allusif dans les affiches de la campagne publicitaire. Mais il suffit de parcourir les brochures disponibles en agence pour constater que le coupable n’est plus évoqué de manière détournée mais bel et bien clairement nommé :

Chez Acadomia

On comprend bien que si Acadomia veut vivre, il lui faut inscrire dans les esprits qu’elle est la solution, la réparatrice, et il lui faut donc un problème, une destructrice, laquelle ne peut être que l’école. Il est décisif pour Acadomia que les résultats de l’école soient en baisse, l’insécurité scolaire en hausse, il est donc primordial que l’école perde la confiance des parents d’élèves. D’où le recours à des enquêtes comme PISA grâce auxquelles il est facile d’établir, avec quelques chiffres bien sentis, l’incompétence et l’incapacité de l’école française.

Heureusement, Acadomia va sauver les élèves en difficulté.

Difficulté scolaire, philanthropie et grand capital

Evidemment, Acadomia a raison. L’école française ne va pas très bien, elle est en effet mal classée dans tous les classements internationaux de réussite, elle ne parvient plus à diminuer les inégalités de départ mais les renforce même, et ne sait plus se remettre en cause, ni comment empêcher 150 000 élèves de sortir du système chaque année. Tout ceci est vrai. L’école est responsable.

Cependant la première manipulation d’Acadomia est faire croire que l’école est responsable de tous les échecs, et entièrement de tout échec. Ceux qui enseignent sur le terrain savent bien que la plupart du temps l’échec scolaire est multifactoriel et ne se résume pas à un problème de méthode ou de professeur ou d’attitude. Mais pour Acadomia, il est décisif de faire croire n’y a pas d’autre explication à l’échec scolaire que l’école elle-même, sans quoi l’échec risque de se perdurer ailleurs – chez Acadomia, allez savoir !

La deuxième manipulation de la firme de soutien scolaire relève de l’imposture. C’est qu’Acadomia voudrait faire croire qu’elle fonctionne comme une association philanthropique ou de généreux bénévoles viennent donner de leur temps pour aider gracieusement les élèves en difficulté, quand elle ne s’intéresse en réalité qu’aux élèves ayant les moyens. Or, très souvent, c’est même une caractéristique du système scolaire français qui n’arrive pas à combler les inégalités de départ, les élèves les plus en difficulté sont issus de milieux défavorisés et n’ont sûrement pas l’argent pour se payer les cours d’Acadomia – laquelle, entreprise cotée en Bourse, ne s’intéresse très logiquement pas à eux. Pour ces élèves-là, le seul espoir réside dans l’école de la République. Ou dans des associations d’aide aux devoirs, au soutien scolaire, à l’alphabétisation, etc. Ces associations existent, elles sont gratuites, ce sont elles qui font réellement ce qu’Acadomia prétend faire.

C’est que le marché du soutien scolaire, aussi appelé marché de l’angoisse scolaire, vaut en France 2,2 milliards d’euros par an, record d’Europe loin devant l’Allemagne (1,5 milliard). Auteur en 2011 d’une recherche sur la question, Mark Bray est très clair : "le soutien scolaire privé ne consiste pas tant à offrir un soutien à des élèves ayant réellement besoin d'une aide qu'ils ne peuvent pas trouver à l'école, que de maintenir les avantages concurrentiels des élèves privilégiés qui réussissent déjà"

Acadomia, lobbying et insultes

Il n’est pas inintéressant de se pencher sur l’historique d’Acadomia, leader incontesté du marché du soutien scolaire en France. On se contentera de rappeler ici les deux plus saisissantes histoires liées à la firme, ces dernières années (pour aller plus loin, ce lien).

Lobbying pour empêcher une Loi gênante

En 2009, en pleine chasse aux niches fiscales, un amendement est déposé afin de supprimer « le crédit d’impôts offert aux familles consommatrices de cours privés à domicile, autorisées jusque là à déduire de leur déclaration d’impôts 50% de leurs dépenses parascolaires ». Acadomia vit notoirement de cette niche fiscale (estimée à 300 millions d’euros par an) réservée aux foyers imposables et excluant donc de fait les plus nécessiteux. Acadomia crée alors un cabinet de lobbying afin de défendre ses intérêts : elle fait notamment valoir qu’elle lutte contre le marché noir et crée des emplois (lire le détail très intéressant de l’affaire ici, et aussi ). Au final, l’amendement est retiré, victoire d’Acadomia. Le plus fort est que la firme affirme haut et fort que seuls des professeurs et étudiants déjà sur le marché de l’emploi (question de crédibilité) peuvent être recrutés. Elle ne crée donc que peu d'emplois.

Fichage et « saloperie de gamin »

On se souvient également qu'en 2010, l'entreprise avait été épinglée par la CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés). Première raison, révélée à l’époque par le Parisien : Acadomia avait "oublié de demander une autorisation préalable de constituer des fichiers nominatifs sur les enseignants qui postulent. Or sa base Sranet (conservée sans limitation de durée, ce qui est illicite) comporte des données sur 52 618 candidats « recrutés », mais aussi sur 179 763 candidats « non recrutés ». Un autre fichier Seanet garde notamment en mémoire les fiches de 131 704 enseignants « démissionnaires » d'Acadomia". Deuxième raison, la nature privée des renseignements inscrits sur ces fiches, concernant les enseignants, voire leurs proches (« hospitalisé en urgence pour une tumeur cancéreuse », « il pue », « père en prison », « maman a un cancer de l'utérus »…), mais aussi les clients (« père gros con », « la maman s’est teinte en blond et n’importe comment », « saloperie de gamin »…). Le terme « conne » apparaît 212 fois, « salope » 10 fois, « crétin » 15 fois. Circonstance aggravante, comme le note la CNIL, ces pratiques et commentaires sont « d'autant plus intolérables qu'ils émanent d'une société censée faire de la pédagogie ». La firme s’en tire avec un avertissement…

L’affaire a vraisemblablement dû calmer Acadomia, on n’en avait plus entendu parler depuis trois ans. La revoici, mezza voce.

 

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  • traviata

    bof, c'est forcément n'importe quoi puisque Acadomia emploie des profs au rabais. Le mieux pour les familles : avoir/ être des parents intelligents, cultivés, capables d'aider et surtout d'éduquer (=éveiller l'intelligence) leurs enfants eux-mêmes. On n'a jamais fait mieux.

    • kalish

      Prof au rabais, laissez moi rire, j'ai deux masters en physique, mes élèves ont tous fait des progrès. Tous mes parents, même ingénieurs sont largués quand il s'agit d'enseigner. J'aimerais bien voir comment vous présentez les nombres complexes.

  • Abricot99

    Très intéressant cet article. Les critiques sur Acadomia et autres sont recevables, mais c'est une entreprise privée qui cherche à gagner de l'argent. Elle fait son job.

    Ce qui est navrant, c'est cette niche fiscale sur les cours particuliers. Il est rocambolesque de constater qu'en France l'Etat finance la faillite de son propre système éducatif ! Parce que sans ce crédit d'impôt, Acadomia ou encore Complétude prendraient un sérieux coup sur la tête...

    Un autre point attire mon attention dans cet article : la France est le pays où le soutien scolaire est le plus répandu. Le marché se porte de mieux en mieux. Parallèlement on observe qu'il y a de moins en moins d'enfants issus de milieux défavorisés dans les grandes écoles.
    Cela confirme l'analyse d'Alain Finkielkraut dans cette brillante conférence :

    https://www.dailymotion.com/video/x5g4ao_peut-on-sauver-l-ecole_news?from_related=related.page.int.meta2-only.2b3b4e9053b1086f4d30a94f08f4259e137400202#from=playrelon-9-newrelated

    L'école se porte de plus en plus mal, le niveau ne cesse de baisser même si les responsables du désastre (la gauche idéologue) clament le contraire, et les parents alarmés par la médiocrité générale se tournent massivement vers l'école privé (qui ne connaît pas la crise) ou vers les soutiens scolaires. Seulement quand je dis "les" parents c'est excessif : ce sont les parents QUI EN ONT LES MOYENS. Autrement dit, la baisse de niveau, faite au nom des défavorisés, pénalise le plus ces défavorisés qu'on voulait aider ! L'égalitarisme a engendré l'accroissement des inégalités.

    Le seul moyen de s'en sortir est de rétablir la sélection, c'est à dire l'école républicaine. Mais la frange utopique de la gauche ayant infiltré les organes de décisions et bénéficiant de relais dans les organisations étudiantes nous ferme la porte.

  • capsnew

    sinon on peut aussi faire de l'échange de savoir mais c'est pas toujours évident de trouver la personne qui a besoin de ce qu'on pourrait lui offrir

  • tsiporah

    J'ai été "prof" pour Acadomia (et d'autres: Cours Legendre, Complétude, A B C) dès la licence, alors que je n'avais jamais eu d'expérience d'enseignement alors que l'on vend aux parents des profs choisis avec sévérité: je me suis "inscrite" par téléphone et ensuite j'ai été à l'agence Acadomia de Lyon pour apporter les papiers administratifs et...c'est tout. J'ai eu des élèves. Je précise que dans certaines officines les parents payent 60 euros de l'heure, dont seulement 15 euros vont dans notre poche.  En 2008 en rentrant de l'étranger ou j'ai été enseignante pendant longtemps j'ai encore une fois simplement réactivée par téléphone mes disponibilités et par déclaration orale donnée mes diplômes et mon expérience; autrement dit je peux inventer ce que je veux peut importe : Acadomia s'en fiche. Donc oui parents ne tombez pas dans les griffes des marchands de faux bonheur pour vos enfants. 

    • Cyril

      15 euros/ h pour un collégien ; c'est bien payé car cela correspond à presque 30 euros/ h avec les charges urssaf comprise !
      J'imagine qu'il y a également tout un travail administratif, marketing et publicitaire effectué par la société. Ce travail mérite un paiement... Il est évident qu'une entreprise n'est pas une association de bienfaisance (elle a du personnel, des locaux, des charges, des frais de publicités, du personnel pour faire le suivi des familles...)
      De plus 60 euros/ h c'est un tarif pratiqué pour enseigner à un élève du supérieur ce qui n'est pas ton cas (puisque tu n'étais qu'en licence)
      Enfin, tes diplômes n'avaient pas du changer à ton retour de l'étranger... C'est pourquoi ils n'ont pas besoin de te les redemander...
      Enfin, si tu n'étais pas contente tu n'avais pas qu'à manger dans la marmite pour cracher dedans ensuite !
      Il y a un minimum de reconnaissance à avoir...

  • Annie Isabelle Claire Bragg

    J'utilise Acadomia pour mon fils qui a besoin d'aide en français (il est anglais!!) parce que l'éducation nationale n'a pas fait son travail d'intégration (pourtant l'école a touché 2000 Euros pour l'aider!). Donc je paye environ 2000 Euros (j'ai du faire un emprunt) pour qu'on l'aide et surtout le soutienne car les prof s'en lavent les mains et pour l'instant Acadomia a été super. Je ne regrette pas mon investissement.

    • amandree0

      Elle a de la chances cette école d'avoir touché 2000€ pour aider UN élève non francophone !
      Nous en accueillons tous les ans, quelquefois deux fratries à la fois et de langues bien plus lointaines que l'anglais. Sans budget ni personnel spécialisé accordé pour les aider. Et, avec de la bonne volonté, ça marche : les élèves se trouvent, pour la plupart, bien intégrés et relativement rapidement. Quand on fait avec le moyens du bord et qu'on s'en donne la peine on y arrive.

      • kalish

        Ca c'est bien Français, jalouser et donner des leçons ensuite.

        • amandree0

          ????
          Jalouser quoi ? Vous avez bien lu ?
          Je ne sais quelles écoles touchent de l'argent pour intégrer un élève vu que les écoles (élémentaires) n'ont aucun budget, elles dépendent de la commune pour le matériel et l'équipement et du ministère pour le personnel. A moins que ce ne soit une école privée je ne vois pas du tout d'où peut venir et surtout comment et sur quel compte une subvention peut aboutir dans une école. Pas de jalousie, les écoles s'arrangent depuis bien longtemps avec les moyens du bord et quand on s'en donne les moyens, quand on se retrousse les manches pour faire son travail, ça fonctionne.
          De là à payer nous mêmes (les enseignants) pour l'intégration d'un élève.... il y a quand même un bout !!!
          2000€ pour une semaine de vacances ? Peut-être (enfin je trouve ça très cher !) et c'est probablement la raison pour laquelle je n'en ai pas pris depuis bien longtemps sauf des escapades de deux ou trois jours beaucoup moins coûteuses.

          • kalish

            Pour une famille avec 2 enfants oui ça fait une ou deux semaines quand on est dans un club ou autre, mais moi meme je n'y mets pas les pieds. je ne parle pas de budget de l'école, je parle de ce qu'on paye pour 6 mois de cours avec un organisme du type acadomia.

          • amandree0

            Bah, moi avec mes trois je n'ai jamais payé autant pour les vacances. Il est vrai que nous ne sommes jamais partis plus d'une semaine.

      • kalish

        Je dois ajouter qu'un investissement de 1000 ou 2000€ pour l'avenir de vos enfants, c'est bien peu. Il serait temps que les gens paient justement leurs dépenses, c'est le prix des vacances pour la famille, alors une semaine de vacance est plus importante que l'avenir de vos enfants?

  • Charlie Poirier

    L' Education Nationale, l'imposture faite à l'Education de nos enfants !

    Je profite de mon temps précieux de travailleur pour réagir ici pendant les vacances scolaires si méritées après 6 semaines de classe éreintantes successives à 3 mois de vacances Juin Juillet Août. He oui, en effet, en Juin, nos gamins ne font déjà strictement plus rien, à supposer d'ailleurs qu'il y ait une quelconque production au long de l'année !
    Dans les classes de mes gamins, c 'est bien simple: plus de la moitié prend des cours particuliers. La raison est très simple: les profs sont nuls et se foutent comme d'une guigne de l'avenir de leurs élèves !
    Autre point: vous avez remarqué le niveau lamentable de certains dans certaines matières ? Mon fils avait des fautes d'orthographe dans sa correction de la copie de maths !? Et d'ailleurs, depuis 2 ans, les profs de maths sont devenus une option facultative, ma fille a eu le sien absent 5 mois, remplacé par la prof d'espagnol ! Pour faire pythagore et les fractions, ça devait être fun !!!

    Ridicule j'espère que les recrutements vont continuer d'être faible et j'encourage les jeunes à ne SURTOUT pas devenir enFeigants !

  • Marie R

    j'ai été enseignante Acadomia. En effet, le process de recrutement est assez léger, mais ce qui me chagrine le plus, ça été de voir que beaucoup de prof Acadomia étaient en fait des Profs de l'éducation nationale, et j'ai vu une prof de français qui avait un suivi de 8 élèves et se faisait quasiment 1200 euros en plus par mois. Alors ma question : Comment trouvait elle suffisamment de temps pour exercer cette activité ??? voilà ce qui contribue à une image dégradée des enseignants.

    • kalish

      chiffres impossibles.

    • Christelle BALBINOT

      Quand on est professeur titulaire ( donc fonctionnaire ), on n'a normalement pas le droit d'avoir d'autres contrats, on est salarié exclusif de la fonction publique.
      Peut-être que cette professeure était CONTRACTUELLE, et dans ce cas on peut n'être prof qu'à temps partiel, moi j'ai été contractuelle en bio et je n'avais QUE 4h30 de cours par semaine, à la fin du mois j'avais un salaire net de 380€ qui allait dans ma poche. Le prof contractuel n'étant pas fonctionnaire, il a le droit de compléter ses heures avec d'autres contrats de travail...

  • Domij13

    Je rebondis à propos de l'enseignante de l'EN qui se fait "1200 euros" de plus par mois en suivant 8 élèves par Acadomia : en effet il y a conflit d'intérêt, de façon indirecte, comme dans ce cas, mais ce peut aussi être de manière directe quand l'enseignant donne des cours particuliers à ses propres élèves (Et rien de l'interdit en France, contrairement à d'autres pays !). Pourquoi essayer de faire en sorte d'avoir un taux de réussite maximal dans sa classe, si cela peut éventuellement apporter des compléments de salaires souvent sans prélèvement car au noir ? Dans le cas de cette prof qui se fait "1200 euros" de plus avec Acadomia, ce n'est pas ses propres élèves (enfin je suppose), mais le problème est que si elle faisait son boulot avec suffisamment de sérieux et d'exigence de réussite (et Dieu sait combien il en faut pour faire avancer une classe de façon homogène), elle n'aurait ni le temps ni l'énergie pour courir après 8 élèves en cours individuel ... Les profs en place ne devraient pas être autorisés à suivre des élèves en cours particuliers, d'abord ils devraient avoir assez de travail comme ça, et ensuite, il y a assez de diplômés sans boulot pour faire du soutien scolaire. Voilà où est le problème, à mon sens.
    Je profite pour faire une petite rectification au sujet de l'article dont je trouve les analyses très fines et pertinentes : il n'y a pas seulement une réduction d'impôt mais aussi un crédit d'impôt dans certaines conditions, ce qui accroît quand-même le nombre de candidats. Cependant, je suis d'accord sur le fond, c'est à dire que les plus nécessiteux sont en même temps les plus éloignés des cours particuliers.

    • kalish

      C'est du grand n'importe quoi, avec 8 élèves on ne fait pas 1200€ par mois, j'en ai 11 je fais dans les 600€

  • roxy31

    Ma fille a eu des cours d'anglais par acadomia par une vraie anglaise (la langue maternelle à un bon niveau vaut parfois mieux que des diplomes de fac de langues) et grace à elle qui a repris les bases de la langue qu'elle n'a pas eue dans son collège et lycée (les profs y sont soient incompétents soient incapables de gérer des élèves perturbateurs et intéressés que par les petits génies), elle a eu une trés bonne note au BAC. Et vive le crédit d'impôt car seule avec mes enfants je suis non imposable et ne pouvais pas payer l'intégralité des cours que d'autres pouvaient avoir sans problème grace aux réductions d'impôt étant plus fortunés. Si je n'avais pas vu les progrés de ma fille j'aurai arréter Acadomia. Aux parents d'être vigilants lors du premier cours. Par contre je trouve que le système français incite en effet les profs de l'éducation nationale à bacler leur travail et se faire trop souvent des à côtés avec les cours particuliers pourtant ils nous disent travailler 40 H par semaine. Bizarre !!!

  • marboeuf

    Décidément, en relisant toutes vos interventions, kalish, je m'aperçois que j'y retrouve la plupart des éléments de langages d'Acadomia... En effet, vous devez TRES bien les connaître... 😉

  • kalish

    Non parce que un master recherche ne me qualifie pas pour être ingénieur, et en tout cas pas en France (mais ni à l'étranger), il faut bien ne pas connaitre le système pour suggérer ça, j'ai bien essayé mais rien n'y fait il faut des qualifications bien particulières.

  • jero

    ACADOMIA DORDOGNE ARNAQUE

    L'agence propose via différents sites en lignes une offre d'enseignant CDI temps plein .
    je postule en ligne (bac +3 et dix ans d'expérience) puis je suis convoqué suite à l'inscription de cette offre
    Au bout de deux heures d'entretien en langues avec des recruteurs eux mêmes très limités dans la compréhension des langues . De plus ils n'avaient en possession aucun tests écrits à me soumettre ..
    Il s'avère à la fin qu'ils n'ont soit-disant aucune connaissance de l'offre CDI publiée partout sur le net
    Au final une proposition d'heures/mois basée sur la demande de client (aucune certitude donc...).
    Cela confirme encore une fois la réputation de cette entreprise malheureusement qui base son business (coté enseignants et parents) sur le mensonge
    depuis le reportage d'envoyé spécial france 2 de 2009 rien à changé malheureusement ...

  • Avis Divers

    L'Arnaque d'Acadomia

    "Arnacomia" pour le soutien
    scolaire: aucun intérêt, il vaut mieux contacter directement des
    enseignants qui pratiquent le soutien scolaire. Vous traitez en direct
    avec eux et éviter un intermédiaire inutile (et coûeux). Leur réseau est
    souvent discutable (les enseignants 'recherchés' n'ont absolument pas
    besoin de se faire connaitre par leur biais... mais alors qui recrutent
    ils ?...).

    "Arnacomia" pour la scolarité 'adaptée': le pire du
    pire... incapables de suivre une scolarité même avec de bons supports,
    aucune coordination. Plusieurs villes en ont fait l'expérience (les
    frais). Ils éloignent les élèves du système scolaire hors de toute
    convention avec l'éducation nationale. Pour retour au système
    conventionnel, aucune aide. Si vous quittez le navire, ils encaissent et
    vous laisse vous noyer.

    En cherchant bien, je n'ai rien trouvé
    de positif. C'est une entreprise cotée en bourse (groupe DOMIA), qui est
    là pour faire du bénéfice, de la croissance. Elle n'a aucune vocation
    éducative particulière. C'est un créneau de business, où se sont
    engouffrés des non enseignants, et qui est régi par des règles de
    marketing, sans aucune régulation ni aucun contrôle par les autorités
    compétentes.

    Ne tombez pas dans l'Arnacomia... Beaucoup
    d'enseignants peuvent vous aider et trouverons avec vous les solutions
    les mieux adaptées, avec un suivi du programme scolaire officiel et une
    meilleure préparation aux examens. Ils le feront parce qu'ils en ont les
    compétences et vous la demande, l'entente sera direct. Cela ne passera
    pas par des "vendeurs", "commerciaux" et parfois "enseignants
    reconditionnés" qui travaillent pour augmenter les dividendes des
    actionnaires.

    A bannir.

  • vicmalj

    Acadomia est une grosse imposture en effet. Ils mettent tout sur la forme et rien sur le fond. Les professeur sont très mal rémunérés. On me demandait de faire des rapports approfondis avant/après ce qui me prenait 2x plus de temps que mon horaire "initiale". Surtout que seulement 30% de ce que versent les parents vont dans notre poche. Le prix est excessif, c'est de l'arnaque pure et simple.
    J'ai une licence de physique + école d'ingénieur, et c'est une "conseillère" non scientifique qui a jugé mon niveau en science pour me dire que j'étais limite pour du collège... incroyable.

  • Albin

    Voici une liste d'agences de soutien scolaire (car le mieux est de comparer):

    - ACADOMIA: Voir le dossier plus haut

    - COURS LEGENDRE: idem

    - DMDEMATHS.FR: 0 frais de mise en relation avec les professeurs, de plus possibilité de suivis en ligne ciblés en semaine. Pas de d'engagement, ils sont spécialisés en maths (profs de ENS, HEC , Ecole des Mines).Possibiité de choisir son professeur (certifié APCR)

    - ABC COURS: Fonctionne comme ACADOMIA: cours classiques à domicile, pas de possibilité du choix du professeur

    - SUPERPROF: Agence de mise en relation: possibilité de choisir le professeur mais prévoir des frais de mise en relation.

    - SUPERCOACHS.FR: Pas de frais de mise en relation - Couvre tous ls domaines du scolaire comme superprof, mais propose en plus les suivis en ligne en complément des cours particulier: Bref, vous faites "à la carte" .

    - COURS VLADIMIR: Fonctionne comme acadomia ou abc cours: reste chère (1 heure = 69 euros)

    - LEBONCOIN: Pas de frais de mise en relation mais il y a beaucoup de fakes.

    - INSTAEDU: version anglo-saxonne de SUPEROCOACHS

    - EDUCASTREAM: Frais de dossier, pas la possibilité de choisir le professeur (à ma connaissance) - Education et formation à distance

    - OPEN CLASSROOM: formation - Podcasts: plutôt orienté "pro"

    - LIVESTREAM: Podcasts, formations

    - CNED: le plus ancien pour la formation à distance

    - COMPLETUDE: formule dérivée de acadomia