Une classe française


Hier nous sommes sortis, ma classe et moi. Nous sommes allés assister, et même participer pour ce qui concerne les enfants, à un atelier musical animé par des professeurs de musique de la commune : découverte des percussions, avec une dizaine de musiciens, une multitude d’instruments de tous pays, de toutes les familles, bois, métaux, tapés, frottés, etc. Les divers instruments leur ont été présentés, chacun avec ses sonorités et ses caractéristiques.  Les musiciens ont joué des morceaux écrits ou réécrits pour les percussions, Mozart, Tchaïkovski...Les enfants ont chanté, accompagnés par les musiciens, puis en s’accompagnant eux-mêmes avec les instruments. En les utilisant, ils ont compris que la mélodie peut naître d’instruments de percussions dédiés aux rythmes, pour peu qu’ils jouent ensemble ; ils ont redécouvert par la pratique que la musique peut être le résultat harmonieux d’une participation de tous, chacun apportant sa petite pierre sonore à l’ensemble.

Les enfants ont adoré, les parents qui accompagnaient la classe ont trouvé ça très bien et moi j’ai beaucoup aimé aussi. C’est toujours beau de voir les enfants à l’écoute, concentrés, entiers dans le moment, fiers de participer à la création de quelque chose de commun, surtout quand le résultat est franchement sympa !

df

Jingles The Pirate @Flickr

On est tous rentrés contents vers l’école, un peu en retard sur l’heure de la cantine.

A quelques rues de l’école, alors que je surveillais la bonne marche du rang et les traversées de rues, une dame d’un certain âge, l’air un peu strict et l’œil haut, a laissé passer le rang d’élèves en le considérant avec attention. Quand je suis arrivé à son niveau, elle m’a interpelé sur un ton ferme et peu aimable.

« C’est quelle école ? »

J’ai répondu enjoué.

« C’est celle du 23 rue des Buches, madame !

- Ah… C’est une école communale, c’est ça ?... »

Ceci prononcé sur le mode « je vois ce que c’est… », mélange de dédain et de dépit.

J’ai été un peu pris de court.

« Heu, oui…

- C’est ça… c’est ça la France métissée d’aujourd’hui… »

Je n’ai pas eu le temps de la regarder droit dans les yeux, j’avais à faire.

df

A noter : avant la fin de l’année, partir de l’atelier musical vécu par les enfants et faire une séance d’éducation civique sur la diversité nécessaire à l’harmonie de l’ensemble.

df

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